Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Ne te réjouis pas de moi, mon ennemi ; bien que je sois tombé, je me suis relevé. Bien que je sois assis dans les ténèbres, Hachem est ma lumière" (Mikha 7,8).

Ce qui signifie que si je n'étais pas tombé, je ne me serais pas relevé. Si je n'étais pas assis dans les ténèbres, (dans l'obscurité de ma vie), Hachem n'aurait pas été ma lumière.
[Yalkout Shimoni - Na'h 628 ]

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-> La guémara (Kétoubot 33b) rapporte que si 'Hananya, Michael et Azarya avaient été fouettés [pour ne pas s'être prosternés], ils auraient adoré l'idole (voir Daniel - chap.3).
Il faut comprendre l'intention de la guémara en mentionnant cela, car il ne s'agissait certainement pas de les dégrader. Au contraire, cela nous enseigne que "Hachem ne traite pas durement Ses créatures" (Avoda Zara 3a), Il ne met pas les gens à l'épreuve avec des épreuves qu'ils ne peuvent supporter.
Puisqu'il était révélé devant Lui que si 'Hananya, Michael et Azarya avaient été fouettés, ils auraient capitulé et adoré l'idole, Il ne les a donc pas mis à l'épreuve de cette manière.

Il en va de même pour tous les êtres humains : les épreuves qui leur sont imposées sont proportionnelles à leur capacité à les supporter.
['Hidouché HaRim - Sia'h Sarfé Kodesh - Inyanim Shonim - Nissayon 2 ]

La grandeur d'une personne ne se mesure pas à la hauteur [spirituelle] qu'elle a pu atteindre, mais plutôt à la profondeur [spirituelle] qu'elle a pu surmonter.
[rav Its'hak Hutner ]

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[le fait de se relever après une chute dans un trou tendu par notre yétser ara, est plus important que le moment exalté où l'on se trouve à des sommets spirituels de notre vie. ]

Avraham & désirer vivre en terre d’Israël

+ Avraham & désirer vivre en terre d'Israël :

-> Le Chlah Hakadoch (Shaar Ha'Otiyot - Ot Kouf, 23) cite le midrach (Béréchit rabba 39,8) qui affirme que Hachem ordonna à Avraham Avinou de se rendre en terre d'Israël, puis lui dit de la quitter pendant cinq ans. Pendant ces années, Hachem n'a pas permis à Avraham de retourner en terre d'Israël, malgré son immense désir de le faire, afin qu'il développe un profond attachement pour la Terre Sainte.
Il est écrit :"Et j'ai dit : si seulement j'avais des ailes comme la colombe, je m'envolerais et je trouverais le repos. Voici, je m'en irais au loin, je demeurerais dans le désert pour toujours" (Téhilim 55,7-8).
Nos Sages déduisent de ce verset qu'il vaut mieux résider dans le désert de la terre d'Israël que dans les grands châteaux d'en dehors d'Israël (en 'houtz la'Aretz).

Avant qu'Avraham n'entre en terre d'Israël, il n'en avait pas envie, car il ne l'avait jamais expérimentée. Ce n'est qu'une fois qu'il eut enfin pénétré dans le pays qu'il fut capable, grâce à la prophétie, d'apprécier à sa juste valeur la sainteté et le caractère sacré qui lui sont inhérents.
C'est pourquoi, lorsqu'il fut contraint de quitter la terre d'Israël, son désir d'y retourner ne connut aucune limite.

Le Chlah Hakadoch ajoute un autre aspect de la relation d'Avraham Avinou avec la terre d'Israël : sa détermination à y vivre malgré les épreuves qu'il a endurées.
Cela devrait nous servir de leçon, [d'exemple sur la façon de voir les choses]. Tout comme [notre papa] Avraham et sa descendance ont désiré [ardemment] la terre d'Israël malgré les souffrances qu'ils y ont endurées, nous devrions également désirer y vivre, même au prix de souffrances et d'épreuves. [même s'il est sincèrement compliqué d'y aller vivre pour le moment, on doit aimer, aspirer, et prier pour notre terre d'Israël! ]
C'est pourquoi la Torah juxtapose le passage de l'attaque d'Amalek contre Bné Israël avec celui qui traite de leur entrée dans la terre d'Israël. Amalek a attaqué Bné Israël alors qu'ils étaient en route vers la terre d'Israël, leur infligeant beaucoup de difficultés et de souffrances.
De même, lorsque les juifs tenteront de monter en terre d'Israël depuis l'exil, Amalek s'interposera et les attaquera. Cela nous causera des difficultés, mais la guémara dans Massékhet Béra'hot nous y a déjà préparés, en nous informant que la terre d'Israël est un cadeau qui doit être acquis à travers la souffrance.

Le Chlah Hakadoch ajoute qu'il est bien connu que la principale récompense pour l'accomplissement d'une mitsva dépend du degré de joie que l'on éprouve en l'accomplissant. Si tel est le cas, celui qui vit en terre d'Israël doit toujours se réjouir de cette mitsva, qui est une mitsva accomplie en permanence, à chaque instant de la journée.
Les souffrances que nous endurons en terre d'Israël, causées par les non juifs hostiles qui nous entourent et par les conditions de vie difficiles, sont pour nous comme un autel d'expiation.
C'est à travers ces tribulations que nos fautes sont effacées et que nous méritons d'aller directement au Gan Eden après notre mort.

Amour de la terre d’Israël & les fruits de Guénosar

+ Amour de la terre d'Israël & les fruits de Guénosar :

-> Dans son séfer de réponses halakhiques intitulé Torah Lichma (siman 418), le Ben Ich 'Haï répond à la question suivante qui lui a été posée :
"Moi, serviteur d'Hachem, j'ai récemment eu le mérite de quitter mon domicile et de monter en terre d'Israël, dans la ville sainte de Tsfat. A quelques heures de route de chez moi, il y a des vergers dont les fruits sont particulièrement sucrés et savoureux, même selon les normes d'en dehors d'Israël.
Je demande s'il serait mal vu de m'y rendre et d'y rester quelques jours, même selon les normes des pieux, car cela serait une perte de temps et une recherche des plaisirs mondains.
Peut-être, cependant, que cela n'est pas considéré comme problématique, même selon les critères des pieux, puisque le voyage est motivé par les fruits de la terre d'Israël et qu'il montrera à quel point j'apprécie la terre d'Israël."

La réponse du Ben Ich 'Haï n'est pas moins surprenante que la question :
"Même pour ceux qui agissent au niveau des pieux, il ne devrait y avoir aucune hésitation à entreprendre un tel voyage. Nous trouvons la même activité décrite dans la guémara (Erouvin 30a) qui rapporte au nom de Rabba bar bar 'Hana :
"Lorsque je suivais Rabbi Yo'hanan pour manger les fruits de Guénosar (des fruits très sucrés qui poussent dans la région du lac Kinéret - גִינּוֹסַר), alors que nous étions une centaine d'étudiants à l'accompagner, chacun d'entre nous ramassait dix fruits pour Rabbi Yo'hanan, soit un total de mille fruits.
Mais lorsque nous n'étions que dix étudiants à l'accompagner, nous ramassions chacun cent fruits pour Rabbi Yochanan, soit un total de mille.
Rebbi Yo'hanan consommait alors tous les fruits et disait : "Je jure que je ne suis pas rassasié".

Nous voyons que Rabbi Yo'hanan et une centaine de ses étudiants prenaient du temps libre uniquement dans ce but. Comme l'indique clairement la guémara, ils voyageaient uniquement dans le but de manger les fruits.
Ils faisaient certainement cela pour montrer à quel point la terre d'Israël leur était précieux. Ils étaient sans aucun doute tous des rabbins saints et spirituels, et nous pouvons donc en conclure qu'il s'agit bien d'une pratique pieuse.
C'est ainsi qu'ils montraient à Hachem à quel point ils étaient reconnaissants de vivre en terre d'Israël".

Fixer une date pour la venue du machia’h?

+ Fixer une date pour la venue du machia'h? :

"Yaakov appela alors ses fils et leur dit : "Rassemblez-vous et je vous dirai ce qui vous arrivera à la fin des temps" (Vayé'hi 49,13-14).

-> Nos Sages, cité ici par Rachi, expliquent que Yaakov voulait révéler à ses fils le keitz, la date de la fin de l'exil, lorsque le machia'h viendra et que le monde sera rempli de la connaissance des voies d'Hachem. Cependant, la Chékhina le quitta, et il comprit que cette information ne devait pas être divulguée.

-> La guémara (Sanhédrin 97b) nous dit : "Rabbi Shmouel bar Na'hmani a dit au nom de Rabbi Yonatan : Que ceux qui calculent la fin des temps soient maudits (tipa'h atsman ché mé'hapéché kitsin)".

Cette sévère mise en garde contre toute tentative de déterminer la date de l'arrivée du machia'h semble aller à l'encontre de la pratique de nombreux grands hommes de notre nation, notamment des dirigeants spirituels tels que Rav Saadia Gaon, le Rambam et le Ohr Ha'haim, qui ont tous consigné les dates qu'ils estimaient être le keitz.

Le rav 'Haïm Kanievsky explique que le problème lié à la révélation du keitz est double :
Premièrement, suggérer un keitz situé dans un avenir lointain risque de faire désespérer les gens en la guéoula. C'est pour cette raison que les dates suggérées par tous nos guédolim étaient relativement proches (pour donner espoir).
Deuxièmement, le problème inverse se pose. Si un dirigeant suggère une date et que cette date passe sans que le machia'h n'arrive, cela peut également provoquer le découragement et des pensées hérétiques selon lesquelles la guéoula n'aura jamais lieu (puisque déjà passée).

Cependant, le rav Kanievsky explique nous savons qu'il existe plusieurs kitzin possibles. Le prophète Yéchayahou nous dit (60,22), parlant au nom d'Hachem : "ani Hachem béita a'hichéna" (en son temps, Je hâterai [l'approche de la guéoula]".
Cela semble être une contradiction dans les termes : la guéoula arrivera-t-elle en son temps, ou Hachem la hâtera-t-il ?
Rachi explique qu'il n'y a pas qu'un seul moment possible pour l'arrivée du machia'h : Si le peuple juif est méritant, s'il mérite que les souffrances de son exil prennent rapidement fin, alors Hachem accélérera son retour à la grâce. Ce n'est que s'il ne mérite pas d'être délivré qu'il devra attendre le moment final fixé, lorsque Hachem a promis à nos ancêtres qu'Il nous délivrerait, quelles que soient nos actions.
[le machia'h peut venir plus rapidement par nos mérites (c'est "a'hichéna"), ou bien provoqué par la date limite fixée par Hachem (c'est "béita"). ]

Le keitz qui ne peut être calculé, explique le rav Kanievsky, est celui de "béita". Cette date peut être lointaine, et elle est définitive et absolue. Si une date est proposée comme étant la fin de l'exil, et que cette date passe sans que la guéoula annoncée n'arrive, les masses risquent de perdre espoir et de penser que Hachem nous a abandonnés à notre sort, que D. préserve.

Cependant, le keitz des "a'hichéna" n'est pas une date unique.
Chaque génération a des moments propices à la guéoula (et parfois cela peut être extrêmement propice), si elle s'avère en être digne. Ce moment est nécessairement proche, mais il n'est pas définitif. Il s'agit seulement d'une période pendant laquelle la guéoula peut survenir de manière, si nous remplissons les conditions nécessaires.

Le passage de ce keitz est donc une source de tristesse, car il montre que nous ne nous comportons pas correctement (en fonction de ce que Hachem attend de nous), mais il n'engendre en aucun cas le désespoir, car la guéoula brille toujours à la fin de l'interminable obscurité de notre exil (ce n'est que partie remise).
Ce keitz de "a'hichéna" est celui que nos dirigeants spirituels ont souvent indiqué, apportant l'espoir, mais jamais la désolation.

Donner davantage à la tsédaka & soutenir la Torah

"Zévouloun s'étendra le long des côtes. Il sera au port maritime, et sa dernière frontière atteindra Tzidon. Yissa'har est un âne aux os solides ; il demeure entre les frontières" (Vayé'hi 49,13-14).

-> Nos Sages nous disent que Yissa'har et Zévouloun ont conclu un partenariat : Zévouloun ferait des affaires et gagnerait suffisamment pour subvenir aux besoins de Yissa'har, ce qui permettrait à ce dernier de se consacrer entièrement à l'étude de la Torah. Ils recevraient alors chacun une récompense égale pour leur étude.

Il existe une règle générale selon laquelle on ne peut donner plus d'un cinquième (20%) de ses revenus à la charité (tsédaka). Cependant, le Shita Mékoubétset (Kétoubot 50a) écrit que le soutien à la Torah est exempté de cette restriction et qu'on peut dépenser autant qu'on le souhaite pour aider l'étude de la Torah.

Le 'Hafets 'Haïm explique que l'accord "Yissa'har-Zévouloun" montre que le soutien à la Torah n'est pas une œuvre de charité, mais un partenariat ; tout comme les Sages n'ont imposé aucune restriction aux dépenses d'une personne dans d'autres formes d'entreprise, ils n'ont pas limité sa capacité à conclure des partenariats qui lui valent une récompense éternelle.

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-> b'h, voir également : donner plus de tsédaka pour expier nos fautes : https://todahm.com/2025/01/24/donner-plus-de-tsedaka-pour-expier-nos-fautes

"Le plus haut niveau auquel on peut aspirer est de vivre les années qui nous sont imparties sans jamais nuire à son prochain ni l'humilier.
Il y a beaucoup de grandes choses que l'on peut faire : réciter le Téhilim matin et soir, prier avec une dévotion sincère, respecter scrupuleusement la halakha ; mais le summum de l'accomplissement spirituel est de veiller à l'honneur d'autrui!"
['Hazon Ich]

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-> On demanda au rav 'Haïm Kanievsky : si quelqu'un, D. préserve, humiliait un enfant, que devait-il faire?
Le rav Kanievsky répondit qu'un enfant n'a pas la capacité halakhique de pardonner les atteintes à son honneur, et que la personne qui l'a humilié n'avait d'autre choix que d'attendre que l'enfant atteigne l'âge de la bar-mitsva, puis de l'apaiser et de lui demander pardon.

Le jour d’anniversaire

+ Le jour d'anniversaire :

-> "Le 3e jour, anniversaire de la naissance de Pharaon, celui ci donna un banquet à tous ses serviteurs" (Vayéchev 40,20)

-> On demanda au rav 'Haïm Kanievsky s'il existe une source dans la Torah qui autorise la célébration des anniversaires. Il répondit en citant les paroles de la guémara (Moed Kattn 28a) : "Lorsque Rav Yossef atteignit l'âge de 60 ans, il organisa une fête pour les rabbanim, en disant : J'ai échappé [à la punition] de karét" (le karét est une punition infligée par la Main du Ciel qui condamne à mourir avant l'âge de 60 ans].

Nous voyons, dit le rav Kanievsky, qu'il n'y avait pas de fête pour les autres anniversaires, seulement pour le 60e anniversaire, en raison de cette raison unique. Le rav Kanievsky ajoute que son père, le Steïpler, n'a jamais fêté son anniversaire.

Lorsque le rav Kanievsky a été interrogé sur la manière de marquer le 60e anniversaire, faut-il dire Nichmat (kol 'haï), donner de la tsédaka ou autre, il répond : "Je n'ai jamais vu mes rabbanim faire quoi que ce soit de tel. Tout ce que nous savons, c'est que la guémara rapporte la célébration de Rav Yossef."

Le rav Kanievsky a un jour cité les paroles de l'Adéret (rabbi Eliyahou David Rabinowitz-Teumim) dans son séfer Néfech David :
"De tout mon cœur, je me suis mis en colère contre ceux qui m'ont béni et ont essayé de me réjouir le jour de mon anniversaire. Depuis ma jeunesse, j'avais l'habitude de dire que la seule célébration d'anniversaire que l'on trouve dans nos livres saints est celle du Pharaon".

-> Il était une fois un homme qui avait besoin d'une intervention médicale, et il vint demander au rav Kanievsky s'il y avait un avantage à la programmer le jour de son anniversaire.
Le rav 'Haïm Kanievsky lui répondit que certes le Yérouchalmi (Roch Hachana 3,8) mentionne que le mazal d'une personne est renforcé le jour de son anniversaire, mais cela ne s'applique peut-être qu'aux non-juifs, car les juifs ne sont pas soumis aux diktats du mazal (voir Shabbath 156b - én mazal léIsraël - le mazal n'exerce pas de contrôle sur Israël).

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+ Le jour d'anniversaire :

-> Quelle est la position juive concernant les anniversaires?
1°/ Le Karbon Ha’eida (Yérouchalmi Roch Hachana 3,8) explique que le jour de notre anniversaire, on ne subit pas de dommages, de préjudices, aussi rapidement car le mazal qui règne ce jour-là nous protège.
De même, le 'Hida ('Homat In'ha - Iyov 3) écrit que le jour de notre anniversaire, notre mazal est puissant (בריא וחזק).

2°/ Beaucoup adressent des bénédictions à leurs proches à l'occasion de leur anniversaire.
Une allusion à cela se trouve dans le Téhilim (2,7-8) : "aujourd'hui c'est mon anniversaire, demandez-moi quelque chose et je le donnerai" (אני היום ילדתיך שאל ממני ואתנה - ani ayom yélidéti'ha, chéal miméni vééténa).

3°/ Le rabbi de Tolna a dit que le jour de notre anniversaire, on davantage de force de demander et de supplier Hachem que l'on soit satisfait de nos désirs, comme cela est suggéré (Téhilim 2,7-8) : ani ayom yélidéti'ha, chéal miméni vééténa. [rapporté dans le séfer אמרתך חייתני, p.246 ]

4°/ Nombreux sont ceux qui pratiquent le 'hechbon néfech, un examen de conscience personnel, le jour de son anniversaire. Cette pratique découle du fait que Roch Hachana n'est pas célébré le jour de la création du monde, mais six jours plus tard, le jour d'anniversaire de la création d'Adam et 'Hava. C'est le jour où tout a véritablement commencé.
De même que le jour de Roch Hachana est "yom hadin", le jour du jugement, nous devrions, nous aussi, vivre une expérience similaire le jour de notre anniversaire. Autrement dit, nous devrions faire un 'hechbon néfech, réfléchir et identifier nos progrès et nos axes d'amélioration.
[on peut à la fois fêter et célébrer toutes les belles choses qu'on a pu faire, mais également prendre un moment où l'on fait téchouva, et on s'engage à s'améliorer (on fête avec avance nos belles actions à venir). ]

Lorsque le rabbi Shmouel Mohilever a eu 70 ans, certains souhaitaient organiser une fête en son honneur. Lorsque le rabbi Mohilever en prit connaissance, il refusa catégoriquement, affirmant qu'on ne trouve dans la Torah aucune mention de célébrations d'anniversaire chez les juifs. Seuls les non-juifs le font, comme Pharaon qui organisa un festin pour son anniversaire (Vayéchev 40,20).
Il ajouta que cela constitue une différence entre nous et les nations : un juif, le jour de son anniversaire, organise un 'hechbon néfech pour lui-même, tandis qu'un non-juif, le jour de son anniversaire, organise un 'hechbon néfech pour autrui, comme Pharaon qui rétablit le "char amachkim" dans ses fonctions et fit pendre le "char aofim". [séfer Itouré Torah - Vayéchev 40,20 ]

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-> On dit que l'anniversaire est le jour où Hachem a décidé que le monde ne pouvait plus continuer sans nous. Nous sommes, en tant qu'individu, unique et irremplaçable. Nul être humain dans l'Histoire, nul n'ayant jamais vécu et nul ne peut accomplir le rôle, la mission spécifique que Hachem nous a confié dans sa création.

-> Le midrach Seichel Tov (Vayéchev 40,20) dit : pour la majorité des gens, leur anniversaire leur est cher et ils se réjouissent et le célèbrent. [רוב בני אדם מחבבים...ושמחים בו ועושי ן בו משתה]
Le midrach Tan'houma (Pékoudé 13) nous dit qu'Hachem a combiné la joie de l’anniversaire d'Its'hak avec la joie de la construction du Michkan.

-> Le Ben Ich 'Haï (Réé 17 - chana 1) remarque que certains ont l'habitude chaque année à leur anniversaire d'en faire un jour de fête, ce qui est de bon augure (c'est un bon signe pour l'année à venir, en se basant sur le fait qu'Hachem peut tout faire et qu'Il est plein de miséricorde).

-> Le rav Ovadia Yossef (Yabia Omer - Ora'h 'Haïm 6:29:4) écrit que lorsqu'il y a des divré Torah, des chants et des louanges à Hachem lors d'un repas d'anniversaire, c'est une séoudat mitsva.

-> Il est bénéfique d’augmenter la Torah et la prière le jour de son anniversaire. [מנהג ישראל תורה , Volume 1, 225:2 ]
Le rav 'Haïm Palagi (dans son séfer צדקה לחיים) écrit que le jour de notre anniversaire, il est bien d'augmenter ce qu'on donne habituellement à la tsédaka, chacun selon ses moyens.

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-> b'h, également sur le sujet du jour d'anniversaire : https://todahm.com/2018/12/09/7736-2

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-> Le Yérouchalmi (Roch Hachana 3,8) déclare qu'Amalek était un sorcier et un astrologue. Lorsqu'il combattit les juifs, les premières lignes de son armée étaient composées d'hommes dont l'anniversaire tombait ce jour-là, car on supposait que le jour de sa naissance, le mazal (la chance) d'une personne était plus forte et qu'elle avait moins de chances de mourir.

Le rav 'Haïm Kanievsky note que ce concept ne s'applique pas aux tsadikim. Au contraire, les Sages enseignent que les tsadikim sont plus susceptibles de mourir le jour de leur anniversaire, vivant ainsi des années complètes (Kidouchin 38a).
La raison de cette différence est que pour les gens ordinaires, la mort peut être une punition ; le jour où leur mazal est plus fort, ils sont moins susceptibles d'être punis.
Ainsi, une personne est moins susceptible de mourir le jour de son anniversaire. Pour les tsadikim, cependant, la mort n'est pas une punition, mais une récompense, puisqu'ils vont directement au Gan Eden. Ainsi, ils sont en fait plus susceptibles de mourir le jour de leur anniversaire.

+ "Quand son esprit s'en va, il retourne à sa terre" (tétsé rou'ho yachouv lé'admato - Téhilim 146,4)

Pourquoi "sa" terre (לְאַדְמָתוֹ), demanda le rav 'Haïm Kanievsky. Pourquoi ne dit-il pas qu'il retournera à la terre?

-> Le rav Kanievsky explique que le midrach Tan'houma (Pékoudé 3) dit qu'avant la naissance d'un enfant, un ange montre à son esprit de nombreux aspects de sa vie future, y compris l'endroit où il mourra et l'endroit où il sera enterré.
C'est pourquoi, dit le rav Kanievsky, le verset utilise le pronom possessif, car le lieu où il sera enterré n'est pas simplement "la terre", mais "sa terre", le lopin de terre qui était prédestiné à être son lieu de repos avant même sa naissance.

Lorsque les morts ressusciteront, Hachem "secouera" la terre d'Israël (pour ainsi dire) et les réchaïm en seront chassés, ne laissant que les justes (tsadikim).
[midrach Michlé chap.17]

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-> voir aussi : https://todahm.com/2026/02/04/49131