Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Les korbanot à l’époque du machia’h

"Et voici la loi de l'offrande de festin de paix (aChélamim) ... s'il l'offre comme offrande de remerciement" (Tsav 7,11)

-> Le Midrach (Vayikra Rabba Tsav 9,7) enseigne : "Tous les Sacrifices disparaitront dans les temps futurs mais le Sacrifice Toda (de remerciement - תודה) ne disparaitra jamais".
Le Sacrifice, dans le passé, permettait d’élever "l’Assemblée d’Israël" à sa source spirituelle située dans les Mondes supérieurs. Dans les temps futurs, la Lumière divine sera dévoilée pareillement dans ce Monde matériel et dans les Mondes spirituels (il n’y aura donc plus de "distance" qui sépare "l’Inférieur", l’homme du "Supérieur", D. ).
Ainsi, le Service des Sacrifices (Korban), qui s’apparente à celui du "rapprochement" (Kirouv) de l’homme vers D., n’aura-t-il plus lieu d’être dans le 3e Temple. [Séfer Halikoutim du Tséma’h Tsédek]

Le Sacrifice Toda sera offert aux temps messianiques car :
1°/ Le péché en Israël disparu, Les juifs devront remercier Hachem d’être protégés de la faute. [Pardes Yossef]

2°/ Le Sacrifice Toda viendra comme remerciement pour les miracles et prodiges de la Délivrance finale, lorsque le peuple juif sortira des 4 situations difficiles (qui obligent l’apport de ce Korban lorsqu’on échappe à l’une d’entre elles) [voir Rachi sur Tsav (7,12)] :
- la prison = l’Exil, par ses contraintes et ses souffrances, est comparé à une prison ;
- la traversée de la mer = allusion aux "eaux nombreuses» des soucis de la parnassa causés par l’exil ;
- la traversée du désert = symbole du danger et de l’hostilité que constituent les terres d’exil) ;
- et la maladie = les souffrances physiques et spirituelles du peuple juif en exil.
Par ailleurs, le Sacrifice Toda exprimera la reconnaissance (hodaa) et l’annulation devant Hachem qui prévaudront à l’époque messianique. [Likouté Si’hot]

La plupart des Sacrifices étaient apportés pour réparer la faute, y compris celui appelé Ola (Holocauste - עולה) que l’on apportait pour expier la "pensée du coeur" (pour la faute). Ainsi, puisque les juifs, dans les temps futurs, ne fauteront plus même par la pensée, les seuls Sacrifices qu’ils apporteront, seront les Sacrifices de Toda et de Chlamim (sacrifices de "Paix"), afin de remercier Hachem pour tout le bonheur qu’Il leur procurera.
Les Sacrifices individuels seront annulés dans le futur, car ils viennent réparer la faute. Ils n’auront donc plus de raison d’être lorsque le péché aura disparu d’Israël.
Aussi, seuls les Sacrifices "quotidiens et supplémentaires (Témidine et Moussafine)" (ces derniers étaient offerts, en plus des 2 Sacrifices "quotidiens", les jours de Shabbath, de Roch ’Hodech et de fêtes). [Yafé Toar]
C’est ainsi que nous pouvons comprendre les paroles du Rambam (Michné Thora Lois des Rois 11,1) : "Le roi machia’h se lèvera dans le futur, et rétablira la royauté de David ... on restaurera les Lois, à son époque, comme on les appliquait auparavant, on offrira des Sacrifices"
Le culte des Sacrifices aura alors la même signification que celui accompli par Adam harichone dans le Gan Eden avant la faute. [midrach Béréchit Rabba 16,5]

=> Comment expliquer que les Sacrifices liés à la faute (comme le Sacrifice de ‘Hatat – expiatoire – ou le Sacrifice de Acham – de culpabilité) disparaîtront à l’époque messianique alors qu’ils font partie intégrante des 613 mitsvot de la Torah qui se veut immuable?

On peut apporter 2 réponses :
1°/ Les non-juifs qui viendront se convertir d’eux-mêmes (en raison de la suspension des conversions après la venue du machia’h) apporteront les Sacrifices qu’apportaient les Juifs à l’époque du Michkan et des premiers Temples (incluant ceux liés à la faute).

2°/ Bien que l’accomplissement des Commandements relatifs aux "Korbanot" se fera principalement par l’étude la Torah dans les temps messianiques [car "étudier le passage de la Torah relatif au Sacrifice équivaut à offrir le dit Sacrifice" - voir guémara Ména’hot 110a], il n’empêche que de nombreux juifs apporteront des Sacrifices de ‘Hatat et de Acham pour expier leurs fautes commises durant l’Exil, à l’instar de Rabbi Elicha Ben Ichmaël [voir guémara Shabbat 12b] qui écrivit dans son carnet qu’il apporterait un Sacrifice de ‘Hatat bien gras, quand le Temple sera reconstruit, pour expier sa faute commise par inadvertance [Bien que d’après Rava (voir guémara Ména’hot 110a), l’étude de la Thora soit équivalente au "‘Hatat" lui-même, Rabbi Elicha Ben Ichmaël voulut fait preuve de zèle en s’engageant à apporter un véritable Sacrifice animal. [Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada]

[d'après le feuillet de la communauté Sarcelles - Tsav 5782]

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-> b'h, voir également sur ce verset : https://todahm.com/2020/03/24/13108-2

"Puisque vous n'avez pas eu confiance en Moi pour Me sanctifier aux yeux du peuple" ('Houkat 20,12)

-> Moché a reçu l'ordre de parler au rocher pour qu'll fasse sortir de l'eau. Sous le coup de l'emportement, il frappa le rocher au lieu de lui parler ; Hachem lui reprocha d'avoir manqué une occasion de sanctifier Son Nom.
Seulement, on peut s'interroger. Le peuple s'était déjà rendu compte à maintes occasions de la Grandeur d'Hacher et ils étaient bien convaincus que tous les miracles qu'ils ont vécus depuis 40 ans viennent d'Hachem. Ainsi, il est clair que quand l'eau sortit, le peuple avait évidemment compris que ce miracle venait d'Hachem.
=> En quoi le fait d'avoir frappé le rocher a-t-il donc représenté un manque de sanctification du Nom d'Hachem? En effet, tout le peuple avait bien-sûr compris que ce miracle venait d'Hachem.

Cependant cette conscience-là leur venait de leur perception intellectuelle. Seulement, au niveau du ressenti du corps, leurs yeux ont vu que Moché frappa le rocher et l'eau sortit. Cela laissa une trace au niveau de la sensibilité du corps que c'est le geste de Moché qui a entrainé que l'eau est sortie.
En effet, le corps est impressionné par ce qu'il perçoit par ses sens, même si cela s'oppose à ce qu'il perçoit par son esprit de façon évidente. Contrairement à l'intellect, le ressenti du corps n'est pas raisonné. Si le corps perçoit par ses sens une situation qui va à l'encontre de ses croyances, il en viendra à ressentir des sensations qui s'opposeront à ses convictions profondes.
C'est pourquoi, quand le peuple vit Moché frapper le rocher, leur corps reçut l'impression que c'est Moché qui a fait sortir l'eau. Et même s'ils savaient de façon claire par leur esprit que c'est Hachem qui a réalisé ce miracle, malgré tout le corps capta une impression qui eut la force d'atténuer leur foi, ce qui a manqué de sanctifier le Nom Divin.

=> On apprend de là qu'il n'est pas suffisant de s'appuyer et de compter sur ses convictions. Le comportement, ainsi que ce que l'on perçoit, que l'on voit, entend, ... doivent aussi aller dans le sens de ses croyances, car sinon malgré soi, le corps recevra un impact émotionnel qui affaiblira ses convictions. Il faut se garder de tomber dans le piège de dire : "J'ai la foi dans le cœur, c'est l'essentiel, même si je ne suis pas pratiquant", car les actes ont bien la force de marquer le ressenti, bien plus que ce que l'esprit comprend et croit intellectuellement.
[rav Mikaël Mouyal]

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[naturellement nous sommes influencés par l'environnement dans lequel nous vivons, et en ce sens nous avons une vision des événements qui est celle de la société, et non d'après la Torah. Ainsi, nous devons travailler notre vision des choses, et autant que possible y voir Hachem derrière, avec de la gratitude, de la confiance, ...
En effet, il ne suffit pas d'intellectualiser de belles leçons sur la Présence d'Hachem (émouna, ...), mais il faut également le voir, le vivre, ... Chaque petit acte, témoigne de Sa présence totale et permanente, et nous renforce, nous attache, petit à petit avec Hachem.
C'est la seule façon de vivre concrètement juif, car même avec les plus belles pensées dans notre tête cela ne restera que potentiel, que intellectualité, que théorique, et non ressenti dans les profondeurs de notre être. ]

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+ L'importance de l'exemplarité :

Moché frappa le rocher au lieu de lui parler. L’eau coula, mais D. dit à Moché que pour cette erreur, ni lui, ni Aharon n’entreraient en Israël, chamboulant ainsi tout le programme original qui devait mener au dévoilement du Machia’h.
=> Quelle fut donc la faute de Moché pour mériter une punition si grave?

-> Le Beit Yossef (rabbi Yossef Karo reçut, pendant une longue période, le dévoilement d’un ange (le Maguid) qui lui révéla les secrets de la Torah. Ceux-ci furent compilés dans le livre Maguid Mécharim.
Dans un passage se rapportant à notre paracha ('Houkat), le Maguid explique que le nombre impressionnant d’avis et d’opinions expliquant précisément la faute de Moché, prouve que l’accusation fut très pointilleuse. La faute était donc très minime mais Hachem fit preuve d’une grande intransigeance.

-> Le Ramban (v.20,8) explique que les Bné Israël levaient en permanence leurs yeux vers Moché pour apprendre de chacune de ses actions. Lorsqu’ils réclamèrent de l’eau, Moché s’énerva contre eux en les traitant de rebelles. Non seulement cela n’avait pas lieu d’être, mais encore, de par son rang de Chef du peuple juif, relevait de la profanation du Nom de D.
C’est ainsi que les Bné Israël apprirent que la colère n’était finalement pas si grave. Ce qui est bien sûr tout le contraire de la vérité puisque nos Sages enseignent que "celui qui se met en colère est considéré comme s’il servait une idolâtrie" (voir guémara Shabbath 105b).
Ainsi, celui qui sert d’exemple à d’autres doit-il donc s’efforcer de vérifier chaque parole ou chaque mouvement avant de s’exprimer.

-> Ceci est évidemment valable pour les les personnes influentes comme les dirigeants
communautaires ou les enseignants, mais s’applique aussi à chaque parent, qui sert de boussole et de repère à leurs enfants.
[en réalité, cela s'applique également à nous tous, car fréquemment autrui nous regarde pour prendre exemple (ex: si je parle à la synagogue, alors autrui peut se dire si lui parle alors pourquoi pas moi, c'est que c'est autorisé, justifié! Et inversement, si je viens à l'heure aux prières quotidienne/à une cours de Torah, autrui peut se dire si lui qui a mon âge (voir moins) vient à l'heure, alors pourquoi pas moi? )
Nous ne vivons pas dans un monde isolé, mais au contraire chacun de nos actes, paroles, sourire, ... influence autrui, et dans le monde à Venir nous verrons les répercutions que cela a pu avoir (décuplé par des effets domino!).]

[Mais poursuivons dans le cas des parents avec leurs enfants : ]
"L’exemple modèle" est la meilleure façon de transmettre à ses enfants l’éducation et les valeurs chères à nos yeux. Mais il y a un second côté à la pièce : les mauvaises actions et mauvais comportements sont aussi scrutés et assimilés par nos enfants. [quasiment rien n'échappe aux yeux de nos enfants, qui l'utiliseront pour se construire en bien ou mal ]
On raconte qu’un père alla prier avec son enfant chez le ‘Hazon Ich. L’enfant dérangea le cours de la prière et le père le réprimanda sèchement par une colère appuyée.
En terminant, le Rav appela le père et lui confia: "Tu as donné deux enseignements à ton fils qui le suivront toute sa vie : qu’il est interdit de parler pendant la prière, et qu’il est permis de s’énerver. J’ai un doute s’il a assimilé le premier, mais le second l’accompagnera longtemps!"

"Ce sera quand il fautera et sera coupable" (Vayikra 5,23)

-> Nos Sages disent que le terme : "véaya" (ce sera - והיה), est un mot qui implique de la joie.
[d'ailleurs, les lettres permettent de former le Nom d’Hachem (יהוה)]
=> Mais en quoi est-ce joyeux qu'un homme faute?

-> En fait, la joie s'exprime dans le fait qu'un homme qui a fauté en prenne conscience et reconnaisse sa faute. Car c'est seulement ainsi qu'on peut se repentir et corriger sa faute. Mais le déni du péché éloigne l'homme de sa réparation.
C'est une grande joie pour un homme d'être capable d'avouer ses tords et de pouvoir reconnaître ses erreurs.
[Divré Chalom]

Téchouva : joug Divin + Torah

+ Téchouva : prendre sur soi le joug Divin + étudier la Torah

-> "Si tu achètes un esclave hébreu, il restera 6 années esclave et à la 7e il sera remis en liberté sans rançon" (Michpatim 21,2)

-> Le Ben Ich 'Haï explique :
Ce v verset vient nous enseigner une chose sur le baal Téchouva, le fauteur qui a abandonné la faute et est revenu vers son Créateur.
Tout d’abord, le fauteur est appelé esclave, car il se fait l’esclave du Yétser Hara’ (le mauvais penchant), ensuite, celui qui vient le sauver du mal et le rapprocher d’Hachem le "rachète", il l’acquiert réellement. Seulement pour être quitte envers Hachem il ne suffit pas d’abandonner la faute, il y a un prix à payer. Pour s’en acquitter il faut travailler 6 ans, "chéch chanim" en hébreu (שֵׁשׁ שָׁנִים), lis le "chéch chnaïm", le double six.
Ce sont les 2 verset de "Shéma Israel" et de "Barou'h Chem" = c’est-à-dire que le baal Téchouva doit redoubler d’efforts pour prendre sur lui le joug divin grâce à ces 2 versets de 6 mots qui sont reconnus pour repousser les forces du mal auxquelles il a déjà été assujetti.

"Puis la septième année il sortira" = c’est l’étude de la Torah, comme il est dit : "La Sagesse s’est bâti une maison, elle en a sculpté les 7 colonnes" (Michlé 9,1).
Les 7 colonnes sont les 7 livres de la Torah (les cinq qu’on connait, plus dans le livre de Bamidbar, la Paracha de Vayéhi Binsoa, qui compte pour un livre à part ainsi que la fin du livre qui devient aussi un livre à part entière).
Grâce à l’étude de la Torah, le baal Téchouva finira de s’acquitter de sa dette due aux fautes passées et : "il sera remis en liberté sans rançon" = il n’aura pas à payer pour ses fautes avec des souffrances et des punitions.

"Haman raconta à sa femme Zérech et à ses amis tout ce qui lui était advenu ; et ses sages et sa femme Zérech lui dirent : "S’il est de la race des juifs, ce Morde'haï devant qui tu as commencé à tomber, tu ne pourras l’emporter sur lui ; au contraire, tu t’écrouleras entièrement" (Méguilat Esther 6,13)

-> Le Ben Ich 'Haï (Adéret Eliyahou - Michpatim) explique :
[ le calendrier juif est lunaire, il contient 354 jours. Le calendrier solaire contient 365 jours. La Torah a appelé Pessa’h la fête du printemps, on apprend de là qu’il faut rajouter un mois de temps en temps (7 fois tous les 19 ans) pour rééquilibrer la position des mois lunaires avec les mois solaires. On appelle ça une année Méoubéret (enceinte) car on lui rajoute un 2e mois de Adar, ce processus s’appelle le Ibour (grossesse) de l’année. Avant l’exil, on fixait le Ibour durant le 1er mois d’Adar, maintenant le calendrier est fixé jusqu’à la venue de Machia’h]

La guémara (Sanhédrin 12b) dit : On ne fait de Ibour que sur le mois de Adar. C’est-à-dire que si on a besoin de rajouter un mois à une année pour ne pas se laisser distancer par le calendrier lunaire, on le fera uniquement à la fin du mois de Adar, avant le mois de Nissan en rajoutant un 2e mois de Adar, et pas un autre mois à un autre moment.
Une des raisons est que ce mois de Adar est propice à la guéoula, comme on l’a vu avec l’histoire de Pourim. C’est pour ça que c’est le mois de prédilection si on a un jugement avec des non-juifs (goyim), car ce mois le Mazal d’Israel se renforce. Cependant la guéoula de Pourim dépendait de la Téchouva des Bné Israel, comme toute guéoula de toute souffrance passée ou présente.
=> Donc, si ce mois est si important pour que grâce à notre Téchouva durant ce mois nous méritions la guéoula, dans le cas ou nous avons besoin de dédoubler un mois du calendrier, autant que ce soit celui-là, afin d’obtenir une 2e chance de faire Téchouva comme il faut, et par là d’obtenir la guéoula.

"Alors ‘Harbona, un des eunuques, dit devant le roi : "Ne voilà-t-il pas que la potence, préparée par Haman pour Morde'haï, qui a parlé pour le salut du roi, se dresse dans la maison d’Haman, haute de cinquante coudées! Qu’on l’y pende!" s’écria le roi" (Méguilat Esther 7,9)

-> Le Ben Ich 'Haï commente :
Dans le "Targoum Chéni" est amené un calcul et l’ordre précis de Haman et de ses fils sur la potence. Il en ressort que Haman était encore sur la potence quand on a pendu ses fils. Or Haman a été pendu le 16 Nissan et ses fils le 14 Adar suivant soit 11 mois plus tard.
=> Pourquoi le corps de Haman est resté si longtemps exposé à la potence?

La raison est que les premières lettres avec le décret d’extermination sont sorties avec le tampon royal et authentifiées, elles ont été diffusée dans tout le royaume. Quand les 2e lettres sont parties, avec le contre-ordre, les gens se sont permis de douter que le tampon royal et l’authentification était une imposture de Morde'haï et ne reflétaient pas la volonté du roi A’hachvérosh. Il fut donc décidé de laisser Haman pendu jusqu’au 13 Adar, jour de l’extermination prévue pour que tout le monde sache que les premières lettres étaient nulles et non avenues.
Et enfin le 14 Adar ses fils l’ont rejoint et la victoire fut totale.

"Le Etrog ressemble à un coeur, qui est le siège de l'intelligence afin d'évoquer que l'on doit servir son Créateur avec son intelligence.
Le Loulav ressemble à la colonne vertébrale qui donne sa tenue à tout le corps, afin d'évoquer que l'on doit diriger son corps entier vers le Service d'Hachem.
Le Hadass (la myrte) ressemble à des yeux, pour faire allusion à l'interdit de se laisser égarer par ses yeux (même) au temps de la joie.
La Arava (les branches de saule) ressemble aux lèvres par lesquelles l'homme achève la parole afin d'évoquer que l'on doit mettre un frein à sa bouche et que l'on doit savoir diriger ses paroles (à bon escient) et craindre Hachem même au temps de l'allégresse."
[Séfer ha'Hinoukh - mitsva 324]

Lorsque tu t'aperçois que l'humilité s'est répandue dans le monde, attends-toi à la venue du machia'h.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - anava]

-> Le Ménorat haMaor ajoute qu'alors, les humbles seront salués comme les vrais héros de l'humanité, car il est écrit : "lorsqu'Hachem accordera Sa faveur à Sa nation, Il glorifiera les humbles au temps du salut" (Téhilim 149,4).

-> Pour le Michkan : "Tous, hommes et femmes, ce que le cœur portait à offrir pour les divers travaux que Hachem avait prescrits par l'organe de Moché, les Bné Israël en firent l’hommage spontané à Hachem" (Vayakel 35,29)

-> Pour le Veau d'or : "tout le peuple qui se dépouilla" (Ki Tissa 32,3)

=> Comment comprendre que pour le Michkan seuls ceux qui y "étaient portés par leur cœur" offrirent leurs dons, mais pour le Veau d'or c'était "tout le peuple qui se dépouilla"?

-> Le rav Yonathan Eibschutz donne l’explication suivante :
Lorsque Moché appela les Bné Israël à apporter des offrandes pour la construction du Michkan, même le Erev Rav voulut contribuer en amenant des offrandes afin d'avoir aussi une part dans sa construction. Mais les Bné Israël s'y opposèrent : "Ceux qui nous ont fait fauter au Veau d'Or n'auront pas de part dans la construction du Michkan".
Cependant le Erev Rav attendait son tour, chacun avec son or, son argent, son cuivre. Les Bné Israël manifestèrent leur mécontentement.
Un délicat s’éleva alors : pouvions-nous "perdre" le Michkan de tous les dons du Erev Rav, sous prétexte que les Bné Israël ne voulaient pas qu'ils participent? Beaucoup d'or et tous les autres matériaux allaient être perdus!
Les Bné Israël décidèrent, malgré tout que le Erev Rav ne donnerait rien. Ils combleraient eux-mêmes la perte.
Ils firent donc l'inventaire de tout ce que le Erev Rav avait l'intention de donner : la quantité d'or, d'argent, ... et ils les renvoyèrent chez eux.
Et chaque Bné Israël apporta de ses propres biens afin de compenser la perte.
C'est ce que signifie le verset : "Tous hommes et femmes" : c'est le Erev Rav!

-> Le 'Hida nous livre l'enseignement suivant : Lorsque la quête pour la construction du Michkan eut lieu, il n'y eut pas une seule personne qui regretta d'avoir donné, même lorsque certains offrirent plus que d'autres.
C'est ce que signifie le verset : "Tous, hommes et femmes, ce que le cour portait à offrir" = depuis leur première intention de donner jusqu'au moment où ils apportèrent leur don, tout se fit avec un zèle et dévotion parfaite.
Personne ne changea d'avis, ni ne regretta entre temps!
[lorsque les juifs ont pu donner au Veau d'or cela n'était pas de tout cœur. En effet, c'est seulement pour une mitsva qu'un juif peut donner entièrement car tout juif a une intériorité qui restera toujours pure, sainte.
En ce sens on célèbre la réalisation de mitsvot, mais jamais il n'y aura de célébration pour avoir fait une faute.]

-> Le Alchikh haKadoch explique la chose de cette façon : Tous les juifs de la génération du désert se disaient: "Si j’en avais eu les moyens, j’aurais tout offert tout seul! Seulement, je n’en ai malheureusement pas les moyens! J’ai déjà apporté le maximum".
Or, lorsqu’un homme a des bonnes pensées de cette sorte, Hachem lui compte comme s’il avait réellement accompli l’acte!
C’est ce à quoi le verset fait allusion : Tous, hommes et femmes, ce que le cœur portait à offrir (la totalité) ... les Bné Israël en firent l'hommage spontané à l'Eternel (qu'Il considéra comme effectif)" = c'est comme s'ils avaient chacun tout apporté!
[lorsque l'on désir vraiment donner l'infini à Hachem, alors Il considère comme si l'on avait donné l'infini. Ainsi, quoique les Bné Israël aient pu donner pour le Veau cela reste insignifiant en comparaison.
(bien que donnant extérieurement l'intériorité pure du juif ne le voulait pas vraiment, et donc ils n'aspiraient pas à cela à 100%)]

Shabbath Para

+ Shabbath Para : la purification par la vache rousse s’accomplit à notre époque par la lecture de la Paracha Para

-> Le Shabbat Para nous lisons dans la Torah, la paracha de la purification par la vache rousse ('Houkat 19,1-22).
Cette lecture possède à elle-seule le pouvoir de susciter en nous un esprit de pureté, comme cela est suggéré par l’enseignement du Talmud Yérouchalmi (Méguila 3,5) rapporté également dans Rachi (sur la guémara Méguila 29a) : "Il aurait convenu de faire précéder la lecture de la paracha ha'Hodèch sur celle de la paracha Para puisque le premier du mois de Nissan, le Sanctuaire fut érigé (ce qui est l'objet de paracha ha'Hodèch) et que c'est seulement le deux de ce mois que la vache rousse fut brûlée. Dès lors, pourquoi lit-on d'abord la Paracha de la vache rousse?
Car elle constitue la purification du peuple d'Israël".
[Les mots "elle constitue la purification" suggèrent a priori que la lecture elle-même opère cette purification et pas seulement l’accomplissement de cette mitsva en pratique]

-> Le Avodat Israël apporte à cela l’explication suivante :
"A notre époque où le Temple n'existe pas, ce sont les paroles de notre bouche qui sont agréées par Hachem, comme si nous avions accompli et offert les sacrifices. Il en est de même pour l'aspersion avec les eaux de la vache rousse (le premier et le septième jour de la purification). En lisant tout au moins la paracha correspondante, nous nous purifions spirituellement en l'honneur de la fête qui s'annonce (Pessa'h). C'est ce qui figure en allusion dans les versets de cette paracha ('Houkat 19,1-2) : "Hachem parla à Moché et à Aharon ... Voici la loi qu’Hachem a ordonné de dire aux Bné Israël", sous-entendant ainsi que viendra une époque où il suffira de dire cette paracha, lorsque le Temple ne sera plus là, et la lecture même de cette paracha prendra la place de l'aspersion proprement
dite".

-> Le Beit Aharon affirme :
"Il faut être convaincu, que de même que l'on était purifié par la cendre de la vache rousse afin de pouvoir apporter le sacrifice de Pessa'h, aujourd'hui également, la lecture de la parachat Para purifie chacun d'entre nous ... suivant son niveau de sainteté".

-> Le Sfat Emet affirme pour sa part :
"A notre époque, cette période est propice à la pureté, du fait qu’au temps du Temple, les Bné Israël s’occupaient de leur purification en vue du sacrifice pascal. C’est pourquoi le temps demande son dû et contribue à la pureté du cœur même à présent".

-> Le Aroukh haChoul’han (685,7) fait remarquer qu’il est écrit dans la parachat Para, à 2 reprises (verset 10 et verset 21), l’expression "lé 'houkat olam", une loi éternelle.
Il explique ainsi que l’une fait référence aux premières générations, juste après la destruction du Temple leur prédit que, même à cette époque, il serait possible de se purifier avec les cendres de la vache rousse, comme cela est rapporté dans la guémara (Nida 6b) : "Les talmidé ‘'hakhamim se purifiaient en Galilée, selon tous les détails des lois de purification".
La 2e occurrence fait référence à l’annonce que même dans nos générations d’aujourd’hui, nous sommes en mesure d’obtenir cette purification grâce à la lecture de la paracha Para. Cela constitue ainsi une source de l’opinion selon laquelle cette lecture est une mitsva de la Torah (au même titre que la parachat Zakhor) et la purification s’effectue au moment de la lecture.
De fait, la fonction essentielle de la lecture de paracha Para est de purifier le cœur de ses fautes.

-> Rabbi Tsadok haCohen de Lublin apporte la preuve suivante : on sait qu’après chaque lecture de la Torah, on lit dans les Prophètes une Haftarah en relation avec cette lecture.
D’après cela, il aurait convenu de lire un passage des Prophètes ayant trait à la purification de l’impureté due à un mort qui est décrite dans la paracha Para. Or, on s’aperçoit que la Haftarah ne fait aucune mention de ce sujet mais seulement de la purification des fautes, comme il est écrit : "Je vous aspergerai d’eau pure et vous serez purifiés de toutes vos impuretés, et de toutes vos abominations, Je vous purifierai. Et Je vous donnerai un cœur nouveau, et c’est un esprit nouveau que Je placerai en vous. J’enlèverai de vos chairs le cœur de pierre et Je vous donnerai un cœur de chair" (Yé'hezkiel 36,25-26).
Cela montre bien que l’intention de la Torah est de purifier l’homme de la faute de l’arbre de la connaissance qui a amené l’impureté sur Adam le premier homme. Car c’est à cause de cette faute que la mort fut décrétée sur le monde.
Il en ressort finalement que ce Shabbat, il est possible de réparer la racine de toutes les fautes, comme l’affirme rabbi Tsadok Hacohen (Pri Its’hak Para 1) : "La lecture de paracha Para parvient à purifier l’impureté qui se trouve dans le cœur de l’insensé".

-> Le ‘Hatam Sofer (dans ses Drachotes 33b) lui aussi rapporte que la purification de la vache rousse concerne l’impureté due aux fautes.
Il écrit : "C’est la raison pour laquelle, celle-ci s’effectue grâce aux cendres de la vache rousse, pour suggérer que l’homme doit revenir vers Hachem en se considérant comme de la poussière et de la cendre. Grâce à un tel repentir fondé sur la soumission et l’humilité, on accède à la pureté. Et si en outre, l’homme verse alors des larmes d’un cœur contrit, celles-ci sont considérées comme l’aspersion des eaux pures.
Tout cela confirme bien que la purification de la vache rousse est encore d’actualité même après la destruction du Temple".

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-> En général, l’obligation de lire la Torah à la synagogue est d’origine rabbinique.
Cependant, certains commentateurs soutiennent que la paracha de la Vache rouge (parachat para) est d’origine biblique (Shoulchan Aroukh 685:7). Pourquoi cela?

Le rav Aharon Leib Steinman a expliqué que nous devons toujours être prêts pour l’arrivée du machia'h. Lorsque cela se produira, nous serons nous aussi tenus de nous purifier afin d’apporter l’offrande de Pessa'h. Nous devons donc lire la paracha Para, qui fournit les informations concernant la manière de se purifier de l'impureté.

Le rav Steinman fait remarquer que si le machia'h venait alors que, pour une raison quelconque, nous n’avions pas été purifiés, nous apporterions quand même l’offrande de Pessa'h. En effet, il existe une indulgence particulière selon laquelle, lorsque la plupart du peuple juif est impure, il est autorisé à apporter l’offrande de Pessa'h malgré son statut d'impur (toum'a outra bétsibour).
Malgré cela, nous sommes tenus de lire la paracha Para, car il est possible que le machia'h révèle l’endroit où sont cachées les cendres de la vache rousse, nous donnant ainsi la possibilité de nous purifier. Dans ce cas, la dérogation susmentionnée ne s’appliquerait pas, et nous serions tenus de nous purifier avant d’apporter l’offrande de Pessa'h.

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-> b'h, voir la partie sur la paracha para : https://todahm.com/2015/03/12/41796

 

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+ Le lien entre la Torah et Para Adouma :

-> Les séfarim Hakédochim se demandent pourquoi la portion de la Para Adouma (vache rousse) commence par le verset qui dit qu'il s'agit de la 'houkat haTorah, comme s'il s'agissait de la seule loi de la Torah. Pourquoi ne dit-on pas simplement qu'il s'agit de la 'houkat haPara ?

Le rabbi de Kobrin (séfer Imrot Moché) explique que la Torah tout entière est comparable à la Para Adouma.
On constate qu’une Para Adouma purifie les personnes impures (tamé), mais rend également impures celles qui étaient pures (tahor). Il explique également que la Torah agit de la même manière.

Si quelqu’un est "tamé ", c’est-à-dire qu’il étudie la Torah «"chélo lichma", à des fins impures, ou s’il est impur au sens où il est à un niveau de spiritualité bas, malgré tout, s’il étudie la Torah, il sera purifié.
La Torah qu’il étudie le sortira de son impureté et le rendra pur.

Cependant, la Torah peut aussi "rendre purs les personnes impures". Si quelqu'un possède un haut niveau de spiritualité mais étudie la Torah "chélo lichma", avec de mauvaises intentions, cette Torah le rendra impur.
C'est ce que disent les Sages (guémara Taanit 7a) : "Si quelqu'un étudie la Torah 'chélo lichma', c'est un remède qui lui donne la vie. Mais si quelqu'un étudie la Torah «'chélo lichma', cela devient pour lui un poison mortel".