Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

[A 'Hanoucca, nous allumons chaque jour une bougie supplémentaire, selon beit Hillel,] parce que nous avions ressenti l'amour d'Hachem à notre égard de plus en plus intensément durant ces 8 jours de 'Hanouca (d'inauguration) où chaque jour le miracle augmentait dans sa durée.

[Pné Yéhochoua]

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-> Beit Hillel met l'accent sur la révélation et l'extériorité (chaque jour la flamme a brillé une journée supplémentaire), tandis que beit Chamaï met l'accent sur la potentialité et l'intériorité (la racine = chaque jour l'huile diminuait de 1/8e).
[amplification du miracle extérieurement vs diminution quotidienne de la potentialité de la racine de vie]
[Chir Ournanim]

[d'une certaine façon, c'est comme si chaque jour de vie on devenait davantage joyeux, reconnaissant envers Hachem vs se focaliser sur le compte à rebours qu'à déclencher notre naissance, durant lequel nous devons maximiser nos potentialités.]

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Voici 2 explications du rav Pinkous :
-> Selon beit Hillel nous devons allumer chaque jour une nouvelle bougie.
1°/ Cela fait allusion à la tendance à l'autosatisfaction de la plupart des gens sur l'évaluation de leurs efforts sur le plan spirituel.
En mentionnant ce qu'il a déjà accompli dans le passé (ex: "j'ai déjà étudié x michnayot"), il s'encourage, il se conforte et ravive ainsi sa flamme et son élan spirituel.
2°/ cela ressemble à la construction d'une maison qui s'effectue pierre après pierre, l'homme se construit prière après prière, étude de la Torah après étude de la Torah, tsédaka après tsédaka, Shabbath après Shabbath, travail d'une mida après une mida, ...
Ce mode d'élévation par construction s'effectue donc par une augmentation régulière de la quantité d'étude de Torah, de mitsvot et de midot jour après jour.

-> Selon beit Chamaï, nous devons diminuer l'allumage d'une bougie chaque jour.
1°/ cela fait allusion à l'élite qui aspire toujours à plus, sur le plan spirituel, et qui met l'accent sur les efforts qui restent à accomplir dans le futur (ex: il me reste à approfondir x traités du Talmud).
2°/ après avoir enregistré une information, il s'agit de clarifier, de la préciser de l'affiner, de la purifier [de l'internaliser].
Par exemple, après avoir étudié un thème d'étude (souguia) durant 3 heures, on le révise pendant 2 heures, puis on le révise encore pendant une heure. Au fur et à mesure, on affine la compréhension de cette étude, on la clarifie, on retire les doutes jusqu'à atteindre le point fondamental après avoir éliminé les détails.

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-> b'h, Nous allons voir un enseignement du rav Moché Feinstein (Darach Moché 30).
Selon Beit Chamaï, on allume graduellement une bougie de plus à chacun des 8 jours de 'Hanoucca.
Cette approche semble contredire le principe de "ma'alin bakodech", on agit dans le domaine spirituel d'une manière ascendante (toujours faire mieux) et non d'une manière descendante.
Selon Beit Chamaï, les lumières de 'Hanoucca suivent le modèle des sacrifices apportés au Temple à la fête de Souccot. En effet, on y sacrifiait un total de 70 taureaux pour les nations non-juives, d'une manière où, chaque jour de Souccot on en apportait un de moins (guémara Shabbath 21b).

=> Quel est le lien entre l'allumage de la Ménora et les sacrifices de Souccot?
Rabbi Moché Feinstein répond que nos Sages explique que les 70 taureaux sacrifiés à Souccot représentent les 70 nations du monde.
Idéalement, toute l'humanité doit être unie, et cet état utopique annoncera la paix dans le monde, puisque cela éliminera les guerres entre les nations.
La manière descendante [d'allumer les bougies] nous ordonne de témoigner une augmentation de l'unité, dont la quintessence sera atteinte avec l'arrivée de la Délivrance (on ne sera plus qu'un [une bougie]).

[l'idéologie grecque représente une importance totale à la matérialité (ex: le culte du corps). Or un juif doit combattre cela, dans le sens où tous les juifs sont en réalité qu'une seule même âme, que seule la matérialité divise.
Cette bataille est donc totalement actuelle, et c'est cela le message de 'Hanoucca, aborder le monde avec un regard juif, en diminuant nos disputes, en cessant de se diviser, car nous sommes unis vers un seul et même objectif : grandir le Nom de D.]

Le rav Moché Feinstein dit que ce même principe s'applique aussi dans le domaine spirituel.
La lumière de la Ménora représente la Torah. Dans l'exil, nous avons beaucoup de telle "lumière", chaque groupe pensant que c'est seulement sa Torah qui est correcte.
L'état idéal sera atteint lorsqu'il n'y aura plus qu'une seule lumière qui ne guidera pas seulement le peuple juif, mais également le monde entier, comme il est écrit : "Et les peuples marcheront à ta lumière" (véal'hou goyim léora'h - Yéchayahou 60,3).
L'emploi du singulier : "ta lumière" (léora'h) signifie qu'au final il n'y aura qu'une seule lumière.

[d'une certaine façon, personnellement on pourrait extrapoler que pour Beit Hillel :
- en ce qui nous concerne, l'essentiel est de multiplier les actes de bonté, de bonnes pensées, ... au sujet d'autrui (toujours plus), et c'est cette attitude positive qui va conduire que progressivement on arrivera à être de plus en plus semblable à une seule unité (plus on met de lumières dans la vie des gens, plus on en viendra à être unis, à être des lumières [car en faisant du bien à autrui, on lui témoigne de la valeur, et grâce à cette valorisation il va s'épanouir davantage dans sa vie, faisant davantage de bonnes choses, et mettant ainsi davantage de lumières dans le monde!]) ;
- par le fait d'avoir énormément de courants différents d'étude de la Torah (les 'hassidiques, les breslev, les 'harédi, ...), cela va faire que tout le monde trouve "chaussure à son pied", il y en a pour tous les goûts.
Grâce à cela, le cœur de tous les juifs sera finalement attiré vers une seule réalité : servir Hachem de tout notre cœur.
Plus chacun partage ses approches de la Torah (validées par nos Sages), plus chacun trouvera de belles choses dans la Torah, et elle sera lumineuse à son regard!
Plus on partage largement les lumières de la Torah, plus le peuple juif qui est lié les uns aux autres va s'élever et devenir plus lumineux.]

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-> Le rav Eliézer Ginzburg (Messilat Maharcha - Bamidbar 29,18) suggère une autre approche.
Le midrach (Bamidbar rabba 21,24) relate que les juifs se sont plaints devant Hachem : "Nous sacrifions ces 70 offrandes de taureaux [à Souccot] au profit des [autres] nations, mais au lieu de nous témoigner de la gratitude, ils affichent de la haine envers nous".
[Le midrach poursuit : ] Ainsi, la Torah nous demande de diminuer progressivement les sacrifices pour témoigner du déclin et de l'éventuelle destruction des [anciennes] 70 nations [non-juives].

Un scénario similaire s'est passé à 'Hanoucca : les grecs auraient dus apprécier les bénédictions que le Temple leur apportées. [le Temple était une source énorme de bénédictions pour le monde entier!]
Mais au lieu de cela, leur jalousie les a amenés à profaner le Temple.
C'est pourquoi, la diminution des lumières représente la victoire sur les grecs, et à quel point la lumière des grecs va également disparaître dans le temps.

[la gratitude, les louanges et remerciements envers Hachem sont un message fondamental de 'Hanoucca.
Plus nous les augmentons, plus il y aura de lumières dans le monde, car Hachem se rapprochera de nous et nous comblera de bénédictions pour cela, provoquant même la venue du machia'h.
D'une façon pratique, plus nous tâchons d'apprécier à quel point Hachem nous comble constamment de bonnes choses, plus notre vie s'illumine et devient agréable, conscient d'à quel point Hachem m'aime! ]

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-> Le Maharal (Ner Mitsva) dit que selon Beit Hillel nous augmentons progressivement les lumières de la Ménora.
Dans la spiritualité, une personne doit avancer d'un échelon bas (niveau 1 bougie) et progressivement augmenter.
C'est pour illustrer cela qu'on allume une bougie de plus chaque jour de 'Hanoucca, car pour avancer durablement dans la spiritualité et absorber la sainteté il faut y aller d'une manière graduelle.

-> Le Rokéa'h dit qu'on augmente chaque jour le nombre de bougies allumées afin que son nombre nous rappelle le numéro de la journée de 'Hanoucca (on chérit ces moments précieux), et afin que la bénédiction récitée puisse se faire sur la lumière additionnelle de ce nouveau jour.

Roch ‘Hodech Kislev – moment clé pour la téchouva

+ Roch 'Hodech Kislev - moment clé pour la téchouva :

-> Dans le moussaf de chaque roch 'hodech nous disons : "Tu as donné roch 'hodech à ton peuple, un moment d'expiation pour ce qu'ils ont pu faire" (raché 'hodachim léamé'ha natata, zéman kapara lé'hol toldotam).
Le Beit Yossef (siman 423) explique que roch 'hodech a le pouvoir d'expier toutes les mauvaises choses que les juifs ont pu faire durant le mois précédant.

=> Ainsi, d'une manière générale roch 'Hodech est un jour propice à la téchouva.

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-> "Au cours du 9e mois (Kislev), on convoqua pour un jeûne devant Hachem" (Yirmiyahou 36,9)

Rachi commente : "[Yirmiyahou voulait qu'il fasse un] jeûne spécialement à roch 'hodech Kislev, car c'est un jour d'expiation, similaire à Yom Kippour".

=> Comment comprendre cela?

-> Le Likouté Tsvi explique que roch 'hodech Kislev a lieu 40 jours après Hochana rabba.
Le moment principal pour l'expiation de nos fautes est à Yom Kippour, mais si nous n'avons pas fait téchouva [autant que nous aurions pu le faire], nous avons encore jusqu'à Hochana rabba. Et sinon, nous avons encore 40 jours supplémentaires jusqu'à roch 'Hodech Kislev, qui correspondent aux 40 jours qui ont mené au don de la Torah.
C'est pour cette raison que roch 'Hodech, le 40e jour, est si spécial pour la téchouva et l'expiation, à l'image de Yom Kippour.

-> "Aujourd'hui c'est roch 'Hodech Kislev, qui est similaire à Yom Kippour.
C'est un jour pour l'expiation des fautes des juifs, car la dernière possibilité de modifier en notre faveur le jugement de roch Hachana et de mériter une bonne année, a lieu à 'Hanoucca (8 jours à partir du 25 Kislev), et les lumières spirituelles de 'Hanoucca commencent à briller depuis le début du mois."
[rabbi Aharon de Tchernobyl]

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-> b'h également : la période de Tichri à ‘Hanoucca : https://todahm.com/2017/09/27/la-periode-de-tichri-a-hanoucca

+ La fête de 'Hanoucca a été instituée en souvenir des miracles qui se sont produits à l'époque des 'hachmonaïm (il y a un peu plus de 2000 ans). Car il ne suffit pas que l'homme soit conscient des miracles : nos Sages ont également décrété l'obligation de les faire connaître en allumant les lumières de 'Hanoucca.
=> Comment comprendre que selon la loi juive, même si tous les habitants d'une ville allument les bougies de 'Hanoucca, il incombe à chacun d'y prendre part et de publier le miracle.

Le rav Aharon Yéhouda Leib Steinman enseigne :
Pourquoi un homme qui marie ses enfants éprouve-t-il le besoin d'inviter ses proches et ses amis pour se réjouir avec eux? Pourtant, même sans eux, il ressentirait une profonde joie!
En réalité, plus il y aura d'invités et plus son bonheur sera grand, car pour l'éprouver pleinement, l'homme a besoin d'être "soutenu", c'est-à-dire que d'autres personnes participent avec lui à cette joie..

Il en va de même pour le miracle de 'Hanoucca : l'allumage des bougies n'a pas uniquement pour objectif de faire connaître aux autres le miracle et d'en perpétuer le souvenir. Il a été institué également pour que celui qui les allume ressente les conséquences du miracle : l'élévation de son âme.
=> Ainsi, plus il y aura de juifs qui prendront part à la joie de 'Hanoucca et publieront le miracle, alors cela entraînera que plus de juifs [qui sont liés les uns aux autres] la ressentiront et s'élèveront.

+ Pourquoi est-ce uniquement à propos de la mitsva de l'allumage des lumières de 'Hanoucca que nos Sages (guémara Shabbath 21b) mentionnent que les personnes qui accomplissent scrupuleusement les mitsvot allument autant de lumières que le quantième jour de 'Hanoucca (par exemple 5 bougies pour le 5e jour)?
D'ailleurs, le Choul'han Aroukh (Ora'h 'Haïm 671,2) tranche que selon la loi stricte, on pourrait être quitte de la mitsva en allumant une seule lumière chaque soir.
=> Pourquoi, concernant les autres mitsvot, nous ne trouvons pas qu'il existe plusieurs niveaux d'accomplissement?

Le Beit haLévi répond que la beauté (hidour) de la mitsva est le pendant du miracle : il n'y avait, dans la fiole d'huile pure trouvée dans le Temple, que la quantité d'huile nécessaire pour éclairer une seule nuit.
Cependant, il était possible avec des mèches plus fines de ne consommer chaque nuit qu'un huitième de la quantité d'huile : ainsi la fiole aurait suffi pour les 8 nuits.
Le miracle ne s'est produit que parce que les 'Hachmonaïm préférèrent embellir la mitsva, et utiliser des mèches plus grosses, comme ils en avaient l'habitude, afin que les flammes soient aussi plus grandes et plus belles.
C'est pourquoi nos maîtres instituèrent des hidourim dans la mitsva de l'allumage des lumières.

Sur les côtés de la toupie [utilisée à 'Hanoucca] figurent les lettres hébraïques noun, guimel, hé et chine, qui désignent l’expression : ness gadol haya cham ("Un grand miracle a eu lieu ici").

Lorsque la toupie tourne, les lettres disparaissent et deviennent indistinctes, et ne redeviennent visibles qu’une fois la toupie à l’arrêt.
La toupie est donc une métaphore de nous autres, êtres humains, qui, plongés dans le tourbillon vertigineux de la routine quotidienne vertigineuse, sommes incapables de distinguer les miracles qui surviennent constamment autour de nous.
Mais lorsque nous marquons une pause pour méditer à nos vies, nos yeux se dessillent et nous laissent entrevoir les miracles infinis qui jalonnent notre existence.

[rav Ephraim Nisenbaum]

Quand nos Sages ont dit : "La bougie de 'Hanoucca doit être [à priori] en dessous de 10 téfa'him (environ 80cm)", ils ne voulaient pas dire que la lumière et l'éclairage de la bougie sont inférieurs aux autres mitsvot, mais au contraire, sa lumière est forte et brille tellement qu'elle chasse l'obscurité même des endroits les plus bas et les plus sombres."

[le Beit Aharon]

Allumer la ‘Hanoukia : quel plaisir!

+ Allumer la 'Hanoukia : quel plaisir!

Un jour, on a raconté devant le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev l'histoire d'un comte étranger extrêmement riche, qui pouvait se permettre absolument tous les plaisirs qui existent au monde.
Au point qu'il se lavait dans des bassins remplis de champagne, et de plus pendant l'été brûlant, quand il avait envie de glisser sur de la neige comme en hiver, on versait devant lui des montagnes de sucre sur lesquelles il glissait comme sur de la neige.

Quand le rabbi de Berditchev entendit cette description, il se tourna vers ceux qui l'entouraient et demanda : "Dites-moi, est-ce que ce comte allume les lumières de 'Hanoucca?"

On lui répondit qu'il n'était pas juif et ne savait pas du tout ce qu'était 'Hanoucca.
Le tsadik de Berditchev répondit : "S'il en est ainsi, il ne sait pas ce que c'est le plaisir en ce monde!"

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[A 'Hanoucca, nous devons savoir se déconnecter du monde dans lequel nous vivons, observer les lumières, et prendre conscience d'à quel point ces paroles de cet énorme tsadik sont véridiques! ]

"Le juste tombe 7 fois, et se relève ; mais les méchants sont effondrés par le malheur" (Michlé 24,16)

-> La toupie, bien qu'on la fasse tourner avec une grande force au début et qu'elle finisse par tomber, on la fait pourtant tourner de nouveau.
De même dans notre vie, nous avons des moments d'impulsion, des moments où tout tourne tranquillement, et des moments de chute, mais l'essentiel est de maintenir la vie, le mouvement/rotation de notre être!

Le rav Hutner enseigne que ce n’est pas un tsadik (juste) qui tombe 7 fois, mais plutôt les 7 chutes qui vont permettre de transformer une simple personne en un tsadik.
De la chute naît la grandeur!

Dans la vie, même si l'on tombe, nous ne devons pas désespérer en se lamentant de sort en restant inerte, mais plutôt nous efforcer de se relever par la téchouva et de repartir de plus belle de toutes nos forces!

Alors que les grecques n'existent plus depuis longtemps, b'h chez les juifs : que tourne tourne la vie!!

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-> Ceci est la signification de : "Le juste (tsadik) tombe 7 fois, et se relève" (Michlé 24,16) = c'est ses chutes (défaillances) qui lui permettent d'atteindre des niveaux toujours plus élevés.
[Méor Enayim - Vayétsé]

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-> Ce sont justement les descentes et les difficultés que l'homme rencontre dans son Service d'Hachem qui peuvent le faire se construire spirituellement.
C'est parce qu'il tombe que quand il se relèvera, il s'élèvera encore plus. Toutes les chutes qu'il pourra rencontrer ont la capacité d'être justement des moyens de le rapprocher davantage. Encore faut-il se renforcer et ne pas en désespérer.
[rabbi Tsadok Hacohen de Lublin - le Pri Tsadik]

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-> La émouna est une bouée de sauvetage dans le domaine spirituel, comme l’explique le Beit Avraham (sur
Shavouot) au nom de plusieurs Tsadikim : la guémara (Sanhédrin 7a) rapporte le verset (Michlé 24,16) : "Sept fois le juste tombera et se relèvera", qu’elle commente en complétant : "et le méchant tombera dans une seule".

Le Beit Avraham explique :
Cela se rapporte à celui qui possède une émouna intègre. Il est appelé "juste" selon ce qu’enseigne la guémara (Makot 24a) : "Habakouk est venu et a basé toutes les mitsvot sur une seule comme il est écrit : "Le juste vivra par sa émouna"."
C’est justement la signification du verset : "Sept fois le juste tombera et se relèvera" = il s’agit de celui qui se maintient dans sa émouna même après être tombé 7 fois, chute après chute, échec après échec, il se relève encore.
Un tel homme finira par s’élever grâce à la force de la émouna à laquelle il est farouchement attaché (parce qu’il sait qu’après les jours d’abondance, viennent les jours de disette et, ceux-ci arrivés, il sait que cela provient d’Hachem et que d’autres jours d’abondance viendront ensuite).
Le méchant (racha), au contraire, tombera dans ‘une seule’ = celui qui pèche dans cette ‘une seule’ sur laquelle 'Habakouk fonde toute la Torah, ne pourra se relever de sa chute car il s’agit de la force de la émouna.

‘Hanouca – Sois clair dans ton engagement avec la Torah

+ 'Hanouca - Sois clair dans ton engagement avec la Torah :
[lumière spirituelle de la Torah ou bien obscurité de la matérialité grecque]

-> Le prophète Eliyahou fait rassembler sur le mont Carmel tout Israël avec les 450 prophètes de Ba'al (divinité païenne) et les 400 prophètes d'Achéra, et proclame :
"Jusqu'à quand serez-vous assis entre 2 chaises (serez-vous ambigus)?
Si Hachem est le vrai D., suivez-le ; si vous estimez que c'est Ba'al, suivez Ba'al!" [Méla'him I 18,21]

-> "Les forces d'impureté désirent toujours se coller à la sainteté"
[Or ha'Haïm - Bamidbar 19,2]

-> "Pour ceux qui l'étudient (la Torah) : en droitier, elle sera un élixir de vie ; et en gaucher, elle sera un poison mortel" [guémara Shabbath 88b]

Rachi d'expliquer 'en droitier' : "ils s'investissent de toutes leurs forces et sont préoccupés de connaître les secrets de la Torah, comme un homme utilise sa main droite essentiellement (la plus forte)"

Rabbi 'Haïm Chmoulévtich (Si'ha 15) dit que lorsque l'on est ambiguë, que l'on ne s'investie pas pleinement dans la Torah, notre utilisation du réservoir de lumière qui est en nous, va attirer et renforcer les forces de l'obscurité spirituelle.

Ainsi, il est pire d'être "entre 2 chaises", plutôt que d'être totalement mauvais (servir le Ba'al), car sous couvert de bonne conscience (je fais aussi du bien!), on va attirer sur nous davantage d'obscurité (c'est du poison mortel!).

=> Il nous incombe d'être clair/entier, dans une notre relation de confiance totale avec Hachem.
[à l'image d'une flamme ardente dans l'obscurité!]

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-> Elicha ben Abouya a étudié la Torah à un haut niveau auprès de maîtres remarquables, comme Rabbi Eliézer et Rabbi Yéhochoua, durant de longues années, et il est même devenu le maître de Rabbi Méïr.
Cependant Elicha a continué, durant ses études, à être fortement influencé par son père Abouya, un notable de Jérusalem, qui organisait des soirées mondaines où la poésie, la musique et la philosophie grecques avaient une place privilégiée.
[son père souhaitait qu'il étudie la Torah afin d'acquérir un statut social de grandeur et d'honneurs]

En effet, la guémara ('Haguiga 15b) rapporte :
"A'her (Elicha ben Abouïa), pourquoi (son étude de la Torah ne l'avait-il pas protégé de sa déchéance)?
Car les chants grecs n'ont pas quitté sa bouche, ils ont dit à son propos : à la maison d'étude (de la Torah), de nombreux livres hérétiques tombaient de son giron"

=> Ainsi, en parallèle de l'étude de la Torah à haut niveau, il étudiait la culture grecque et appréciait les chants grecs qu'il chantait.
Cette ambiguïté, cette utilisation simultanée des forces de lumière et des forces d'obscurité ont produit sur lui l'effet "qu'il est sorti vers le péché".
En effet, lorsqu'il a vu la langue de 'Houtspit, l'interprète, traînée par un cochon, et il a alors dit : 'une bouche qui a sorti des paroles (de Torah) lèche la poussière' (guémara Kidouchin 39b).

Nos Sages rapportent également (guémara 'Haguiga 15b) :
"A'her était monté sur un cheval, un jour de Shabbath et (son élève) Rabbi Méïr le suivait (à pied) pour apprendre la Torah de sa bouche ...
(Arrivés à la limite Shabbatique), Rabbi Méïr lui dit : 'Retourne avec moi'
A'her répond : 'J'ai entendu de derrière le rideau : revenez enfants rebelles, sauf A'her' "
[Nos Sages disent qu'il pouvait quand même toujours faire téchouva, s'il se tournait de tout cœur vers Hachem. Quoiqu'on est pu faire comme fautes, une téchouva est toujours possible, elle demande juste davantage d'efforts de sincérité de notre part.]

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+ "J'ai vu de notre temps certains jeunes du peuple d'Israël qui, malgré le fait qu'ils suivent la Torah et les mitsvot, sont assaillis par les troubles de leurs pensées et les doutes perturbent leur cœur.
Pour la plupart d'entre eux, la raison principale est qu'ils ont lu dans des livres superficiels ou dans des journaux corrompus, des articles ou des histoires écrits par des apikorsim.

Leurs paroles malsaines et futiles vont se loger directement dans l'imagination du lecteur pour ensuite troubler sa conscience.
Celui qui se préservera de ce genre de lecture protégera sa conscience."
[Steïpler - 'Hayé Olam]

"éch" (le feu - אש) est un acronyme des mots : émet (la vérité - אמת), et shalom (la paix - שלום).
En revanche : "kach" (paille - קש) est un acronyme de : kina (la jalousie - קנאתי) et sin'a (la haine - שנאה).

Yaakov avait confiance qu'Essav ne pouvait pas lui faire de mal (l'ardente flamme spirituelle réduisant tout en cendre comme du feu sur de la paille).
Cependant, lorsque les juifs se querellent entre eux, Essav prend le dessus, et c'est la haine gratuite qui règne.

C'est elle qui a entraîné la destruction du Temple et l'exil du peuple par les romains, descendants d'Essav.
C'est également à cause de l'animosité qui régnait entre Yossef et ses frères que les juifs n'ont pas mérité de rester en Israël et ont dû descendre en Egypte.

[d'après le Chla haKadoch]

=> à 'Hanoucca, allumons le feu (éch) en nous et entre nous = celui de la vérité et de la paix [réduisant alors à néant la paille qu'est réellement Essav (le yétser ara)!]