Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Par notre foi dans les Tsadikim, leur sainteté peut descendre sur nous et nous aider à atteindre la grandeur spirituelle.
Le simple fait de mentionner leurs noms nous aide à puiser dans leur sainteté.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Nétilat Yadaïm li'Séouda 4,6]

"Qui peut prétendre avoir une foi complète?
Si l'homme croyait fermement qu'Hachem écoute toutes les paroles qui sortent de sa bouche, il réciterait certainement ses prières avec une concentration et une intensité extrêmes"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 62,2 ]

[ainsi un axe d'amélioration de notre émouna est de davantage ressentir cette réalité lors de nos prières. ]

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-> Aussi longtemps que l'individu qui récite sa prière est conscient de la présence de quelqu'un d'autre, sa concentration n'est pas complète. Il doit accéder à un niveau où il n'y a plus qu'Hachem et lui-même.
[Likouté Moharan II, 103]

Voir les points positifs en soi-même – Se juger positivement

"Chaque juif est [constamment] pour Hachem une source de grande fierté"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 17:1 ]

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-> Il souligne cette vérité, car il arrive souvent à une personne de douter de sa valeur : "Maintenant que j'ai transgressé la loi divine, se dit-elle, en quoi Hachem peut-Il être fier de moi?"
Elle commence alors à se relâcher dans l'accomplissement des mitsvot et même dans son désir de servir Hachem.
"Non!" lui dit Rabbi Na'hman, "cela ne diminue en rien ta valeur aux yeux du Créateur. Hachem apprécie chaque juif, même celui qui est tombé". [Son amour est immuable]
On doit par conséquent rechercher les éléments positifs qui se trouvent nécessairement en soi. Quand on aura trouvé cet immense bien, on pourra se rapprocher d'Hachem (cf. Béibé Hana'hal I,17).

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-> "Juge tout homme favorablement" (Pirké Avot 1,6).

-> La voie d'Hachem, c'est de se concentrer sur le bien. Même quand il existe des choses qui ne sont pas tellement bonnes. Il ne voit que le bien. Combien nous devons éviter, quant à nous, de voir les fautes de notre prochain! Nous sommes tenus de ne chercher toujours que le bien.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan II,17 ]

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+ Azamra = se focaliser sur les bons points qui sont forcément en nous :

-> On peut avoir le raisonnement suivant : D'accord, je jugerai favorablement mon prochain. Il peut être valable. En vérité, j'ignore les motifs qui le poussent à agir de la sorte. Mais je ne peux pas en dire de même pour moi ... car je sais ce qui me pousse à mal agir. Et en toute honnêteté, je ne peux pas prétendre que je suis parfait également.

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I, 282) enseigne :
Ne te laisse surtout pas aller au découragement. Examine tes actes ; il doit y avoir obligatoirement quelque parcelle de bien en toi. Même si tu trouves que tes actes ne sont "pas purs" (que tu pourrais faire mieux) ; que tes actions ont été dictées par des pensées et des motifs sans noblesse, cherche au moins les aspects valables de ce que tu as fait.
Certains de tes actes doivent présenter assurément un caractère positif. Et si vraiment tu ne trouves rien, éprouve au moins le bonheur d'être juif. On ne peut renier ce point, puisqu'il constitue un don d'Hachem.

-> "Protège mon âme, car je suis un 'hassid" (Téhilim 86,2)
Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan II, 125) explique :
"On doit constamment se juger favorablement. Cela nous permet d'être considéré comme 'hassid au moins à propos de cet unique point. "
C'est ce que nous disons dans la prière du matin. Au début, nous disons : "Qui sommes nous? (ma ana'hnou) Qu'est notre existence? (ma 'hayénou) Qu'est notre vertu?" Puis nous affirmons : "...Mais nous, nous sommes Ton peuple, les enfants d'Avraham, Its'hak et Yaakov. Nous nous louons ainsi et nous trouvons en nous des points favorables, ce qui nous conduit à servir Hachem.
[rien que le fait d'être un enfant des Patriarches, d'être un juif est énorme. D'ailleurs rabbi Na'hman de Breslev dit que si on savait ce que c'est d'être un juif(ve) [99,8% de la population mondiale ne l'est pas!], rien que cela nous ferait danser de joie jusqu'à 120 ans (im yéhouda aya yodéa ma zot liyot yéhoudi, ou aya saméa'h vérokéd ad méa véés'rim chana).]

-> Rabbi Na'hman met particulièrement l'accent sur ce concept. "On doit toujours rechercher le bien!" ne cessait-il de répéter. Fais constamment preuve d'optimisme! Ne désespère jamais! Ne te laisse jamais abattre! Préserve jalousement le peu de bien que tu peux trouver en toi-même.
En agissant ainsi, tu pourras découvrir ta réserve personnelle de vitalité. Comme tous les hommes, tu es en possession d'une force intérieure incroyable, d'une source d'énergie quasiment intarissable, comme une batterie rechargeable qui peut te propulser. Comment t'en servir?
Comment la recharger? En suivant les conseils de Rabbi Na'hman: commence par rechercher le bien ; concentre-toi sur tes qualités. Ne désespère pas! Tu peux réussir! Tu dois réussir à coup sûr!

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-> Un feu se déclara un jour dans un quartier de Breslev.
En passant, Rabbi Nathan, accompagné de ses disciples, aperçut un homme dont la maison avait été ravagée par les flammes. Tout en pleurant amèrement sur son mauvais sort, il cherchait de-ci de-là dans les décombres n'importe quoi qui lui permît de reconstruire sa demeure.
"Voyez-vous cet homme? fit remarquer Rabbi Nathan, voyez-vous ce qu'il fait? Bien que toute sa maison soit détruite, il ne perd pas espoir. Il ramasse tout ce qui peut contribuer à la reconstruire" ...

Notre vie spirituelle procède du même phénomène. Le mauvais penchant (yétser ara) lutte sans merci contre nous, il s'efforce de détruire toute la sainteté que nous avons réussi à acquérir en nous poussant à agir contre la volonté divine ... Malgré cela, quand nous sommes découragés et que tout semble désespéré, nous ne devons pas perdre espoir. Nous devons assembler quelques bons points, glanés parmi les fautes. C'est la meilleure façon de revenir vers Hachem.
(Kokhvé Or - p.78 ]

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-> Quelqu'un vint une fois se plaindre chez Rabbi Na'hman de sa vie amère. L'homme désirait se rapprocher d'Hachem et corriger sa conduite, mais chaque fois qu'il s'y efforçait, les tentations se faisaient de plus en plus contraignantes. Des jours, des semaines, des mois passèrent et il n'avait pas encore réussi à s'améliorer dans son service divin.
Rabénou essaya, mais en vain, de le réconforter; l'homme ne faisait que se lamenter sur son sort.
"Je vois que tout est mauvais chez toi, lui dit Rabénou. Je n'ai donc personne avec qui parler!".
Cela provoqua chez l'homme un grand trouble et il s'exclama : "Mais je fais tout ce que je peux pour essayer de me corriger ; je ne suis pas si mauvais!"
Entendant cela, Rabbi Na'hman lui dit : "Ah! Mets donc en application les enseignements d'Azamra. Fais usage de tes points positifs et ils t'inspireront."

Rabénou cherchait à faire dire à l'homme lui-même que tout n'était pas perdu ; qu'il éprouvait encore le désir d'amender sa conduite ... Se sentant loin d'Hachem, l'homme se met à penser qu'il ne réussira jamais. En défiant chacun de nous comme il le fit pour cet homme, Rabénou nous force à reconnaître que nous possédons des points positifs. Cela établi, nous pouvons tous aller de l'avant.

-> Nos Sages (Sanhédrin 37a) disent : "Chacun doit se dire : "Le monde n'a été créé que pour moi!"
Qu'est-ce à dire? Cela signifie que chaque individu a son importance ... moi en particulier! C'est vrai! Moi le premier! Le monde a été créé pour moi.
Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 5,1) explique que ce privilège implique cependant une grande responsabilité. L'univers entier ayant été créé pour moi, j'en suis personnellement responsable et je dois m'attacher à sa perfection.

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-> "Ne désespère jamais" (Likouté Moharan II, 78), ne cesse de répéter Rabbi Na'hman de Breslev. Quoi qu'il se soit passé ; tu as eu beau t'égarer, ne désespère jamais.

-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Massa oumatan 4,16) ajoute : "Tu peux toujours trouver un moyen de revenir à Hachem. Si tu as déjà commencé, continue! Si tu n'as pas encore commencé à servir Hachem, c'est le moment de t'y mettre!"

-> "Si je ne me prends pas en pitié, qui le fera?" (Likouté Halakhot - Nétilat yadaïm lis'Séouda 6,37 )
[on a tous naturellement besoin de soutien et d'encouragement, mais souvent on laisse cela dépendre des autres, tandis qu'on doit davantage le faire dépendre de notre intériorité, de nous.
On aime Hachem, on aime autrui comme soi-même, mais est-ce qu'on prend du temps pour se chouchouter soi-même. En ce sens, la Michna (Pirké Avot 1,15) affirme : ''si je ne suis pas pour moi-même qui sera pour moi'' (im en ani mi li). (et ce n'est que lorsqu'on a fait le nécessaire pour soi-même que la michna continue : "Et si je ne suis que pour moi, que suis-je donc?")]

-> Rabbi Nathan de Breslev explique comment on peut arriver à trouver ce bien et découvrir au cours de notre recherche que nous sommes en vérité bien meilleurs que nous ne le pensions ... Chaque fois que nous perdons quelque chose d'important, dont nous avons instantanément besoin, nous fouillons partout jusqu'à ce que nous finissions par le trouver. Ce qui arrive souvent, c'est que, au cours de ces fouilles, nous trouvons également d'autres objets "perdus" que nous avions complètement "oubliés" ...
C'est ce qui se passe pour celui qui cherche constamment les bons points/éléments de son judaïsme. Au cours de sa recherche, il tombera inévitablement sur les menus objets perdus depuis si longtemps et qui sont les siens ... A sa grande surprise, il découvrira qu'il possède en lui un grand nombre de "bonnes petites qualités".
[Likouté Halakhot - Birkot haPérot 5,4 ]

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-> Chacun d'entre nous possède un point positif qui lui est spécifique : on est un "Tsadik" dans cet aspect particulier de son être. Il en est de même pour son prochain. Chacun d'entre nous est vertueux et intègre sur un point différent.

-> La meilleure façon de puiser la connaissance est d'illuminer le cœur de notre prochain, de l'imprégner de la foi et de la connaissance qu'Hachem est là, attendant qu'on revienne vers Lui. On peut y arriver par l'amitié et l'unité et la recherche commune de la vérité.
[Likouté Halakhot - Nétilat yadaïm liSéouda 6,49 ]

L’enregistrement céleste de nos actions et ses répercussions en chaîne

"Le registre est ouvert, la main écrit" (Pirké Avot 3,16) : cela fait référence à la manière dont les actes d’une personne sont constamment consignés au Ciel.
De même, il est écrit : "Considère trois choses et tu n’en viendras pas à fauter : sache ce qui est au-dessus de toi : un œil qui voit, une oreille qui entend, et que tous tes actes sont consignés dans un Livre" (Pirké Avot 2,1).

Nous allons voir ci-dessus un commentaire du Zéra Shimshon (dans son Toldot Shimshon).

-> "Et Réouven l'entendit, et il le sauva (Yossef) de leurs mains" (Vayéchev 37,21)
Le midrach (Yalkout Shimoni - Bérechit 141) observe que la bonne action de Réouven, qui a sauvé Yossef, a été inscrite dans la Torah pour que toutes les générations puissent la voir.
Mais le midrach pose la question suivante : qui consigne les bonnes actions de nos jours?
Il répond qu'Éliyahou Hanavi et le machia'h transcrivent nos bonnes actions (mitsvot), veillant à ce qu’aucun acte positif ne passe inaperçu.

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+ Le registre céleste :

-> Nos Séfarim fournissent des détails supplémentaires sur ce processus d’enregistrement. Deux anges accompagnent une personne pendant la journée, consignant ses actions pendant la nuit. La nuit venue, une autre paire d’anges prend le relais, consignant les actes de la personne le lendemain et témoignant devant Hachem de ses actions.

Ces enseignements soulignent que toutes les actions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, sont méticuleusement consignées. Mais cela soulève une question importante : pourquoi Hachem a-t-Il besoin d’un registre, étant donné qu’il n’y a pas d’oubli devant Lui?

-> La finalité de ce registre n’est pas pour Hachem, qui est omniscient, mais pour les anges célestes.
Selon la Michna (Pirké Avot 4,2), une mitsva en entraîne une autre, tout comme une faute (avéra) en entraîne une autre. Lorsqu’une personne accomplit une mitsva, celle-ci est consignée dans son registre, ce qui incite les anges à la guider vers d’autres mitsvot.
Cela crée un système d’élan spirituel où les actions positives génèrent des occasions d’autres actions positives, tandis que les actes négatifs ouvrent la voie à d’autres fautes.

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+ L’effet d’entraînement des bonnes actions :

-> L’inscription des bonnes actions (mitsvot) au Ciel a un profond effet d’entraînement qui dépasse la personne qui les accomplit. Même si une mitsva est accomplie en secret, son inscription au Ciel peut entraîner la propagation de son influence dans ce monde.
La guémara (Béra'hot 18b) enseigne qu’une telle influence peut se manifester à travers des rêves qui inspirent d’autres personnes à accomplir la même mitsva.

Cela crée une réaction en chaîne où davantage de personnes sont motivées à imiter la bonne action.
Celui qui l’a accomplie en premier reçoit une récompense non seulement pour sa propre mitsva, mais aussi pour avoir inspiré d’autres personnes à suivre son exemple.
Chaque personne qui accomplit ensuite la mitsva ajoute au mérite de celui qui a déclenché la chaîne.

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+ Les conséquences négatives d'une faute (avéra) :

-> À l’inverse, l’enregistrement des fautes a des conséquences négatives tout aussi puissantes. Lorsque des forces extérieures prennent connaissance d’une faute par le biais du registre céleste, elles s’en prennent à l’individu, l’incitant à fauter davantage, comme le souligne la Michna.
La dynamique spirituelle s’inverse, ouvrant la voie à de nouvelles transgressions.
De plus, le fait que la faute soit connue au Ciel peut inciter d’autres personnes dans ce monde à commettre des fautes similaires. Cela aggrave la punition infligée au transgresseur initial, car celui-ci porte la responsabilité non seulement de ses propres actes, mais aussi de l’influence négative qu’il a engendrée.

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+ Solutions pratiques :

-> Pour atténuer l’enregistrement des fautes, il est recommandé de réciter (avec kavana) le Shéma et les prières de repentance (téchouva) appropriées avant de s’endormir. Les tsadikim attribuent un grand pouvoir à cette pratique, soulignant qu’elle peut effacer les effets de certaines fautes qui seraient autrement difficiles à expier.
Cette pratique nocturne remplit plusieurs objectifs : elle témoigne d’un repentir sincère, invoque la miséricorde divine et empêche potentiellement l’enregistrement négatif de créer des répercussions néfastes tant dans le monde céleste que dans le monde terrestre.

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[ => Chaque action que nous accomplissons a des conséquences qui s’étendent bien au-delà de notre situation immédiate. Une seule mitsva accomplie avec la bonne intention peut inspirer d’innombrables autres personnes (effet domino en chaîne), tandis qu’une seule faute peut créer des influences négatives qui se propagent à travers le monde. ]

Bil’am réalise la grandeur de chaque juif

+ Bil'am réalise la grandeur de chaque juif (d'après le Abir Yaakov) :

-> Le peuple juif est enraciné dans le monde le plus élevé (spirituellement), qui est puissant et bon. Les autres nations sont enracinées dans un monde inférieur, qui est faible et mauvais.
Comment Bil'am, issu des autres nations, pouvait-il penser qu’il avait le pouvoir de maudire le peuple juif et que sa malédiction serait efficace? Comment pouvait-il croire à l’impossible?

Selon le Zohar (vol.III, 208a), Bil'am s’entretenait souvent avec Ouza et Azaël (deux anges déchus) et il tenait d’eux tout ce qu’il savait, notamment en matière de sorcellerie. .
Lorsque Bil'am dit : "tombés, et les yeux découverts" (nofel, ouguélouï énayim - Balak 24,4), il faisait référence à ces anges. Ils avaient été bannis du camp de la Chékhina, le camp de la sainteté, et quiconque est banni de ce camp ne se voit accorder aucune connaissance ni aucune compréhension du peuple juif ou de sa destinée ; ils n’ont donc certainement aucun pouvoir de le maudire ou de lui nuire de quelque manière que ce soit. Car le peuple juif est directement attaché à Hachem, comme le dit le verset : "Tu t’attaches à Hachem, ton D." (Vaét'hanan 4,4) ...

Bil'am disait ceci : "Balak ne connaît pas le fond des choses aussi bien que moi. Je place toute ma confiance dans "les montagnes de l’orient" (Balak 23,7), où vivent les anges Ouza et Azaël. Balak, lui aussi, comptait sur ce pouvoir et me fait confiance pour maudire la nation juive.
Cependant, il m’est apparu clairement qu'Ouza et Azaël sont comme des cruches brisées sans valeur comparés au peuple juif. Ils ont été bannis du campement de la sainteté, tandis que le peuple juif puise sa force dans les forces de la sainteté au sein du sanctuaire le plus intime du plus élevé des mondes, un lieu où les forces de l’impureté n’ont aucun pouvoir. (les âmes juifs proviennent de sous le Trône de Gloire d'Hachem, un lieu beaucoup plus élevé et intime du divin que les autres nations. )
Dans ces conditions, quel pouvoir ai-je pour les maudire?"

C’est ce que Bil'am voulait dire lorsqu’il a déclaré : "Balak, roi de Moav, m'a conduit d'Adam, des montagnes de l'orient" (Balak 23,7).
Bil'am signifiait ceci : "Balak m’a conduit depuis les montagnes de l’est afin que je maudisse le peuple juif.
Cependant, il est impossible de les maudire car les montagnes de l’orient, comparées au peuple juif, sont comme de la paille comparée au grain.
Les noms et les âmes du peuple juif sont enracinés dans les niveaux les plus élevés de sainteté ; il est donc inconcevable qu’une quelconque puissance maléfique puisse les affecter de quelque manière que ce soit."

Bil'am poursuit : "[Pourtant,] comment pourrais-je maudire ce qu'Hachem n'a pas maudit, et comment pourrais-je susciter la colère si Hachem n'est pas en colère?" (Balak 23,8).
[Par cela,] Bil'am dit : Les Bné Israël sont enracinés dans les Patriarches, qui sont eux-mêmes enracinés dans les attributs divins sous leur forme la plus sublime.
De plus, même leurs noms contiennent les Noms d'Hachem, comme אַבְרָהָם (Avraham) qui a une valeur numérique de 248, ce qui équivaut à אל (Eil - D.) huit fois.
Si cela est vrai, comment pourrais-je, moi qui suis un étranger se tenant en dehors des forces de la sainteté, maudire quelque chose qui se trouve au sein des forces de la sainteté et au-dessus de moi?
Peut-être que si le אל (D.) auquel son nom fait allusion le maudissait, cela me serait alors également possible. Mais moi, par moi-même, comment cela pourrait-il être possible? "Comment pourrais-je maudire ce que D. n’a pas maudit?"

De plus, le nom יצחק (Its'hak) équivaut huit fois au Nom d'Hachem (יהוה), et le nom יעקב (Yaakov) équivaut sept fois à ce Nom. Si ce Nom les maudissait, alors je serais moi aussi capable de les maudire. Mais par moi-même, je n’ai aucun pouvoir contre eux. "Comment puis-je susciter la colère si Hachem n’est pas en colère?"
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 23,7-10 ]

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+ Les juifs ont leurs racines dans l'Atsilout :

[les kabbalistes discutent des trois mondes spirituels : l'atsilout, la bériya et la yétsira, qui précèdent le monde physique (matériel). Chacun d'entre eux contiendrait d'innombrables mondes spirituels.
Selon le rabbi de Berditchev, le monde le plus élevé est appelé le monde d'Atsilout, car le mot "Atsilout" (אצילות) est linguistiquement lié au mot pour "à côté de Lui" (אצלו). (voir le Ramban sur Bamidbar 11,17)
Dans le monde d'Atsilout, une personne se tient pour ainsi dire à côté de D. ( l'Atsilout est le monde/niveau spirituel le plus élevé et proche d'Hachem, où il n'y a que la lumière d'Hachem Lui-même. [c'est trop élevé pour les Créatures Célestes (ex: anges), et il n'y a pas de niveau plus élevé spirituel que celui là. ]
A l'image de Bil'am, l'erreur d'Haman a été qu'il n'a pas réalisé qu'un juif est enraciné dans le plus élevé des niveaux spirituels, l'Atsilout, dans Elokout (la Divinité) lui-même. (ce qui n'est pas le cas des autres nations) ]

-> "Car, dès ses débuts, je vois qu'il est semblable au roc et des collines, je le découvre: ce peuple, il vit solitaire, il ne se confondra point avec les nations." (Balak 23,9)
Bil'am et Balak souhaitaient maudire le peuple juif depuis le monde (spirituel) de bériya, qui contient les Noms d'Hachem יהוה et אהיה. C’était peut-être parce qu’ils ne comprenaient que les sefirot qui composent zé'eir anpin (le "petit visage") telles qu’elles se manifestent dans le monde de bériya et les mondes inférieurs, ce qu’on appelle le "monde de la séparation". Quant au monde suprême d’Atsilout, ils n’en avaient aucune compréhension et ne pouvaient donc pas [puiser dans son pouvoir pour maudire le peuple juif à partir de là].
Au départ, Bil'am pensait que le peuple juif était comme lui et ne comprenait que le monde de Bériya. Lorsqu’il s’est rendu compte que les juifs comprenaient également le monde d’Atsilout, il a changé d’avis et son plan a été contrecarré.

- "Car, dès ses débuts, je vois qu'il est semblable au roc ..." = en d’autres termes, Bil'am disait : "Au début, je pensais que cette nation (peuple juif) tirait sa force du "roc", qui représente le monde de Bériya où se trouvent les séraphins (anges de rang inférieur) ...
- "... et des collines" = Bil'am disait : je pensais également que cette nation tirait sa force des "collines", du monde de yétsira, qui se trouve directement au-dessus du monde de bériya et où se trouvent les 'hayot (anges de rang supérieur). Mais je réalise maintenant qu’elle tire sa force du monde de l'atsilout, qui est un monde d’unité sans aucune division quelle qu’elle soit. [il n'y a que l'Un, Hachem Lui-même]
- "je le découvre: ce peuple, il vit solitaire" = ils vivront seuls et unis dans le monde d'Atsilout. (les autres nations provenant et étant dans des mondes spirituels inférieurs)
- "il ne se confondra point avec les nations" = concernant le monde d'Atsilout, le verset : "Aucun mal ne séjourne auprès de Toi" (Téhilim 5,5). On n'y trouve ni anges Accusateurs, ni forces d'impureté, ni quoi que ce soit de mauvais.

... Bil'am voulait dire : Si le peuple juif puise sa force à une source (spirituelle - l'Atsilout) si élevée et si sainte, comment pourrais-je ouvrir la bouche pour dire quoi que ce soit à son encontre ?
[on parle du plus grand prophète qu'on eu les nations, en parallèle potentiel avec Moché. Ses paroles nous enseignent une réalité que notre yétser ara tente de nous empêcher de ressentir, préférant nous laisser croire qu'à l'image du physique (ex: bouche, yeux, jambes) nous sommes spirituellement équivalent aux non juifs, alors pourquoi avec de l'ambition et des faire des efforts spirituels pour Hachem. .]

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-> "Qui peut compter la poussière de Yaakov ou dénombrer la descendance d'Israël?" (Balak 23,10)
Peut-être ce verset nous informe-t-il de la grandeur du peuple juif et de sa proximité avec son Père céleste. Chaque jour, lors des prières du matin, par leurs actes et leurs paroles, les juifs rectifient les quatre mondes : atsilout, bériya, yétsira, assiya (le monde de l'action [dans la matérialité] ).

Dans un premier temps, ce sont nos actions qui opèrent cette rectification, comme suit : lorsqu’une personne se lève le matin, s’occupe de ses besoins corporels, et récite les bénédictions de Elokaï néchama (Mon D., l'âme que Tu as placé en moi est pur, ...), elle rectifie le monde de l'assiya, le plus bas de tous les mondes.
Lorsqu'on s’enveloppe de tsitsit, on rectifie le monde de la yétsira. Lorsqu’on met les téfilin sur son bras, on rectifie le monde de bériya, et les téfilin portés sur la tête rectifient le monde de l'atsilout, le plus élevé de tous les mondes.
Tout comme on rectifie les quatre mondes par nos actions, de même, lorsqu’on récite les différentes parties des prières du matin, on rectifie ces mondes par notre parole.
[du début de la prière jusqu'à "Barou'h chéamar" on rectifie le monde de l'assiya, ensuite jusqu'aux bénédictions du Shéma on rectifie le monde de la yétsira. Ensuite jusqu'à la 1ere bénédiction de la Amida (comprise), on rectifie le monde de la bériya. Le restant de la Amida rectifie le monde de la Atsilout.
En ce sens, la Amida est un sommet spirituel : https://todahm.com/2024/03/11/la-amida-un-moment-au-plus-proche-dhachem ]

Il s’avère que même lorsque nous nous occupons de nos besoins corporels, cela est considéré comme faisant partie de nos efforts qui rectifient ces quatre mondes. C’est là une question profonde, qui étonne quiconque l’entend.
Voyez à quel point la sainteté du peuple juif se rapproche de son Père céleste : même les excréments qu’ils évacuent de leurs intestins (qui sont comme de la poussière) sont considérés comme une rectification des quatre mondes supérieurs.

C’est ce que Bil'am disait à Balak : "Viens et vois jusqu’où s’étend leur sainteté!" Qui aurait pu imaginer que même les excréments qu’ils évacuent de leurs entrailles, qui sont comme de la poussière, puissent être considérés comme une rectification pour les quatre mondes!

-> "Qui peut compter la poussière de Yaakov ou dénombrer la descendance d'Israël?"
Qui aurait jamais compté la poussière de Yaakov (c’est-à-dire les excréments du peuple juif) et l’aurait considérée comme faisant partie de "la descendance d’Israël"?
Le peuple juif accomplit la rectification des quatre mondes chaque jour.
Puisque leur sainteté atteint un niveau si élevé, qui pourrait bien se lever et dire quoi que ce soit de mal à leur encontre?
[...]

Puisque le Créateur (Hachem) a assimilé le peuple juif à Lui-même dans toutes Ses voies, cette nation n’est rien de moins qu’une extension d'Hachem et aucun étranger n’est capable de s’approcher d’eux.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 23,7-10 ]

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-> Balak et Bil'am ont voulu maudire le peuple juif depuis le monde de la Bériya, qui contient les Noms d'Hachem יהוה et אהיה.
... Bil'am dit : "Nous ne tirons notre pouvoir que de la combinaison de ces Noms, tandis que le peuple juif tire son pouvoir directement des Noms dans leur forme originelle. Si tel est le cas, quel pouvoir avons-nous contre eux?"
[...]

Bil'am disait à Balak :
"Peut-être espères-tu que mon pouvoir d’élocution changera tout, afin que nous aussi, nous tirions notre force directement des Noms d'Hachem. C’est inconcevable, car Hachem ne m’écoutera pas.
Dès le tout début des Patriarches, lorsqu’ils se sont attachés pour la première fois à Hachem, Il a conclu une alliance avec eux et a gravé Ses Noms sacrés en eux et en leurs enfants par la suite, et cela restera ainsi pour toujours.
Hachem a choisi le peuple juif comme Sa part, tandis que les autres nations ont été laissées entre les mains des anges ministres (ange tutélaire/responsable de chaque nation). Puisque c’est ce qu'Hachem, dans Sa sagesse divine, a décrété, cela reste valable pour toujours et il est inconcevable que Hachem puisse l’annuler.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 23,18-24 ]

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-> "Voici, j’ai reçu [la parole de Hachem] pour bénir : lui [le peuple juif] sera béni et je ne retiendrai pas [la bénédiction]" (Balak 23,20)

-> Bil'am souhaitait faire savoir à Balak à quel point le peuple juif est profondément enraciné dans la sainteté, de toutes parts, dans les mondes supérieurs, ce qui ne laisse aux forces de l’impureté aucun moyen de s’approcher de lui.
Yaakov Avinou est considéré comme le plus éminent des Patriarches, et c’est pourquoi Hachem l’a appelé יִשְׂרָאֵל (Israël). La raison en est, comme l’expliquent le Zohar (tome 1, 144b, 173b) ainsi que les écrits du Arizal (Shaar HaPessoukim- Paracha Vayichla'h), qu’au départ, Yaakov ne possédait pas les six séfirot qui composent les Attributs divins connus sous le nom de zé'eir anpin (le "petit visage"). Finalement, il acquit bien ces six attributs.
C’est pourquoi ses descendants s’élevèrent à 600 000, ce qui correspond à ces six attributs : chacun en contenant cent mille. Pour la même raison, la Torah contient six cent mille lettres. Tout cela est évoqué dans le nom יִשְׂרָאֵל qui est l'acronyme de : "yéch chichim ribo orot lé'Israël" (il y a 600 000 lumières du peuple juif).
Ces lumières font référence à leurs âmes, qui sont "une extension d'Hachem d’en-Haut".
Le nom יִשְׂרָאֵל (Israël) est également un acronyme de : "yéch chichim ribo otiyot laTorah" (il y a 600 000 lettres dans la Torah), comme l’ont dit nos Sages (voir 'Hessed lé'Avraham, HaKor" Nahar 11).

Le fait que le peuple juif compte 600 000 personnes et le nom יִשְׂרָאֵל indiquent à quel point le peuple juif est grand ; qu’il est littéralement le prolongement d'Hachem.

Cela étant, comment un étranger pourrait-il les maudire ? Même s’il le faisait, comment pourrait-il penser que sa malédiction les affecterait?

Les âmes du peuple juif représentent la sainteté des mondes les plus élevés. Ces mondes ne contiennent que la bénédiction, qui descend d’eux vers les mondes inférieurs.
[toutes les bénédictions dans ce monde viennent par le biais et le mérite des juifs! ]
C’est pourquoi, ayant reçu [la parole d'Hachem] pour bénir (voir Balak 23,20), Bil'am dit : j’ai une tradition selon laquelle leur nombre de 600 000 correspond à la bénédiction des mondes les plus élevés, qui est la source de toute bénédiction. De plus, avant que je ne vienne vers toi, Hachem m’a dit explicitement : "Tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni" (Balak 22,12). Par conséquent, je ne peux en aucun cas leur retirer leur bénédiction.
[...]

L’ouverture ou la fermeture de toutes les portes célestes dépend de la Chékhina, et les âmes du peuple juif en sont issues. Si tel est le cas, qui pourrait bien s’opposer à eux?
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 23,18-24 ]

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-> Le pouvoir de Balak s’exerçait par ses actes de sorcellerie. Bil'am dit : ni la divination ni la sorcellerie n’ont d’effet sur cette nation, car celle-ci est enracinée dans la sainteté des mondes supérieurs, tandis que la divination et la sorcellerie sont enracinées dans les niveaux les plus bas.
Il est inconcevable que les niveaux inférieurs puissent exercer un quelconque contrôle sur les mondes supérieurs.
[ il existe une Puissance supérieure à toute autre chose (Hachem - dont les juifs sont un prolongement, le plus intimement liés), et les forces de l’impureté sont inférieures aux forces de la sainteté. ]
[...]

Bil'am continue de dire à Balak : "Tu dois savoir à quel point le peuple juif est élevé, qu’il est supérieur aux anges. Les anges sont ancrés dans les dimensions extérieures des mondes spirituels, tandis que les justes sont ancrés dans leurs dimensions intérieures.
C’est pourquoi les justes sont supérieurs aux anges. Les anges, se trouvant à l’extérieur et plus éloignés de la Chékhina, doivent demander aux justes : "Qu’a accompli Hachem?"

-> "Voici, ce peuple se lèvera comme un lionceau et se dressera comme un lion ; il ne se couchera pas avant d’avoir dévoré sa proie et bu le sang des tués."
Bil'am parle à Balak de la grandeur du peuple juif, de ce qu’il accomplit grâce au pouvoir de sa parole.
Il dit également que, bien que lui-même et le peuple juif possèdent tous deux le pouvoir de la parole, la différence entre eux est aussi grande que celle qui sépare l’Orient de l’Occident, sans aucune similitude.
Bien que le pouvoir de Bil'am réside dans sa parole, il repose sur la récitation de sortilèges, un pouvoir issu des forces de l’impureté et impliquant le recours à des démons comme intermédiaires.

Le peuple juif, en revanche, est une nation sainte et le peuple élu d'Hachem. Leur pouvoir de parole provient de leurs prières et de leur étude de la Torah, qui parviennent à Hachem sans aucun intermédiaire. Ils s’adressent simplement à Hachem et Il leur répond, comme le dit le verset : "Quelle est la grande nation qui a un D. si proche d’elle, comme l’est Hachem notre D., chaque fois que nous l’invoquons?" (Vaét'hanan 4,7).

Chaque jour, leurs prières du matin brisent les forces de l’impureté et les bannissent [ce qui les empêche de se nourrir en prenant des forces de la sainteté].
Chaque nuit, leur récitation du Shéma avant le coucher détruit des dizaines de milliers de démons, comme le dit le verset : "Mille peuvent tomber à tes côtés et une myriade à ta droite" (Téhilim
91,7).
[le Zohar (vol.III, 211b) indique que ce verset fait référence à la destruction des démons lors de la récitation du Shéma du coucher. Si une personne se concentre bien, elle peut détruire des dizaines de milliers de démons ; en revanche, si sa concentration est médiocre, il se peut qu'elle n'en détruise pas un seul. ]

-> "Voici, ce peuple se lèvera comme un lionceau et se dressera comme un lion"
Il se lèvera le matin comme un lionceau et, par sa prière il se dresse comme un lion. À cet instant, un juif devient comme un roi régnant sur les forces de l’impureté, tout comme le lion est le roi de tous les autres animaux. Les forces de l’impureté sont incapables de se dresser contre lui.

-> "il ne se couchera pas avant d’avoir dévoré sa proie et bu le sang des tués"
Lorsqu’un juif se couche pour dormir, il tue des dizaines de milliers de démons. Il accomplit tout cela sans aucune sorcellerie ni magie, mais plutôt par la prière et l’étude de la Torah.

Ainsi, Bil'am conclut à Balak : Qui pourrait bien lui tenir tête? Nous n’avons d’autre choix que de rester les bras croisés et d’espérer être sauvés de lui."

[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 23,18-24 ]

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-> Le Arizal (Shaar HaGilgoulim, hakdamah 22) écrit que Bil'am était une réincarnation de Lavan.
Lavan souhaitait anéantir le peuple juif, comme le dit le verset : "Un Araméen a tenté de détruire mon ancêtre" (Ki Tavo 26,5), mais il n’a rien pu faire. De même, Bil'am souhaitait détruire le peuple juif ; du moins jusqu’à ce qu’il prenne conscience de la vérité et comprenne qu’il n’avait absolument aucun pouvoir, pas même celui de s’approcher d’eux.

-> "Comme elles sont belles, tes tentes Yaakov, tes demeures, Israël" (ma tovou ohalékha Yaakov, michkénoté'ha Israël - Balak 24,5).
Nos Sages(Sanhédrin 105b) disent que cela fait référence aux synagogues et aux baté midrach.
Peut-être cela fait-il également allusion à ce qui suit : les âmes du peuple juif proviennent des royaumes spirituels connus sous les noms de Léa et Ra'hel.
Balak et Bil'am n’avaient qu’une compréhension des dimensions extérieures de ces royaumes, là où la partie inférieure du royaume supérieur (Léa) rejoignait la partie supérieure du royaume inférieur (Ra'hel).
Bil'am comprit alors que lui et Balak n’étaient rien comparés au peuple juif, car les âmes du peuple juif proviennent des dimensions intérieures de ces royaumes.

Nous pouvons désormais comprendre ce verset comme suit :
Les "tentes" et les "demeures" font référence à Léa et Ra'hel, les épouses de Yaakov, ainsi qu’aux royaumes spirituels de "Léa" et de "Ra'hel".
Bil'am disait ceci : "Quelle force magnifique que celle du peuple juif, car il est relié à Léa et à Ra'hel, qui sont les tentes et les demeures. Il est relié aux dimensions intérieures, à la racine même et aux aspects principaux de ces royaumes. Nous, Bil'am et Balak, ne sommes reliés qu’aux aspects les plus extérieurs de ces royaumes, tandis qu’ils sont reliés aux dimensions les plus intimes des quatre mondes."

-> "Comme des cèdres près de l’eau" Balak 24,6).
Cela fait allusion aux dimensions intérieures du monde d’Atsilout, comme le dit le verset : "Comme un cèdre du Liban, il s’élèvera" (Téhilim 92,13).
Puisque le peuple juif est lié aux dimensions intérieures de tous ces mondes, comment un étranger, quelqu’un qui reste en dehors de ces mondes, pourrait-il pénétrer dans leur domaine? Cette idée est tout à fait absurde.

[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 24,3-9]

Quiconque a les yeux ouverts peut voir que le sionisme est la main d'Hachem qui délivre Son peuple ...
le sionisme est enraciné dans notre sainte religion.
[rav Avraham Kook - Maamaré haRéiya - p.482 ]

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+ Pourquoi l’état d’Israël est-il si laïc? (par le rav Kook) :

-> Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur le manque d’influence du judaïsme sur le mouvement sioniste. Cela vaut tant pour ses aspects spirituels et moraux, tels que l’éducation et la littérature, que pour ses aspects pratiques et concrets.

Nous devons admettre que la principale raison de cet échec réside dans le fait que la communauté religieuse n’a pas joué un rôle suffisamment important au sein du mouvement sioniste. Et ce, malgré le fait que certains des tout premiers sionistes étaient religieux, par exemple, le Gaon de Vilna (1720-1797) et le rabbin Tzvi Hirsch Kalischer (1795-1874), et qu’il y eut certainement des chefs religieux par la suite, lors de la création officielle du mouvement sioniste [le rabbin Shmuel Mohilever (1824-1898) et le rabbin Yaacov Reines (1839-1915)].
Quiconque a les yeux ouverts peut voir que le sionisme est la main d'Hachem qui délivre Son peuple.

Malheureusement, ce sont précisément les plus religieux qui n’ont pas ouvert les yeux. Cela les a rendus indifférents et apathiques, et ils n’ont joué qu’un rôle insignifiant dans la construction du pays et la renaissance de la nation.
Aujourd’hui, en conséquence de tout cela, il n’y a pas d’influence religieuse puissante sur le mouvement sioniste, alors qu’elle aurait naturellement dû être énorme, puisque le sionisme est enraciné dans notre sainte religion.
Loin de moi l’idée de dire que nos chefs religieux manquent de foi en général, mais malheureusement, lorsqu’il s’agit de questions de rédemption (guéoula) et de retour en Terre Sainte, dont les rabbins nous disent qu’il se fera progressivement (Yérouchalmi Béra'hot 1a), il existe un type de foi qui fait effectivement défaut chez les chefs spirituels de notre génération.

Le mouvement Mizrachi doit prendre ses responsabilités et remédier à cette faiblesse de foi, et ce faisant, raviver le grand esprit de sainteté qui n’attend que d’influencer le mouvement sioniste.
[rav Avraham Kook - Maamaré haRéiya - p.482 ]

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+ Être sioniste est-il un déshonneur pour la Torah ?

-> Quant à la critique que vous m’adresse, selon laquelle je serais devenu sioniste dans ma vieillesse, en orientant mon âme vers la voie de l’implantation du peuple juif en terre d’Israël : Mon cher ami, si tous les sionistes aimaient la terre d’Israël et aspiraient à s’y installer avec l’intention et le but sacré que j’ai à l’esprit, parce que c’est la terre d'Hachem qu’Il a choisie et chérie plus que l’univers tout entier, et parce qu’elle possède la qualité ineffable de la prophétie et de l’Esprit Saint, et pour mériter, en la parcourant, d’accéder au Olam aba (le monde à Venir), si tous les sionistes pensaient ainsi, ce serait assurément un immense honneur pour chaque gaon et tsadik (toute grande personnalité du peuple juif) d’être qualifié de sioniste.
[rav Avraham Kook - Igrot haRéiya 2, p.194 ]
[lettre adressée au rav Yaakov Dovid Wilovsky, connu sous l’acronyme Ridvaz, le 29 juin 1913]

Le désir ambitieux d’aimer toute l’humanité de la même manière que l’on aime le peuple juif doit être examiné et clarifié. La compréhension du caractère unique du peuple juif, qui engendre un amour puissant se répandant sur toute l’humanité, est la force d’Avraham Avinou. Il était le père de toute l’humanité. "Par toi, tous les peuples de la terre seront bénis" (Lé'h Lé'ha 12,3).

Cependant, l’amour de l’humanité est parfois motivé par un manque d’attachement émotionnel et de conscience du caractère unique du peuple juif. Si tel est le cas, cet amour est toxique, et toutes les actions qui en découlent sont destructrices.
[rav Avraham Kook - Orot - Israël 8,5]

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[certes on peut apprendre et aimer les autres nations, mais en préalable nous devons être épanouis dans notre judaïsme et avoir conscience de la grandeur de chaque juif, de notre Torah, ... ]

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-> J’aime tout le monde. Je ne peux m’empêcher d’aimer tous les hommes, toutes les nations. Du plus profond de mon être, je souhaite l’épanouissement de tous, la perfection de tous.
Mon amour pour Israël (tous les juifs) brûle plus intensément et est plus profond.
Mais mon désir intérieur s’étend avec la force de son amour pour tous. Je n’ai pas besoin de forcer ce sentiment d’amour. Il jaillit directement des profondeurs sacrées de la sagesse de l’âme divine.
[rav Avraham Kook - Arpelé Tohar 76]

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-> Le grand amour que nous portons à notre peuple (juif) ne doit pas nous empêcher d’en critiquer les défauts.
Cependant, même après la critique la plus libre, nous découvrons que son essence est totalement exempte de toute souillure. "Tu es toute belle, ma bien-aimée ; il n’y a aucun défaut en toi" (Shir Hashirim 4,7).
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 3:345 ]

Le 'Hafets 'Haïm enseigne que la kédoucha (sainteté) et la tsniout (pudeur) apportent bénédiction et protection au monde.
Une seule personne peut apporter protection et bénédiction à tout le peuple juif.
Le jour viendra où l’on nous montrera tout ce que nous avons (personnellement) accompli et tout ce que nous avons préservé grâce à notre vigilance en matière de Yirat Chamayim (crainte du Ciel).
[rav Elimélé'h Biderman]

Le Birkat Hamazon est précieux aux yeux d'Hachem. Lorsqu'une personne le récite avec joie, Hachem déverse Ses bénédictions avec joie et générosité.
C'est pourquoi il ne faut jamais le réciter dans la tristesse, mais toujours avec joie.
[Zohar ]

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-> Réciter le Birkat Hamazon à partir d'un sidour ou d'un livret dédié, avec une kavana sincère, est une ségoula pour voir naître des générations d'enfants et de petits-enfants qui craignent le Ciel et sont des érudits de la Torah.
[rav Shlomke de Zvhill ]

-> J'ai appris de mes maîtres ... que quiconque veille scrupuleusement à la récitation du Birkat Hamazon bénéficiera d'une subsistance honorable tout au long de sa vie.
[séfer ha'Hinoukh - mitsva 430 ]

Le monde regorge de merveilles et de miracles, mais l'homme se couvre les yeux de sa propre petite main (ex: le "moi je") et ne voit rien.
[Baal Shem Tov ]