Aux délices de la Torah

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10 jours téchouva

+ 10 jours téchouva :

-> Rabbi Tsadok Hacohen de Lublin (Pri Tsadik - Toldot - ot.6) : "A chaque fois qu'est mentionné le nombre dix, ceci est une allusion aux dix Paroles de la création du monde, aux dix Attributs qui émanent de D. dans la creation du monde."

-> C'est en ce sens que le Ben Ich 'Haï (dans son Ben Yéhoyada) commente la guémara (Kidouchin 49b) : "Dix mesures de Sagesse sont descendues dans le monde". Il n'y a pas de question à se poser à propos du nombre dix car il n'existe aucune abondance dans le monde qui ne provienne de la source directe des dix Paroles créatrices, correspondant aux dix Attributs. C'est la raison pour laquelle le monde fut créé par dix Paroles.

-> Le Sfat Emet (Roch Hachana 5662) ajoute sur ce point :
"C'est la raison pour laquelle Hachem nous a donné les dix jours de repentir, entre Roch Hachana et Yom Kippour, afin de pouvoir réparer durant cette période le dommage que nous avons créé aux lettres des dix Paroles créatrices.
Les bonnes actions et le repentir nous permettront d'être inscrits parmi les tsadikim qui contribuent au maintien du monde par les dix Paroles créatrices. C'est donc par le mérite de cette réparation que le Maître de l'univers renouvelle sa création afin que l'on puisse recevoir une grande abondance issue des Paroles créatrices."

-Le Rambam (Hilkhot Téfila 8,1) écrit que même si certains membres de la communauté transgressent des interdits et que leurs prières mériteraient d'être rejetées, la prière en communauté reste une bénédiction.

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-> Rech Lakich enseigne que quiconque a une synagogue dans sa ville mais n'y entre pas pour prier est appelé "mauvais voisin" ... De plus, il provoque l'exil, pour lui et pour ses descendants...
Rabbi Yo'hanan a enseigné que ceux qui viennent tôt à la synagogue le matin et s'y attardent le soir reçoivent la longévité, comme Yéhochoua Ben Lévi l'a transmis à ses fils : "Venez tôt et attardez-vous quand vous vous rendez à la synagogue afin que vos jours se prolongent."
[guémara Béra'hot 8a]

La nature humaine est telle qu’il existe certains aliments qu’une personne trouve répugnants à manger, même sans qu’on lui ait appris qu’ils ne sont pas propres à la consommation humaine, comme c’est le cas pour les insectes.
De même, la nature du juif est telle qu’il éprouve un désir instinctif de servir Hachem et trouve l’adoration des idoles répugnante.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan ]

Il est interdit de se lier d'amitié avec une personne racha (mauvaise), de fréquenter ses fréquentations, de dîner avec elle, ou de loger chez elle, car elle est impure et contamine les autres.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Métsora 14,46-53]

Partager les peines et les joies du peuple, de la Terre sainte et de Jérusalem

+ Partager les peines et les joies du peuple, de la Terre sainte et de Jérusalem :

-> Lors de la destruction du Temple, quand le peuple d'Israël fut exilé de son pays à cause de ses fautes, Hachem se retira dans les hauteurs, pour ne pas voir le Temple détruit et Son peuple en exil.
A ce moment-là, la Chékhina partit en exil avec les Bné Israël.
Lorsque Hachem redescendit, Il vit le Temple brûlé et le peuple en exil. Il demanda des nouvelles de la "reine", la Chékhina (présence de D. dans ce monde), et voilà qu'elle était partie en exil.
Alors, "Hachem, le D. des armées, invita en ce jour à pleurer, à se lamenter, à se raser la tête et à ceindre un cilice" (Yécha'ya 22,12).

Et à propos de la Chékhina aussi, il est dit : "Pleure, comme une vierge ceinte d'un cilice pleure l'époux de sa jeunesse" (Yoel 1,8) qui n'est plus là, car il s'est éloigné et séparé d'elle.
Même le ciel et la terre se sont affligés, puisqu'il est écrit : "Je revêts les cieux d'un crêpe et Je les drape d'un sombre cilice" (Yéchayahou 50,3).
Les anges en firent autant, car il est dit : "Voilà les braves guerriers qui se lamentent dans les rues, les anges de paix qui pleurent amèrement" (Yéchayahou 33,7).

De même, pour le soleil et la lune, dont la lumière fut assombrie, comme il est dit : "Le soleil sera obscurci dès son lever, la lune ne jettera plus de clarté" (Yéchayahou 13,10).
Tous les êtres Supérieurs et inférieurs pleurèrent. Pourquoi?
Parce que les forces du mal régnaient sur les Bné Israël et sur la Terre sainte. Puisque la royauté céleste a été rabaissée tandis que la royauté scélérate s'est renforcée, chacun doit prendre le deuil et se sentir rabaissé avec elle.
Celui qui le fait se réjouira avec elle lorsque la royauté céleste se relèvera et que le monde entier sera en liesse, comme il est dit : "Réjouissez-vous avec Jérusalem et soyez dans l'allégresse à cause d'elle, vous qui l'aimez! Prenez part à sa joie, vous tous qui étiez en deuil à son sujet! (Yéchayahou 66,10).
[Zohar - Vayigach 210a ]

Une personne qui souffre profondément de l’exil et des souffrances de la Chékhina, et dont le cœur brûle d’ardeur pour elle, aura certainement peur de fauter ; elle se gardera bien de causer le moindre dommage à la Chékhina (présence d'Hachem dans ce monde), à D. ne plaise.
En conséquence, elle méritera que son âme s’élève la nuit et soit illuminée par la lumière du visage d'Hachem.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tsav 6,2]

Dans la guémara (Yoma 86b), Rabbi Yossé bar Yéhouda déclare : Quand un homme commet une faute une, deux ou trois fois, on lui pardonne ; mais pas la quatrième fois.
En effet, il y a trois séparations devant la Chékhina. Des anges se trouvant dans chacune d'elle "bloquent" la faute et obtiennent son absolution avant qu'elle ne parvienne à Hachem.
Mais la quatrième fois, la faute arrive jusqu'à Lui et il est impardonnable, comme il ressort du verset dénonçant "le peuple qui M'irrite toujours (à plusieurs reprises, jusqu'à ce que la faute parvienne), devant Ma face" (Yéchayahou 65,3).
[Daat Zékénim Baalé haTossafot - Nitsavim 30,2 ]

La prière ne dépend que des efforts qui y sont mis afin d'attacher profondément les pensées du cœur aux mots de la prière.
Et cela pour que son cœur soit proche des paroles prononcées.
Grâce à cette concentration, la Royauté divine se dévoilera en anéantissant le pouvoir des réchaïm.
Cela apportera l'abondance et une richesse infinie.
[rabbi Na'hman de Breslev]

-> Selon l'Admour haZaken, on est tenu de prier avec feu afin de brûler et nettoyer le mal qui se trouve en nous, mal provenant des fautes que nous commettons et qui font séparation avec Hachem.

-> En s'efforçant de prier avec ferveur, l'homme refroidit son yétser ara et se purifie par chaque lettre et mot prononcés avec concentration.
[rabbi Zoucha d'Anipoli]

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-> "Ce moment [de la prière] sera pour lui le cœur de son temps et son fruit".
De même que le cœur fait circuler le sang vers tous les membres du corps et le fait vivre, la prière doit insuffler une vitalité spirituelle au temps, à la journée de l'homme.
Elle est aussi son fruit, c'est-à-dire qu'elle est le fruit de sa préparation.
[d'après le Kouzari]

"Fabrique des barres de bois d'acacia" (Térouma 25,13).
Ces deux barres de bois d’acacia font allusion à ceux qui soutiennent l’étude de la Torah, car nos Sages (Sotah 35a) disent que l’Aron portait ceux qui le portaient.
De même, ceux qui soutiennent l’étude de la Torah semblent soutenir et aider les talmidé 'hakhamim, alors qu’en réalité, c’est le talmid 'hakham qui porte ceux qui le portent.
['Hatam Sofer - Torat Moché - paracha Térouma]

Avoir des limitations spirituelles

-> Le Shem MiShmouel écrit au nom de son père, le Avné Nézer : lorsque Hachem fut prêt à donner la Torah à l’humanité, Il alla de nation en nation et l’offrit à chacune d’elles. Chaque nation demanda ce que contenait la Torah et on lui répondit qu’elle renfermait un commandement qui allait à l’encontre de sa nature. C’est pour cette raison que toutes les nations rejetèrent la Torah.
Cependant, le peuple juif accepta la Torah. Le Avné Nézer demande : pourquoi Hachem ne nous a-t-Il pas également dit quelque chose qui allait à l’encontre de notre nature?
Il répond qu’en fait, Il l’a fait. La Torah contient le commandement de la hagbala, se tenir à distance du mont Sinaï au moment du don de la Torah.
(Yitro 19,12 : "véhigbalta" = Tu limiteras = Fixe-leur des barrières qui leur servent de signes afin qu’ils n’approchent pas de la limite.
voir Yitro 19,9 & Rachi : "Nous voulons voir notre roi!" (et non recevoir les 10 Commandements par un intermédiaire)] et Shabbat 87a).
Cela va à l’encontre de la nature même du peuple juif, qui est de toujours aspirer à des sommets toujours plus élevés dans la quête spirituelle.
Selon cette idée de l’Avné Nézer, nous voyons que se satisfaire de notre état spirituel actuel est une tâche difficile, mais nécessaire.