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Le 6e Ouchpizim : Yossef

+ Le 6e Ouchpizim : Yossef

-> Yossef est né circoncis
[Avot déRabbi Nathan 2,5]

-> Yossef contenait en lui toutes les qualités de ses frères : le droit d'aînesse de Réouven, la royauté de Binyamin, la prophétie de Lévi et la sagesse de Yissa'har.
[...]
Il a été vice-roi d'Egypte pendant 40 ans, et il a également régné en tant que roi d'Egypte pendant 40 années.
[Souccat Shalom - Rabbi Eliyahou Guttmacher]

-> Pour avoir sanctifié le nom de D. de façon discrète, la lettre "hé" a été insérée dans le nom Yossef.
Il est écrit : "C'est un témoignage qu'Il établit dans Yossef" (Téhilim 81,6)
[guémara Sotah 10b]

-> Toute personne qui voyait Yossef l'aimait.
[Zohar - vol.II,74]

-> Depuis son plus jeune âge, il avait le roua'h haKodech (l'inspiration divine), ce qui l'a aidé à attendre un très grand niveau de connaissance.
[Pirké déRabbi Eliézer 39]

-> Yossef a baigné dans toute la Torah que Yaakov lui a enseigné de ses années au beit midrach de Chèm et de Eiver.
[midrach Béréchit rabba 84,5]

-> Yossef faisait tellement attention à honorer son père, qu'il ne l'a jamais vu seul, de peur qu'il ne lui demande : "Comment tes frères t-ont-ils traités?"
Incapable de mentir, Yossef aurait alors dû dire à son père à quel point ils le détestaient.
Yaakov les aurait alors maudit, et le monde entier aurait été détruit.
[Pessikta Rabbati 4,45]

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-> Yossef était tellement beau que les femmes égyptiennes montaient sur les murs afin de pouvoir y jeter un coup d’œil sur sa beauté lorsqu'il passait.

[celles qui épluchaient des légumes, se coupaient des doigts tellement elles étaient hypnotisées par sa beauté incroyable.
Les femmes égyptiennes lui envoyaient aussi des cadeaux/bijoux afin d'attirer son attention sur elles]

Mais le vertueux Yossef en détournait ses yeux, refusant d'y poser son regard.
[midrach Béréchit rabba 98,1_]

-> Selon Rachi (Vayé'hi), en récompense de ce comportement, la descendance de Yossef est invulnérable au mauvais œil (guémara béra'hot 20a).

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-> Pendant les 40 ans dans le désert, les juifs ont porté 2 arches, côte à côte : le cercueil de Yossef et l'arche de Hachem dans laquelle il y avait les Tables de la Loi.

Cela questionné les spectateurs qui demandaient : "C'est quoi ces 2 arches?"
"Une est d'un mort et une est de la présence divine"
"Un corps qui est porté en même temps que l'arche de D.? Est vraiment approprié?"

"Dans ce cas c'est approprié, car c'est le cercueil de Yossef (en pointant son cercueil), qui a accompli la totalité de ce qui est écrit là (en pointant l'arche de Hachem)".
[guémara Sotah 13a]

Ainsi, pour la génération de la connaissance (dor déa), celle qui est sortie d'Egypte, Yossef représentait la mise en pratique parfaite et totale des commandements de Hachem.

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+ Par son mérite :

-> En récompense de sa chasteté, les juifs en Egypte se sont abstenus de toute immoralité.
[...]
Yossef a institué la prière de Moussaf.
[Souccat Shalom - Rabbi Eliyahou Guttmacher]

-> La droiture de Yossef a fait que de l'argent, de l'or et des richesses se sont répandues sur les juifs.
[Zohar - vol.I,196b]

-> La droiture de Yossef est un pilier sur lequel le monde tient.
[Zohar - vol.I,45]

Le 7e Ouchpizim : David

+ Le 7e Ouchpizim : David

-> Le roi David a mérité 3 couronnes : celle de la Torah, celle de la royauté et celle d'un bon nom.
Il avait un contrôle total des désirs de son cœur. Le mauvais penchant n'avait aucun pouvoir sur son esprit.

Le prophète Chmouël et Yichaï (le père de David), ne s'asseyaient jamais en sa présence, tant que David ne s'était pas assis.
Chmouël ne savait pas quel fils de Yichaï serait choisi comme roi, mais lorsque ce fût le tour de David, l'huile est sortie d'elle-même pour oindre sa tête.
David n'a fauté avec Batchéva que pour une raison : afin de prouver le verset : "Il n'est pas d'homme juste sur terre qui fasse le bien sans jamais faillir" (Kohélet 7,20).

[Souccat Shalom - Rabbi Eliyahou Guttmacher]

-> De même que Moché était le maître de tous les prophètes, le roi David était le maître de ceux qui possédaient le roua'h haKodéch. [Zohar - vol.I,207]
Moché était le plus honoré des prophète, David était le plus honoré des rois.

Moché a sorti les juifs d'Egypte, David a sauvé les juifs des nations environnantes.
Moché a fait une guerre contre Si'hon et Og, David a combattu les 7 nations de Canaan.
Moché a séparé la mer en 2, David a séparé de nombreux fleuves.

Moché et David ont régné tous les 2 sur toutes les tribus d'Israël et sur Yéhouda.
Les 2 ont construit des autels et offert des sacrifices.
Les 2 ont transmis 5 livres aux juifs : Moché la Torah et David les Téhilim.

A la fin de sa vie, Moché a béni les juifs par les mots : "achré'ha Israël" (Heureux es-tu, Israël! -Vézot haBéra'ha 33,29).
De façon similaire, le roi David a commencé ses Téhilim par : "Acheré ha'Ich" (Heureux est l'homme - Téhilim 1,1).

[midrach Cho'her Tov 1,2]

-> A l'image de Moché, le roi David était extrêmement humble.
[midrach Cho'her Tov 18,2]

Le midrach rapporte que selon David certains acquièrent leur monde futur par des bonnes actions, d'autres par leur étude de la Torah, mais lui David se présentait devant Hachem comme un pauvre demandant de la charité [se considérant n'avoir ni l'un ni l'autre au regard de ses capacités énormes].

-> Il disait : "Maître de l'univers, je suis sûr que tu donneras une bonne récompense aux justes dans le monde à venir, mais je ne sais pas si j'aurai une part avec eux"
[guémara Béra'hot 4a]

-> "Je voudrais séjourner à jamais sous ta tente" (Téhilim 61,5)
Dans ce monde dans la tente du beit midrach, et dans le monde à venir dans le Gan Eden.
[Shékalim 2,5]

-> Comment est-ce qu'il a gagné son entrée au gan Eden?
Sa bouche confessait : "J'ai péché envers Hachem" (Chmouel II 12,13).
[midrach Cho'her Tov 100,2]

-> David a supplié Hachem de lui dire comment il pourrait mériter d'accéder au monde futur.
On lui a dit : "en vivant une vie de souffrance et de misère"
David a passé de nombreux jours à jeûner et à s'infliger des souffrances.
Durant 22 ans, il n'a mangé rien d'autre que du pain trempé dans des cendres.
[Yalkout Chmouel 165]

-> Au banquet du machia'h, Hachem sera assis à la tête de la table, entouré des Patriarches et de tous les tsadikim.
Après avoir profitéS des fruits de l'arbre de la Connaissance et du vin des 6 jours de la Création, tous les juifs vont témoigner du respect à Hachem.

D. va inviter l'ange Michaël pour mener le birkat haMazone.
Michaël va offrir cet honneur à l'ange Gabriel, qui va l'offrir à Avraham, puis à Yits'hak, puis Yaakov.
Ils se tourneront vers Moché et Aharon, qui vont transmettre cet honneur aux Anciens, qui demanderont alors au roi David de mener le birkat haMazone, en disant : "Laissons le roi de la terre bénir le roi du Ciel!", en lui tendant un verre d'environ 200 litres de vin.

Le roi David protestera : "Je ne mérite pas un tel honneur!".
Mais les Anciens insisteront.
Le roi David tiendra alors la coupe dans sa main, prononçera à tous les présents : "Je lèverai ma coupe du salut, et proclamerai le nom de Hachem" (koss yéchouot essa ... - Téhilim 116,13).

-> C'est le roi David qui a ordonné le fait de réciter 100 bénédictions chaque jour.
[midrach rabba 15,11]

-> Il a institué la bénédiction : "Qui reconstruit Jérusalem avec miséricorde" dans le Birkat haMazone.
[Tour - Ora'h 'Haïm 188]

-> Pendant sa fuite des mains du roi Shaül, David a rencontré le prophète Chmouël le temps d'une seule nuit, pendant laquelle il a pu acquérir plus de connaissances en Torah qu'un érudit exceptionnel en Torah ne peut étudier pendant 100 années.
[Souccat Shalom - Rabbi Eliyahou Guttmacher]

-> Le roi David avait une harpe unique, dont les cordes tendues provenaient du bélier de la Akéda Yits'hak. [Souccat Shalom]
Elle était suspendue sur son lit, et précisément à minuit ('hastot), un vent du nord y soufflait, émettant de mélodieuses notes.
Le roi David se levait alors pour étudier la Torah jusqu'à l'aube.
"A minuit, je me lève pour te rendre grâce" (Téhilim 119,62)
[guémara Béra'hot 3a]

-> Le roi David a loué D. par tous ses membres : par sa tête (cf.Téhilim 23,5) ; par ses yeux (cf.Téhilim 25,13) ; par sa bouche (cf.Téhilim 71,15) ; par sa langue (cf.Téhilim 35,28) ; par sa gorge (cf.Téhilim 69,4) ; par ses lèvres (cf.Téhilim 71,23) ; par son cœur et sa chair (cf.Téhilim 84,3) ; par tous ses membres (cf.Téhilim 35,10) ; par son âme (cf.Téhilim 104,1) ; et par toutes les âmes (cf.Téhilim 150,5).

[midrach Cho'her Tov 18,2]

-> Lorsque David a terminé les Téhilim, il était plein de joie et a dit : "Maître de l'univers! Existe-t-il quelqu'un dans le monde qui dit autant de louanges de Toi que je ne le fais?"

Une petite grenouille est venue croasser : "Ne soit pas si content de toi. Je chante plus de louanges que tu ne le fais! Et même plus encore, pour chaque chant que je fais, je l'illustre avec 3 000 paraboles!"
[Zohar - vol.III,222]

-> Le roi David était un guerrier très fort.
Dans le domaine de la Torah, il se comportait comme un ver, mais lorsqu'il était nécessaire de mener ses troupes à la guerre, il était dur comme l'acier, robuste comme le chêne.
D'une seule flèche, il pouvait tuer 800 combattants ennemis.
[Souccat Shalom - Rabbi Eliyahou Guttmacher]

-> En tout, il a mené 13 guerres durant sa vie.
[midrach Vayikra rabba 1,4]

-> En tant que roi, David pratiquait la justice avant la charité.
Mais lorsque le coupable devait de l'argent et qu'il n'avait pas les moyens de payer, il donnait son argent personnel, renvoyant les 2 parties en paix.
[Avot déRabbi Nathan]

-> Toute personne qui attaque le royaume de la maison de David, est considérée comme si elle attaque la présence divine.
[...]
D. a montré à Adam, que le roi David construira les fondations du Temple.
Lorsqu'il a tué Goliath, les femmes ont donné leurs bijoux en or et en argent, et David les a tous consacré pour le Temple. (midrach Ruth 2)
A chaque fois qu'il jeûnait, il donnait le montant des repas pour la construction du Temple.
Si David avait construit le Temple, il n'aurait jamais été détruit.
[Souccat Shalom - Rabbi Eliyahou Guttmacher]

-> C'est à son fils, le roi Chlomo qu'a été confié de bâtir le Temple.
Après beaucoup de travail, Chlomo s'apprêtait à faire entrer l'arche dans le Saint des Saints, mais les portes ont refusé de s'ouvrir.
Chlomo a récité 24 prières, mais sans réponse.
Au final, il a imploré : "Hachem ne repousse pas la personne de ton oint ; souviens-toi des grâces promises à David, ton serviteur" (Divré haYamim II 6,42).
Immédiatement, les portes se sont ouvertes.
[guémara Shabbath 30a]

-> Hachem lui a révélé qu'il mourra un Shabbath, c'est la raison pour laquelle on fait encore à la sortie de chaque Shabbath la séouda de David, car il fêtait le fait qu'il vivrait encore une semaine.

David étudiait sans arrêt le Shabbath pour empêcher l'ange de la mort de faire son travail.
Un jour, ce dernier est monté sur un arbre et a fait du bruit, ce qui a distrait le roi David, lui permettant de reprendre son âme.

-> Hachem lui a dit : "Un jour de ta vie est meilleur que 1 000 offrandes (ola) que Chlomo va m'offrir sur l'autel."
[guémara Shabbath 30b]

-> Avraham a donné 5 ans de sa vie à David, Yaakov : 28 années, et Yossef : 37 années, et ce afin de permettre le bref passage de 70 ans de David dans ce monde.
[Zohar - vol.I,168]

Selon un autre avis (Rabbi Chimon - Zohar - Vayichla'h) : "le Roi David aurait dû naître sans années, c’est-à-dire qu’il aurait dû naître mort-né, or Adam haRichon lui a offert 70 ans parmi les 1000 ans qui lui avaient accordés, et c’est pourquoi Adam haRichon vécut 930 ans."

-> Le roi David est mort un Shabbath de Shavouot.
Chlomo a couvert son corps pour le protéger du soleil, d'autres disent qu'un nombre important d'aigles sont apparus afin de fournir de l'ombre avec leurs ailes (midrach Ruth 3,2).

+ Par son mérite :

-> Tout celui qui voyait le roi David se rappelait de tout les cours de Torah qu'il avait pu étudier.

Le monde ne continu à exister que par le mérite des rois de la Maison de David.

Le monde a été créé uniquement par le mérite du roi David.

Celui qui voit le roi David en rêve deviendra pieux.

[Souccat Shalom - Rabbi Eliyahou Guttmacher]

De Kippour à Souccot

+ De Kippour à Souccot :

-> "Les 4 jours entre Yom Kippour et Souccot sont un cadeau de Hachem.
C'est pendant cette période que le roi Chlomo a fêté l'inauguration du Temple.
Durant ces jours, D. pardonne toutes les fautes, ce qui explique que nous n'y récitons pas les ta'hanoun"
[le Maharil]

-> "Ces jours sont une extension de Yom Kippour, et D. y pardonne les fautes de l'année passée comme il le fait à Yom Kippour.
Par ailleurs, les fautes faites tout de suite après Kippour ont plus de gravité.
Ainsi, durant ces 4 jours une personne doit s'occuper à se préparer pour Souccot, en développant dans son cœur de l'amour pour Hachem et Sa Torah."
[Chla haKadoch - Souccot]

-> Le Chla haKadoch écrit :
"De même que dans sa grande miséricorde, Hachem nous a donné Yom Kippour afin d'expier nos fautes, il en est de même de ces 4 jours qui représentent une continuation de Yom Kippour afin d'effacer les fautes de l'nanée écoulée.
Et c'est seulement à partir du premier jour de Souccot que commence un nouveau compte de fautes grâce au fait que les Bné Israël son purs et s'adonnent de tout coeur à l'accomplissement du service sacré (la construction de la Soucca et la recherche des 4 espèces).
C'est pourquoi ces jours ont une certaine force d'expiation à l'instar de Yom Kippour. Toute personne sensée veillera donc à investir ses efforts et ses moyens afin d'embellir la mitsva de la Soucca et du Loulav et en se rapprochant d'Hachem qui en retour le prendra en pitié.
Israël se réjouira de son Créateur."

-> "Puisque nous sommes tellement occupé à faire des mitsvot, personne n'a le temps de fauter.
Ces jours sont considérés comme des semi-Yom Tov"
[Lévouch 624]

-> "Pendant ces 4 jours entre Yom Kippour et Souccot, ainsi que le 1er jour de Souccot, le Satan est incapable d'émettre des plaintes contre le peuple juif"
[Yaarot Dvach]

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-> "Les 4 jours entre Kippour et Souccot correspondent aux 4 mots : "Shiviti Hachem lénégdi tamid" (J'ai toujours mis Hachem devant moi).
Ce sont des jours de grandes proximité avec Hachem."

[Rabbi Yaakov Dovid Kalish - le Rabbi d'Amshinov - Machmia Shalom]

-> Le 'Hatam Sofer a publié plusieurs poèmes.
Son fils, Rabbi Chimon de Cracovie, lui a demandé : "Puisque que tu es occupé par étudier la Torah chaque minute de la journée, comment as-tu trouvé le temps de composer ces poèmes?"

Le 'Hatam Sofer lui a répondu : "Je les ai écrit pendant la période de 4 jours entre Yom Kippour et Souccot, car j'ai été submergé par des sentiments de proximité avec Hachem, et j'ai été incapable de me concentrer sur mon étude de la Torah.
J'ai ainsi exprimé mes émotions sous la forme de poèmes"

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-> "Les 4 jours qui sont liés aux 10 jours de Téchouva (entre Roch Hachana et Kippour), font un total de 14 jours de téchouva.
En hébreu, le nombre 14 est : יד, qui forme le mot : yad.
Ces 14 jours de téchouva sont une "yad ha'hazaka" (une main forte), car nous devons y faire une téchouva d'une main forte, avec conviction.

[le Menachem Tzion - Haazinou]

[cela renvoi aussi au fait que D. nous tend la main afin de nous permettre de nous sortir de nos bassesses. A nous de l'attraper!
Ce sont des jours où D. nous lave de toutes nos impuretés (faisant écran entre Lui et nous), et nous prend par la main dans la Soucca, lieu où nous sommes en fusion totale avec Hachem]

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-> "Pourquoi faisons-nous une Soucca après Yom Kippour?
Pour te dire qu'à Roch Hachana, Hachem juge toutes les créatures, et à Yom Kippour Il scelle le jugement.
Peut-être que les juifs ont été condamnés à l'exil, c'est pourquoi ils font une Soucca et s'exilent de leur maison vers la Soucca, afin que Hachem le leur compte comme s'ils avaient été exilés en Babylonie."
[Pessikta déRav Kahana 2]

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-> Le midrach (Pessikta rabbati 1,3 Shouva Israël) explique que c'est uniquement parce que Hachem aime le peuple juif qu'Il leur a donné ce cadeau spécial des 10 jours de téchouva.

=> En quel mérite les juifs ont-ils mérité un tel cadeau?
Le 'Hida (séfer Ir David - siman 542), cite un midrach rapportant que lorsque Avraham a réussi l'épreuve de la Akéda, il a fait comme demande à Hachem d'accorder à ses descendants les 10 jours de repentir (assara yémé téchouva).
Le rav Asher David May dit : imaginez! Avraham a réussi la dernière de ses épreuves, il aurait pu demander autre chose. S'il a demandé les 10 jours de téchouva pour ses descendants, c'est qu'il s'agit d'un cadeau très spécial, bien au-delà de notre compréhension.

D'une façon similaire, le Tana déBé Eliyahou (Zouta - paracha 22) demande : Pourquoi a-t-on donné au peuple juif ce plaisir spirituel des 10 jours entre Roch Hachana et Yom Kippour?
Il répond : c'est une récompense pour les 10 épreuves que Avraham a passé avec succès.

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-> Pendant les 10 jours de téchouva, nous récitons la prière de Avinou Malkénou 2 fois par jour.

Pour illustrer sa puissance, on peut rapporter un fait issu de la guémara (Taanit 25b).
Un certain temps était passé sans qu'il ne pleuve. Rabbi Eliézer a alors prié 24 prières, mais il n'a pas été exaucé.
Rabbi Akiva a alors prié, en récitant la prière de Avinou Malkénou. Immédiatement, il a commencé à pleuvoir.

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-> La prière "Avinou Malkénou" commence par la déclaration : "Notre Père, notre Roi, nous avons fauté devant Toi".
C'est seulement après avoir déclaré que nous sommes conscients d'avoir fauté, de ne pas mériter que D. réponde à nos prières et que la seule façon d'être sauvés passe par la bonté et la miséricorde divines, qu'il nous est possible de faire toutes les requêtes qui composent cette prière.
Notre prière exprime donc : "Notre Père, notre Roi, sois bon envers nous et réponds-nous car nous n'avons pas d'actions" = n'ayant pas de mérites pour nous rendre dignes de Ta délivrance, tout ce que Tu nous donneras proviendra de Ta bonté, et se termine par : "Agis envers nous avec charité et bonté, et sauve-nous".
[rabbi Dovid Hofstedter]

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-> b'h, également : Les jours suivants Yom Kippour : https://todahm.com/2020/10/11/les-jours-suivants-yom-kippour

Tsédaka la veille de Souccot

+ Tsédaka la veille de Souccot :

-> Il existe une coutume courante d'augmenter la quantité de tsédaka donnée avant Souccot. La source en est le Arizal (Pri Etz 'Haïm - fin du 28 Chaar) qui recommande de donner beaucoup de tsédaka la veille de Souccot. On raconte que son élève, le rav 'Haïm Vital, distribuait tout l’argent collecté pour la tsédaka la veille de Souccot et disait que faire la charité ce jour-là était très efficace.

-> Il est dit dans le Sidour haTanya (257:3) que la véritable joie ne consiste pas à être heureux seul, mais à rendre les autres heureux. Il compare cela à celui qui organise un mariage pour son fils et fait tout son possible pour le bonheur de tous. C’est pourquoi il recommande de donner autant de tsédaka que possible la veille de Souccot, afin d’offrir aux pauvres un joyeux Yomtov. Il faut s’assurer non seulement d’être heureux à Souccot, mais aussi de faire en sorte que les autres le soient aussi.

La mitsva de la Soucca représente le bita’hon

+ La mitsva de la Soucca représente le bita'hon :

-> La guémara (Soucca 2a) dit que la mitsva de la Soucca est de quitter sa résidence permanente (dirat kéva).
Le Sfat Emet (sur Souccot 5645) explique que cela signifie qu'il nous est ordonné de ne pas placer notre confiance en nos biens et nos richesses, mais de nous en remettre uniquement en Hachem.
Il explique que c'est pourquoi on appelle Souccot "Zman Sim'haténou", car il n'y a pas de joie comparable à celle ressentie par celui qui place sa confiance en Hachem.
C'est ce que dit le 'Hovot Halévavot (introduction au Chaar Habita'hon) : "Celui qui place sa confiance en Hachem tirera profit de l'argent (il aura la parnassa) sans avoir à se soucier de l'argent. Puisqu'il place sa confiance en Hachem, il ne courra pas après la parnassa."
Il accomplira seulement les devoirs qu'il est tenu de respecter et Hachem l'aidera et lui donnera ce dont il a besoin.

Le Sfat Emet ajoute que si les Sages de la Grande Assemblée (Anché Knesset Haguédola) ont décrété que nous devions prier Hachem et réciter les Hochanot à Souccot, c'est pour nous enseigner que chaque bénédiction dépend uniquement de Hachem et que, par conséquent, nous ne devons pas compter sur la récolte. C'est pourquoi Souccot est appelée : 'Hag Ha'assif (la fête de la moisson). Tout comme c'est la saison où les agriculteurs sont occupés à leurs occupations tout au long de l'année, c'est aussi le moment où Hachem envoie Ses bénédictions pour toute l'année.

Nous voyons donc que celui qui a du bita'hon en Hachem sera toujours heureux et méritera des bénédictions pour toute l'année. La base et la source de la mida du bita'hon est la fête de Souccot.

La joie de Souccot

+ La joie de Souccot :

=> Quelle est exactement la grande joie de Souccot? Qu'est-ce qui la différencie de tous les autres fêtes juives?
Nous allons voir quelques approches.

1°/ L'unité totale :
Le rav Shmouel Rozovsky (roch yéchiva de Ponovezh) suggère que la joie spéciale de Souccot découle de l'unité, qui imprègne chaque aspect de la fête.
Le midrach (Vayikra rabbah 30) enseigne que les 4 espèces, qui sont liées entre elles, représentent l'unité de tous les juifs, quel que soit leur niveau d'accomplissement religieux.
Il cite ces mots du roi Shlomo : "celui qui s'éloigne de la convoitise sera exposé dans chaque conclave de la Torah" (Michlé 18,1).
Rabbénou Yona (Shaaré Téchouva 1) explique : "Celui qui souhaite suivre ses désirs s'aliénera de la société et finira par n'avoir aucun véritable ami. Cela est dû au fait que chaque personne a ses propres inclinations et passions, ce qui l'isole des autres qui ne partagent pas ses propres besoins".

Le rav Rozovsky conclut : "Sans unité, il ne peut y avoir de joie, et c'est pourquoi Souccot, qui représente l'unité totale, atteint le statut de zman sim'haténou".
Nous pouvons ajouter que nos Sages (Soucca 43) enseigne que "tout le peuple juif est digne de résider dans une seule soucca". Bien qu'il existe de nombreuses interprétations de cette métaphore, il s'agit clairement d'une déclaration de notre unité.

2°/ Retourner à la joie pure de l'âme :
Le Shem MiShmouel souligne que l'on pourrait à première vue conclure que la joie de Souccot découle directement du fait que le Yom Kippour nous a pardonné nos fautes et que nous recommençons à zéro.
Cependant, il cite plusieurs preuves que ce n'est pas la source exclusive de la joie de Souccot. Il note qu'étant donné que notre âme vient d'en haut, où il n'y a que de la joie (Divré HaYamim I 16,27), nous devrions en vérité être heureux tout le temps. Mais comme le corps, qui vient de la terre, est sujet à l'abattement et au découragement, nous, qui sommes un composé des deux, oscillons entre la joie et la tristesse.
Dans les jours magiques qui suivent immédiatement Yom Kippour, lorsque nous avons été purifiés de nos fautes et que nous sommes sortis victorieux du jugement (midrach Vayikra rabba 30,3), nous pouvons à nouveau être pleinement joyeux.

Soucca = les Noms d’Hachem

+ Soucca = les Noms de Hachem

-> Le mot soucca s'écrit généralement סוכה, dont la guématria est de 91.
Le Nom Divin יהוה et אדני ont une guématria cumulée de 91 (soit 26 et 65).
Ainsi, la soucca reflète la combinaison et la fusion de ces deux Noms de Hachem.
['Héchek Shlomo, rav Shlomo haCohen de Vilna]

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-> A la fin de Néila, à Yom Kippour, dans une de ses versions nous implorons : "ya'hbiénou bétsel yado" (protège-nous à l'ombre de Ta main". À quoi fait référence cette demande?

Le rav Shlomo Zalman Auerbach explique cette prière en notant que lorsque l'on enroule son bras autour d'une autre personne en une étreinte, le bras entoure l'autre sur trois côtés.
Le haut du bras, l'avant-bras et la main symbolisent en fait les dimensions précises d'une soucca halakhique : deux murs pleins et un téfa'h.
Cette prière fait donc référence à la mitsva de la soucca : nous demandons à Hachem de nous étreindre dans la soucca, avec laquelle nous sommes entourés sur trois côtés.
S'asseoir dans la souka, représentant deux de Ses Noms, équivaut à recevoir une étreinte de Hachem.

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-> Le rav Nathan Wachtfogel suggère que lorsque nous nous plaçons à l'ombre de la soucca, nous transmettons un message tacite à Hachem.
Nous admettons ignorer l'issue des Yamim Noraïm. Lorsque nous entrons dans la soucca, nous proclamons à Hachem que puisque nous plaçons notre confiance en Lui, nos besoins doivent être pourvus, que nous le méritions ou non.
En entrant dans la souka, nous montrons que nous sommes sous Sa protection. Après tout, la soucca est le "Tsel" (l'ombre), du Maître du monde.

Nous sommes sous la protection de Hachem lorsque nous entrons dans la soucca, et pour cette seule raison, nous méritons d'être protégés et exaucés. Il est dès lors obligé de subvenir à nos besoins, même si nous n'avons pas mérité une issue favorable à Yom Kippour.

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[d'une certaine façon, même si l'on a pu donné le meilleur de soi à Roch Hachana et Kippour, on reste humble en affirmant que 100% de notre vie dépend de Toi Hachem.
Symboliquement on jette tout notre être (en ayant aucun plan B, aucun moyen d'espérer avoir quelque chose qu'en D.). Hachem nous attrape de Sa toute Main (Soucca), signe que plus on se repose dans la vie sur Hachem, plus on a confiance dans la façon dont Il gère notre vie, alors plus Il sera présent au plus proche de nous, pour notre bien. ]

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-> La récompense pour celui qui s'engage dans la guemilat 'hassadim est qu'après sa mort sa dernière demeure sera à l'ombre d'Hachem.
[Yalkout Chimoni Ruth - ot 422]

=> La récompense pour avoir accompli du 'hessed (bonté) est la protection à l'ombre d'Hachem.Lui-même!

Hochana rabba – Pourquoi frappons-nous les aravot sur le sol?

+ Hochana rabba - Pourquoi frappons-nous les aravot sur le sol?

-> Le midrach (Vayikra rabba 30,14) enseigne que les 4 Espèces que l'on utilise à Souccot représentent 4 parties du corps : l'étrog représente le cœur, le loulav la colonne vertébrale, les hadassim les yeux et les aravot, les lèvres, apparemment en position fermée.
Ainsi, les feuilles de la arava représentent ainsi une bouche fermée, indiquant que nous n'utilisons pas notre bouche pour nous livrer à des formes inappropriées de discours.

-> Il y a une coutume consistant à battre les branches d'aravot sur le sol lors de Hochana Rabba.
Le rav Tséma'h Gaon (Téchouvot haGuéonim - chaaré téchouva) explique, en s'appuyant sur le midrach précité, qu'en frappant le sol avec les aravot, qui représentent les lèvres, nous montrons à Hachem que nous comprenons qu'une grande partie de ce pour quoi nous devons faire téchouva tout au long des jours de Jugements est les fautes liées à la parole. Nous montrons à Hachem que nous allons rectifier ces manquements de la bouche et que nous n'allons plus nous engager dans des discours coupables.
Le verset déclare : "Qu'il mette la bouche à la poussière ; il peut encore y avoir de l'espoir" (Eikha 3,29).
Les fautes de la bouche figurent parmi les pires ... et les plus courantes. Si l'on veut effectuer une techouva significative, il faut commencer par rectifier la manière dont on utilise sa bouche.
La plus importante des fautes de la bouche est le lachone hara.

[selon le Zohar, les décrets d'Hachem pour l'année à venir ne "partent" qu’au début du 8e jour, le soir de Chémini Atséret, mais durant toute la journée de Hochana rabba qui le précède, il est encore possible de modifier le jugement.]
À Souccot, dont le point culminant est Hochana Rabba, le dernier jour de la kapara, nous nous engageons à ne plus jamais prononcer de lachon ara et à cesser d'utiliser notre pouvoir de parole pour des formes interdites de discours. Nous démontrons cet engagement en frappant le sol avec les aravot, qui ressemblent à des lèvres. Nous agitons symboliquement nos bouches dans la poussière, en espérant que nous aurons alors une chance de passer une bonne année.
[on peut éventuellement ajouter qu'on fait un acte extérieur témoignant d'un désir interne de préserver notre parole, grâce à cette sainte aspiration on peut bénéficier d'une aide et de bénédictions d'Hachem. ]

-> Le rav Tséma'h Gaon propose une autre explication. Jusqu'au dernier jour de Souccot, les Accusateurs dans les Cieux sont actifs contre le peuple juif, mais à Hochana Rabba, les mikatréguim, les Accusateurs, sont tous réduits au silence.
Frapper les "bouches" au sol indique que les Accusateurs sont réduits au silence.

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-> On peut rapprocher cela du fait qu'on va entrer dans Chémini Atsérét selon le midrach (Pessikta déRav Kahana 28) : "Lorsque les 7 jours de la fête [de Souccot] passent, Hachem dit aux Bné Israël : Mes enfants, Je sais que pendant les 7 jours de la fête, vous étiez occupés à offrir les sacrifices des nations du monde. A présent, vous et Moi nous nous réjouirons ensemble, et Je ne vous demanderai pas beaucoup : un seul taureau et un seul bélier. En entendant cela, les Bné Israël se mirent à louer D. et déclarèrent : "C'est le jour que D. a créé ; réjouissons-nous et soyons heureux en lui."

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-> Les 2 explications ci-dessus vont de pair. Notre engagement à garder la bouche fermée face à des discours inappropriés fait directement taire les accusateurs dans les Cieux.
Le 'Hafets 'Haïm (Chemirat haLachon - 'helek 1 - chaar azé'hira chap.2) explique que lorsque nous disons du mal d'autrui, lorsque nous jugeons défavorablement notre prochain, nous ouvrons la porte à ce que la même action soit dirigée contre nous par les Accusateurs célestes qui veulent que notre verdict soit sévère.
Mais si nous prenons soin de ne pas souligner les défauts des autres, alors dans les Cieux, eux aussi font preuve d'une grande retenue en pointant du doigt nos défauts.

Les femmes & mitsva de la Soucca

+Les femmes & mitsva de la Soucca :

-> Tossefot (Pessa'him 108b) demande pourquoi les femmes n'ont pas l'obligation de la mitsva de la Soucca.
Le principe "bien qu'elles aussi eussent fait partie du miracle" (af én ayou béoto anéss), oblige les femmes à boire 4 verres de vin à Pessa'h, à la lecture de la Méguila à Pourim et à allumer les nérot à 'Hanoucca.
En tant que bénéficiaires de ces miracles, elles aussi doivent participer et accomplir ces mitsvot.
Lorsque les Bné Israël étaient dans le désert, tout le monde, y compris les femmes, fut protégé par les souccot des Nuées de Gloire (Anané HaKavod). Par conséquent, logiquement, elles devraient elles aussi avoir l'obligation de participer à la commémoration de ce miracle, et devraient être tenues de s'asseoir dans la soucca.
Tossefot répond que ce principe (ci-dessus) ne s'applique uniquement aux mitsvot déRabbanan, et non aux mitsovot déOraïta (issues de la Torah).

-> Souccot n'est pas simplement une célébration du fait d'être les bénéficiaires des Anané HaKavod, un miracle dont les femmes ont autant profité que les hommes.
Souccot célèbre en réalité le retour des Anané HaKavod (qui sont parties suite à la faute du Veau d'or), annonçant le rétablissement de la relation privilégiée entretenue par le Klal Israël avec Hachem.
[le Gaon de Vilna dit que "vératsita banou" = et Tu nous as désirés = cela correspond à Souccot, qui symbolise le fait que Hachem nous désire suite à l'acceptation de notre téchouva après notre faute du Veau d'or, démontrant Son amour.]

La faute du Veau d'or, qui précipita le départ des Anané HaKavod, fut perpétré par les hommes du peuple juif et non par les femmes.
Le Tour (Ora'h 'Haïm - siman תיז) rapporte qu'à l'origine, Roch 'Hodech fut donné comme Yom Tov aux 12 tribus (chévatim), aussi bien hommes et femmes, mais ce Yom Tov fut retiré aux hommes. Roch 'Hodech demeura néanmoins en tant que Yom Tov pour les femmes, car elles n'avaient jamais servi le Veau d'or.
De même, le rav Akiva Eiger note, à propos de la coutume de ne pas porter de bijoux en or à Yom Kippour, car cela rappelle le Veau d'or (cela va venir nous accuser davantage), et les femmes, qui n'ont pas participé au Veau d'or elles peuvent porter de tels bijoux à Yom Kippour.
[en effet, on leur a pris de force leurs bijoux, mais dans leur grandeur elles ne voulaient pas participer à cette idole! ]

Ainsi, le 'Hatam Sofer (drachot - chénat תקצה) explique que puisque les femmes n'ont pas participé ) ma faute du Veau d'or, elles n'ont jamais été exclues des Anané HaKavod et leur relation avec Hachem n'a jamais faibli ni vacillé.
Ainsi, n'ayant jamais perdu l'ombre et la protection des Nuées de Gloire, les femmes ne sont pas obligées de commémorer leur retour. Seuls les hommes ont été privés des Anané HaKavod ; les femmes bénéficièrent continuellement, sans interruption, de la protection des Nuées de Gloire.
Elles ne sont donc pas incluses dans la célébration de leur retour, raison pour laquelle elles sont dispensées de l'obligation de s'asseoir dans la soucca.

[ainsi, leur dispense de cette mitsva n'est pas le signe qu'on dénigre les femmes, mais plutôt cela renvoie à leur grandeur! ]

Atséret de Shavouot et Souccot

+++ Atséret de Shavouot et Souccot :

+ Pour les fêtes auxquelles aucune mitzva spécifique n'est associée, la lumière Divine qui brille lors de ces fêtes peut être canalisée dans ce qu'une personne désire :

Shavouot et le 8e jour de Souccot sont tous deux appelés "Atséret".
Il existe deux types de lumière que Hachem fait briller sur le peuple juif. La première provient des mitsvot et des lois ('houkotav) que le peuple juif accomplit.
La deuxième sorte de lumière ne provient pas de l'observation d'une mitsva mais de l'abondante sainteté inhérente aux fêtes elles-mêmes.
Nous allons maintenant expliquer la différence.

L'illumination qui provient de l'observation des mitsvot est limitée et confinée par les commandements, qui sont eux-mêmes circonscrits, [ limités par l'espace et le temps ; les objets avec lesquels les mitsvot sont accomplies doivent être de dimensions données, les mitsvot ne doivent être réalisées qu'à des moments donnés, et ainsi de suite. ]

L'illumination émanant de l'abondante sainteté des fêtes n'est cependant pas confinée ou restreinte.
À Souccot et à Pessa'h, nous limitons l'illumination illimitée afin de pouvoir la recevoir correctement en observant les mitsvot associées à ces fêtes. À Souccot, nous observons la mitsva de la soucca et du loulav, et à Pessa'h, nous observons la mitsva de manger de la matsa et les autres mitsvot associées à ces jours, comme on le sait.

Les fêtes de Shavouot et de Shémini Atséret, en revanche, ne font l'objet d'aucune mitsva particulière. Par conséquent, la lumière de ces jours reste éloignée et non condensée.
Par conséquent, nous devons contenir et condenser cette illumination afin que les mondes inférieurs puissent la recevoir. Car sans une certaine constriction de cette illumination, le monde ne peut pas l'absorber.
Chaque individu doit canaliser cette lumière vers ce dont il a besoin, qu'il s'agisse de l'intellect, des enfants, de la santé, des moyens de subsistance, ... en fonction de ce dont chacun a besoin, il doit condenser l'illumination.

Compte tenu de cette explication, ces 2 fêtes : le 8e jour de Souccot et de Shavouot, sont appelées Atséret, car le mot Atséret fait allusion à cette condensation, car sa forme verbale ("vatéatsar" Bamidbar 17,13&15) connote la "constriction".
En d'autres termes, il nous est demandé de condenser l'illumination qui brille pendant ces jours. Lors de ces fêtes particulières, Shavouot et Shémini Atséret, une personne doit canaliser cette illumination afin que les mondes inférieurs puissent accepter la bonté généreuse de D.
En effet, si cette générosité n'est pas contractée, elle ne peut pénétrer dans notre monde inférieur.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Shavouot ]