Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Les Guédolé Israël des générations précédentes et suivantes ont tous nourris un amour intense pour la terre d'Israël.
Cet amour brûlait en eux comme une flamme sacrée, que même une abondance d'eau ne pouvait éteindre et que les rivières ne pouvaient emporter.
[rabbi Yé'hiel Michel Tikochinsky (1871-1955) - séfer Eretz Israël 27,7]

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-> Il écrit dans la suite (séfer Eretz Israël 27,9) :
"Alors [que par le passé il était long et dangereux (voir impossible) de faire le trajet jusqu'à Israël, que la vie y était très difficile], que manque-t-il aujourd'hui (où tout est plus facile et confortables)?
Ce désir intense qui brûlait dans le cœur des juifs fidèles qui vivaient dans la diaspora dans le passé, [c'est cela qui manque] ! ...

Aujourd'hui en particulier, les juifs soutiennent la communauté juive en terre d'Israël tout autant que par le passé, mais ils continuent d'aimer la vie en exil, et certains d'entre eux imaginent que c'est là que se trouvera leur foyer à l'avenir ...
Il incombe à chaque juif pratiquant, en particulier à nos rabbins, de tirer les leçons des aliyah précédentes, lorsque [les juifs] sont montés en terre d'Israël en se sacrifiant et en aspirant à trouver refuge dans les cours d'Hachem et à sauver la Terre Sainte de ses profanateurs.
"Quand Hachem favorise les voies d'un homme, même ses ennemis font la paix avec lui" (Michlé 16,7).
[C'est-à-dire] qu'Israël vivrait en sécurité, à l'abri de ses ennemis extérieurs, et que le peuple juif en terre d'Israël rayonnerait à nouveau de son éclat [unique], comme dans les années passées, et que nous nous rapprocherions chaque jour davantage de notre guéoula complète et de notre destin espéré."

La terre d’Israël & séfer ‘Harédim

+ La terre d'Israël & séfer 'Harédim :

-> Rabbi El'azar Azikri a écrit le séfer 'Harédim, il est l'auteur du chant de Shabbath Yédid Néfech. Il était un disciple du Arizal, et il a vécu a Sfat de 1533 à 1600.

-> Le séfer 'Harédim (chap.59) souligne l'importance du désir ardent pour Israël :
"Nous trouvons dans le midrach qu'au début, Hachem dit à Avraham d'aller en terre d'Israël, de la voir, puis de revenir [dans son lieu de naissance]. Après son retour, Il ne lui a pas donné la permission de retourner en terre d'Israël pendant cinq ans, période pendant laquelle [Avraham] a aspiré à y retourner, en disant ce verset : "Ah! me dis-je, que n’ai-je des ailes comme la colombe? Je m’envolerais pour établir [ailleurs] ma demeure. Oui, je fuirais au loin, je chercherais un asile dans le désert; Sélah!" (Téhilim 55,7-8).
[Avraham] dit : "Il vaut mieux loger dans les déserts de la terre d'Israël que dans les palais en dehors d'Israël ('houts laAretz)".
Avraham aspirait [à retourner dans la Terre], et lorsqu'il en reçut la permission [de le faire], il est dit : "Avraham partit comme le Seigneur lui avait dit" (Lé'h Lé'ha 12,4).
Avant d'entrer dans la Terre, il n'en avait pas le désir ardent. Cependant, après y être allé pour la première fois et avoir vu, grâce à une vision prophétique, la précieuse gloire de la sainteté de la Terre, il en eut un désir intense.
Nous, ses descendants, devons tirer une leçon de son exemple, pour les générations futures, afin de désirer ardemment, comme lui, [vivre en terre d'Israël], même si ses habitants souffrent. Nous devons [y vivre] en gardant cela à l'esprit [et accepter] nos souffrances avec joie.

C'est pourquoi la section traitant [du souvenir] d'Amalek est juxtaposée à l'entrée [des Bné Israël] en terre d'Israël dans la paracha Ki Tavo.
Nos Sages (guémara Béra'hot 5a) ont dit : "Hachem a donné 3 cadeaux aux Bné Israël, et Il ne les leur a donnés qu'à travers la souffrance. Ce sont : la Torah, la terre d'Israël et le monde à Venir".
Tout comme Amalek est venu [nous combattre] lors de notre première entrée [dans la Terre], un Amalek viendra de la même manière sur notre chemin lors du rassemblement des exilés, lorsque [les juifs] voudront entrer en terre d'Israël, comme nous le voyons constamment à notre époque. Que Hachem voie cela et juge [nos ennemis]."

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-> Le séfer 'Harédim (chap.59) parle ensuite des sentiments contradictoires, mais complémentaires, de joie et de crainte que l'on doit éprouver lorsqu'on vit en Terre Sainte. Il écrit :
"[La paracha Ki Tavo] commence par le mot véhaya (ce sera - וְהָיָה), [qui est] l'une des douze combinaisons du nom sacré [des lettres de D.], pour suggérer que celui qui vit en terre d'Israël s'accroche à Hachem, à l'opposé de celui qui réside en dehors ('houtz laAretz), c'est-à-dire à un juif qui est comparé à quelqu'un qui n'a pas de D.
[Le verset] utilise cette combinaison [particulière] pour faire allusion à la déclaration de Chazal : "Chaque fois qu'il est dit véhaya, c'est une expression de joie."

Le Ramban inclut la mitsva de résider en terre d'Israël dans [son] décompte des 613 [mitsvot]. Une personne accomplit cette mitsva à chaque instant où elle se trouve dans la Terre [d'Israël].
Or, il est bien connu que la principale récompense [que l'on reçoit pour avoir accompli] une mitsva est la grande joie [que l'on éprouve en la réalisant], comme il est dit : "Parce que tu n'as pas servi le Seigneur ton D. avec joie" (Ki Tavo 28,47).
Par conséquent, celui qui réside en terre d'Israël doit se réjouir continuellement de sa mitsva constante et bien-aimée.
[Mais] il doit également avoir peur et trembler, comme l'écrit Rabbi Shimon bar Yo'haï : "Toute mitsva qui n'est pas [accomplie] avec crainte et amour n'est pas une mitsva". C'est pourquoi il est dit dans Avot déRabbi Natan : "Il faut se réjouir et trembler [de crainte] devant les mitsvot".

Le mot "véhaya" écrit à côté de la mitsva de résider terre d'Israël (yichouv Eretz Israël) fait allusion à la joie [que l'on doit ressentir en accomplissant] la mitsva, et la juxtaposition avec la section d'Amalek fait allusion à la crainte [que l'on doit ressentir en réalisant] la mitsva ...
Les souffrances [que l'on subit en] terre d'Israël, qu'elles proviennent des nations non juives ou de la maladie, sont [comme] un autel expiatoire ...
Les difficultés [que l'on subit] en terre d'Israël déduisent et diminuent [nos] fautes, et les personnes qui y habitent sont pardonnées de leurs fautes.
Il est également dit : "Son pays expiera [pour] Son peuple" (Haazinou 32,43). Mais cela n'est vrai que pour les fautes mineures, pour lesquelles on se repent et que l'on regrette d'avoir commises.
Alors les souffrances [de terre d'Israël] nous purifient, et quand on y meurt, on va directement au gan Eden. "

[chaque juif en Israël accomplit à chaque seconde les 613 mitsvot (par le simple fait d'y résider), ce qui lui procure un avantage éternel énorme, dont il serait passé à côté en étant en dehors d'Israël.
Imaginons la honte d'un juif dans le monde de Vérité quand il réalisera ce qu'aurait pu être la part de son monde à Venir s'il avait vécu en Israël!
De plus, chaque petite souffrance vient nous purifier. Or, selon le principe de nos Sages qu'une souffrance dans ce monde vaut énormément de souffrances expiatoires après notre mort, on se rend compte que le fait d'être en Israël va nous dispenser de tellement de rectifications douloureuses après notre mort. ]

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-> Le séfer 'Harédim (chap.59) conclut son exposé sur la terre d'Israël par une mise en garde :
"Cependant, ceux qui viennent en terre d'Israël sans réaliser qu'ils se trouvent dans le palais du Roi, et qui se rebellent, fautent et passent le plus clair de leur temps à festoyer avec leurs amis et à s'amuser, le verset dit à leur sujet : "Vous êtes venus souiller Mon pays, vous avez fait de Mon héritage une abomination" (Yirmiyahou 2,7).
Il dit également : "Quand vous venez vous présenter devant Moi, qui vous a demandé de fouler Mes cours?" (Yéchayahou 1,12).
[Ces personnes] ne doivent pas penser qu'elles resteront en terre d'Israël après leur mort. Au contraire, [Hachem] les expulsera comme des chiens lorsqu'elles mourront.
Le Pirké déRabbi Eliezer (chap.34) déclare : "Les âmes de tous les réchaïm en terre d'Israël seront chassées du pays, comme il est dit : "Il lancera l'âme de tes ennemis comme du creux d'une fronde" (I Shmouel 25,29).
Et à l'avenir, Hachem saisira les coins de la terre d'Israël et la secouera pour la débarrasser de toute souillure (impureté) et chassera [les fauteurs] de la Terre [saitne], comme il est dit : "Pour saisir les coins de la Terre et en secouer les réchaïm" (Iyov 38,13)."

Le Ramban (dans la paracha A'haré Mot) écrit que la Torah déclare : "La terre a été souillée, et j'ai fait retomber son iniquité sur elle" (A'haré Mot 18,25) en ce qui concerne les relations illicites, même si ces relations sont des interdictions personnelles, n'ayant rien à voir avec la terre d'Israël.
Néanmoins, l'accomplissement principal de toutes les mitsvot est destiné à ceux qui habitent la Terre d'Hachem.
Le Sifra (Kédochim 11,14) enseigne de manière similaire : "Que la terre ne vous vomisse pas" (A'haré Mot 18,28, la terre d'Israël est différente des autres terres ; elle ne retient pas les fauteurs."
Voici, les Cuthéens n'ont pas été punis dans leur terre [natale], mais lorsqu'ils sont venus dans la Terre de D. et y ont commis les mêmes actes [fauteurs] qu'ils avaient commis auparavant, [Hahem] a envoyé contre eux des lions qui les ont tués. C'est pourquoi chacun doit trembler lorsqu'il vient en terre d'Israël [et s'assurer] de craindre Hachem beaucoup plus [vigoureusement] qu'il ne le ferait en 'houtz LaAretz.
Et chacun doit réaliser qu'il vit dans la demeure du Roi."

Sachez que tous les hommes sont esclaves de leurs désirs matériels, et qu'un vrai roi qui porte sa couronne sur la tête est quelqu'un qui est libre de tout désir.
[Ibn Ezra - Nasso 6,7 ]

Rabbi Yo'hanan dit : Hachem proclame [la louange] chaque jour à propos de 3 personnes : un célibataire qui vit en ville et ne commet pas de faute avec les femmes ; un pauvre qui rend un objet perdu à son propriétaire malgré sa pauvreté ; et un riche qui donne la dîme de ses récoltes en privé, sans rendre public son comportement.
[guémara Pessa'him 113a ]

Lorsqu'une personne s'occupe de la Torah et accomplit de bonnes actions uniquement pour l'amour du Ciel (d'Hachem - lichma), elle soumet la klipa extérieure et la sépare d'elle-même.
[la klipa fait référence à une enveloppe spirituelle extérieure qui dissimule la divinité. ]

Une fois que la klipa a été éliminée, elle n'a plus le pouvoir de causer du tort, ni dans les royaumes spirituels, ni dans le monde physique.
De plus, lorsque les klipot des mondes Supérieurs sont soumises, les nations inférieures sont également soumises et n'ont plus le pouvoir de causer du tort au peuple juif, car les mondes sont interdépendants.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Noa'h 10,15]

Le yétser ara

+ Le yétser ara :

-> L'âme descend dans ce monde pour accumuler des mitsvot et de bonnes actions. Lorsqu'elle retourne finalement chez elle, elle ne ressent plus cette gêne car elle a gagné sa vie.
Ainsi, lorsque l'âme vient dans ce monde, elle n'aspire à rien d'autre qu'à s'occuper de la Torah et des bonnes actions. Le corps physique, en revanche, puisqu'il est créé à partir de matière brute, ne désire que les plaisirs matériels de ce monde.
De plus, dès la naissance d'une personne, le yétser ara entre dans son corps et, à partir de ce moment, "[la tentation de] fauter attend à l'entrée" (Béréchit 4,7).

Hachem a créé le yétser ara, mais Il a également créé la Torah et le yétser tov comme antidote (voir Kidouchin 30b). De plus, l'âme d'une personne l'aide également à lutter contre le yétser ara.
En outre, lorsque Hachem voit une personne suivre les conseils du yétser tov, Il l'aide à vaincre le yétser ara ...

Lorsque l'homme est méritant et fait la volonté de son Créateur, son âme marche dans le Jardin d'Hachem, un héritage éternel et un lieu de repos, et s'y délecte.
Pourtant, si nous réfléchissons à ce sujet, nous pourrions nous demander : "Si l'âme atteint toute cette grandeur grâce aux efforts du corps, pourquoi l'âme jouit-elle d'un si grand plaisir dans le Gan Eden alors que le corps repose simplement dans la tombe et retourne aux vers et à un simple tas de terre? Où est la récompense du corps pour tous ses efforts?"
En vérité, le corps sera également récompensé comme il se doit, lorsque viendra le moment de la résurrection des morts. Il se lèvera et restera pour l'éternité là où "on dira de lui qu'il est saint" (Yéchayahou 4,3) ; le corps du juste sera élevé et deviendra identique par nature à son âme.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 1,9 ]

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-> La Torah Orale donne de l'épice et de la saveur à la Torah Ecrite.
Nous savons également que le principal moyen de dominer le yétser ara est d'étudier la Torah, comme nous l'enseignent nos Sages : "Hachem a dit : J'ai créé le yétser ara et j'ai créé la Torah comme antidote (Torah tavlin)" (Kidouchin 30b). Le mot "antidote" est "tavlin" (תַּבְלִין), qui signifie également "épice".
Ainsi, le moyen de vaincre le yétser ara est l'épice de la Torah Orale.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 4,19-21 ]

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-> "Le yétser ara est connu par 7 noms : ra (mauvais), arél (incironcis), tamé (impur), tséfoni (caché), avèn (pierre), mi'hchol (pierre d'achoppement), choné (ennemi)". [guémara Soucca 52b]
Chacun de ces noms représente un pouvoir distinct du yétser ara. Même si une personne peut dominer le yétser ara dans un domaine, celui-ci se dresse contre elle dans d'autres domaines avec un pouvoir différent, jusqu'à ce qu'elle soit confrontée à sept défis distincts.
[chaque domaine, pouvoir, du yétser ara a de très nombreuses variantes ]

Je pense que c'est ce à quoi le roi Shlomo faisait référence lorsqu'il a dit : "Bien qu'un homme juste (tsadik) puisse tomber sept fois, il se relève ; mais le racha ne tombe qu'une seule fois (puisqu'il ne fait pas l'effort pour se relever)" (Michlé 24,16) (voir Sanhédrin 7a).
Pourquoi précise-t-il "sept fois" ?
Cela fait allusion aux sept pouvoirs du yétser ara qui les utilise tous pour attaquer la personne juste, mais qui est incapable de la vaincre. En revanche, le racha est vaincu d'un seul coup par un seul pouvoir.

La Torah a le pouvoir exclusif d'affaiblir le yétser ara et de le renverser. Par conséquent, pour chaque pouvoir du yétser ara, il doit exister une force similaire dans la Torah pour le contrebalancer ...
La Torah comporte soixante-dix visages (ou facettes), et chacun d'entre eux est une autre force qui peut vaincre le yétser ara.
Alors que le yétser ara possède sept forces, celui qui étudie la Torah est doté de soixante-dix-sept forces. C'est l'une des raisons pour lesquelles la Torah est mentionnée dans le verset : " Que Hachem donne la force (oz - עֹז) à son peuple!" (Téhilim 29,11), puisque עֹז a une valeur de 77, ce qui fait allusion à toutes ces forces.
[les forces du yétser ara et de la Torah proviennent toutes d'Hachem, et sont pour notre bien, pour qu'on soit forts dans l'éternité du monde à Venir. ]
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 4,24 ]

Les kabbalistes (Shaar Hamitsvot 33a) enseignent que lorsqu'un homme étudie la Torah, il doit déployer toute sa force pour briser la klipa, l'enveloppe extérieure, ce qui lui permet ensuite de s'attacher à la Présence divine.
Cela sert à rectifier et à préserver le corps dans la tombe jusqu'au moment de la résurrection, comme le dit le verset : "Quand tu te coucheras, elle te gardera, et quand tu te réveilleras, elle te parlera" (Michlé 6,22).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 3,19]

Tous les mondes, des royaumes spirituels les plus élevés à l'existence terrestre la plus basse, sont soutenus par la prière, car aujourd'hui, la prière remplace les sacrifices [korbanot] (Béra'hot 26b) ...

Ce sont les prières qui illuminent les mondes Supérieurs, ce qui produit à son tour une grande abondance qui se répand sur tous les mondes, y compris le monde le plus bas, la terre, comme le dit le verset : "pour briller sur la terre" (léa'ir kol aarets - Béréchit 1,17).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 1,14-16]

Nos Sages (Yébamot 97a) décrivent une personne qui, durant sa vie, étudie la Torah avec des intentions pures. Ils disent qu'après son départ de ce monde, chaque fois que des paroles de la Torah sont prononcées en son nom, ses lèvres s'ouvrent dans la tombe, comme il est écrit : "les lèvres des dormeurs parleront" (dovev chifté yéchénim - Shir HaShirim 7,10).

Même si le corps peut se désintégrer et retourner à la poussière, lorsque des paroles de la Torah sont citées en son nom, ses os se rassemblent pour former un corps complet, et alors ses lèvres parlent, ce qui est vraiment étonnant ...

De plus, la principale récompense pour le corps aura lieu au moment de la résurrection des morts. Il se relèvera pour ne plus jamais faiblir (voir Kétoubot 111b), pour une vie sans mort, sans mauvaise inclination (yétser ara) et sans malheur.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 1,9]

Actuellement, la nature sacrée du peuple juif n’est dévoilée qu’en fonction du libre arbitre

"Il existe deux concepts essentiels qui, ensemble, constituent la sainteté d'Israël et le lien entre Hachem et le peuple juif.

Le premier est "ségoula", la nature sacrée dans l'âme d'un juif, transmise comme un héritage des Patriarches, comme il est dit : ... "Le Seigneur n'a chéri que tes ancêtres, pour les aimer, et Il a choisi leur descendance après eux" (Ekev 10,15). [Il est également dit] : "Vous serez pour moi un trésor (ségoula) parmi toutes les nations" (Yitro 19,5).
La ségoula est une force intérieure et sacrée qui repose dans la nature de l'âme [de tout juif], selon la volonté d'Hachem. Elle est comme la nature de tout ce qui existe, qui ne peut en aucun cas changer ...

Le deuxième concept est le libre arbitre (bé'hira), qui dépend des bonnes actions et de l'étude de la Torah.

La composante ségoula est beaucoup plus grande et plus sainte que la composante qui dépend du libre arbitre ; il n'y a aucune comparaison possible.
Il existe une alliance [divine] qui [détermine que] la ségoula intérieure du peuple juif (la nature sacrée de son âme) ne se révélera à notre époque que dans la mesure où la bé'hira contribuera à sa révélation. Par conséquent, tout dépend de l'abondance des bonnes actions, de la sainteté de la foi et de l'étude de la Torah."
[rav Avraham Kook - Igrot HaRéiya - lettre 555 (lettre adressée au Ridbaz)]