Le désir ambitieux d’aimer toute l’humanité de la même manière que l’on aime le peuple juif doit être examiné et clarifié. La compréhension du caractère unique du peuple juif, qui engendre un amour puissant se répandant sur toute l’humanité, est la force d’Avraham Avinou. Il était le père de toute l’humanité. "Par toi, tous les peuples de la terre seront bénis" (Lé'h Lé'ha 12,3).
Cependant, l’amour de l’humanité est parfois motivé par un manque d’attachement émotionnel et de conscience du caractère unique du peuple juif. Si tel est le cas, cet amour est toxique, et toutes les actions qui en découlent sont destructrices.
[rav Avraham Kook - Orot - Israël 8,5]
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[certes on peut apprendre et aimer les autres nations, mais en préalable nous devons être épanouis dans notre judaïsme et avoir conscience de la grandeur de chaque juif, de notre Torah, ... ]
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-> J’aime tout le monde. Je ne peux m’empêcher d’aimer tous les hommes, toutes les nations. Du plus profond de mon être, je souhaite l’épanouissement de tous, la perfection de tous.
Mon amour pour Israël (tous les juifs) brûle plus intensément et est plus profond.
Mais mon désir intérieur s’étend avec la force de son amour pour tous. Je n’ai pas besoin de forcer ce sentiment d’amour. Il jaillit directement des profondeurs sacrées de la sagesse de l’âme divine.
[rav Avraham Kook - Arpelé Tohar 76]
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-> Le grand amour que nous portons à notre peuple (juif) ne doit pas nous empêcher d’en critiquer les défauts.
Cependant, même après la critique la plus libre, nous découvrons que son essence est totalement exempte de toute souillure. "Tu es toute belle, ma bien-aimée ; il n’y a aucun défaut en toi" (Shir Hashirim 4,7).
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 3:345 ]