Nos Sages (Pirké Avot 4,2) disent : "Une mitsva mène à une autre mitzsa", mais une personne a son libre arbitre. Comment cela fonctionne-t-il?
Rabbénou Yona explique qu'une personne n'a son libre arbitre qu'au début. Par la suite, "Une personne n'a pas le choix une fois qu'elle a déjà choisi une voie pour elle-même" (Rabbénou Yona - Pirké Avot 4:2).
Une personne peut, d'une manière extrêmement unique, être méritante de tant de choses grâce à la prière.
Grâce à la prière, des choses qui exigeraient normalement beaucoup d'efforts sur une longue de temps peuvent être méritées immédiatement, tout comme "Il y a ceux qui acquièrent le monde à Venir en une seconde" (yech koné olamo bécha'a a'hat - guémaraAvoda Zara 10).
(selon le Kovets Si'hot (1, si'hot Elloul 9), la différence entre grandir spirituellement par une avoda avec prières, et une avoda sans prière, est comme la différence entre marcher et voler).
[...]
La prière est si étonnante et puissante que tout ce qui existe dans le monde n'existe que grâce à nos prières.
C'est le sens de : "les Patriarches ont établi les prières" (haAvot tiknou téfila - guémara Béra'hot 26b).
Les Patriarches étant la racine même du peuple juif, il leur fallait nous donner une pérennité durable. Ils ont établi les prières, car c'est ce qui établit et soutient chaque création dans le monde avec une durabilité éternelle.
[rabbi Nathan Watchfogel]
-> "Et Toi, Hachem, tu es exalté à jamais" (véAta marom lé'olam Hachem - Téhilim 92,9).
Nos Sages expliquent cela comme suit : "Tu conduis ton monde avec noblesse, Hachem. Tu as donné la kéhouna à Aharon pour toujours, Tu as donné la sainteté aux Bné Israël pour toujours, ...".
En d'autres termes, les Bné Israël sont un peuple élevé ; ils sont les enfants du Roi.
Nous sommes élevés et éloignés de la bassesse (spirituelle) de ce monde. Et cette noblesse est durable et reste avec nous pour toujours.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]
Toute notre douleur et notre souffrance [qu'on a pu avoir] sera renversée pour de bon, et Hachem nous réconfortera et nous consolera pour chaque goutte de souffrance.
Tout se transformera en bonheur et en joie véritables.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]
La force du Tsadik après sa mort
-> La guémara (Sotah, 10b) enseigne : "Le roi David exhaussa son fils Avchalom des sept niveaux de l'enfer jusqu'au Gan Eden".
Selon Rabbi Na'hman de Brelsev ('Hayé Moharan - 94) : "Il est plus facile de rectifier l'âme de mille personnes défuntes que celle d'un Tsadik encore vivant, car il a encore son libre arbitre".
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-> Rabbi Na'hman de Breslev ('Hayé Moharan - 238) enseigne :
"Le Tsadik a le pouvoir d'intervenir dans un Jugement céleste. Il peut sauver celui qui est jugé, en l'envoyant en mission.
Il existe à Jérusalem une synagogue où on apporte tous les défunts de la terre. Aussitôt que quelqu'un meurt, il y est immédiatement porté pour y être jugé et recevoir la place qui lui est assignée.
Certains meurent en Terre Sainte et sont portés en dehors du pays. D'autres meurent en dehors de la terre Israël et peuvent y être amenés. C'est dans cette synagogue que siège la Cour qui rend ces jugements et qui alloue à chacun la place qu'il mérite.
Il y a même des cas où le verdict stipule qu'il n'y a pas du tout de place pour la personne concernée et qu'elle doit être détruite et projetée par la Catapulte (Kaf haKéla).
Les morts sont apportés habillés dans la synagogue.
Les vêtements de certains d'entre eux sont parfois incomplets : à l'un, il peut manquer une manche, à l'autre un pan de vêtement, ... Tout dépend des actions du défunt pendant sa vie (car ses vêtements spirituels de l'âme correspondent à ses actions durant son vivant) et sa place est attribuée en conséquence.
On apporta une fois un mort complètement nu : il ne portait aucun habit. Il fut jugé à être projeté par la Catapulte et détruit. Un Tsadik vint néanmoins, prit un de ses propres vêtements et le jeta sur lui.
"Pourquoi lui jettes-tu un de tes habits? lui demanda la Cour ... Pourquoi cette personne serait-elle sauvée avec un habit qui n'est pas le sien?"
"Je dois l'envoyer en mission pour mes besoins particuliers, répondit le Tsadik, et c'est la raison pour laquelle je me permets d'agir ainsi. Vous savez sans doute qu'un noble a le droit d'envoyer son serviteur chez un autre noble, et qu'il peut arriver que le serviteur s'attarde à accomplir la volonté de son maître. Le maître lui demande : "... Pourquoi n'es-tu pas parti comme je te l'avais ordonné?"
"Parce que je ne possède pas d'habits convenables.bC'est un homme très distingué, et il n'est pas séant de se rendre chez lui avec de pareils vêtements."
"Mets vite un de mes habits, répond le maître, et va vite chez le noble pour accomplir ma mission."
"Il en est de même pour moi. Je dois envoyer cet homme en mission privée, et c'est pourquoi je lui donne un de mes habits."
C'est ainsi que le Tsadik sauva le défunt du châtiment de la Catapulte (kaf hakéla) ..."
Rabbi Na'hman raconta cette histoire pour montrer le pouvoir exceptionnel qu'a le Tsadik authentique de sauver ses disciples dans le monde de la Vérité."
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-> Rabbi Na'hman (Likouté Moharan II, 78) enseigne :
"On doit prier avec une très grande ferveur pour pouvoir s'attacher au vrai Tsadik. Heureux celui qui s'attache à lui dans ce monde et heureux est son lot, parce qu'après la mort, il est extrêmement difficile de créer le lien."
-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Hachkamat Haboker 4,4) écrit :
"Quelle est la signification du verset : "Car Tu n'abandonneras pas mon âme au Chéol ; Tu ne laisseras pas Ton 'Hassid voir l'abîme (l'enfer)" (Téhilim 16,10)?
Si on fait preuve de piété, si on est 'Hassid, pourquoi descendrait-on en enfer? Et si les deux parties du verset se réfèrent à la même personne, pourquoi cette répétition?
Rabbi Nathan répond : "C'est que celui qui est attaché au Tsadik authentique ne restera pas au guéhinam (en enfer).
S'il doit subir des souffrances, ce ne sera pas pour l'éternité, car le Tsadik l'en délivrera. Parce que "Toi, ô Hachem, Tu ne laisseras pas Ton 'Hassid, le Tsadik, souffrir les affres de l'enfer (guéhinam)."
Puisqu'il est attaché au Tsadik, le Tsadik doit le sauver. Et puisque le Tsadik ne peut pas rester en enfer (dont il cherche à le faire sortir), car "Hachem ne voudrait pas voir le Tsadik au guéhinam, Hachem doit donc le faire sortir du Chéol."
Ainsi l'attachement au Tsadik est une assurance et une protection contre l'enfer."
"Tu désireras ton mari, mais c'est lui qui dominera" (Béréchit 3,16)
=> En quoi consiste exactement cette malédiction pour 'Hava?
-> Le Nétsiv (haEmek Davar) explique la malédiction d'une manière qui nous éclaire sur la dynamique d'une femme. Les hommes ont le sens de l'indépendance. Ils peuvent continuer à vivre même s'il y a des gens avec qui ils ne peuvent pas s'entendre. Ils peuvent toujours garder leur propre estime de soi.
Ils peuvent être indépendants. Même en ce qui concerne la relation d'un homme avec sa femme, lorsqu'il est insulté, il peut encore rebondir, parce qu'il connaît sa valeur personnelle.
Cependant, Hachem a créé les femmes différemment. Hachem a maudit 'Hava pour qu'elle cherche toujours à trouver grâce aux yeux de son mari. Si elle ne se sent pas valorisée aux yeux de son mari, son estime de soi s'effritera. Elle ne peut pas créer sa propre valeur. Le respect de son mari à son égard est essentiel.
Elle doit se sentir désirée et respectée.
Existe-t-il une plus grande malédiction que celle-là, ne pas avoir de valeur personnelle indépendante, voir sa valeur personnelle dépendre de la façon dont les autres la perçoivent?
-> Le Steipler écrit dans une lettre aux avré'him que les femmes deviennent physiquement malades si elles ne se sentent pas dignes. Certains hommes ne comprennent pas pourquoi leur femme ne semble pas être dans son assiette ou se sent toujours malade. Il est possible qu'il ne s'agisse pas d'une maladie physique, mais d'une maladie émotionnelle.
-> Le rav Don Segal a été interrogé au sujet d'une femme qui ne pouvait pas se lever du lit. Il a dit au mari de commencer à complimenter sa femme sur de petites choses tout au long de la journée. En peu de temps, sa femme est redevenue normale. Quel est le secret? Il n'y a pas de secret. Depuis le début, sa maladie était due à un sentiment d'abattement, et non à une affection physique.
-> Ra'hel a appelé son premier fils Yosef. Rachi explique (Vayétsé 30,23) qu'avant qu'elle n'ait un enfant, son mari la blâmait pour tout incident survenu dans la maison, et que maintenant, avec Yosef à ses côtés, elle pouvait lui reprocher certains incidents.
Est-ce la raison pour laquelle Ra'hel attendait si longtemps un enfant, afin de lui faire porter le chapeau?
En gardant à l'esprit l'explication selon laquelle une femme dépend tellement du respect de son mari que, sans lui, elle a l'impression de ne rien valoir, nous pouvons comprendre Rachi. Elle a besoin de ce respect plus que tout, et si quelque chose venait à le menacer, elle se sentirait inutile.
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[par ailleurs, selon nos Sages, si tu décharges ta femme de sa malédiction : "mais c'est lui qui dominera", elle la respectant et l'honorant comme une reine, alors Hachem te déchargera de ta malédiction : "tu mangeras à la sueur de ton front", en te donnant plus facilement ta subsistance, ainsi que pleins d'autres bénédictions. ]
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+ La compassion :
-> Le fait qu'un homme sache que sa femme dépend de lui devrait lui inspirer de la compassion. Puisqu'elle dépend de son mari, il ne peut pas la laisser tomber. De la même manière, nous disons souvent dans la prière que nous dépendons d'Hachem, et seulement d'Hachem, pour notre salut.
Lorsque nous montrons à Hachem que nous dépendons de Lui, et de Lui seul, Hachem se sent obligé de prendre soin de nous. Un homme devrait ressentir la même chose pour sa femme.
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+ Mauvaises épouses :
-> Le rav Its'hak Sher dit : Nous constatons souvent que certains hommes ont ce que l'on pourrait appeler de "mauvaises" épouses.
Il a demandé : "Qui a fait en sorte que ces femmes soient comme ça? Leurs maris."
Ils ne connaissent pas le Rambam (Hilkhot Ichout 15,19) qui dit qu'un mari doit respecter sa femme plus qu'il ne se respecte lui-même et l'aimer comme il s'aime lui-même.
Parfois, un mari peut se sentir victime. Il peut s'apitoyer sur son sort et sa situation, alors qu'en réalité, c'est lui le coupable. Il ne traite pas sa femme comme elle a besoin d'être traitée.
-> En réalité, ce Rambam nécessite des explications supplémentaires.
Qu'un homme aime sa femme comme il s'aime lui-même est compréhensible, surtout si l'on se réfère au fait qu'elle est une partie de son mari ; par conséquent, il doit l'aimer de la même manière qu'il s'aime lui-même. Mais qu'est-ce que cela signifie qu'un mari doit respecter sa femme plus qu'il ne se respecte lui-même?
Le Maharcha (guémara Yébamot 62b) explique que cela signifie qu'il devrait lui acheter des vêtements plus beaux que ceux qu'il s'achèterait à lui-même.
La plupart d'entre nous ont la mentalité suivante : "Ce qui est bon pour moi est bon pour toi". Nous jugeons ce dont les autres ont besoin en fonction de nos propres besoins.
Ce n'est pas le cas dans le mariage. Un mari doit juger ce dont sa femme a besoin en fonction de ses besoins à elle et non en fonction des siens.
"Les Bné Israël se trouvaient dans le désert et découvrirent un homme qui ramassait du bois le jour du Shabbat" (Chéla'h Lé'ha 15,32)
-> Nos Sages (voir Tossafot Baba batra 119b) disent que le ramasseur de bois avait transgressé le Shabbath pour l'amour du Ciel. Son objectif était de faire connaître le fait que, bien que D. ait décrété que le peuple juif mourrait dans le désert, il était toujours obligé d'observer la Torah et les mitsvot.
Cela semble étonnant. Comment cette explication justifie-t-elle la profanation du Shabbath?
Nos Sages (guémara Shabbath 105b) expliquent cependant que celui qui, le Shabbath, effectue un travail dont le résultat n'est pas nécessaire est exempt de punition.
Ici aussi, l'individu n'a pas ramassé le bois parce qu'il en avait besoin, car il n'en avait absolument pas besoin. Au contraire, il avait à l'esprit que le nom de D. devait être sanctifié à travers lui. Par conséquent, le travail n'était pas nécessaire pour son résultat direct. Par conséquent, le ramasseur de bois n'a pas du tout profané le Shabbath.
Néanmoins, il fut tout de même lapidé parce que les observateurs ne pouvaient pas savoir quelles étaient ses intentions (dans son cœur).
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]
"Quand le Suprême donna leurs lots aux nations, quand Il sépara les enfants de l'homme, Il fixa les frontières des peuples, basé sur le nombre des Bné Israël. Car ce peuple est la part de Hachem ; Yaakov est la mesure de Son héritage" (Haazinou 32,8-9).
-> Le Targoum Yonatan ben Ouziel (Haazinou 32,8-9) et les Pirké DéRabbi Eliézer (chap.24) en donnent l'explication suivante :
A l'époque de la Tour de Babel, Hachem fut mécontent de l'humanité en tant qu'unité et Il décida de diviser les peuples du monde en nations individuelles. Puisqu'il y aurait finalement 70 personnes [juives] qui descendraient en Egypte avec Yaakov, Hachem choisit de créer 70 nations différentes. [c'est le sens de : "Il fixa les frontières des peuples, basé sur le nombre des Bné Israël"]
Hachem rassembla ensuite tous les anges de service et lança une sorte de loterie. Chaque ange choisirait une nation dont il serait responsable et qu'il superviserait. Hachem inscrivit 71 noms pour la loterie (peuple juif et les 70 autres), et chaque ange en tira un au sort.
Quand vint le moment pour Hachem de désigner Sa nation, il choisit Avraham et ses descendants : "Hachem sélectionna le peuple juif" (ki 'hélék Hachem amo Yaakov 'hévél na'halato).
Et Hachem fut ravi du choix qu'Il fit à la loterie, comme il est dit : "Ma part est une part agréable" ('havalim naflou li banéimim - Téhilim 16,6).
L'ange Mikhaël félicita ensuite Hachem pour Son choix. Une fois les 70 nations sélectionnées, Hachem conféra à chacune d'elles une langue différente. Chaque nation avait son ange gardien, et le peuple juif devint la part d'Hachem.
Garder l’Alliance
"Qui est Tsadik? Celui qui garde l'Alliance (shmirat haBrit)"
[Zohar I,59b]
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+ Qu'est-ce que l'alliance? :
-> "Voici l'alliance entre Moi et vous ... Vous devez circoncire tout enfant mâle" (Lé'h Lé'ha 17,10).
Hachem dit à Avraham qu'Il conclut une alliance avec lui et avec toute sa descendance après lui. Par cette alliance, Hachem s'engage à rester fidèle au peuple juif, et le peuple juif à Hachem.
Quelle est cette alliance? C'est la circoncision.
-> "Tous les juifs sont appelés Tsadikim parce qu'ils sont circoncis."
[rabbi Na'hman - Likouté Moharan I, 23, fin ]
-> Le mérite de la brit mila (circoncision) est immense : il suffit à lui seul à distinguer le juif, en le sanctifiant et lui octroyant le titre de Tsadik.
Voici comment le Zohar (II,32a) illustre cela :
"Sur ordre d'Hachem, Avraham circoncit son fils aîné Ichmaël. En conséquence, pendant 400 ans, son ange gardien ne cessa de réclamer pour lui une récompense devant la Cour céleste.
- N'est-il pas vrai que quiconque s'est fait circoncire a une part dans Ton Nom? demanda-t-il.
- Oui, répondit Hachem.
- Dans ce cas, demanda l'ange, pourquoi donc Ichmaël n'a-t-il pas reçu la même part de sainteté que l'autre fils d'Avraham, Its'hak?
- La circoncision d'Ishmaël n'a pas été faite pour le respect de la mitsva, répondit Hachem.
- Toujours est-il qu'il a été circoncis, fit remarquer l'ange. Ce à quoi Hachem répondit : "Ishmaël recevra une part de sainteté comme récompense. Mais du fait que sa brit (son alliance) a été fait sans motivation profonde, la part de sainteté qu'il recevra sera vide de signification. Il recevra la Terre Sainte en récompense, mais seulement quand elle sera vide de juifs."
La possession de la Terre Sainte par Ishmaël constitue en fait le facteur majeur qui empêchera le peuple juif de revenir sur sa terre. Il n'y rentrera que lorsque le mérite d'Ismaël prendra fin."
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+ Garder son Alliance (chmirat haBrit) ;
-> Le signe spécifique de l'Alliance d'Hachem avec le Peuple juif, l'organe où l'on opère la brit, possède la capacité remarquable d'engendrer une nouvelle vie. Mais la procréation ne peut être accomplie que dans le cadre d'une union. La guémara (Nidda 31a) enseigne qu'il existe trois partenaires dans la création de l'enfant : le père, qui fournit les parties blanches du corps (ex: les os, les ongles) ; la mère, qui fournit les parties rouges (ex: la peau, la chair) et Hachem qui insuffle la vie à l'enfant. Les trois partenaires doivent fonctionner ensemble. Comment cela se passe-t-il?
Nos Sages (cf. Sotah, 17a) se réfèrent au mariage comme KiDouCHin, de la racine KoDeCH (saint).
Cela nous enseigne que le mariage, l'union entre époux et épouse devrait être un acte sacré. C'est alors que la Chékhinah (Providence divine), le troisième partenaire, réside entre eux.
L'union sexuelle accomplie dans la sainteté témoigne de l'honneur et du respect accordés aux pouvoirs de la procréation octroyés par Hachem. Ainsi, vivre dans le cadre de la Torah et adhérer à ses lois, assure l'observance du signe de l'Alliance, et par conséquent de l'Alliance elle-même.
-> "Quiconque se marie et se conduit dans sa vie conjugale selon les lois de la Torah est considéré comme observant l'Alliance."
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 11,7]
-> Rabbi Nathan (Likouté Halakhot - Shabath 6,23) enseigne :
"Si vous essayez d'élever vos enfants dans la connaissance d'Hachem, vous assurez une très grande rectification de la brit.
L'homme ne sait jamais quel genre de descendance il va engendrer ; de sa semence peut naître un Tsadik, peut être un très grand Tsadik. Même dans l'ascendance de Rabbi Chimon bar Yo'haï se trouvaient des juifs très simples et très ordinaires. Ils engendrèrent cependant un Tsadik de cette envergure, qui révéla au monde de tels niveaux redoutables de Divinité et de Sainteté.
Rabbi Chimon fut en mesure de rectifier toute son ascendance. Il assuma même la responsabilité de rectifier le monde entier (cf. Soucca 45b)."
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-> Respecter la brit, c'est-à-dire observer ces lois de la Torah qui y ont trait, permet, comme nous l'avons vu (cf. Zohar ci-dessus), au juif le plus simple d'accéder au niveau de Tsadik, même s'il n'est pas érudit en Torah. L'individu moyen se montrera assurément sceptique à ce sujet. Est-ce là tout ce qui est requis pour qu'on devienne un Tsadik? Oui, répond Rabbi Na'hman de Breslev.
Il existe 613 (TaRiaG - תַרְיָג) commandements dans la Torah.
Or, la valeur numérique du mot BRIT est 612, et celle du terme TORaH, 611. Cela nous enseigne que le fait d'observer l'Alliance est équivalent à toutes les 612 autres mitsvot.
Tout effort que nous déployons en vue de l'observer, en accédant à la pureté sexuelle, nous fait accéder à la Torah et à la sainteté.
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+ La violation de l'Alliance (le pgam haBrit) :
-> Rabbi Na'hman (cf. Likouté Moharan I 9,4) enseigne qu'il existe une rosée de sainteté dont les gouttes descendent dans le monde, apportant avec elles bénédiction et prospérité abondantes.
Cela correspond aux "gouttes", à la semence qui provient de l'esprit de l'homme.
S'il conserve son esprit dans la sainteté, ses "gouttes" font descendre cette abondance dans le monde. Si en revanche il viole l'Alliance (la Brit), il gâche et perd sa semence, en perdant toutes les bénédictions et l'abondance qui se transforment en forces d'impureté.
-> Le niveau de base de l'observance de l'Alliance implique l'attachement aux lois sacrées du mariage et la pureté familiale. Cette observance constitue un processus de sanctification.
Lorsqu'il y a une perte de semence (en dehors du cadre permis par la loi juive), il a alors un transfert de toute l'abondance et des bénédictions vers les forces du mal.
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+ Comment observer et rectifier l'Alliance :
-> "Si tu accèdes à la joie réelle, au point de danser, Hachem Lui-Même gardera alors ton Alliance, ta pureté."
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 169]
-> La tristesse, c'est la "morsure du serpent". Elle mène à la violation de l'Alliance.
La joie en revanche constitue la meilleure arme contre la tristesse, et est ainsi la meilleure méthode pour vaincre la concupiscence et observer l'Alliance.
-> L'étude de la Torah est une autre façon d'observer l'Alliance.
Rabbi Na'hman disait que l'étude de la Torah a un immense pouvoir. Elle peut élever la personne de tout abîme où il a plongé.
Interrogé sur la violation du brit, Rabbi Na'hman répondit : "La Torah (la séfira de Tiféret) se trouve plus élevée que la Brit (la séfira de Yessod)!" ('Hayé Moharan - 573).
-> "Réciter avec ferveur la Haggada de Pessa'h la nuit du séder rectifie l'Alliance (la Brit)" (Likouté Etsot - l'Alliance 20).
-> "Pousser autrui à servir Hachem contribue à rectifier l'Alliance" (Likouté Moharan I, 14, fin).
-> "La vérité protège le signe de l'Alliance" (Séfer haMidot - Vérité).
-> "Quand une personne est bienveillante à l'égard de ceux qui aiment Hachem, elle répare les dommages causés par sa conduite" (Séfer haMidot - Charité).
-> "Celui qui rompt l'Alliance [en étant immoral] doit réparer cette faute en cherchant et en poursuivant la paix" (Séfer haMidot - Adultère et immoralité).
-> Et, naturellement, la prière et la hitbodédout sont également efficaces. La prière joue un rôle majeur dans la quête de la pureté et la rectification de l'Alliance.
En outre, Rabbi Na'hman a révélé le Remède Général (Tikoun haklali) comme un moyen pour combattre la concupiscence et rectifier le dommage spirituel causé par les transgressions sexuelles.
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+ Le Mikvé :
-> Le mikvéh a toujours joué un rôle important dans la vie juive.
Clé de la pureté familiale, son but premier est de purifier les femmes après leur période menstruelle. Les hommes s'y immergent aussi par tradition pour se purifier et se sanctifier (Bérakhoth, 2a). Rabbi Na'hman recommandait à la plupart de ses disciples de prendre bien soin de s'immerger dans le mikvéh au moins les jours où il y a une réjouissance (Roch 'Hodech, Lag Ba'omer, Pourim, etc..., La Sagesse de Rabbi Na'hman, #185).
Avant de recevoir la Torah au mont Sinaï, les juifs durent se purifier par immersion (Kérithouth, 9a). D'autre part, avant de se convertir, un non-juif doit également s'immerger dans le mikvéh (Yoré Déah 268:1).
Nous voyons par là qu'afin d'accéder à quelque niveau de sainteté que ce soit, du plus bas au plus haut, on doit absolument s'immerger dans un mikvé.
[Rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Mikvaot 1,4 ]
-> Rabbi Nathan dit : "L'importance du mikvé est inimaginable. Quiconque s'astreint à s'immerger fréquemment dans un mikvé arrivera sans nul doute à tout rectifier ...
Nous savons que les Juifs s'étaient mariés à des non-juives pendant l'exil de Babylone (Ezra 10,2).
Quand ils retournèrent en Terre Sainte, ils voulurent se repentir. Se présentant devant le Prophète, les dirigeants lui demandèrent : "Mais n'y a-t-il plus mikvé (d'espoir)?"
Le terme généralement utilisé pour espoir est tikva. Le verset choisit spécifiquement celui de "mikvé" pour nous enseigner que, si terrible que soit la transgression, il y a toujours de l'espoir, il y a toujours la puissance du mikvé qui aide à se repentir sincèrement.
[Avané'ha Barzel - p.80 - n°37 ]
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+ Le Remède Général (Tikoun Haklali) :
-> Pour chaque faute, il existe un tikoun spécifique, un acte particulier qui rectifie le mal spirituel causé par cette faute. Mais qu'arrive-t-il si nous voulons rectifier un grand nombre de fautes, ou même un fautedont les ramifications sont nombreuses? Est-il nécessaire (et possible) de faire agir tous les tikounim spécifiques?
La réponse est négative, car il existe un concept de remède général pour toutes les fautes (Likouté Moharan I 29,4).
-> Le Remède Général, révélé par Rabbi Na'hman, se réfère aux dix types de Mélodies qui composent le Livre des Psaumes (cf. Pessa'him, 117a; Zohar III, 101a).
Le chant a le pouvoir de trier le bien du mal et d'annuler la souillure spirituelle produite par la faute.
Rabénou nous conseille ainsi de réciter dix chapitres du Livre des Psaumes et bien que dix chapitres des Psaumes (Téhilim) quels qu'ils soient, comprennent les dix types de Mélodies, Rabbi Na'hman révéla lesquels constituent le Remède Général.
Ces 10 Téhilim sont : 16, 32, 41, 42, 59, 77, 90, 105, 137, 150.
Ils constituent spécifiquement un remède spécial contre la pollution nocturne. Néanmoins, c'est précisément parce qu'ils rectifient cette faute, la violation du signe de l'Alliance, qu'ils servent également de rectification générale pour tous les autres fautes.
Nous avons déjà vu que l'observance de l'Alliance (pacte conclu entre Dieu et le Peuple d'Israël) exige la pureté sexuelle. Nous avons vu également que chemirat habrit équivaut à toutes les autres mitsvoth.
Il s'ensuit que la violation de l'Alliance par l'impureté sexuelle cause une souillure spirituelle beaucoup plus grave que n'importe quelle autre faute. La violation de l'Alliance est par conséquent une faute spécifique avec des ramifications générales. C'est exactement la raison pour laquelle une rectification générale est nécessaire pour y remédier.
En récitant ces dix téhilim, nous enseigne donc Rabbi Na'hman, nous pouvons rectifier toutes les souillures causées par la pollution nocturne, et toutes nos fautes, et accéder de la sorte au repentir sincère (Si'hot haRan - 141).
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-> Il serait bon de noter que Rabbi Na'hman conseillait la récitation du Tikoun Haklali comme rectification d'une pollution nocturne accidentelle, mais pas de perte délibérée de semence (Si'hot haRan - 141).
Il faudrait bien prendre soin de ne pas prendre à la légère cette faute intentionnelle, parce qu'on connaît la valeur du Tikoun Haklali.
En fait, le Zohar (I, 188a) enseigne qu'en ce qui concerne l'émission séminale volontaire, le repentir n'existe pas.
Malgré la gravité de la faute, Rabbi Na'hman met cependant un accent particulier sur le fait qu'il ne faut pas prendre à la lettre cet enseignement du Zohar. Il soutient que le repentir est efficace contre toutes sortes de fautes, aussi graves soient-ils.
Le vrai repentir suppose que l'on ne commette jamais plus la faute : étant replacé dans la même situation, soumis à la même tentation et malgré tout ne pas répéter la faute (Si'hot haRan - 71) ...
Et comme le dit Rabbi Na'hman : "Le désespoir n'existe pas!" (Likouté Moharan II, 78).
[lorsqu'on dit que la téchouva n'est pas possible, en réalité elle est toujours possible, mais elle doit être avec plus d'intensité, et on ne bénéficie pas forcément d'une aide Divine pour la faire. ]
-> Rabbi Nathan (Likouté Halakhot - Téfilin 2,11) écrit :
"Il existe au sein de chaque juif un "point" qui est vraiment saint. Ce point est détruit quand il y a une émission séminale vaine ; le mal et même la mort menacent alors l'univers (Nidda 13a).
On peut cependant se repentir en veillant à recouvrer ce point de sainteté, ce qu'on fait en s'attachant au Tsadik et en révélant par son repentir de nouveaux niveaux de la Miséricorde divine.
Ayant perdu ce point, on ne peut prétendre au repentir. Si on le fait néanmoins, on provoque la révélation de nouveaux niveaux de Miséricorde."
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-> Rabbi Na'hman (Si'hot haRan) dit :
"Sortez, répandez l'enseignement de ces dix Psaumes (tikoun haklali). Bien qu'il semble aisé de réciter ces dix Psaumes, cela sera en fait bien difficile à réaliser ...
Le fait de réciter ces dix Psaumes constitue un remède merveilleux, tout à fait original. Depuis le début des temps, de nombreux Tsadikim ont cherché un remède contre cette faute ... Hachem a eu la bonté de m'accorder le mérite de le comprendre et de le révéler au monde."
Lorsqu'une personne est mosser néfech, lorsqu'elle fait un grand sacrifice, se surpasse pour accomplir une mitsva, alors Hachem lui donne une aide supplémentaire pour accomplir ses objectifs.
[Haémek Davar ]