Aux délices de la Torah

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L’effort dans l’étude

+ L'effort dans l'étude :

Voici un enseignement du rav Yaakov Ades (dans son Ahavat Torah - chap.6)

-> L'effort nécessaire pour étudier la Torah (ex: comprendre une guémara) ne signifie en aucun cas que quelque chose ne va pas. Au contraire, le labeur et l'effort constituent la partie la plus importante de l'étude de la Torah.
Le 'Hazon Ich écrit : "L'essentiel, c'est l'effort ; c'est précisément en luttant pour comprendre les mots sacrés de la Torah qu'une personne en vient à mériter la lumière de la Torah d'Hachem qui illumine l'âme".

Par conséquent, même si quelqu'un est un génie et comprend la guémara sans effort, il est important qu'il utilise toutes ses facultés de concentration pour parvenir à une compréhension plus approfondie de cette même guémara.
Sinon, un élément essentiel de l'étude de la Torah fait défaut. L'effort que l'on doit fournir pour apprendre est vital car il contient une force puissante qui affine efficacement l'âme de celui qui étudie la Torah.

-> L'effort dans l'étude de la Torah purifie et affine l'âme.
Un jeune étudiant peut parfois avoir l'impression de souffrir lorsqu'il s'efforce de comprendre une guémara sans y parvenir. Il peut se sentir déçu lorsqu'il doit étudier le même passage encore et encore et s'attarder sur chaque détail avant de commencer à saisir l'essentiel de ce que dit la guémara.
Or, cela constitue justement un atout pour son étude, puisque purifiant son âme et lui confèrant des qualités divines.

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-> Le Gaon de Vilna était réputé pour être un génie intellectuel dès sa jeunesse.
Néanmoins, son élève, rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech Ha'Haïm), rapporte des témoignages sur l'énorme énergie que le Gaon de Vilna consacrait à l'étude de la Torah.

Le rabbi de Volozhin écrit :
"Le Gaon de Vilna, notre pieux et saint maître, était un génie de renommée mondiale. Sa façon d'étudier la Torah consistait à réfléchir, à se concentrer et à s'épuiser à un degré qu'il est impossible d'apprécier ou de décrire. Grâce à son pouvoir de concentration supérieur et à sa sainteté extraordinaire, il méritait d'atteindre l'extrême limite de la compréhension de la Torah.
Il est incroyable de voir comment ce géant parmi les hommes s'est efforcé de parvenir à la clarté absolue de la vérité. Bien qu'il ait été doté d'une remarquable profondeur et qu'il ait acquis de vastes connaissances auprès des érudits des générations passées, son cœur pur ne lui a jamais permis de tirer avantage de ces qualités.
Au contraire, il approfondissait un sujet jusqu'à ce qu'il l'envisage sous tous les angles et en considère toutes les ramifications, et ce des centaines de fois. Il pouvait poursuivre son impressionnante concentration pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, sans manger ni boire et sans dormir, jusqu'à ce que son apparence montre que son être physique était épuisé.
Il s'est littéralement abandonné à la Torah.
Ensuite, lorsque Hachem éclaira ses yeux de la véritable compréhension, il subit une transformation instantanée et son visage brilla de pureté et de bonheur face à la clarté de la Torah."

-> Evidemment, les remarquables capacités de concentration du Gaon de Vilna ne sont pas attendues de tout le monde, mais nous devons nous inspirer de son exemple. Chacun doit s'efforcer intensément, jusqu'aux limites de ses capacités personnelles, d'étudier la Torah, car c'est l'effort qui nous purifie et nous affine.

[rav Yaakov Ades - Ahavat Torah - chap.6 ]

Etudier la Torah quelque soit notre niveau

+ Etudier la Torah quelque soit notre niveau :

Voici un enseignement du rav Yaakov Ades (dans son Ahavat Torah - chap.3) :

-> De nombreuses personnes pensent que la grande valeur spirituelle de l'étude de la Torah est peut-être vraie, mais qu'ils se trouvent à un niveau spirituel trop bas pour que cela s'applique à eux, à la fois parce que leur niveau d'étude est faible et parce que leur relation avec Hachem est médiocre.

Ils se trompent lourdement. Ils ne se rendent pas compte qu'Hachem aime chaque juif très fortement.
À chaque instant, Hachem attend que nous remplissions nos obligations spirituelles et que nous le serviez de toutes les manières possibles. Lorsque nous étudions la Torah, à notre propre niveau, nous et notre Torah sommes aimés aux yeux d'Hachem dans une mesure que nous ne pouvons pas comprendre.
Que nous en soyons conscient ou non, Hachem déverse sur nous Sa générosité spirituelle.

-> Ceci est vrai pour tous les niveaux d'étude de la Torah, sans exception. La guémara dit que le monde existe par la vapeur des mots [de Torah] qui sortent de la bouche des enfants/écoliers (tinokot), parce que leur discours n'est pas entaché par la faute.
Le 'Hafets 'Haïm dit qu'il s'agit de très jeunes écoliers, et que le niveau de Torah qu'ils étudient n'est pas très élevé puisqu'ils sont trop jeunes pour le comprendre correctement. Nous voyons donc que l'étude de la Torah est spirituellement puissant, même aux niveaux inférieurs.

-> Cependant, comme l'explique le Déréh 'Haïm, la supériorité de la Torah à des niveaux plus élevés ne peut être niée.
Plus une personne comprend ce qu'elle étudie, plus la vérité de la Torah devient claire et plus elle sentira la lumière spirituelle exaltée de la Torah briller à travers son âme avec un éclat accru, et sa relation avec Hachem s'intensifiera.

-> Même si le comportement d'une personne la fait tomber très bas spirituellement, elle peut encore étudier la Torah, et cette Torah est très précieuse à Hachem.

Le Kéhilot Yaakov (dans son Kréna déIgarta) explique qu'il n'est pas juste de suggérer que la Torah apprise par une personne en déclin spirituel n'est pas sainte et bénie. Nos Sages disent que lorsqu'un homme racha s'occupe de la Torah, le rayonnement de celle-ci le ramène dans le droit chemin. Nous constatons que l'éclat de la Torah est présent même dans la Torah apprise par des personnes fauteuses.

Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech Ha'Haïm) écrit également que si une personne se débat dans les profondeurs obscures d'une vie de péché, c'est en étudiant la Torah qu'elle peut obtenir la force spirituelle dont elle a besoin pour s'en sortir.
Lorsqu'il l'étudiera, Hachem lui donnera la force spirituelle de se repentir et de réparer le mal qu'elle a causé.

Ainsi, si quelqu'un sent qu'il recule spirituellement, il est encore plus fortement obligé d'intensifier son étude de la Torah et de s'y consacrer de toutes ses forces et de toutes les manières possibles.

-> Il est vrai que plus une personne est vertueuse, plus son étude renforce sa relation avec Hachem et apporte à son âme davantage de Sa lumière exaltée. Mais même pour les personnes moins vertueuses ou celles qui traversent une chute spirituelle temporaire, l'étude de la Torah est une force extrêmement puissante qui les rapproche activement d'Hachem et de Sa lumière très élevée.

[rav Yaakov Ades - Ahavat Torah - chap.3 ]

Etudier la Torah = renforcer notre attachement avec Hachem et notre âme

+ Etudier la Torah = renforcer notre attachement avec Hachem et notre âme :

Voici un enseignement du rav Yaakov Ades (dans son Ahavat Torah - chap.2) :

-> Il existe une différence fondamentale entre l'étude de la Torah et l'étude des autres branches du savoir.
Le but de l'étude de tout autre sujet est d'acquérir des connaissances et tous les avantages qui découlent d'avoir de la sagesse supplémentaire.
La Torah est différente. Non seulement la connaissance réelle est incomparablement supérieure à toute forme de connaissance séculière, mais l'étude elle-même a un effet d'élévation et d'amélioration sur la personne concernée.

-> La suprématie de l'étude de la Torah sur les autres sciences est quelque chose qu'Hachem a inscrit dans la fibre même de l'univers. Elle a été placée là depuis la création du monde, de sorte que chaque étude et chaque acquisition de connaissances en matière de Torah renforcent automatiquement le lien entre l'âme d'un juif et son Créateur.
L'étude de la Torah fait également jaillir la lumière d'en-Haut (or el'yon) qui renforce la personne et accroît sa capacité à s'améliorer spirituellement.
Il se peut que vous ne ressentiez pas toujours l'inspiration d'Hachem au moment de l'étude, mais elle est toujours présente, même si des limitations physiques vous empêchent temporairement d'en être conscient.
Avec le temps, cependant, vous en viendrez sans aucun doute à ressentir cette inspiration divine, du moins en partie. Car il est naturel qu'une personne ne puisse apprécier, dans ce monde, qu'une fraction de ce que son âme gagne réellement en étudiant la Torah.

-> La relation d'une personne avec Hachem et l'éclat de la lumière spirituelle d'en-Haut sont vécus à différents niveaux. L'intensité de l'expérience est déterminée par la qualité de l'étude. Les facteurs qui influencent la qualité de l'étude sont nombreux :
1. La durée de l'étude ;
2. L'étude sans interruption ;
3. La concentration ;
4. Etudier avec plaisir et envie ;
5. Comprendre ce que l'on étudie ;
6. La répétition de ce que vous étudiez jusqu'à ce que vous vous en souveniez pendant un certain temps.

Chaque fois qu'une personne étudie [la Torah], sans exception, elle récolte des bénéfices spirituels et l'unification de son âme avec Hachem s'intensifie.
En fait, il n'existe pas d'étude [de la Torah] non productive (chaque mot, chaque seconde de Torah a forcément un impact!).
Les points susmentionnés, pris séparément ou combinés, renforcent l'étude et l'enrichissement spirituel.

-> Plus une personne s'habitue à étudier [la Torah], plus ces sentiments s'intensifient et plus elle développe une forte inclination à étudier davantage.
Il peut y avoir des échecs, mais la tendance générale est que le désir d'étudier devient progressivement plus fort.
Le rav Aharon Kotler déclare que lorsqu'une personne ferme sa Guémara le soir, par exemple, elle doit avoir l'impression d'en être arrachée. Cela signifie qu'un juif doit sentir que la vérité de la Torah et l'essence de son âme sont si étroitement liées qu'elles ne forment plus qu'une seule entité.

-> Dans la deuxième bénédiction de la prière du soir, il est dit : "car elles [les paroles de la Torah] sont notre vie et la durée de nos jours, et [d'elles] nous en parlerons jour et nuit" (ki ém 'hayénou véoré'h yaménou ouva'ém néégué yomam valaïla).
Nos Sages expliquent que la seconde moitié du verset est une conséquence de la première ; dans la mesure où une personne estime que la Torah est sa vie même (elles sont notre vie!), la fin du verset "d'elles nous parlerons" sera vraie, et la qualité de notre étude s'améliorera.

-> L'être humain est constitué d'un corps et d'une âme, du physique et du métaphysique, et l'on oublie souvent que l'âme est la force la plus puissante.
La lumière exaltée d'Hachem qui brille sur l'âme d'une personne est une expérience entièrement spirituelle, et tous les plaisirs physiques et les jouissances du monde sont insignifiants en comparaison.

-> "Comme une biche qui cherche de l'eau, mon âme crie vers Toi, ô Hachem ; Mon âme a soif d'Hachem, du D. vivant. Quand viendrai-je et verrai-je la présence d'Hachem?" (Téhilim 42,2-3).

L'âme d'un homme ressent la soif de la même manière que son corps. Son être physique a soif d'eau, et son âme a soif de la présence d'Hachem.
Si quelqu'un vous offrait toutes les richesses du monde à condition que vous ne buviez pas pendant un mois, pourriez-vous l'accepter? Quelle est la valeur de l'argent si vous allez mourir de soif?
La soif que votre âme ressent pour Hachem et Sa lumière spirituelle est exactement la même. Comment les plaisirs du monde peuvent-ils étancher une soif spirituelle?
Le seul moyen de satisfaire le désir spirituel est d'étudier la Torah et d'accomplir les mitsvot.

-> Afin de récolter tous les avantages de la lumière brillante qui provient de l'étude de la Torah, une personne doit toujours en être consciente.
L'étude de la Torah rapproche l'âme d'un juif d'Hachem, et plus une personne est consciente du pouvoir qu'a la Torah d'unir son âme à son Créateur et de récolter les avantages spirituels de Sa lumière élevées, plus elle a de chances d'en tirer profit.
Bien que ces réalités soient présentes, qu'il en soit conscient ou non, le fait de les connaître augmente leur pouvoir.

-> Dans son commentaire sur le Ora'h 'Haïm, le Ba'h écrit quelque chose qui a des implications troublantes. Il dit que "la raison pour laquelle les Bné Israël ont été exilés de leur terre est qu'ils étudiaient la Torah uniquement pour acquérir des connaissances, et qu'ils ne se préoccupaient pas de la richesse spirituelle et de la relation plus étroite avec Hachem que l'étude de la Torah entraîne. Il y avait donc une lacune fondamentale dans leur façon d'étudier".
Nous voyons combien il est important de ne pas ignorer cet aspect fondamental de ce qu'accomplit l'étude de la Torah.

-> Il est de la responsabilité des enseignants et des éducateurs de transmettre ces principes à leurs élèves.
Ceux-ci doivent être conscients que chaque seconde d'étude de la Torah renforce leur relation avec Hachem et les rend plus dignes de recevoir Sa bonté spirituelle.
Si les enseignants enracinent cela dans le cœur de leurs élèves, cela constituera une puissante motivation pour les aider à s'intéresser de manière positive à l'étude de la Torah, et la qualité de leur étude s'en trouvera considérablement améliorée.

-> Il est également important de souligner l'importance d'une relation étroite avec Hachem, la façon dont l'âme juive aspire et a besoin de Sa lumière exaltée et de Sa croissance spirituelle.
Le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.1) écrit que chaque fois qu'une personne voit quelque chose qui pourrait l'aider à améliorer sa relation avec Hachem, elle doit en profiter et le poursuivre de toutes ses forces. Inversement, elle doit fuir, comme devant un feu, tout ce qui pourrait l'éloigner d'Hachem.
Le Ram'hal mentionne également qu'une personne doit savoir que la seule bonne chose dans ce monde est d'être proche d'Hachem, et que tout ce que les gens peuvent considérer comme bon est en réalité sans valeur.

En vérité, le niveau ultime de l'étude de la Torah est de le faire pour aucune autre raison que de plaire à Hachem, de Lui donner de la satisfaction (na'hat roua'h).
Néanmoins, les raisons d'étudier mentionnées ci-dessus sont très importantes. Même lorsque quelqu'un a atteint le niveau élevé de l'étude uniquement pour plaire à Hachem, il devrait toujours être conscient du concept de se rapprocher d'Hachem et de Sa lumière très élevée. Mais il le fait pour le bien d'Hachem et non pour son propre plaisir.
Les raisons susmentionnées aident également à atteindre le niveau exalté de l'étude uniquement pour plaire à Hachem. Lorsque l'on se sent proche d'Hachem et que l'on baigne dans Sa lumière exaltée, cela nous incite à vouloir plaire à Hachem et à Lui donner du plaisir, de la satisfaction.
[rav Yaakov Ades - Ahavat Torah - chap.2 ]

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-> Lorsqu'une personne étudie la Torah, la lumière spirituelle pure s'ajoute à son âme, et cette lumière est éternelle. Sa récompense dans le monde à Venir dépasse de loin tout ce qui existe dans ce monde, et en plus de son gain personnel, tout le peuple juif récolte également des bénéfices illimités.

Plus vous mettez d'ardeur, d'enthousiasme et de plaisir à étudier, plus cela vient des profondeurs de votre âme, et plus l'étude sera productif. La lumière exaltée d'Hachem rayonnera dans votre âme, et le bonheur qui découle de l'étude de la Torah sera plus intense.

Mais même si vous n'arrivez pas à vous concentrer ou si vous n'avez pas envie d'apprendre, vous devriez quand même essayer d'étudier au mieux de vos capacités. L'étude de la Torah, à quelque niveau que ce soit, est toujours important et apprécié par Hachem.
[rav Yaakov Ades - Ahavat Torah - chap.10 ]

Si nous connaissions l'importance de croire dans l'intervention, la providence d'Hachem (hachgakha), à chaque seconde, dans les moindres détails de notre vie, notre cœur serait encore davantage rempli d'enthousiasme de croire dans Sa hachhakha.

Le verset dit : "Hachem est ton ombre" (Hachem tsilé'ha - Téhilim 121,5), ce qui signifie qu'Il se comporte avec nous selon nos actions. Le plus nous croyons dans Sa hachgakha, le plus Il nous donnera.
[Shomer Emounim - maamar hachgakha pratit - chap.13]

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-> Le fait de croire dans la hachgakha d'Hachem est un commandement positif de la Torah (qui se trouve dans Ekev 8,5). Hachem contrôle tout ce qui se passe à chaque seconde de la journée
[Shomer Emounim - maamar hachgakha pratit - chap.15]

Ben Zoma dit : "Quel est le sage? C’est celui qui apprend de toute personne" (ézéou 'hakham, alomed mikol adam - Pirké Avot 4,1)

-> Le Baal Chem Tov explique : "de toute personne" (mikol adam) = cela inclut toute personne juive de peu de valeur apparente subjective, car même en elle réside une étincelle digne d'exemple.
En chaque juif réside une étincelle sainte. Chaque juif doit réparer la part du machia'h qui lui appartient.
[Hachem s'est révélé à Moché dans un buisson, lui annonçant la délivrance à venir]. Une flamme ardente jaillit d'un simple buisson, d'un simple juif.

Le racha [Haman] avait 360 conseillers, dont aucun n'était aussi sage que Zérech, sa femme.
[midrach Abba Gurion 5 ]

Téchouva & Bien être physique et moral = indispensable à une vie juive

+ Téchouva & Bien être physique et moral = indispensable à une vie juive :

-> Le rav Avraham Kook (Orot haTéchouva) commence son exploration du thème de la téchouva en décrivant ses trois phases de base :
1°/ un corps et un esprit sains ;
2°/ une orientation saine vers la croyance religieuse ;
3°/ une aspiration idéaliste à s'aligner sur le plan de D. pour l'univers.

-> Selon le rav Kook, le concept de téchouva (qui est central dans le judaïsme), va au-delà d'une simple réparation religieuse suivant une faute, et la téchouva commence par le simple fait de s'assurer d'être en bonne santé.
La téchouva est essentiellement un retour aux sources. Ainsi, une personne doit d'abord revenir à son être physique naturel, à son moi physique naturel. Pour atteindre la paix intérieure et l'harmonie avec le monde, un individu doit d'abord avoir un corps sain.

À notre époque, où les magasins de produits diététiques et les clubs de sport abondent, ce simple enseignement est connu de presque tout le monde. Un corps sain est la base de tout effort créatif.
Ce qui est nouveau, cependant, c'est que le rav Kook considère que cela fait partie du processus de la téchouva.
Être en bonne forme physique est un facteur important non seulement pour atteindre le bien-être personnel, mais aussi pour forger un lien avec Hachem (voir Rambam - Michné Torah - Hilkhot Déot 4,1).

Une personne est en bonne santé lorsque l'ensemble de son métabolisme fonctionne dans un équilibre naturel adéquat. Une personne en phase avec le bon fonctionnement interne de son corps est capable de s'aligner correctement sur le monde.
Pour se connecter aux canaux spirituels qui relient le ciel et la terre, une personne doit d'abord être en bonne santé physique. Par exemple, l'une des exigences fondamentales de la prophétie est un corps fort et sain.
La santé physique et la santé spirituelle vont de pair. Le Rambam, qui travaillait comme médecin lorsqu'il n'étudiait pas la Torah, a systématiquement détaillé dans ses écrits les règles d'une vie saine, soulignant l'importance de l'exercice physique, d'un régime alimentaire approprié et des soins corporels comme condition préalable à l'observance de la Torah. [Michné Torah - Yessod haTorah - 7,1 ]

-> Le rav Kook enseigne que lorsqu'une personne corrige une habitude de vie qui n'est pas saine pour sa santé, elle fait téchouva. Ainsi, il s'avère que les gymnases et les salles de sports sont remplis de personnes qui font téchouva. [indépendamment du fait que les règles de pudeur n'y sont souvent pas respectées. ]
Lorsque nous courrons, ou bien faisons du vélo d'appartement pour se remettre en forme, nous nous rapprochons d'Hachem.
De même, si une personne arrête de fumer, elle se repent. Si une personne en grand surpoids suit un régime, elle s'engage sur la voie de sa perfection personnelle.
De même, lorsque nous avons une alimentation plus saine (ex: moins de mauvais sucre comme avec les sodas), alors nous revenons à un état plus sain.
Dans le langage du Rambam (Hilkhot Déot 5,1), cette personne remplace un aliment qui n'a qu'un goût agréable (ex: un soda) par un autre qui est bénéfique pour le métabolisme humain.
Comme il l'explique, une personne doit toujours manger ce qui est sain et pas seulement des aliments qui stimulent ses papilles gustatives.

Il est important de noter que si le bien-être physique est une règle de base de l'art de vivre, l'injonction d'être en bonne santé est un principe de la Torah. Il nous est demandé de veiller attentivement à notre vie (ouchmor nafché'ha méod - Vaét'hanan 4,9).
Il s'agit d'un avertissement nous invitant à éviter les dangers inutiles et à veiller à notre santé. Il est interdit de s'infliger des dommages physiques, quels qu'ils soient (comme fumer excessivement des cigarettes). [Baba Kama 91b ; Rambam Hilkhot Néziké mamon 5,1]

Le Rambam explique : "Avoir un corps entier et en bonne santé fait partie intégrante du service de D., car il est impossible d'avoir de la compréhension et de la sagesse dans le domaine de la connaissance du Créateur si un homme est malade.
C'est pourquoi il faut éviter les choses qui endommagent le corps et s'habituer à des choses qui favorisent la santé." [Hilkhot Déot 4,1]

Le rav Kook écrit qu'une personne doit faire téchouva pour ses faiblesses physiques (qui dépendent de nous) et leurs conséquences. Par exemple, une personne en surpoids ou bien ne mangeant pas de bons aliments, peut alors être plus facilement fatiguée, manquant d'énergie pour accomplir les mitsvot avec l'enthousiasme nécessaire, ou se sentir trop faible pour résister aux tentations interdites.
Sa fatigue peut aussi interférer avec l'étude de la Torah et la prière.
Dans le service d'Hachem, un corps et un esprit forts vont de pair.

Le rav Kook explique qu'un affaiblissement de la volonté est dû en grande partie à un manque d'énergie et de force physiques. Lorsque la volonté d'une personne est faible, elle peut tomber dans de nombreuses mauvaises habitudes.
Dans le cadre de son rétablissement général, une telle personne doit améliorer sa santé physique, ainsi que ses mondes moral et spirituel.
[rav David Samson ]

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-> "La téchouva est le sentiment le plus sain qui soit.
Une âme saine dans un corps sain doit nécessairement apporter la grande joie de la téchouva, et l'âme ressent par conséquent le plus grand plaisir naturel".
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 5,1 ]

=> Il est important de noter le lien que le rav Kook établit entre la téchouva et la santé. Un corps sain est un fondement important de la téchouva.
Contrairement à l'image que l'on se fait du pénitent, à savoir un reclus morose, frêle et courbé qui fuit le monde, le véritable baal téchouva est en bonne santé, heureux, robuste et débordant de vie.

Lorsqu'une personne se débarrasse de ses mauvaises habitudes, comme la suralimentation et la cigarette, sa santé s'améliore. Sans ces éléments nocifs, elle est plus forte et plus dynamique. De même, lorsqu'une personne se débarrasse de ses mauvaises habitudes morales et de ses mauvais traits de caractère, sa santé spirituelle s'améliore.
Sans ces influences négatives, son âme est libre de recevoir le flux de lumière divine qui remplit l'univers.
Lorsqu'elle est en bonne santé physique et spirituelle, sa capacité à faire l'expérience du Divin est renforcée. C'est cette "rencontre avec Hachem" qui apporte l'afflux de joie que ressent tout baal téchouva.
Lorsque les murs malsains (provoqués par les fautes) qui l'avaient séparé d'Hachem sont éliminés de sa vie, il est prêt à faire la plus grande découverte de sa vie, la découverte que D. et le monde spirituel sont réels. Soudain, l'amour et la bonté d'Hachem l'entourent.
Toutes ses fautes sont pardonnés. Au lieu de l'obscurité, il y a de la lumière tout autour de lui et un bassin d'amour sans fin.
[rav David Samson ]

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+ Un corps et une âme fortes :

-> Il est intéressant de noter que le rav Kook (qui a vécu de 1865 à 1935) a été condamné par certains groupes ultra-orthodoxes appartenant à l'ancienne colonie de Jérusalem lorsqu'il a prôné les vertus de l'exercice et d'un physique sain.
Dans son ouvrage classique, Orot (Orot haTékhiya), le rav Kook écrit que l'exercice des jeunes juifs en terre d'Israël, afin de renforcer leur corps pour devenir des enfants puissants pour la nation, ajoute une force générale au peuple juif, ce qui permet aux justes d'apporter plus de lumière divine dans le monde.

Il écrit (Orot haTékhiya - p.80, para.34) :
"Lorsque les jeunes s'engagent dans le sport pour renforcer leurs capacités physiques et leur moral dans le but d'accroître la force globale de la nation ..., ce saint effort élève la Présence de la vigne divine encore plus haut, tout comme elle est exaltée par les chants et les louanges chantés par David, roi d'Israël, dans le Livre des Téhilim".

-> En entendant cette comparaison entre le sport et les Téhilim du roi David, la communauté ultra-orthodoxe de Jérusalem a attaqué Rabbi Kook avec véhémence. Ils craignaient que tout éloge des sionistes laïques ne conduise à un effritement des barrières entre le sacré et le profane.
Outre cette inquiétude bien réelle, leur attitude négative à l'égard de la force physique peut être considérée comme issue de l'état misérable du juif dans le ghetto.
Dans l'exil, les juifs de la Diaspora étaient impuissants face à l'oppression des non juifs. Une philosophie s'est développée selon laquelle un juif était censé se tourner uniquement vers Hachem pour le salut et le sauvetage.
Les juifs étaient si peu nombreux qu'ils ne pouvaient pas se battre. Les prouesses physiques n'avaient aucun sens. Un juif ne devait compter que sur la Torah et la prière.
Bien que cela ait pu être vrai dans la Diaspora, avec le retour du peuple juif en Israël, la force physique est devenue une nécessité si les juifs voulaient réussir à coloniser la terre et défendre les colonies juives contre des voisins hostiles.

-> Dans la génération du renouveau national, alors que la nation juive retourne dans sa patrie, un nouveau type de juif religieux doit apparaître pour relever le défi.
Le Kook (Orot - Orot haTékhiya p.80, para.33) écrit :
"Notre exigence physique est grande. Nous avons besoin d'un corps sain.
Par notre préoccupation intense pour la spiritualité, nous avons oublié la sainteté du corps. Nous avons négligé la santé et la force du corps. Nous avons oublié que nous avons une chair sainte, au même titre que notre esprit saint. Nous avons abandonné la vie pratique et nié nos sens physiques et ce qui est lié à la réalité physique tangible, par peur de la chute (une crainte d'Hachem qui n'inclut pas le monde matériel dans la sainteté), par manque de foi dans la sainteté de la terre ...

Toute notre téchouva ne réussira que si elle est, en même temps que sa splendeur spirituelle, une téchouva physique/matérielle qui produit un sang sain, une chair saine, des corps fermes et puissants, et un esprit flamboyant qui se répand sur des muscles puissants.
Grâce à la puissance de la chair sanctifiée, l'âme affaiblie resplendira, comme la résurrection physique des morts".

=> Ainsi, notre première étape sur le chemin de la téchouva est la santé physique, tant pour l'individu que pour la nation.
Partout dans le monde, en faisant du jogging ont vient vers Hachem.
La renaissance de la force physique entraîne un renforcement spirituel renouvelé.

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-> b'h, sur la santé : https://todahm.com/2022/03/17/la-sante

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+ La santé morale, psychique :

-> La 2e catégorie de téchouva naturelle concerne l'état psychique et moral de l'homme.

Le rav Kook (Orot haTéchouva 1) écrit :
"Une étape plus intérieure de la téchouva naturelle s'applique à l'état psychologique et spirituel. C'est ce que l'on appelle communément les "troubles de la conscience".
L'homme est naturellement enclin à suivre la voie de la droiture. Lorsqu'il s'écarte du chemin et tombe dans la faute, si son sens spirituel n'a pas été totalement corrompu, ce sens moral provoquera un malaise dans son cœur, et il en souffrira.
Il s'empressera de revenir et de corriger ce qui a été perverti, au point qu'il aura l'impression que la transgression a été effacée".

-> Par nature, les gens sont généralement bons. Ils aiment aider les autres et faire de bonnes actions. Lorsqu'une personne fait de mauvaises choses, elle éprouve généralement des remords.
Le rav Kook dit que cette tendance de l'homme le pousse à devenir une meilleure personne. Lorsque les nombreuses et puissantes forces de la vie amènent une personne à s'écarter des sentiers de la droiture et de la bonté, cette personne voudra mettre fin à son comportement médiocre et revenir à un niveau plus élevé. La voix intérieure de sa conscience l'incite à vouloir corriger sa faute.
Selon le rav Kook, le deuxième élément de la téchouva naturelle est le fait d'être simplement un homme.
La téchouva naturelle est le fait d'être une bonne personne.
[rav David Samson ]

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+ La téchouva religieuse :

-> Après que la téchouva a élevé une personne en la mettant en harmonie avec les exigences intérieures de son corps et de son âme, la téchouva religieuse apparaît. C'est la téchouva que la plupart des gens identifient comme le repentir.
Dans ce cas, la personne décide non seulement d'être en bonne santé physique et morale, mais aussi de trouver grâce aux yeux d'Hachem.

-> "Après le stade naturel de la téchouva (physique, morale), vient la téchouva inspirée par la croyance religieuse. Cette phase de la téchouva découle de la religion et de la tradition, qui traitent abondamment de la téchouva. La Torah promet le pardon à ceux qui reviennent de leurs fautes.
Les fautes de l'individu et de la communauté sont effacées par la téchouva. Les prophètes vantent les vertus de la téchouva. En général, toute la valeur des admonitions de la Torah repose sur la téchouva inspirée par la croyance religieuse".
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 1 ]

-> Il est important de souligner que le rav Kook considère que les différentes phases de la téchouva vont de pair. La téchouva religieuse ne doit pas se faire au détriment d'une bonne santé physique et psychologique.
Une personne ne doit pas être extérieurement religieuse mais moralement corrompue ou physiquement faible. Chaque étape doit être basée sur l'étape précédente.
Une personne doit d'abord être en bonne santé physique. Ensuite, elle doit avoir un état d'esprit sain. Elle doit se sentir motivée pour faire de bonnes choses et remédier à ses lacunes éthiques.

Une fois qu'on est en bonne santé et sur une voie morale positive, on peut s'engager dans la religiosité.
Ce faisant, on élève son code moral personnel à un niveau plus élevé et plus saint en adoptant un ensemble de règles éthiques prescrites non pas par les desseins de son cœur, mais par la parole de D. (Hachem) telle qu'elle est énoncée dans la Torah.
[rav David Samson ]

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-> Parfois, lorsqu'une personne tente de s'accrocher aux hauteurs de la spiritualité et au monde des pensées élevées, il y a un risque qu'elle devienne désorientée par rapport à sa nature physique, et que son corps soit influencé par des facteurs maléfiques.
Le rav Kook enseigne que pour s'engager dans les domaines supérieurs de la spiritualité, une personne doit d'abord se concentrer sur sa santé physique et sa pureté morale, en se débarrassant de l'orgueil, de la colère, de l'envie et d'autres choses semblables.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 14,2 ]

Le repos du Shabbath

+ Le repos du Shabbath :

-> Hachem nous a donné le Shabbath, comme jour de repos, mais nous ne sommes pas les seuls à nous reposer ce jour.

Il y a un fleuve appelée Sambaton qui, au lieu de couler avec de l'eau, coule avec des pierres, et elle se repose le Shabbath.
Le poisson appelé Shabtei (Shibouta) quitte l'eau et se repose sur la terre ferme le Shabbath. [Yalkout Chimoni - Béréchit]

Les nécromanciens qui ressuscitent les morts ne peuvent pas le faire le Shabbath. [Béréchit rabba 11,15 ; Rachi - Sanhédrin 65b]

Les feux du Guéhinam sont censés être refroidis le Shabbath, sauf pour ceux qui ont profané le Shabbath et le Yom Tov lorsqu'ils étaient en vie. [Tiféret Tsvi sur le Zohar Béréchit 48a]

Le ver ne s'occupe pas des morts le Shabbath. [Baal haTourim - Béchala'h 16,24]
Ni le Satan ni les esprits nuisibles n'ont de pouvoir de dominer le Shabbath. [midrach Téhilim 92]

Il y a des sources d'eau qui ne coulent pas le Shabbat. [séfer haBrit 1,8]
Les plaies n'ont pas agi en Egypte pendant le jour du Shabbat. [Kémotsé Shalal Rav Bo - au nom du Pné Yéhochoua]

Il y avait une Nuée céleste au-dessus de l'Aron dans le désert, et pendant la semaine, les deux lettres du nom d'Hachem, "youd" et "hé", allaient et venaient entre les quatre drapeaux des tribus situés de part et d'autre du camp. Le Shabbath, les lettres ne bougeaient pas de l'endroit où elles se trouvaient juste avant le début du Shabbath. [Yalkout Réouvéni - Bamidbar]

Prier à la synagogue

+ Prier à la synagogue :

-> La mitsva est principalement de prier à la synagogue, comme l'enseigne la guémara (Béra'hot 6a) : "La prière de l'homme n'est entendue qu'à la synagogue".

-> Celui qui s'abstient d'entrer à la synagogue est considéré comme un mauvais voisin et il cause l'exil de ses enfants.
[guémara Béra'hot 8a ]

-> Hachem dit : lorsque tu pries, prie à la synagogue. [Cho'her Tov 4,9]

-> Quiconque entre dans la synagogue ou la maison d'étude dans ce monde méritera d'y entrer dans le monde futur, comme il est écrit : "Dignes d'éloges sont ceux qui sont assis dans Ta maison, ils Te loueront à jamais, sélah" (Téhillim 84,5).
[Yalkout Chimoni - Téhilim 833)]

-> "Quiconque n'entre pas à la synagogue dans ce monde n'entrera pas à la synagogue dans le monde futur, car il est écrit : 'Les réchaïm marchent tout autour' (Téhillim 12,9)."
[guémara Yérouchalmi Béra'hot 5,1]

-> La guémara (Yérouchalmi - Béra'hot 5,1) dit également que si quelqu'un prie à la synagogue, c'est comme s'il apportait une pure offrande de farine.
Le prophète dit : "Cherchez Hachem là où on peut Le trouver". Où peut-on Le trouver? A la synagogue.

La grandeur de la prière

+ La grandeur de la prière :

-> Rien n'est plus important que la prière.
[midrach Tan'houma - Mikets 9 ]

-> La prière est équivalente à toutes les autres mitsvot.
[ Tikouné Zohar - chap.1 ]

-> La prière est plus grande que les bonnes actions, car personne n'était supérieur à Moché Rabbénou dans les bonnes actions, et pourtant, il ne fut exaucé que par la prière. Nous voyons que même Moché Rabbénou avait besoin de la prière.
[guémara Béra'hot 32b ]
[l'idée est que même si nous sommes une personne aussi élevée spirituellement que Moché, la règle est la même pour tous : il est nécessaire de prier à Hachem pour permettre à la bénédiction Divine de pleinement nous parvenir. ]

-> La prière est plus importante que les sacrifices.
[guémara Béra'hot 32b ]

-> Selon Rabbi Yo'hanan (Méguilla 27a), la prière est plus importante que l'étude de la Torah. Il apporte pour preuve que le prophète Elicha fut capable d'accomplir tous ses miracles uniquement par la prière.
[les déceisionnaires (poskim) écrivent au nom du Rokéa'h (cité par Michna Beroura 106;8) que si un homme omet une prière parce qu'il était occupé à l'étude de la Torah, même s'il enseigne aux autres toute la journée, c'est comme s'il n'avait rien étudié. ]

-> Le peuple juif n'a été délivré d'Egypte que par la prière.
[midrach Chemot rabba 38,4 ]

-> Un homme ne peut dépendre ni de son argent, ni de sa sagesse, ni de sa force physique. La seule chose qui peut le protéger, c'est sa prière.
[midrach Téhillim - Choher Tov 142,1 ]

-> Dans nos générations où nous n'avons ni roi, ni prophète, ni Cohen Gadol ni Ourim VeToumim, il ne nous reste que la prière.
[midrach Vayikra rabba 30,3 ]

-> Après la destruction du Temple, il ne nous reste que la prière.
[midrach Tan'houma - Vayichlah 9 ]

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-> Hachem ne rejette la prière d'aucune créature.
[midrach Tan'houma - Vaet'hanan 4 ]

-> Personne ne doit dire : "Je ne suis pas digne de prier pour le Temple et pour le peuple juif" parce que la Torah dit : "J'écouterai certainement son appel" (Michpatim 22,22).
[Mékhilta déRachbi - Michpatim 22 ]

-> Hachem dit : "Faites attention à la prière, car il n'y a rien de plus important et elle est plus importante que tous les sacrifices. Même si un homme n'est pas digne que ses prières soient exaucées et qu'on lui fasse des bienfaits, s'il prie et abonde en supplications, Je Lui octroierai des bienfaits"
[midrach Tan'houma - Vayéra 1 ]
[connaissant la force de la prière, notre yétser ara peut nous laisser croire que nous ne valons pas tant que ça (ex: au regard de notre niveau spirituel, de nos fautes), que notre prière n'est pas vraiment importante pour Hachem. Pourtant, même si nous étions un grand fauteur, notre prière serait écoutée et exaucée. Alors tâchons de renforcer notre confiance en chacune de nos prières.

La guémara (Béra'hot 32b) énonce quatre choses qui demandent un renforcement constant, l'une d'elles étant la prière.
Rachi commente : un homme doit toujours s'encourager de toutes ses forces pour y parvenir. ]

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-> Que doit faire un homme pour devenir sage? Il doit demander la compassion de Celui qui possède la sagesse. [guémara Nidda 70b]

-> A propos de Léa, le midrach (Béréchit rabba 70,16) enseigne : comme la prière est puissante! Non seulement elle a annulé le décret [que Léa épouse Essav], mais elle lui a même permis de précéder sa sœur [Ra'hel, pour épouser Yaacov].

-> Veux-tu connaître l'effet de la prière? Si elle n'accomplit pas tout, elle accomplit au moins la moitié [de la requête].
[midrach Dévarim rabba 8,1 ]

-> Selon nos Sages, la construction et le perfectionnement de tous les mondes célestes ne se produisent que par la prière. Chaque mot du service de la prière raffine et perfectionne le monde à un niveau extraordinaire, et la récompense de celui qui prie est illimitée.