Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Même si mon âme est malade par les fautes, je suis toujours le bien-aimé de Hachem"

[midrach Chir haChirim 2,14 - af al pi chéani 'holé, aouva ani lo]

=> Quoiqu'on ait pu faire dans notre vie (même les pires fautes), en tant que juif, je resterai toujours aimé, précieux aux yeux de Hachem.

"Chaque jour, lorsque la manne tombait dans le désert, il y avait suffisamment de nourriture pour que le peuple tout entier puisse vivre pendant 2000 années.
Les juifs prenaient ce qu'ils avaient besoin pour la journée, et le reste fondait au soleil."

[midrach Téhilim 78]

Pourquoi Hachem fournissait une telle quantité de manne?
D. peut nous donner à chaque instant des milliards, pourquoi ne le fait-Il pas?

Il ne le fait pas, non pas parce qu'il n'en a pas les moyens, mais parce qu'Il sait ce qui est véritablement bon pour chacun d'entre nous.

Il décide combien donner, quand donner et comment le donner, et ce afin que nous puissions accomplir au mieux ce que nous devons faire dans ce monde.

[Hachem nous dit : ] "Personne n'a fait ma volonté et en a été perdant."

[midrach Dévarim rabba 4,5 - en adam shoméa li oumafssid]

Hachem nous assure que le meilleur investissement à faire de sa vie, c'est de tout investir à faire Sa volonté.
Pendant une période, une valeur de ce monde peut s'envoler, mais au final personne ne pourra être plus riche que ceux qui ont misé sur Hachem.

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-> "Une personne ne sera jamais perdante d'avoir réalisée une mitsva"
[Kohélét 8,5 - shomer mitsva lo yéda davar ra]

-> "Ne jalouse pas ceux qui font des actes interdits"
[Téhilim 37,1 - lo dékané béossé avéla]

Hachem nous observe et prend soin de nous à chaque instant.
Au final, contrairement à notre perception du moment (faussée pour les besoins de l'existence d'un réel libre arbitre), ce qu'on aura dépensé pour une mitsva nous sera remboursé, et ce qui a été mal acquis nous sera repris.

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-> Il y a une mitsva de la Torah d'aimer Hachem. Le Pélé Yoets (mitsvot - ot mém) écrit que quelqu'un qui aime Hachem choisira de faire Sa volonté même si en conséquence il y perd.
[sachant que telle est la volonté de D., alors on ferait les mitsvot avec joie, car cela amène de la joie à papa Hachem.]

3 Questions/Réponses – Paracha Balak

+ 3 Questions/Réponses - Paracha Balak :

1°/ Il est écrit : "10 objets furent créés la veille du Chabbat [de la Création] au crépuscule. Ce sont : ... la bouche de l'ânesse [de Bilaam] ..." (Pirké Avot 5,6).

Est-ce que cela signifie que cette ânesse existe depuis la Création du monde, ayant alors plus de 2000 ans?

Rav Yaakov Emden affirme qu'un animal peut vivre autant d'années, et cite le midrach (Béréchit rabba 12,18) rapportant que les taureaux donnés par les chefs de tribu à l'inauguration du Michkan ont vécu jusqu'à la construction du Temple, où ils y ont été offerts en tant que sacrifices, et ce après avoir vécu pratiquement 500 années.

Le Pirké déRabbi Eliézer enseigne que l'âne utilisé par Avraham pour aller à la Akéda, était le fils de celui de Bilam qui avait été créé à la fin de la semaine de la Création.

D'autres Sages comme le Barténoura, ne sont pas d'accords et affirment qu'en cette veille du 1er Shabbath de la Création, ce n'est pas l'âne qui a été créé mais sa capacité de pouvoir parler.

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2°/ Lorsque l'ânesse a essayé d'éviter l'ange sur son chemin, Bil'am s'est énervé contre elle, la frappant et la menaçant de mort (cf.v.22,23).
Pourquoi Bil'am n'a-t-il pas utilisé le pouvoir de sa langue en la maudissant?

Le Baal haTourim rapporte qu'il n'avait pas la capacité de maudire à tout moment.
La guémara (Béra'hot 7a) enseigne qu'il savait déterminer le très bref instant dans la journée durant lequel Hachem est en colère, et il l'exploitait pour maudire.

Au moment de sa confrontation avec l'âne, il avait conscience que D. n'était pas en colère, et il ne pouvait ainsi pas la maudire.
De plus, Bilam souhaitait plus tard dans cette même journée maudire le peuple d'Israël, et en le faisant sur son ânesse aurait utilisé tout son quota ["journalier"], l'empêchant d'agir contre les juifs.

Le Oznaïm laTorah explique qu'une malédiction de Bilam n'avait pas un effet magique.
Il avait la capacité d'exploiter la source d'impureté présente dans une personne afin de la pousser à fauter. Ces fautes commises entraînent alors une punition sur cette personne.

Ainsi, son pouvoir ne pouvait s'appliquer qu'aux hommes, et non aux animaux (qui n'ont pas de libre arbitre).

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-> L'ânesse fut capable de voir l'ange debout sur la route, mais Bil'am ne vit rien. En effet, si un être humain voyait ce genre de choses, il perdrait la raison.
Selon une autre opinion, l'âne ne vit pas l'ange mais la forme d'un homme tenant une épée [ce qui la terrifia et la fit quitter la route]. Cependant, il ne fut pas donné à Bil'am de la discerner afin qu'il s'emporte et frappe l'animal.
[Méam Loez - Balak 22,23]

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3°/ Le 24 mai 1844, Samuel Morse a envoyé le 1er message télégraphique constitué de points et de traits (le morse).
Quel était ce message? Quel est le rapport avec la paracha Balak?

Le message était : "What has God wrought".

Or, lorsque nous prenons une bible traduite en anglais, nous retrouvons ce même message dans la paracha Balak : ma paal El ("ce que D. a accompli" - מַה-פָּעַל, אֵל - Balak 23,23)

=> Quel message approprié provenant de l'inventeur pour reconnaître que la véritable origine de son invention est le Créateur (Hachem).

Bil'am et Balak avaient beau utiliser les moyens de communication les plus efficaces pour maudire Israël, ils ont compris qu'absolument rien ne peut se passer si Hachem n'en a pas donné son accord.

A notre époque où l'on a pu constater énormément d'évolutions depuis la création du morse, combien doit-on voir derrière chaque outil technologique Hachem et non uniquement la main de l'homme.
Combien nous nous devons de remercier Hachem pour tout ce confort de vie (par rapport à nos ancêtres), et combien devons-nous l'utiliser à bon escient, et non pour tuer le temps, voir nous détruire spirituellement parlant.

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+ Bonus :

-> Il y a 5 personnes dans la Torah qui ont mérité qu’une paracha porte leur nom.
Noa’h était un homme juste et droit, c’est pourquoi il a mérité qu’une paracha porte son nom, et il en va de même
de Yitro et de Pin’has, et même Kora’h, qui après tout a péché, faisait tout de même partie de ceux qui portaient l’Arche et il avait l’esprit saint, c’est pourquoi lui aussi a mérité qu’un paracha porte son nom.
=> Mais Balak, qui était un ennemi juré d’Israël, au point d’aller engager Bilam pour maudire Israël, pourquoi a-t-il mérité qu’un paracha porte son nom?

Le rabbi Méïr de Prémichlan explique qu’il est connu que Essav déteste Israël, mais les non-juifs cachent leur haine et la recouvrent par des paroles douces, si bien que l’on ne fait pas assez attention à eux ... alors que Balak était un goy "honnête", qui manifestait sa haine pour Israël devant tout le monde, et un goy "honnête" comme lui méritait qu’une paracha porte son nom.

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-> "Il vit de là les dernières lignes du peuple" (Balak 22,41)

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch enseigne :
Or les Sages ont dit (guémara Taanit 9a) que les nuées recouvraient Israël, si bien qu’on ne pouvait pas le voir.
Quand Aharon est mort et que les nuées ont disparu, alors Israël est apparu aux yeux, et les Cananéens ont su où il se trouvait et l’ont attaqué. Ensuite les nuées sont revenues par le mérite de Moché, comme l’ont dit les Sages, donc les bnei Israël étaient recouverts par elles.
=> Alors comment le verset peut-il dire : "il vit de là les dernières lignes du peuple"? Au contraire, Hachem aurait dû redoubler de protection envers eux contre le mauvais œil de Bilam!

Mais il est évident qu’il a pu le voir par sorcellerie, par un certain oiseau qui les révélait.
La sorcellerie a ce pouvoir, comme le disent les Sages (guémara Sanhédrin 67b), que les sorcières révélaient ce qui est caché aux yeux. Et le verset nous informe que c’est seulement les dernières lignes qui se sont trouvées découvertes, et non le coin des tsaddikim et des grands.

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-> Rabbi Yonathan Eibschutz (Tiféret Yonathan) écrit que Bilaam essaya toutes sortes de sorcelleries pour faire retourner le peuple d'Israël en Égypte. Toutefois, sa magie noire dépendait du soleil et de son ange et lorsque le soleil était recouvert de nuages, aucune magie n'avait d'emprise.
Les Bné Israël étant recouverts des nuées de gloire, la sorcellerie n'avait pas d'emprise sur eux.

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-> La magie est constituée essentiellement d'actes tandis que les incantations ont pour fondement la parole. Il y a plusieurs sortes de magie : rassembler des démons; faire descendre des influences à partir des étoiles et des signes astrologiques en créant une effigie à des moments précis qui correspondent à la domination de l'Etoile ; attirer un esprit d'impureté provenant directement de la klipa du serpent originel.
Balak était expert en sorcellerie et Bilaam la maîtrisait mais pas autant que Balak. Par contre, il était un expert en incantations et c'est la raison pour laquelle le Zohar (Bé'houkotaï 112b) le compare au serpent dont la force provient essentiellement de la bouche. (:3'p "mpna am) Ainsi, ils s'associèrent pour unir leurs forces.

Il est rapporté dans le Zohar ('hadach Balak 54) qu'il n'y a pas un seul jour depuis le début de la création où Israël a autant eu besoin d'Hachem qu'au moment où Bilaam voulut exterminer le peuple d'Israël par ses malédictions.

-> Le Mégalé Amoukot écrit que Balak envoya ses émissaires à Bilaam à la fin du mois d'elloul.
Et lorsque Bilaam arriva pour maudire Israël, c'était le 29 eloul. Et c'est la raison pour laquelle Bilaam se précipita dès l'aube pour prendre la route et arriver à temps, c'est-à-dire pour Roch Hachana ...
En effet, selon le Zohar (Pin'has 231b), le premier jour de Roch Hachana est un jour de stricte rigueur.

-> Bilaam le boiteux fut tué à 33 ans. [guémara Sanhédrin 106b]
[selon nos Sages, il mourut à la moitié de ses jours, c'est-à-dire qu'il était censé vivre 66 ans. Sa cupidité et ses méfaits ont fait qu'une mort précipitée a été décrétée par le Ciel. ]

Les 7 conditions du bita’hon

+ Les 7 conditions du bita'hon en Hachem (selon le 'Hovot haLévavot) :

1°/ Hachem nous aime.
Aucun être humain ne peut nous aimer autant que Lui.

2°/ Hachem nous garde toujours à l'esprit.
Il ne nous oublie pas, et Il est constamment conscient de chacun de nos besoins, de nos désirs, et de nos combats.

3°/ Hachem peut faire absolument ce qu'Il veut.
[Rien ne lui est impossible,] rien ne peut venir empêcher l'exécution de Son décret.

4°/ Hachem sait ce qu'il y a de mieux pour nous.
Il ne lui manque aucune information.

5°/ Bien avant notre naissance, Hachem a déjà commencé à faire d’innombrables actes de grande bonté pour nous.
Il est avec nous à chaque instant de notre vie, et Il continue en permanence à agir ainsi [en nous comblant toujours du véritablement meilleur].

6°/ Hachem est le Maître de toutes nos actions, présentes comme passées.
Il a un contrôle total.
[Pour qu'une chose nous arrive, il faut obligatoirement qu'Hachem donne son accord].

7°/ La bonté de Hachem sur toutes choses est illimitée.

['Hovot haLévavot - Chaar haBita'hon 3,1-7]

"Jérusalem : lumière du monde"

[midrach Béréchit rabba 59,8 - Yérouchalayim oro chél olam]

"Bien que le vin provienne de l'hôte, les remerciements vont au serveur"
[guémara Baba Kama 92b]

On va remercier autrui pour un bienfait, en oubliant que la source première provient d'Hachem.

Les repas de Shabbath

+ Les repas de Shabbath :

-> Durant la semaine, Hachem tire de la satisfaction lorsque les juifs récitent le birkat hamazone.
Cependant pendant Shabbath, Hachem éprouve une joie extrême même lorsqu'un juif est en train d'apprécier son repas.
[le Zohar]

-> On peut ressentir la sainteté du Shabbath principalement pendant ses repas.
[Rabbi Tsadok haCohen - Pri Tsadik - Tazria]

-> "Les repas de Shabbath font pénétrer de la émouna chéléma (foi parfaite) en chaque juif"
[Sifté Tsadik - Vayikra]

-> "Grâce aux repas de Shabbath, une personne acquiert de l'amour pur et de la crainte de Hachem"
[Rabbi de Riminov - Tiféret 'Haïm]

-> "Les repas de Shabbath sont faits pour satisfaire notre faim spirituelle et régaler notre âme supplémentaire"
[Rabbi de Kobrin - Torat Avot]

-> L'âme supplémentaire (néchama yétéra), que nous recevons le Shabbath, tire beaucoup de plaisir du birkat hamazon, car c'est une nouveauté qu'elle ne vit pas au Ciel. [Rama de Pano - Assara Maamarot]
C'est pourquoi l'objectif principal des repas du Shabbath est de donner du plaisir à l'âme supplémentaire en récitant le birkat hamazon.
[Agra déKalla - paracha Vayéra]

-> Les repas de Shabbath ont le pouvoir d'inciter à faire téchouva.
En effet, si une personne est agitée par des pensées de téchouva pendant un repas de Shabbath, elle peut être sûre que sa téchouva est authentique.
[Rabbi Aharon de Karlin - Beit Aharon]

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-> Le Zohar (Béchala'h) dit que nous devons inviter la présence divine à nos repas de Shabbath, comme si l'on accueillait un important invité.

-> Nous devons s'asseoir avec respect à la table du Shabbath, car nous sommes assis au festin du Roi.
Le Zohar dit : lorsque nous disons le haMotsi la présence divine apparaît.
[Choul'han haTahor - Maamar haTsniout]

-> Le Radak (sur Yéchayahou 58,13) enseigne que notre façon de parler doit être plus calme et plus douce pendant Shabbath.

Le Pélé Yoets (A'hila) dit que pendant une Séouda mitsva, on doit faire attention à ne pas parler d'une façon interdite (moquerie, paroles grossières, ...), car la perte que cela entraîne dépasse les mérites générés par cette séouda.

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-> Nous mangeons les repas de Shabbath afin que les 6 jours de la semaine soient bénis par ces repas.
[Likouté Eitsot - Rabbi Na'hman de Breslev]

-> Les 6 jours de la semaine tirent leurs bénédictions des repas du Shabbath.
[Zohar - Yitro 88]

-> Le repas du vendredi soir ainsi que la prière d'arvit, amènent la bénédiction sur les 2 premiers jours de la semaine (dimanche et lundi).
Le 2e repas et la prière de cha'harit, apportent la bénédiction sur les 2 jours suivants.
Le 3e repas et la prière de min'ha, accordent la bénédiction sur les autres jours.
[Yalkout Réouvéni]

-> Les 3 repas de Shabbath symbolisent les 3 Patriarches.

- Celui de vendredi soir réveille les mérites de Yits'hak, qui va nous sauver des souffrances liées à l'arrivée du machia'h.
- Celui de samedi midi (le 2e) réveille les mérites de Avraham, qui va nous protéger des souffrances du guéhinam.
- Le 3e repas réveille les mérites de Yaakov, qui va nous sauver de la guerre de Gog et Magog, le conflit terrifiant qui va ravager le monde avant l'arrivée du machia'h.

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-> Les repas de Shabbath compensent tous les repas de la semaine durant lesquels notre objectif n'a été que de satisfaire notre envie personnelle.
[Séfer Min'hat Shabbath]

-> "Pourquoi est-ce une mitsva de manger, de boire et de dormir pendant Shabbath?

Par ce moyen, nous élevons les plaisirs dont nous profitons pendant la semaine, et ce même sans avoir des pensées ou des intentions élevées.
Au même moment, nous entraînons la descente d'un flux de d'abondance pour la semaine à venir."

[Sfat Emet - Brezan paracha Chela'h]

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-> Hachem chérit tellement les repas de Shabbath, qu'Il a assuré aux juifs : S'il vous manque des ressources pour préparer Shabbath, vous pouvez emprunter sur Mon compte, et Je vous assure que Je vous rembourserai.
[guémara Beitsa 15b]

-> La guémara (Shabbath 118a) dit que si une personne prend plaisir à Shabbath, on lui accordera les désirs de son cœur.

-> Certaines personnes se délectent des repas de Shabbath, en oubliant de se réjouir du Shabbath.
Cela ressemble à une personne qui fait un festin pour un important invité mais qui oublie de l'inviter.
Elle fait tous les préparatifs pour Shabbath, mais elle oublie d'inviter le Shabbath.
[Rabbi Moché Leib de Sassov]

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-> Rabbi Nissim Yaguen (Nétivé Or) enseigne :
"Une femme pertinente m'a dit un jour qu'elle achetait le vendredi 10kg de pommes de terre et 5kg de viande en l'honneur du Shabbath. Puisque les dépenses du Shabbath sont sur le compte d'Hachem, pourquoi ne mangerait-on pas sur son compte toute la semaine? ...
J'ai adopté moi-même cette méthode, et depuis je commande le vendredi des aliments en quantité suffisante pour toute la semaine, mais bien entendu tous ces achats sont en l'honneur du Shabbath.

Il faut ajouter que c'est le Shabbath qui doit être honoré et exalté, pas soi-même ... Il est permis d'acheter tout ce qui est nécessaire pour le Shabbath, mais si on ne se concentre que sur ses propres besoins, en achetant par exemple des quantité de pistaches et de pépites par amour de soi-même, le Shabbath ne remboursera pas ce genre de dettes."

-> b'h, voir également : https://todahm.com/2019/10/03/10940-2

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-> "La joie en Hachem est votre force" (Né'hémia 8,10)
Rabbi Yo'hanan dit au nom de rabbi Eliézer fils de rabbi Chimon : Hachem dit aux Bné Israël : Mes enfants, empruntez sur mon compte et sanctifiez la sainteté du jour [de Shabbath], ayez confiance en Moi, je rembourserai". [guémara Beitsa 15b]
Rachi explique que la joie qu'expriment les juifs à Hachem et pour l'application des mitsvot, c'est notre force, notre pouvoir. Par la force de la joie qu'ils ont envers Hachem, ils mériteront qu'on leur règle toutes les dettes contractées à cause de cette joie, sans devoir s'en soucier.

Il ne s'agit pas seulement de dépenses pécuniaires en l'honneur du Shabbath, mais également de la confiance en la force du Shabbath à nous garder et nous protéger de tout mal.
Celui qui croit en la force et la vertu de ce jour saint, méritera de voir de ses propres yeux comment le Shabbath remplit son rôle et "travaille" pour lui.
[rabbi Nissim Yaguen]

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-> Rabbi Nissim Yaguen enseigne :
Le Choulkhan Aroukh a tranché que chacun doit se lever tôt le vendredi matin pour préparer le Shabbath. Même si on a plusieurs employés, on doit s'affairer soi-même en l'honneur du Shabbath.
En effet, il est interdit de s'occuper de ses affaires avant de prier le matin. Mais en ce qui concerne les besoins du Shabbath c'est permis, si la personne craint de ne pouvoir s'en occuper par la suite.

Par exemple, si on estime qu'il ne restera plus de 'halot à la boulangerie après la prière, il est permis de les acheter auparavant.
Pourquoi?

La michna Broura explique que les besoins du Shabbath sont ceux des Cieux.
C'est-à-dire que les gâteaux, les sorbets et tous les autres aliments ne sont pas des denrées matérielles mais spirituelles ...

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-> "Parce que (תַּחַת אֲשֶׁר) tu n'auras pas servi Hachem, ton D., avec joie et contentement de cœur, au sein de l'abondance" (Ki Tavo 28,47)

Le verset commence par : "ta'hat achèr", signifiant littéralement : sous achèr.
Les lettres en-dessous, venant après celles du mot : "achèr", permettent de former : "Shabbath".

Ainsi, la Torah nous dit que la malédiction arrivera au peuple juif car ils ne se sont réjouis des délices du Shabbath.
[Bné Yissa'har - rapporté dans le Agra déKalla - Ki Tavo]

=> Nous devons nous réjouir du Shabbath, et les repas sont un excellent moyen pour y arriver.
[en ce sens, il est bien de dire : li'hvod Shabbath (en l'honneur du Shabbath)]

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-> "Le 7e jour, comme le cœur du roi était mis en liesse par le vin ..." (Méguilat Esther 1,10)

Rava dit : Le 7e jour était un Shabbath, lorsque la différence entre les juifs et les non-juifs a été la plus visible.
En effet, contrairement aux non-juifs, lorsque les juifs mangent et boivent, ils commencent par dire des mots de Torah et des louanges à Hachem. [D. est alors en liesse!]
[guémara Méguila 12b]
[b'h, à ce sujet : https://todahm.com/2018/03/05/6211-2 ]

-> Yéhochoua ben 'Hanina rapporte que la nourriture de Shabbath a une goût unique par rapport aux autres jours, car : "Nous avons une épice spéciale que nous y mettons, et dont son nom est : Shabbath.

Rabbi Yéhochoua lui a rétorqué : Cela fonctionne pour une personne qui observe le Shabbath, mais pour ceux qui ne l’observent pas, cela n’a aucun effet. "
[guémara Shabbath 119a]

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-> "Celui qui s'acquitte de son obligation de manger les 3 repas de Shabbath échappe à 3 punitions : les douleurs d'enfantement du machia'h, le jugement du guéhinam, et la guerre de Gog et Magog."
[guémara Shababth 118a]

-> "Les repas de Shabbath amènent des bénédictions spirituels et matériels.
Celui qui honore le Shabbath en mangeant de savoureux plats et en se revêtant de beaux habits, apporte de l'abondance dans la parnassa."
[Kol Yaakov - paracha Béhar]

-> "En mangeant les repas de Shabbath, une personne amène la chute de ses ennemis."
[Rabbi na'hman de Breslev - Likouté Moharan]

-> "La joie spirituelle de manger les repas de Shabbath et de Yom Tov est aussi efficace que les tourments du fait de jeûner.

On devient plus proche de Hachem, pas uniquement par le jeûne, mais aussi par le fait de manger les repas de Shabbath, et ce tant que les repas sont consommés en l'honneur de D."
[Réponse du Rivash]

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-> Les 3 repas de Shabbath sont ajoutés aux 7 bénédictions de la Amida de Shabbath, afin d'en faire un total de 10 bénédictions.
[le Zohar - rapporté par Rabbi Chmouel Eliyahou de Zvolin]

-> "A Shabbath, une personne peut davantage s'élever par ses repas que par ses prières.

Si l'on n'arrive pas à ressentir le plaisir inhérent aux repas du Shabbath, il faut prier pour cela."
[Torat Avot léShabbath]

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+ Les Korbanot :

-> "Manger les repas de Shabbath est équivalent en sainteté à la consommation des korbanot."
[Gaon de Vilna - Adéret Eliyahou - Béréchit 2,1]

-> "En mangeant les repas de Shabbath, une personne va injecter de la sainteté dans de la nourriture ordinaire, ce qui va l'élever.
Faire cela est plus louable que de manger les korbanot, qui étaient [déjà] intrinsèquement kadoch.
[Ainsi, les repas de Shabbath contiennent plus de sainteté que les offrandes apportaient aux Temple!]

[le Yichma'h Moché]

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+ La saveur de la manne :

-> "Les plats de Shabbath contiennent une trace du goût de la manne qui provenait du ciel.

En mangeant les plats du Shabbath, on savoure un semblant du monde à venir."
[Zichron Chmouel - paracha Béréchit]

-> Durant les 40 années dans le désert, les juifs étaient nourris par la manne, qui descendait quotidiennement du ciel [sauf le Shabbath].

Les juifs ne disaient pas de bénédiction sur la manne durant les jours de la semaine, mais ils en disaient une sur celle qu'ils mangeaient le Shabbath, et qui avait la qualité d'être sacrée (kodachim).

Ils y récitaient la bénédiction suivante : "Béni est Hachem qui nous a sanctifié par Ses commandements et qui nous a ordonné de manger le repas du Shabbath". "

[Bné Yissa'har - Maamaré haShabbatot 43,3]

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-> Les 3 repas de Shabbath rappellent les 3 grands miracles qu'ont vécu nos ancêtres dans le désert.
Le puits a été créé le vendredi après-midi après le coucher du soleil, et on le commémore par le repas du vendredi soir.
La manne a été accordée par le mérite de Moché, et elle est célébrée tous les Shabbath matin. Cela est indiqué par la prière : "yichma'h Moché bémat'nat 'hélko" (Moché s'est réjouit du cadeau de sa part).
Le 3e repas qui englobe tous les autres repas de Shabbath, nous rappelle les Nuées de Gloire qui entouraient Israël de tous les côtés.
[Sfat Emat - 'Houkat 5648]

"Une vache rousse intègre qui n’a pas de défaut qui n’a pas porté le joug" ('Houkat 19,2)

Le 'Hozé de Lublin explique ce verset de la façon suivante :
Celui qui se considère parfait, sans défaut, cela est la preuve que cette personne ne porte pas le joug de la Royauté Divine.
Car celui qui porte véritablement ce joug, ne peut que trouver en lui de multiples défauts.

Ainsi, si quelqu’un pense qu’il "n’a pas pas de défaut", cela prouve "qu’il n’a pas porté le joug".

"Vous parlerez au rocher" ('Houkat 20,8)

-> Hachem a demandé à Moché de parler au rocher (du puits) afin qu'il produise de l'eau.
Qu'est-ce que Moché aurait dû dire au rocher?

Il aurait dû étudier un chapitre de Torah et alors le rocher aurait donné de l'eau.
[midrach Yalkout Chimoni 763]

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-> Le rav Aharon Yéhouda Leib Steinman enseigne :
Le Zohar (Térouma 161b) affirme que Hachem regarda dans la Torah et créa le monde.
Ainsi, puisque la Torah est le fondement du monde, toute la création lui est assujettie.
Moché, à qui Hachem avait ordonné de dire une parole de Torah au rocher, aurait alors fait sortir l'eau sans même le lui demander.

Même si finalement, l'eau qui avait jailli après les 2 coups provenait bien d'un mrarcle, car Moché en avait la capacité par ses pensées pures et saintes, cependant le kidouch Hachem consistait à montrer aux Bné Israël que la nature est totalement soumise à la Torah.
C'est pourquoi Hachem dit à Moché et Aharon ('Houkat 8,12) : "Puisque vous n'avez pas eu confiance en Moi ... vous ne conduirez pas ce peuple en terre d'Israël".

Le rav Steinman conclut que même si nous ne sommes pas au niveau d'agir de manière surnaturelle par des paroles de Torah, à l'image de Moché, nous pouvoir quand même voir de là la grandeur de l'étude de la Torah.

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-> "Moché leva la main et frappa le rocher (sela - סֶּלַע)" ('Houkat 20,11)

Le livre "Tikounei haZohar" dit que si Moché n’avait pas frappé le rocher, mais lui avait parlé comme l’avait ordonné Hachem, les bné Israël auraient appris la Torah sans aucune difficulté ni dissension.

Le Yichma’h Israël (rabbi Yaakov 'Haïm Sifer) écrit que l'on en trouve une allusion dans les paroles de la guémara (Méguila 18a) : "un mot vaut un sela (pièce de monnaie) et le silence en vaut deux".
Cela signifie que s’il y avait eu "un mot pour le rocher (sela), une parole et non un coup, pour le rocher que Moché a frappé, alors il y aurait eu "le silence pour deux", entre deux talmidei ‘hakhamim qui étudient la Torah, et qui auraient étudié la Torah calmement, sans difficultés ni dissensions.

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+ "Prends le bâton ... toi et Aharon ton frère, et vous parlerez au rocher sous leurs yeux et il donnera ses eaux ... tu feras boire l'assemblée et leurs animaux" ('Houkat 20,8)

-> Le verset dit "le bâton" (hamaté), et non : "ton bâton" (matékha).
Hachem fait référence au bâton avec lequel Moché et Aharon ont fait de nombreux miracles.
Ils devaient prendre précisément ce bâton pour frapper le rocher, plutôt que son bâton personnel, afin de rappeler au peuple juif les énormes miracles que Hachem a réalisés, et à quel point Il contrôle absolument tout dans ce monde.
Ainsi, ils n'auraient pas dû douter à savoir si Hachem pouvait faire sortir de l'eau de ce rocher. [Une telle interrogation ne doit pas exister car] Hachem contrôle tout dans ce monde et peut manipuler la nature comme Il le désire.
[Sifté Cohen]

-> L'article défini (le/au puits - asséla) indique qu'il s'agit d'un rocher bien précis.
Les Sages enseignent que D. a créé un rocher dont Il s'est souvent servi comme source miraculeuse.
C'est le rocher que l'ange avait révélé à Hagar alors que son fils Ichmaël se mourait de soif -Béréchit 21,19), celui-là même dont Moché avait fait sortir de l'eau sur l'ordre de D. près de 40 ans plus tôt (Chémot 17,6). Et ce même rocher avait accompagné le peuple dans ses pérégrinations aussi longtemps que Myriam était en vie. Mais à sa mort, il a cessé de donner de l'eau.
[Ramban]

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-> "Puisque vous n'avez pas cru en Moi pour Me sanctifier aux yeux des Bné Israël" ('Houkat 20,12)
Rachi commente : "Si vous aviez parlé au rocher et qu’il eût fait jaillir de l’eau, j’aurais été sanctifié aux yeux de la communauté qui se serait dit : "Si ce rocher, qui ne parle ni n’entend ni n’a besoin de nourriture, exécute l’ordre de Hachem, à plus forte raison nous incombe-t-il de le faire!"

-> La nature est soumise aux tsadikim, car toute la création l'a été pour eux. Cependant, la nature n'est pas soumise aux animaux des tsadikim.
Moché a pensé à tord que le peuple juif n'était pas méritant d'avoir les lois de la nature se changeant pour eux. C'est pourquoi il a frappé 2 fois le rocher : une fois pour faire sortir de l'eau pour le peuple juif, et une autre fois pour les animaux. ("tu feras boire l'assemblée et leurs animaux").
['Hatam Sofer]

-> Hachem dit à Moché qu'il avait fait une erreur. En effet, Moché pensait que Hachem n'accomplit des miracles uniquement pour les tsadikim.
Cependant [la réalité est que] dans les situations qui vont générer une sanctification du Nom Divin, alors Hachem réalise des miracle également pour les réchaïm.
Ainsi, "Puisque vous n'avez pas cru en Moi" = puisque Moché n'a pas cru correctement sur comment Hachem fait des miracles, alors il n'a pas parlé au rocher, "pour Me sanctifier" = en amenant un kidouch Hachem [ce qui aurait permis d'avoir un miracle même pour les réchaïm], alors Moché n'a pas mérité d'amener les Bné Israëk en terre d'Israël.
[Tsor haMor]

->b'h, également : https://todahm.com/2013/10/27/frapper-le-rocher-2-fois

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-> Selon Rachi (Vaéra 7,19) : Moché n'a pas frappé le Nil (lors de la 1ere et 2e plaie), car le fleuve l'avait protégé lorsqu'il y avait été jeté [avant que la fille de Pharaon l'y récupère].
De même, Moshé n'a pas frappé la terre (lors de la 3e plaie), car elle lui a permis d'enterrer l'égyptien qu'il avait tué.

Dans la paracha 'Houkat, Moché va frapper le rocher pour en faire sortir de l'eau, à la place de lui parler.
A cause de cette erreur, il lui a été interdit d'entrer en terre d'Israël.
Le midrach (Yalkout Chimoni 'Houkat 21) explique que Hachem a dit à Moché : "Est-ce que tu sais ce que les rochers ont fait à Mes enfants?" [comme il est dit : "l'a nourri avec le miel des rochers" (vayénikéou dvach misséla - Haazinou 32,13)]
[les rochers ont donné miraculeusement du miel pour nourrir les enfants juifs en Egypte.]
[Hachem a dit : ] "Après que le rocher a fait une telle faveur, tu oses le frapper?! Tu n'es pas digne de mener Mes enfants. J'ai déjà désigné quelqu'un pour prendre la relève : Yéhochoua bin Noun"."

=> Ainsi, selon ce midrach l'erreur de Moché a été son manque de reconnaissance envers les rochers, qui ont fait tant de bonté au peuple juif par le passé.

[ b'h, issu du divré Torah : https://todahm.com/2014/01/03/980-2 ]

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+ Quelques autres raisons sur : Pourquoi Moché et Aharon ont-ils été punis?

-> Le Ramban a écrit au nom de Rabbénou ‘Hananel que la faute était d’avoir dit "nous allons vous faire sortir de l’eau", alors qu’il aurait fallu dire "Hachem va vous faire sortir de l’eau", comme il est dit à propos de la manne : "Le soir, Hachem vous donnera de la viande à manger".

-> Pour le Ibn Ezra, leur faute (à Moché et Aharon) était d’avoir frappé plusieurs fois avec leur bâton. S’ils avaient frappé le rocher une seule fois, ce n’aurait pas été une faute.

-> Le Ibn Ezra au nom d’autres personnes rapporte que c’est parce que Moché et Aharon n’ont pas dit la chira sur le fait que l’eau sortait du rocher, et que les bné Israël ont dit la chira. Moché et Aharon ont donc été punis et ne sont pas entrés en Erets Israël avec les bné Israël.

-> Le Ibn Ezra au nom d’autres personnes rapporte que les bné Israël ont dit qu’ils allaient faire sortir l’eau d’un autre rocher (ce qu’on tire des mots du verset : "Est-ce que de ce rocher-là nous allons vous faire sortir de l’eau"), alors Moché a craint de modifier la parole de Hachem et de frapper un autre rocher, et parce qu’il n’avait pas fait sortir l’eau du rocher qu’on lui avait demandé, ils ont été punis parce qu’ils avaient empêché une sanctification du Nom de D.
C’est le sens de "parce que vous ne M’avez pas fait confiance pour Me sanctifier".

-> Le Méam Loez ('Houkat 20,12) rapporte l'interprétation suivante : lorsque Moché désobéit à l'ordre de D. et frappa le rocher, il perdit l'occasion d'enseigner une leçon importante aux Bné Israël.
S'il avait parlé au rocher, et par quelques mots, avait fait couler de l'eau, non seulement le Nom de D. aurait été sanctifié mais les Bné Israël en auraient déduit la leçon suivante : "Si un rocher, privé de parole, d'ouïe et n'ayant pas besoin de subsistance, obéit à la parole de D., qu'en est-il de nous qui avons assisté à tant de prodiges et pour qui tant d'actes de bonté ont été accomplis?"

-> Il y a un avis cité par Ibn Ezra selon lequel Hachem leur a reproché d’avoir manqué de respect aux bné Israël en disant : "Ecoutez, ô rebelles!" ('Houkat 20,10), alors qu’il ne convient pas à un homme pieux de parler de façon méprisante aux descendants d’Avraham, Its'hak et Yaakov.
Nos Sages ont appris de là que celui qui ne respecte pas l’honneur dû à la communauté, c’est comme s’il avait profané le Nom de Hachem.

-> L’avis du Rambam est que la faute de Moché était d’avoir penché vers la colère en disant : "Ecoutez, ô rebelles" ('Houkat 20,10).
Hachem a estimé qu’un homme comme lui ne devait pas se mettre en colère devant la communauté des bnei Israël, à un endroit où la colère ne convient pas.
C’est une profanation du Nom de Hachem, parce qu’ils apprenaient de tous ses gestes et de toutes ses paroles, espérant arriver à la réussite en ce monde et dans le monde à venir.
Quelle impression allaient-ils donc avoir de la colère, qui fait partie des choses mauvaises et qui ne provient que d’une mauvaise disposition.
En effet, cette génération était formée de grands sages. La plus petite des femmes parmi eux était comme Yé’hezkel ben Bouzi, et tout ce que disait ou faisait Moché, ils l’observaient.
Quand ils ont vu qu’il se mettait en colère, ils se sont dit qu’il n’avait pas de défaut, et que donc s’il n’avait pas su que Hachem était fâché contre eux pour avoir demandé de l’eau et qu’ils L’avaient irrité, il ne se serait pas mis en colère.

-> Pour le Abrabanel, quand Hachem a ordonné à Moché de parler au rocher, et que Moché l’a frappé au lieu de lui parler, cela a provoqué que Hachem punisse Moché et Aharon pour d’autres fautes qu’ils avaient commises : Aharon pour le Veau d’Or qu’il avait fabriqué, car même s’il n’avait pas fauté en l’adorant, comme il avait été la cause que beaucoup de gens soient morts et ne rentrent pas en terre d'Israël, lui aussi en a été puni.
Et Moché parce qu’il avait envoyé des explorateurs et leur avait demandé de faire leur rapport au peuple, ce que les bné Israël n’avaient pas demandé et ce que Hachem n’avait pas ordonné, à savoir d’observer le peuple installé dans le pays pour voir s’il était fort ou faible, peu nombreux ou nombreux.
Bien qu’il ait eu une bonne intention, il s’en est suivi que les explorateurs ont dit : "Le peuple est puissant ... et les villes fortifiées", et ils ont introduit la peur dans le peuple, qui a protesté contre Hachem et contre Moché. A cause de cela, il a été décrété qu’ils ne rentreraient pas en terre d'Israël et mourraient tous dans le désert.
Comme Moché avait été à l’origine de cet incident, il était juste que lui non plus n’entre pas en terre d'Israël. Et parce que les bné Israël avaient fauté délibérément et Moché par erreur avec de bonnes intentions, Hachem a protégé son honneur en faisant passer le décret contre lui à l’intérieur du décret contre le peuple.
Il a montré de la patience avec lui comme envers Aharon pour la faute du Veau d’Or.

-> Le Tsror haMor enseigne que Moché s’est fâché que les Bné Israël demandent de l’eau, parce qu’il croyait qu’ils n’avaient pas besoin d’eau. En effet, la manne était une nourriture très fine qui ne donnait pas soif. Elle se trouvait également entre deux couches de rosée, au point qu’elle représentait presque du pain et de l’eau.
C’est pourquoi il leur a dit : "Ecoutez, ô rebelles" ('Houkat 20,10), vous êtes des contestataires et des protestataires, est-ce que nous allons vous faire sortir de l’eau de ce rocher, faut-il donc aider les réchaïm?
Car quand Hachem fait des miracles, il convient qu’Il le fasse pour l’honneur de tsaddikim comme Daniel, ‘Hanania, ..., mais pour des réchaïm il ne convient pas qu’Il fasse des miracles.
Quand les bné Israël ont entendu ce que disait Moché, peut-être ont-ils pensé que Hachem ne pouvait pas, ou pour toute autre raison, et ce à cause du manque de foi qui était entré dans leur cœur à cause des paroles de Moché. Cela leur a été compté comme si c’étaient eux qui n’avaient pas cru. Tout cela parce que D. se montre sévère à l’extrême avec les tsaddikim. [il s'agit de la génération de la connaissance (dor déa)]
[voir également ci-dessus le commentaire du Tsor haMor]

-> Inversement, il est intéressant de souligner que Rabbi Chmouël David Luzzato fait remarquer dans son commentaire sur la Torah : "Toute ma vie, j’ai évité d’examiner trop profondément cette question, par crainte de ne rien dire de nouveau, et que j’ajoute encore une faute à Moché notre maître"

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-> Rabbi David Pinto (la voie à suivre n°1038) enseigne :
Au-delà de la sanctification du Nom divin qu’ils (Moché et Aharon) ont amoindrie en frappant le rocher au lieu de lui parler, ils ont manqué de livrer un enseignement aux générations à venir.
Dans le Midrach (Yalkout Chimoni 20), il est écrit : "Vous parlerez au rocher : Il lui a dit : lorsqu’un enfant est jeune, son maître le frappe pour lui enseigner ; quand il grandit, il le reprend par des paroles. De même, Hachem dit à Moché : lorsque ce rocher était petit, tu l’avais frappé, comme il est dit : “tu frapperas le rocher” (Béchala'h 17,6), mais maintenant, “vous parlerez au rocher” : dis-lui quelques mots de Torah et il fera sortir de l’eau".

Autrement dit, Hachem désirait que le peuple juif apprenne de cet événement une leçon importante d’éducation : lorsque les enfants sont encore petits, on peut parfois les frapper, quand c’est nécessaire. Mais, dès qu’ils grandissent, les coups n’ont plus aucune utilité, et il faut avoir recours à la parole, leur enseigner une chose, une halakha avec douceur et finesse. Par ce biais, le jeune aura envie de se rapprocher de la Torah, et ses parents auront le bonheur de constater qu’il "fait sortir" de l’eau, que les eaux de la Torah jaillissent de lui.

C’est cet enseignement édifiant que le Créateur désirait enseigner à Ses enfants (les Bné Israël) en ordonnant à Moché et Aaron de parler au rocher plutôt que de le frapper. Ainsi, lorsque Moché le frappa par erreur, il manqua à sa mission essentielle en même temps que l’opportunité de transmettre cet enseignement aux générations suivantes.
D’où la colère de D. et la sévérité de la punition qu’Il leur infligea.

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-> "Moïse leva la main, et il frappa le rocher de sa verge par 2 fois" (20,11)

-> Le Gan Ravé enseigne :
Pourquoi avons-nous besoin de savoir combien de fois le rocher a été frappé? De plus, pourquoi Aharon a été puni pour une action qu'il n'a pas personnellement faite?

Nous voyons ici que quelqu'un qui se tient à côté d'un autre qui réalise une faute (avéra), et qu'il ne fait rien pour essayer que l'en empêcher, alors il est également coupable.
La 1ere fois où Moché a frappé le rocher, c'est seulement lui qui était responsable, car comment Aharon pouvait-il connaître son acte?
Mais après qu'il l'ai frappé une 1ere fois, Aharon aurait dû dire quelque chose.
Ainsi, le verset nous dit que Moché a frappé une 2e fois, pour nous signifier que Aharon est devenu responsable de la faute pour avoir laissé Moché frappé le rocher une 2e fois.
[Aharon pensait que les actions de Moché étaient la volonté de D. (les tsadikim sont jugés sur l'épaisseur d'un cheveu)]

-> Que vient nous apprendre dans le verset le fait que "Moïse leva la main"? L'essentiel étant qu'il "frappa le rocher".
Le Divré Chaoul donne la réponse suivante :
Le rabbi Ména'hem Mendel de Riminov dit que les 248 membres du corps humain correspondent aux 248 mitsvot positives. Chaque organe du corps correspond à une mitsva.
Celui qui est un tsadik sanctifie chacun de ses membres, au point où il en vient à accomplir automatiquement la volonté de D.
La guémara (Nédarim 32b) rapporte ainsi que Avraham avait tellement sanctifié les membres de son corps qu'il réalisait automatiquement la volonté d'Hachem.
[c'était d'ailleurs une des difficulté de l'épreuve de la Akédat Itsa'hak, puisqu'il a dû aller à l'encontre de cet aspect habituellement automatique : ses bras de voulaient pas spontanément tuer son fils, à l'inverse de ce que lui demandait Hachem]

Selon cette explication, nous pouvons comprendre pourquoi le verset dit que : "Moïse leva la main".
Les membres de Moché voulaient faire spontanément la volonté de Hachem.
Ainsi, ses mains ne voulaient pas frapper le rocher, car cela n'était pas ce que voulait Hachem. C'est pourquoi le verset souligne que Moché a levé sa main = en d'autres termes, il a dû aller contre la volonté des organes et lever ses mains, afin de ne pas faire la volonté Divine.

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-> Le Méam Loez ('Houkat 20,11) enseigne :
Selon une opinion, [lorsque Moché frappa le rocher pour la première fois,] seules quelques gouttes d'eau s'écoulèrent lentement.
Les israélites le grondèrent : "Fils d'Amram! L'eau que tu fais sortir suffit pour des enfants à peine sevrés".
Ainsi, Moché frappa une 2e fois et l'eau jaillit avec tant de force qu'elle noya tous les railleurs qui l'avaient ridiculisé. Ils périrent car ils n'étaient pas dignes de boire cette eau.
Cet épisode est mentionné dans le verset : "Certes, il a frappé le rocher et de l'eau en a coulé ; des torrents en ont jailli" (Téhilim 78,20).

L'eau jaillit non seulement du rocher que Moché avait frappé mais de toutes les roches du désert.
D. accomplit ce miracle afin que les Bné Israël ne puissent prétendre que ce rocher-là avait la capacité de fournir de l'eau et aucun autre.
Le verset dit : "Il fendit des rochers [et non un rocher] dans le désert et abreuva le peuple comme des abîmes profonds" (Téhilim 78,15).
[...]
Nos Sages disent que le Nom Divin était gravé sur le côté du bâton qui fendit la mer et assécha l'eau à l'ouverture de la mer Rouge. De l'autre côté, était gravé le Nom Divin propre à produire de l'eau.
Ainsi, lorsque Moché, en colère contres les israélites, frappe le rocher, il abattit son bâton du mauvais côté, ce qui l'empêcha de produire de l'eau.
La 2e fois, il frappa sur l'autre côté du bâton et l'eau se mit à couler.

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-> Le gaon Rabbi Sim’ha HaCohen Rappoport, s’appuyant sur l’enseignement du midrach (Chémot rabba 3) : "La Chékhina parlait par la gorge de Moché", s’interroge : Pourquoi Moché a-t-il été puni pour avoir dit : "Ecoutez, je vous prie, ô rebelles", puisque la Chékhina parlait par sa gorge et que lui-même ne disait rien?
La guémara (Pessa’him 66b) enseigne que "Quiconque se met en colère, si c’est un Prophète, sa Prophétie [la Chékhina] le quitte". Par conséquent, comme Moché s’était mis en colère, c’est lui-même, et non pas la Chékhina, qui disait : "Ecoutez je vous prie, ô rebelles", c’est pourquoi il a été puni.
[Migdanot Yaakov]

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-> "Tu abreuveras l'assemblée et leurs animaux" ('Houkat 20,8)

Le Sefer 'Hassidim commente ainsi :
Nos Sages disent que l'on doit donner à manger d'abord à ses animaux avant soi-même, comme il est dit : "Je donnerai de l'herbe dans ton champ pour ton animal, et tu mangeras", d'abord ''à ton animal'' et après ''tu mangeras''.
En revanche, en ce qui concerne le fait de boire, d'abord l'homme boira, et ensuite il donnera à boire à ses animaux. Comme il est dit : "Tu abreuveras l'assemblée", c'est-à-dire d'abord les hommes, "et leurs animaux", ensuite on donnera à boire aux animaux.