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Se préparer seul

+ Se préparer seul :

-> La préparation de Pessa'h demande beaucoup de travail, comme nettoyer toute la maison, faire les courses, cuisiner, ... Les juifs du monde entier s'acquittent volontiers de cette tâche par eux-mêmes, sans compter sur les autres.

Le Ktav Sofer explique que c'est la question du fils racha. Il demande : "Que représente ce travail pour toi?" = pourquoi fais-tu tout ce travail tout seul? Pourquoi accomplis-tu des tâches aussi pénibles que l'abattage et la cuisson du Korban Pessa'h? Pourquoi n'embauches-tu pas des ouvriers pour le faire à ta place?

Nous lui répondons que nous offrons le Korban Pessa'h à Hachem pour avoir sauté les maisons juives en Egypte. Nous lui disons qu'Hachem a également accompli ce travail Lui-même, pour ainsi dire, lorsqu'Il a tué les premiers-nés égyptiens et sauté les maisons juives, même si ce travail aurait pu être fait par un ange.

De même qu'Hachem a agi en s'impliquant personnellement en signe d'amour pour nous, de même nous l'imitons et préparons Pessa'h [globalement] nous-mêmes en signe d'amour pour Lui.

A Roch Hachana, Hachem évalue la nuit du Séder de chaque personne.
[Zohar - paracha Tétsavé]

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-> Pourquoi la nuit du Séder [de Pessa'h] revêt-elle une telle importance?
C’est parce que cette nuit-là, une personne renforce sa émouna, qui est le fondement de tout le judaïsme. Cela sert de préparation aux jours du compte du Omer, durant lesquels une personne travaille sur ses midot afin d’être prête à recevoir la Torah, puis de là, elle passe à la préparation du Jour du Jugement.
C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles les hommes mariés portent un kittel le soir du Séder, car cela marque le début de nos préparatifs pour les Yamim Noraim (où l'on porte un tel habit).
En effet, le rav Israël Salanter disait que le soir du Séder, il entendait le son du shofar d'Eloul frapper à la porte.
[rav Moché Sternbuch]

Pour faire de la matsa, il faut travailler dur et vite, sinon elle se transformera en 'hamets.
La mitsva de manger de la matsa nous apprend à servir Hachem avec rapidité et zèle.
Ainsi, le hamets et la matsa nous enseignent l'humilité (anava - ענוה) et l'alacrité (zérizout - זריזות), dont l'acronyme est עז (oz - puissance).
"Donnez de la force (oz) à Hachem" (Téhilim 68,35) = utilisez l'humilité et l'alacrité dans le service d'Hachem.
[Ben Ich 'Haï - Ben Ich 'Hayil 3, haGadol 4]

Pessa’h sanctifier notre maison

+ Pessa'h sanctifier notre maison :

-> Nous comprenons généralement "achata akha" (maintenant nous sommes là), comme une référence à nous-mêmes : nous affirmons que cette année, nous sommes ici, et que l’année prochaine, nous espérons être dans la ville reconstruite de Jérusalem.

Cependant, le 'Hatam Sofer a vu dans ces mots une référence à la maison où nous nous trouvons.
Nos Sages (Méguila 29a) enseignent qu’à l’avenir, les synagogues et les baté midrach (lieu d'étude) de la Diaspora seront transplantés en terre d'Israël, et cette prédiction ne se limite pas aux synagogues et aux baté midrach, mais inclut tout lieu qui a été sanctifié.
Cette maison même, où nous célébrons le saint Seder, et où la Chéhina est venue écouter nos louanges à Hachem, acquiert une sainteté et méritera donc d’être également transplantée en terre d'Israël.

Le revers de la médaille est qu’une maison peut également être souillée si des actes interdits y sont commis. Cette souillure pénètre les murs mêmes de la maison et ne peut être rectifiée, à moins que la maison ne soit détruite (voir Métsora 14,45).
Une personne doit donc veiller à ce que son foyer soit rempli de Torah et de sainteté. Alors, la maison elle-même sera imprégnée de sainteté et deviendra un Temple en miniature.

-> Pourquoi la sortie est-il appelé "Yétsiat Mitsrayim" (littéralement - le départ de l'Egypte) plutôt que "HaYétsia MiMitsrayim" (le départ d’Egypte)? L’Égypte ne nous a pas quittés, c’est nous qui avons quitté l’Égypte.

En réalité, le but de la Yétsiat Mitsrayim était que Mitsrayim (l'Egypte) nous quitte. Il ne suffisait pas que nous quittions Mitsrayim ; l’influence de Mitsrayim s’accrochait à nous, et chaque juif devait éliminer cette influence de son for intérieur et se détacher de la souillure et de l’impureté de Mitsrayim.
Ce processus est tellement, tellement difficile.
[rav Moché Sternbuch]

Pendant le rituel du korban Pessa'h au Temple, en l'espace de quatre heures, 1,2 million d'offrandes de Pessa'h étaient abattues et offertes. Comment ont-ils réussi à faire cela?

Le Steïpler répond que nous n’avons aucune idée de ce qui se passait dans le Temple et de la manière dont ils parvenaient à apporter autant d’offrandes en si peu de temps. Nous ne pourrons comprendre comment cela était possible qu’une fois le Temple reconstruit.
[rav Moché Sternbuch]

Pessa’h & émouna

Pessa'h est le "Roch Hachana de la émouna" ; la sortie d’Egypte est le fondement de notre foi. La nuit du Séder est une révélation de la Chékhina, qui insuffle la foi dans nos cœurs et nous donne la force de vivre avec émouna tout au long de l’année.
La émouna est la source de notre vie tant dans l’exil que dans la Délivrance. Elle est notre "foyer" où que nous soyons ...
Que nous soyons dans un état de déchéance, ou que tout aille bien et que le bien nous entoure, nous revenons à cette racine de la émouna simple.
Le Baal Shem Tov lui-même a dit : "Même après tout ce que j’ai accompli, je reviens toujours à la foi simple".
[rav Yéhouda Mischel]

Nous, les juifs, sommes devenus un peuple en Egypte.
Le Zohar (Chémot 189a) insiste sur ce "là-bas", "là" : ce n’est qu’là, en Égypte, que les juifs ont pu devenir un grand peuple ; si nous n’avions pas été en Égypte, nous ne nous serions pas transformés en un goy gadol.

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-> Le peuple juif devient grand dans l’adversité. Knesset Yisrael a dû passer de nombreuses années en esclavage pour atteindre son statut de nation et sa grandeur ...
Si nous n’avions pas vécu des années d’horreur, nous n’aurions pas pu grandir et devenir une grande nation. C’est dans la douleur et le désespoir que nous avons atteint la grandeur et l’identité nationale.
[rav Judah Mischel]

Pourim – Réaccepter la Torah

+ Pourim - Réaccepter la Torah (selon le Sfat Emet) :

Commentant l'apparente redondance "kiyémou vékibélou" (ils ont accompli et accepté) nos Sages (guémara Shabbath 88a) suggèrent que ce verset (Esther 9,27) se réfère à la ré-acceptation de la Torah au moment du miracle de Pourim.
Ils ont accompli (kiyémou) ce qu'ils avaient déjà accepté (vékibélou) au mont Sinaï.

-> Si la loi écrite a été acceptée avec enthousiasme au mont Sinaï, la loi orale n'a jamais été acceptée avec autant d'enthousiasme. À la suite du miracle de Pourim, le peuple juif a également accepté la Loi orale [avec enthousiasme].
Cela peut être corroboré par l'expression "layéhoudim ayéta ora" (ora - lumière (sous forme moins usuelle et féminine) = la Torah), plutôt que "or" (אור).
אורה (ora) implique l'assimilation et l'intégration de la lumière de la Torah dans toutes les fibres de la personne. Cela est possible grâce à une étude approfondie de la Torah orale.
[Sfat Emet - Pourim 5658]

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-> "layéhoudim ayéta ora". Le terme "ayéta" (היתה) se rapportait à נהייתי (niyéti - Daniel 8,27), et il
implique l'acceptation de la Torah même dans les moments difficiles.
Alors qu'avant l'expérience de Pourim, le peuple juif avait accepté la Torah au mont Sinaï au milieu de la grande révélation d'Hachem, il acceptait maintenant la pertinence de la Torah même pour les générations, comme la leur, dans lesquelles Sa Présence semble être cachée, en temps de "astarat panim".
[Sfat Emet - cf.Pourim 5657]

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-> La Torah elle-même est comparée à l'arbre de vie du gan Eden, dont l'accès se fait par " avec la lame de l'épée flamboyante, pour garder les abords de l'arbre de vie (Béréchit 3,24).
Cette épée est détenue par Amalek, qui a hérité de la bénédiction de son ancêtre Essav : "tu vivras de ton épée" (Toldot 27,40).
Une fois Amalek vaincu, Israël pourra contourner l'épée flamboyante et récupérer le fruit de l'arbre de vie.
En fait, l'objectif principal de l'histoire de Pourim, la grande peur à laquelle Israël a été soumis, ainsi que sa libération, est ce qui a incité Israël (les juifs) à accepter à nouveau la Torah. Comme le rapporte la guémara (Mégila 11a) : [Hachem n'a jamais rejeté Israël] ... pour [les] éliminer à l'époque d'Haman", mais Il a exposé Israël à la menace d'Amalek pour nous motiver à revenir à la Torah.
[Sfat Emet - Pourim 5653]

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-> Avant le miracle de Pourim, la relation d'Israël avec la Torah était basée sur la émouna, la foi, plutôt que sur l'enthousiasme. C'est pourquoi Hachem s'est senti obligé de suspendre le mont Sinaï au-dessus de leur tête comme une cuve (guémara Shabbath 88a). Il devait impressionner Israël par la puissance de la Torah et par les conséquences d'un refus.
À l'époque du miracle de Pourim, le peuple juif a accepté la Torah avec enthousiasme. Comme le note Rachi (cf. Shabbath 88a), ils ont accepté la Torah "par l'amour du miracle" (méaavat aness), en raison de leur amour pour Hachem que le miracle de Pourim a généré.
[Sfat Emet - Pourim 5661]

Mordé’haï haTsadik – un dirigeant pour toutes les générations

+ Mordé'haï haTsadik - un dirigeant pour toutes les générations (selon le Sfat Emet) :

Nous avons voir les attributs de Mordé'haï, en particulier ceux qui le distinguent en tant que leader de la Torah.

-> Le midrach note que Mordé'haï ressemblait à Avraham dans sa capacité à influencer les non-juifs à se convertir au judaïsme (cf. Lé'h Lé'ha - Rachi 12,5).
Comme nous le lisons dans la Méguila : "un grand nombre parmi les gens du pays se firent juifs" (Esther 8,17).
Cette caractéristique de Mordé'haï est évoquée ailleurs dans la Méguila. Par exemple, Zéréch note : "im mizéra aYéhoudim Mordé'haï" (Si Mordé'haï est d'origine juive (Esther6,13) = si Mordé'haï est issu de la semence (traduction littérale de "zéra") des juifs, il a la capacité de "planter" de nouvelles âmes. [rendant juifs des non-juifs]
Dès le début, Mordé'haï est décrit comme "ich Yéhoudi (Esther 2,5), un individu qui persuade les autres d'adopter le judaïsme.
[Sfat Emet - Pourim 5658]

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-> Bien que l'unité soit toujours un objectif difficile à atteindre, elle peut être matériellement facilitée par la présence d'un tsadik qui incarne l'unité par sa conduite personnelle.
La description de Mordé'haï par la Meguila comme étant un "ich yéhoudi" peut être interprétée comme "ich yé'hidi, un individu qui rassemble des groupes disparates (ya'had).
Consciente de la capacité de Mordé'haï à promouvoir l'unité, Esther le presse : "Va, rassemble tous les juifs" (4,16).
[Sfat Emet - Pourim 5656]

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-> Haman s'est rendu compte que "Mordé'haï ne s'incline pas et ne se prosterne pas" (Mordé'haï lo yi'hra vélo yista'havé - Esther 3,2).
Non seulement il refuse de rendre hommage à Haman (et à l'image païenne (idole) qu'il porte au cou, cf. midrach), mais Mordé'haï ne se prosternera jamais, comme l'indique le mot "lo yi'hra (litt. ne s'inclinera pas - לֹא יִכְרַע), associé au futur.
Non seulement Mordé'haï, mais aussi les futurs "Mordé'haï", les dirigeants de la Torah à travers les générations, n'envisageront jamais de se prosterner devant une telle icône.
Arrivé à cette conclusion, Haman décide maintenant d'éliminer tous les juifs, et pas seulement Mordé'haï.
[Sfat Emet - Pourim 5653]

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-> Il n'est pas dit : "Mordé'haï ne s'est pas incliné" (Mordé'haï lo kara), mais "Mordé'haï ne s'inclinerait pas" (Mordé'haï lo yi'hra), il n'a même pas envisagé de s'incliner (la lettre י [לֹא יִכְרַע] se réfère toujours à l'intention future).
Ni Mordé'haï ni aucun des dirigeants en Torah ne se compromettraient jamais d'un iota avec Haman ou tout autre futur Haman.

D'où Mordé'haï tire-t-il sa formidable force morale pour défier Haman?
Lui et tous les dirigeants en Torah sont des descendants spirituels de Moché.
Mordé'haï est dénommé : "ich yéhoudi", il y avait un individu exceptionnel dans sa génération et son nom était Mordé'haï. La Méguila nous assure que si les temps l'exigent, d'autres dirigeants spirituels du calibre de Mordé'haï se lèveront à l'occasion.
[Sfat Emet - Pourim 5643]