"Les miracles et les manifestations spirituelles qui ont eu lieu à l'époque [des Maccabi], se reproduisent chaque année durant les jours de 'Hannoucca."
[Rabbi Levi Yits'hak de Berditchev]
"Seul un homme qui s'est libéré de tout ce qui concerne ses intérêts personnels peut être considéré comme libéré de la tyrannie de l'égo.
En effet, un tel homme a cessé de se vouer un culte idolâtre à lui-même.Mais celui qui ne s'est pas libéré de la tyrannie de l'égo ne croit qu'en sa propre personne, ce qui revient à nier l'existence de D."
[Rabbi Ména'hem Mendel de Kotzk]
Il faut s'efforcer de faire taire son égo afin de laisser place à l'épanouissant du divin en nous ...
La vérité …
-> La vérité ...
1°/ En français, on exprime le concept de vérité en disant qu'une chose est vraie de A à Z.
En hébreu, ce mot se dit : אמת (émet) : il commence par la 1ere lettre de l'alphabet et finit par la dernière.
La lettre du milieu (מ) est celle du milieu de l'alphabet hébreu.
[Avec, les lettres finales, il y a 27 lettres dans l'alphabet, et le mém en est la 14e. On a ainsi 13 lettres de part et d'autre].
=> La vérité demande une exactitude du début à la fin, en incluant le milieu.
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2°/ La vérité ultime de tout être humain est qu'il naisse d'une mère et qu'il meurt.
Le mot אמת (émet) peut se lire en 2 mots :
-> de : אם = ém = la mère ( = le début de tout personne) ;
-> et : מת = mét = la mort ( = la fin de tout être).
La vérité est que du berceau à la tombe, c'est l'inévitable chemin de notre existence, durant lequelle on doit utiliser nos potentialités au mieux.
=> Avoir en tête que nous sommes que de passage dans ce monde est un moyen de vivre une vie dans le vraie, en mettant de côté toutes les futilités et mensonges, qui nous empêchent de la vivre pleinement.
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3°/ On appelle le travail de s'occuper des personnes décédées (réalisé en général par la 'hévra kadicha), le : 'hésed chél émet (חסד של אמת).
S'occuper d'un mort est un acte de bonté de la vérité ( = un 'hesed chel émet), car il est réalisé sans attendre aucune récompense de la personne envers laquelle on agit (puisque morte).
Le mot אמת (émet) est composé des 3 dernières faveurs que l'on peut faire à son prochain :
-> le א renvoie au : aron (ארון - le cercueil) ;
-> le מ renvoie à la : mita (מטה - le lit funéraire sur lequel la personne décédée est transportée jusqu'à la tombe) ;
-> le ת renvoie aux : ta'hri'him (תכריכים - les habits avec lesquels on enterre le mort).
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4°/ La vérité est une chose éternelle.
Une personne est composé d'une dualité : un corps et une âme.
Seule l'âme résiste au temps, est éternelle, et peut être véritablement considérée comme notre existence.
Le mot אמת (émet) a pour valeur numérique : 441, qui est la même que celle de : véanéféch (והנפש - et l'âme), qui est la vérité de notre vie et de notre immortalité.
Notre intériorité (l'âme, le spirituel) est l'essentiel, dont l'accessoire (le corps, le matériel) est à son service pour sublimer le tout.
Il ne faut pas perdre ces priorités afin de vivre véritablement sa vie.
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5°/ La vérité requiert par essence de mettre en 1ere position la lettre (א), renvoyant à l'UnicitéA : D.
Rabbi 'Hanina a dit : "Le sceau de D., c’est la vérité." (guémara Shabbath 55a).
Enlevez le א du mot אמת (émet), et tout ce qu'il vous restera sera : מת (mét).
Sans D., il ne peut y avoir de vérité, et cela laisse alors la place à la mort, à la destruction.
[on voit bien à quel point chacun donne sa définition de la vérité.
A nos yeux, elle va dépendre des situations de la vie (des fois on aime bien arranger les choses et on trouve pleins d'excuses pour se justifier et se donner bonne conscience), du milieu dans lequel on vit (pour un terroriste se faire sauter est un acte de bonté!), ...
Pourtant, la vérité n'est pas adaptable, elle est définit clairement par la Torah, par nos Sages, qu'on la comprenne ou pas.
A tout moment le fait de savoir qu'il y a un D. qui sait tout ce que l'on pense, fait (même lorsque l'on est seul), et qu'on devra rendre des comptes nous aide aussi à agir au mieux. ]
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6°/ Les lettres du mot אמת (émet) renvoient à :
-> le א = Au mont Sinaï, D. nous a parlé et nous y a donné les 10 Commandements (Torah écrite), qui commencent par : ano'hi (אנכי -> Je suis Hachem ton D.) ;
-> le מ = la michna est un concentrée de la Torah orale, commence par : méémataï (מאימתי -> A partir de quand peut-on lire le Shéma le soir?) ;
-> le ת = la guémara, discussions talmudiques de la michna commence par : tana (תנא).
D. se manifeste au travers ses commandements.
Dans ces 3 formes : 10 Commandements (א), michna (מ) et Talmud (ת), le commencement permet de former le mot : émet (אמת ).
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-> La dernière des 3 premiers mots de la Torah : béréchit bara Elokim (בְּרֵאשִׁית בָּרָא אֱלֹהִים), permet de former le mot : אמת (émet).
=> D. a apposé son sceau, certifiant que tout est vérité.
-> Le 1er Rachi de la Torah commence par la lettre א, celui du milieu de la Torah (ga'hon - vayikra 11,42) commence par un מ, et le dernier Rachi se termine par ת.
=> Rachi donne ainsi une allusion à la véracité de la Torah orale.
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La mort se dit en hébreu : mavét (מות), a une valeur numérique de : 446.
La vérité, se dit en hébreu : "aémet" (האמת), et a aussi pour valeur numérique de : 446.
A chaque instant, le yétser ara veut nous faire oublier LA vérité ultime : nous n'échapperons pas à la mort.
On doit tout faire pour en avoir conscience, s'y préparer et vivre au mieux selon le émet, sans remettre à plus tard (nous pensant à tort immortel).
Source (b"h) : traduction, adaptation et compilation personnelle de divrei Torah du rabbi Benjamin Blech
"Il me semble que beaucoup des particularités [qui s'appliquent à la fin des temps] ont déjà eu lieu durant l'holocauste (la Shoah) ... qui a été un moment de souffrances [d'une ampleur] comme il n'y en a jamais eu auparavant ..."
[Rav Yéchezkel Levenstein - Ohr Yéchezkel - Emouna]
"Jérusalem est la ville qui lie entre eux tous les juifs."
[guémara Yérouchalmi Baba Kama 7,7]
Dans la Torah :
-> il est mentionné 664 fois le terme : Jérusalem ;
-> de plus, il y est également écrit 161 fois le mot Tsion : ציון.
Or, Tsion est un nom désignant la ville de Jérusalem, comme l'explique le Roch (guémara Béra'hot 48b) : "Tsion et Jérusalem sont identiques".
"Même si le monde entier te considère comme un tsadik, néanmoins à tes yeux, considère-toi comme un racha"
[guémara Nida 30b ]
(-> vaafilou kol aolam koulo om'rim lé'ha tsadik ata, éyé bé'éné'ha kéracha)
En 1965, le Steïpler a dit au rav Twerski que : " l'illusion de se penser le tsadik de la génération, est une malade si répandue!"
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+ "Qu'y a-t-il de plus facile à faire?
La chose la plus facile à faire est de se leurrer soi-même.
Il n'est pas facile de tromper les autres ; cela demande beaucoup de réflexion et d'organisation.
Mais l'espace d'un instant suffit pour se leurrer soi-même."
[le Ya'arot Dévach]
Le roi Salomon a dit : "Ne te prends pas pour un sage ; crains D. et fuis le mal" (Michlé 3,7).
Il faut éviter de tomber dans les pièges du mauvais penchant, de commettre des fautes puis de leur trouver une justification (on se prend alors pour un sage!).
Il est tellement facile de se tromper, qu'il faut en permanence scruter ses actes et ses décisions pour s'assurer qu'on ne se leurre pas soi-même, et qu'au lieu d'emprunter le chemin de la vie, on ne s'engage dans une voie menant à sa perte.
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[avoir conscience de ses faiblesses/défauts est le 1er pas afin de les corriger, avoir conscience de son ignorance, c'est le 1ere pas vers l'acquisition de connaissances, ...
Tant qu'on est en vie, il faut se considérer comme perfectible (racha), afin d'avoir un moteur nous propulsant au maximum vers le haut, vers le divin ... (tsadik) ]
"Lorsque le fœtus est dans la matrice de sa mère, un ange lui enseigne toute la Torah.
Quand le moment arrive pour lui d'entrer dans le monde, un ange lui touche les lèvres et il oublie alors tout ce qu'il a appris."[guémara Nida 30b]
Nos Sages nous apprennent que cela est une énorme bonté de D. à notre égard.
En effet, par le fait de nous enseigner toute la Torah dans le ventre de notre mère, bien que l'oubliant avant notre naissance, on va pouvoir durant toute notre vie se dire : "j'avais oublié!", plutôt que : "je ne savais pas!".
On a en effet :
-> l'oubli : "je le savais, mais c'est ma mémoire qui fait que je ne m'en rappelle pas, donc c'est la normalité, ce n'est pas de ma faute" ;
-> l'ignorance : "toi tu le sais, mais moi je ne le sais pas. Quelle honte! Quelle sentiment d'infériorité!"
=> b"h, ceci nous sauve d'une grande honte à chaque fois qu'on ne "connaît pas" un enseignement de notre Torah.
(puisqu'on a tous déjà pu étudier toute la Torah, mais qu'on l'a oublié depuis , indépendamment de notre volonté ...)
"Si quelqu'un étudie la Torah durant la nuit, D. lui montre une compassion particulière durant le jour."
[guémara 'Haguigua 12b]
"Et les yeux de Léa étaient ternes. Et Ra'hel était belle de traits et belle à la vue" (Vayétsé 29,17)
Le Gaon de Vilna indique que la Torah souligne souvent la beauté d'une femme.
C'est ainsi qu'il est écrit que Rivka était "très belle" (Béréchit 24,16).
Pourquoi exalter précisément l'aspect esthétique de nos Matriarches?
Le roi Salomon ne nous dit-il pas que : "mensonge est le charme et vanité est la beauté, tandis qu'une femme qui craint D., c'est elle qui doit être louée" (Michlé 31,30) ?
Le Gaon de Vilna explique qu'il n'a jamais été dans les intentions du roi Salomon de dénigrer complètement la valeur de la beauté.
Ce qu'il veut dire, c'est que si une femme ne craint pas son Créateur, sa beauté est vaine et sans valeur.
Elle est comme : "un anneau d'or dans le groin (museau) d'un porc" (michlé 11,22).
Si en revanche, elle craint D., elle possède donc l'essentiel, on doit la complimenter aussi pour sa beauté et son charme, ses accessoires.
[Il en est de même pour : la richesse, la sagesse, la force, ...
L'accessoire ne devient louable que lorsqu'il est rattaché à un essentiel louable : agir selon la volonté de D.]
=> Puisque les actes de Ra'hel étaient magnifiques, la Torah a également dit d'elle, qu'elle était belle.
Pour aller plus loin : cf.dvar Torah (b"h) parue au sujet de la beauté chez la femme : https://todahm.com/2015/02/16/la-beaute-chez-la-femme
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+ "Et les yeux de Léa étaient ternes."
-> Selon Rachi :
"Parce qu'elle pleurait constamment et priait pour ne pas être obligée de se marier à Essav.
En effet, on disait que comme Rivka avait 2 fils et Lavan 2 filles, l'aînée des filles épouserait l'aîné des garçons et la plus jeune, le cadet."
-> Le midrach de conclure :
"Grande est la prière!
C'est grâce à ses prières que Léa a obtenu que le décret de mariage avec Essav soit annulé et qu'elle a mérité d'être la 1ere à épouser Yaakov et à avoir des enfants de lui."
-> En réalité, Ra'hél était destinée à engendrer le premier-né, mais Léa la précéda grâce à ses prières.
[Méam Loez - Vayétsé 29,31]
"Il fît un rêve, et voici une échelle dressée vers la terre, et son sommet atteignait les cieux." (Vayétsé 28,12)
-> Le 'Hafets 'Haïm voit dans l'échelle une métaphore pour la vie.
Un être humain se trouve toujours sur l'échelle de l'existence. Soit il monte, soit il y descend, mais il ne reste jamais au même endroit.
-> Le Baal haTourim y voit l'idée que celui qui est terrassé sur le sol ne doit jamais désespérer de pouvoir se relever, tout comme l'échelle reposait à terre alors que son sommet atteignait les cieux.
-> Rabbi Moché de Kovron a expliqué à ce sujet :
"Il s'agit de n'importe quel homme.
Chacun doit penser : "Je suis matière, un morceau de terre (glaise) parmi d'autres, mais mon sommet atteint le ciel, mon âme atteint les cieux.
Par contre, les anges montent et descendent de l'échelle, même leur élévation et leur chute dépendent de mes actes." "
-> Le Ora'h Lé'haïm :
"Si l'homme se considère bas, "posé à terre", dans ce cas "son sommet atteint le ciel", il est considéré grand au Ciel.
Le Zohar dit : "Celui qui est petit sera grand là-bas". "
-> Le Ohr Tsadikim :
"Le mot "soulam" (סולם - échelle) et "mamon" (ממון - argent), ont la même valeur numérique (136).
Cette similitude nous apprend que l'argent est quelque chose de très bas, de "posé à terre", et pourtant "son sommet atteint le ciel" : l'argent peut accomplir de grandes choses qui atteignent le Ciel, par exemple la charité et la bienfaisance."
-> C'est ainsi que nos Sages disent (guémara 'Houlin 91a) : "Pour les Justes, l’argent qu’ils possèdent est plus important que leur corps". Ils savent que l’argent permet d’accomplir de bonnes actions qu’il est parfois impossible d’accomplir avec son corps seulement.
[Mayana Chel Torah]
-> Le mot "soulam" (סולם - échelle) a la même valeur numérique que : "kol" (קול - voix).
En effet, quand quelqu'un prononce la voix de sa prière avec concentration, alors l'échelle est parfaite, et les prières peuvent l'utiliser pour monter au Ciel.
[Baal haTourim]
[on peut aussi noter que les anges élèvent jusqu’au Ciel les mots de la Prière de l’homme. Ainsi, la prière permet elle de nous élever spirituellement et de nous faire décoller de notre matérialité. ]
-> Le mot סולם (soulam – échelle) a la même valeur numérique [130] que la phrase : זה כסא הכבוד (zé kissé akavod - ceci est le Trône de Gloire) [symbole du "Temple céleste" correspondant au "Temple terrestre" - Yaacov Avinou se tenait sur le lieu du Temple].
De plus, le mot סולם et Sinaï (םיני) ont tous les 2 une valeur numérique de 130, car Hachem montra à Yaakov, lors de son rêve, le don de la Torah au Mont Sinaï.
[Baal haTourim]
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-> L’homme est comparé à une échelle : bien qu’il soit "dressé sur la Terre" et astreint à s’occuper de choses matérielles, "son sommet atteint le Ciel" = s’il agit dans un but désintéressé, il atteint les cieux les plus élevés. Les actes de l’homme dans ce Monde déterminent la conduite divine et font pencher la balance pour le bien ou pour le mal.
"Les anges de D. y montent et y descendent" = même les anges dépendent de l’homme : s’il sert D., les anges s’élèvent grâce à lui; sinon, les anges descendent.
Par l'influence que ses actes exercent sur la façon dont D. dirige le monde, l'homme domine toute la Création.
[Mayana Chel Torah]
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-> Yaakov a fait un rêve dans lequel il a vu une échelle avec pour base la terre et qui arrivée au Ciel.
Le Baal haTourim (Vayétsé 28,12) écrit : "Cela est une allusion au fait que lorsque quelqu'un est jeté au sol pendant un moment, alors il va atteindre le Ciel."
[c'est de notre chute au sol que va germer notre élévation future et donc notre rapprochement vers Hachem!
A l'image d'une graines qui va se décomposer dans le sol, et ensuite va beaucoup se développer vers le Ciel]
L'idée est également qu'au final Hachem va nous dédommager pour tous nos moments de malheur/souffrance (nos chutes au sol), et il est évident que nous y gagneront énormément plus que ce que nous avons pu perdre.
[Hachem est tellement rempli de bontés, que pour une difficulté minuscule arrivant au bas de l'échelle (au sol), il nous récompensera par quelque chose d'aussi phénoménale que ça en arrivera au Ciel (haut de l'échelle).]
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-> Le mot סולם (soulam - échelle) a la même valeur numérique que le mot עוני (Oni – pauvreté) = dans la vie il y a des hauts et des bas, parfois l’un monte tandis que l’autre descend.
[Baal haTourim]
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1°/ L'échelle (סולם) et Sinaï (םיני) ont tous les 2 une valeur numérique de 130.
Les anges représentent Moché et Aharon, et D. se tient au sommet de l'échelle tout comme Il se tiendra plus tard sur le Sinaï pour donner la Torah (Midrach).
La Torah, donnée au Sinaï et enseignée par des sages comme Moché et Aharon, constitue un pont jeté entre le ciel et la terre.
Un sage, un rav a :
-> d'un côté, la tête ("vérocho maguiya") qui baigne dans les hauteurs, dans les secrets de la Torah
-> d'un autre côté, il a les pieds sur terre, en étant proche et très à l'écoute des préoccupations de toute personne.
2°/ Yaakov a une vision des anges gardiens des 4 empires qui se lèveront pour dominer Israël.
Yaakov va voir chacun de ces anges gravir un nombre d'échelons correspondant aux années de domination de l'empire qu'il représente, puis en redescend :
-> l'ange de Babylone gravit 70 échelons et redescend ;
-> l'ange de Médie : de même pour 52 échelons ;
-> celui de Grèce : de même avec 180 échelons ;
-> mais Yaakov voit ensuite l'ange d'Essav grimper indéfiniment, symbole de notre exil actuel qui semble interminable.
A ce moment, Yaakov est pris de peur et ne s'apaise que lorsque D. lui promet : "Je te garderai partout où tu iras, et Je te ramènerai sur cette terre, car Je ne t'abandonnerai pas avant d'avoir accompli ce dont J'ai parlé à ton sujet" (28,15).
[On peut citer le Rachi (28,1) : "A l'annonce de la nouvelle que D. assurera sa protection, son cœur a "soulevé ses pieds" et il s'est senti léger pour poursuivre son chemin." ]
3°/ Yaakov a vu les anges qui l'avaient accompagné pour le protéger tant qu'il était en terre d'Israël, remonter au ciel pour être remplacés par d'autres qui l'escorteront pendant son séjour hors de la terre.
L'inverse s'est produit quand il est revenu dans le pays (Vayétsé 32,2) : les anges de la terre d'Israël sont redescendus pour l'accompagner.
=> Cette vision lui a fait prendre conscience de la sainteté de la terre d'Israël et lui a donné le désir d'y retourner.
[Israël est une terre si importante qu'elle a comme particularité d'avoir besoin d'anges (assurant la protection des justes) qui lui sont propre!]
4°/ Selon le Ramban et le Ibn Ezra, l'échelle est le signe d'un statut spécifique de Yaakov (et de ses descendants).
Les anges, qui sont les émissaires de D. chargés d'appliquer Sa volonté sur terre, montent continuellement au ciel pour recevoir Ses ordres, puis redescendent sur terre afin de les exécuter, si l'on peut s'exprimer ainsi.
Mais Yaakov et le peuple juif sont placés sous la providence directe de D., Qui Se trouve au sommet de l'échelle.
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-> Yaakov vit une "échelle dressé sur la terre" à Béer Chéva Son sommet "atteignait le ciel", en direction du Temple céleste.
Des anges montaient et descendaient le long de cette échelle ...
L'échelle était très grande et très large. Elle reposait sur 3 pieds, lesquels se référaient au mérite des 3 Patriarches.
Yaakov allait devenir l'un des piliers de l'univers.
[...]
Autour du Trône de gloire de Hachem se tenaient les 4 anges nommés : 'Hayot.
Ils ont respectivement l'aspect d'un être humain, d'un lion, d'un taureau et d'un aigle (cf. Yé'hezkel 1,10).
Celui à la forme humaine avait le même visage que Yaakov. C'est pourquoi les autres anges étaient frappés de stupeur. Ils "montaient" et voyaient les 'Hayot, et "descendaient" et voyaient Yaakov endormi avec le même visage.
Ils n'arrivaient pas à comprendre comment une même forme pouvait se trouver dans 2 endroits différents.
Les anges conçurent de la jalousie envers Yaakov et voulurent le tuer.
S'il était si unique pour que son visage soit gravé sur le Trône de gloire, comment pouvait-il quitter la Terre sainte pour aller ailleurs?
De plus, il abandonnait son père.
Les anges dirent : "Cet homme va hériter du monde! Il dominera tous les pouvoirs! Tuons-le!"
Néanmoins, d'autres anges prirent la défense de Yaakov.
=> C'est la raison pour laquelle la Torah dit : "des messagers divins montaient et descendaient le long de cette échelle".
Les accusateurs passaient à un niveau inférieur, et les défenseurs montaient à l'échelon supérieur.
En effet, dans les cieux, les choses ne sont évidemment pas comme dans ce monde.
Ici, quiconque parle en faveur d'Israël, les nations le haïssent, tandis que ceux qui dénoncent Israël sont honorés et nommés à de hauts rangs.
Dans le monde des anges, c'est le contraire. Les anges qui accusent Israël sont dégradés, tandis que ceux qui le défendent sont élevés.
[Par ailleurs,] Les anges qui vinrent pour détruire Sodome péchèrent quand ils révélèrent à Loth leur mission.
D. ne les avait pas envoyé dans cette intention, mais uniquement pour lui porter secours.
Ils dirent également : "Nous détruirons cet endroit" (Vayéra 19,13).
[En effet,] Comment pouvaient-ils affirmer qu'ils allaient détruire la ville, alors qu'ils n'étaient que les émissaires de D.?
Ils auraient dû affirmer la toute puissance de Hachem, car lui seul détient le pouvoir sur toute chose.
Plus tard, ils prièrent Loth de se hâter, car tant que celui-ci demeurait dans la cité, ils ne pouvaient accomplir leur mission (Vayéra 19,22).
Il ne fait aucun doute qu'ils étaient soumis à une autorité supérieure.
De plus, de même que D. est extrêmement exigeant à l'égard des tsadikim, à plus forte raison envers les anges.
Ces anges furent donc châtiés en étant exilés de la Présence Divine pendant 118 ans.
Ce n'est que lors du rêve de Yaakov que leur châtiment s'acheva. Ils purent à nouveau "monter" vers les cieux, car ils avaient accompagné Yaakov lors de son voyage de la maison paternelle jusqu'au mont Moriah.
Ils avertirent les autres anges en disant : "Venez et voyez Yaakov le juste parmi les justes dont le visage est gravé sur le Trône de gloire. Contempler son visage est un plaisirs toujours renouvelé."
Les autres anges "descendirent" alors pour le voir.
Les 2 autres anges qui s'étaient rendu à Sodome "montaient", tandis que les autres "descendaient" à la rencontre de Yaakov.
[Méam Loez - Vayétsé 28,12]
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+ "Puis Hachem apparaissait au sommet, et disait : "Je suis Hachem, le D. d'Avraham ton père et d'Itsh'ak ; cette terre sur laquelle tu reposes, je la donne à toi et à ta postérité" (Vayétsé 28,13)
-> Puisque les anges voulaient mettre en danger Yaakov, Hachem Lui-même s'en inquiéta.
D. se plaça aux côtés de Yaakov, et tous les anges accusateurs partirent.
[La Torah désigne la terre d'Israël comme "la terre sur laquelle tu reposes"]. Ceci nous enseigne que D. plia toute la terre d'Israël sous Yaakov pendant son sommeil, afin qu'il puisse en prendre possession en l'utilisant (selon le principe de la 'hazaka). [guémara ‘Houlin 91b]
[Méam Loez - Vayétsé 28,13]
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+ Egalement à propos de l'échelle :
-> Hachem révéla à Yaakov par l'intermédiaire de l'échelle, l'avenir d'Israël dans sa totalité.
L'échelle représente le grand autel [dressé dans le Temple de Jérusalem]. Elle repose sur la terre et atteint les cieux.
Le parfum des sacrifices s'élevaient vers le Ciel et D. les chérissait par-dessus tout.
Les "anges montant et descendant" désignent les Cohanim qui offraient les sacrifices [gravissant l'autel et en descendant].
L'échelle symbolise également la révélation au mont Sinaï et le fait que la Torah soit "descendue" des cieux.
L’échelle (סולם) et Sinaï (םיני) ont tous les 2 une valeur numérique identique de 130.
Les "anges" représentent Moché et Aharon qui "montèrent" vers les cieux et "descendirent" avec la Torah. Ils sont qualifiés "d'anges de D.
[le mot en hébreu correspondant à "ange" (mala'h) signifiant également : "messager"].
Ce rêve [de Yaakov] se réfère également à l'exil et à la destruction du Temple.
Les juifs endurèrent de grandes souffrances sous le joug de Nabuchodonosor, qui érigea une idole gigantesque (cf. Daniel 3,1).
Les "anges" 'Hanania, Mi'haël et Azaria "descendirent" dans la fournaise, et en sortirent indemnes.
Hachem lui présenta également le Temple tel que Salomon le construisit plus tard. Il lui en dévoila la destruction ainsi que la reconstruction et à nouveau sa destruction. Finalement, D. lui révéla comment il serait reconstruit à l'époque du machia'h pour l'éternité.
[l'échelle démarrait du lieu du Temple terrestre et elle "atteignait le ciel", en direction du Temple céleste.
Les anges descendants représentent les Cohanim prenant leur service dans le Temple au moment de son inauguration, et ceux remontants, l'arrêt de leur service suite à sa destruction (temporaire)]
Yaakov vit aussi tous les gardiens des grands empires.
L'ange de Babylone grimpa 70 échelons, puis descendit.
L'ange de Perse gravit 52 échelons et descendit.
L'ange de Grèce atteignit le 180e échelon avant de chuter.
Chaque échelon gravi correspondait à une année et indiquait donc la durée de chaque empire avant sa chute.
Yaakov vit ensuite l'ange d'Edom (Rome, la civilisation occidentale) gravissant l'échelle, et il ne put compter le nombre d'échelons qu'il arriva à franchir. Il ne le vit pas descendre.
Saisi de crainte, il dit : "C'est terrible. Cette civilisation va durer éternellement."
Hachem lui répondit : "Je te promets que tu monteras sans jamais descendre" ...
Il fut alors décrété que sa postérité subirait 4 exils, un pour chaque empire qu'il avait vu.
Yaakov eut la vision de l'avenir complet d'Israël. Il vit les anges de chaque nation "montant" et "descendant".
[Méam Loez - Vayétsé 28,15]
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-> Le midrach Tan'houma explique que Hachem a demandé à Yaakov de monter à l'image des anges, qui étaient les princes des nations du monde (qui finiront toujours par tomber un jour ou l'autre).
Hachem a alors déclaré que par conséquent de son refus, ses descendants seront frappés par ces princes des nations, au cours d'exils.
Le rabbi David Pinto explique ce choix de Yaakov :
Lorsque Yaakov a fait son rêve et que D. lui a demandé de monter sans devoir redescendre, il a refusé, sachant que seule la Torah acquise par l'effort est la plus authentique et la meilleure.
Or, par cette proposition, Hachem voulait la lui accorder sans fatigue.
Yaakov tenait à transmettre à ses descendants que les efforts sont indispensables pour mériter la Torah, c'est pourquoi il n'a pas répondu positivement à la demande de D., et a préféré rester sur terre pour acquérir la Torah par lui-même, dans la peine, plutôt que de la recevoir "gratuitement.
[l'essentiel n'est pas dans le résultat, la quantité de Torah que l'on apprend, mais dans la qualité de notre étude, dans les efforts que nous y investissons!]
C'est pour cette même raison qu'il a préféré l'exil pour sa descendance. En effet, grâce au joug de la servitude, ils acquerront la Torah par le labeur : les difficultés et les souffrances les amèneront à étudier avec plus de vigueur.
Leur Torah, obtenue dans la difficulté, multipliera leurs mérites, entraînant leur délivrance de l'exil final.
D'ailleurs, les exils ont entraîné une grande élévation au sein du peuple juif :
-> l'exil d'Egypte a engendré les miracles de la sortie d'Egypte, ainsi que la fête de Pessa'h, fête de la foi.
-> l'exil de Babylonie a donné naissance au Talmud de Babylone.
-> Grâce à l'exil de Perse et de Médie, les juifs ont accepté la Torah avec amour, comme il est dit : "ils ont accompli et ils ont accepté" (à Pourim).
-> l'exil de Grèce est à l'origine de la célébration de 'Hanoucca, fête de louange et de remerciement à D.
-> l'exil d'Edom a fait éclore des Tanaïm et Amoraïm, en rédigeant la Michna et la guémara.
[à l'image de l'olive qui produit son jus en étant compressée, les juifs produisent ce qu'ils ont de mieux en eux sous la pression de l'exil!
Certes sur le moment c'est dur, mais au final que le résultat est sublime, et ce pour notre éternité!]
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-> On peut noter que les mots הנה סלם (iné soulam - voici l’échelle) totalisent la même valeur numérique [190] que le mot קץ (kéts - fin de l'exil). Yaakov a vu les 4 futurs exils du peuple juif (Babel, Perse, Grèce et Rome), par le biais des anges qui montaient et descendaient par cette échelle.
Nous pouvons également remarquer que le mot סולם (soulam) développé (bémilouï) : סמך ויו למד מם , totalise la valeur numérique de 1336 (selon la règle où les lettres ך et ם ont pour valeur numérique : 500 et 600), faisant ainsi allusion au Kets (la fin des Temps) de Daniel : "Heureux celui qui attendra avec confiance et verra la fin de 1335 (d’Exil – le "1336e" jour ouvrant la période de la Délivrance)" (Daniel 12,12).
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-> Yaakov vit une "échelle dressé sur la terre" ... en direction du Temple céleste. Des anges montaient et descendaient le long de cette échelle.
Le rabbi de Klausenbourg enseigne :
Si nous essayons de s'élever et de se transformer rapidement en des anges ("des anges montaient"), alors nous allons retomber ("descendaient").
Une montée spirituelle doit se faire par des actions répétées et nous devons avancer à petits pas, jusqu'à ce que l'intellect suive.
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=> Pourquoi à l'image des anges, Yaakov n'a-t-il pas grimpé lui aussi l'échelle pour aller vers le Ciel?
Le Imré Emet a répondu à cette question de son fils le Pné Ména'hém : parce qu'il est écrit : "Et voici que Hachem se tenait au-dessus de lui" (Vayétsé 28,13) = Hachem était tout proche de Yaakov, et ainsi il n'avait aucune raison de monter l'échelle!
-> Le Maharitz Dushinsky enseigne :
Le Ciel est généralement considéré comme étant en haut car la Présence Divine est principalement là-bas, et la terre est appelée en bas car elle est plus distante de la révélation de la Présence d'Hachem. Cependant, il n'est pas forcé que cela soit dans cet ordre là.
Lorsque Yaakov a eu son rêve prophétique, Hachem était très présent sur terre ("voici que Hachem se tenait au-dessus de lui"), et c'est ainsi qu'à ce moment la terre était en haut et le Ciel en bas (D. y étant plus présent).
Lorsque le verset dit que les anges montaient, cela signifie qu'ils allaient du Ciel vers la terre.
Généralement, cela se fait du haut vers le bas (en descendant), mais à ce moment précis cela s'effectuait du bas vers le haut (en montant), car la Présence Divine résidait principalement sur terre.
-> D'après le Sfat Emet et le 'Hatam Sofer : "les anges descendaient" (28,12) = les anges étaient inférieurs à Yaakov.
Généralement les anges sont bien davantage saints que les humains, mais une personne peut se sanctifier au point où les anges deviennent inférieurs à elles.
[on comprend ainsi que Yaakov s'est tellement élevé qu'il a d'une certaine façon inversé l'ordre basique des choses : humain -> anges -> Hachem, en le transformant en : anges -> Yaakov (humain) -> Hachem, ce qui explique que D. se tenait avec lui (le Ciel devenant alors en bas).]
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-> Rabbi Nissim Yaguen (Nétivé Or) enseigne sur "les anges montaient et descendaient le long de cette échelle" (Vayétsé 28,12) :
"Nos Sages (midrach Béréchit rabba 68,12) disent que les anges de service sont descendus du haut des Cieux pour contempler le rayonnant visage gravée sur le Trône de Gloire.
Par Yaakov, alors qu'il est encore en vie, Hachem se couvre de gloire. Il a gravé son visage sur le Trône de Gloire. Et cette glorification, les anges de service veulent la voir de façon concrète. C'est incroyable!
Dans la suite du midrach (Béréchit rabba 69,3), nos Sages rapportent un exemple fantastique illustrant ce qui se passait autour de Yaakov : ils disent qu'il ressemblait à un prince, un nouveau-né du roi, qui dormait dans son berceau. Les mouches volaient autour de lui pour profiter de la proximité du magnifique bébé, jusqu'au moment où arriva la nourrice du fils du roi qui chassa toutes les mouches ...
Ici également : les anges se sont réunis autour de Yaakov comme des mouches, jusqu'au moment où Hachem est descendu. Alors ils ont fui.
C'est vraiment extraordinaire! Nos Sages ne comparent pas les anges de service à des enfants qui fuient ... Ils les comparent à des mouches. En ce qui concerne les mouches, elles n'ont pas de valeur. De la même manière, les anges comparés à Yaakov, étaient pour ainsi dire, comme des mouches.
Nous n'avons pas la moindre idée de ce que représente "un ange".
Nous ne pouvons donc pas comprendre qui était notre Patriarche Yaakov, auquel les anges de service, face à lui, sont comparés à des mouches!"