Aux délices de la Torah

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Ramener les enfants perdus de papa Hachem

+ Ramener les enfants perdus de papa Hachem :

-> Hachem a des millions d’enfants bien-aimés, mais beaucoup d’entre eux ont été perdus (spirituellement parlant). Nos Sages nous disent que, d’une certaine manière, nous sommes tous "perdus" pour Hachem.
La guémara affirme que depuis le jour où le Temple a été détruit, une voix céleste s’élève : "Malheur au Père dont les enfants ont été exilés de Sa table!"
Cela est certainement vrai pour les juifs qui se sont éloignés de l’observance de la Torah et des mitsvot. Ainsi, lorsque nous ramenons ces juifs à l’observance, c’est comme si nous rendions à Hachem Ses enfants perdus, et Sa joie est extrêmement grande!

Le rav Aharon Leib Steinman ajoute en citant le verset : "C’est Hachem qui est le bâtisseur de Jérusalem ; Il rassemblera les exilés d’Israël" (boné Yérouchalayim Hachem, nid'hé Israël yé'hanès - Téhilim 147,2).
On peut comprendre cela comme signifiant que Hachem reconstruit Jérusalem par le fait que Ses enfants sont rassemblés auprès de Lui. Ainsi, en ramenant les juifs à l’observance de la Torah, nous hâtons la guéoula!

Impact du mensonge sur nos prières

-> Nos Sages (guémara Baba Kama 38b) nous disent qu'Hachem ne retient jamais la récompense due à l'une de Ses créations.
Cependant, nous voyons qu'il y a des gens qui étudient la Torah, prient avec kavana, récitent tous les béra'hot appropriés, mais ne parviennent toujours pas à voir la bénédiction dans ce qu'ils font.
Il semble que leurs prières soient ignorées et qu'ils ne reçoivent pas l'aide du Ciel dont ils ont besoin pour réussir. Pourquoi en est-il ainsi?

Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Aleph Bina - Téhilim 119) explique que l'influence de nos prières dépend non seulement de la profondeur de notre kavana pendant que nous prions, mais aussi de la valeur de la bouche par laquelle nos prières sont prononcées.
Une bouche qui a été souillée par de mauvaises paroles ne peut pas ensuite produire des mots de prière qui seront acceptables devant Hachem. Ses prières ne peuvent pas s'élever pour faire descendre la bénédiction des mondes supérieurs, et par conséquent, les demandes qu'on formule dans notre prière restent sans réponse.
Telles sont les prières des personnes qui disent des mensonges, des plaisanteries insensées, du lachon ara et du ré'hilout (colportage), et qui utilisent ensuite la même bouche et la même langue pour prononcer les mots saints de la prière à Hachem.
Il est écrit à leur sujet : "celui qui débite des mensonges ne subsistera pas devant mes yeux" (Téhilim 101,7).

Le prophète (Yéchayahou 66,20) dit : "Les Bné Israël apporteront leur sacrifice de min'ha dans un récipient pur".
De même qu'un korban (sacrifice) doit être offert dans un récipient pur, de même nos prières doivent être offertes par une bouche pure. Mentir et ensuite prier Hachem avec la même bouche peut être comparé au fait de voler du blé et de l'offrir comme korban à Hachem. Nos Sages disent à ce sujet : "Ce n'est pas une bénédiction, mais un blasphème" (guémara Baba Kama 94a).

Pour que nos prières soient acceptées par Hachem, nous devons protéger notre langue des paroles interdites. Les mots de notre prière seront alors purs et saints, et trouveront grâce aux yeux d'Hachem lorsqu'ils monteront au ciel pour apporter la bénédiction sur tous les mondes.

Grâce au pouvoir de l’unité, nous méritons de recevoir la Chékhina

+ Grâce au pouvoir de l'unité, nous méritons de recevoir la Chékhina :

"Moché réunit toute l'assemblée des bné Israël et leur dit : "Voici les paroles qu'Hachem a ordonné de faire"." (Vayakel 35,1)

-> Le Sfat Emet explique que si le peuple juif a reçu l'ordre d'observer le Shabbat avant de construire le Michkan, c'est parce que le but principal de ce dernier était d'être un lieu de résidence pour la Chékhina, et que Hachem ne fait reposer Sa Chékhina parmi nous que grâce au pouvoir de l'unité du peuple.
Ceci est illustré par le verset : "Tu Me feras un Mikdach, et Je résiderai au milieu de toi" (Térouma 25,8), ce que le midrach (voir Alchikh hakadoch Térouma) explique ainsi : "Il ne dit pas "béto'ho" (au pluriel), mais "béto'ham" (au singulier). Cela nous enseigne que lorsque la nation est unie (comme une seule personne), la Chekhina repose parmi nous."

Le Shabbat est le moment de la semaine où les juifs se rassemblent.
Ainsi, le verset dit que Moché rassembla tout le peuple juif et leur ordonna de célébrer le Shabbat comme un temps de rassemblement hebdomadaire, permettant ainsi à la Chékhina de résider dans le Michkan, au sein de la nation.  [le Shabbath est un Michkan temporel]

-> Le Sfat Emet explique ensuite que Moché rassembla toute la nation et leur dit qu'Hachem leur avait ordonné de se rassembler.
En se rassemblant, la nation s'élèvera, ce que nos Sages appellent "knesset Israël", le rassemblement d'Israël, et cela amènera la Chékhina à reposer parmi nous.

La sainteté du Chabbat nous aide à mieux observer les mitsvot

+ La sainteté du Chabbat nous aide à mieux observer les mitsvot :

"Moché réunit toute l'assemblée des bné Israël et leur dit : "Voici les paroles qu'Hachem a ordonné de faire : 6 jours durant, le travail sera effectué, mais le 7e jour (le Shabbath) sera saint pour vous." (Vayakel 35,1-2)

-> Le séfer Tiferet Israël explique que les mots "Voici les paroles qu'Hachem a ordonné de faire" (élé adévarim acher tsiva Hachem) font référence aux 613 mitsvot.
Le verset dit que la sainteté du Shabbat aide à accomplir tout ce qu'Hachem nous ordonne de faire.
C'est ainsi que la guémara (Yérouchalmi Béra'hot 1:5) affirme que la mitsva de "se souvenir du jour du Shabbat" est incluse dans les mots : "Vous observerez tous mes commandements et vous serez saints pour votre D."
Autrement dit, la mitsva du Shabbat est égale à toutes les autres mitsvot de la Torah.

C'est l'intention du midrach (Chémot rabba 25,12) qui dit : "Hachem dit à Israël : Si tu mérites d'observer le Shabbat, Je considérerai cela comme si tu observais toutes les mitsvot de la Torah."
En effet, observer le Shabbat permet d'observer toutes les mitsvot d'Hachem.

"Une bonne pensée n'est jamais perdue"
[Zohar - Térouma 150b]

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=> Nous ne devons jamais cesser d'avoir une bonne intention, d'aimer Hachem, d'aspirer à ce qu'Hachem nous permettre d'accomplir davantage Sa volonté, ...
Contrairement à ce qu'on pourrait penser (c'est qu'une simple pensée), toute bonne pensée a un impact considérable et éternel.

Soutenir ceux qui étudient la Torah

+ Soutenir ceux qui étudient la Torah :

-> Le nom בצלאל (Bétsalel) peut être lu : "bétsel El" (littéralement "dans l'ombre d'Hachem"). Cela fait référence aux personnes qui soutiennent ceux qui étudient la Torah (ex: contrat Yissa'har et Zévouloun), [car celles qui les soutiennent sont dans leur "ombre", étant secondaires par rapport à ceux qui étudient réellement la Torah].
Nos Sages (Pessa'him 53b) expliquent qu'à l'avenir, Hachem fournira une ombre et un dais à ceux qui soutiennent la Torah ainsi qu'à ceux qui l'étudient, comme le dit le verset : "S'asseoir à l'ombre de la sagesse, c'est s'asseoir à l'ombre de l'argent" (Kohélet 7,12).
Les commentateurs expliquent que dans le monde à Venir, même ceux qui se sont contentés de soutenir la Torah dans ce monde s'assiéront et l'étudieront ; ils recevront la compréhension nécessaire pour ne pas souffrir d'embarras, assis là sans rien à dire, tandis que les érudits de la Torah sont engagés dans leurs discussions (voir Tsédaka lé'Haïm - maaré'het 40, ot 357).

... Hachem élèvera [ceux qui soutiennent la Torah] dans le monde à Venir et leur fera une ombre et un dais aux côtés de ceux qui étudient la Torah.
Ces personnes se prélasseront dans la lumière de la présence divine.
Ces personnes seront libérées de l'emprise de l'Ange de la mort et du châtiment dans le Guéhinam.0
... Même si ces personnes n'ont jamais beaucoup étudié la Torah dans ce monde, dans celui à Venir, Hachem les comblera de sagesse, de compréhension et de connaissance dans tous les domaines de la Torah, afin de leur épargner toute gêne en présence des érudits de la Torah.
A propos de ces personnes, le verset dit : "Voici, Hachem viendra ... Sa récompense est avec Lui et Son salaire est devant Lui" (Yéchayahou 40,10).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayakel 35,30-35]

Il est dit dans le Zohar (Volume II, 44a), ainsi que dans les écrits de l'Arizal (Shaar HaKavannot 12c), que les 4 mondes (atsilout, briya, yétsira, assiya) s'unissent pendant la prière et, par conséquent, chaque monde contient dix sefirot complètes.
[Les trois sefirot les plus élevées de chaque monde s'élèvent vers le monde supérieur.]
selon le Zohar ... il y a une rectification de tous les mondes qui a lieu pendant la prière ...
Cette rectification dépend de nous, de la pureté de notre corps et de nos pensées pendant la prière.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Térouma 26,1]

On ne peut pas devenir riche avec de l’argent sale

+ On ne peut pas devenir riche avec de l’argent sale :

-> Le 'Hida pose une question que beaucoup de gens se posent.
Nos Sages parlent en bien de quelqu’un qui donne la tsédaka et disent qu’il reçoit une grande récompense. Cependant, le fait demeure que nous voyons beaucoup de gens qui donnent beaucoup de leur argent à la tsédaka mais ne méritent pas ces bénédictions. Parfois, ils vivent une tragédie ou perdent tout leur argent. Qu’est-il arrivé à leur récompense?

Le 'Hida dit qu’une réponse à cette question est que ces hommes étaient destinés à mourir, et que leur vie a été sauvée grâce au mérite de leur tsédaka.
Comme un pauvre est considéré comme mort, grâce au mérite de leur tsedakah, Hachem leur a permis d’accomplir leur sentence de mort dans la pauvreté.

Une autre réponse est que l’on ne peut voir la bénédiction dans son argent que si toute sa fortune est obtenue honnêtement et de manière juste. Si une partie de sa richesse a été obtenue par ruse ou vol, Hachem ne veut pas de sa tsédaka et elle ne sera pas une source de bénédiction. Au contraire, elle mènera à la pauvreté.

"Et tu placeras sur la table du pain de proposition (lé'hem hapanim) devant Moi à tout moment" (Térouma 25,30)

-> Le rav Moché Leib de Sassov disait que le lé'hem hapanim nous enseigne que chaque table juive doit toujours avoir du pain dessus afin que l’on soit toujours prêt à nourrir un homme pauvre et affamé qui pourrait demander de la nourriture.

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[éventuellement, on pourrait prolonger cette idée dans le fait de toujours avoir sur soi : un sourire à donner à autrui (même quand cela ne va pas dans notre vie), de même pour un mot positif, d'appréciation (qui est une nourriture vitale de l'égo de chaque personne), de même en ayant une petite somme d'argent à pouvoir donner, ... ]

Ce qui se passe en-Haut, nous impact

+ Ce qui se passe en-Haut, nous impact :

-> "Le cheval et cavalier qu'Il a lancé dans la mer" (souss véro'hévo rama bayam - Béchala'h 15,1)

=> Pourquoi le verset utilise-t-il un mot pour "lancé" (rama - רָמָה) qui dénote une élévation?

Il me semble que l'explication de tout ceci est la suivante :
Le midrach (Chémot rabba 21,7 ; Zohar 2:170b) raconte que l'ange d'Egypte a prétendu devant D. que les égyptiens et les juifs étaient des idolâtres, alors pourquoi les égyptiens seraient-ils noyés alors que le peuple juif est sauvé?
Ceci est problématique. Pourquoi Hachem a-t-il permis cette accusation contre le peuple juif?
Il l'a fait pour faciliter la chute des égyptiens, afin qu'ils osent poursuivre le peuple juif jusqu'à la mer, où "les eaux profondes les couvriraient "(Béchala'h 15,5).
Sans cette allégation céleste, les égyptiens n'auraient pas suivi effrontément le peuple juif jusqu'à la mer.
En effet, après avoir été témoins des miracles et des prodiges accomplis par Hachem, après avoir été punis par les 10 plaies, tout cela à cause du peuple juif, les égyptiens ont certainement compris que la mer s'était séparée uniquement pour le bien du peuple juif et que s'ils le suivaient, l'eau reviendrait et les submergerait, comme cela s'est effectivement produit.

Mais Hachem voulait que les égyptiens aient la liberté de vouloir et de choisir d'entrer dans la mer à la poursuite du peuple juif. À cette fin, D. a orchestré l'accusation céleste momentanée afin d'éveiller chez les égyptiens l'envie de poursuivre le peuple juif.
Même si les Égyptiens n'étaient pas conscients de l'accusation céleste contre les juifs, ils en étaient conscients sur le plan spirituel (guémara Sanhédrin 94a).
Telle est la nature humaine : sentir ce qui est dit à propos de quelqu'un d'en Haut. Ce qui se passe en Haut se fait sentir en bas, que ce soit au détriment ou au bénéfice de la personne.

D. avait prévu qu'à la suite de l'accusation céleste portée contre le peuple juif, les égyptiens croiraient que le moment était propice pour l'emporter, et qu'ils se jetteraient dans la mer à la suite du peuple juif. En agissant ainsi, l'armée égyptienne exercerait son libre arbitre et accomplirait sa propre volonté.
C'est ainsi qu'"Il fait grandir les nations et les détruit" (Iyov 12,23), et que "pas un seul d'entre eux n'est resté" (Béchala'h 14,28).
[ la guémara (Méguila 50a) explique que même les gens simples, qui ne peuvent recevoir de prophétie, sont capables d'avoir une idée de ce qui se passe au Ciel. Ici aussi, lorsque l'ange a accusé le peuple juif d'être idolâtre, les égyptiens l'ont senti et ont éprouvé le besoin de poursuivre le peuple juif dans la mer, pensant qu'ils avaient une chance de l'emporter.]

C'est ce à quoi fait allusion l'expression "rama bayam" (lancé dans la mer), en utilisant un verbe qui implique une élévation, indiquant qu'ils ont été élevés un peu pour pouvoir suivre effrontément le peuple juif dans la mer.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi]

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=> En orchestrant une accusation contre les juifs dans le tribunal céleste (en Haut), Hachem a enhardi les égyptiens à poursuivre le peuple juif jusqu'à la mer.