+ Ressentir la perte du Temple :
-> Le rav Aharon Leib Steinman fait remarquer : de nos jours, les gens ont du mal à ressentir la perte du Temple. La différence entre notre génération et les précédentes est très marquée à cet égard. En Europe, même le juif le plus simple se levait à minuit pour réciter le tikoun 'hatsot en versant de nombreuses larmes (sur la destruction du Temple).
De même, la guémara (Kétoubot 62a) rapporte qu’un non-juif poursuivait un jour un juif, mais vit qu’il ne pouvait le rattraper. Il mentionna alors le fait que le Temple avait été détruit, ce qui affaiblit le juif et lui permit de le rattraper. Tel était l’effet que la destruction avait sur les juifs des générations précédentes.
Le rav Steinman explique qu’autrefois, l'exil était beaucoup plus manifeste. Les juifs souffraient énormément des persécutions des non-juifs et vivaient également dans une extrême pauvreté. Il leur était donc plus facile de ressentir une nostalgie du Temple.
En revanche, nous vivons dans un confort relatif et ne souffrons pas beaucoup de la part des non-juifs.
Nos Sages (Taanit 30b) nous disent qu’une personne doit s'attrister sur le Temple en le pleurant comme un avel (comme quelqu'un qui a perdu un être cher, et qui en prend le deuil).
Il faut visualiser ce que l’on ressent lorsqu’un être cher décède, et essayer de ressentir la même chose face à la perte du Temple.
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[ainsi, d'un côté Hachem fait en sorte que notre exil soit plus agréable, mais nous devons faire en sorte de prendre un moment pour malgré tout ressentir l'amertume de l'exil, et en venir à pleurer la perte du Temple.
(sinon, D. préserve, Hachem risque de nous envoyer des difficultés/malheurs pour qu'on en vienne à ce constat!) ]