Aux délices de la Torah

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Ceux qui ne se repentent pas

-> La guémara (Yoma 85b) rapporte que Rabbi soutient que le jour de Yom Kippour expie à la fois pour ceux qui font téchouva et pour ceux qui n’en font pas.
Le Méor Enayim (paracha Haazinou) se demande comment le jour lui-même pourrait bien expier les fautes de ceux qui ne font pas téchouva. Il répond en citant les paroles du Zohar selon lesquelles aucune téchouva ne pourrait expier le "pegam hayessod".
En conséquence, il explique que la guémara signifie que Yom Kippour expie même les fautes pour lesquelles on ne peut généralement pas faire téchouva.

Le rabbi de Vilednik a rapporté que lorsqu’il a entendu le Méor Enayim dire cela, il a entendu une voix céleste annoncer que le Beit Din d'en-Haut avait statué que "la halakha est comme Na'houm (le Méor Enayim)".

-> Le Pri Tsadik (Erev Yom Kippour - ot 1) écrit que bien que le jeûne de Yom Kippour ne dure qu’une seule journée, il expie toute l’année. Outre ce que la journée elle-même expie, le jeûne expie également les fautes délibérées.

-> Le 'Hatam Sofer (drachot - 'helek 1 - p.19) écrit que, comme le disent nos Sages, lorsqu’on fait téchouva par amour, nos fautes intentionnelles se transforment en mérite, et chaque morceau de nourriture non casher de la taille d’une olive que l’on a mangé est désormais considéré comme si l’on avait mangé un Korban Pessa'h à Jérusalem.

La bénédiction d’un tsadik rectifie l’âme

-> Il est d’usage que les gens se rendent chez les tsadikim la veille de Yom Kippour afin de recevoir une bénédiction pour une "gmar 'hatima tova". Il ne fait aucun doute que les bénédictions des tsadikim ont un effet puissant, et Hachem exauce leurs décrets afin que les gens soient scellés pour une bonne année.

Le rav de Sanz disait même à son sujet : "Si les gens connaissaient le pouvoir de mes bénédictions la veille de Yom Kippour, ils risqueraient littéralement leur vie pour en obtenir une."

S’attacher à Hachem par nos pensées

"Cherchez Hachem pendant qu'Il se laisse trouver, invoquez-Le pendant qu’Il est proche" (Yéchayahou 55,6), ce qui, selon nos rabbanim, fait référence aux 10 Jours de Repentir (Yémé Téchouva). Et également, il est dit : "Et de là, tu chercheras Hachem, ton D. ; et tu le trouveras, si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme" (Vaét'hanan 4,29).
Cela s’apparente à ce qui est écrit : "Quelle nation est si grande pour avoir un D. si proche d’elle, comme l’est Hachem, notre D., chaque fois que nous l’invoquons?" (Vaét'hanan 4,7).

Cela signifie qu’aujourd’hui, en période d’exil, il est encore plus facile pour nos prières d’être exaucées et pour nous d’atteindre l’inspiration divine qu’à l’époque du Temple sacré.
À titre d’exemple, lorsque le roi est dans son palais, il n’est pas aussi facile de l’approcher que lorsqu’il est sur la route. Car alors, quiconque le souhaite peut s’approcher de lui, même un simple paysan qui n’est pas digne de lui parler.
De même, aujourd’hui, en exil, lorsqu’une personne s’attache avec Hachem par ses pensées, Hachem repose sur elle et demeure avec elle. C’est pourquoi une personne doit se détourner des désirs [inappropriés] et des pensées superflues, afin de ne pas rompre son attachement à Hachem.
Elle doit accomplir chaque action pour l’amour de Son Nom.
Tel est le sens de : "Éloigne-toi d’un mauvais voisin" (Pirké Avot 1,7). C’est-à-dire : éloigne le mal de Celui qui demeure avec toi.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov - partie 2, p.5b ]

+ Hochana Rabba :

Rabbénou Be'hayé (Kad haKéma'h - arava) rapporte que le monde fut créé le 25 Elloul. La guématria du Nom de Hachem (יהוה), est de 26.
Vingt-six jours à partir du 25 Elloul est Hochana Rabba : c'est le vingt-sixième jour de la Création du monde.
[Roch Hachana est le moment de la création de l'être humain. ]

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-> Le Maté Moché (ot תתקנז) nous révèle une allusion sur les guématriot des lettres du Nom Divin (יהוה) :
le י (valeur de 10) représentant les dix jours de Roch Hachana à Yom Kippour.
le ה (valeur de 5) = ajoutez cinq jours supplémentaires pour atteindre Souccot.
le ו (valeur de 6) = ajoutez six jours supplémentaires pour arriver à Hochana Rabba.
[comme la lettre hé a déjà été énoncée, il n'est pas nécessaire de l'expliquer à nouveau. ]

"Parmi tous les jours particuliers qui furent créés, il existe le jour de Kippour destiné au peuple juif, et Hachem fut rempli de joie lorsqu'll l'a donné avec un grand amour au peuple d'Israël".
[Tana déBé Eliyahou rabba - chap.1, lettre 3]

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-> Si nous comprenions vraiment la grandeur de Kippour, nous compterions les heures et les minutes jusqu'à ce jour grandiose ! Et pourquoi n'agissons-nous pas de la sorte?
La réponse est simple : parce que nous ne ressentons pas le poids de nos fautes.
[rav Barou'h Rozenblum]

Hochana Rabba & Avraham

+ Hochana Rabba & Avraham :

-> Hachem a béni Avraham en disant : "Je suis l'Unique dans le monde, et tu es unique dans le monde. Je vais garder pour tes enfants un jour spécial durant lequel je vais pardonner toutes leurs fautes.
Si Roch Hachana ne pardonne pas tes enfants, alors Yom Kippour le fera. Si ce n'est pas le cas, ce sera à Hochana Rabba."

Pourquoi Hachem a-t-il fait cette promesse spécifiquement à Avraham?
En comptant de Adam, Avraham est né pendant la 21e génération depuis la Création.
Sa lumière a alors commencé à briller dans le monde.

C'est pourquoi, Hachem a promis à Avraham qu'à Hochana Rabba, qui tombe le 21e jour de l'année, les juifs seront totalement pardonnés, et que leur lumière illuminera de nouveau.
[Maté Moché - 557]

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-> Une autre illustration du lien entre Hochana Rabba et Avraham nous est proposée par le Megalé Amoukot (Vaét'hanan), qui affirme que Roch Hachana, Yom Kippour et Hochana Rabba, les trois Yémé Hadin, Jours de Jugement, correspondent aux trois Patriarches (Avot).
Its'hak représente la midat hadin, et correspond donc à Roch Hachana. Yom Kippour est Yom HaNora, le jour redoutable, correspondant à Yaakov, qui s'écria : "ma nora amakom azé" (Que ce lieu est redoutable - Béréchit 28,17).
Hochana Rabba correspond à Avraham, puisqu'il est la 21e génération depuis la Création du monde, et Hochana Rabba est le 21e jour de l'année.
Encore une fois, nous voyons que Hochana Rabba est particulièrement désigné pour Avraham.

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+ Les anges rendirent visite à Avraham à Souccot :

-> La guémara (Roch Hachana 11a) évoque l'épisode des anges venus rendre visite à Avraham après sa brit mila. Tossefot, selon le Pné Yéhochoua, explique que selon la guemara, ces anges arrivèrent chez Avraham au moment de Souccot.
En fait, le rav 'Haïm Kanievsky (Taama dékra - Vayéra) rapporte que l'arbre, mentionné dans le verset : "et étendez-vous sous l'arbre" (véhichaanou ta'hat aéts - Vayéra 18,4), était un arbre qui avait été abattu et qui était utilisé en tant que toit (skhakh) pour la soucca.
[Avraham Avinou était assis à l'entrée, plutôt qu'à l'intérieur de la soucca, car il faisait très chaud, et qu'un mitsta'er, une personne souffrante, est exempté de la mitsva de la soucca.]

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-> Avraham amena ses invités chez lui. Le midrach nous raconte que Hachem lui annonça que grâce à son hospitalité, il recevrait trois récompenses. La première serait les Anané HaKavod, les Nuées de Gloire, qui protégeraient les Bné Israël dans le désert ; la deuxième, la mitsva de la soucca ; et la troisième, la grande soucca quand viendra le Machia'h.

-> Pourquoi la mitsva de la soucca récompense-t-elle l'hospitalité (d'Avraham)?

Lorsque les anges se présentèrent sous l'apparence de nomades, Avraham crut qu'ils étaient en fait des Arabes qui étaient idolâtres. Il accueillit ses invités "ta'hat kanfé HaChékhina" (sous les ailes de la Chékhina).
Hachem lui dit : "Tu amènes des invités sous les ailes de la Chékhina ; Je te récompenserai avec un cadeau : la soucca."
La soucca est l'ombre de Hachem, l'ombre de la émouna : tsila demhéménouta.

Ainsi, pendant une semaine entière, le peuple juif a le mérite extraordinaire de s'asseoir dans la soucca, sous les ailes de la Chékhina. La mitsva de la soucca est mesure pour mesure.
Avraham amena des personnes extérieures sous les ailes de la Chékhina, et de ce fait, il reçut la mitsva de la soucca au cours de laquelle nous, ses descendants, jouissons du mérite de nous asseoir sous les ailes protectrices de la Chékhina.

Ne considérez jamais un instant comme insignifiant.
Un seul instant peut valoir tout le Gan Eden, et Hachem nous en accorde une multitude tout au long de notre vie.
[Beit Aharon]

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-> Les gens paniquent lorsqu'ils perdent de l'argent, mais restent impassibles face aux jours gaspillés.
L'argent peut revenir. Le temps, lui, ne revient jamais.

Des juges et des officiers – les téfilines

+ Des juges et des officiers - Téfilines de la tête et du bras :

"Des juges et des officiers tu nommeras dans toutes tes villes" (Choftim 16,18)

-> Le Chla haKadoch rapporte les paroles du Séfer Yétsira qui dit que l'homme a reçu l'ordre de garder les 7 'portes' de sa tête qui sont : les deux yeux, les deux oreilles, les deux narines et la bouche.

-> Le Bné Yissa'har dit : la paracha Choftim inaugure le mois d'Elloul pour te dire que le moyen d'accéder au repentir est de faire en sorte que l'homme garde les 7 portes de son corps.

-> Le Sfat Emet (Paracha Choftim) explique : "Des juges et des officiers tu nommeras" = "des juges" désigne les téfilines de la tête, et "des officiers" désigne les téfilines du bras.

Les téfilines de la tête, dont l'emplacement est au-dessus du cerveau, ont pour rôle d'influencer l'âme qui est située dans le cerveau, afin que l'intellect soit pur pour diriger et contrôler sa pensée et ses membres.
On retrouve cette idée dans le langage du Yéhi Ratson que les Achkénazim prononcent avant de mettre les téfilines : "Que l'âme qui est dans mon cerveau, avec mes sens et mes forces soient tous assujettis au service de D., béni soit Son Nom".
Et les téfilines du bras représentent l'officier qui contraint le peuple avec le bâton et la ceinture.

Ainsi il est écrit dans le livre Ohr haTsévi : c'est pour cette raison qu'il y a 2 lettres Shin (ש) gravées dans les Téfilines de la tête, un à trois branches et un à quatre branches, pour te dire que le rôle des téfilines de la tête est d'être comme "un juge" pour superviser les sept portes.

Avec les Téfilines du bras nous faisons 7 enroulements autour du bras, pour te dire que leur rôle est de veiller aux instructions du juge pour qu'elles puissent agir sur toutes les 7 portes. Et si l'homme ne respecte pas les instructions, l'officier a le pouvoir de frapper ces membres.

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+ Les téfilines préservent de la faute :

-> Le Rambam écrit (Lois sur les téfilines 4,25) :
"La sainteté des téfilines est grande, car tout le temps où les téfilines sont sur la tête de l'homme et sur son bras il est humble et craint le Ciel. Il ne se laisse pas aller à la plaisanterie ou à des discussions vaines, et il ne produit pas de mauvaises pensées, mais il oriente son cœur vers des paroles de vérité et de justice. C'est pourquoi l'homme doit s'efforcer de les porter toute la journée, car c'est ainsi que se pratique ce commandement."

-> Le Méiri dit :
l'homme qui est orné de ses téfilines n'a aucune crainte d'être entraîné vers des choses méprisables, car la sainteté des téfilines conduit à la crainte du Ciel.

-> La guémara (Béra'hot 30b) rapporte qu'Abbayé était assis devant Rabba et remarqua qu'il était joyeux et rempli d'allégresse, à tel point qu'il "semblait rejeter le joug" (Rachi).
Abbayé lui dit : comment peux-tu être si joyeux et rempli d'allégresse, il est pourtant écrit : "Et réjouissez-vous (en D.) avec tremblement?"
Rabba lui répondit : "Je mets les téfilines". Et Rachi explique la grandeur des téfilines qui étaient sur lui : "Ils sont un témoignage que l'autorité de mon Créateur est sur moi".

=> Lorsque l'homme met ses Téfilines, il a le contrôle sur les sept portes et il n'y a aucun risque qu'il faute, et donc il peut se permettre de se réjouir et de se laisser aller à la joie.

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-> La guémara (Ména'hot 43b) dit : "Heureux est le peuple d'Israël, car Hachem l'a entouré de mitsvot. Ils portent les téfilines sur leurs têtes et sur leurs bras, ils installent les tsitsit sur leurs habits, et ils posent la mézouza à leurs portes. Et David s'est exprimé à propos des mitsvot : 'Sept fois par jour je célèbre Tes louanges, en raison de Tes justes arrêts' (Téhilim 119,164).
Rabbi Éliézer ben Yaakov dit : tout celui qui a des téfilines sur sa tête et sur son bras, et des tsitsit sur son habit, et une mézouza sur sa porte, il est fort probable qu'il ne fautera pas, comme il est dit : 'Mais un triple lien est encore moins facile à rompre' (Kohélet 4,12)."

À première vue, la chose est difficilement compréhensible lorsqu'on se penche sur la réalité concrète, car tous les gens qui respectent la Torah et ses Commandements mettent leurs téfilines, portent des tsitsit, et ils ont tous des mézouzot aux portes de leurs maisons, et malgré tout ils ne sont pas "propres de toute faute".

Le Gaon de Vilna explique : il n'est pas dit "tout celui qui a des téfilines sur sa tête et sur son bras", mais (si on traduit de façon vraiment littérale) : "Tout celui qui a des téfilines dans sa tête et dans son bras".
Si les téfilines sont vraiment "dans notre tête et dans notre bras", alors nous aurons la garantie que nous ne fauterons pas.

Quelle est la signification de ces paroles?
La mise des téfilines n'est pas une simple action extérieure, mais l'homme doit accomplir cette mitsva avec toute sa signification intérieure.
Le Rama (Ora'h Haïm 1,1) a écrit : " 'Je place Hachem en face de moi en permanence' est une grande règle dans la Torah". Il n'y a pas de plus grand niveau que celui-ci. Et pourquoi?
Car lorsque l'homme installe Hachem en face de ses yeux, il ne peut pas fauter.
Il en est de même pour la mitsva des téfilines: lorsque les téfilines seront "à l'intérieur de sa tête et à l'intérieur de son bras", intégrés et unifiés avec lui, aucun membre n'agira contre la volonté de Hachem.

La mitsva des bikourim sert d’expiation à la faute d’Adam Harichon

+ La mitsva des prémices sert d'expiation à la faute d'Adam Harichon :

-> La faute d'Adam Harichon était aussi incluse une faute d'ingratitude envers Hachem, puisqu'il s'est exprimé : "La femme que Tu m'as adjointe, c'est elle qui m'a donné de l'arbre et j'ai mangé".
En revanche, l'objectif de la mitsva des prémices (Ki Tavo 26,10) est d'implanter en l'homme la qualité de reconnaissance envers Hachem.

C'est pourquoi, selon le Maor vaChémech, la mitsva des "prémices" (bikourim) vient racheter la faute d'Adam Harichon.
[ à l'époque du Temple, une mitsva incombait à quiconque possédait un champ où poussaient des fruits des 7 espèces, d'apporter les prémices de ses fruits au Temple et de les donner aux Cohanim. Quand on voyait, en son champ, les premiers fruits qui commençaient à mûrir, on attachait un morceau d'osier sur la queue du fruit, et l'on disait : "Haré, Élou Bikourim" (Voici, ce sont les prémices). Et quand ils étaient mûrs, on les prenait, afin de les apporter au Temple. ]

D'après cela, on comprend pourquoi la michna commence par la figue lorsqu'elle traite de cette mitsva : "Si un homme descend dans son champ et aperçoit une figue qui a commencé à mûrir... il l'entoure avec une ficelle", car d'après un des avis (dans la guémara Sanhédrin 70a), "l'arbre dont Adam Harichon a mangé le fruit était un figuier".
Cet avis tire sa preuve du verset : «"Ils cousirent alors une feuille de figuier" (Béréchit 3,7) : "la chose qui leur a servi à fauter a également été utilisée pour réparer le mal causé".

Le Maor vaChémech écrit : lorsqu'un homme descend dans son champ et aperçoit une figue qui a commencé à mûrir, il ressent une forte envie de la consommer, comme cette fameuse figue de l'arbre de la connaissance qu'Adam Harichon désirait manger.
"Il l'attache avec une ficelle" = cela signifie qu'il résiste à son désir et qu'il "l'enferme à clé". Et comment fait-il pour ne pas succomber?
En méditant bien sur le fait qu'il n'est que chair et que demain, "des herbes monteront sur ses joues" (c'est-à-dire : il sera dans la tombe).
Et à cause de quoi a-t-il été décrété que le corps devait se décomposer dans la terre? C'est à cause de la faute d'Adam Harichon qui a été provoquée par le fait qu'il a cédé à son désir. Et par voie de conséquence, s'est attachée à lui ainsi qu'à toute sa descendance l'impureté du serpent originel, dont on ne peut se débarrasser que par le biais de la mort et de l'enterrement.
Et en y réfléchissant, il laissera tomber son envie et il raffinera sa matérialité de son vivant.

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-> Le Baal haTourim fait remarquer que dans le passage traitant des prémices (bikourim) n'apparaît pas la lettre hébraïque samekh. Cette lettre fait allusion au mauvais penchant (Samaël - סמאל).
Un homme qui fait preuve de reconnaissance envers Hachem, en prenant conscience que tout ce qu'il possède provient de Lui, ne pourra pas fauter.
C'est pourquoi au moment où l'homme apporte ses prémices, le Satan ne peut pas avoir d'emprise sur lui, étant donné qu'il est en train d'exprimer toute sa gratitude à son Créateur.
Quant au Satan, il symbolise l'extrême inverse : l'ingratitude.

C'est pourquoi la lettre samekh ne figure nullement dans le passage évoquant les prémices, pour faire allusion au fait que le Satan ne peut pas nuire aux individus qui apportent leurs premiers fruits et qui viennent remercier le Créateur.

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-> "Moché a vu grâce à l'Esprit Saint que le Temple serait détruit et que les prémices (bikourim) arrêteraient d'être offertes, il a alors institué que les juifs devraient réciter 3 prières quotidiennes, car la prière est plus précieuse aux yeux de Hachem que toutes les bonnes actions et que tous les sacrifices."
[midrach Tan'houma Ki Tavo 1]

-> "Le but de toutes les mitsvot est que nous ayons confiance en notre D. et que nous Le remerciions de nous avoir créés, et c'est le but de la Création, car il n'y a pas d'autre raison à la Création Première, et le D. suprême ne désire qu'une seule chose, c'est que l'homme prenne conscience d'avoir été créé et qu'il Le remercie pour ça."
[Ramban - Bo]

"Le but de toutes les mitsvot est que nous ayons confiance en notre D. et que nous Le remerciions de nous avoir créés, et c'est le but de la Création, car il n'y a pas d'autre raison à la Création Première, et le D. suprême ne désire qu'une seule chose, c'est que l'homme prenne conscience d'avoir été créé et qu'il Le remercie pour ça."
[Ramban - paracha Bo]