Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

‘Hanoucca – une fête éternelle

+ 'Hanoucca - une fête éternelle :

-> Lorsque l'un des petits-enfants de rav Moché Feinstein s'est marié, il a dit à son grand-père qu'il avait reçu une ménora de 'Hanoucca en argent, comme cadeau de mariage, mais qu'il espérait n'avoir jamais à l'utiliser.
Lorsque le rav Moché Feinstein a exprimé son embarras à propos de cette remarque, le petit-fils a expliqué que sa remarque était basée sur le midrach (Michlé 9,2) affirmant qu'après la venue du machia'h toutes les fêtes seraient annulées à l'exception de Pourim.
C'est pourquoi, il espérait que le machia'h arrive avant 'Hanoucca, de telle façon qu'il n'ait pas à utiliser la ménora.

Le rav Moché Feinstein lui expliqua que lorsque le midrach fait référence à Pourim, il inclut également 'Hanoucca, puisqu'ils sont tous les deux un même type de Yom Tov.
D'ailleurs, cette même explication se trouve dans le Séfer Maguid Mécharim, qui est le journal dans lequel rabbi Yossef Karo (l'auteur du Choulkhan Aroukh), a retranscrit les enseignements de Torah qui lui ont été transmis par un ange céleste.

Le Maguid Mécharim (fin de la paracha Vayakel) écrit que la raison pour laquelle les autres fêtes seront annulées après la venue du machia'h, est parce que les mitsvot associées à chaque fête ont pour objectif de soumettre notre yétser ara.
Puisque notre yétser ara sera éliminé à l'époque du machia'h, il ne sera alors plus nécessaire de réaliser ces mitsvot.
Cependant, les fêtes de 'Hanoucca et de Pourim sont principalement là pour offrir des remerciements et des louanges à Hachem pour nos délivrances miraculeuses.
Puisque nous continuerons à louer D. et à Le remercier même après l'arrivée du machia'h, les fêtes de 'Hanoucca et de Pourim ne seront jamais supprimées.

<--->

-> Le rav Moché Sternbuch (Moadim ouZmanim - vol.2, chap.149) suggère que la fête de 'Hanoucca a été initialement instituée comme un moment de joie et où l'on offre des louanges à Hachem, et l'obligation d'allumer la ménora n'a été instituée qu'à une période bien plus tardive.
Aussi longtemps que le Temple existait, il n'était pas nécessaire d'instituer une obligation d'allumer une ménora [dans chaque foyer], puisque la Ménora dans le Temple servait comme le plus grand rappel du miracle qui s'est passé en ce lieu.
Ce n'est qu'après que le Temple a été détruit que nos Sages ont trouvé nécessaire que chaque juif allume une ménora dans sa maison, servant de souvenir éternel du miracle sur l'huile.

-> Après la destruction du Temple, nos Sages ont d'abord institué la mitsva d'allumer la ménora uniquement dans un lieu public (ex: à la synagogue), à l'extérieur, afin que le miracle soit bien publié (pirsoumé nissa).
[les gens pouvaient allumer chez eux, mais il n'y avait pas de mitsva à le faire]
Le Rivach (111) ajoute que plus tard, lorsqu'il est devenu dangereux d'allumer à l'extérieur, en raison des représailles du voisinage non-juif, alors nos Sages ont institué qu'il était suffisant que la ménora soit allumée à l'intérieur, ce qui permet de publier le miracle de 'Hanoucca dans son foyer.
C'est pourquoi nous allumons de nos jours les lumières dans la synagogue, afin de satisfaire l'exigence initiale de publier le miracle de la manière la plus publique possible.

De même le Kol Bo (Hilkhot 'Hanoucca) dit qu'on allume la ménora à la synagogue en souvenir de la Ménora qui était dans le Temple.
En ce sens, la Michna Broura (671:40) demande de placer la ménora au mur du sud de la synagogue, qui était le côté où se tenait la Ménora au Temple.
[de même qu'on rallumait les bougies de la Ménora si elles s'étaient éteintes durant la nuit, de même nous rallumons la ménora le matin à la synagogue. ]

<--->

-> b'h, également sur ce sujet : ‘Hanoucca & la gratitude : https://todahm.com/2014/12/21/hanoucca-la-gratitude

-> L'homme se gardera d'abattre un arbre prématurément [littéralement : avant son temps], car cela nuirait au fait d'élever ses enfants.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Enfants]

<--->

-> De même qu'il est interdit de tuer un être humain, il sera interdit d'abattre un arbre fruitier avant son temps.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Enfants]

Joie à Shabbath

"Se mortifier le jour du jeûne ne rapproche pas davantage une personne d'Hachem que la joie du Shabbat et des jours de fête, tant que cette joie est intentionnelle et sincère. Tout comme la prière exige de la réflexion et de l'intention, la joie dans les mitsvot et la Torah exige également de la réflexion et de l'intention, afin que l'on se réjouisse de la mitsva elle-même par amour pour la mitsva ...
Et si votre joie vous conduit à chanter et à danser, cela est considéré comme un service d'Hachem et une dévotion à la divinité".

[Kouzari 2,50 ]

‘Hanoucca – Livres réservés

+ 'Hanoucca - Livres réservés :

-> Nous savons qu'il n'y avait plus de prophétie à l'époque de l'histoire de 'Hanouka. En conséquence, ce récit n’a pas été écrit dans un texte inclus dans le Tanakh. Il n’y avait personne avec le niveau de roua’h hakodech requis pour écrire un séfer du Tanakh.
La Méguila Antiochus n’est donc pas dans les 24 livres du Tanakh.

Rabbi Yossef 'Haïm Zonnenfeld enseigne que la date de 'Hanouka, le 25 Kislev, fait allusion au 24 premiers livres du Tanakh à l’exclusion d’un 25ème.
Le terme : חנוכה est une contraction de חנו כ"ה ('hanou 25), ce qui signifie que nous devons arrêter d'écrire avant d'inclure un 25ème livre (כה a une guématria de 25).
Le midrach (Kohélet rabba 12,12) écrit que les 24 livres du Tanakh correspondent aux 24 michmarot, les familles de Cohanim et les Léviim qui se relayaient pour faire la avoda dans le Temple (à tour de rôle).
C'est parce que les 24 livres de Tanakh sont chamour, gardés. Ils sont protégés et il n'est pas permis d'en ajouter. (voir Kohélet rabba 12,13)
Dans ce contexte, nous pouvons comprendre le nom חנוכה: ils se reposèrent , (חנו), lorsqu'ils atteignaient le 25.
Le rav Yossef ‘Haim Zonnenfeld (réponses du Griz 51.) donne une allusion dans le mot חנוכה . C'est l'acronyme de huit livres des Neviim, les 6 livres des Kétouvim et les 5 Méguilot. Ce sont les seuls séfarim à être inclus dans la Torah.

La sainteté du mont Moriah

+ La sainteté du mont Moriah :

"Prends ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Its'hak ... offre-le en offrande sur une montagne que je te désignerai" (Vayéra 22,2)

-> Le Divré 'Haïm de Sanz pose la question suivante : il existe deux montagnes historiques : le mont Sinaï, sur lequel nous avons reçu la Torah, et le mont Moriah, sur lequel a eu lieu l'Akédat Its'hak.
Pourquoi le mont Moriah a-t-il été choisi pour accueillir le Temple plutôt que le mont Sinaï ?

Il répond : Un lieu où un juif a tendu le cou pour être sacrifié en sanctification du nom d'Hachem est encore plus saint que le lieu où Hachem s'est révélé à toute la nation et nous a donné la Torah.

Pardonner les péchés de ceux qui ferment les yeux sur les fautes des autres

+ Pardonner les péchés de ceux qui ferment les yeux sur les fautes des autres :

"Et Hachem dit : "Les cris de Sodome et Gomorrhe ... et leurs fautes sont très lourdes" (Vayéra 18,20)

-> Le séfer Tiféret Shlomo pose deux questions sur ce verset.
Premièrement, il ne dit pas qui criait à Sodome et Gomorrhe. Deuxièmement, pourquoi répète-t-il le fait que leurs fautes étaient "très lourdes" ?

Il répond qu'en plus de faire du mal aux étrangers, les habitants de Sodome se comportaient aussi cruellement les uns envers les autres et s'entre-tuaient même. Ainsi, ils criaient eux-mêmes lorsqu'ils étaient maltraités par leurs propres concitoyens de Sodome.

Le verset dit qu'Hachem "supporte les fautes et ignore les transgressions" (Mikha 7,18) .
Le Tiféret Shlomo explique que cela signifie qu'Hachem pardonne les fautes d'une personne si celle-ci ignore les transgressions des autres et traite ses semblables avec gentillesse.
Cependant, si des amis (tu aimeras ton prochain [juif] comme toi-même!) ne se traitent pas bien les uns les autres, alors le "poids" de leurs fautes est, pour ainsi dire, trop lourd à porter pour Hachem, et ils sont punis pour toutes leurs fautes.
C'est ce à quoi le verset fait référence lorsqu'il dit que les fautes de Sodome étaient "très lourdes".

Il utilise ce concept pour expliquer les paroles d'Hachem à Kayin : "Si tu t’améliores (tes actes), tu seras pardonné" (Béréchit 4,7).
Hachem disait que s'il s'améliore en étant bon envers autrui, alors ses fautes lui seraient pardonnés. C'est pour cette raison que Kayin s'est écrié : "Mon péché est trop grand pour être porté" (v. 4,13). Comme il avait tué son frère, il estimait que son péché était trop lourd et ne pouvait être pardonné.

Le séfer Tiféret Shlomo utilise également cette idée pour expliquer le verset : "Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Je lui ferai une ézer kénegdo (compagne)" (Béréchit 2,8).
Il n'est pas bon pour un homme de vivre dans la solitude, car il n'aura aucun moyen d'être pardonné pour ses fautes. Il a donc besoin d'un ami, d'un prochain, à qui il peut se montrer gentil et qu'il peut tolérer, même s'il l'embarrasse, ce qui sera une source d'expiation pour lui.

<--->

+ Subir un embarras expie :

-> Dans le même ordre d'idées, le Tomer Dévorah (chap.) écrit :
"Quelle est la meilleure forme de souffrance que l'on puisse avoir dans ce monde?
Celle qui ne l'empêche pas de servir Hachem. La forme la plus appréciée est celle où l'on est embarrassé par son ami mais où l'on ne réagit pas. Cela ne rend pas malade et ne sape pas les forces. Cela ne lui cause pas de manque de nourriture ou de vêtements, d'enfants ou d'une bonne vie. C'est pourquoi il faut le désirer.

Il faut se dire : pourquoi devrais-je jeûner, me frapper ou affliger mon corps, ce qui m'enlève ma force et ma capacité à servir Hachem? Il vaut mieux souffrir un embarras, qui ne m'enlève aucune de mes forces.
C'est pourquoi, lorsqu'on est humilié en public, il faut se réjouir."

=> Nous voyons dans ses paroles que si l'on réalisait à quel point un embarras peut nous purifier l'âme, on le rechercherait et paierait une fortune pour l'obtenir afin d'expier nos fautes.

La tsédaka qui sauve du jugement du Ciel

+ La tsédaka qui sauve du jugement du Ciel :

"Or, Avraham et Sarah étaient vieux, avancés en âge ; le cycle des femmes avait cessé pour Sarah" (Vayéra 18,11)

-> Après que les anges aient annoncé à Avraham qu'il aurait un fils, le verset dit : "Les hommes se levèrent et fixèrent leurs regards dans la direction de Sodome" (Vayéra 18,16).
Le Zohar (104a) déclare : "Rav Elazar dit : Venez voir comment Hachem agit avec bonté envers toute la création, et plus encore envers ceux qui suivent Ses voies. Même lorsqu'Il veut juger le monde, Il accorde à ceux qu'Il aime le mérite d'accomplir d'abord des mitsvot afin de protéger le monde et de le sauver grâce à ce mérite avant de prononcer le décret."

Le Zohar explique que lorsque Hachem aime une personne, Il lui envoie un cadeau. Quel est ce cadeau?
Il lui envoie un homme pauvre à qui elle doit faire preuve de bonté afin de gagner des mérites.
Lorsque la personne fait preuve de 'hessed envers l'homme pauvre, Hachem place sur elle un "fil de 'hessed" qu'Il attache à sa tête en signe que lorsque le jugement viendra sur le monde, les forces destructrices resteront loin d'elle.

Un exemple de cela est que lorsqu'Hachem a voulu faire tomber Son jugement sur Sodome, Il a d'abord envoyé un mérite à Avraham, qui a servi à sauver son neveu, Lot.
C'est pourquoi il est dit qu'Avraham "s'est souvenu d'Avraham" et a sauvé Lot de l'enfer.
Il n'est pas dit qu'Il s'est souvenu de Lot, car Lot n'a été sauvé que grâce au mérite de la bonté d'Avraham envers les trois anges.

Le Zohar conclut en disant : "Une personne reçoit le mérite d'accomplir un acte de tsédaka (ex: financièrement, moralement, émotionnellement) à un moment où le monde est jugé afin qu'elle puisse être sauvée de ce jugement (la rigueur divine), comme il est dit : "La tsédaka sauve de la mort" (Michlé 10,2).

Lorsque quelqu’un veut faire davantage de tsédaka, Hachem lui donne de l’argent pour le faire

La guémara (Baba Batra 9b) dit : " 'Celui qui poursuit la tsédaka et le 'hessed trouvera la vie, la tsédaka et l'honneur (Michlé 21,21)'. Qu'est-ce que cela signifie lorsque l'on dit que celui qui poursuit la tsédaka trouvera la tsédaka?
Cela nous enseigne que si une personne cherche à donner de la tsédaka, Hachem lui fournira de l'argent afin qu'elle puisse donner de la tsédaka".

[ainsi plus on désirera donner à la tsédaka, plus Hachem nous en donnera les moyens de le faire (il faudra être vigilant car selon le 'Hafets 'Haïm avec l'argent vient aussi un yétser ara plus fort faisant qu'il nous sera plus difficile alors de donner notre argent à de bonnes causes (libre arbitre oblige). ]

<--->

-> Le 'Hida cite cette guémara, et l'applique au verset : "Prenez pour Moi un don (térouma), de tout homme qui a un cœur généreux (yidvénou libo)" (Térouma 25,2).
Il explique que cela peut être compris comme signifiant que si une personne a un cœur généreux et veut faire la tsédaka, sa récompense sera qu'on lui donne de l'argent pour qu'elle puisse faire la tsédaka.

<--->

-> Le Maharcha explique que la guémara parle d'une personne qui n'a pas d'argent à donner, mais qui court après les autres et les convainc de faire la tsédaka. La récompense pour une telle personne est qu'Hachem lui donne de l'argent afin qu'elle puisse elle-même faire la tsédaka.

"Seule la terre des prêtres (de l'Egypte), il (Yosseph) ne l'a pas acquise" (Vayigach 47,22)

=> Alors que Yossef acheta toute l'Egypte, on peut se demander pourquoi n'a-t-il pas acheté également la terre des prêtres?

Le Chla haKadoch (Chné Lou'hot haBrit) explique :
En fait, quand Yossef fut accusé par la femme de Potifar d'avoir tenté de l'agresser, il fut au départ condamné à la mort. Seulement, parmi les juges se trouvaient des prêtres égyptiens, qui savaient que Yossef était en réalité innocent. Ils sont donc intervenus pour qu'on épargne sa vie.
Et finalement, il fut "seulement" emprisonné.
Pour témoigner sa gratitude à ces prêtres, qui ont agi pour lui sauver la vie, Yossef a laissé leur terre entre leurs mains et ne l'a pas acquise, au même titre que tout le reste de l'Egypte.
=> Ce comportement de Yossef vient enseigner l'importance de toujours témoigner sa gratitude à tout bienfaiteur.

Rabbi Na'hman enseigne : "Louer Hachem est la joie du monde à Venir" (Likouté Moharan II, 2:1).
Rabbi Nathan commente : "Une personne doit constamment s'attacher au monde à Venir. Elle doit toujours y penser et essayer d'apporter les joies et les délices de l'avenir dans le présent. Cela peut être accompli grâce aux bénédictions que nous récitons avant et après les repas. Lorsque nous récitons une bénédiction sur la nourriture, nous prenons un élément matériel et l'utilisons pour louer Hachem. C'est un concept du monde à venir." [Likouté Halakhot - Bétsiat HaPat 2:1).

<--->

-> Rabbi Nathan écrit : La Torah, qui comprend les Noms d'Hachem, est la vie. En prononçant des paroles de la Torah pendant notre repas, nous attirons la divinité à notre table. [Likouté Halakhot - Nétilat Yadayim li'Séouda 1:3).
Il est facile de comprendre que lorsque nous nous engageons dans des activités spirituelles, telles que l'étude de la Torah ou la prière, nous avons le pouvoir d'attirer la sainteté sur nous-mêmes.
Rabbi Nathan révèle que les mêmes niveaux de sainteté peuvent être attirés dans un acte physique. Ce n'est pas une analogie, c'est réel. Nous pouvez attirer la divinité dans chaque bouchée de nourriture que nous mangeons, en pensant et en prononçant des paroles de la Torah [et en récitant les bénédictions].