Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Si la nuit [occasionnellement] on ne trouve pas le sommeil, on doit comprendre que ce n'est pas sans raison. Les cieux nous avertissent par ce biais que nous devons revoir nos actions et les corriger.
[En effet,] Chaque nuit, l'âme monte vers les cieux, et elle connaît chaque décret édicté par le Tribunal suprême. Elle en informe ensuite le corps, [l'empêchant de dormir].

Ainsi lorsque A'hachvéroch ne trouva pas le sommeil, il fit lire le livre des chroniques (Esther 6,1). Il voulait s'assurer qu'il n'avait pas agit mal envers quiconque ou s'il avait négligé de rembourser une dette.
[...]

Quand un individu véritablement moral ne peut dormir, il doit saisir cette opportunité afin de procéder à un examen de conscience. Il recherchera le plus petit péché commis et s'en repentira.
Surtout qu'on ne suppose pas que l'insomnie [occasionnelle] est un phénomène naturel, toute chose provient des cieux.

[Méam Loez - Toldot 26,26-27]

"Tout ce que Tu me donneras, je T'en prélèverai le dixième" (Vayétsé 28,22)

-> Rabbi Moché Sternbuch (Taam vaDaat) fait remarquer que le devoir de prélever le maasser ne s'applique pas seulement à l'argent, mais à tout ce que Hachem donne à l'homme.
Ainsi, même la sagesse qu'Il donne, il faut en prélever le maasser, et en récompense on reçoit la bénédiction et la réussite.

-> Rabbi Moché Feinstein souligne qu’il convient de prélever la dîme non seulement sur les biens qu’on possède mais également sur le temps dont on dispose afin de le consacrer à de nobles causes.

-> Le rabbi Shimon Schkop enseigne : "De même que prélever le maasser de l'argent est un moyen de s'enrichir en s'élevant dans la spiritualité, quand il s'agit des dons et de la connaissance, si on en prélève le maasser, on s'enrichira plusieurs fois en spiritualité."

[on est obligé de donner de sa sagesse, et on n'y perdra jamais, au contraire!]

<--->

-> Le Nétivot Shalom dit qu'on doit prendre le maasser non seulement de son argent et de ses gains, mais également de tout ce dont on jouit en ce monde, de la plus petite mesure de plaisir, on est obligé d'en offrir le dixième à Hachem, c'est-à-dire de sanctifier son plaisir et d'en élever une odeur agréable à D.

[donner le maasser est similaire au fait de compter son troupeau d'animaux, et à chaque dizaine, nous mettons l'animal de côté pour Hachem. En agissant ainsi, on se rend compte d'à quel point D. nous comble du meilleur, ne reprenant que le 10e (nous laissant donc 90%! Quelle super affaire!!).
De même, dans la vie nous devons convertir une partie de nos satisfactions, en joie envers Hachem, le remerciant d'autant nous combler. En effet, D. n'a besoin de rien, et notre gratitude (merci! J'apprécie ce que tu me fais!) est un magnifique cadeau (notre maasser) que nous pouvons lui retourner!]

<---------------->

-> "Tout ce que Tu me donneras, je le dîmerai (j'en donnerai la dîme) pour Toi"
La Torah vient nous enseigner que le véritable gain et la vraie possession d'un homme ce n'est pas l'argent qu'il a entre les mains, mais c'est l'argent qu'il a donné à la tsédaka.
De la sorte : "Tout ce que Tu me donneras" = tout ce qui sera vraiment à moi, c'est que ce que "je dîmerai pour Toi".
Tous les autres biens et tout l'argent que je n'aurai pas investi à la dîme et à la charité, n'est pas vraiment moi, malgré les apparences.
[Kométs haMin'ha]

"La tristesse n'est pas écrite dans la Torah comme une interdiction, et la joie n'est pas écrite dans la Torah comme une mitsva positive, mais le dommage spirituel qui peut être causé par la tristesse est plus grave qu'une faute, et l'élévation spirituelle qui peut provenir de la joie est plus importante qu'une mitsva"

[Baal Chem Tov]

<--->

-> "La tristesse n’est pas une avéra en soi, mais elle peut mener l’homme à des extrémités auxquelles aucune faute ne pourrait mener!"

[rabbi Aharon de Karlin]

<----------->

-> Le Réchit 'Hokhma nous enseigne :
"Constate que la joie comporte tout le reste.
En effet, celui qui se fait du souci à propos de ce monde ne connaît pas de repos pendant toute sa vie, il est toujours en train de réfléchir à la façon de gagner de l'argent, sans se contenter de ce que Hachem lui a accordé, alors que celui qui est heureux de son sort est riche, car il se réjouit en Hachem qui est son héritage."

La force essentielle de la prière est lorsque l'homme met tout son espoir dans le Créateur du monde, ne compte absolument que sur Lui, et croit fermement dans Sa puissance illimitée.
Plus cette foi grandit, plus les chances qu'un miracle se produise augmentent, et que D. entende sa prière.

Et bien que chacun de nous soit habitué à la prière, et croie en Sa puissance, il faut éveiller cette foi en la faisant passer du cerveau dans le cœur et les sentiments, car seul celui qui prie avec une foi tangible peut espérer que sa prière vienne le sauver de tout mal.

[le Baré'hi Nafchi]

<-------->

-> Quand un enfant a envie d'argent pour s'acheter quelque chose, il le demande à son père sans hésiter, même si c'est une petite chose, parce que c'est son père.
Nous sommes les enfants de D., et Il est notre père, nous n'avons pas à hésiter à lui demander même une petite chose, car il n'y a personne d'autre à qui demander.
[le Birkat Avraham]

Pendant les temps de bouleversements du monde, les moments où D. semble disparaître, pour l'individu ou pour la communauté, les créatures ont l'impression que tout est absurde, que la ville brûle sans que personne la dirige ...
Mais pour ceux qui recherchent D., ils Le perçoivent en train de regarder par les fentes et de leur dire : "C'est Moi qui dirige la ville!"

[Nétivot Shalom]

"Il dressa sa tente" (Lé'h Lé'ha 12,8)

1° / La Torah écrit : "Ohalo" (sa tente - אָהֳלֹה) avec la lettre "hé" à la fin [au lieu de ohalo avec la lettre "vav". Ce mot peut se lire : "ohala" signifiant : "sa tente à elle".]

Nous apprenons ainsi qu'à chaque déplacement, Avraham dressait en premier lieu la tente de Sarah, et seulement ensuite la sienne.
Ceci nous enseigne qu'un homme doit honorer son épouse, et lui procurer les meilleurs vêtements possibles.

Bien entendu, l'épouse ne doit pas exagérer et ne pas demander des choses qui dépassent les moyens de son mari.

[Méam Loez]

<--->

2°/ Selon le midrach, Avraham plantait d'abord la tente de Sarah, et seulement ensuite la sienne.

Le rabbi Zalman Sorotskin fait remarquer qu'Avraham nous transmet l'enseignement suivant :

Mieux vaut "la tente de Sarah" = pour convertir les femmes, que la "tente d'Avraham" = pour convertir les hommes.

La "tente de Sarah" a la priorité sur la "tente d'Avraham", parce que nous savons que les femmes sont davantage portées vers la foi que les hommes, et celui qui commence par implanter la foi dans le cœur des femmes, pour ensuite aller vers les hommes, va du plus facile au plus difficile, ce qui est la démarche admise dans l'enseignement.
Ensuite, les femmes influencent les hommes par leur foi.

C'est aussi ce que Hachem a dit à Moché (Chémot 19,3) : "Voici comment tu parleras à la maison de Yaakov" = ce sont les femmes, "et ce que tu diras aux bnei Israël" = ce sont les hommes, au moment où il s'est agi de préparer les juifs à recevoir la Torah.

<--------->

-> "Quand un homme meurt dans la tente" ('Houkat 19,14)

Nos Sages (guémara Béra'hot 63b ; Shabbath 83b) explique que les les paroles de la Torah ne se maintiennent que chez celui qui se tue pour elles.
[au moment où l'on étudie, il faut faire le mort, dans le sens où rien d'autre n'existe pour venir nous déconcentrer]

La tente fait allusion au fait que de même qu'elle ne comporte pas de porte ni de clef, et qu'elle est ouverte à quiconque veut y entrer, ainsi la Torah est placée dans un coin et quiconque veut l'étudier peut venir le faire (cf. guémara Kidouchin 66a)

Le mot : "Ohél" (tente - אוהל) a une valeur numérique de 42, ce qui correspond à "tu parleras d'eux" (bam)", où le mot "bam" (בם) a aussi une guématria de 42.

Les lettres dé : bam (בם) renvoient à la 1ere lettre :
-> du 1er mot de la Torah écrite (בְּרֵאשִׁית – Béréchit)
-> du 1er mot de la Torah orale (מאימתי – michna Béra’hot).

[il faut se considérer comme de passage dans ce monde éphémère (à l'image d'une tente), et se consacrer de toutes ses capacités à la Torah, qui est l'essentiel, puisque chaque lettre que nous y étudierons nous accompagnera et nous servira d'habitat pour l'éternité.]

La bataille pour libérer Loth

+ La bataille pour libérer Loth :

-> Og, le roi de Bachan fit une bonne action en prévenant Avraham que son neveu Loth avait été capturé.
Og fut récompensé en ce monde en vivant longtemps, puisqu'il connut le Déluge [en l'an 1656 de la Création], et également la sortie des juifs d'Egypte (environ 800 ans plus tard!).
Cependant, son intention était mauvaise, puisqu'il désirait la mort d'Avraham [dans la guerre contre les 4 rois pour libérer Loth], c'est pourquoi les descendants d'Avraham le tuèrent (cf.Dévarim 1,4).

<--->

-> Avraham résidait à 'Hébron, tandis que les 4 rois se trouvaient dans ce qui est aujourd'hui la Syrie ...

Hachem accorda des pouvoirs prodigieux à Avraham.
1°/ Les 10 jours de voyage qui séparaient 'Hebron à la Syrie [où se trouvaient les 4 rois] lui furent aussi aisés à franchir que la distance séparant 2 maisons voisines.

2°/ D. donna également à Avraham une poudre spéciale lui permettant de combattre. Lui et ses hommes n'eurent ni besoin d'épées, ni de toute autre arme pour se battre.

Ils prirent une petite quantité de cette poudre, la mélangèrent avec de la paille et la lancèrent sur leurs adversaires.
La poudre était plus efficace que des glaives, et les gerbes de pailles, telles des flèches fauchaient l'ennemi ...
Inversement, les flèches et les javelots tirés par ces rois contre Avraham se changeaient en poussière.

[à l'image de Na'houm Ich Gamzou qui apportant au roi un présent de grande valeur de la part des juifs, s'arrêta sur son chemin dormir dans une auberge.
L'aubergiste vida ce coffre rempli de pierres précieuses, et le remplit de sable. Par la suite, lorsque le roi ouvrit le coffre, il voulu tuer Na'houm Ich Gamzou pour cet affront de lui offrir en cadeau du simple sable.
Eliyahou haNavi se déguisa en courtisan du roi, et affirma au roi que ce sable était la poudre spéciale utilisée par Avraham contre Nimrod.
Le roi décida de l'employer contre des guerriers très puissants qu'il n'arrivait pas à vaincre depuis longtemps. Le sable détruisit toute l'armée ennemie.
Le roi libéra Na'houm et ordonna qu'on remplisse son coffre d'argent et d'or, et on l'accompagna d'une escorte royale.

L'aubergiste apprenant l'histoire de Na'houm, a ensuite amené au roi du même sable qu'il avait mis précédemment dans le coffre de Na'houm à la place des pierres précieuses.
Comme il est resté du simple sable, le roi le tua.
- récit rapporté dans la guémara Ta'anit 21a]

<--->

=> Pourquoi cela?

1°/ Puisqu'Avraham dans son immense modestie se considérait comme de la poussière et de la cendre (Béréchit 18,27), il mérita de vaincre ses ennemis avec un peu de poussière.
Par contre Nimrod qui affichait une arrogance sans limite, vit ses armes devenir aussi inefficaces que la poussière, et il fut détruit.

-> Les juifs sont comparés à la poussière/sable.
On apprend des armes de Nimrod se transformant en poussière/sable, que nous devons être humbles comme la poussière de la terre.
En effet :
- Hachem a dit à Israël : "Je vous aime, car même lorsque Je vous accorde de la grandeur, vous minimisez votre valeur devant Moi". (guémara ‘Houlin 89a) ;
- Le roi David nous enseigne : "[Hachem] glorifie les humbles" (Téhilim 149,4 – yéfaér anavim)

=> On observe que lorsque nous nous considérons comme petit, à la hauteur de la poussière (par rapport à la grandeur de D.), c'est alors que nous sommes en réalité aux yeux de Hachem comme des personnes redoutables!
A l'inverse, ceux qui pensent qu'ils sont très forts par eux même, dotés des armes les plus puissantes du moment, en réalité aux yeux de D., ils ne sont rien d'autres que de la poussière.

<--->

2°/ Les réchaïm transforment l'attribut de miséricorde en attribut de justice.
A l'inverse, pour les tsadikim l'attribut de justice devient l'attribut de miséricorde.
Ainsi, lorsque les cieux leur envoient des épreuves, elles se transforment en bien, chacun étant récompensé selon ses actes.

C'est pourquoi chez Avraham, sa sainteté le protégea des flèches et des lances. Pour lui ces armes n'étaient rien de plus que du sable.
Par contre, du fait de leur impiété, Nimrod était à la merci d'Avraham, car il pouvait les tuer simplement en leur jetant un peu de poudre/sable.

[combien nous devons nous focaliser à suivre les traces d'Avraham, en faisant la volonté de D., car alors nous n'avons rien à craindre! Quelques soient les armes de nos ennemis, cela ne sera pour nous que du simple sable!

Ce qui est considéré comme de la poussière (sans importance) dans ce monde, est au-dessus/supérieur à tout, dans le monde de réalité. Et inversement!
(en effet, ce monde est rempli de mensonges apparents, diffusés par le yétser ara dans le cadre de l'existence d'un libre arbitre crédible!)]

[On peut également l'expliquer par le fait qu'à chaque fois qu'un homme fait une bonne action, un ange est créé. Ainsi, nos véritables armes protectrices sont nos Anges protecteurs générés par nos mitsvot, et qui nous défendent en permanence.
A l'inverse, nos fautes créent des Anges Accusateurs, souhaitant nous faire mordre la poussière.
=> Lorsque j'ai réduis à la poussière mon égo pour faire la volonté de D., alors il en découle des armes redoutables (anges protecteurs).
Et inversement, lorsque j'agis en me croyant plus malin, plus fort que tout, alors il en découle des anges Accusateurs qui me font mordre la poussière! ]

<--->

3°/ Une autre explication est que cette poudre n'eut qu'un effet purement psychologique.
Hachem provoqua la panique parmi les 4 rois et leurs armées.
C'est le pouvoir de l'imagination!

Nimrod et ses alliés virent que tout ce qu'ils faisaient contre Avraham restait sans aucun effet : leurs armes étant totalement inutiles contre lui.
C'est pourquoi lorsqu'ils le virent jeter de la poudre sur eux, ils crurent qu'il s'agissait d'une substance extrêmement toxique entraînant la mort.
La panique que D. mit dans leurs cœurs, les fit fuit et mourir.

[b'h, compilation personnelle basée sur le Méam Loez (Lé'h Lé'ha 14,14)]

<-------------------->

-> On ne doit pas se mettre en danger et compter sur un miracle.
C'est pourquoi l'intention première d'Avraham n'était pas de s'opposer à ces rois.
Il pensait plutôt payer une rançon pour délivrer Loth. Mais dès qu'il fut en route, il vit à ses côtés des anges qui lui insufflèrent le courage nécessaire pour livrer bataille.
[Zohar - rapporté dans le Méam Loez (Lé'h Lé'ha 14,22-24)]

La circoncision

+ La circoncision :

-> Tout homme se doit de circoncire ses fils. Le judaïsme repose tout entier sur cette mitsva fondamentale de la Torah.
[...]

La récompense relative à ce précepte est immense.
On nous enseigne que des anges prennent le sang [de la circoncision] et le conservent dans un endroit spécial.
Lorsque D. se met en colère contre son peuple, Il contemple ce sang et son courroux s'apaise.
[...]

Le midrach rapporte que Hachem promit à Avraham d'épargner du Guéhinam (purgatoire) tous ses descendants circoncis.
Avraham veille [dans le monde à venir] à ce qu'aucun de ses descendants portant le signe de l'alliance (brit mila) ne soit frappé par ce châtiment Divin.

Cependant, quand un individu donne libre cours à ses penchants, pèche et meurt sans se repentir, des anges viennent et lui remettent un prépuce.
Il est alors à nouveau incirconcis et conduit au Guéhinam.
Avraham ne lui vient pas en aide puisqu'il n'est plus circoncis.
[...]

Bien que D. créa l'homme circoncis, Il le façonna avec un prépuce qui doit être retiré.
C'est pourquoi l'homme vient au monde avec un défaut, et dès qu'il l'efface de son corps, il peut modifier les défauts de son âme.
[Grâce à la circoncision,] L'homme est libre de choisir le bien et de ne pas pécher. [Séfer ha'Hinoukh]
[...]

Les commandements (mitsvot) révèlent l'amour que D. porte à Israël.
S'il nous avait demandé de circoncire nos enfants à l'âge de 3 ans ou à 13 ans lors de leur bar mitsva, le père et le fils auraient souffert.
Mais D. promulgua ses mitsvot pour notre bien afin de nous permettre d'accéder au monde à venir.
Les dispositions Divines sont telles que la douleur est infime, et la récompense immense. [Ralbag - Tazria]
[...]

Le fait d'être Sandak (celui qui tient l'enfant pendant la circoncision) est extrêmement important ...
Sous bien des aspects, le Sandak est plus important que le Mohel.
Les genoux du Sandak sont comparés à un autel et l'acte de tenir l'enfant représente l'offrande des encens à Hachem.
[...]

Hachem envoie sa bénédiction à Israël uniquement grâce au mérite de la circoncision. (d'après le Zohar)

Dès que le père porte son fils à la circoncision, D. réunit les anges et dit : "Voyez quel peuple loyal j'ai sur la terre."
Alors le prophète Eliyahou, en 4 battements d'ailes majestueux, vient assister à la cérémonie.
C'est pourquoi, on lui prépare une chaise en son honneur, et après y avoir placé le bébé, on annonce : "Voici le trône du prophète Eliyahou, ange de l'alliance, d'heureuse mémoire" (zé akissé chél Eliyahou haNavi, mal'akh abérit za'hour latov).
Si on omet cette phrase, Eliyahou haNavi n'assiste pas à la cérémonie.

La raison de la présence d'Eliyahou haNavi à chaque circoncision repose sur le fait qu'il parla contre les juifs, et dit : "Les enfants d'Israël ont abandonner Ton alliance" (Mala'him I 19,10).
Hachem pour le punir, l'oblige depuis lors, à assister à chaque circoncision, afin qu'il constate avec qu'elle joie les juifs accomplissent ce précepte.

S'il en est ainsi, comment peut-on affirmer que le prophète Eliyahou n'y assiste pas si l'annonce appropriée n'est pas prononcée?
En réalité, Eliyahou haNavi n'est pas tenu de s'associer à chaque circoncision.
Il lui suffit d'en être le témoin et de se tenir à l'écart.
Mais quiconque désire sa présence dans sa maison, doit dire : "Voici le trône du prophète Eliyahou", et alors il vient et s'assoie sur sa chaise.

[Méam Loez - Lé'h Lé'ha 17,9-14]

<------------------->

+ Qui effectua la circoncision d'Avraham?

-> A l'aube du 10 Tichri 2040 (de la Création), Avraham âgé de 99 ans fut circoncis.

Il y a différents avis :
1°/ Il effectua lui-même l'opération et souffrit extrêmement du fait de son grand âge. Hachem l'assista afin que sa récompense soit double.

2°/ Selon une autre opinion, Avraham et Ichmaël furent circoncis par Chèm, le fils de Noa'h.

3°/ D'autres affirment qu'Avraham se saisit du couteau pour se circoncire, mais comme ses mains tremblaient, il renonça.
Alors Hachem se saisit du couteau et acheva l'opération.
C'est pourquoi, il est écrit : "[D.] trancha l'alliance avec lui" (Né'hémia 9,8).

[Méam Loez - Lé'h Lé'ha 23,24]

<------------------->

+ "En ce même jour fut circoncis Avraham, ainsi qu'Ichmaël son fils, et tous les gens de sa maison, nés chez lui ou achetés à prix d'argent, furent circoncis en même temps" (Lé'h Lé'ha 17,25-27)

-> Avraham commença par circoncire tous les hommes, puis seulement après, il le fit sur lui-même.
S'il avait fait l'inverse, il aurait été trop faible pour mener à terme cette tâche.

Ces prépuces furent laissés au soleil, se décomposèrent et dégagèrent une odeur nauséabonde.
Pour D., ces effluves étaient pareils au plus précieux des encens.
Hachem promis à Avraham : "Chaque fois que tes descendants pécheront, je me souviendrai de ces prépuces et je leurs pardonnerai".

[Avraham se trouvait à Jérusalem lorsqu'il effectua ces circoncisions,] et le grand autel fut érigé exactement à l'emplacement où furent déposés ces prépuces.

[Cet événement eut lieu un Yom Kippour.] C'est pourquoi à chaque Yom Kippour, D. contemple le sang de ces circoncisions et quand les juifs se repentent sincèrement, il pardonne leurs péchés.

[Méam Loez - Lé'h Lé'ha 17,25-27]

"Voilà que nous prions, dans nos prières et notamment celle de moussaf, pour la reconstruction du Temple, que nous espérons tous les jours. Mais nous ne réfléchissons pas à la raison essentielle de ce retard.

Or, si l'amère faute de la haine gratuite eut le pouvoir d'en causer la destruction, en dépit de la Torah et des actes bienfaisants, à plus forte raison a-t-elle le pouvoir d'en empêcher la reconstruction à notre époque, si nous ne faisons pas l'effort intense de nous en écarter, de nous défaire de cette haine qu'abrite notre cœur."

['Hafets 'Haïm - Ahavaat Israël]

"Quiconque s'efforce d'inculquer à ses enfants l'amour de l'étude de la Torah, même après sa mort, est considéré comme vivant.
Dans le monde à Venir, il s'élève chaque jour par le mérite de l'étude de la Torah et de l'observance des mitsvot accomplies par ses descendants.
(midrach rabba - Vayéra)
[...]

Un individu doit au moins étudier suffisamment pour admettre ne pas connaître certaines choses et savoir interroger [un rabbin] en cas de nécessité.

Un ignorant n'ira jamais auprès d'un rabbin pour lui demander : "Comment dois-je me comporter dans un tel cas?".
Tout lui semble évident et il ne posera jamais de questions concernant des points nécessitant des éclaircissements.
[il n'aura aucune conscience de ses transgressions, puisque inconscientes!]
[...]

On s'efforcera de transmettre aux enfants un enseignement qui leur permettra au moins de s'interroger.
Ils deviendront de bons juifs et en seront récompensés dans le monde futur.

[Méam Loez - Noa'h 12,4]

<---------------------->

+ "Il arma ses disciples (חֲנִיכָיו - 'hanikhav)" (Lé'h Lé'ha 14,14)

-> Rachi : C'est Eliézer, qu'il avait éduqué aux mitsvot, et le mot : 'hanikh désigne le début de l'entrée d'un homme ou d'un instrument qu'il va devenir, comme dans : 'hanokh lana'ar ("éduque l'enfant").

Le rabbi Méïr Shapira commente :
"De ce Rachi, nous apprenons que l'éducation des enfants ne s'appelle éducation que lorsqu'ils demeurent dans cette éducation, "qu'il va devenir" ; si l'homme enseigne à son fils la Torah dans son enfance mais sans se soucier qu'il reste aussi un juif ben Torah quand il grandira, cela ne s'appelle pas 'hinoukh du tout."