Aux délices de la Torah

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"Et pourtant, même alors, quand ils se trouveront relégués dans le pays de leurs ennemis, Je ne les aurai pas dédaignés" (Béhar 26,44)

-> Rabbi Elazar a interprété ainsi l’expression : "Et pourtant, même alors" :
Israël est le plus heureux des peuples!
En effet, même s’ils ont irrité leur Créateur, D. ne délaisse pas les juifs. Où qu’ils aillent en exil, Il les accompagne.
Tel est le sens du verset : "Et pourtant, même alors, quand ils se trouveront relégués dans le pays de leurs ennemis, Je ne les aurai pas dédaignés".

Rabbi Abba a déclaré : Vois combien est grand l’amour de D. pour les juifs. Bien qu’Il ait été contraint de les disperser parmi les nations, la présence Divine ne s’est jamais éloignée d’eux et ne les quittera jamais.
On ne peut pas dire qu’ils sont seuls en exil, car "même Elle" les accompagne.
[Zohar - Haazinou 297b]

"Le nom d'Hachem est une tour fortifiée, le juste y courra et sera hors d’atteinte" (roi Chlomo - Michlé 18,10)

-> L’explication de ce verset est que celui qui met sa confiance en Hachem est comme une homme qui se trouve dans une tour fortifiée et qui s’y installe en toute sécurité, sans craindre personne, ainsi qu’il est écrit : "Hachem est pour moi, je ne craindrai pas, qu’est-ce qu’un homme peut me faire?" (Téhilim 118,6).
Le juste y courra et sera hors d’atteinte des soucis.
[Rabbénou Bé'hayé - paracha Pin'has]

"La terre aura une année de repos" (Béhar 25,4)

-> Le 'Hatam Sofer (Séfer haZikaron - discours veille de Kippour), enseigne que le mot chemita (שמיטה) a une valeur numérique de 364, pour nous enseigner que celui qui pratique la chemita a pendant toute l’année un statut de Yom Kippour, qui s’appelle chabbaton.
En effet, nos Sages (guémara Yoma 20a) disent que pendant 364 jours de l’année le Satan a la permission d’accuser, alors qu’à Yom Kippour il n’a pas cette permission.
=> Par conséquent cet homme qui observe la 7e année est à un niveau très élevé, car le Satan n’a pas le droit de l’accuser pendant toute l’année.
L’année entière constitue pour lui une sorte de Yom Kippour qui s’appelle chabbaton.

"Lorsque Hachem révélera sa Présence Divine à Israël, Il ne la révélera pas tout entière en une fois. En effet, s'Il révélait toute Sa bonté en une fois, tous mourraient, car ils ne pourraient soutenir une si intense manifestation de bien.
Il ne se révélera que peu à peu."
[midrach Tan'houma Dévarim 1]

Les personnes compatissantes, bienveillantes et généreuses n'auront pas besoin d'être purifiées [fût-ce] dans de l'eau tiède [d'en passer par de rudes épreuves] pour s'acquitter des douleurs [de la venue] du machia'h.
Ceux qui sont entièrement corrompus auront besoin d'être purifiés par de l'eau bouillante.
[Zohar III,153a]

La terre d'Israël est tellement sainte que seule la sainteté d'Hachem la surpasse.
[Tsror haMor - Matot]

=> Erets Israël constitue le degré de sainteté qui suit immédiatement D.

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-> Les pays des nations sont impurs, tout comme leur sol et même leur air.
Il n'est pas de lieu qui mérite d'être appelé "pur" en dehors de la terre sainte.
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Tsav 6,4]

-> La terre d'Israël possède de grandes qualités et celui qui en possède une parcelle est considéré comme possédant une part dans le monde futur.
[Ibn Ezra - Vayichla'h 33,18-19]

[nos Sages disent qu'en héritant du pays d'Israël, les juifs sont devenus dignes du monde futur.]

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-> Lorsque le Baal haTanya évoque au rabbi de Berditchev (dans une lettre écrite en 1799) sa libération de la forteresse de Pétersbourg, il écrit : "Tout ceci fut l'œuvre de D., qui n'a permit à ces événements de se produire qu'au titre du mérite de la terre sainte et de ceux qui y demeurent."

Le rav Yissa'har Teichtal (Em haBanim Sémé'ha) rapporte ces propos, et en tire que lorsqu'un juif se trouve dans la détresse, il peut en être délivré et protégé par le mérite de la terre d'Israël et de ses habitants.
En effet, le mérite de la terre d'Israël surpasse tous les autres mérites, même celui de nos Patriarches. Et quand bien même ils ne seraient pas en mesure de nous venir en aide, le mérite de la terre d'Israël nous protège toujours et nous apporte la délivrance lors de nos périodes tourmentées.

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-> Le 'Hatam Sofer (intro à ses drachot - sur Vaét'hanan 6,3) fait un commentaire merveilleux :
"La [simple] mention [du nom : "(érets) Israël" (la terre d'Israël)] présente une merveilleuse vertu (ségoula) d'inspirer la sainteté au cœur de celui qui l'entend ...
Hachem a fait mention d'érets Israël chaque fois qu'Il désirait nous inspirer un regain de sainteté."

[ex: lorsque l'on dit à quelqu'un : "je vais en Israël", par le fait d'avoir mentionné "Israël", alors on éveille de la sainteté dans le cœur de cette personne!
Cela témoigne de la grandeur et de la sainteté de notre cher pays!!]

Torah = associations Noms divins

La Torah est composée de Noms divin d'Hachem. Tous les mots et les lettres se divisent pour s'associer et former des Noms divins. La Torah n'est en fait qu'une multitude de combinaisons mathématiques de Noms divins.
Les associations des lettres en mots ne sont apparues que pour l'entendement humain et pour nous décrire les mitsvot que D. a données à Moché.
Hachem transmit à Moché sa lecture originelle par les Noms divins oralement.
[Ramban - dans son introduction sur le livre de Béréchit]

"Ils voyagèrent depuis Réfidim, ils arrivèrent au désert du Sinaï" (Yitro 19,2)

-> Rachi explique à propos de ce verset que de même que leur arrivée au désert du Sinaï se fit dans un état de repentir, de même leur voyage depuis Réfidim se fit dans un état de repentir.

-> Le Chlah Hakadoch a écrit que le peuple d'Israël s'est repenti avant de recevoir la Torah.

D'ici, nous devons apprendre que lorsque l'homme a des difficultés à comprendre son étude ou à approfondir certains sujets de la Torah, cela est dû à une klipa qui a été créée à cause de certaines fautes et qui fait écran entre lui et entre sa capacité de comprendre ce qu'il étudie.
Ainsi, l'homme devra constamment, avant d'étudier ou de faire une mitsva, se repentir et reconnaître ses erreurs en les abandonnant. Rabbi Moché Kordovero institua une prière sur ce sujet avant d'étudier.
[Tsor ha'Haïm - Shavouot]

"J'ai juré, parole d'Hachem, parce que tu as fait cette chose-là et tu n'as pas épargné ton fils" (Vayéra 22,16)

-> Le Arizal (Likouté Torah - Vayéra) nous rapporte que le but de la Akédat Its'hak avait pour but de fusionner l'attribut de 'hessed (bonté) d'Avraham avec l'attribut de rigueur d'Its'hak, mais également de fusionner l'attribut de rigueur d'Its'hak dans l'attribut de bonté d'Avraham.
Une fois mélangées, les guévourot d'Its'hak seraient atténuées et adoucies par l'intermédiaire des 'hassadim d'Avraham.
Ainsi, le Arizal explique l'Ecriture au sujet de la Akéda : "Its'hak dit à Avraham son père : mon père" (Vayéra 22,7), par ces paroles, Its'hak avait l'intention de fusionner avec l'attribut de bonté de son père Avraham.
Avraham lui répondit : "Il répondit: me voici mon fils" = par sa réponse Avraham eut l'intention de fusionner avec l'attribut de rigueur de son fils, ainsi qu'il est écrit : "Et ils marchèrent tous les deux ensemble" (Vayéra 22,8).
La fusion eut lieu entre l'attribut de bonté d'Avraham et l'attribut de rigueur d'Its' hak.

Chaque ‘hidouch vient en son temps

-> D'après le midrach (Vayikra raba 21,1), Hachem a divulgué à Moché, au mont Sinaï, tous les dévoilements, toutes les nouveautés ('hidouchim) de la Torah qui sera dits au travers l'histoire juive.

Toutefois, il est impossible de dévoiler une quelconque nouveauté de Torah avant que le temps fixé de son dévoilement. C'est dans ce sens que le 'Hida (Dvach Léfi 8,4) écrit que les dernières générations trouveront des nouveautés dans la Torah qui n'ont pas pu être dévoilées par les générations antérieures car le temps n'était pas encore venu pour ces nouveautés de Torah de sortir dans le monde.