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Absence d’Hallel pendant les Yamim Noraïm

+ Absence d'Hallel pendant les Yamim Noraïm :

-> La guémara (Roch Hachana 32b) dit que les anges ont demandé à Hachem pourquoi le peuple juif ne récite pas le Hallel à Roch Hachana et à Yom Kippour.
Hachem a répondu qu’il est inconvenant de réciter le Hallel alors que Je suis assis sur Mon trône de jugement pour décider qui vivra et qui mourra.

-> Le Zera Shimshon (Emor 23,24) pose la question suivante à propos de cette guémara.
Pourquoi les anges sont-ils dérangés par le fait que les juifs ne récitent pas le Hallel, alors que ce n’est pas une obligation de le faire?
De même, la réponse d'Hachem doit également être comprise. Au contraire, ce devrait être le moment le plus approprié pour réciter le Hallel, comme le dit le verset : "Lève ton arc" (Téhilim 101,1), ce que la guémara (Béra'hot 54a) explique en disant qu’une personne doit chanter les louanges d'Hachem pour le mal comme elle le fait pour le bien.
Si tel est le cas, le fait même qu'Hachem décide qui vivra et qui mourra est une raison supplémentaire de réciter le Hallel, car quel que soit le résultat, il faut chanter les louanges d'Hachem.

Le Zéra Shimshon explique qu’une question répond à l’autre. Étant donné qu’une personne est tenue de chanter pour Hachem, que quelque chose lui semble mauvais ou non, comme la guémara ci-dessus le déduit du verset susmentionné, la question des anges est justifiée : pourquoi le peuple juif ne récite-t-il pas le Hallel?

La réponse d'Hachem aux anges est que le verset implique que ce n’est qu’après l’exécution du décret que l’on est tenu de louer Hachem, même si cela semble mauvais pour soi.
Cependant, ici, le décret n’a pas encore été prononcé et, en chantant le Hallel, on pourrait croire que les juifs tentent de "soudoyer" Hachem en chantant pour Lui avant qu’un décret apparemment mauvais ne soit prononcé, afin d’essayer d’éviter tout décret potentiellement mauvais.
Cela, souligne le Zéra Shimshon, est interdit de le faire à un juge, même de soudoyer un juge avec des mots (voir Choulkhan Aroukh - 'Hochen Michpat 59,1).

"Lorsque vous êtes né, vous avez pleuré et tout le monde s'est réjoui.

Vivez votre vie de telle manière que lorsque finalement vous mourrez, tout le monde pleurera et vous vous réjouirez [grâce à la conscience de toutes les bonnes actions que vous aurez pu accumuler et qui vous accompagneront pour l'éternité!]."

[rabbi Naftali de Berditchev]

"Fauter est comparable à du poison.
Nos fautes créent des forces destructrices qui endommagent l'Univers entier."

[Rabbi 'Haïm de Volozhin - Néfech ha'Haïm 2,7]

"Pourquoi est-ce que l'homme a peur de mourir? Ne rejoint-il pas à ce moment Son Père (Hachem)?

[En réalité,] Ce dont un homme à peur, c'est le moment dans le monde à venir, où l'on examinera dans les moindres détails tout ce qu'il a pu vivre sur cette terre."

['Hidouché haRim]

[A ce moment, nous aurons un regard sur notre vie avec une compréhension totale, sans capacité de se cacher derrière des excuses, et nous pourrons éprouver une honte folle face à nos nombreux regrets!]

-> Prendre le deuil est en partie une expression d'empathie avec l'âme du mort qui doit passer en jugement [avec une quantité de hontes potentielles relative à ses actions dans ce monde].
[Rav Sim'ha Zissel de Kelm]

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-> "Au moment où l'heure de quitter [ce monde] est arrivée, ... l'âme en raison de sa joie, de son amour et de son intense désir envers la présence divine, va quitter le corps pour saluer la présence divine."
[Zohar - Métsora]

[selon nos Sages (comme le Yaarot Dvach), le plus nous aurons vu ce monde comme temporaire, comme un bref passage menant à notre emplacement éternel, et bien le plus notre mort sera facile : comme lorsque l'on retire un cheveu du lait.
Et inversement, si nous développons trop de liens, d'attaches avec la matérialité.]

-> En ce sens, pour le 'Hafets 'Haïm, la mort consistait à échanger un habit sale pour un pur ; et le monde à venir est semblable à un retour impatient d'un enfant à son père.

"Le jour de mon Jugement, je n'aurai pas peur de la question : Pourquoi n'as-tu pas été comme Moché rabbénou?

La question que je me dois de garder à l'esprit est : Pourquoi est-ce que je ne suis pas parvenu à la totalité de ce que Israël Salanter aurait pu être?"

[Rabbi Israël Salanter]

[lors de la traversée de la mer Rouge, il y avait 12 passages, un par tribu. Notre vécu dans ce monde est unique, mais la question finale est la même : as-tu réussi à atteindre le maximum de TA personne?]

"A Yom Kippour, chaque moment est une expiation"

[guémara Kritot 18b]

"Ne faites pas la même erreur que j'ai pu faire, me disant qu'il y a encore le temps, que je ferai téchouva et que je modifierai mon caractère lorsque je serai plus âgé.

C'est ce que j'ai fait, et regarde-moi maintenant!
Je suis vieux et je n'ai plus la force pour changer mes habitudes!
N'attendez pas, faites-le dès maintenant!"

[Rabbi Its'hak Blazer de Pétersbourg - élève du rav Salanter]

"De même que nous attendons davantage de ceux qui sont bénis par des richesses matérielles, de même nous attendons davantage de ceux qui sont riches en connaissances/spiritualité."

['Hafets 'Haïm]

=> Nous devons avoir une évaluation de nos richesses spirituelles, de nos capacités, et ce n'est qu'ensuite que nous pouvons analyser pleinement notre comportement. Plutôt que de ce comparer à autrui, il faut se comparer à ce qu'on pourrait être/faire au regard de nos potentialités internes. Est-ce que tout est investi à bonne escient? Est-ce que je me satisfait d'en exploiter qu'une petite partie? ...
Notre yétser ara cherche à nous faire oublier nos richesses intérieures. En effet, moins l'on a conscience de ce que l'on a, moins nos ambitions spirituelles sont élevés, et nous visons alors petit (au regard de ce que l'on a).
C'est ça tout l'objectif de notre yétser ara : que notre vie passe, et que nous l'ayons le moins exploiter, nous entraînant un sentiment de honte éternelle et un manque total de mérites!

Plutôt que de déchirer vos vêtements pour susciter la compassion des hommes, il vaut mieux déchirer son cœur pour susciter la miséricorde du Ciel.

[Rabbi Naftali de Ropshitz]

La moindre petite honte [en publique] vis-à-vis d'autrui nous est difficile à vivre, alors qu'elle est éphémère.
Par contre lorsque c'est vis-à-vis de Hachem (ex: en n'utilisant pas la vie qu'Il nous octroie pour faire Sa volonté) nous en sommes bien trop indifférent, alors que si nous ne faisons pas téchouva cela risque de devenir une honte pour l'éternité dans le monde à venir.
=> Sur quoi devons-nous le plus nous affliger?

-> La veille de Yom Kippour, les parents bénissent leurs enfants.
En ce jour, les bénédictions sont du niveau de celles des Cohanim.

[Rabbi de Loubavitch]

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-> Le tsadik est celui qui, lors d'une simple prière de la semaine, éprouve un sentiment de repentir supérieur à ce que tout un chacun ressent lors de la prière de la Néïla (clôture de Kippour).
[Rabbi Rachab - le 5e Rabbi de 'Habad]

[Kippour ayant lieu une seule fois par an cela revêt à nos yeux un caractère exceptionnel, mais en réalité chacune des 3 prières quotidiennes (surtout en minyan) possède également un pouvoir exceptionnel. Dommage d'en profiter pleinement qu'une fois par an!]