Aux délices de la Torah

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"Et tu sauras dans ton coeur que, tel un père qui châtie son fils, Hachem ton D. te châtie" (Ekev 8,5)

-> Le Smag (סמ"ג - mitsva 17) écrit à ce sujet :
"C'est un commandement positif d'accepter le jugement Divin pour tout ce qui arrive, comme il est dit : "Et tu sauras dans ton coeur que, tel un père qui châtie son fils, Hachem ton D. te châtie."
J'ai expliqué ce commandement à de nombreuses personnes ... : si les vicissitudes de l'existence accablent un homme, c'est un commandement positif de penser en son coeur que sa situation a été bouleversée pour son bien".

-> Le rav Yérou'ham Lévovitz a enseigné cela dans un cours :
"Quand les choses ne vont pas bien ... c'est un commandement positif de croire que la souffrance est dans notre intérêt ... Accepter la souffrance avec amour est la principale source de réussite d'une personne dans ce monde".

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-> "Un homme est tenu de bénir sur le mal de la même manière qu'il bénit sur le bien" (Béra'hot 54a)

-> Rabbi Barou'h de Mézibou'h explique que les mots " 'hassadim tovim" à la fin du Birkat hamazon, sont une demande à Hachem de nous accorder des bontés qui nous soient douces.
[d'une façon identique, nous disons : "chana tova oumétouka" = donne nous de bonnes choses, mais en plus qui soient douces.
En effet, ce qui nous paraît bien ou mal, tout est en réalité une bonne choses. Nous demandons à Hachem de nous envoyer une bonne chose qui nous apparaisse clairement agréable sur le moment.]

Le Baal Chem Tov se tournait vers Hachem et disait : "Je sais que le mal est pour mon bien. Si seulement tu pouvais convertir le mal en bien visible et lui permettre d'effacer nos péchés."

-> La rabbanite Feldbrand enseigne : il y a la bonté qui est visible, lorsque Hachem nous bénit avec une bonne santé, de la prospérité, et de la satisfaction dans la vie.
Mais il y a un autre type de bonté, qui n'en est pas moins pour notre bien. C'est comparable à un traitement désagréable pour soigner une maladie ou à une intervention chirurgicale douloureuse mais salvatrice. Connaissant son but, le patient est reconnaissant envers le chirurgien, bien que l'expérience ait été tortueuse.

-> Le rav Rubinstein rapporte que lorsqu'un Mr Falk est arrivé à Buchenwald, il s'est dit : "Je ne sais pas pourquoi Hachem m'a mis ici, mais c'est mon travail de continuer à être juif ici, de la même façon que cela pourrait l'être partout ailleurs".
Avec cette attitude, il a pu aider de nombreuses personnes.

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-> Le rav Ben Tsion Abba Chaoul a enduré de grandes douleurs lors de ses traitements médicaux, son visage a toujours reflété le contentement et l'harmonie intérieure. Les médecins ne pouvaient pas comprendre comment leur patient ne réagissait pas à sa douleur atroce.
Rav Ben Tsion a expliqué : "Selon divers opinions (Smag, Samak, Yéréïm), c'est une mitsva d'accepter les souffrances avec amour, sachant qu'elles sont pour notre bénéfice.
De plus, la mitsva d'aimer Hachem "bé'hol méodé'ha" (avec toutes tes ressources), c'est l'aimer en toutes circonstances, y compris celles-ci.

Quand quelqu'un est venu rendre visite au rav Ben Tsion Abba Shaoul à l'hôpital, à un moment où la souffrance lui était particulièrement aiguë, il lui a demandé : "Comment se sent le rav?"
Il a répondu : "Barou'h Hachem, bien!"
Le visiteur a été surpris : "Vraiment?"
Le rav a dit : "Bien sûr! Le verset dit clairement : "Rendez grâce à Hachem, car Il est bon". Lorsque vous savez que tout dans ce monde est une expression de sa compassion/miséricorde, alors vous comprenez que tout est bon".

" 'Habakouk réduisit réduisit toutes les [613 mitsvot de la Torah] à une seule, d'après le verset : "le Juste vivra par sa foi [émouna]" ('Habakouk 2,4)."
[guémara Makot 24a]

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-> Selon le Zohar (2,44), le prophète 'Habakouk était le fils de la Sunnamite, cette femme qui avait hébergé le prophète Elicha et en faveur de qui Elicha, en reconnaissance de son accueil, avait prié pour que le Ciel lui donne un enfant. Cet enfant tomba malade et mourut ; Elicha put le ressusciter miraculeusement (voir Méla'him II, chapitre 4) par le mérite de sa mère la Sunnamite qui a fait confiance en Hachem et en Elicha'.
Ainsi, 'Habakouk est une preuve vivante de la force de la émouna en Hachem, ce qui explique que c'est lui qui a eu le mérite de résumer les 613 Commandements en un seul : le Juste vivra de sa émouna.

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=> Quelle était l'intention de 'Habakouk qui a ramené les Commandements à un seul?

-> Selon le Méïri :
Lorsque Habakouk a résumé tous les Commandements en un seul : "le tsdik vivra de sa émouna", son intention était d'utiliser le mot "émouna" (confiance en D.) à sa racine néemanout (loyauté ou fidélité), afin de demander à l'homme de réaliser les mitsvot avec le seul but d'accomplir la volonté d'Hachem léChem Chamayim, sans aucune autre intention et sans aucun autre but intéressé.

-> Rabbi 'Haïm Chmoulévitch (Si'hot Moussar, si'ha 6) enseigne :
Ce seul Commandement résumé par 'Habakouk est, selon lui, la source de tous les autres Commandements : celui qui accepte le joug de cette mitsva de confiance en Hachem, c'est comme s'il avait accepté le joug de toutes les mitsvot de la Torah, car en développant notre émouna, la racine de tous les Commandements, il sera possible d'accéder à la réalisation des autres mitsvot.

-> Selon le rav Eliyahou Desseler (Mikhtav méEliyahou - tome 5, p.343) :
Dans la guémara (Shabbath 31a), Raba a dit qu'à l'heure où l'homme comparaît en jugement dans le Ciel, après sa mort, la première question qui lui est posée est : "T'es-tu conduit honnêtement ("bé'émouna") dans tes affaires ?".
C'est l'importance de cette émouna (honnêteté ou loyauté) dans la relation financière avec autrui que voulait signaler le prophète. 'Habakouk, car elle est le fondement de la confiance en Hachem et de toute la Torah.

-> Le Ben Ich 'Haï enseigne :
La valeur numérique du mot אמונה (émouna) est 1+40+6+50+5 =102, tandis que la valeur numérique du mot צדיק (tsadik) est 90+4+10+100 = 204, soit le double de la guématria du mot émouna.
Ainsi, l'intention de 'Habakouk était de dire que le véritable tsadik, qui vit de sa foi, doit avoir une double émouna : une foi intérieurement et une foi extérieurement, ou bien une double émouna, l'une sur le plan matériel et l'autre sur le plan spirituel.

Rav Houna dit au nom de Rabbi Elazar : "Dans la voie qu'un homme veut suivre, le Ciel l'y conduit".
[guémara Makot 10b]

-> Le Maharcha nous explique :
Il aurait été plus normal que Rav Houna affirme : "Sur le chemin qu'un homme veut prendre, Hachem l'y conduit!" avec le singulier "moli'h oto", puisque c'est Hachem (ou le Ciel) qui conduit cet homme sur le chemin qu'il désire. Pourquoi alors Rav Houna a-t-il utilisé le pluriel : "moli'hin oto" (ils l'y conduisent)?

Rav Houna a voulu faire allusion au fait qu'une bonne pensée ou une bonne parole ou une bonne action, crée un Ange (mala'h) du côté du bien, et inversement, une mauvaise pensée, une mauvaise parole ou une mauvaise action crée un Ange du côté du mal.
Ainsi, après que l'homme, doté d'un libre-arbitre, ait choisi le bien ou le mal, Hachem donne ordre à ces Anges, créés par cet homme, de le conduire dans le chemin qu'il a choisi. C'est pourquoi, il est écrit : ils l'y conduisent (moli'hin oto) au pluriel.

+ Rabbi Yéhochoua ben Lévi rencontra un jour le prophète Eliyahou qui se tenait à l'entrée de la grotte (selon d'autres : du lieu de sépulture) de Rabbi Chimon bar Yo'haï ...
Rabbi Yéhochoua demanda à Eliyahou : "Quand le Machia'h viendra t-il?". Eliyahou répondit : "Va questionner le Machia'h lui-même".
Rabbi Yéhochoua demanda à Eliyahou : "Où se trouve-t-il?". Il répondit : "Aux portes de la ville". Rabbi Yéhochoua dit : "A quel signe le reconnaitrai-je?". Eliyahou répondit : "Il est assis au milieu des miséreux qui souffrent de plaies; alors que tous ces miséreux défont tous leurs pansements à la fois (nettoient la plaie) et remettent leurs pansements, lui (le Machia'h) défait ses pansements et les refait un après l'autre, car peut-être aurait-il besoin (de libérer le peuple d'Israël) et il ne veut pas retarder (cette "guéoula")".

Rabbi Yéhochoua alla donc auprès du Machia'h et lui dit : "Shalom à toi, mon Maître et mon Guide" ; le Machia'h répondit : "Shalom à toi, fils de Lévi".
Rabbi Yéhochoua lui demanda : "Quand viendras-tu, Maître?". Le Machia'h répondit : "Aujourd'hui (je viendrai)".

Rabbi Yéhochoua retourna auprès d'Eliyahou qui lui demanda ce que le Machia'h lui avait dit ... Rabi Yéhochou'a dit enfin à Eliyahou : "Le Machia'h m'a menti en me disant qu'il viendra aujourd'hui, et il n'est pas venu!"
Eliyahou haNavi répondit : "Il voulait te dire (Téhilim 95,7) : "Aujourd'hui, si vous écoutez Sa voix".
[guémara Sanhédrin 98a]

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=> Aux portes de quelle ville le Machia'h se trouve-t-il?

-> A la question de Rabbi Yéhochoua ben Lévi : "Où le Machia'h se trouve-t-il?", Eliyahou a répondu : "apit'ha déqarta" (à la porte de la ville) ; selon le Gaon de Vilna, il aurait : "apit'ha déromi" (à la porte de Rome, ou bien à la porte Sud).

-> Rachi nous explique :
Le Machia'h ne se trouve pas aux portes de la ville de Rome, mais au Gan 'Eden, à l'endroit dirigé en face des portes de Rome.

[le commentateur Ein Eliyahou demande pourquoi le Machia'h se trouve-t-il en face des portes de Rome? C'est parce que, selon le midrach (Béréchit raba 11,2), le Machia'h qui est le dernier libérateur (goel) ressemble au premier libérateur, Moché Rabénou. Du fait que Moché a grandi dans le palais royal de Pharaon en Egypte, le Machia'h doit se trouver en direction du palais impérial de la ville de Rome. ]

-> Le Maharcha s'oppose à l'explication de Rachi ; il ne lit pas "à la porte de Rome" mais "à la porte du Sud (darom)".
Ainsi, le Machia'h, né le 9 Av qui coïncide avec la date de la destruction du Temple, réside au Gan 'Eden (qui possède 4 portes d'entrée à chacun des points cardinaux) du côté de la porte Sud du Gan 'Eden qui correspond à la sagesse de la Torah.

-> Le Maharal (Nétsa'h Israël, ch. 28) explique l'expression "aux portes de Rome" d'une façon imagée : les "portes de Rome" signifient la fin (sof) de la domination de Rome. Ainsi, le Machia'h ne pourra se révéler qu'à la fin de la période de la disparition de la puissance de Rome dans le monde.

[Selon Rav Dessler (tome 3, p.205), ce n'est que lorsque la civilisation de Rome disparaîtra, et avec elle l'annulation de l'attrait vers le matérialisme de ce 'Ola Hazé, que les gens seront capables de s'élever et de voir le monde sous l'angle spirituel grâce à la lumière révélée par l'arrivée du Machia'h. ]

-> Le Alchikh haKadoch (Chir Hachirim 7,6) enseigne :
Pourquoi le Machia'h se trouvait-il en face des portes de Rome et non pas en face des portes d'une ville d'Israël ? De plus, comment Rabbi Yéhochoua ben Lévi, qui habitait en Eretz Israël, a-t-il pu rejoindre la "résidence" du Machia'h en un jour (hayom) alors que le déplacement jusqu'à Rome nécessitait de très nombreux jours ? En fait, il existait en terre d'Israël une petite ville, proche de la ville de Tsipori en Galilée, où résidait l'empereur Antoninus ami de Rabbi, désignée Rome, du même nom que la capitale de l'empire Romain en Italie. Le Machia'h se trouvait donc dans cette petite ville nommée Rome, située en Israël.

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=> Pourquoi le Machia'h souffrirait-il de maladies et de plaies?

-> Rabbi 'Haïm Chmoulévitch (Si'hot Moussar, si'ha 18) nous explique :
Selon la guémara (Sanhédrin 98), Rabi Yéhouda Hanassi aurait pu être le Machia'h pour sa piété et pour avoir été atteint de maladies douloureuses ; Daniel aussi aurait pu être le Machia'h pour sa piété et pour avoir souffert dans la fosse aux lions.
Ainsi, le Machia'h ne sera pas choisi parmi les Sages qui étudient la Torah, mais parmi ceux qui sont pieux et souffrent de grandes épreuves. Pourquoi?
C'est parce que ceux qui ont beaucoup souffert sont plus sensibles à la souffrance d'autrui et comprennent mieux les problèmes du prochain. Or, le Machia'h (le goël d'Israël) devra être capable de ressentir les problèmes de la Communauté (klal). C'est cette capacité de ressentir les tourments de chacun qui va conférer au Machia'h le pouvoir de guéoula, de délivrance du klal ; pour cela une des conditions est qu'il ait souffert lui-même.
C'est ainsi qu'Hachem n'a choisi Moché Rabénou pour réaliser la guéoula du peuple d'Israël exilé en Egypte qu'après l'avoir testé sur sa sensibilité à la souffrance d'un agneau.

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=> A quoi le verset : "Aujourd'hui, si vous écoutez Sa voix" fait-il allusion?

-> "Moi Hachem, à l'heure venue, vite (J'accomplirai Ma promesse" (Yéchayahou 60,22).
Il faut comprendre ainsi : si on ne le mérite pas, le Machia'h viendra au temps fixé (bé'ita), mais si on le mérite en écoutant la voix d'Hachem, il viendra plus vite (a'hichéna) aujourd'hui-même.
[guémara Sanhédrin 98a].

-> Le Yafé Talmoud écrit :
Dans la fin du verset 7 du Téhilim 95 : "im békolo
tichmé'ou" (si vous écoutez Sa voix - אִם בְּקֹלוֹ תִשְׁמָעוּ), les lettres finales מ, ו et ו ont une valeur numérique totale 40+6+6 = 52, la même que celle du nom (Eliyahou - אליהו) : 1+30+10+5+6 = 52.
Cette guématria commune fait allusion au fait que le Machia'h se révélera sur Terre juste après qu'on ait entendu la voix d'Eliyahou haNavi venu nous annoncer la délivrance (guéoula).

-> Selon le Maharcha :
La réponse du Machia'h : "Aujourd'hui (hayom)" ne doit pas être prise à la lettre, car selon la guémara (Erouvine 42b), Eliyahou haNavi viendra nous annoncer, la veille, la bonne nouvelle de la guéoula. En effet, ce verset du prophète Malakhi précise : "Je vous enverrai le prophète Elie avant qu'arrive le jour de Hachem" (Malakhi 3,23).

[Certains de nos Sages expliquent que du fait que le Machia'h pansait une plaie après l'autre, afin de ne pas retarder éventuellement son arrivée, est une preuve qu'il arrivera le jour même (hayom) ; dans cette guéoula a'hichéna (devancée), le Machia'h arrivera à l'instant où les mérites d'Israël seront suffisants sans attendre plus longtemps, accompagné d'Eliyahou haNavi.
Par contre, c'est dans la guéoula bé'ita (en son temps) qu'Eliyahou précédera d'un jour l'arrivée du Machia'h. ]

Notre âme et notre corps se feront juger ensemble

+ Notre âme et notre corps se feront juger ensemble :

-> Antoninous a dit à Rabbi : Le corps et l'âme peuvent se soustraire au jugement Divin. Comment? Le corps pourra dire : "C'est l'âme qui a péché, car depuis qu'elle m'a quitté, je gis dans la tombe comme une pierre inerte". Et l'âme pourra dire : "C'est le corps qui a péché, car depuis que je me suis séparée de lui, je suis comme un oiseau qui plane dans les airs".

Rabbi répondit par une parabole : Cela peut être comparé au cas d'un roi qui possédait un beau verger qui produisait d'excellentes figues. Il y plaça deux gardiens ; l'un était paralytique et l'autre aveugle. Le paralytique dit à l'aveugle : "Je vois dans le verger de belles figues mûres. Viens, laisse-moi monter sur ton dos et nous les cueillerons pour les manger". Le paralytique monta à califourchon sur le dos de l'aveugle, ils cueillirent les figues et les mangèrent. Quelques jours après, le roi vint (dans le verger) et dit (aux deux gardiens) : "Que sont devenues ces belles figues précoces?" Le paralytique répondit : "Ai-je des jambes pour me déplacer (et les cueillir)?" L'aveugle enchaîna : "Ai-je des yeux pour les voir?". Que fit le roi?
Il fit monter le paralytique sur le dos de l'aveugle et il les jugea (sanctionna) ensemble. Il en sera de même (lors du Jugement) : Hachem fera venir l'âme, l'introduira dans le corps et les jugera tous deux ensemble, conformément à ce verset (Téhilim 50, 4) : "Il adressera Son appel aux Cieux d'en haut, ainsi qu'à la Terre, pour les faire comparaître en jugement devant Lui". "Il adressera Son appel aux Cieux" pour faire venir l'âme ; "ainsi qu'à la Terre" pour faire comparaître le corps, afin de juger le corps en même temps que l'âme (yadine imo).
[guémara Sanhédrin 91a-91b]

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=> A quel moment Hachem réunit-Il le corps et l'âme pour les juger ensemble?

-> Selon le commentateur Yad Rama, Hachem réintroduira la néchama (âme) dans le gouf (corps), afin de les juger ensemble, au moment de la résurrection des morts (té'hiat hamétim).

-> Le Séfer ha'Ikarim nous enseigne :
L'expression de notre agada : "Hachem fera venir la néchama et l'introduira dans le gouf" ne doit pas être prise à la lettre. En effet, le mot gouf ne désigne pas ici le corps, mais le Guéhinam ; donc Hachem introduira la néchama dans la zone limitée du Guéhinam pour être sanctionnée pour les mauvaises actions sur terre, bien que la néchama purement rou'hani (spirituelle) soit immatérielle et n'occupe pas de place.
Si le Guéhinam est désigné gouf (corps), c'est parce que de même que du vivant de l'homme, le corps humain limitait l'emplacement de la néchama (âme), le Guéhinam, dans lequel la néchama a été placée, limitera pour un temps donné l'emplacement de la néchama.
Ainsi, cette introduction de l'âme dans le gouf (Guéhinam) s'effectuera juste après le Jugement qui suit le décès, afin qu'elle soit purifiée de ses fautes.

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-> Bien que le corps et l'âme sont punis ensemble, l'âme assume en fait une plus grande responsabilité en raison de sa position supérieure, comme l'enseigne le midrach (Vayikra rabba 4) :
À l'avenir, l'âme et le corps seront jugés.
Hachem mettra de côté le corps et dirigera son jugement vers l'âme. L'âme demandera alors : "Maître de l'univers, nous avons tous 2 fautés ensemble. Pourquoi diriges-tu ton jugement loin du corps et vers moi?"
Hachem lui répondra : "Le corps vient du monde inférieur, d'un lieu de fautes. Toi, tu viens des mondes supérieurs, où personne ne faute devant Moi. C'est pourquoi Je mets de côté le corps et dirige Mon jugement vers vous."

Rabbi Méïr dit : Adam haRichone fut créé avec la poussière rassemblée de toutes les terres du monde ...
Rabbi Ocha'iya dit au nom de Rav : le corps d'Adam haRichone fut créé à partir de la terre de Bavél, sa tête à partir de la terre d'Israël et ses membres des autres terres ...
[guémara Sanhédrin 38a]

=> Pourquoi la tête d'Adam haRichone fut-elle créée à partir de la terre d'Israël?

-> La tête est la partie la plus haute et la plus importante de l'homme. C'est pourquoi, elle a été créée avec la poussière de la terre d'Israël qui est la terre la plus "élevée" et la plus importante parmi les autres terres du globe terrestre.
[Rachi]

-> La poussière qui a servi à façonner la tête, siège principal de la
Sagesse d'Adam haRichone, a été prise de la terre d'Israël, car sur cette terre, l'aptitude à acquérir la Sagesse est supérieure à celle de toutes les autres terres, d'après cet enseignement de Rabi Zira dans la guémara (Baba-Batra 158a) : "L'atmosphère de la Terre d'Israël rend plus sage".
De plus, c'est sur la terre d'Israël que se situe la ville de Jérusalem qui est la porte d'accès au Ciel pour la néchama (l'âme).
[Maharcha]

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-> Par contre, d'après le Maharcha, les autres membres (les bras et les iambes) ne sont que des kélim (outils) au service de la tête et du cour de l'homme : donc ces membres sont secondaires par rapport à la tête et au coeur. C'est pourquoi, ils ont été façonnés avec la poussière des autres terres qui sont secondaires par rapport à la terre d'Israël.

La bonté Divine est parfois cachée dans la rigueur

+ La bonté Divine est parfois cachée dans la rigueur :

-> Le Nom divin représentant le strict jugement est le Nom : Elokim (אלהים).
En réarrangeant ces lettres, nous remarquons qu’il s’écrit : מלא י-ה (malé youd hé), la plénitude de י et ה.
En épelant de façon pleine (מלא) les 2 lettres י et ה , qu’obtenons-nous?

Le "youd" (י) s’orthographie "youd, vav, dalet" = יוד, et la lettre hé (ה), "hé, alef" = הא.
En additionnant ces lettres, nous arrivons à un total de 26, comme le Tétragramme יהוה , c’est-à-dire le Nom divin de Miséricorde.

=> On a donc là une allusion au fait que ce qui nous apparaît comme de la rigueur, le Nom אלהים , est en vérité de la bonté cachée.
[rav Yéhochoua Alt]

Celui qui respecte et honore le Shabbath comme il convient, aura la crainte de D. durant les 6 jours de la semaine.
[Zohar - tikoun 9 daf 24b]

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-> Ainsi, le Shabbath est une ségoula pour la crainte du Ciel, comme nous l'enseignent nos Sages : "La crainte du Shabbath se troue même chez un ignorant" (guémara Yérouchalmi Dmaï פ"ד ה"א ח).

La force de reconnaître : « j’ai fauté »

+ La force de reconnaître : "j'ai fauté" :

"Bilaam dit à l'ange d'Hachem : j'ai péché" (Balak 22,34)

-> Il ressort de ce passage de la Torah une preuve établie que celui qui confesse ses fautes même s'il n'est pas sincère, sera épargné des souffrances et des accusations. Comme cela est rapporté dans le midrach (Bamidbar rabba 20,13) sur : "Bilaam dit à l'ange d'Hachem : j'ai péché". Bilaam était un grand racha dénué de bonnes actions et savait parfaitement que face au repentir, la punition ne peut se tenir.
Tout celui qui a péché et qui dit : "j'ai péché", ôte la permission à l'ange de le frapper.

Pour appuyer cet enseignement du midrach, voici ce qui est écrit dans le Zohar haKadoch : "Un homme doit devancer le Satan en exprimant ses fautes ce qui empêchera ce dernier de porter des accusations contre lui" (Zohar ח"ג רלא).
Ce tut le cas de Bilaam dont la confession était uniquement motivée par la crainte du châtiment et non par un quelconque repentir.
=> S'il en est ainsi concernant un racha, à plus forte raison pour le juif qui est le fils bien-aimé du Créateur et qui lorsqu'il exprime juste ses fautes, même s'il ne ressent pas encore la force du repentir sincère le bouleverser, se crée indéniablement un bouclier qui le préserve des souffrances et des accusateurs.