Aux délices de la Torah

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Se préparer à une mitva

+ Se préparer à une mitva :

-> Le rabbi de Kotzk explique la nécessité des préparatifs pour une mitsva en affirmant que si l’on tente de se connecter à Hachem en accomplissant une mitsva sans préparation préalable, celle-ci ne parvient pas [pleinement] à atteindre le "côté de la sainteté", mais est plutôt saisie par les forces néfastes.
Ceci est suggéré dans le verset qui dit : "Et il prit de ce qui lui tombait sous la main comme présent pour Essav" (Vayichla'h 32,14).
Ceci suggère que si quelqu'un s'empare d'une mitsva sans préparation, il s'agit d'un "cadeau pour Essav", ce qui signifie qu'il est livré aux forces du mal et n'aura aucun effet positif.

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[une mitsva génère une lumière, qui si on n'a pas fait les efforts, les préparatifs pour avoir un réceptacle, risque d'être saisie par les forces du mal, les renforçant. ]

"Mais la colombe ne trouva pas de lieu de repos pour la plante de son pied" (Noa'h 8,9).

-> Le midrach (Béréchit rabba 33,6) commente que si cette colombe, que Noa'h avait envoyée depuis l'Arche, avait trouvé un lieu de repos pour la plante de son pied, elle ne serait pas revenue.
Le midrach dit ensuite qu'elle s’est dispersée parmi les nations, mais n’a trouvé aucun repos.
Si le peuple juif avait trouvé le repos parmi les nations (ex: dans leur matérialité, vision du monde), dit le midrach, il ne serait pas revenu.
[rav Moché Sternbuch]

-> "Maintenant que Hachem nous a rapprochés de Son service" (véa'hchav kérvanou aMakom laavodato)

Le Ram'hal (Daat Tévounot - p.180) enseigne que "cette louange se renouvelle chaque jour pour le peuple juif". [comme en témoigne le mot : véa'hchav (maintenant) ]
Dans la mesure où nous nous rapprochons d'Hachem, Il nous rapproche de Lui.

Le rav El'hanan Wasserman (Kovetz Maamarim) explique que la vérité est claire pour tout le monde, et que le déni de l'existence d'Hachem n'est qu'une excuse pour se livrer à ses désirs personnels.
C'est, dit-il, pourquoi nos Sages parlent de "s'égarer après vos cœurs" (Chéla'h Lé'ha 15,39), en référence à l'hérésie. On pourrait penser que l’hérésie relève du cerveau et de l’intellect, et non du cœur. Mais les Sages nous enseignent que l’hérésie trouve en réalité ses racines dans le désir et la convoitise, car nier l’existence d'Hachem donne à une personne le droit de suivre les désirs de son propre cœur.
[rapporté par le rav Moché Sternbuch]

+ Pessa'h, matsa et maror : ces 3 aliments, que nous mentionnons ensemble le soir du Seder, étaient consommés ensemble lorsque le Temple existait. Ainsi, il est écrit : "Vous mangerez l'offrande de Pessa'h avec des matsot et des herbes amères" (Béaaloté'ha 9,11).
Pourquoi faut-il les manger ensemble?

L'offrande de Pessa'h commémore notre liberté. Nous l'associons à la matsa, que les Bné Israël mangeaient en tant qu'esclaves, et le maror, dont l'amertume rappelle l'esclavage.
Nous évitons ainsi que la célébration de notre liberté ne nous rende arrogants.

C'est également pour éviter l'arrogance/orgueil que cette fête porte 2 noms. On l'appelle la fête de Pessa'h, pour rappeler notre liberté, et la fête des Matsot, pour rappeler notre servitude.
[Ben Ich 'Haï - Ben Ich 'Hayil 2 , haGadol 1]

L’influence de Pharaon

-> Le Pharaon est mort depuis longtemps, alors comment aurions-nous pu rester ses esclaves?

Pharaon incarnait une forme d’idolâtrie dans laquelle le dirigeant du pays est déifié. Il a connu un succès surnaturel : tout l’argent du monde affluait vers l'Egypte, qui devint le centre du commerce et de la culture internationaux. Si Hachem n’avait pas délivré nos ancêtres, alors nous, nos enfants et les enfants de nos enfants serions encore asservis à cette forme d’hérésie, dans laquelle les dirigeants règnent comme des dieux, ne laissant aucune place à la souveraineté d'Hachem.

Les effets de cette forme d’hérésie persistent encore dans notre monde. Les gens pensent que le gouvernement peut réellement déterminer les réalités économiques, militaires et sociales, alors qu’en vérité, "le cœur du roi est entre les mains d'Hachem" (Michlé 21,1), et que les dirigeants politiques n’ont aucun pouvoir réel.
[rav Moché Sternbuch]

Que nous soyons l’année prochaine en Terre d’Israël

-> Un hassid de Sadigura, originaire de Jérusalem, fit le voyage pour rejoindre son Rebbe pour Pessah.
Lorsqu’ils arrivèrent aux mots "l’année prochaine, puissions-nous être en Terre d’Israël", le Rebbe se tourna vers lui et lui demanda : "Comment dit-on ce passage à Jérusalem?"

Le 'hassid répondit que ces mots étaient également prononcés à Jérusalem.
"Il doit donc être possible, dit le rabbi de Sadigura, de vivre à Jérusalem sans être en Eretz Israël."
Ce n’est pas une plaisanterie. Le Zohar (vol. 1, 73a) dit que lorsque le peuple juif en est digne, sa Terre porte son nom : Eretz Israël. Mais lorsqu’il en est indigne, la Terre porte un autre nom : Eretz Canaan. Nous demandons que l’année prochaine, nous méritions d’être en Eretz Israel.

Se réjouir d’être juif

+ Se réjouir d'être juif :

-> La plupart des ba'hourim qui étudiaient à la yéchiva Torat Emet à Londres pendant la Seconde Guerre mondiale venaient de Pologne et de Hongrie, où leurs familles étaient restées. Lorsque la nouvelle du carnage nazi parvint aux ba'hourim, ils furent terriblement bouleversés par le sort de leurs parents et de leurs frères et sœurs. Ils disaient qu’ils ne pouvaient pas se réjouir pendant Yom Tov, car ils ne savaient pas si leurs parents étaient en vie ni à quel point ils souffraient.

Le roch yéchiva, le rav Moché Schneider, leur répondit avec passion :
"L’ennemi peut nous ôter la vie dans ce monde, mais il ne peut pas nous ôter la vie dans l’autre monde, notre Torah et nos mitsvot! Même si nous marchons dans la vallée de la mort, même si nous sommes jetés dans une fournaise ardente, nous nous réjouirons d’être juifs!
Nous ne laisserons absolument pas l’ennemi nous priver de notre joie de Yom Tov!"
[rav Moché Sternbuch]

Hachem est constamment face à moi

+ Hachem est constamment face à moi :

-> Le principe le plus important de la Torah est que chacun s'imagine être à chaque instant devant Hachem et ne penses pas que s'il est enfermé dans sa chambre, Hachem ne le voit pas.
Comme il est dit : "Quelqu'un peut-il se cacher dans un lieu occulte sans que Je le voie? dit Hachem" (Yirmiyahou 23,24).

En effet, le Réma (premier paragraphe du Choul'han Aroukh) dit que : "J'ai Hachem devant moi tout le temps" (chiviti Hachem lénegdi tamid) est un grand principe de la Torah. Lorsqu'un homme est seul chez lui et vaque à ses occupations, il ne se comporte pas de la même façon que s'il agissait devant un roi.
Quand un individu prend conscience qu'il se tient devant le Roi des rois, Hachem dont la gloire remplit l'univers, qui voit le moindre de ses actes, (la moindre de ses pensées), on éprouvera immédiatement de la crainte et soumission vis-à-vis d'Hachem.

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-> Le Saba de Kelm ('Hokhma ouMoussar) écrit que la différence entre un tsadik et un racha ne tient qu'à la force d'imagination.
Il disait : "Efforce-toi beaucoup mon frère d'imaginer, tu en retireras du bien à jamais!"
[ex: que ce soit l'animal sacrifié qui prend notre place (imaginer la gravité des punitions de nos mauvaises actions), ou bien placer Hachem devant nous constamment.]

Hachem a donné au peuple juif du pain provenant des cieux (la manne) afin qu'ils ne soient pas attachés à ce monde par le biais de la nourriture.
La règle est que plus une personne se connecte à matérialité, moins elle peut se connecter à la spiritualité.
Si quelqu'un veut vraiment se connecter à la spiritualité, il doit limiter et réduire sa connexion à la matérialité.
[Bat Ayin]