Aux délices de la Torah

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Aspirer à aller toujours plus haut

La personne impliquée dans la téchouva ne doit pas rester statique à quelque niveau que ce soit, mais doit toujours s'efforcer d'atteindre [d'aspirer à] de plus hauts sommets.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 14,16]
Une personne doit toujours s'élever dans le domaine de la sainteté. [Béra'hot 28a]

-> Le Gaon de Vilna (Michlé 15,25) écrit : "Un homme est appelé une créature en mouvement parce qu'il doit toujours se déplacer d'un niveau à l'autre ; et s'il ne s'élève pas au niveau suivant, il tombera, à D. ne plaise, car il est impossible de rester statique pour toujours."
[en spiritualité, si on monte pas, c'est qu'on descend]

La prière fervente constitue une ségoula pour [bien éduquer] ses enfants.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 48 ]

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[en ce sens, les parents doivent implorer Hachem de leur accorder la sagesse, la délicatesse, la compréhension et la diplomatie nécessaires à l'éducation de leurs enfants. ]

"La ahavat Israël (aimer son prochain juif) est une ségoula pour la ahavat chamayim (aimer Hachem).
Si l'on aime sincèrement les juifs, on en viendra à aimer Hachem".
[rav Avraham de Stretin]

Ne pas s’attrister sur nos niveaux spirituels avant de prier

+ Ne pas s'attrister sur nos niveaux spirituels avant de prier :

-> La paracha précédente (Dévarim 3,22) se termine par ces mots : "Ne les craignez pas, car Hachem votre D. combattra pour vous".
La Torah poursuit ensuite en disant que Moché a prié Hachem à ce moment-là.

Le Tiféret Shlomo explique le lien entre ces 2 versets en disant que la Torah nous enseigne comment prier correctement. Lorsque le yétser ara voit qu'une personne est sur le point de commencer, il tente de l'en empêcher en la persuadant qu'elle est trop fauteuse et trop basse pour parler à Hachem.

Il faut ignorer cette affirmation. Lorsqu'on prie, il ne faut pas penser à sa bassesse spirituelle. Il ne faut pas s'attrister de nos fautes passées. Il faut plutôt les oublier et se concentrer sur nos prières.
On peut toujours revenir plus tard et faire téchouva pour ses fautes, mais ce n'est pas le moment d'y penser.
Le Tiféret Shlomo ajoute que cette idée est suggérée par les paroles de nos Sages : "én ma'avirim al hamitsvot", ce qui signifie qu'il ne faut pas penser à ses fautes pendant qu'on accomplit des mitsvot.

Il ajoute que c'est la raison pour laquelle nous récitons les "Pessouké DéZimra" au début de la prière.
Si les mots "Pessouké DéZimrah" signifient littéralement "versets de louange", le mot "zimra" peut aussi signifier "élaguer" ou "couper". Cela indique que nous utilisons ces prières pour nous débarrasser des forces impures qui nous entourent, en préparation à la prière de la Amida.

Par conséquent, les versets peuvent être interprétés comme Hachem nous disant de ne pas craindre les forces du mal qui tentent de nous perturber et de nous empêcher de nous approcher de Lui pour Lui parler. Nous n'avons rien à craindre, car Hachem les combattra pour nous, afin que nous puissions L'approcher par la prière et L'implorer pour nos besoins. Et Il entendra nos prières.

Il est dit, au nom des tsadikim, que le yétser ara ne tente jamais de rappeler à quelqu'un ses fautes alors qu'il est en train de manger ou de boire. Elle ne lui dit jamais qu'il est indigne de savourer son repas. Il n'intervient que lorsqu'une personne prie, afin de l'en empêcher. C'est la preuve qu'il cherche simplement à le tromper et à le duper pour qu'elle ne prie pas.

Rabbi Na'hman (Si'hot haRan 299) enseigne : "En donnant vingt pour cent de ses revenus à la charité, on accomplit la mitsva" (Vaét'hanan 6,5) : "Tu aimeras Hachem, ton Dieu, avec toutes tes possessions".

"Il faut savoir se contenter de peu ... Il vaut mieux se satisfaire du minimum et ne devoir rien à personne. Mieux vaut avoir une dette vis à vis de soi-même (et se devoir un nouveau costume, une voiture, ...) que d'avoir des dettes envers autrui."
[rabbi Na'hman de Breslev - Si'hot haRan 122]

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-> En ce sens : "Celui qui veut se repentir doit absolument éviter de s'endetter".
[séfer haMidot - Téchouva]

"Quand tu te trouves au milieu de non-juifs, prends bien soin de ne pas rétrograder dans ton évolution spirituelle.
Nous nous trouvons dans un monde très bas, le plus bas qui existe, où même les anges ne peuvent pas vaincre les tentations matérielles.
Un juif est doué de plus de force que les anges et peut surmonter tous les obstacles.
Mais plus nous sommes éloignés de notre "réservoir" spirituel, plus il nous est difficile de nous contrôler."
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan II, 244 ]

"Les tombes des Tsadikim authentiques ont la même sainteté que la terre d'Israël.
Il est par conséquent très important de s'y recueillir pour prier et réciter les Téhilim".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan II, 109 ]

Le Tikoun ‘Hatsot

-> Celui qui éprouve dans son cœur la crainte de Dieu devrait se réveiller à minuit pour pleurer sur la destruction du Temple (Ora'h Haïm I:3).
Le Tikoun 'Hatsot est la prière que l'on récite pour pleurer la destruction du Temple (Michnah Bérourah I:9).

-> Rabbi Na'hman de Breslev enseigne : "La principale dévotion d'un juif est de se lever à minuit pour réciter le Tikoun 'Hatsot" (Si'hot haRan 301).

-> Le Temple correspond au concept du da'at (la connaissance). Quand l'esprit/la connaissance de l'individu est pur, c'est comme si le Temple était reconstruit. Un défaut de sa connaissance (de son intelligence) indique en revanche la destruction du Temple. [Likouté Moharan II, 67 ]

-> Le passé est mort; la Maison de Dieu a été détruite il y a presque deux millénaires. L'Eternel attend maintenant que l'on revienne à Lui (et attend également de revenir vers nous) pour rebâtir le Temple. Même si nous prétendons que ce n'est pas nous qui avons causé la destruction du Temple, le Talmud nous apprend que nous en sommes responsables.
Si le Temple n'est pas reconstruit de nos jours, enseigne le Talmud (Yérouchalmi, Yoma 1,1), c'est comme s'il était dé-truit. Il se pourrait également qu'au cours d'une incarnation précédente, nous ayons été la cause de sa destruction. Chacun de nous se doit donc au moins de s'assurer qu'il ne contribue pas à retarder sa réédification.
Efforçons-nous alors de nous lever à minuit pour pleurer la destruction du Temple. Dieu a promis de récompenser tous ceux qui le font, en leur permettant d'assister à la reconstruction du Temple et de Jérusalem. (Likouté Moharan II, 67)

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-> S'éloigner de Dieu, c'est comme s'endormir ; plus l'individu est plongé dans le sommeil, plus il a de difficultés à s'éveiller pour servir Dieu. Le sommeil est en outre comparé à la sagesse "inférieure", à une existence inconsciente, alors que l'éveil incarne la conscience vive.
Ainsi, se réveiller pour le Tikoun 'Hatsot correspond à la prise de conscience de son existence et à la nécessité d'employer au mieux sa vie. Il correspond aussi à la recherche de points positifs en soi-même, à l'intérieur des "ténèbres" qui nous entourent.
Ce réveil est d'une valeur inestimable, car il contribue à "briser" le sommeil et à annihiler la distance qui sépare l'homme d'Hachem.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Hachkamat haboker 1,12 ]

[ ainsi, l'une des raisons majeures pour lesquelles, interrompant son sommeil, on se lève à minuit afin de réciter la prière de tikoun 'hatsot est de briser l'Obscurité qui nous étouffent dans notre vie quotidienne.]

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-> "En récitant le Tikoun Hatsot, on trouve qu'on peut exprimer librement ses sentiments, tout comme le permet la hitbodédout. On récite le Tikoun 'Hatsot non seulement pour la destruction du Temple, mais surtout pour ce qui arrive à chacun, à l'heure présente.
Celui qui a le privilège de les réciter de la sorte trouvera que tout ce qui lui arrive apparaît dans les mots du Tikoun 'Hatsot"
[Likouté Moharan II, 101]

-> "O Dieu, des païens ont envahi ton héritage (na'hala) ; souillé Ton Sanctuaire (hékhal), réduit Jérusalem en un monceau de décombres" (Téhilim 79,1).
D'après la Kabbale et les enseignements 'hassidiques, le terme na'hala symbolise le Temple, la connaissance (da'ath); hékhal représente la bouche et Jérusalem, le cœur.
Le rav 'Haïm Kramer rapporte que le doyen de sa Yéchivah interprétait ainsi : "L'esprit du juif, le Temple, devrait contenir le Talmud : le Bavli et le Yérouchalmi, le Midrach, le Zohar, le Choul'han 'Aroukh, ... Au lieu de cela, nous nous préoccupons des "sagesses", de la "culture" des nations.
La bouche du juif, le hekhal, devrait constamment chanter l'éloge de Dieu, réciter des paroles de Torah et de prière, et prononcer des paroles de réconfort et de bonté à l'égard de sa famille et de ses amis. Au lieu de cela, nous nous laissons aller aux railleries et à la calomnie.
Le cœur du juif, Jérusalem, la cité sainte, devrait être empli de l'amour et de la crainte de Dieu ; au lieu de cela, nous l'avons ouvert à des futilités ... C'est ainsi que l'on peut "traduire" et appliquer le Tikoun 'Hatsot à notre situation personnelle.

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+ Sa grandeur :

-> Le Tikoun Hatsot peut mener à la délivrance. Il peut atténuer les sentences rigoureuses.
[rabbi Na'hman - Likouté Moharan I, 149 ]

-> A 'Hatsot, une grande miséricorde descend du ciel.
[rabbi Nathan - Likouté Halakhot - Hachkamat haboker 1,14 ]

-> La Rédemption (guéoula) finale commencera à hatsot, tout comme la sortie d'Egypte. Cela nous enseigne que la Rédemption que nous attendons viendra grâce au mérite de ceux qui se lèvent pour Hatsot.
[rabbi Nathan - Likouté Halakhot - Hachkamat haboker 1,15 ]

Quiconque trouve qu'il lui est impossible d'étudier la Torah, soit qu'il n'ait jamais eu l'occasion de l'étudier et ne sait pas comment s'y prendre, soit qu'il ne possède pas d'ouvrages d'études, soit qu'il voyage fréquemment, mais éprouve cependant un très vif désir d'étudier et de servir Hachem, crée, par son seul désir, un livre de Torah dans le Ciel.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 142 ]