C’est par l’étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvot qu’une personne peut mériter que l’âme réside en elle en permanence et lui apporte la lumière.
Lorsqu’une personne faute, l’âme la quitte et elle perd cette lumière.
Outre ces deux extrêmes, il existe des niveaux intermédiaires où l’âme brille en elle de temps à autre.
[Binat ha'Hotam ]
Jérusalem elle-même expie toute souillure causée à la brit.
Les mots היא ירושלים (hi Yérouchalayim - c'est Jérusalem) ont la valeur numérique 612, identique à celle de ברית (brit).
Ceci nous suggère que lorsque l'affliction frappe le peuple juif, Jérusalem l'aide à expier le mal qu'il a causé à la brit, car Jérusalem et la brit sont égales.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,42]
A l’avenir, le yétser ara sera annulée (ne nous incitant plus à commettre le mal) et ne servira plus qu’à la procréation.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9 - citant le Raya Mehemna - Zohar, vol.1,137b ]
Hachem nous a donné 365 commandements négatifs, des choses qu’il nous est interdit de faire. Par exemple, il nous est interdit de manger de la nourriture non casher.
Tant que la nourriture est casher, la Torah nous autorise à la manger. Il n’existe aucune loi limitant la quantité que nous pouvons manger, seulement ce que nous pouvons manger.
Bien que cela soit vrai, un principe éthique important de la foi juive est la nécessité pour l’humanité de grandir spirituellement afin de devenir des êtres humains plus raffinés.
Plus nous nous adonnons aux plaisirs du monde et plus nous recherchons la satisfaction matérielles, moins nous serons en phase avec quoi que ce soit qui s’apparente à la divinité et à la sainteté.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Haazinou ]
Honorer ses parents = protéger tout le peuple juif
-> Nos actions ont non seulement un impact sur notre vie, mais aussi sur celle de tout le peuple juif.
Un exemple typique est le commandement d’honorer tes parents. En honorant nos parents, nous protégeons le peuple juif dans son ensemble.
Comment cela se fait-il?
Essav, le frère de Yaakov, était l’ancêtre des Amalécites, la nation qui a attaqué le peuple juif lorsqu’il a quitté l’Égypte.
Haman, qui a tenté d’exterminer le peuple juif à l’époque de la reine Esther et de Mordé'haï (miracle de Pourim), était un descendant d’Essav. L’Empire romain qui a détruit le 2e Temple descendait d’Essav.
Aussi racha qu’ait été Essav, il avait un point positif : il excellait dans le commandement d’honorer ses parents.
Si nous voulons nous protéger de nos adversaires, nous devons imiter cette seule qualité positive qu’avait Essav en excellant nous aussi dans le commandement d’honorer nos parents.
En honorant et en respectant nos parents, nous protégeons par conséquent tout notre peuple.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,2 ]
Avec le machia’h, vient la notion de plaisir infini
D'une manière ou d’une autre, peu importe ce que nous avons mangé, nous parvenons à trouver de la place pour au moins une boule de glace, car en toute honnêteté, qui n’aime pas la glace?
Imaginez cependant que vous mangiez pot après pot de votre parfum préféré : vous souffririez très probablement d’un terrible mal de ventre.
Cela vaut pour tout plaisir. Peu importe à quel point nous l’apprécions et le désirons, il arrivera un moment où nous dirons, voire crierons : "Assez!"
Dans ce monde, le plaisir pur n’existe pas ; à un certain moment, le plaisir cesse d’être agréable et ce que nous apprécions ne nous procure plus de joie. Comme le dit le proverbe : "Trop d’une bonne chose, c’est mauvais".
Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 1,4) écrit que, dans l'ère messianique, nous connaîtrons un plaisir sans limite et qu’il n’en résultera aucune négativité.
"Et le 8e jour, il prendra 2 moutons sans défauts" (Métsora 14,10)
-> La purification du métsora se fait en 3 étapes :
1°/ en dehors du camp, avec 2 oiseaux (v.4 à 7).
Ce n'est pas un sacrifice, il reste toujours impur, mais cela lui permet d'entrer à nouveau dans le camp des juifs, et il ne rend plus impur le contenu d'une maison par sa simple présence (mais par contact).
2°/ le Cohen doit raser tous les poils qui poussent sur le corps du métsora (Rambam - Hilkhot Toumat Tsaraat 11,1), puis il s’immergera dans l'eau.
Il résidera ensuite en dehors de sa tente pendant 7 jours, et le 7e jours il se rasera de nouveau tous les poils, se trempera dans l'eau, et ensuite il deviendra pur. (v.8 et 9).
3°/ la dernière étape = il apportera et offrira des offrandes (korbanot) (v.10 à 20)
C'est le contexte du verset ci-dessus, où le métsora a fait téchouva, et finalise la fin du processus de purification.
-> La guémara (Sotah 15a) explique que le métsora obtient l'expiation de sa faute par les plaies (négaïm) de la lèpre (tsaraat), et qu'il amène l'offrande afin de pouvoir manger ensuite de ce korban.
Rachi commente que la douleur et la honte qui ont fait souffrir le métsora, lui permettent de d'obtenir une bonne expiation.
-> Pourtant, la michna (Shékalim 5,4) rapporte que lorsqu'un métsora devait acheter l'huile et le vin pour son offrande (korban), il obtenait un reçu.
Ensuite, il présentait ce reçu au magasin qui distribuait l'huile et le vin pour le Temple, et il y recevait sa part.
Sur ce reçu du métsora, il était écrit : "choté" (fauteur), et également le nombre exact de portions d'huile requise pour ses korbanot.
=> Pourquoi était-il écrit publiquement qu'il était un fauteur, alors qu'il avait déjà obtenu l'expiation de sa faute par les plaies de lèpre? N'est-ce pas un peu difficile comme façon de procéder?
-> Le Steïpler répond en citant l'opinion de rav Eliézer (dans la guémara Yérouchalmi Yoma), qui affirme qu'une personne ne reproduit pas une faute entre 2 Yom Kippour, devra quand même avouer sa faute le Yom Kippour suivant.
Cela se base sur : "Mon péché est sans cesse devant moi" ('hatati négdi tamid - Téhilim 51,5).
Bien qu'on est fauté, qu'on se soit repenti et que Hachem nous a pardonné, le fauteur ne doit jamais oublier qu'il a commis une faute. Cette réflexion le gardera humble et lui permettra de se rappeler des bontés et de la miséricorde Divine.
De même, le métsora, même après avoir été totalement guéri, il devra regarder ce reçu annoté de : "choté" (fauteur), et de cette façon, humblement il mettra en pratique le verset : "Mon péché est sans cesse devant moi".
[Au-delà d'appréhender la valeur folle de la téchouva, on a tendance à oublier l'énorme bonté que nous fait Hachem en nous permettant aussi "facilement" (par quelques mots prononcés) de nous débarrasser des conséquences gravissime de nos fautes (ex: au lieu de mourir sur le champ (selon la justice stricte).
Au-delà de l'humilité (j'ai fauté, donc je suis pas si parfait que je me le persuade!), en se rappelant d'une faute pardonnée, on développe de l'amour et de la reconnaissance envers Hachem, et cela nous pousse à encore mieux agir (être à la hauteur de cet amour infini!).
De plus, il est normal qu'un humain tombe, et de même que D. m'a pardonné, de même il me pardonnera, ce qui doit nous pousser de l'avant, et restait le moins possible à terre dans la tristesse, d'être tombé dans une faute. ]
Ne pas priotiser Hachem = une forme d’idolatrie
Notre histoire regorge de juifs qui ont préféré mourir plutôt que d'être contraints de servir des idoles.
Le mot hébreu pour "idolâtrie" est avoda zara, ce qui signifie "adorer une entité étrangère". Il n’est pas nécessaire de se prosterner physiquement devant une idole pour que cela soit considéré comme de l’idolâtrie.
Chaque fois que vous faites quelque chose qui va à l’encontre de la volonté d'Hachem, cela est considéré, à un degré moindre, comme une forme d’idolâtrie, car par vos actions, vous démontrez qu’il existe une entité ou une motivation en dehors d'Hachem qui vous guide.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,17 ]
<--->
[ainsi lorsque l'on donne priorité à nos désirs matériel au détriment du spirituel, de la volonté d'Hachem, c'est une forme d'avoda zara. ]
Imaginons qu’une personne ait accompli sa mission ici-bas et que son âme (néchama) se trouve désormais au Gan Eden. La néchama est dans un état de paix éternelle, profitant de tout ce qui est véritablement parfait tout en se délectant de la gloire d'Hachem.
Pourrions-nous souhaiter davantage?
Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 2,7) répond par l’affirmative. Le plus grand plaisir de l'âme, et ce qu’elle désire par-dessus tout, c’est enseigner. Elle souhaite enseigner à ceux qui connaissent moins bien Hachem, Sa Torah et Ses mitsvot.
A l'époque du Temple, le peuple juif était tenu de donner la dîme de ses récoltes. La dîme était donnée à la tribu des Lévi'im, car ceux-ci ne recevaient pas de part de la terre d’Israël.
La dîme devait être donnée aux pauvres, et une certaine quantité était prélevée par les agriculteurs et consommée à Jérusalem.
A l’ère messianique, les Lévi'im recevront une part de la terre d’Israël et n’auront donc plus besoin de recevoir la dîme.
De même, à l’ère messianique, il n’y aura plus de pauvreté parmi le peuple juif et, par conséquent, il ne sera plus nécessaire de donner aux pauvres.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan ]