Un jour, un étudiant de yeshiva vint voir le rav Aharon Leib Steinman pour recevoir des encouragements et du 'hizouk. Le rav Steinman lui dit : "Imagine à quel point tu te sentirais chanceux si tu étais choisi pour être le bras droit du roi, et que tu sois celui qui exécute les ordres du roi. À plus forte raison, tu as été choisi pour servir le Roi suprême, Hachem! En plus de cela, tu recevras une récompense éternelle dans le monde à Venir pour L’avoir servi!"
Le jeune étudiant protesta : "Hachem ne m’a pas choisi personnellement ; Il a choisi la nation tout entière!"
Le rav Steinman répondit :"Ce n’est pas vrai, ce n’est pas parce que Hachem a choisi d’autres personnes qu’Il ne t’a pas choisi ; Il t’a choisi, toi et tous les autres!"
"Ils campèrent à Réfidim où il n'y avait point d'eau à boire pour le peuple" (Béchala'h 17,1).
-> Là-bas, il n'y avait pas d'eau à boire.
Nos Sages (Béra'hot 5) enseignent que le mot "Réfidim" (même étymologie que "rifayon" - relâchement) transmet que les Bné Israël ont eu un relâchement dans leur attachement à la Torah. C'est à cela que fait allusion le verset disant qu'ils ont campé à Réfidim.
La Torah est comparée à l'eau (guémara Taanit 7). Selon le Ohr ha'Haïm, c'est pour cette raison que Hachem les a privés d'eau dans cette étape (Réfidim), selon le mesure pour mesure.
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Alors, pressé par la soif, le peuple murmura contre Moché et dit : "Pourquoi nous as-tu fait sortir de l'Égypte, pour faire mourir de soif moi, mes enfants et mes troupeaux?"
Moché se plaignit à D., en disant : "Que ferai-je pour ce peuple? Peu s'en faut qu'ils ne me lapident". (Béchala'h 17,3-4)
-> Le peuple a été assoiffé là-bas :
Il est étonnant et il serait important de comprendre pourquoi D. les a mis à l'épreuve et les a assoiffés à un tel point. Et en plus, l'étonnement sur Moché est encore plus grand, car au lieu de s'investir dans la prière, supplications, il dit à D. "si je ne leur donne pas de l'eau à boire, ils vont me lapider".
=> C'est comme s'il n'était pas concerné ou inquiet de leur soif. Il semble que Hachem les ait éprouvés ainsi afin de les éduquer à toujours porter leurs yeux vers Hachem et le prier. C'est en effet un grand principe de foi et de perfection de son âme.
C'est pourquoi la Torah relève, qu'au lieu de le supplier, ils se sont disputés avec Lui et lorsque la soif s'est fait ressentir encore plus fortement, ils se sont disputés avec Moché.
La Torah témoigne qu'ils "ont mis D. à l'épreuve" (ils L'ont offensé) en disant : est-ce que D. est parmi nous?
On peut apprendre de là, qu'ils ont réfuté la présence divine et c'est pour cela qu'ils n'ont pas prié. Mais, Lui, le Maître du monde faisait tout pour leur inculquer le sens de la prière (mais, eux, ne l'ont pas compris).
Moché l'avait compris et c'est pour cela qu'il n'a pas prié lui-même et attendait ce que D. espérait d'eux : "leur prière". Lorsqu'il a vu que leur souffrance grandissait et qu'ils ne priaient toujours pas, il s'adressa à D. et lui dit « que dois-je faire à ce peuple ? »
On apprend de là que Moché savait que la délivrance qu'ils attendaient viendra grâce à la prière des enfants d'Israël uniquement. Sinon il aurait prié lui-même comme il l'avait fait au moment de l'ouverture de la mer Rouge. Et quand bien même il n'aurait pas été répondu de suite, il aurait intensifié sa prière jusqu'à ce que D. lui réponde.
Moché argumente et dit à D. encore un peu et ils me lynchent ! Si Tu les fais souffrir plus encore, ils vont me lapider. Si après les avoir fait souffrir, ils comprennent et prient en pleurant à chaudes larmes et que la volonté de D. est réalisée, tant mieux; mais en attendant ils sont sur le point de me lapider. Cela est un argument très valable.
Je voudrais faire la remarque suivante : comment un peuple choisi par D., qui a vu de leurs yeux des choses merveilleuses, des miracles, a-t-il pu se tromper et ne pas penser à se tourner vers D. et à le supplier?
Connaissant la valeur de la prière et ce qu'il en découle, les enfants d'Israël sont sortis d'Égypte car D. a entendu leurs cris (Chemot 2-24), qu'ils ont poussés lorsqu'ils étaient esclaves en Égypte.
Il faut dire qu'ils pensaient : que tout le temps que D. est parmi eux, ils n'ont pas besoin de prier, sinon c'est comme s'ils étaient livrés à eux-mêmes. Sinon cela veut dire que D. les a abandonnés et c'est pour cela qu'ils ont dit est-ce que D. est parmi nous?
[Ohr ha'Haïm haKadoch]
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-> Amalek est survenu et attaqua Israël à Refidim (Béchala'h 17,8)
Amalek est survenu : du fait qu'ils ont été paresseux dans l'étude de la Torah qui est comparée à l'eau et au feu (voir guémara Taanit 7) et qu'ils ne s'occupaient pas de cette "guerre de Torah" ils ont été punis de soif, et aussi par le feu. C'est la guerre d'Amalek contre eux.
[Ohr ha'Haïm haKadoch]
-> Moché dit à Yéochoua : "Choisis des hommes et va livrer bataille à Amalek; demain, je me tiendrai au sommet de cette colline, la verge divine à la main. (Béchala'h 17,9)
Moché dit à Yéhochoua : Moché ayant compris la source de cette épreuve, dit que ne peuvent sortir combattre Amalek qu'uniquement des hommes comme Yéhochoua sur lequel la Torah témoigne et dit"il n'a jamais quitté la tente" de l'étude de Torah et ainsi ils le vaincront.
[Ohr ha'Haïm haKadoch]
L’importance de désirer
-> Le rav Aryeh Leib HaCohen est l'auteur de trois grandes œuvres de lomdus de tous les temps, qui sont étudiées attentivement dans le monde de la yeshiva : le She Shmaatsa, l'Avnei Miluim et le Ketzos HaChoshen.
On a demandé un jour au rav Aryeh Leib HaCohen (auteur des livres incontournables, largement étudiés dans toute yéchiva dans le monde : Shev Shmaatsa, Avné Milou'im et Kétsot haKoshen) ce qu'il avait fait pour mériter d'écrire 3 livres aussi remarquables qui ont été largement acceptés par le peuple juif.
Il a expliqué qu'à 3 reprises, sa vie était en danger à Yom Kippour et que ses médecins lui avaient conseillé de manger. Il dut manger à ces 3 occasions et il a eu une grand souffrance de n'avoir pas pu accomplir la mitsva de jeûner à Yom Kippour.
En ayant mangé 3 fois à Yom Kippour, il a mérité d’être l’auteur de 3 merveilleux sefarim (livres).
=> Les nombreuses années pendant lesquelles il a jeûné à Yom Kippour étaient particulières, mais elles n’étaient pas parfaites. L'imperfection humaine le rendant forcément imparfait d'une manière ou d'une autre.
Lorsque nous jeûnons et ressentons les affres de la faim, nous pouvons jeter un coup d’œil à l’horloge et souhaiter que le temps passe plus vite. Nous pensons peut-être à la première chose que nous mangerons après le jeûne. Nous ne jeûnons peut-être pas avec un amour total pour Hachem, ou nous n’accomplissons peut-être pas la mitsva avec tous les kavanot idéales.
[ainsi, même un grand de la génération comme le rav haCohen ne fait pas les mitsvot à la perfection de ce qui peut être fait (par Hachem). ]
Mais lorsque le rav Aryeh Leib haCohen devait manger et souhaitait ardemment avoir jeûné, il recevait alors le mérite du jeûne parfait.
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=> ainsi plutôt que de désespérer, de se considérer comme nul de ne pas pouvoir jeûner (ça vaut rien, c'est Kippour, pourquoi Hachem tu me fais çà!), on voit l'importance de désirer fortement réaliser quelque chose pour D., choese que nous ne pouvons pas faire.
En effet, cela permet à Hachem de nous le compter comme si nous l'avions fait de la meilleure des manière possible!
Peur & être audacieux
+ Peur & être audacieux :
-> La peur, lorsqu’elle n’est pas correctement maîtrisée, transforme une personne en une loque, en un lâche et en une parodie d’elle-même.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim - 1:368 ]
-> Une peur excessive prive une personne et tous les êtres vivants de leur étincelle de vie.
Rien au monde n’est aussi mauvais et cruel qu’une peur excessive.
Elle amplifie tous les maux bien au-delà de ce qu’ils sont réellement, elle ternit la beauté de toutes les bénédictions de la vie et fait croire que le mal est présent même lorsqu’il ne l’est pas.
Elle paralyse une personne, qui s'abstiendra de toute action positive.
Une personne entre dans un état d'esprit du type "de peur que ..." jusqu'à ce qu'elle devienne de plus en plus faible.
[rav Avraham Kook - Ikvé Hatson ]
-> Qu'advient-il de notre amour lorsque notre peur se transforme en peur excessive?
Réponse : il s'éteint.
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-> La vie nous apprend à être prudents, à nous méfier. Nous apprenons à modérer notre amour. Nous apprenons à ne pas aimer.
Comment pouvons-nous doser cette peur/crainte afin qu’elle ne devienne pas excessive?
Comment ne pas laisser la peur "éteindre l’étincelle de la vie"? Quel est le tikoun, la guérison, de la peur excessive?
-> Le rav Kook (Ikvé haTson) écrit :
"L’éradication de la peur excessive s’accomplira par la force opposée, le pouvoir de la 'houtzpa, qui doit devenir irrésistible. Là où il y a de la 'houtzpa, il n’y a pas de peur."
-> Rav Kook ne fait pas référence à la 'houtzpa d’un comportement grossier, qui consiste à passer devant les autres dans une file d’attente ou à agir avec insensibilité. Il appelle à un niveau plus élevé de comportement antisocial, à ne pas être contraint par les normes et les limites établies. À ne pas laisser les attentes et les conventions des autres nous enfermer dans une cage.
Une 'houtzpa idéologique ; une 'houtzpa fondée sur des principes.
L'audace reflète le fait de se libérer des inhibitions et des contraintes. Elle peut être impulsive et scandaleuse. Mais à un niveau plus profond, l'audace, c'est sortir de la cage que nous construisons autour de nous-mêmes. C'est libérateur.
L'amour expansif est, par essence, une proposition audacieuse. Il faut beaucoup de courage pour aimer. Et même de l'audace.
[rav Arié Ben David]
Pessa’h & émouna
Pessa'h est le "Roch Hachana de la émouna" ; la sortie d’Egypte est le fondement de notre foi. La nuit du Séder est une révélation de la Chékhina, qui insuffle la foi dans nos cœurs et nous donne la force de vivre avec émouna tout au long de l’année.
La émouna est la source de notre vie tant dans l’exil que dans la Délivrance. Elle est notre "foyer" où que nous soyons ...
Que nous soyons dans un état de déchéance, ou que tout aille bien et que le bien nous entoure, nous revenons à cette racine de la émouna simple.
Le Baal Shem Tov lui-même a dit : "Même après tout ce que j’ai accompli, je reviens toujours à la foi simple".
[rav Yéhouda Mischel]
Nous, les juifs, sommes devenus un peuple en Egypte.
Le Zohar (Chémot 189a) insiste sur ce "là-bas", "là" : ce n’est qu’là, en Égypte, que les juifs ont pu devenir un grand peuple ; si nous n’avions pas été en Égypte, nous ne nous serions pas transformés en un goy gadol.
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-> Le peuple juif devient grand dans l’adversité. Knesset Yisrael a dû passer de nombreuses années en esclavage pour atteindre son statut de nation et sa grandeur ...
Si nous n’avions pas vécu des années d’horreur, nous n’aurions pas pu grandir et devenir une grande nation. C’est dans la douleur et le désespoir que nous avons atteint la grandeur et l’identité nationale.
[rav Judah Mischel]
"Réponds-moi quand je t'appelle, ô D.0, mon défenseur! Tu m'as secouru dans la détresse ; aie pitié de moi et exauce ma prière" (Téhilim 4,2)
-> Rabbi Na'hman souligne qu'il n'est pas écrit :"Tu m'as secouru de la détresse", mais plutôt : "Tu m'as secouru dans la détresse".
Il écrit : "Car si une personne contemple les bienfaits d'Hachem, elle verra que même au moment où Hachem lui inflige une contrainte, et même au cœur même de la détresse, Hachem lui apporte également un soulagement et accroît Sa bonté à son égard." [Likouté Moharan 195]
-> Rabbi Nathan de Breslev développe : le moment d’exprimer sa gratitude n’est pas après avoir été soulagé de la détresse, mais plutôt pendant la détresse elle-même.
Pourim – Réaccepter la Torah
+ Pourim - Réaccepter la Torah (selon le Sfat Emet) :
Commentant l'apparente redondance "kiyémou vékibélou" (ils ont accompli et accepté) nos Sages (guémara Shabbath 88a) suggèrent que ce verset (Esther 9,27) se réfère à la ré-acceptation de la Torah au moment du miracle de Pourim.
Ils ont accompli (kiyémou) ce qu'ils avaient déjà accepté (vékibélou) au mont Sinaï.
-> Si la loi écrite a été acceptée avec enthousiasme au mont Sinaï, la loi orale n'a jamais été acceptée avec autant d'enthousiasme. À la suite du miracle de Pourim, le peuple juif a également accepté la Loi orale [avec enthousiasme].
Cela peut être corroboré par l'expression "layéhoudim ayéta ora" (ora - lumière (sous forme moins usuelle et féminine) = la Torah), plutôt que "or" (אור).
אורה (ora) implique l'assimilation et l'intégration de la lumière de la Torah dans toutes les fibres de la personne. Cela est possible grâce à une étude approfondie de la Torah orale.
[Sfat Emet - Pourim 5658]
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-> "layéhoudim ayéta ora". Le terme "ayéta" (היתה) se rapportait à נהייתי (niyéti - Daniel 8,27), et il
implique l'acceptation de la Torah même dans les moments difficiles.
Alors qu'avant l'expérience de Pourim, le peuple juif avait accepté la Torah au mont Sinaï au milieu de la grande révélation d'Hachem, il acceptait maintenant la pertinence de la Torah même pour les générations, comme la leur, dans lesquelles Sa Présence semble être cachée, en temps de "astarat panim".
[Sfat Emet - cf.Pourim 5657]
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-> La Torah elle-même est comparée à l'arbre de vie du gan Eden, dont l'accès se fait par " avec la lame de l'épée flamboyante, pour garder les abords de l'arbre de vie (Béréchit 3,24).
Cette épée est détenue par Amalek, qui a hérité de la bénédiction de son ancêtre Essav : "tu vivras de ton épée" (Toldot 27,40).
Une fois Amalek vaincu, Israël pourra contourner l'épée flamboyante et récupérer le fruit de l'arbre de vie.
En fait, l'objectif principal de l'histoire de Pourim, la grande peur à laquelle Israël a été soumis, ainsi que sa libération, est ce qui a incité Israël (les juifs) à accepter à nouveau la Torah. Comme le rapporte la guémara (Mégila 11a) : [Hachem n'a jamais rejeté Israël] ... pour [les] éliminer à l'époque d'Haman", mais Il a exposé Israël à la menace d'Amalek pour nous motiver à revenir à la Torah.
[Sfat Emet - Pourim 5653]
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-> Avant le miracle de Pourim, la relation d'Israël avec la Torah était basée sur la émouna, la foi, plutôt que sur l'enthousiasme. C'est pourquoi Hachem s'est senti obligé de suspendre le mont Sinaï au-dessus de leur tête comme une cuve (guémara Shabbath 88a). Il devait impressionner Israël par la puissance de la Torah et par les conséquences d'un refus.
À l'époque du miracle de Pourim, le peuple juif a accepté la Torah avec enthousiasme. Comme le note Rachi (cf. Shabbath 88a), ils ont accepté la Torah "par l'amour du miracle" (méaavat aness), en raison de leur amour pour Hachem que le miracle de Pourim a généré.
[Sfat Emet - Pourim 5661]
Mordé’haï haTsadik – un dirigeant pour toutes les générations
+ Mordé'haï haTsadik - un dirigeant pour toutes les générations (selon le Sfat Emet) :
Nous avons voir les attributs de Mordé'haï, en particulier ceux qui le distinguent en tant que leader de la Torah.
-> Le midrach note que Mordé'haï ressemblait à Avraham dans sa capacité à influencer les non-juifs à se convertir au judaïsme (cf. Lé'h Lé'ha - Rachi 12,5).
Comme nous le lisons dans la Méguila : "un grand nombre parmi les gens du pays se firent juifs" (Esther 8,17).
Cette caractéristique de Mordé'haï est évoquée ailleurs dans la Méguila. Par exemple, Zéréch note : "im mizéra aYéhoudim Mordé'haï" (Si Mordé'haï est d'origine juive (Esther6,13) = si Mordé'haï est issu de la semence (traduction littérale de "zéra") des juifs, il a la capacité de "planter" de nouvelles âmes. [rendant juifs des non-juifs]
Dès le début, Mordé'haï est décrit comme "ich Yéhoudi (Esther 2,5), un individu qui persuade les autres d'adopter le judaïsme.
[Sfat Emet - Pourim 5658]
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-> Bien que l'unité soit toujours un objectif difficile à atteindre, elle peut être matériellement facilitée par la présence d'un tsadik qui incarne l'unité par sa conduite personnelle.
La description de Mordé'haï par la Meguila comme étant un "ich yéhoudi" peut être interprétée comme "ich yé'hidi, un individu qui rassemble des groupes disparates (ya'had).
Consciente de la capacité de Mordé'haï à promouvoir l'unité, Esther le presse : "Va, rassemble tous les juifs" (4,16).
[Sfat Emet - Pourim 5656]
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-> Haman s'est rendu compte que "Mordé'haï ne s'incline pas et ne se prosterne pas" (Mordé'haï lo yi'hra vélo yista'havé - Esther 3,2).
Non seulement il refuse de rendre hommage à Haman (et à l'image païenne (idole) qu'il porte au cou, cf. midrach), mais Mordé'haï ne se prosternera jamais, comme l'indique le mot "lo yi'hra (litt. ne s'inclinera pas - לֹא יִכְרַע), associé au futur.
Non seulement Mordé'haï, mais aussi les futurs "Mordé'haï", les dirigeants de la Torah à travers les générations, n'envisageront jamais de se prosterner devant une telle icône.
Arrivé à cette conclusion, Haman décide maintenant d'éliminer tous les juifs, et pas seulement Mordé'haï.
[Sfat Emet - Pourim 5653]
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-> Il n'est pas dit : "Mordé'haï ne s'est pas incliné" (Mordé'haï lo kara), mais "Mordé'haï ne s'inclinerait pas" (Mordé'haï lo yi'hra), il n'a même pas envisagé de s'incliner (la lettre י [לֹא יִכְרַע] se réfère toujours à l'intention future).
Ni Mordé'haï ni aucun des dirigeants en Torah ne se compromettraient jamais d'un iota avec Haman ou tout autre futur Haman.
D'où Mordé'haï tire-t-il sa formidable force morale pour défier Haman?
Lui et tous les dirigeants en Torah sont des descendants spirituels de Moché.
Mordé'haï est dénommé : "ich yéhoudi", il y avait un individu exceptionnel dans sa génération et son nom était Mordé'haï. La Méguila nous assure que si les temps l'exigent, d'autres dirigeants spirituels du calibre de Mordé'haï se lèveront à l'occasion.
[Sfat Emet - Pourim 5643]
L'une des grandes vertus du roi David était sa capacité à pardonner à tous ceux qui l'avaient maltraité et lui avaient fait du mal. Hachem s'est inspiré de l'attitude du roi David et lui a également pardonné.
[ rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonathan - Haazinou ]