Aux délices de la Torah

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Mourir en terre d’Israël

+ Mourir en terre d'Israël :

-> La terre d'Israël est si intimement liée à ses enfants que même au moment de la mort, la Chékhina leur procure sa protection et leur témoigne sa reconnaissance.
Le Zohar (Térouma 150b) rapporte que quiconque meurt en dehors d'Israël, meurt par l'intermédiaire de l'ange de la mort, contrairement à ceux qui meurent en terre sainte, dont le départ est accompagné d'un ange de miséricorde (Gabriel).
Moché, Aharon et Myriam, quant a eux, sont morts par le baiser direct d'Hachem.

-> Tout celui qui est enterré en terre d'Israël est considéré comme ayant été inhumé sous le mizbéa'h (l'Autel). Même un esclave cananéen qui y serait enterré, est assuré d'une part au monde futur.
[guémara Kétoubot 111a]

Transformer la tristesse en joie

+ Transformer la tristesse en joie :

"Et j'ai imploré (Vaét'hanan - וָאֶתְחַנַּן) Hachem à ce moment-là en disant" (Vaét'hanan 3,23)

-> Le séfer Imré Noam explique ainsi ce verset :
"Quand le mois de Av commence, notre joie diminue" (guémara Taanit 26b).
Cela signifie que ce sont des jours de tristesse, mais qu'une fois passés, nous commençons nos jours de joie et bannissons le chagrin. Cela se fait grâce au pouvoir de la prière, comme le montre le verset : "Tu t'es enveloppé d'un nuage, de sorte qu'aucune prière ne peut passer" (Eikha 3,44).
Cela signifie que pendant les jours de deuil, un nuage empêche nos prières de monter, mais lorsque les jours de joie commencent, le nuage se dissipe et nos prières sont acceptées.
Et ces prières transforment la tristesse en joie.
Cela se voit dans le fait que le mot "vaét'hanan", dont la guématria est à la fois celle du mot "téfila" et celle des mots "atsav sim'ha" (tristesse + joie), suggère que grâce à la prière, la tristesse peut se transformer en joie.

Ainsi, nous lisons cette paracha de Vaét'hanan après le 9 Av pour symboliser le début d’une période propice de l’année où nos prières peuvent traverser les nuages ​​de tristesse et créer une grande joie et une grande lumière.

C’est dans cet esprit qu'il explique les mots de la haftara "na’hamou na'hamou ami" (sois réconforté, sois réconforté, Ma nation). Notre réconfort réside dans le fait que les nuages ​​et l’obscurité se dissipent et que la lumière apparaît.
Les premières lettres des mots "na’hamou na’hamou ami" forment le mot "anan" (nuage), tandis que le mot "ami" peut être l’acronyme de "atsav yiyé moser, qui signifie "la tristesse deviendra lumière".
[le mot "moser" peut signifier "lumière", comme dans Kohélet 2,13 : "kitron aor min a'hoché'h" ]
De plus, la guématria des mots "na'hamou na'hamou ami" est la même que celle de : 'hochékh (ténèbres, obscurité), ce qui est une allusion au fait que notre réconfort est le bannissement des ténèbres.

"Ce sera parce que (véaya ékev) vous écouterez ces lois et que vous les garderez et les accomplirez" (Ekev 7,12)

1°/ Accomplir toutes les mitsvot évite de revenir en réincarnation :

-> Le séfer Agra déKallah écrit que ce verset suggère que chaque juif est tenu de rectifier son âme en accomplissant les 613 mitzvot.
Il existe cependant certaines mitzvot que les gens ne peuvent pas accomplir. (par exemple, quelqu'un qui vit en dehors d'Israël ne peut pas réaliser les mitsvot qui ne peuvent être accomplies qu'en terre d'Israël, et quelqu'un qui n'est pas Cohen ne peut pas accomplir les mitsvot qui sont spécifiques aux Cohanim).
Mais si l'on étudie les halakhot de ces mitsvot et si l'on attend avec impatience et aspire au jour où l'on pourra les réaliser, c'est comme si on les avait accomplies.
Cependant, si quelqu'un ignore complètement ces mitsvot, il devra revenir dans ce monde dans une réincarnation (guilgoul) jusqu'à ce qu'il les accomplisse.

Ce verset commence par le mot "véaya", qui évoque toujours la joie. Le verset dit que si quelqu'un écoute toutes les lois de Hachem en les étudiant (tichméoun ét amichpatim aélé), même s'il est incapable de les accomplir, il n'aura pas à revenir dans ce monde dans une réincarnation.
Le verset poursuit en disant qu'on peut aussi "les garder et les accomplir" (ouchmartèm vaassitèm otam), ce qui signifie qu'on peut aspirer au jour où on pourra les accomplir, ce qui est également considéré comme si on avait accompli les mitsvot.

-> Le Chlah haKadoch (Torah Chébikhtav - Vaét'hanan) écrit de manière similaire que les 613 mitsvot que Hachem nous a données complètent et perfectionnent une personne, chaque mitsva correspondant à la perfection de l'un des 248 membres et 365 tendons du corps.
Le Chlah ajoute que même si personne ne peut accomplir les 613 mitzvot, car par exemple celui qui n'est pas Cohen ne peut réaliser les mitsvot spécifiques aux Cohanim et la plupart des gens ne peuvent accomplir les mitsvot de yiboum, 'halitsa ou ma'hzir gérouchato, ... il existe néanmoins un moyen d'être considéré comme ayant accompli toutes les mitsvot.

Il explique cela à l'aide d'une machal (parabole) d'un roi qui écrit toutes les lois du pays dans une lettre qu'il envoie à tous ses citoyens. Tout le monde reçoit la lettre et fait ce qu'il peut. Certains s'engagent dans l'armée et partent faire la guerre, d'autres construisent le palais du roi, et d'autres encore collectent les impôts. Quand quelqu'un fait sa part (agissant au mieux de ses capacités selon les lois du roi), il gagne le titre de "serviteur du roi".
Puisqu'il a fait au maximum de ce qu'il peut faire, il est considéré comme s'il avait tout fait.

De même, Hachem nous dit dans Sa Torah ce qu'Il veut que nous fassions. Nous lisons la Torah et faisons tout ce que nous pouvons. Nous lisons chaque mitsva et voyons lesquelles nous pouvons accomplir, et nous faisons tout ce que nous pouvons.
De cette manière, nous sommes appelés "serviteurs de Hachem", et c'est comme si nous avions accompli toutes les mitsvot de la Torah, car Hachem sait que nous voulons vraiment les accomplir toutes, et Il nous récompense pour nos bonnes intentions comme si nous avions réellement accompli l'action [nos Sages disent qu'Hachem nous compte comme si on l'avait fait de la meilleure façon possible, avec les meilleurs intentions].

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[véaya ékev = le terme "ékev" signifie aussi "talon". Par facilité, on peut avoir tendance à négliger (à fouler du pieds) certaines mitsvot (ex: ou bien de les faire à contre cœur, sans joie) : ce n'est pas pour moi, j'aime pas, c'est d'une autre époque, ... Pourtant "véaya" (terme renvoyant toujours à la joie), nous devons considérer toute mitsva comme une chance, une occasion joyeuse pour nous et pour Hachem, ... ]

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2°/ La joie de suivre le droit chemin avant la venue du machia'h :

-> Le rav Avraham 'Haïm de Zlotchov (séfer Oré'h lé'Haïm) demande pourquoi le verset utilise les mots "véaya ékev"(ce sera parce que), plutôt que de dire simplement : "Si tu obéis à ces lois".

Il répond que le verset utilise le mot "ékev" pour faire allusion à "ikvéta d'méchi'ha", la période qui précède immédiatement l'arrivée du machia'h. A cette époque, le monde sera rempli de mensonges et les gens courront sans vergogne après des désirs vains. Nous serons incapables de protester contre les fauteurs, car ce sont eux qui occuperont les postes de dirigeants.

Si une personne suit le droit chemin même pendant cette période difficile et obéit à toutes les mitsvot de la Torah, elle sera grandement récompensée et sera très appréciée et estimée par Hachem.
C'est pourquoi le verset utilise le terme "véaya" (והיה), qui dénote toujours la joie, car une personne qui suit la Torah même à l'époque de "ékev" procure beaucoup de joie à Hachem.

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3°/ Il est plus facile d'éviter les grandes fautes que les petites :

-> Le mot "ékev" signifie littéralement "talon".
Rachi dit que ce verset parle des "mitsvot mineures que les gens piétinent avec leur talon".

-> Le Beit Aharon de Karlin dit : "Mes enfants, soyez très prudents avec les fautes mineures. Il est plus facile d'éviter les fautes majeures que les fautes mineures. Il faut se concentrer principalement sur les petits fautes."

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+ "... et Hachem, ton D., gardera l'alliance et la bonté qu'Il a promises à tes Pères (avoté'ha)" (Ekev 7,12)

4°/ La bénédiction pour l'avenir :

-> Le verset dit que si nous suivons les lois d'Hachem, nous serons protégés par l'alliance qu'Hachem a conclue avec les Avot (Patriarches). Nous pouvons nous demander : si nous obéissons à la Torah et avons nos propres mérites pour nous protéger, pourquoi avons-nous besoin du mérite des Avot?

Le Maguid de Doubno (séfer Michlé Yaakov) répond à cette question par la parabole d'un homme qui a laissé à son très jeune fils 1000 pièces d'or en héritage. Avant sa mort, le père a demandé à son ami d'élever son fils et de veiller sur sa fortune. L'ami s'est engagé à le faire. Il a accueilli le garçon chez lui et l'a élevé comme son propre enfant. Quand il a grandi, il l'a fait entrer dans son entreprise et lui a versé un salaire chaque mois. Cela a duré plusieurs années.

Un jour, le garçon a découvert que son père lui avait laissé 1000 pièces d'or. Il s'est dit : "Pourquoi dois-je travailler pour quelqu'un d'autre? Pourquoi ne puis-je pas vivre de ma propre fortune?"
Il a dit à son tuteur : "Donne-moi mon argent et je m'occuperai de moi-même à partir de maintenant!"

L'ami du père lui répondit : "Voici ton argent. Prends-le et pars si tu le souhaites. Mais je te conseille de mettre cet argent de côté pour le garder en sécurité et de ne pas l'utiliser. Si tu commences à le dépenser, tu le gaspilleras petit à petit jusqu'à ce qu'il ne te reste plus rien. Il serait dans ton intérêt de continuer à travailler pour moi et à toucher un salaire, et d'économiser ton argent pour le moment où tu en auras vraiment besoin."

Le nimchal est le suivant : les Avot (Patriarches) ont confié leurs mérites à Hachem pour qu'il les garde en sécurité. Ils ont tout mis "à la banque", afin que leurs descendants puissent les utiliser en cas de besoin. Hachem ne nous les donne pas tous en même temps, car nous les gaspillerions et nous nous retrouverions sans rien.
Au lieu de cela, Il nous dit de travailler par nous-mêmes et d'obéir à Sa Torah afin que nous gagnions notre propre "salaire" et que nous puissions conserver l'intégralité des mérites des Avot pour les générations futures.

En conséquence, le verset dit que si nous observons la Torah, Hachem "gardera la brit des Avot (véchamar Hachem ... ét abérit) et préservera leurs mérites pour l'avenir (lorsqu'on en aura véritablement besoin).

"Si l'on récite la bénédiction de Acher Yatsar avec kavana et en prononçant chaque mot, on ne tombera pas malade de toute sa vie et on n'aura pas besoin de médecins".
[séfer Séder Hayom]

[l'idée est que plus nous mettons de la kavana dans cette bénédiction, plus elle agira en ségoula pour notre bonne santé. ]

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-> Un talmid 'hakham rendit un jour visite au 'Hafetz 'Haïm et vit comment il récitait Asher Yatsar avec son doigt dans un sidour, pointant chaque mot au fur et à mesure qu'il le prononçait.

Téchouva = ouvrir le canal de la joie

+ Téchouva = ouvrir le canal de la joie :

"Lorsque la lumière de la téchouva apparaît et que le désir de bonté bat purement dans le cœur, un canal de bonheur et de joie s'ouvre, et l'âme est nourrie d'un fleuve de délices".
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 14,6 ]

-> L'utilisation de cette expression (fleuve de délices) par le rav Kook n'est pas seulement métaphorique. Dans le monde spirituel, il existe réellement un fleuve de téchouva. Il s'agit du flux constant de téchouva qui, bien qu'invisible, est toujours présent et actif. C'est notre canal vers la joie et le bonheur véritables, car c'est notre canal vers Hachem. Rien dans le monde ne peut être comparé à ses plaisirs.
[rav David Samson ]

Téchouva = le véritable héro

+ Téchouva = le véritable héro :

-> "Le plaisir de la téchouva est grand et très élevé.
La flamme brûlante de la douleur causée par la faute purifie la volonté et affine le caractère d'une personne jusqu'à une pureté exaltée et étincelante, jusqu'à ce que la grande joie de la vie de téchouva s'ouvre à elle.
La téchouva élève la personne de plus en plus haut à travers les étapes de l'amertume, de l'agrément, du chagrin et de la joie. Rien ne purge et ne purifie une personne, ne l'élève à la stature d'un véritable homme, comme le processus profond de la téchouva.
"Là où se tiennent les baalé téchouva, même les plus justes ne peuvent se tenir" (Béra'hot 34b)."
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 13,11 ]

-> "Plus un homme se plonge dans l'essence de la téchouva, plus elle y trouvera la source de l'héroïsme"
[Orot haTéchouva 12,2 ]
"Qui est un héros ? L'homme qui conquiert son mauvais penchant." (Pirké Avot 4,1)

-> Le véritable héros n'est pas le dur à cuire d'Hollywood. Ce n'est pas le président d'entreprise qui possède un jet et des yachts ...
Le véritable homme est la personne impliquée dans la téchouva. C'est la personne qui cherche toujours à s'améliorer ; la personne qui essaie toujours de se rapprocher de D-ieu. Celui qui est capable d'affronter la douleur intérieure de son âme et d'en transformer l'amertume.

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-> "La téchouva élève une personne au-dessus de toutes les bassesses du monde. Cependant, elle ne l'éloigne pas du monde. Au contraire, le baal téchouva élève la vie et le monde avec lui".
[Orot haTéchouva 12,1 ]

-> "C'est précisément après avoir été impliqué dans une téchouva vraiment pure que l'on doit retourner au monde et à la vie. En faisant cela, on remet la sainteté à sa place et on rend la Présence d'Hachem souveraine dans le monde".
[voir Orot haTéchouva 13,4 ; 13,5a ; 14,30 ]

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+ Téchouva = les héros et champions de la vie :

-> "Les forces intérieures qui nous ont conduit à la faute sont transformées.
Le désir puissant qui a brisé toutes les frontières et amené la personne à fauter, devient lui-même une grande force de vie exaltée qui agit pour apporter le bien et la bénédiction.
La grandeur de la vie qui émane de la source sainte la plus élevée plane constamment sur la téchouva et ses héros, car ils sont les champions de la vie, qui appellent à sa perfection.
Ils exigent la victoire du bien sur le mal et le retour à la vraie bonté et au joie de la vie, à la vraie liberté exaltée qui convient à l'homme qui s'élève à sa source spirituelle et à son image divine essentielle".
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 12,1 ]

=> Les véritables champions de la vie ne sont pas les stars de football, ni les stars d'Hollywood, ni même les présidents. Les véritables héros sont les baalé téchouva. Ce sont les surhommes qui combattent les forces des ténèbres afin de remplir le monde de bonté et de bénédiction ...
Les personnes à admirer sont les baalé téchouva! Nous pouvons en être également!
[rav David Samson ]

Téchouva = la vraie liberté

+ Téchouva = la vraie liberté :

"Chaque chose laide qu'une personne élimine de son âme lorsqu'elle aspire intérieurement à la lumière de la téchouva, lui fait découvrir des mondes remplis d'une illumination exaltée à l'intérieur de son âme.
Chaque faute éliminée est comme un bandeau que l'on enlève de l'œil, et c'est tout un horizon de vision qui se révèle, la lumière des étendues infinies du ciel et de la terre, et de tout ce qu'ils contiennent".
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 5,2 ]

-> Le rav Yaacov Filber (dans son commentaire sur Orot haTéchouva) souligne que ces nouveaux mondes sont révélés au moment même où une personne "aspire intérieurement à la lumière de téchouva", avant même qu'elle n'ait été en mesure d'amender ses fautes.

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-> "La volonté inébranlable de rester toujours dans les mêmes croyances pour soutenir les vanités de la faute dans laquelle une personne est tombée, que ce soit en actes ou en pensées, est une maladie causée par un esclavage oppressif qui ne permet pas à la lumière de la liberté de la téchouva de briller dans toute sa force. Car c'est la téchouva qui aspire à la liberté originelle, la vraie liberté, la liberté divine, qui est libre de toute servitude."
[Orot haTéchouva 5,5 ]

=> Les nouveaux horizons spirituels que découvre le baal téchouva lui procurent un sentiment de liberté, comme s'il s'élevait dans les airs. Cette liberté nouvelle survient lorsque les murs qui bloquaient la lumière d'Hachem ont été abattus ...
Libéré de ses ténèbres, on peut faire l'expérience d'Hachem.
[chacun de nos fautes, va créer une distanciation, un mur, une obscurité, avec notre papa Hachem, que la téchouva peut faire disparaître. ]

Téchouva = parvenir à la joie

+ Téchouva = parvenir à la joie (par le rav Kook) :

-> "Lorsque l'on oublie l'essence de notre âme, lorsque l'on détourne notre esprit de la véritable nature de notre vie intérieure, tout devient douteux et confus.
La principale téchouva, qui éclaire immédiatement l'obscurité, consiste pour une personne à revenir à elle-même, à la racine de son âme. Ensuite, elle retournera immédiatement à Hachem, à l'âme de toutes les âmes. Et elle continuera à avancer de plus en plus haut dans la sainteté et la pureté.
C'est vrai pour un individu, une nation, l'ensemble de l'humanité, et pour la perfection de toute existence."
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 15,10 ]

-> "La téchouva est fondamentalement un mouvement de retour à l'état originel, à la racine de la vie et de l'existence supérieure, dans leur intégralité, sans restriction ni constriction, dans leurs idéaux spirituels les plus élevés, tels qu'ils sont illuminés par la pure et brillante lumière surnaturelle".
[Orot haTéchouva 12,8 ]

-> "C'est seulement par la grande vérité du retour à soi que l'individu, la nation, le monde, tous les mondes et toute l'existence retourneront à leur Créateur, pour être illuminés par la lumière de la vie.
[Orot haTéchouva 4,2 ]

=> La téchouva est une dynamique de retour vers sa source première (le Divin), vers son "moi" le plus profond.

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-> "Quelle est la cause de la tristesse?
La réponse est la surabondance de mauvaises actions (avérot), de mauvais traits de caractère et de mauvaises croyances sur l'âme.
La sensibilité profonde de l'âme ressent l'amertume qu'elles provoquent, et elle recule, effrayée et attristée."
[Orot haTéchouva 14,6 ]

-> "Les fautes sont la racine de la tristesse".
[Orot haTéchouva 8,11 ]

-> "Toute tristesse provient d'une faute, et la téchouva vient éclairer l'âme et transformer la tristesse en joie.
La source de la souffrance générale dans le monde provient de la pollution morale globale de l'univers, résultant des fautes des nations et des individus, et de la faute cachée de la terre, qui a été révélée par la transgression de l'homme".
[Orot haTéchouva 14,7 ]

[le rav Kook fait référence à l'incapacité de la terre à produire des arbres dont l'écorce est comestible. Lorsque Adam a été maudit pour sa faute, la terre a été maudite avec lui. Leurs fautes ont entraîné l'exil et la souffrance dans le monde. ]

-> "Chaque faute provoque une anxiété particulière dans l'esprit, qui ne peut être effacée que par la téchouva.
Selon la profondeur de la téchouva, l'anxiété elle-même se transforme en sécurité intérieure et en courage.
La manifestation extérieure de l'anxiété causée par la transgression peut être discernée dans les lignes du visage, dans les mouvements d'une personne, dans la voix, dans le comportement et l'écriture manuscrite, dans la manière de parler et le langage, et surtout dans l'écriture, dans le développement des idées et leur présentation".
[Orot haTéchouva 8,13 ]

[la guémara (Béra'hot 60a) rapporte qu'un élève marchait avec son maître fans le marché de Jérusalem. Voyant que son élève avait de l'inquiétude, il l'a appelé un fauteur, citant le verset : "les fauteurs de Tsion on peur (autre que la crainte d'Hachem)" (Yéchayahou 33,14). ]

=> La tristesse et l'anxiété qui hantent l'humanité ne résultent pas du "traumatisme de la naissance", mais d'une séparation spirituelle beaucoup plus profonde, une séparation d'avec Hachem.

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-> "Je vois comment les fautes agissent comme une barrière contre la brillante lumière divine qui brille sur chaque âme, et elles obscurcissent et jettent de l'ombre sur l'âme."
[Orot haTéchouva 7,5 ]

=> Le remède est la téchouva, pour l'individu, la communauté et le monde entier.
Le rav Kook enseigne que pour découvrir la véritable joie intérieure, chaque personne, et toute la création, doit retourner à la source de l'existence et forger un lien vivant avec Hachem.

Tout le peuple juif profite de mon étude de la Torah

+ Tout le peuple juif profite de mon étude de la Torah :

-> Lorsqu'un juif étudie la Torah, il ne fait pas le bien uniquement pour lui-même, mais tout le peuple juif en bénéficie en même temps.
Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech Ha'Haïm) explique en détail pourquoi il en est ainsi : en plus du monde que nous connaissons, il existe des millions d'autres mondes spirituels plus élevés.
Ces mondes spirituels dépendent de l'étude et de l'observance de la Torah par le peuple juif.
Plus il y a de Torah dans ce monde, plus les mondes spirituels sont solidement soutenus.

Plus les mondes spirituels sont forts, plus la bonté d'Hachem est accordée à son peuple. La bonté d'Hachem se fait sentir à la fois matériellement et spirituellement.
Chaque heure pendant laquelle un juif étudie, la Torah apporte une aide à tout le peuple juif et empêche les tragédies et les malheurs de s'abattre sur eux.

-> Une personne qui vit avec un sentiment de responsabilité envers son peuple, qui veut faire de bonnes choses pour le peuple juif, devrait étudier autant de Torah qu'elle le peut.
Si l'on veut sincèrement aider le peuple juif, nous devons savoir que, dans tous les domaines, l'étude de la Torah est le moyen le plus sûr d'y parvenir.

-> Au milieu de l'étude de la Torah, une personne est parfois soudainement confrontée à un prétexte ou un autre qui tente d'interrompre son étude. Pour surmonter son penchant et poursuivre ses études, elle doit considérer le bénéfice qu'elle apporte à tout le peuple juif en étudiant sans interruption, en plus de son propre gain personnel.
Dans ce monde, nous n'avons aucun moyen de connaître toutes les ramifications de l'étude de la Torah, mais nous pouvons être sûrs que tout le peuple juif en profite considérablement.
Même quelques minutes supplémentaires consacrées à l'étude de la Torah peuvent aider de nombreux juifs et probablement prévenir des calamités majeures.

[rav Yaakov Ades - Ahavat Torah - chap.9 ]

Lorsqu'une personne se consacre à la Torah, les lumières spirituelles de la Torah vont implorer Hachem de l'aider à réussir dans son étude. [ce qui explique que nous pouvons réussir bien au-delà de notre potentiel]
[guémara Sanhedrin 99b + voir aussi Rachi]

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-> Nous savons qu'Hachem peut tout faire. Rien ne Lui est impossible. Lorsqu'Hachem voit un homme s'efforcer sincèrement de faire ce qu'Il attend de lui, Il le prend en pitié et lui donne les outils, [les capacités,] dont il a besoin pour accomplir Sa volonté de manière exemplaire.

-> Le 'Hazon Ich (se basant sur le Arizal) enseigne :
"La raison pour laquelle une personne ne veut pas ou ne peut pas accomplir un élément particulier du service d'Hachem découle souvent du fait que la source profonde de sa personnalité spirituelle s'identifie plus directement à certaines facettes de la volonté d'Hachem qu'à d'autres.
Néanmoins, une personne est toujours obligée de faire un effort pour servir Hachem dans ces domaines également. Le résultat de ses efforts sera qu'Hachem le récompensera en ajoutant à sa composition spirituelle des éléments supplémentaires qui lui manquaient jusqu'alors. Il découvrira alors qu'il a l'envie et les capacités d'accomplir les tâches qui ne l'attiraient pas auparavant."

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-> La guémara mentionne deux conditions pour étudier la Torah avec succès : faire des efforts (autant que nous le pouvons personnellement) et prier.
Prier Hachem pour réussir est aussi nécessaire que l'effort que l'on met dans notre étude.

Hachem écoute toutes nos prières, Il les accepte et nous donne ce que nous demandons.
De plus, la prière elle-même nous unit à notre Créateur. Elle forme un lien qui unit effectivement notre âme à Hachem, et plus une personne se sent proche d'Hachem, plus elle aura de réussite dans l'étude de la Torah.
[rav Yaakov Ades - Ahavat Torah - chap.4 & 5 ]

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-> Le 'Hazon Ich dit que tout celui s'engage entièrement dans la Torah a le potentiel de devenir l'un des leaders de la Torah de la génération. Il n'y a pas d'autres conditions pour devenir un grand dans l'étude de la Torah.
La seule exigence est d'être constamment occupé à étudier la Torah et de s'efforcer d'être un véritable serviteur d'Hachem. Tout le monde peut aspirer à cela, et cela ne dépend de personne d'autre que de soi-même, et personne ne peut nous en empêcher.
[rav Yaakov Ades]