La raison de la mitsva [d'honorer ses parents] est qu'il est convenable qu'une personne montre sa gratitude envers son bienfaiteur et lui rende la pareille avec gentillesse, et qu'elle ne soit pas ingrate ...
Une fois que l'âme a acquis cette qualité, elle peut progresser jusqu'à reconnaître la bonté d'Hachem, qui est la cause de son existence et de celle de ses parents.
[séfer ha'Hinoukh - mitsva 33]
L’important c’est d’agir
Bien que les pensées d'une personne relèvent d'une faculté supérieure, en réalité, ce ne sont pas les pensées qui sont au centre de la avodat Hachem d'une personne, mais plutôt les actions ...
Nous, mortels qui vivons dans un monde physique, sommes tenus d'accomplir les actions [des mitsvot] dans tous leurs détails et leurs subtilités. Plus une personne est précise dans ses actions, mieux c'est. Si une personne peut allier la minutie à la pureté des pensées, c'est encore mieux.
Cependant, nous ne devons pas négliger les actions parce que nous sommes incapables d'avoir des pensées pures, et surtout pas négliger l'étude de la sainte guémara.
[rav 'Haïm de Volozhin - introduction au Biour HaGra sur le Shoulchan Aroukh - Ora'h 'Haïm ]
Faire le festin en réparation de notre faute du festin
-> Au cours du repas de Pourim, le rav Aharon Leib Steinman a dit ce qui suit :
La guémara (Méguila 12a) déclare que les juifs à l'époque d'Haman méritaient d'être détruits parce qu'ils avaient assisté et apprécié le festin d'A'hachvéroch.
Or, si les juifs ont fauté en participant à un festin, on pourrait penser que la manière de rectifier ce faute serait de s'abstenir de festoyer, c'est-à-dire en jeûnant et en priant.
Cependant, c'est le contraire qui est vrai : à Pourim, il nous est spécifiquement commandé de festoyer. En effet, lorsqu'un juif mange et boit conformément aux lois de la Torah, il élève la nourriture et la boisson, et il s'élève lui-même.
La meilleure façon de rectifier un festin qu'on a pu faire dans la faute est de festoyer en accomplissant une mitsva, c'est-à-dire de festoyer pour le bien du Ciel.
Frapper lors de la lecture de la Méguila
+ Frapper lors de la lecture de la Méguila :
-> Certaines synagogues, dans le but de maintenir le décorum, n'autorisent pas les fidèles à frapper le sol lorsque le nom d'Haman est mentionné.
Cependant, dans le minyan de rav 'Haïm Kanievsky, celui-ci insiste pour que la coutume de frapper lorsque le nom d'Haman est mentionné soit respectée dans son intégralité. Cependant, lorsque le rav 'Haïm a appris qu'une synagogue crié/chanté lorsque le nom d'Haman était mentionné, il a protesté, affirmant que crier/chanter constituait une interruption interdite pendant la lecture de la Méguila.
-> Le rav 'Haïm Kanievsky lui-même frappait le sol deux fois avec son pied à chaque mention du nom d'Haman. Il explique que s'il ne frappait qu'une seule fois, il ne serait pas évident qu'il frappe à la mention d'Haman ; on pourrait penser qu'il bouge simplement son pied. Il souligne que frapper fait partie de la mitsva d'effacer la mémoire d'Amalek.
Ainsi, nous frappons uniquement lorsque le nom d'Haman, qui était originaire d'Amalek, est mentionné, et non lorsque celui d'A'hachvéroch, qui était un racha mais n'était pas originaire d'Amalek, est mentionné.
Le rav Kanievsky encourage les parents à amener leurs jeunes enfants à la lecture de la Méguila ; même s'ils n'écoutent pas la Méguila, ils peuvent frapper lorsqu'ils entendent le nom d'Haman et ainsi accomplir la mitsva consistant à effacer la mémoire d'Amalek.
Le demi-shekel
+ Le demi-shekel :
-> Le jour de Taanit Esther, beaucoup ont pour coutume de donner un demi-shekel à la tsédaka (ma'hatsit haShékel), en souvenir du demi-shekel donné par chaque homme juif adulte, d'abord pendant leurs quarante années dans le désert, puis chaque année pendant en Adar, au Temple.
Le Yérouchalmi (Shékalim 2,3) indique que la raison pour laquelle les juifs ont reçu l'ordre de donner un demi-shekel était d'expier le péché du Veau d'or.
Quel est le lien entre un demi-shekel et le veau d'or?
Le rav 'Haïm Kanievsky explique : La Torah indique que pour fabriquer le Veau d'or, tout le peuple a retiré les anneaux d'or qui étaient à leurs oreilles ... et les a fondus pour en faire un veau (Ki Tissa 32,3-4).
Maintenant, combien pèse un anneau d'or? La Torah indique qu'Éliézer a donné à Rivka un anneau d'or dont le poids était d'un béka ('Hayé Sarah 24,22).
Combien pèse une beka? Exactement un démi-shékel, comme le dit la Torah, une béka pour chaque tête, un demi-shékel dans le shékel sacré (Pékoudé 38,26).
Il en ressort que chaque juif a donné de l'or pesant un demi-shékel pour le veau d'or. Pour expier, chaque juif devait donner un demi-shékel au Michkan, et plus tard, au Temple.
Cependant, chaque juif a donné deux anneaux pour le veau d'or, car la Torah indique qu'ils ont donné les anneaux qui étaient à leurs oreilles, ce qui implique deux anneaux, un de chaque oreille. Si tel est le cas, chaque juif a donné l'équivalent de deux demi-shékels pour le veau d'or ; pourquoi n'ont-ils pas donné deux demi-shékels en expiation?
La réponse est que nos Sages enseignent que tous les poids et mesures pour le Temple étaient doublés (voir Baba Batra 90b).
Ainsi, lorsque les juifs ont donné un demi-shékel au Temple, cela équivalait en fait au poids de deux demi-shékels, soit la même somme qu'ils avaient donnée pour fabriquer le Veau d'or.
"Alors la reine Esther, fille d'Avi'haïl, écrivit, avec Mordé'haï le juif, avec toute l'autorité nécessaire pour ratifier cette deuxième lettre de Pourim" (Esther 9,29).
=> Pourquoi la Megillah mentionne-t-elle ici le nom du père d'Esther?
Rav 'Haïm Kanievsky explique :
La Méguila indique que Mordé'haï a d'abord consigné les événements de Pourim et envoyé des lettres à tous les juifs, leur enjoignant d'observer la fête (Esther 9,20-22). Ensuite, Esther a écrit une autre lettre, avec Mordé'haï, avec toute l'autorité nécessaire pour ratifier cette deuxième lettre de Pourim (Esther 9,29). Pourquoi était-il nécessaire d'écrire une autre série de lettres?
Au début, Mordé'haï envoya des lettres exhortant les juifs à accepter Pourim. Cependant, les juifs craignaient que la célébration d'une telle fête n'attise la colère des autres nations, qui diraient que les juifs se réjouissaient de la chute des autres nations.
En réponse à cela, Esther rédigea une deuxième série de lettres, en sa qualité de reine, pour indiquer que les juifs avaient l'autorisation royale de célébrer cette fête (voir Méguila 7a, avec le Maharcha).
Afin de rappeler aux juifs que même si elle rédigeait cette lettre en tant que reine, elle restait l'une des leurs, Esther signa de son nom, "fille d'Avi'haïl" ; c'est pourquoi la Méguila mentionne ici le nom de son père.
Et c'est en effet la lettre d'Esther qui a institué la fête de Pourim, comme l'indique la Méguila (Esther 9,32) : L'ordonnance d'Esther a confirmé ces règles pour Pourim.
Les paroles de Yéhouda ont créé des anges
+ Les paroles de Yehouda ont créé des anges :
"Et Yossef ne put se contenir en présence de tous ceux qui se tenaient autour de lui" (Vayigach 45,1)
-> Le 'Hioduché haRim (cité dans le Likouté Yéhouda) demande qui étaient ces personnes qui "se tenaient autour de lui" (lé'hol anitsavim alav).
Il répond que les paroles de Yéhouda ont créé des anges. Un ange (mala'h) est appelé "nitsav" (celui qui se tient debout - voir Zé'haria 3,7 - [les anges n'évoluent pas et sont donc "omdim" (debout), à la différence des juifs qui sont des "Méalé'h" (ceux qui marchent) ).
Ainsi, ceux qui se tenaient autour de lui étaient des anges.
Yossef n'était pas en mesure de supporter tous les anges créés à partir des paroles saintes de Yéhouda.
La parnassa par le mérite du bita’hon
+++ La parnassa par le mérite du bita'hon :
"Et Yossef nourrit son père et ses frères ... du pain selon les enfants (lé'hem léfi ata'h)" (Vayigach 47,12)
-> Le séfer Divré Israël écrit au nom de son grand-père, le rav Yé'hezkel de Kouzmir, que le mot "taf" (jeunes enfants - טָּף) peut également signifier "regarder".
[comme dans la guémara Méguila 14b : "Un poulet marche la tête tournée vers le bas, mais ses yeux regardent (mitfi) au loin pour trouver de la nourriture". ]
Le Divré Israël explique que le verset nous enseigne que le meilleur moyen de gagner sa vie est de se tourner vers Hachem et de lui faire entièrement confiance. Lorsque le verset dit que Yossef a soutenu ses frères, il précise qu'il a donné à chacun d'eux "du pain selon leur "taf" (lé'hem léfi ata'h).
Cela signifie que chacun a reçu la quantité de parnassa (subsistance) qu'il méritait en fonction de son niveau d'intérêt pour Hachem. [à quel point on regarde Hachem. Le roi David dit : "Je place Hachem en face de moi à tout moment" (chiviti Hachem lénegdi tamid - Téhilim 16,8) ]
Ceux qui avaient le plus d'émouna et de bita'hon recevaient donc plus de nourriture.
Le Divré Israël ajoute que le mot "taf" peut également être compris comme signifiant littéralement "jeunes enfants", le verset nous enseignant qu'ils ont reçu la subsistance grâce au mérite d'avoir fait confiance à Hachem comme un (jeune) enfant (avec ses parents).
Lorsque le verset dit de "jeter son fardeau à Hachem et Il te soutiendra" (Téhilim 54,23), l'intention est que l'on devrait s'appuyer sur Hachem comme un enfant. Un petit enfant ne se préoccupe pas de l'argent. Il place plutôt le fardeau sur ses parents et compte sur eux pour le nourrir.
De même, il nous est dit de faire entièrement confiance à Hachem et qu'Il prendra soin de nous.
En conséquence, le verset peut être interprété comme disant que Yossef a donné à chaque frère de la nourriture en fonction de leur émouna enfantine. Ceux qui s'en remettaient à Hachem comme un jeune enfant avait une parnassa au plus haut niveau.
Dans le même ordre d'idées, le rabbi de Kobrin (cité dans Imrot Moché - Eré'h Emouna) explique le verset : "Hachem est mon berger, je ne manquerai de rien" (Téhilim 23,1), ce qui signifie que si quelqu'un a la émouna que "Hachem est son berger", il ne manquera de rien.
<--->
-> Le Beit Avraham de Slonim écrit que le mot"taf" dans ce verset fait référence à la Torah étudiée par les jeunes enfants.
Ainsi, le verset dit que nous recevons la parnassa par le mérite de cette Torah pure.
En outre, le Beit Avraham écrit que le mot "taf" fait allusion à la émouna pure des enfants, et le verset dit que cette émouna crée la parnassa.
Il ajoute qu'il y a eu des moments où la parnassa a été très difficile en raison d'un manque d'émouna. C'est le sens du verset : "La émouna a été perdue et déracinée de leurs bouches" (Yirmiyahou 7,28).
Lorsque la émouna est perdue, la subsistance d'une personne est déracinée de sa bouche.
Qui est ‘hassid? Celui qui ne parle jamais de lachon ara
+ Qui est 'hassid? Celui qui ne parle jamais de lachon ara :
-> La guémara (Baba Kama 30a) affirme que celui qui veut être un 'hassid doit accomplir des "milin dénézikin" (problématiques liées aux dommages).
Le rav Ouri de Sterlisk (Imré Kodech - Likoutim 11) explique que quiconque désire être un 'hassid doit "s'acquitter des questions de dommages" en veillant à ne jamais porter préjudice à qui que ce soit par ses paroles. Si quelqu'un est capable de s'abstenir de prononcer de telles paroles, il sera un véritable 'hasid.
Rav Papa dit à Abayé : En quoi les générations précédentes sont-elles différentes pour que des miracles se produisent pour elles, alors qu'aucun miracle ne se produit pour nous?
Si c'est en raison de l'étude de la Torah, à l'époque de Rav Yéhoudah, tout leur étude se faisait dans Nézikin, alors que nous apprenons les six sections [de Michnayot!] ...
[Abayé] lui dit [à Rav Papa] : Les générations précédentes se sont sacrifiées pour la sanctification du nom de Hachem, alors que nous ne nous sacrifions pas pour la sanctification du nom de Hachem.
[guémara Béra'hot 20a ]