Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Il y a de nombreuses raisons de respecter Hachem, mais la principale est de Le respecter comme une force grande et dominante, la Source et la Racine de tous les mondes"
[Zohar]

Il convient que l'individu se soucie davantage de ses paroles que de ses biens.
[Rambam - Iguéret HaChmad - chap.1 ]

La paix véritable est atteinte quand les gens s'aiment mutuellement et sont heureux du bonheur des autres.
[Ktav Sofer - Esther 10,3 ]

Si un juif ressent que son amour envers son prochain juif augmente chaque jour, alors son amour et sa crainte à l'égard d'Hachem s'intensifieront également.
[rabbi Bounim de Pschisha - le Yid Hakadoch - rapporté dans le Tiféret Yéhoudi 87 ]

Un être humain est un être humain, un ange est un ange. Mais si l'être humain le souhaite, il peut devenir meilleur qu'un ange.
[rabbi Leibel Eiger - Otzar Hagadot ha'Hassidim - Vol.15, p.68 ]

Selon le Zohar (vol.I, 182a), les bonnes actions des tsadikim font jaillir l’abondance à travers les séfirot, de la plus basse à la plus haute d’entre elles.
Par la suite, en conséquence, une grande abondance se déverse à travers les séfirot, de la plus haute à la plus basse d’entre elles [pour finalement atteindre le monde dans lequel nous vivons].
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Chémot 2,16-19 ]

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-> Chaque séfira influence celle qui se trouve en dessous d’elle jusqu’à ce que l’abondance atteigne le peuple juif dans le plus bas des mondes.

Un homme vient chez rabbi Mendel de Kotzk pour recevoir une bénédiction : "Bénissez-moi, rabbi, afin que mes enfants étudient la Torah!"
- "Il faut que tu l'étudies toi-même afin que tes enfants prennent exemple sur toi. Sans quoi, eux-mêmes se contenteront de prier à leur tour pour que leurs enfants étudient la Torah!"

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-> Rabbi Nissim Yaguen enseigne au sujet de l'éducation :
"Nous ne prenons pas suffisamment en compte l'influence de notre comportement vis-à-vis de nos enfants.
Nos mouvements, notre façon de nous asseoir, de manger, de parler ou de s'habiller. Ces exemples propres sont enfouis dans l'âme de nos enfants pour toujours, et ils les influenceront toute leur existence plus que tout.
Un comportement plus saint de notre part, entraînera plus de sainteté et de lumière pour nos enfants. L'influence de certains de nos actes ne se verra que dans 40 ans, mais elle se reconnaît, elle est gravée dans leur personnalité.

[ex: un enfant perçoit si une mitsva est une contrainte (un boulet qu'on est forcé de faire!) ou bien une joie. Si une mitsva est quelque chose de contraignant, alors l'enfant va tendre à s'en débarrasser une fois adulte!]

Le principe est que chaque mouvement de l'homme dessine la personnalité de ses enfants. Parfois, chez un des parents, se trouve un petit mépris. Ce mépris se déplace chez l'enfant, mais en ce qui le concerne, il s'agit déjà d'un désastre, comme un microbe qui se propage.
Il voit une chose négative, la capte, ne l'oublie pas et elle commence à moisir à l'intérieur.

Ce principe nous est dévoilé par la Torah succinctement : "Ceci est l'histoire d'Its'hak, fils d'Avraham", si nous désirons connaître l'histoire d'Its'hak, c'est-à-dire ce qui l'a porté à la grandeur, la réponse est : "Avraham engendra Its'hak" = Avraham a formé et développé la tour de lumière éternelle qu'est Its'hak, Avraham est celui qui l'a formé par ses actes.
[...]

L'exemple personnel est la meilleure façon de reprocher et de rapprocher les gens ...
Le comportement convenable d'un homme peut servir comme d'une tour de lumière éclairant tous ceux qui l'approchent ...
L'homme que l'on reprend n'a pas honte du reproche, car tu te tiens sans rien dire. Au contraire, il se reprend lui-même. Il ressent que son comportement diminue sa valeur. Il t'envie et veut te ressembler, alors il se dépensera de tout son cœur et de toutes ses forces pour atteindre ton niveau.
[...]

Si vous désirez que vos enfants soient obéissants, vous devez vous adresser à eux avec grande considération : "Mon tsadik, emmène-moi s'il te plaît mes pantoufles".
De cette manière, soyez garantis qu'ils s'exécuteront avec joie, et l'éducation que vous leur donnerez perdurera ...

Après qu'un reproche a été prononcé, il est recommandé de détendre l'atmosphère en soulageant le reproché. De cette façon, les paroles seront mieux acceptées.
Il est conseillé de rajouter des paroles affectives et d'encouragement : "Tu es un merveilleux garçon, tu as un bon esprit, tu te conduis exactement comme une grande personne, tu m'es très précieux".

En entendant ce genre de compliments, il acceptera également la première partie, celle qui fait mal. Lorsqu'on ne prononce que du négatif, il est difficile d'accepter nos paroles, mais lorsqu'on abonde également en bonnes paroles, celui qui reçoit le reproche ressent qu'il est apprécié et qu'on ne veut que son bien ...
Si on veut que notre reproche soit accepté, il faut atténuer la honte, et les paroles tomberont dans une oreille attentive.

Lorsqu'un enfant ne se comporte pas convenablement, il faut patienter, ne pas lui tomber dessus. Il n'est pas responsable de notre impatience ou de notre colère.
[nos Sages attendaient parfois plusieurs jours afin de se débarrasser de toute colère, avant d'exprimer un reproche à leur enfant (ou élève).]

Avec amour, avec tact, avec affection et miséricorde, on peut reprendre une personne, et nos paroles seront entendues ...
Le reproche doit être le résultat de mon amour, de mon intérêt pour les autres, et si je les reprends pas, c'est une preuve de mon manque d'intérêt envers eux.
[...]

Un des plus grands dangers, le plus sournois, pour l'enfant ou l'adolescent de nos jours, est celui du mauvais entourage ...
Parfois même lorsque les parents ont saisi la grandeur du risque, ils évitent de s'y opposer, afin de ne pas paraître aux yeux des enfants et de leurs amis comme "méchants" ou "dépassés" ...

Par conséquent, je demande à ces parents : si vous étiez au courant qu'untel avait l'intention de faire du mal à votre fils, comment auriez-vous réagi? Il est prévisible que vous l'auriez mis en garde!
N'est-ce pas? Vous auriez été prêts à le poursuivre et à le menacer, sans aucune crainte.

S'il en est ainsi, pourquoi l'attention portée à un ami qui a conduit votre fils dans des lieux qui ne sont pas convenables serait-elle différente? Car lorsqu'il le blesse physiquement, il raccourcit seulement sa vie dans ce monde, tandis qu'un mauvais ami lui fait perdre sa vie éternelle!
Il ne l'a pas assassiné dans ce monde, mais dans le monde futur à tout jamais!
Il est même beaucoup plus dangereux qu'un assassin, et l'attention à lui porter doit être en conséquence.
[...]

Une grande signification relative à l'avenir de l'enfant est représentée par le nom que ses parents ont décidé de lui donner ...
Des parents qui nomment leur enfant selon un être impropre et impur, qu'ils ne s'étonnent pas qu'en grandissant leur fils se comporte comme un animal ...
Le nom a un impact majeur sur l'avenir de l'enfant, il faut le choisir avec soin, car il reflète nos aspirations sur son éducation futur et le chemin qu'il va emprunter.
[...]

Si nous sommes reconnaissants envers notre épouse, alors nos enfants seront reconnaissants à notre égard. Mais si le mari arrive à la maison et son épouse lui lance une salve de reproches, comme pourquoi as-tu fait cela ou pourquoi n'as-tu pas fait ceci, les enfants reçoivent alors une leçon de manque de reconnaissance, qui se manifestera plus tard dans leur attitude vis-à-vis de leurs parents. Il ne reste plus aux parents qu'à s'en prendre à eux-mêmes!"

-> Nos Sages disent que dans le désert la manne avait le goût de tout ce qu'une personne pouvait souhaiter.
Mais que se passerait-il si quelqu'un ne pensait pas à un aliment spécifique? Il mangeait la manne sans y penser. Quel était son goût?

Le 'Hafets 'Haïm a répondu immédiatement :
"Celui qui ne pensait à rien ... ne goûtait rien! C'était la plainte de ce que se plaignaient de la manne.
Mais cela ne devrait pas nous surprendre. Le verset témoigne que la Torah est plus douce que le miel et le nectar. Celui qui plonge dans ses profondeurs en verra l'étonnante profondeur [et goûtera à du miel].
Mais celui qui se contente de réciter les mots sans réfléchir à leur signification (sans kavana) les trouvera fades et sans saveur. Pour lui, ce seront des mots sans signification ...

Il en sera ainsi lorsque machia'h viendra. Celui qui aspire [dans ce monde] à la spiritualité gravira les échelons de la spiritualité.
Celui qui a soif de Torah verra les portes de la lumière s'ouvrir devant lui.
Et ceux qui sont apathiques constateront que leurs jours n'auront aucun sens, tout leur semblera fade et sans saveur."
[Mayan Beit haChoéva - p.175]

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[ainsi le désir que l'on a pour la spiritualité va donner son goût dans ce monde, mais surtout va nous ouvrir sans fin de nouveaux horizons spirituels dans l'éternité du monde à Venir. ]

Mettre constamment Hachem face à soi

Nos Sages (guémara Kidouchin 31a) ont dit : Si une personne commet une faute en secret, c’est comme si elle repoussait les pieds de la Chékhina, car "le monde entier est rempli de Sa gloire" (Yéchayahou 6,3), et "la terre est le marchepied de Mes pieds" (Yéchayahou 66,1).
Par conséquent, lorsqu’une personne faute, elle repousse les pieds de la Chékhina [car elle agit comme si la Chékhina n’était pas présente].
Si elle réalisait que Hachem se tient devant elle et l’observe, elle s’abstiendrait immédiatement et ne fauterait pas, comme l’a dit le roi David : "J’ai toujours mis Hachem devant moi ; parce qu’Il est à ma droite, je ne chancellerai pas" (Téhilim 16,8).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - A'haré Mot 18,2-4]

Danger de l’amour de soi

Le fait d'affirmer "Je te connais mieux que tu ne te connais toi-même" n’est pas une raison d’être fier, car la plupart des gens n’ont de toute façon pas une compréhension honnête de qui ils sont vraiment.
Pourquoi sommes-nous capables de remarquer les défauts des autres, mais avons-nous parfois du mal à prendre conscience de nos propres lacunes?

Il existe un verset qui dit : "L’amour couvre tous les défauts". (l'amour rend aveugle)
Quand il y a de l’amour, on ne voit pas les défauts.
L’amour de soi est l’amour le plus fort de tous. Lorsqu’une personne est amoureuse d’elle-même (de son égo), elle a beaucoup de mal à voir réellement ses propres défauts.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]