Aux délices de la Torah

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Aborder nos souffrances avec la notion de réincarnation

+ Aborder nos souffrances avec la notion de réincarnation :

-> Selon la kabbala, une raison des souffrances est la notion de réincarnation des âmes (guilgoul néchamot). Cela signifie qu'une âme peut revenir dans ce monde dans un autre corps, lui offrant l'opportunité de rectifier les fautes qu'elle a pu faire dans une vie précédente.

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem vol.2, 3:10) explique :
"Il existe une autre cause à ce qui se passe dans ce monde :
Afin d'augmenter les chances de l'homme d'atteindre le salut, Hachem, dans Sa sagesse suprême, a fait en sorte qu'une âme puisse descendre dans le monde un certain nombre de fois différentes, dans des corps différents, et ainsi rectifier ce qu'elle a endommagé dans un temps précédent, ou achever une tâche qu'elle n'a pas réussi à faire auparavant ...

Le concept de la réincarnation des âmes comporte de nombreux détails, comment une personne est jugée pour ce qu'elle a fait dans cette vie et dans les vies précédentes, afin que tout soit conforme à un jugement vrai et honnête.
En ce qui concerne toutes ces choses, le verset dit : "Le Rocher! Ses actions sont parfaites, car toutes Ses voies sont justes" (Haazinou 32,4).
Les êtres humains, avec leur compréhension limitée, ne peuvent pas comprendre les pensées et les plans profonds d'Hachem. Mais la règle de base, comme les autres règles, nous est connue : l'une des raisons de ce qui arrive aux gens dans ce monde est la réincarnation des âmes (gilgoul néchamot), selon les règles et les jugements justes qu'Hachem a créés pour tout amener à la perfection."

-> Selon le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Haazinou 32,4) :
Comme on le sait, en ce qui concerne les fautes commis à l'encontre de son prochain, Yom Kippour n'expie pas tant que l'on n'a pas apaisé celui qu'on a lésé. Ainsi, si quelqu'un a blasphémé, maudit ou frappé quelqu'un et n'a pas demandé pardon avant de mourir, il ne peut pas réparer cette faute avant d'être ramené de force dans ce monde dans une réincarnation et d'apaiser la personne qu'il a blessée.
Lorsqu'une personne apprend dans le monde supérieur qu'il a été décidé qu'elle devait retourner dans ce monde inférieur, elle pleure et crie amèrement à propos de la grande faute qu'elle a commise ..

Dans ce monde, une personne se plaint parfois de son mauvais mazal, souvent pour des questions de pauvreté, de mauvaise santé ou de défaut corporel. Mais cette personne a complètement oublié que cette situation était le résultat de ses propres efforts dans le monde supérieur (demandant par exemple de ne pas avoi de richesse car c'est cela qui l'a amené à fauter dans la réincarnation d'avant) ...
Si quelqu'un savait ce qui lui est arrivé avant sa naissance, comment il a lui-même voulu être créé d'une certaine manière, alors il serait clair pour lui que les jugements d'Hachem sont vrais et justes, (par exemple) la pauvreté de la personne étant la meilleure chose pour elle (afin de se rectifier, de réussir son retour dans ce monde).

-> Le concept de réincarnation des âmes, écrit le 'Hafets 'Haïm, devrait nous indiquer que les détails de notre vie sont bien plus nombreux que ce que nous pouvons espérer comprendre. Après tout, il nous manque tellement d'informations essentielles. Nous ne pouvons savoir qu'une seule chose avec une confiance absolue : Hachem est au courant de tout, et Il agit dans notre meilleur intérêt.

Dans les mots du 'Hafets 'Haïm (Chem Olam - chap.3) :
"L'homme vient au monde pour quelques brefs instants. Pour combien d'années sommes-nous ici?
Et pourtant, nous voulons avoir une réponse à toutes nos questions : pourquoi telle personne est-elle pauvre et telle autre riche? Et toutes les questions de ce genre ...

Mais une personne ne vit que très peu de temps et n'a qu'une vision extrêmement fugace du monde, comme un voyageur qui se déplace d'un endroit à l'autre. Il ne comprend même pas sa propre âme qui réside dans son corps, qui il est, de quelle tribu il vient, ce qu'il est venu rectifier dans le monde, si c'est la première fois qu'il vient dans le monde, ou s'il est déjà venu plusieurs fois, mais qu'il n'a pas réussi à accomplir sa tâche?
[Il est écrit au nom du Arizal qu'aujourd'hui, pratiquement tous les âmes sont déjà venus ici].
Étant donné que les connaissances d'une personne sont si limitées, nous ne pouvons pas approfondir la gouvernance du monde par Hachem.
Il faut plutôt accepter ses limites et marcher avec Hachem en toute simplicité, en ayant confiance que tout ce qu'Il fait est pour le bien, car "le mal ne sort pas de la bouche d'Hachem" (Eikha 3,38)."

Rabbi Yessa dit : Combien l'homme doit aimer Hachem! Car le service de D. avec amour est le plus appréciable.
Celui qui L'aime et Le sert avec amour est considéré comme Son bien-aimé.
[Zohar - 'Hayé Sarah 55b]

Rabbi 'Hizkiya déclare : Depuis la destruction du Temple, les bénédictions du Ciel sont suspendues et ne règnent plus sur le monde.
A cause de leurs fautes, les Bné Israël sont soumis à des forces d'un rang inférieur.
[Zohar - 'Hayé Sarah 133b]

Etudier la Torah la nuit

Il n’y a pas de limite aux louanges qu'une personne qui étudie la Torah la nuit (à partir de minuit juif) reçoit, comme nous le trouvons dans le Zohar (Volume I, 92b).
De plus, le roi David était appelé "vivant et éternel" ('haï vékayam) parce qu’il se réveillait toujours à minuit pour étudier la Torah.
Le Zohar (Volume I,207a) dit : "A cette heure-là [à partir du minuit juif], Hachem se réjouit avec les tsadikim dans le Gan Eden, et la Chékhina apparaît devant Hachem. Quiconque se joint aux tsadikim et à la Chékhina à ce moment-là, par l’étude de la Torah, est compté parmi ceux qui appartiennent au sanctuaire de la Chékhina".
Une personne qui se lève à ce moment-là doit, avant tout, se rappeler qu’elle étudie pour aider la Chékhina. Avant d’étudier, elle doit ressentir de la douleur face à la souffrance de la Chékhina.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tsav 6,2]

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-> Celui qui se lève à minuit doit le faire avec une grande crainte et un profond respect. Où qu’il se trouve, il doit trembler d’admiration car, à ce moment-là, Hachem se réjouit avec les tsaddikim dans le Gan Eden.
Ensemble (Hachem et les tsadikim), ils écoutent les voix de ceux qui étudient la Torah à cet instant, comme il est écrit : "Ô toi qui habites dans les jardins, tes compagnons écoutent ta voix" (Chir HaChirim 8,13) [nos Sages disent que "jardins" fait référence aux baté midrachim, tandis que "tes compagnons" fait référence aux anges].

Minuit (juif) est un moment de grâce divine ... car les portes du ciel sont ouvertes et nos prières sont exaucées.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 28,16-17]

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-> Le Arizal (chaar hakavanot 54) explique : celui qui se consacre aux kavanot et à l'étude de la Torah durant la nuit fait partie de l'assemblée des tsadikim qui ont la capacité de décréter dans ce monde ici-bas et dont les paroles s'accomplissent depuis les mondes supérieurs. (

-> De plus, Hachem étend sur lui un fil de bonté qui le protégera dans le monde par l'intermédiaire d'êtres célestes ou d'êtres terrestres. ['Haguiga 12b ; Zohar Lé'h Lé'ha 92b]

-> C'est la voix des Justes (tsadikim) qui s'affairent à l'étude de la Torah dans ce monde ici-bas qui console la Chékhina et la soutient dans sa souffrance de se trouver en exil.
[Arizal - chaar hakavanot - drouch halaïla 4]

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2016/06/06/letude-de-la-torah-la-nuit

L’étude de la Torah broie la matérialité

+ L'étude de la Torah broie la matérialité :

-> Le Talmud (Baba Métsia 84a) raconte qu'un jour, Rabbi Yo'hanan nageait dans le Jourdain. Reich Lakich, qui était alors brigand, le vit et se jeta à l'eau, à sa poursuite. Rabbi Yo'hanan lui dit, en s'apercevant de sa force : "Combien es-tu robuste! Tu es digne de porter le joug de la Torah!"
Reich Lakich lui rétorqua : "Ta beauté est féminine".
Rabbi Yo'hanan lui dit : "Si tu te repentis et acceptes de prendre sur toi le joug de la Torah, je te donnerai ma sœur en mariage, qui est bien plus gracieuse que moi".

Reich Lakich prit alors sur lui de se repentir et d'étudier la Torah. II voulut revenir sur les rives du Jourdain et prendre ses vêtements, mais il n'y parvint pas, soudain très faible.
A la seule idée de s'attacher à la Torah, ses forces physiques l'abandonnèrent.
Le Talmud termine en disant que Rabbi Yo'hanan lui enseigna la Torah et la michna et fit de lui un grand Sage d'Israël.

=> Nous apprenons de là combien la Torah épuise l'homme. Lorsqu'un homme étudie la Torah, celle-ci broie la matérialité qui est en lui et annihile ses forces physiques.

La jalousie spirituelle qui se transforme en haine d’autrui

+ La jalousie spirituelle qui se transforme en haine d'autrui :

-> La guémara (Yoma 9b) dit que le 2e Temple fut détruit, bien que les gens se consacraient à l’étude de la Torah, à cause d’une haine (gratuite) sans fondement (sin'at 'hinam).
Cela signifie que les gens étaient jaloux de leurs semblables qui se trouvaient à des niveaux supérieurs et qu’ils n’ont pas réussi à éradiquer ce trait de jalousie avant qu’il ne les conduise à la haine.
[rav Yé'hezkel Lévenstein - Yad Yé'hezkel - paracha Matot ]

=> La jalousie spirituelle peut nous pousser à nous dépasser dans ce domaine, mais nous devons savoir se satisfaire de la part spirituelle qu'Hachem nous a donné, et qui peut être beaucoup plus faible que celle de notre prochain.
Nous devons savoir l'accepter (telle est la volonté de papa Hachem), et utiliser au mieux nos capacités, potentialités.

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-> "Le nombre total des Lévi'im recensés par Moché, Aharon et les chefs d’Israël, selon leurs familles et selon la maison de leurs pères" (Nasso 4,46).
Le midrash (Bamidbar raba 6,10) explique qu'après avoir dénombré individuellement les Bné Kéhat, les Bné Gerchon et les Bné Mérari, la Torah revient et les regroupe tous en un seul ensemble pour montrer qu’ils sont tous également aimés aux yeux d'Hachem.
Cela implique que même si le service des Bné Kéhat était plus élevé que celui des Bné Gershon et des Bné Mérari, puisqu’ils étaient les porteurs de l’Arche ... néanmoins, lorsque les Bné Mérari accomplissaient ce qui leur incombait, cela avait autant d’importance pour Hachem que le service des Bné Kéhat.
Nous en tirons la leçon qu’une personne ne doit pas être jalouse de son prochain, même en matière d’avoda ; le simple fait de servir Hachem selon le lot qui nous a été attribué est suffisant.
[rav Tzvi Elimélé'h Spira de Dinov - Agra déPirka 97 ]

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-> "Rabbi Elazar Hakapar dit que la jalousie, la convoitise et le désir d’honneur éloignent une personne du monde" (Pirké Avot 4,21).
Pourtant, il existe des formes d’envie qui sont positives, comme envier la sagesse d’un ami lorsqu’il est plus sage et s’efforcer de devenir comme lui.
À propos de cette envie, les Sages (Bava Batra 22a) disent : "la jalousie entre enseignants accroît la sagesse."

Bien que ce type de jalousie soit bon, il est encore mieux de s’habituer à étudier sans jalousie.
Idéalement, on devrait étudier par amour de l'étude elle-même.
[Rachbatz - Magen Avot]

Adam & soir du Séder

+ Adam & soir du Séder :

-> Dans les Pirké Dérabbi Éliézer (chap. 21), une idée intéressante est citée : lorsque le premier soir de Pessa'h arriva, Adam Harichone dit à ses enfants: dans le futur, ce même soir, les enfants d'Israël apporteront des offrandes de Pessa'h, agissez de même devant votre Créateur. Caïn amena des graines de lin et Hevel des bêtes de son troupeau, de premier choix et leurs graisses. Le sacrifice de Cain fut abominé par Dieu alors que celui de Hevel fut agréé.

Le Pirké Dérabbi Éliézer continue (chap. 32) : cette même nuit de Pessa'h, Its'hak appela son fils Essav et lui dit : "Essav, ce soir, tout le monde récite le Hallel et des trésors sont à prendre. Prépare-moi des mets délicieux et je te bénirai". Il partit, mais s'attarda. Rivka dit à Yaakov : "Mon fils, cette nuit, des trésors sont faciles d'accès, les mondes supérieurs entonnent des chants. Cette même nuit, tes descendants seront affranchis de l'esclavage. Ils chanteront. Prépare donc des plats savoureux pour ton père, pour qu'il te bénisse de son vivant". Il partit et ramena deux agneaux. Est-ce ce que mangeait Its'hak? En fait, il y avait un agneau pour le sacrifice de Pessa'h et un pour préparer des plats succulents à déguster. Le sacrifice de Pessa'h ne doit être consommé qu'à satiété.

Nous apprenons de là que depuis Adam, cette nuit était déjà connue pour être spéciale et ensuite c'est Its'hak, qui s'exprima ainsi : "Cette nuit, tous récitent le Hallel et des trésors sont facilement accessibles à tous!"

"Il appela Moché" (Vayikra 1,1)

-> Rachi explique que Hachem commençait toujours par appeler Moché avant même de lui adresser la Parole. Et c'est ensuite, qu'Il lui parlait. Cet appel était un signe d'affection que Hachem lui témoignait. A l'image des Anges à propos desquels il est dit : "L'un appelle l'autre", ils s'appellent mutuellement affectueusement en vue de sanctifier le Nom de Hachem.

=> On peut s'interroger sur ce commentaire. Pourquoi chaque Parole Divine devait être annoncée préalablement par un appel? Et pourquoi comparer cet appel précédent la Parole à celui des Anges?

-> Le 'Hidouché haRim explique que cet appel précédait chaque Parole pour faire une préparation. Une Parole Divine ne vient pas juste transmettre une information. Elle est adressée à l'homme pour l'impacter, le traverser et l'influencer en Bien. Elle vient pour opérer un changement en lui.
Pour avoir cet effet, cette information nécessite une préparation préalable. Car sans cette préparation, l'homme ne serait pas disposé à intérioriser l'information jusqu'à en être transformé par elle. Et c'est ici que se situe le rapprochement avec les Anges. Nos Sages enseignent qu'au moment du don de la Thora, les Hébreux ont déclaré : "Nous ferons et nous écouterons".
A ce moment, nos Sages enseignent qu'une voix céleste a proclamé : "Qui a révélé ce secret à Mes Enfants, ce secret que les Anges utilisent?!". L'Ange est un être qui n'existe que pour accomplir la Parole de Hachem. Et son secret, consiste en ces paroles : "Nous ferons et nous écouterons". En effet, cette déclaration exprime deux notions.
D'une part : la notion d'un effacement face à Hachem. L'Ange ne cherche pas à comprendre le bien fondé, le sens et la raison d'être de cette Parole. Même s'il ne comprend pas, qu'il ne sait pas pourquoi Hachem lui demande de faire telle mission, il reste tout de même prêt à s'exécuter.
Et d'autre part : la notion d'un signe d'empressement et de courage. Même si ce que Hachem lui demande est difficile, que cette mission implique des efforts, le faisant sortir de sa zone de confort, il sera prêt à tous les sacrifices.

"L'appel qui précède la Parole Divine fait écho à l'appel des Anges". Car avant de transmettre Sa Parole, Hachem appelle l'homme pour le préparer à recevoir Sa Parole, en passant par cette même anticipation qui fait le propre des Anges.
Lorsqu'un juif étudie un passage de Torah, qu' il s'apprête à recevoir la Parole Divine, il doit se placer dans cet état d'esprit, au préalable.
D'une part, il doit accepter de faire confiance à ce qu'il étudie, même s'il ne se retrouve pas dans cet enseignement. Accepter la Parole étudiée parce qu'elle reflète la Parole Divine, même s'il ne la comprend pas, et ne s'identifie pas encore à elle.
D'autre part, il doit se préparer à pouvoir investir des efforts pour s'y conformer. Toute parole de Thora, pour remplir son rôle d'élever l'homme et l'améliorer, doit être préparée dans cet état d'esprit.
C'est cet ''appel des Anges'' qui est évoqué dans ce verset, que l'homme doit tâcher d'intégrer. Cela permettra à cette parole de le transformer et le sanctifier.

"Si dans mes statuts vous marchez" (im bé'houkotaï télé'hou - Bé'houkotaï 26,3) implique la constance [dans la marche]. Pourtant, une personne est dans ce monde et doit s’occuper de ses affaires et d’autres questions matérielles.
En réalité, partout où un juif marche, il n’y a aucun endroit qui ne soit pas en rapport avec la Torah de Hachem et Ses mitsvot. Parfois, il s’agit d’une mitsva explicite, tandis qu’à d’autres moments, c’est une ramification d’une mitsva, mais il n’y a aucun endroit ni aucun recoin qui soit dépourvu de la Torah de Hachem et de Ses mitsvot.
[rav Yéhochoua de Belz (Mitteler Rav) - Léket Imré Kodeh - Paracha Bé'houkotaï ]

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-> "Depuis le jour où le Temple a été détruit, Hachem n’a plus dans Son monde que les quatre coudées de la halakha" (Béra'hot 8a) ... Ce qui signifie que ces quatre amot sont le lieu de la hachraat haChékhina.
Cela ne s’applique pas uniquement aux personnes qui étudient la halakha, mais aussi à celles qui la mettent en pratique. Même quelqu’un qui marche dans la rue et ferme les yeux pour s’abstenir de voir quelque chose d’interdit, cela s’appelle les "quatre amot de la halakha".
De même, quiconque s’abstient du mal et ne viole aucune interdiction ... c’est assurément les "quatre amot de la Halakha".
[rav Tsadok HaCohen - Pri Tsadik - paracha Yitro 12 ]

-> "L'endroit où tu te tiens est une terre sainte" (Chémot 3,5).
En tout lieu et à tout moment, l'homme peut se rapprocher de son Créateur, pour Le servir et accomplir Ses mitsvot.
['Hafets 'Haïm sur la Torah - Chémot 3,5 ]

-> Un avré'h de Kotzk s’était consacré au 'hassidisme et à l’étude de la Torah pendant de nombreuses années, tout en étant soutenu par son beau-père. Par la suite, lorsqu’il dut consacrer son temps à gagner sa vie et à élever ses enfants, il n’eut plus le temps de s’adonner à la Torah et au 'hassidisme.
Lorsqu’il s’en plaignit au Rabbi de Kotzk, celui-ci lui répondit :
"Rabbi 'Hanania ben Akachia dit : "Hachem a voulu accorder du mérite à Israël, c’est pourquoi Il leur a donné la Torah et les commandements en abondance" (Avot 6,11).
"Cela semble difficile ; Hachem aurait dû nous donner moins de mitsvot pour que cela soit plus accessible. La réponse est qu'Hachem a étendu la portée de la Torah et des mitsvot à tous les lieux et à tous les aspects de la vie. Quand quelqu’un construit une maison, il y a des mitsvot consistant à apposer une mézouza et à ériger une clôture autour du toit. Quand une personne sème et récolte, il y a des mitsvot qui concernent la terre. De même, dans les affaires, il y a des mitsvot et des défis qui leur sont propres. C’est pour nous accorder du mérite, afin que nous puissions accomplir la Torah et les mitsvot tous les jours de notre vie, que ce soit en temps de paix ou en période de stress.]
[Sia'h Sarfé Kodech - Inyanim Shonim ]

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-> "Hachem, c’est seulement cela que je recherche : résider dans la maison d'Hachem tous les jours de ma vie" (Téhilim 27,4).
Comment le roi David pouvait-il chercher à demeurer dans la maison d'Hachem? Il était un roi avec toutes sortes de responsabilités royales, y compris mener des guerres pour Hachem ; voulait-il abandonner ce but?
Au contraire, le roi David recherchait l'aide Divine afin qu’à chaque instant, il se sente comme s’il était assis dans la maison d'Hachem et en présence d'Hachem.
En d’autres termes, le roi David ne menait pas une double vie, une vie privée et une vie au service d'Hachem dans la maison d'Hachem. Tout ce qu’il faisait était avodat Hachem en présence d'Hachem.
[Sifté 'Haim - Midot véAvodat Hachem - p.431 ]

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-> On ne peut certainement pas suggérer que seules 613 [commandements] relèvent de la catégorie des mitsvot. Si tel était le cas, de la paracha Béréchit à la paracha Bo, il n’y aurait que trois mitsvot et de nombreuses parachot ne comporteraient aucune mitsva, ce qui est difficile à concevoir.
Au contraire, chaque mot de la Torah vient de la bouche de Hachem et constitue une mitsva en soi.
Il existe en réalité un nombre incalculable de mitsvot, à tel point que toute personne dotée d’un esprit perspicace et d’un cœur compréhensif pourrait mener chacune de ses actions et de ses affaires, des plus petites aux plus grandes, conformément à la Torah, accomplissant une mitsva à chaque instant dans une mesure incalculable.
[Gaon de Vilna - cité dans Maalot HaTorah ]

Savoir apprécier les miracles ordinaires

+ Savoir apprécier les miracles ordinaires :

-> Rabbénou Bé'hayé, dans son livre 'Hovot Halévavot (Chaar 'Hechbon Hanéfech - siman 23) parle des gens, qui s'émerveillent des miracles et non pas de la nature. Quand le soleil se voile soudainement, tout le monde s'étonne.
Et moi, dit Rabbénou Bé'hayé, je suis époustouflé de voir le soleil briller chaque matin et de le voir se coucher chaque soir. C'est plus grandiose que lorsqu'il se voile subitement. Le fait que la lune commence son parcours en début de mois, toute petite puis grandisse au milieu du mois, pour de nouveau rapetisser en fin de mois est extraordinaire en soi.

Le monde entier s'émerveille du Tsunami, cette énorme vague qui envahit la terre ferme à une vitesse vertigineuse. En réalité, s'apercevoir qu'un fleuve coule depuis plus de cinq mille ans, sans interruption, relève du surnaturel. La continuité est plus prodigieuse qu'un événement unique et ponctuel.

Pourquoi l'homme est-il réellement stupéfait par le Tsunami, par une éclipse du soleil ou de la lune et non par le flux sempiternel d'un fleuve ou par le coucher du soleil?

Le 'Hovot Halévavot répond : car il s'est déjà habitué. Depuis sa plus tendre enfance, il voit le soleil se lever et se coucher, la lune frêle au début, puis pleine au milieu du mois pour redevenir petite, en fin de mois. Il perd la sensibilité, au fil du temps. Quand cette sensibilité s'éveille-t-elle de nouveau? Lorsqu'un changement s'opère, il s'émeut.

Chacun peut l'expérimenter. Quand l'homme se lève le matin et que tout son corps fonctionne, Barou'h Hachem, il se tient debout, ses mains bougent, ses yeux sont ouverts, il ne crie pas : "Merci D., tout est en état de marche!" Il reste silencieux et s'évertue à ne pas faire trop de bruit.