Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Vous prendrez pour vous un agneau ou un chevreau sans défaut, mâle, âgé d'un an, parmi les moutons ou les chèvres" (Bo 12,5)

-> En raison d'un décret divin, le peuple juif fut réduit en esclavage en Egypte. Ce décret fut prononcé au nom d'Hachem אלהים (Elohim), qui représente l'Attribut divin de Rigueur.
Lorsque le peuple juif devint méritant, le jugement se transforma en miséricorde et le nom Elohim s'adoucit.

Le nom אלהים (Elohim) écrit en entier (comme אלף למד הי יוד מם) a une valeur numérique de 300.
Lorsque nous ajoutons cinq (un pour chaque lettre de אלהים ) la valeur totale est de 305, soit la même que שה (agneau, chevreau).
Cela suggère que, en prenant cet agneau/chevreau pour l'offrande de Pessah, le nom Elohim (représentant la justice) a été adouci.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam ]

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-> "Ils mangeront la viande cette nuit-là, rôtie au feu (tsli éch), et (avec) des matsot ; ils la mangeront avec des herbes amères" (Bo 12,8)

-> Pourquoi Hachem a-t-il ordonné au peuple juif de faire rôtir l'offrande de Pessa'h au feu?
Nous pourrions peut-être l'expliquer ainsi : à ce moment-là, la sitra a'hara et le yétser ara étaient complètement maîtrisés. Le mot צְלִי אֵשׁ (rôti au feu) a une valeur numérique de 431, qui est la même que סמאל יצר : "Samaël", l'ange en chef de la sitra a'hara (force du mal), et "yétser", le yétser ara.
Cela nous enseigne que l'ange maléfique Samaël et le yétser ara (qui tire sa force de Samaël) étaient complètement soumis et brûlés ; c'est pourquoi l'offrande de Pessa'h est "rôtie au feu".
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam ]

Mettre les punitions encourues face au yétser ara

"Et voici les jugements (ordonnances [lois]) que tu placeras devant eux" (élé amichpatim achèr tachim lifné'ém - Michpatim 21,1)

-> Le mot המשפטים (amichpatim - jugements) a la valeur numérique de 484, qui est la même que celle des mots גוך נשמה (kouf - corps et néchama - âme).
Cela nous suggère que lorsque le yétser ara domine quelqu'un, lorsqu'il tente de le retourner contre son Créateur et de lui faire perdre à la fois son corps et son âme, il doit se souvenir des jugements et des punitions qu'il recevra dans l'au-delà pour les avoir transgressés. Ce faisant, son corps et son âme lui seront soumis.

Nous pouvons comprendre le verset comme suit :
"achèr tachim lifné'ém" = que tu placeras devant eux. Tu placeras les jugements devant le corps et l'âme, auxquels fait allusion le mot "les jugements" [car ils ont la même valeur numérique].
"élé amichpatim achèr tachim lifné'ém" (וְאֵלֶּה הַמִּשְׁפָּטִים אֲשֶׁר תָּשִׂים לִפְנֵיהֶם) = Et voici les jugements que tu leur présenteras. Les initiales de ces mots sont והאתל, qui forment le mot לתאוה (létaava - par désir).
C'est une allusion au fait que si une personne est submergée par les désirs (taavot) du yétser ara, elle doit garder à l'esprit les jugements et les punitions qu'elle recevra dans le monde à Venir (qui est éternel, alors que les désirs sont éphémères).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Michpatim 21,1]

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[nos Sages nous recommandent avant chaque action de réfléchir : qu'est-ce je gagne, par rapport à ce que je vais y perdre, au prix des souffrances que je vais devoir subir pour cela. ]

Nouvelles interprétations en Torah

-> Lorsqu’une personne conçoit des pensées originales sur la Torah, celles-ci doivent s’appuyer sur des connaissances préliminaires fiables, solidement fondées et irréprochables comme de l’or massif.
Comme le dit le Zohar (vol.I,8b), Hachem prend ces idées vraies [nouvelles de Torah] et en tire de nouveaux cieux et de nouvelles terres, comme le dit le verset : "Et j’ai mis Mes paroles dans ta bouche, et de la paume de Ma main Je t’ai couvert, pour planter des cieux et fonder des terres" (Yéchayahou 51,16).

De plus, le verset dit : "Car, tout comme les nouveaux cieux et la nouvelle terre que je ferai" (Yéchayahou 66,22) ; il n’est pas dit "que j’ai faits", mais plutôt "que je ferai", faisant référence à une nouvelle création dans le futur.
En revanche, si une personne fonde ses nouvelles idées [de Torah] sur le chaos et la confusion, alors elle crée des cieux vides et des terres stériles, ce qui donne plus de force aux forces de l’impureté, à D. ne plaise.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Chémini 11,9-10]

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=> On ne doit pas prendre à la légère nos nouveautés en Torah, car par cela on renforce le bien (pureté) ou du mal (impureté).

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-> La guémara (Yérouchalmi Péa 2,4) dit que toutes les interprétations de la Torah qui seront jamais conçues, depuis le jour où la Torah a été donnée jusqu’à la fin des temps, ont été révélées à Moché.

L’allusion que la tsara’at soit blanche

+ Tazria - l'allusion que la tsara'at soit blanche :

-> Il est intéressant de noter que la (tâche de) tsara'at est blanche.
Le Zéra Shimshon s'interroge sur ce fait et demande : pourquoi ce qui résulte de la faute et rend une personne impure est-il blanc? Le blanc est la couleur qui symbolise la pureté et le pardon des fautes, comme on le voit lors de Yom Kippour. Pourquoi alors est-ce la couleur de la tsara'at?

Le Zéra Shimshon explique cela comme suit.
Le verset dit : "Ce sera en ce jour-là que la lumière ne sera ni vive ni faible" (Zé'haria 14,6).
La guémara (Pessa'him 50a) explique que dans le monde à Venir, ceux qui étaient très brillants dans ce monde seront sombres. Rachi explique que cela fait référence aux personnes respectées qui sont souvent riches mais pécheresses (fauteuses) ; bien que dans ce monde elles aient un statut et qu’elles s’en sortent bien (symbolisé par le mot "brillant"), dans le monde à venir elles ne seront pas respectées (sombre, obscurcie).
L’inverse est également vrai.
Ceux qui n’ont pas de statut particulier dans ce monde mais qui sont véritablement vertueux brilleront dans le monde à Venir.

Dans ce monde cependant, les justes (tsadikim) n’ont pas la vie facile. En effet, la guémara (Horayot 10b) dit : "Heureux les tsaddikim qui reçoivent dans ce monde ce que les réchaïm reçoivent dans le monde à Venir".
De même, la guémara (Kidouchin 39b) enseigne que celui qui a plus de mérites que de fautes semble être traité dans ce monde comme s’il avait brûlé toute la Torah.

Ainsi, lorsqu’une personne traverse des épreuves dans ce monde, symbolisé par les ténèbres (le sombre, l'obscur), c’est le signe que dans l’autre monde, cette personne connaîtra la lumière, que tout ira bien pour elle.
En revanche, lorsqu’une personne mène une vie agréable dans ce monde, symbolisé par la lumière, le monde à Venir sera sombre pour elle.
[évidemment, cela ne doit pas nous servir à juger les autres. ]

Yom Kippour fait exception à cette règle, car le jour de Yom Kippour lui-même est comme le monde à Venir, où le blanc représente effectivement la pureté et le pardon.

C’est pourquoi la couleur de la tsaara'at est le blanc. C’est pour faire comprendre à la personne qu’elle faute et que si elle continue ainsi, elle fera partie de ceux qui ont le blanc, la lumière, la clarté, ... dans ce monde et non dans celui à Venir.

Le véritable but de la prière est d’intérioriser le fait qu’il n’y a personne au monde qui mérite d’être prié, à l’exception du Créateur [c’est-à-dire d’approfondir sa confiance].
[ Mabit (rav Moché ben Yossef di Trani - 1500-1580) - Shaar HaTéfila - chap.2 ]

A Pourim, nous cherchons à compléter le nom de quatre lettres d'Hachem (יהוה), qui a été séparé par Amalek.
Chacune des 4 mitsvot de Pourim (lecture de la Méguila, matanot laév'yonim, michloa'h manot, nichté vésim'ha) correspond à l'une des quatre lettres du nom d'Hachem.
Chaque année, nous faisons de notre mieux pour accomplir ces mitsvot aussi complètement que possible, unifiant ainsi de plus en plus le nom d'Hachem.
Finalement, une année viendra où nous achèverons l'unification du nom de Hachem et où nous ferons venir le machia'h.
[rav Moché Wolfson]

Le Créateur (Hachem) met une personne à l’épreuve afin de concrétiser (rendre réel) son potentiel.
[Ramban - sur Vayéra 22,1 - aval aménassé yitbara'h yétsavé bo léotsi adavar min akoa'h él apoal ]

"Sache que toutes les mitsvot (bonnes actions) que l'homme a accomplies ainsi que toute la Torah qu'il a étudiée lorsqu'il était encore un racha dans ce monde ajoutent de la force aux klipot (=forces du mal), jusqu'au moment où il se repent totalement et sincèrement, ce qui permet d'extraire toute cette sainteté"
[le Béer Hétev (dans son commentaire sur le Choulkhan Aroukh), au nom du Arizal ]

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-> Nous apprenons à partir de là que celui qui se consacre à l'étude de la Torah et à l'accomplissement des mitsvot sans se repentir, certes il rassemble une force phénoménale de sainteté, mais qui va directement nourrir les forces du sitra a'hra (forces du mal), augmentant du même coup, considérablement, son emprise destructrice dans le monde, à D. ne plaise.

Qui a financé la construction du 2e Temple? Haman.
Et qui a donné cet argent? A'hachvéroch.
[Yalkout Chimoni - Téhilim 802]

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-> Tout le festin au début du récit de la méguila avait pour but de célébrer le fait que le Temple n'avait pas été reconstruit (pensant que la date prévue de 70 ans était passée). Et même lorsqu'A'hachvéroch a fait comprendre qu'il souhaitait offrir jusqu'à la moitié de son royaume à sa bien-aimée Esther, il n'y a pas inclus le Temple dedans (Méguila 15b).
Et c'est précisément A'hachvéroch qui a donné l'argent d'Haman afin de pouvoir construire le Temple.

Ecouter la vraie mélodie de la vie

+ Ecouter la vraie mélodie de la vie :

-> Pour beaucoup d’entre nous, il est difficile de ne pas pouvoir écouter de musique pendant les 3 semaines (du 17 tamouz jusqu'au 9 Av). Cependant, c’est en réalité une occasion incroyable pour nous de découvrir notre propre nigoun intérieur, celui de la Torah et des mitsvot.
En vérité, il existe un chant spectaculaire de nékoudot tovot qui résonne à chaque minute de notre vie, mais comme il y a tant d’autres bruits en arrière-plan, nous ne parvenons pas à l’entendre. C’est pourquoi nous faisons aujourd’hui une pause dans toute forme de musique afin de découvrir ce doux chant de nos bonnes actions.
En effet, rabbi Nathan ( Likouté Halakhot - Hachkamat HaBoker 1) dit que ce chant est le chant de la Rédemption (guéoula), la mélodie du machia’h, auquel nous aspirons si profondément.
[rav Nissan David Kivak]

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-> En réalité, il y a un nigoun (mélodie juive) spectaculaire qui résonne tout autour de nous (chaque juif).
Il y a un chant magnifique en toile de fond de nos vies, qui est un aspect du chant de l’avenir, lorsque la Providence d'Hachem se révélera de la manière la plus impressionnante qui soit.
Cette douce mélodie est composée de la lumière incroyable émanant de chacune de nos mitsvot et de nos bonnes actions.

Cependant, pour l’instant, ce chant est masqué par l'obscurité des lois de la nature, qui nous empêche de voir, d’entendre ou de ressentir quoi que ce soit de particulier dans notre avodat Hachem (libre arbitre oblige).
Néanmoins, lorsque nous renforçons notre émouna dans les enseignements des tsadikim qui mettent en lumière les "notes" spirituelles spectaculaires de nos mitsvot, nous pouvons commencer à entendre ce qui se passe réellement.
Et plus nous suivons cette voie, plus le nigoun devient clair, et plus nous commençons à vivre la bonne vie du monde à Venir.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,8 ]