Aux délices de la Torah

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La parole

+ La parole (d'après rabbi Na'hman de Breslev) :

-> Lorsqu'on porte atteinte à la parole, qui est le souffle de la bouche d'Hachem, alors à cause de ce défaut, du souffle de Sa bouche est formé un vent de tempête ; et ce vent de tempête est un grand accusateur, duquel sont issus tous les accusateurs et toutes les épreuves, et il s'attaque avec violence contre le corps de l'homme.
[Likouté Moharan - Torah 38,2]

-> A cause des mauvaises paroles, comme la médisance, le colportage, les mensonges, la moquerie, l'hypocrisie, ou faire honte à son prochain par des paroles, les dires de nature obscène, les paroles vaines et d'autres propos négatifs, en particulier lorsqu'on médit sur des tsadikim et des gens respectables, à cause de toutes ces paroles mauvaises, on fabrique des ailes au serpent, de sorte qu'il peut s'envoler et endommager beaucoup le monde ...
Mais grâce aux paroles de sainteté, on fabrique des ailes de sainteté.
[Likouté Moharan - Torah 63]

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-> La parole possède un immense pouvoir ; c'est pourquoi l'homme doit accroître beaucoup les paroles de Torah, de prière, de supplications et de requêtes, et surtout les paroles et les propos tenus entre lui et son Créateur ; et s'il demeure fort dans cette pratique tous les jours de sa vie, il est certain qu'il méritera une bonne fin, dans ce monde et dans le monde à venir, pour l'éternité.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 96]

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-> Quand un homme s'assoit pour parler contre son prochain, cette attitude correspond à un jour de jugement, car il s'assoit et juge son prochain.
Il doit faire très attention à cela, et bien s'observer lui-même pour voir s'il est qualifié pour cela, à savoir juger son prochain ; car le jugement appartient à D., comme nos maîtres ont affirmé : "Ne juge pas ton compagnon, avant d'avoir atteint sa place".
Or, qui peut savoir et atteindre le lieu où se trouve son prochain, si ce n'est D. béni soit-Il seul?
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 1,14]

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-> Celui qui ne dit pas de futilités, réussira dans tout ce qu'il fera.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - atsla'ha]

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+ Les paroles de Torah :

-> Toutes les paroles relèvent des rigueurs, et l'on doit les adoucir ; l'adoucissement se fait grâce à l'étude de la Torah, et aux bonnes paroles que l'on prononce.
[Likouté Moharan - Torah 207]

-> "Quand une personne tient des propos malveillants sur quelqu'un, Hachem s'adresse à l'Ange préposé à la direction de l'Enfer et lui dit : "Moi, je le [juge] d'en haut et toi d'en bas". Assurément, une telle personne ne connaîtra la paix ni dans son corps ni dans son esprit."
[rabbi Na'hman de Breslev - séfer haMidot - Lachon ara]

-> Si un individu tient des propos de lachon ara, Hachem déclarera au prince de l'Enfer : "Je le juge là-haut, tu le châties en bas!"
Et comment parviendra-t-il à réparer?
En s'adonnant à l'étude de la Torah et en se comportant avec humilité. De la sorte, il s'écartera également également du lachon ara.
[Séfer haMidot - lachon ara]

-> On doit prononcer beaucoup de paroles de Torah et de prière, au point que le corps s'annule complètement, réduit à l'état de néant ; on y parvient grâce à la crainte, et par cela, l'homme accèdera à la paix, et de cette manière toutes les bénédictions sont drainées.
[Likouté Moharan - Torah 75]

-> La parole de sainteté, c'est-à-dire les paroles de Torah, de prière et de crainte du ciel, est élevée et très précieuse, car la parole de sainteté relève de la Présence divine, associée au dévoilement de Son royaume et de Sa foi, et elle correspond au souffle du machia'h, à l'aspect du souffle de sainteté.
[Likouté Moharan - Torah 78]

-> Le lachon ara retirera à l'homme le désir d'étudier [la Torah].
[Séfer haMidot - lachon ara]

-> A cause du lachon ara, la connaissance se retire de l'homme et il chute de l'amour de D., pour se retrouver en proie à l'amour de l'animalité.
[Likouté Moharan - Torah 54,4]

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-> A cause du lachon ara, l'individu ne recevra pas la Présence Divine.
[Séfer haMidot - lachon ara]

-> Celui qui tient des propos de lachon ara ainsi que celui qui les accepte, il conviendrait de les jeter aux chiens.
[Séfer haMidot - lachon ara]

-> A cause de propos de lachon ara, l'individu sera châtié par des fléaux, il aggravera énormément ses fautes et il conviendrait de le lapider.
[Séfer haMidot - lachon ara]

-> A cause des paroles vaines et de lachon ara vient la pauvreté ; et grâce à la charité réalisée en faveur des disciples des sages on rectifie cela, et on mérite la richesse.
[Likouté Moharan - Torah 4,8]

-> Celui qui tient sur Israël [le peuple] des propos malveillants, souffrira finalement de maux de bouche.
[Séfer haMidot - lachon ara]

-> Celui qui repousse un propos de lachon ara à l'encontre d'un tsadik, méritera d'être compté parmi les tsadikim.
[Séfer haMidot - lachon ara]

-> La prétention et l'orgueil amèneront l'homme à calomnier les autres.
[Séfer haMidot - lachon ara]

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+ La raillerie :

-> La raillerie rendra l'homme ignoble aux yeux d'Hachem et de Ses créatures.
[Séfer haMidot - létsanout]

-> Par ses railleries, l'individu chancèlera puis s'écroulera.
[Séfer haMidot - létsanout]

-> La raillerie est punie durement, son châtiment commence par des souffrances et s'achève par la perdition.
[Séfer haMidot - létsanout]

-> Le railleur : ses moyens de subsistance iront en s'amenuisant, il descendra au Guéhinam et conduira le monde à sa perte.
[Séfer haMidot - létsanout]

-> Par ses railleries, l'individu sera accablé de nombreux créanciers qui le harcèleront.
De plus, il basculera dans la débauche et sa femme le dominera.
[Séfer haMidot - létsanout]

-> A cause de ses railleries, l'individu manquera de sagesse.
[Séfer haMidot - létsanout]

-> La raillerie provoquera des incendies.
[Séfer haMidot - létsanout]

L’importance de s’isoler et d’ouvrir son cœur à Hachem

+ L'importance de s'isoler et d'ouvrir son cœur à Hachem (la Hitbodédout) [selon rabbi Na'hman de Breslev] :

-> Quand l'homme parle devant Hachem, et exprime son propos par des arguments et des requêtes, et qu'il veuille "vaincre" Hachem si l'on peut s'exprimer ainsi pour qu'Il exauce sa demande, D. en ressent du plaisir et de la joie par le fait qu'on remporte la victoire contre Lui.
[Likouté Moharan - Torah 124]

-> Lorsqu'un homme s'isole et exprime son propos et sa souffrance devant D., reconnaît et déplore la gravité des dommages qu'il a occasionnés, alors la Présence Divine Elle aussi exprime face à lui Son propos et Sa peine, car chaque dégât qu'il a engendré dans son âme L'a aussi touchée si l'on peut s'exprimer ainsi ; Elle le console, en recherchant des moyens pour réparer tous les dommages.
[Likouté Moharan - Torah 259]

-> La force d'élévation de la hitbodédout, il n'est pas possible de l'expliquer ou de l'imaginer, car cette conduite est supérieur à tout, et elle inclut la totalité du service divin, car grâce à cela, on peut accéder à tout le bien ici-bas et dans le monde à venir, car on peut tout obtenir grâce à la prière et aux supplications ; et tous les grands tsadikim n'ont atteint leur niveau que par cette pratique.
L'homme sensé qui prend la chose à cœur comprendra de lui-même l'immense avantage de cette conduite ; Heureux celui qui parvient à se fixer une heure particulière pour cela, chaque jour. [où entre autre on vide toutes les préoccupations de notre cœur à papa Hachem]
Le reste de la journée, il veillera à être joyeux.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 25]

-> Si l'homme se renforce en cela, en s'obligeant à chaque fois à parler devant D. de ce qu'il a sur le cœur, il ne fait aucun doute qu'avec le temps, D. lui viendra en aide afin qu'il puisse bien exprimer son propos, et il pourra parvenir à prononcer des paroles inédites et précieuses qu'on épanchera sur lui depuis le ciel, et il méritera d'en venir à tout le bien véritable et éternel grâce à cette pratique qui inclut tous les conseils pour le service de D. ...
Heureux l'homme qui se renforcera en cela, car du plus petit au plus grand, il est impossible d'être un "ich casher" de ce nom, si ce n'est grâce à l'hitbodédout et au propos tenu entre l'home et son Créateur.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 25, 96, 100, 101]

-> Chaque membre d'Israël possède un point positif très précieux, dont la volonté forte et constante est d'accomplir la volonté de son Créateur ; cependant, les désirs brisent son cœur, et en raison de cela, son cœur est éloigné de ce point.
C'est pourquoi chacun doit converser avec son Créateur, afin que l'aspect du point qui est en lui éclaire son cœur, et grâce à cela, l'homme supprimera le prépuce de son cœur.
[Likouté Moharan - Torah 34,4-7-8]

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-> C'est une très bonne chose pour celui qui en est capable que de déverser son propos devant D. avec miséricorde et des supplications, comme un enfant qui réclame devant son père!
Et combien une telle conduite est bénéfique, lorsqu'il peut éveiller son cœur dans son propos, au point de pleurer et de verser des larmes comme un enfant qui pleure devant son père!
[Si'hot haRan 7]

-> Un cœur brisé est très précieux.
Sache qu'un cœur brisé et la tristesse ne sont absolument pas la même chose, car la tristesse ressemble à quelqu'un qui serait en colère et irrité, mais un cœur brisé est comparable à un enfant qui réclame devant son père, comme un bambin qui pleure et se plaint devant son père de son éloignement vis-à-vis de lui, et ceci est précieux et chéri devant D.
Il aurait été bon que l'homme ait un cœur brisé toute la journée, cependant, du fait que la plupart des gens peuvent facilement passer du cœur brisé à la tristesse, laquelle endommage énormément ...
L'homme doit se réserver un certain moment dans la journée afin d'exprimer son propos le cœur brisé, et c'est seulement alors qu'il aura un cœur brisé, mais le reste de la journée, il sera dans la joie.
[Si'hot haRan 41-42]

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-> Le dialogue que l'homme instaure entre lui et son Créateur, cette conversation deviendra par la suite un instrument de rédemption et de délivrance pour ses descendants.
[Séfer haMidot - Hitbodédout]

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-> Grâce aux propos que l'homme prononce entre lui et son Créateur, en exprimant au moyen de sa bouche ses désirs et ses volontés positives, à savoir qu'il désire, aspire et se languit de sortir de son propre mal et d'accéder au bien authentique, priant et suppliant D. pour cela, grâce à une telle démarche, il fait émaner de bonnes âmes, en les faisant passer du potentiel à l'existence ; car grâce aux seuls désirs, des âmes sont potentiellement créées, et grâce à la parole mentionnée ci-dessus, elles sont achevées et sortent du potentiel à l'existence.
De cette manière, l'homme verra sa requête exaucée, et aura le mérite de donner une forme aux lettres de la Torah pour le bien.
Il assure la vie et l'existence du monde entier, attire le bien et la bénédiction dans tous les mondes, et réveille au repentir de nombreuses âmes grâce aux propos qu'il tient entre lui et son Créateur.
Car ce sujet des désirs et des volontés positives, en les extériorisant et à pleine voix constitue quelque chose de très précieux, et chacun doit s'habituer à accroître le temps consacré à ce genre d'occupation chaque jour ; et grâce à cela on peut faire revenir le monde entier au bien.
[Likouté Moharan - Torah 31,8-9]

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-> Il est très bon de prier et de converser devant D. dans les champs, parmi les herbes et les arbres, car lorsque l'homme prie et exprime son propos dans les champs, alors toutes les herbes et les buissons des champs viennent tous à l'intérieur de sa prière et l'aident, en lui donnant de la force dans sa prière et son propos.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 11]

Si tu implores Hachem de te prodiguer son amour, alors Hachem couvrira tes offenses [à Son égard].
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Téchouva]

Subir une perte d'argent exemptera l'individu d'un châtiment corporel [que le Ciel voulait lui infliger].
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Téchouva]

La Téchouva

+ La Téchouva (par rabbi Na'hman de Breslev) :

-> Dès qu'un homme envisagera de revenir vers D., on agréera sa prière, même s'il n'a pas encore agi en ce sens.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Le jour où l'homme se repent, se situe au-dessus du temps, avec tous les jours qu'il élève.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Tout celui qui avoue [ses fautes], aura part au monde futur.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Celui qui s'amende de tout son cœur, Hachem lui prodiguera un cœur pour Le connaître.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Celui qui a honte de ses péchés, Hachem le traitera avec charité.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Celui qui avoue ses fautes, Hachem lui témoignera un amour et révoquera de lui son courroux.
Les nations pourront revenir facilement vers D.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Le repentir apporte une guérison au monde.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Grâce au repentir, la parnassa s'obtient aisément.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Celui qui avoue ses péchés, méritera de ne pas avoir à vendre le patrimoine de ses pères.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Le repentir hâtera l'ultime délivrance et prolongera les jours et les années de l'homme.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Grâce au repentir, l'esprit du machia'h soufflera sur les décrets des pouvoirs étrangers et les anéantira.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Chaque homme doit veiller à ce que, de son côté, il n'y ait pas d'empêchement à la venue du machia'h.
En d'autres termes, l'homme doit veiller à réparer ses actions, et à accomplir un parfait repentir, afin qu'il ne retarde pas, par ses fautes, la venue du machia'h.
[Likouté Moharan - Torah 79]

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-> Celui qui n'avoue pas ses fautes, le soupir et les inquiétudes l'assailliront.
[Séfer haMidot - Tristesse]

-> Celui qui n'avoue pas ses fautes, sera saisi d'effroi.
[Séfer haMidot - Peur]

-> Si quelque souffrance te saisit, examine tes actes.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Le péché affaiblit la force de l'homme.
[Séfer haMidot - Téchouva]

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-> Lorsqu'un malheur s'abat sur le monde, l'individu devra penser que ses fautes en sont la cause.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Le repentir d'un seul [individu] suffira pour effacer ses fautes et celles du monde entier.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Celui qui amènera les autres à se repentir, méritera et siègera dans la yéchiva d'en-Haut, et Hachem annulera les décrets rigoureux en son honneur.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Celui qui amène le peuple [juif] à se repentir, par son mérite, la terreur et la discorde disparaîtront de ce monde.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Celui qui amène les autres à se repentir ... sera honoré devant Hachem.
Il méritera également d'être renommé parmi les nations.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Celui qui amènent les autres à se repentir, méritera [d'acquérir] la sagesse.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Celui qui détourne autrui du bon chemin, sera châtié par le feu.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Un homme se gardera de dire : je vais commettre telle faute! ... même en plaisantant, car son propos l'inciterait à passer à l'acte.
[Séfer haMidot - Téchouva]

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+ Téchouva & humilité :

-> L'essentiel du repentir est effectué grâce à l'humilité.
[Likouté Moharan - Torah 6,6]

-> La réparation principale du dommage que causent les fautes, consiste à se soumettre avec humilité [à la Volonté divine].
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Lorsque l'homme s'aperçoit que rien ne va pour lui, qu'il sache qu'il possède de l'orgueil ; il se repentira, il se rabaissera et il sera du niveau de "Quoi?", et alors à nouveau tout ira bien pour lui.
[Likouté Moharan - 2 tome - Torah 82]

-> Grâce à l'humilité, on mérite de se repentir, car le repentir (téchouva) est réalisé principalement grâce au fait que l'homme ressent sa bassesse et sa petitesse, ainsi que ses nombreux défauts, et il comprend qu'il lui convient certainement de supporter des mépris et des rougissements de honte [assimilés au fait de verser le sang], afin de se rapprocher de la Vérité, et ceci constitue l'essentiel du repentir.
[Likouté Moharan - Torah 8]

-> Grâce à l'humilité et à l'abaissement au plus bas niveau, l'homme parvient à la Torah, jusqu'à ce qu'il puisse éclairer par l'étude de sa Torah les racines des âmes d'Israël enracinées dans la Torah, et grâce à cela il pourra faire briller et éveiller au repentir même ceux qui sont éloignés de lui de plusieurs parsaot (kilomètres).
Et même celui qui entre dans la catégorie des fauteurs d'Israël, tant qu'il porte le nom d'Israël, bien qu'il ait fauté, il reste Israël, il est possible de faire briller à l'endroit où il se trouve une illumination provenant de la racine de son âme, grâce à la Torah, et ainsi de le faire revenir au repentir.
[Likouté Moharan - Torah 14,3-5]

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-> Au départ, la faute est potentielle, l'homme pense l'accomplir, puis quand il la concrétise en la réalisant, à D. ne plaise, il est alors assimilé à un parfait racha, considéré comme mort.
Il se détruit et détruit tout un monde ; car le monde entier n'a été créé qu'en suivant ce principe, D. le faisant passer du potentiel à l'effectif, et c'est pourquoi dans chaque faute, à D. ne plaise, on porte atteinte à l'ensemble des mondes et à l'ensemble des Noms saints, que D. nous sauve.
Il n'y a de remède qu'à travers le repentir, car grâce à celui-ci, par le fait qu'on regrette d'avoir commis la transgression et qu'on l'abandonne, tout ce qui est précipité est rectifié, et l'homme concrétise la réparation de tous les mondes.
[Likouté Moharan - Torah 66,2]

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+ Téchouva & honte :

-> L'essentiel du repentir se réalise grâce à la honte. Car l'homme doit très fortement ressentir la honte en lui-même ; car la faute est à n'en pas douter une honte, que D. nous en préserve, du fait que la transgression n'a rien à voir et ne convient pas du tout à un juif.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 72]

-> L'homme doit se sentir très honteux devant D. afin de ne pas agir à l'encontre de Sa volonté, à plus forte raison de ne pas commettre de faute et de transgression.
La honte constitue un niveau très élevé, car l'essentiel de la crainte, c'est la honte ; et si l'homme n'amène pas sur lui la honte de sainteté dans ce monde comme dit ci-dessus, il ressentira la honte dans le monde à venir, ce qui constitue le pire de tous les châtiments, car la souffrance occasionnée par la honte dans les temps futurs est extrêmement dure, et elle est pénible même davantage que l'enfer amer ...
combien les fauteurs se sentiront honteux, car il est impossible de se représenter, dans ce monde, l'intensité de la souffrance et de l'amertume de cette honte dans le monde à venir, que D. nous en préserve.

Et lorsque l'homme parvient à la honte de sainteté afin de ne pas fauter, comme mentionné précédemment, grâce à cela, il mérite la prière, la joie, l'audace de sainteté, ainsi que de se rapprocher et de s'inclure dans les tsadikim de vérité, et recevoir d'eux la foi au summum de la perfection.
[Likouté Moharan - Torah 22,11]

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-> Pour toutes les fautes possibles et imaginables, le repentir se révèle utile ... le repentir est utile pour tout ... rien ne peut résister devant le repentir, comme l'ont affirmé nos Sages de mémoire bénie.
[Si'hot haRan 71]

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-> Parfois, lorsqu'il commence à revenir vers D., l'individu subira des souffrances ; cela proviendra de son attardement à s'être repenti.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Quand on éclaire et qu'on éveille les gens éloignés au repentir, ils sont encore très éloignés de la sainteté, et il est possible qu'ils rencontrent de nombreux obstacles.
Ils doivent beaucoup peiner afin de se dévêtir des vêtements souillés qu'ils ont revêtus, car ces vêtements souillés font écran comme un fleuve qui barre la route et qu'il est impossible de traverser.
C'est pourquoi, que tes pensées ne te troublent pas quand tu vois que tu souhaites te rapprocher mais que de puissants obstacles viennent t'assaillir, car il est obligatoire que tu rencontres de nombreux et puissants obstacles : tous proviennent des vêtements souillés qui ont été créés à cause de ses fautes ; et l'homme doit supporter des peines et de l'amertume jusqu'à ce qu'il retire de lui les vêtements souillés.
Et grâce à cela tous les obstacles et les écrans qui font une séparation entre lui et la sainteté seront annulés.
[Likouté Moharan - Torah 14,5]

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-> Les fautes de l'homme sont gravées sur ses os, chaque transgression possédant une certaine combinaison de lettres, et quand il commet quelque faute, l'assemblage négatif se grave dans ses os, en fonction des lettres du commandement négatif qu'il a transgressé, et en raison de cela, il fait entrer l'aspect de la parole de cet interdit violé à l'intérieur de l'impureté, et il amène ainsi le royaume de sainteté au sein de l'exil de l'Autre côté, et cette combinaison négative qui est gravée dans ses os se venge du fauteur ; mais grâce à la confession verbale ... les lettres gravées sur les os en sont retirées et tout est rectifié.
[Likouté Moharan - Torah 4,5]

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+ Téchouva & Téhilim :

-> Celui qui veut accéder au repentir devra s'habituer à la lecture des Téhilim, car les lire contribue beaucoup au repentir. Car il existe de très nombreux obstacles qui empêchent de se repentir.
Un tel ne ressent absolument aucun élan pour le repentir, et même celui qui s'éveille au repentir rencontre toute une série d'obstacles dans ce domaine, car pour un certain nombre de personnes, la porte du repentir est fermée devant eux ; et il y a celui qui ignore comment atteindre la porte qui lui correspond, celle qu'il doit précisément emprunter pour revenir à D., il y a encore d'autres obstacles similaires qui empêchent l'homme de se repentir, au point qu'il peut passer sa vie et mourir sans repentir ; pour tout cela la lecture des Téhilim est profitable.
Car même celui qui ne ressent aucun élan pour le repentir, grâce à la lecture des Téhilim, il parviendra à s'éveiller au repentir, car chacun, selon ce qu'il est, peut se trouver à l'intérieur de la lecture des Téhilim, et grâce à cela, il méritera de s'éveiller et de revenir, d'arriver jusqu'à la porte du repentir correspondant à son âme, et de l'ouvrir, jusqu'à ce qu'il accède à un parfait repentir ; et grâce à cela D. reviendra vers lui et le prendra en piété, heureux est-il.
C'est pourquoi durant les jours du mois d'Elloul, ainsi qu'aux 10 jours de repentir, tout Israël s'adonne à la lecture des Téhilim, car elle contribue beaucoup au repentir ; mais on doit aussi se livrer à leur lecture avec concentration durant toute l'année entière, afin de mériter de se repentir.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 73]

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-> Tichri et Nissan sont des mois particulièrement propices au repentir, car en Nissan, Israël est destiné à être délivré, et la délivrance n'est possible que grâce au repentir.
[Likouté Moharan - Torah 49,6]

-> L'étude de la Torah et les actes de bienfaisance font expier les fautes.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Le repentir dépend surtout de la Torah, autrement dit quand l'homme étudie la Torah et se fatigue en elle, jusqu'à ce qu'il parvienne à déduire une chose d'une autre, et à y découvrir un nouvel aspect, de façon désintéressée, il s'agit d'un repentir parfait.
[Likouté Moharan - Torah 105]

-> Celui qui négocie ses affaires de manière honnête, on lui pardonnera toutes ses fautes.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> La bienfaisance et la vérité amèneront à l'expiation du péché.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Celui qui ne tient pas rigueur aux autres, on lui omettra toutes ses transgressions [lors du jugement céleste].
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> L'amour que l'on témoigne aux tsadikim, leur permet d'amener le peuple au repentir.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Celui qui pleure et s'endeuille de la disparition d'un homme intègre, on lui pardonnera toutes ses fautes.
[Séfer haMidot - Téchouva]

-> Celui qui répond [au kaddich] : "Amen, yéhé chémé rabba" (Amen que son Nom soit glorieux) en se concentrant de toutes ses forces, même s'il y a en lui une souillure d'idolâtrie, on lui pardonnera.
[Séfer haMidot - Téchouva]

La terre d’Israël

+ La terre d'Israël (par rabbi Na'hman de Breslev) :

-> L'essence de la foi (émouna), laquelle correspond à la prière et aux miracles, ne se trouve qu'en terre d'Israël, et c'est là principalement que s'élèvent les prières, et l'homme peut obtenir par sa prière ce dont il a besoin et accomplir des miracles et de véritables prodiges dans le monde ...

Lorsqu'on porte atteinte à la terre d'Israël, laquelle relève de la foi et de la prière, on descend alors en exil, ce qui se traduit essentiellement par une descente de la prière en exil, et il est impossible de prier et de réaliser des miracles dans le monde.
[Likouté Moharan - Torah 7,1]

-> Celui qui veut être un homme d'Israël véritablement, c'est-à-dire qu'il ira de degré en degré, ne peut y parvenir sans la sainteté de la terre d'Israël, car toutes les ascensions qu'il est nécessaire de gravir vers la sainteté, c'est uniquement grâce à la terre d'Israël.
['Hayé Moharan 15]

-> La terre d'Israël regroupe en elle l'ensemble de la sainteté de toutes les saintetés.
[Likouté Moharan - Torah 234]

-> L'intellect et la sagesse se rencontrent principalement en terre d'Israël, et même Israël en diaspora reçoit et tire toute son intelligence et sa sagesse de la terre d'Israël.
Chaque membre d'Israël a une part dans la terre d'Israël, et selon la part en terre d'Israël, ainsi tire-t-il et reçoit-il sa sagesse de la terre d'Israël.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 71]

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-> Grâce au fait qu'on donne la tsédaka en faveur de la terre d'Israël, on s'inclut dans l'air de la terre d'Israël, qui relève de l'haleine sainte dénuée de faute, et grâce à cela, on annule le jugement et l'obscurité, ... du monde
[Likouté Moharan - Torah 37,4]

-> Celui qui subvient aux besoins de la collectivité, fera rayonner la bénédiction de la terre d'Israël jusqu'aux pays étranger.
[Séfer haMidot - Terre d'Israël]

-> Grâce à la sainteté de la terre d'Israël, on parvient à la émouna (foi), et par cela, on accède à la patience, c'est-à-dire que l'on parvient à briser la colère et la tristesse, la paresse et la lourdeur.
[Likouté Moharan - Torah 155]

-> Par le fait de résider en terre d'Israël, on percevra l'intervention d'Hachem sur le monde.
[Séfer haMidot - Terre d'Israël]

-> La terre d'Israël est une ségoula pour avoir des enfants, et elle sauve de la querelle et des disputes.
[Likouté Moharan - Torah 48]

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-> Celui dont l'intention véritable ne vise que le Ciel, à savoir qu'il voyage en terre d'Israël afin de revenir grâce à cela à D., il est certain que la terre d'Israël lui sera très profitable, car grâce au fait qu'il entre en terre d'Israël, rien que par cela, il est absorbé en elle et se transforme en son essence de sainteté, et c'est pourquoi même celui qui marche 4 coudées sur la terre d'Israël, ...
Mais si son désir n'est pas du tout dirigé vers le service de D., pour supprimer son propre mal, en quoi lui sera utile son installation en terre d'Israël, car elle le vomit, selon l'aspect de "comme a vomi", ...
[Likouté Moharan - Torah 129]

La mitsva qu'un homme accomplit pour son propre mérite, même si elle revêt une grande importance, paraîtra sans valeur devant une autre, même de moindre importance, qui procurera du mérite aux autres.
[...]
Celui qui procure du mérite au public, sera considéré comme un associé d'Hachem, dans l'œuvre de la Création.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Téchouva]

Celui qui n'a pas fait d'efforts pour réparer ses traits de caractères (midot) est comme un aveugle n'ayant jamais vu de lumière de sa vie.
[rav Israël Salanter]

"Un nouveau roi se leva sur l'Egypte, qui ne connaissait pas Yossef" (Chémot 1,8)

-> Selon nos Sages (guémara Kidouchin 30b), le yétser ara se renouvelle chaque jour.
Le mauvais penchant est appelé : "un roi vieux et sot" (Kohélét 4,13).
Il est "vieux" car il arrive dès la naissance d'une personne, tandis que le yétser atov (le bon penchant) ne vient qu'à compter de 12 ans (femme) ou 13 ans (homme).
Il est un "roi sot", car il règne sur la folie en faisant tomber les hommes, comme il est dit : "Un homme ne peut fauter que si un esprit de folie pénètre en lui" (guémara Sotah 3a).

Ainsi, notre verset : "Il s'éleva ... un nouveau roi" = c'est le mauvais penchant, qui est nouveau car il se renouvelle chaque jour "sur l'Egypte (mitsrayim)", sur le corps humain qui doit faire face à un grand nombre de dangers et de malheurs (métsarim).
Il "ne connaissait pas Yossef" = il ne savait pas à quel point l'homme serait capable de se renforcer (yassaf - ajouter) chaque jour dans la sainteté.

[dvar Torah du Abir Yaakov - rabbi Yaakov Abe’hssera - dans son Pitou’hé ‘Hotam]

S’amener de la bénédiction par l’étude des lois du Shabbath

+++ S'amener de la bénédiction par l'étude des lois du Shabbath :

+ "Je vais faire pleuvoir pour vous du pain du Ciel, le peuple ira en ramasser chaque jour sa provision (dévar - דְּבַר)" (Béchala'h 16,4)

-> Le 'Hatam Sofer note l'emploi inhabituel du terme : דבר qui renvoie à : "sujet" ou "mot" (davar).
Pourquoi la Torah dit-elle que les Bné Israël collecte chaque jour un "davar"?

La guémara (Avoda Zara 3b) rapporte que sur les 12 heures qu'il y a dans une journée :
- les 3 premières : (pour ainsi dire) Hachem est assis et Il étudie la Torah ;
- les 3 suivantes : Il est assis et juge le monde entier. Une fois qu'Il voit que le monde s'est rendu coupable de destruction, Il se lève de Son Trône de Rigueur et s'assoit sur celui de Miséricorde, et le monde n'est alors pas détruit .
- les 3 heures suivantes : Hachem est assis et Il nourrit le monde entier, de la corne des bœufs sauvages aux œuf de poux. [de la plus petite à la plus grande créature du monde]

Le 'Hatam Sofer explique que les anges, qui sont des êtres purement spirituellement ont besoin de nourriture comme les êtres humains, et c'est pourquoi Hachem étudie la Torah pendant les 3 premières heures de la journée.
Alors que nous sommes alimentés par de la nourriture physique, les anges sont alimentés par la Torah, une nourriture spirituelle.
Pendant les 40 années que les Bné Israël ont passé dans le désert, ils ont ressemblé aux anges.
La guémara (Yoma 75b) dit que la manne était une "nourriture angélique", et qu'elle alimentait les Bné Israël qui ont vécu pendant cette période une existence à l'image des anges.
Il en résulte que la manne a été produite par les mots de Torah que Hachem a étudié chaque jour (si l'on peut dire).
[ainsi, les juifs et les anges étaient nourris par l'étude de Torah d'Hachem des 3 premières heures, et le restant du monde & créatures par les 3 heures où Il nourrit le monde.]
Le verset (v.16,4) : "chaque jour sa provision" (dvar yom béyomo) = cela fait référence à la manne qui était créée par les mots (dvar) de Torah d'Hachem, la source de la nourriture spirituelle.

La manne tombait en ration double le vendredi pour Shabbath.
Le 'Hatam Sofer dit que la portion de manne qui tombait en semaine provenait de l'étude de Torah d'Hachem, à l'exception de la double portion du vendredi qui provenait d'une étude spécifique : celle des lois relatives au Shabbath (hilkhot Shabbath).
La raison est que ce domaine d'étude est particulièrement puissant, et produit davantage de bénédictions que les autres domaines de la Torah.
C'est pourquoi, le vendredi, en s'engageant dans l'étude des loirs relatives au Shabbath, Hachem produisait une portion de manne supplémentaire.
Alors qu'une étude de Torah ordinaire produisait de la nourriture pour un seul jour, l'étude des lois du Shabbath produisait de la nourriture pour 2 jours.

=> La raison est que le Shabbath est la source de toutes les bénédictions, et ainsi en étudiant les lois du Shabbath nous puisons dans cette source et amenons sur nous des bénédictions abondantes.

-> Le rav Avraham de Sochotchov (introduction à son Eglé Tal) écrit que de même que l'observation de Shabbath est équivalente à observer toutes les mitsvot de la Torah en une fois, de même l'étude des lois de Shabbath est équivalente à l'étude de tous les autres sujets de la Torah en une fois.

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-> Nos Sages disent qu'au regard du nombre de lois relatives à Shabbath, on ne peut pas prétendre l'observer comme il le faut, sans réviser fréquemment ses lois.

-> Selon nos Sages : "On amène l’homme dans le chemin dans lequel il veut aller" (guémara Makot 10b).

Le Maharcha commente :
Au travers chacune des pensées, des mots et des actions que nous effectuons, nous créons des anges, qui sont bons ou mauvais, selon notre choix.
C'est ainsi que le résultat de notre libre arbitre est la création d'anges, d'influenceurs (pour le bien ou le mal) de notre vie future.
Par exemple rien qu'en ayant une pensée d'aspiration positive, une volonté de faire une bonne action, on va créer des anges qui vont nous aider à accomplir cette mitsva.
[et inversement pour de mauvaises pensées!]

-> Le rav Talbinsky (dans son véKidachto mikol haZmanim) écrit que le fait d'étudier à Shabbath les lois relatives à Shabbath, a le pouvoir de nous protéger de profaner le Shabbath.
Lorsqu'une personne étudie la Torah, elle créée des anges qui la protège de la faute, et ainsi lorsqu'on étudie les lois de Shabbath à Shabbath, on devient protéger des profanations du Shabbath.
Ainsi par exemple, lorsque quelqu'un rentre dans une chambre et est sur le point d'appuyer sur l'interrupteur Shabbath, et que sa main va taper à côté, c'est parce qu'un ange le protège de profaner le Shabbath.
=> Ainsi, lorsque nous étudions la Torah à Shabbath, nous créons des anges qui nous protègent.
Il est important de noter que la qualité de cette protection dépend de la qualité de notre étude.

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-> La guémara (fin de Nidda) dit : "Tout celui qui étudie [ou révise] des halakhot chaque jour est garanti de mériter le monde à venir (mouvta'h lo chéou ben aolam aba)".

-> Sur "halakhot", le 'Hida (Beit Yossef) explique que cela indique un minimum de 2 halakhot, et on ne doit pas surcharger les gens en leur exigeant davantage que ce nombre.
C'est pourquoi, nous devons étudier 2 halakhot chaque jour et 2 halakhot chaque nuit, et de cette façon nous accumulerons progressivement un vaste savoir en loi juive, et ainsi mériter le titre de "ben olam aba". [cela est rapporté aussi dans la michna broura]

-> Le Ben Ich 'Haï explique que tout juif a quasi "automatiquement" une part dans le monde à venir (kol Israël yech lahem 'helek baOlam aba).
Cependant, à propos de celui qui étudie chaque jour des halakhot, la guémara lui donne le statut de : ben aolam aba.
Ce statut renvoie à quelqu'un qui obtient un endroit spécial dans le monde à venir.
La différence entre les deux est d'une certaine façon comme avoir le stricte minimum, et être un VIP.
En connaissant la loi juive, on en arrive à guider et conseiller autrui, et par cela on impact grandement le monde.

-> "Le Shabbath correspond à 1/60e du monde à venir" (guémara Béra'hot 57b).
Comme dans la cacherout, la quantité de 1/60e, est la mesure minimale permettant de ressentir quelque chose.
[le Shabbath est : "mé'én olam aba" (le jour où l'on goût au monde éternel à venir)]

=> Certes nous devons étudier les halakhot tous les jours de la semaine, mais cela est particulièrement pertinent le jour du Shabbath, où nous pouvons ressentir un peu du goût du monde à venir (olam aba).
Dans nos 25h de cocon de sérénité du Shabbath, nous étudions la loi juive qui nous permet de devenir une personne qualifiée de : "ben aolam aba".

[plus nous connaissons les halakhot de Shabbath, plus nous l'honorons comme il le faut, plus en retour nous recevons de lui des bénédictions, plus nous pouvons espérer avoir un monde éternel à venir qui soit sublime. ]