Aux délices de la Torah

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"La prière se tient au sommet du monde ; pourtant, les gens la prennent à la légère"
(guémara Béra'hot 6b - Rachi).

Rabbi Nathan de Breslev dit : "Même les anges ne peuvent s'élever au niveau que la prière peut atteindre!"
(Avné'ha Barzel - p.88).

La prière

+ La prière :

-> La prière est plus importante que les bonnes actions, car personne n'a accompli plus de bonnes actions que Moché notre maître, et pourtant, il n'a été exaucé que grâce à sa prière.
La prière est même plus grande que les korbanot.
[guémara Béra'hot 32b]

-> Dans notre génération, où nous n'avons ni roi, ni prophète, ni Cohen, ni Ourim véToumim, tout ce que nous avons, c'est la prière.
[midrach Vayikra rabba 30,3 ]

-> Il faut être prudent avec la prière, car rien n'est aussi bon qu'elle.
Elle est plus grande que les korbanot, et même si quelqu'un n'est pas digne d'obtenir une réponse à ses prières [qui demandent à Hachem] de lui faire du bien, puisqu'elle prie et multiplie les supplications, Je (Hachem) lui ferai du bien.
[midrach Tan'houma Vayéra 1 ]

-> Hachem dit : "Quiconque se livre à l’étude de la Torah, aux actes de bonté, et prie avec la communauté (minyan), Je lui attribue le mérite comme s'il M’avait délivré, Moi et Mes enfants, de parmi les nations du monde.
[guémara Béra'hot 8a ]

-> Rabbi Yéhouda dit : Le cri est si puissant qu'il peut déchirer un décret maléfique qui a été prononcé contre quelqu'un pour toute sa vie. Comme il est écrit : "Et ils ont crié vers Hachem dans leur douleur, et de leur détresse, Il les a délivrés" (Téhilim 107,28).
[Zohar II,20a ]

-> Même si une épée tranchante est posé sur le cou d'une personne, il ne faut pas s'abstenir de prier pour obtenir miséricorde.
[guémara Béra'hot 10a ]

-> La guémara (Kidouchin 29b) rapporte le récit dans lequelle Rav Acha bar Yaakov devait arriver au beit midrach où Abayé était roch yéchiva. Il y avait un démon dans le beit midrach, et Abayé ordonna que personne n'offre de logement à Rav Acha bar Yaakov afin qu'il soit obligé de dormir dans le beit midrach, et peut-être que grâce à son mérite, le démon serait tué.
Le Maharcha était troublé par cela, car selon la guémara (Shabbat 32a), une personne ne doit jamais se mettre en danger et compter sur un miracle pour la sauver, et si un miracle se produit, cela diminue les mérites de la personne. Comment Abayé a-t-il pu mettre Rav Acha bar Yaakov en danger et compter sur un miracle pour repousser le démon?
Le Maharcha répond qu'il est interdit de se mettre en danger et de compter sur un miracle sans prier, mais que si l'on prie, le fait que ses prières soient exaucées ne relève pas de la catégorie des miracles.
Le Maharcha nous montre ainsi le pouvoir garanti de la prière, même face à un danger imminent.

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-> Hachem semble distant, mais personne n'est plus proche de Lui.
Une personne entre dans la synagogue et prie à voix basse, et Hachem écoute ses prières. Comme une personne qui chuchote à l'oreille de son ami, et son ami l'écoute.
[guémara Yérouchalmi - Béra'hot 9,1 ]

-> Rabbi Aivou (איבו ) dit : "Lorsque tu te lèves pour prier, ton cœur doit se réjouir, car tu sers le D. Suprême."
[midrach Shocher Tov 100 ]

-> Rabbi Youdan dit en son nom propre : L'homme a un protecteur. Si quelqu'un rencontre des difficultés, il ne s'adresse pas immédiatement à son protecteur. Il se présente plutôt à la porte du protecteur et appelle son serviteur ou un membre de sa famille. Cette personne dira : "Untel se tient à la porte de votre cour".
Peut-être que [le protecteur] vous laissera entrer, peut-être qu'il vous laissera là.
Cependant, Hachem n'est pas comme cela. Si quelqu'un rencontre des difficultés, il n'appelle pas [les anges] Michaël ou Gavriel, mais il M'appelle (à l'aide de tout son coeur), et Je lui réponds immédiatement.
[Yérouchalmi - Béra'hot 9,1 ]

-> "Et Hachem passa devant lui [Moché] et proclama" (Ki Tissa 34,6).
Rabbi Yo'hanan dit : Si cela n'était pas écrit explicitement, il serait impossible de le dire. Cela enseigne que Hachem s'est enveloppé dans un talith comme celui qui dirige la prière et a montré à Moché l'ordre de la prière.
Il a dit à Moché : "Chaque fois qu'Israël faute, accomplis devant Moi cet ordre, et Je leur pardonnerai".
[Roch Hachana 17b ]

[ la compréhension simple du mot "accomplir" consiste simplement à réciter la prière. Cependant, Rabbénou Bé'hayé précise qu'il faut comprendre le sens de ce que l'on récite et le faire avec intention (kavana) [en y mettant son cœur].
Le Réchit 'Hokhma prend "accomplir" au sens littéral : on ne peut pas se contenter de réciter la prière, mais on doit aussi suivre activement les voies de Hachem.]

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-> Ces moments [de prière] devraient constituer le cœur et le fruit de notre temps, et le reste de notre temps devrait être comme des chemins qui mènent à ce moment.
On devrait aspirer à ce que ce moment approche, car pendant celui-ci, on est comparable aux êtres spirituels et on s'éloigne des créatures animales.
Le fruit de nos jours et de nos nuits devrait être ces 3 moments de prière ; et le fruit de notre semaine devrait être le jour du Shabbat, car il est établi pour l'attachement à la divinité et devrait être accompli dans la joie et non dans la soumission. Cet ordre pour l'âme devrait être comme l'ordre de la subsistance pour le corps.

Une personne prie pour son âme et mange pour son corps. Les bénédictions d'une prière durent jusqu'à la prochaine prière, tout comme un repas nourrit le corps pendant la journée jusqu'à ce qu'une personne mange à nouveau le soir.
Dans la mesure où l'âme est éloignée du moment de la prière, elle s'assombrit en rencontrant les affaires de ce monde.
[Kouzari 3,5 ]

-> Il me semble que, même selon le Ramban, son intention n'est pas d'affirmer que la mitsva de la prière est une obligation rabbinique et qu'il n'existe aucune obligation de la Troah ; ce serait illogique. Elle n'est tout simplement pas comptabilisée parmi les 613 mitsvot.
Comment serait-il possible de suggérer que nous ne sommes pas obligés de prier notre Père qui est aux cieux? La Avoda (la prière) est l'un des trois piliers du monde!
De plus, il me semble que le Ramban ne compte pas la prière parmi les 613 mitsvot parce qu'elle est trop noble. La prière, c'est comme se tenir devant le Roi et lui parler face à face ...
En réalité, elle englobe toutes les mitsvot, comme une colonne vertébrale qui soutient tout le corps d'une personne. Elle n'est incluse ni dans les 248 organes ni dans les 365 tendons/nerfs, car elle n'est pas un membre spécifique, mais un membre qui englobe tout.
De même, la prière n'est pas comptée parmi les mitsvot spécifiques, car elle est une question qui englobe tout.
[Aroukh HaChoulchan - Orach Haim 89 ]

[ "Le monde repose sur trois choses : la Torah, le service (avoda) et les actes de bonté" (Pirké Avot 1,2).
Rabbénou Yona explique que avoda fait référence au service sacrificiel original dans le Temple, qui a maintenant été remplacé par la prière. ]

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-> Le principal plaisir d'Hachem est lorsque les juifs prient devant Lui.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chémot ]

-> Depuis le jour où le Temple a été détruit, Hachem n'accorde du bien à Israël (aux juifs) que grâce au mérite de la prière.
[Rokéa'h - partie 22, p.387 ]

-> De nos jours, la force des gens est diminuée. Nous ne pouvons plus repousser ou apaiser le yétser ara et nous sanctifier pour éviter d'être attirés par les futilités du monde. Nous n'avons pas en nous la sagesse nécessaire pour pouvoir jeûner. Par conséquent, notre seul remède est la prière, avec toute notre force.
En faisant des efforts sur chaque lettre de la prière, nous repoussons le yétser ara et nous nous purifions.
Tout comme les rivières purifient une personne, il en va de même pour les synagogues (baté knésiyot) et les baté midrachot.
[Beit Aharon - Likoutim בזה ]

-> Il est dit au nom du rav 'Haïm Vital que dans les générations précédentes des érudits de la guémara, leur étude de la Torah était la principale forme de service Divin.
Aujourd'hui, dans la période précédant le machia'h (ikvéta déMéchi'ha), le service (avoda) principal est par la prière.
[rav Shimshon Pinkous - Shéarim B'Téfila - Pirké Pesicha ]

[le rav Pinkous souligne cela en comparant avec Roch Hachana. Bien que l'étude de la Torah est égale à toutes les mitsvot, la mitsva de ce jour est de sonner le shofar, et celui qui ne le fait pas n'a pas rempli son obligation. De même, de nos jours, bien que l'étude de la Torah est égale à toutes les mitsvot, notre forme principale d'avodat Hachem doit être par la prière. ]

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-> J'ai entendu, au nom de rav Sim'ha Bounim de Peshischa, un conseil destiné à tout juif afin qu'il soit constamment connecté au service d'Hachem et ne manque jamais de rien : habituez-vous à prier et à demander à Hachem tout ce dont vous avez besoin, petit ou grand.
Ne pensez pas que cela ne peut être accompli qu'à travers la méditation, en revêtant le talit et les téfilin.
Où que vous soyez, même au marché ...
Implorez Hachem et Il exaucera certainement votre demande.
[Beit Yaakov - parachat Vayétsé ]

-> Quiconque croit en la Providence divine du Créateur sait que la subsistance d'une personne pendant notre exil (galout) vient en récompense de la prière, qui remplace le Mizbéa'h (Autel) qui soutenait Israël, comme le disent nos Sages (Kétoubot 10b) : Mizbéa'h (מזבח) est une conjonction des mots "bouger" (mézia'h - מזיח) et "soutenir" (mézin - מזין).
[ Haflaah 67b - בגמרא ר' אבא ]

-> Il y a des gens qui ne méritent pas que leurs prières soient acceptées, sauf par de fortes supplications et des larmes régulières.
Même s'il n'a pas de mérites ni de bonnes actions, Hachem accepte ses prières et exauce ses désirs.
[séfer 'Hassidim 130 ]

-> Le Maor Vachémech (parachat Chémot) cite le Zohar qui dit que parfois les prières n'atteignent pas Hachem à cause des forces Accusatrices. Pour remédier à cette situation, il est recommandé de crier du plus profond de son cœur avec un son mais sans paroles.

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-> Lorsque l'homme a été créé, il est écrit : "Et l'homme devint une âme vivante (néfech 'haya)" (Bérechit 2,7). Le Targoum Onkelos interprète cela comme "une âme qui parle", et le Zohar (III,301a) développe cette idée pour signifier une âme qui parle avec les mots de la Torah et de la prière ...
Cela implique que l'existence d'une personne consiste à rechercher constamment son Créateur.
[rav Shimshon Pinkous - Shéarim B'Téfila - bitsour 2 ]

-> Dans les bénédictions d'Its'hak à Yaakov, il dit : "Je te donnerai la rosée du ciel et la graisse de la terre" (Toldot 27,28). Rashi cite le Midrach (Bérechit rabba 66,3) qui précise : "Qu'Il donne et donne encore et encore".
Tandis que la bénédiction d'Its'hak à Essav est : "Voici, la graisse de la terre sera ta demeure, et la rosée du ciel au-dessus" (Toldot 27,39).
Le Sfat Emet explique que Hachem s'abstient de nous donner tout d'un coup, car Il désire entendre nos prières, c'est pourquoi Il donne et donne encore et encore.
Cependant, Essav reçoit immédiatement tout ce dont il a besoin pour vivre, car Hachem ne se soucie pas de ses prières.

-> C'est pour la même raison que Hachem a empêché la pluie de tomber au début de la Création (voir Rachi - Bérechit 2,5), que nos Imahot (Matriarches) étaient toutes stériles (voir Yébamot 64a) et que le manne tombait quotidiennement plutôt qu'une fois par an (voir Yoma 76a).
Il est dit au nom de rav Sim'ha Bounim de Peshischa que c'est également la raison pour laquelle nous prions chaque jour pour notre subsistance dans la Amida, même si "toute la subsistance d'une personne est déterminée entre Roch Hachana et Yom Kippour" (Bétsa 16a).
Hachem pourrait s'abstenir de nous accorder cette abondance parce qu'Il souhaite entendre nos prières quotidiennement.

Ne pas désirer résider en Israël est la source de tous nos malheurs

+ Ne pas désirer résider en Israël est la source de tous nos malheurs :

-> Le seul but de tous les coups que nous recevons [en exil] est de nous inciter à retourner dans notre Terre Sainte [d'Israël].

J'ai entendu une idée sur ce concept au nom du rabbi Bounim de Peshischa (1765-1827). Il explique ... comme suit :
Lorsqu'on acquiert un animal, il existe deux types de méchikha (מְשִׁיכָה - un moyen de acquérir l'animal par traction - voir guémara Kidouchin 22b].
Le premier consiste à appeler l'animal et qu'il nous suive. Le second consiste à le frapper avec un bâton et à le faire courir devant soi ...
Nous sommes dans la même position devant Hachem, en ce qui concerne l'appel à retourner en terre d'Israël. Si nous écoutons la voix de D. qui nous appelle à retourner dans notre Terre, alors nous incarnerons l'aspect de la méchikha par l'appel. Nous ne souffrirons aucune douleur ni aucune souffrance.
Au contraire, nous irons avec empressement, sans aucune contrainte extérieure. Hachem nous guidera et nous Le suivrons.

Cependant, si nous ne nous efforçons pas de retourner volontairement (de notre pleine volonté) dans notre Terre, et que nous attendons que le bâton vienne nous frapper, le machia'h prendra la forme d'un coup ... Nous souffrirons l'agonie et la douleur du bâton de nos ennemis jusqu'à ce qu'ils nous forcent à courir devant Hachem vers la terre d'Israël.
[quelqu'un qui ne peut véritablement pas aller actuellement en Israël, devra le désirer ardemment en son cœur (ex: en valorisant la terre bien au-delà de toute autre, en exprimant ce souhait à Hachem dans nos prières). ]
[rav Yissa'har Shlomo Teichtal - Ein haBanim Sémékha]

Avraham & vivre en terre d’Israël

+ Avraham & vivre en terre d'Israël :

-> Il est connu qu'Hachem a initialement donné comme commandement à notre premier Patriarche : "Quitte ta terre, ta patrie et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai" (Lé'h Lé'ha 12,1).
Cependant, on sait moins qu'Avraham, le "pilier du monde" (Rambam -Hiklhot Avodat Kochavim 1,2), qui s'est empressé d'aller accomplir avec joie le commandement divin d'égorger son fils unique, a eu beaucoup de mal à accomplir le commandement d'Hachem de s'installer en Terre d'Israël.

Le Roch (Yébamot 6,12) affirme que la raison pour laquelle Avraham n'a pas eu d'enfants en dehors de la terre d'Israël est "parce qu'Hachem lui a ordonné : "Quitte ta terre pour le pays que je te montrerai", mais il a procrastiné et il n'est pas parti. Et même après son arrivée en terre d'Israël, il est retourné dans son lieu [de naissance] ... C'est pourquoi il a été puni."

-> Le Ramban (sur Lé'h Lé'ha 12,10 ; voir aussi 15,12) est du même avis :
"Sachez qu'Avraham Avinou a commis une grande faute, involontairement, en mettant sa femme vertueuse dans une situation où elle risquait de fauter, parce qu'il craignait qu'ils ne le tuent ...
De plus, son départ de la Terre, qui lui avait été ordonné au départ, en raison de la famine, était également une faute qu'il avait commise. Car Hachem, en période de famine, le délivrera de la mort (voir Iyov 5,20 : "en temps de famine, il te sauvera de la mort").
A cause de cet acte, ses descendants ont été condamnés à l'exil en Egypte, aux mains du Pharaon. "

La source du Ramban est le Zohar (Lé'h Lé'ha 81b) : "Rabbi Yéhouda dit : "Puisqu'Avraham est descendu en Egypte (quittant la Terre Sainte) sans permission, ses descendants ont été asservis en Égypte pendant 400 ans."

[imaginons l'horreur de l'esclavage en Egypte, et on se rend compte de la grandeur et de l'importance du fait de résider en Israël. ]

-> On a un principe : "Les actes des Patriarches sont un signe pour leurs descendants".
Le même phénomène de faiblesse dont Avraham a fait preuve s'est reproduit tout au long de notre longue histoire, et Hachem est très strict lorsque nous négligeons la mitsva de résider en terre d'Israël.
Ne pensez pas que notre premier Patriarche manquait d'explications ou d'excuses solides pour ses actions. Cependant, Hachem a les moyens d'annuler les excuses.
Lorsque nous tombons amoureux de l'exil, Il nous jette dans la fournaise ardente : "Lorsque [Avraham] fut jeté dans la fournaise ardente [à Our Kasdim], c'était un signe qu'il devait s'éloigner de là" (Chla haKadoch - Chné Lou'hot haBrit - Torah Chébikhtav - Lé'h Lé'ha p.11b).
[Tsvi Glatt]

Comme nous le savons (voir Réchit 'Hokhma - chaar HaKédoucha - chap.7), lorsqu'une personne (tout juif!) étudie la Torah pour elle-même (lichma), elle provoque l'unification d'Hachem et de Sa Chékhina, et Hachem se réjouit de ses paroles de Torah.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,21]

Lorsque l'homme faute, l'Attribut de Rigueur (Jugement) porte une accusation contre lui devant Hachem et exige qu'il soit retiré de ce monde.
Mais alors, un ange défenseur apparaît pour parler en sa faveur. Il tente de trouver une raison pour laquelle Hachem ne devrait pas le punir malgré sa culpabilité. Peut-être se repentira-t-il plus tard, partiellement ou totalement. Peut-être approfondira-t-il son étude de la Torah, qui lui apprendra à suivre le droit chemin, ou peut-être développera-t-il un trait de caractère que l'on retrouve chez nos Patriarches, ou chez Moché et Aharon, Yossef ou le roi David, et qui le protégera (Zohar III,214a).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayéra 18,23-24]

La raison principale pour laquelle une personne vient au monde est de perfectionner son âme, et cela s'accomplit en étudiant la Torah, en observant les mitsvot et en priant avec une intention appropriée.
Lorsqu'une personne rectifie son néfech, son roua'h et sa néchama (les trois parties de l'âme, par ordre croissant d'importance), elle mérite alors de s'attacher à la Chékhina (la Présence divine).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Chémot 1,1]

Lorsqu'une personne étudie la Torah avec des motivations pures (lichma), c'est comme si elle tenait une épée qui coupe les forces spirituelles néfastes et les klipot (forces impures, du mal) ... qui sont enlevées de lui et n'ont plus le pouvoir de régner [négativement] sur lui.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Noa'h 10,25]

La plus grande cause de malheur pour une personne, ce qui permet aux anges du mal (sous leur aspect dit masculin et féminin) Samaël et Lilith (la Matriarche de tout mal - avta bichta) d'avoir le contrôle sur une personne [en l'impactant négativement], est l'orgueil (car ces anges partagent également le trait de caractère de l'orgueil).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Noa'h 10,7]

Une fois qu'une personne est plongée dans la faute, elle finit par nier l'existence d'Hachem. Elle se dit : "Personne ne me regarde, il n'y a pas de loi et il n'y a pas de juge".
[en bref, elle se rebelle contre Hachem. ]
[midrach Béréchit rabba 26,6]