Il y a 600 000 explications sur chaque verset de la Torah, selon chaque niveau du Pardess (pchat, remez, drach, sod).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Dorech Tov - citant le rav 'Haïm Vital]
Les 2 niveaux de tsadikim
-> Le Tana déBé Eliyahou (rabba - chap.9) discute de deux niveaux de tsadikim.
Un niveau comprend ceux qui ne fautent jamais mais qui n'ont pas été mis à l'épreuve. Un niveau supérieur comprend ceux qui ont été mis à l'épreuve et qui se sont rendus paresseux et indifférents à la faute, ce qui les a aidés à s'abstenir de commettre les fautes.
Le Tana déBei Eliyahou enseigne : "Heureux celui qui n'a jamais fauté et n'a jamais quitté le droit chemin. Même s'il est un Israël (un juif ordinaire), il est digne d'apporter un korban sur le mizbéa'h (Autel) comme s'il était le Cohen gadol. Comme il est dit : "Les jeunes gens de Bné Israël ont offert des korbanot" (Michpatim 24,5).
Mais celui qui se rend paresseux (nonchalant) lorsqu'il s'agit de commettre des fautes atteint le niveau des anges dans le ciel. Comme il est dit : "Les paresseux de Bné Israël ... ont perçu Hachem, et ils ont mangé et bu" (Michpatim 24,11).
Le Tana déBé Eliyahou interprète אֲצִילֵי (nobles) comme ,עֲצִילֵי ceux qui sont paresseux et ne commettent pas de faute. Ils atteignent le niveau de וַיֶּחֱזוּ אֶת הָאֱלֹקִים, si l'on peut dire comme voyant Hachem. C'est le niveau des anges (mala'him).
Il est supérieur à celui des tsadikim qui n'ont pas été mis à l'épreuve et n'ont jamais commis de fautes.
Ces tsadikim atteignent le niveau d'un Cohen gadol, tandis que ceux qui réussissent les épreuves atteignent le niveau des anges.
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-> Le זקיקון דנורא ajoute que les tsadikim qui ont réussi l'épreuve sont supérieurs aux anges. Les anges n'ont pas de yétser ara, mais lui en avait un, et grâce à ses bons choix et à ses efforts immenses, il a surmonté le yétser ara.
Le Tana déBé Eliyahou nous dit que, parce qu'il a réussi des épreuves difficiles, il est égal aux anges en ce sens qu'il verra la Chékhina comme eux. Mais à d'autres égards, en raison des défis (tests) qu'il a dû relever, il devient plus grand que les anges.
L’affliction physique crée des mérites
+++ L’affliction physique crée des mérites :
"Et autant ils les affligeaient, autant ils se multipliaient et autant ils s’étendaient" (Chémot 1,12)
-> Le rav Moché Leib de Sassov (cité dans Michnat haRamal) explique qu'il est connu que si quelqu’un essaie de se purifier, Hachem l’aide. Le principal moyen de se sanctifier et de se purifier est de s’abstenir des plaisirs physiques et d’affliger le corps autant que l’on peut le supporter.
Plus on s’abstient des plaisirs terrestres, plus on peut atteindre la sainteté et plus on peut se connecter à Hachem.
De cette façon, l'âme de l’individu devient plus forte et il est capable de faire téchouva et de transformer ses fautes en mérites.
En conséquence, le verset dit que plus la nation était affligée, plus elle se multipliait et grandissait. Grâce à leurs afflictions physiques, leurs mérites augmentaient.
Aharon se dévoua constamment pour le peuple d’Israël
+ Aharon se dévoua constamment pour le peuple d’Israël :
"Le courroux d'Hachem s'enflamma contre Moché et Il dit : "N'y a-t-il pas Aharon ton frère, le Lévite? Je sais qu'il parlera assurément" (Chémot 4,14)
-> Le séfer Tiféret Shlomo explique que lorsque Moché parla négativement du peuple en disant (Chémot 2,14) : "Maintenant je comprends" (comme l’explique Rachi, il disait qu’il comprenait qu’ils méritaient d’être punis), il fit en sorte que la guéoula soit retardée de 80 années supplémentaires, car il dut fuir à Midyan.
D’un autre côté, Aharon haCohen était toujours avec le peuple juif. Il était témoin de leur souffrance et souffrait pour eux. Il priait constamment pour eux.
Ainsi, Hachem dit qu’il "parlera assurément". "Parler" fait référence à la prière. Hachem dit qu’Aharon prie toujours avec et pour peuple juif. Par conséquent, il parlera. Il méritera la kéhouna et la capacité de bénir le peuple juif (comme nous le voyons dans Nasso 6,23) car il était constamment uni au peuple et priait pour eux.
Celui qui s'abstient régulièrement de dire du lachon ara finira par ne transgresser aucun interdit dans les relations entre un homme et son prochain.
['Hafets 'Haïm - séfer Chemirat Halachon - Chaar Hazé'hira, chap.1 ]
La vérité pendant l’exil
+ La vérité pendant l'exil :
"Yaakov vécut dans le pays d'Egypte 17 années" (Vayé'hi 47,28)
-> Le 'Hidouché Harim écrit que ce verset est une source d'encouragement pour le peuple juif alors que nous sommes coincés dans l'exil au milieu des non juifs, en nous disant que Yaakov a réussi à atteindre un niveau élevé de sainteté même dans la terre très impure d'Egypte.
Même si cette terre était pleine de dépravation, la sainteté de Yaakov a été encore plus forte que l'impureté de l'Egypte.
La Torah est éternelle et nous sommes censés tirer des leçons des Avot et les intégrer dans notre propre vie. Par conséquent, il est évident que chaque juif peut se connecter à la sainteté de Yaakov en s'accrochant à la mida du "émet" (Vérité), qui était le trait caractéristique de Yaakov, comme il est dit : "Donnez le émet à Yaakov" (Mikha 7,20).
En se connectant à Yaakov par le biais de la mida de la Vérité, on peut l'imiter et rester sur un niveau élevé de sainteté, même en endurant un exil sombre.
On peut se cacher d’un ennemi, mais on ne peut pas se cacher de quelqu'un qui nous aime.
[Rachi - sur Téhilim 55,14 - you'hal léisatèr néoïvo, vélo you'hal léisater méoavo ]
La Torah est appelée "eau" (Baba Kama 17a), "pain" ('Haguiga 14a) et "vin, lait et miel" (Dévarim rabba 7,3).
De même, la Torah est divisée en quatre niveaux de compréhension : pchat, rémez, drouch et sod.
Nous pourrions suggérer que "l'eau" représente le pchat (la compréhension simple), le "pain" représente le rémez (les allusions et les sous-entendus), la "viande et la crème" (non mentionnées ci-dessus) représentent le drouch (l'explication du sens profond du verset), tandis que "le vin, le lait et le miel" représentent le sod (les secrets ésotériques et mystiques).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Lé'h Lé'ha 18,6-8]
Le monde à venir est composé de différents niveaux pour les tsadikim. Lorsqu'un tsadik quitte ce monde, il est placé au niveau qui lui convient. Après un certain nombre d'années, ils souhaitent l'élever à un niveau supérieur. Ils ne peuvent le faire tant qu'il n'a pas été jugé pour des infractions mineures pour lesquelles il n'a pas encore été jugé. Il en va de même chaque fois qu'ils souhaitent l'élever à un niveau supérieur.
Tous ces jugements peuvent très bien découler des accusations portées par le yétser ara, comme nous le trouvons dans le Zohar (voir volume III,214a) concernant Yéhochoua Cohen Gadol que Satan a accusé dans le monde à venir.
[Arizal - voir Shaar HaGuilgoulim - hakdamah 22 ]
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-> Le yétser ara se bat sur deux fronts, comme l'écrit la guémara (Baba Batra 16a) : "le yétser ara descend dans ce monde et induit une personne en erreur pour qu'elle commette une faute, puis monte au Ciel, lance des accusations contre ce même fauteur et enflamme la colère d'Hachem contre lui."
Ainsi, le yétser ara nous combat sur deux fronts ; il se bat lorsqu'il est près de nous et lorsqu'il est loin de nous. Ici, il s'approche de nous, et en se battant face à face, il cherche à nous piéger dans les pièges de la faute par ses incitations.
Puis il monte très haut, au Kissé Hakavod (Trône de Gloire), au Beit Din supérieur, où il mène une autre guerre contre nous, nous accusant d'avoir fauté, excitant les dinim (jugements, rigueur) à nous punir.
Le temps de la mort d’Israël approchait et il appela son fils, Yossef, et il lui dit : "S’il te plaît, ne m’enterre pas en Egypte" (Vayé'hi 47,29)
-> Rachi dit que Yaakov ne voulait pas être enterré en Egypte pour éviter la douleur de rouler dans les souterrains que toutes les personnes enterrées hors d'Israël devront traverser au moment de la résurrection des morts.
-> Le séfer Sia'h Sarfé Kodech ('helek 1, p.57) rapporte qu’un homme vint un jour voir le rabbi Mendel de Kotzk et lui dit qu’il voulait déménager en terre d'Israël.
Le rabbi lui demanda : "Pourquoi veux-tu aller en terre d'Israël?"
Il répondit : "Nous voyons que Yaakov voulait être enterré en terre d'Israël pour éviter la douleur de rouler sous terre. Je veux y aller pour la même raison."
Le rabbi lui demanda avec étonnement : "Aimes-tu tant ton corps? Tu t’inquiètes tellement pour lui que tu ne veux pas qu’il ressente la moindre douleur après la mort?"
[on ne doit pas aimer son corps au point qu'il en devienne l'essentiel par rapport à notre spiritualité, à notre âme. ]