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A chaque mitsva, tout juif donne du plaisir à Hachem

+ A chaque mitsva, tout juif donne du plaisir à Hachem :

-> "Le monde a été créé pour la bonté" (olam 'hessed yibané - Téhilim 89,3).
Nous appelons Hachem "le Bon". (haTov)
Le Séfer ha'Hinoukh explique que ce titre ne peut être attribué qu'à quelqu'un qui a atteint la perfection d'être "bon", ce qui signifie qu'il fait du bien aux autres. Le désir d'Hachem est de faire du bien à Ses créations, et Il a créé le monde uniquement dans ce but, afin qu'il y ait des personnes pour lesquelles Il puisse faire preuve de bonté.
Cette bonté s'exprime d'abord dans ce monde par la multitude de bontés dont Hachem nous comble, mais elle n'atteindra son maximum que dans le monde à Venir, où l'âme se prélassera dans la gloire d'Hachem pour l'éternité.

-> Le 'Hovot haLévavot (chaar avodat Hachem - chap.9) écrit :
"la vérité sur le secret de notre venue dans ce monde est la suivante : Hachem nous a créé à partir du néant absolu parmi les nombreuses forces spirituelles qu'Il a créées. Il voulait nous promouvoir et élever notre stature pour que nous rejoignions Ses âmes pures bien-aimées et choisies qui sont proches de Sa Gloire, afin qu'Il puisse nous faire du bien et accomplir des actes de bonté à notre égard.
Cela ne pouvait être réalisé si nous restions dans les mondes supérieurs, et c'est pourquoi Il nous a fait descendre dans ce monde".

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-> Imaginons un instant un père aimant et dévoué qui a un seul et unique fils qu'il aime infiniment. Il attend chaque occasion d'exprimer ses sentiments en couvrant son fils de cadeaux somptueux et coûteux.
Si le fils se comporte mal, le père, pour l'éducation morale de son fils, ne peut pas lui donner une récompense, et c'est à contrecœur et péniblement qu'il doit renoncer à son grand désir de choyer l'enfant.
Si l'enfant se comporte correctement, le père ressent une grande joie car son rêve se réalise et il peut à juste titre couvrir son fils bien-aimé de toutes les gâteries possibles.

La relation d'Hachem avec Son peuple bien-aimé et élu, les juifs, fonctionne de la même manière.
Hachem a créé le monde afin de nous gratifier de son infinie bonté et attend avec impatience de pouvoir le faire.
Tant que nous ne l'écoutons pas et que nous agissons contre sa volonté, il n'est pas en mesure de nous combler de ses bienfaits et il en est terriblement peiné. Si nous nous comportons correctement et devenons ainsi dignes de recevoir Ses bénédictions, Hachem ressent une grande joie, et Son désir d'être le "Bon" (haTov) en nous accordant Ses bénédictions est comblé.

-> Dans les mots du Séfer ha'Hinoukh (mitsva 95) :
"Tout ce que l'on obtient en réalisant les mitsvot d'Hachem se résume à ceci : c'est Son désir de nous faire du bien, et lorsque, par l'accomplissement de ces mitsvot, un homme se rend capable et prêt à accepter ce bien, Hachem lui accordera des bienfaits.
Il leur a donc enseigné la bonne voie à suivre pour devenir des personnes honnêtes, à savoir la voie de la Torah par laquelle un homme devient bon.
Par conséquent, quiconque accomplit les mitsvot d'Hachem satisfait le désir d'Hachem en étant digne de recevoir Ses bienfaits. En revanche, si l'on ne se prépare pas à cela, la faute est très grande, car on connaît le désir d'Hachem et on agit à l'encontre de ce désir."

-> Il est à noter que dans sa compilation des mitsvot, le Séfer ha'Hinoukh va répéter à 48 reprises cette idée (cf. mitsva 42, 63, 171 et 344). Cela témoigne à quel point cela est un aspect fondamental du judaïsme.

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+ "Aider" Hachem :

=> Quelle est la raison profonde pour laquelle Hachem ne veut nous accorder Ses bénédictions que si nous adhérons à Sa volonté? Il est certain que si Son seul désir est de nous combler de bénédictions, Il devrait le faire indépendamment de notre comportement.

-> Expliquons-le par une parabole. Un père demande à ses deux fils de l'aider à nettoyer leur maison. L'un des fils se met au travail, déplaçant, transportant, balayant et organisant à lui tout seul, tandis que l'autre se promène paresseusement, ramassant un déchet par-ci par-là, mais pas grand-chose de plus.
Une fois le travail terminé, le père appelle chacun de ses fils dans sa chambre et leur remet une grosse barre de chocolat en remerciement de leur aide.
À première vue, les deux fils semblent avoir reçu exactement la même récompense. En réalité, il existe une grande différence entre eux.
Quelle émotion éprouve chacun d'eux en recevant la tablette de chocolat?
Le premier fils se sent très bien dans sa peau. Il sait que son dur labeur a été remarqué et apprécié, et que le chocolat est une juste récompense pour ses efforts. Il repart avec un sentiment de satisfaction et d'accomplissement.
Le second fils, en revanche, accepte le chocolat avec timidité. Il ressent une profonde gêne, sachant qu'on lui a donné quelque chose qu'il ne mérite pas.
Quantitativement, les récompenses sont les mêmes, mais qualitativement, celle du premier fils est incommensurablement plus grande, car elle a engendré un bon sentiment chez celui qui la reçoit.

Hachem est l'ultime dispensateur de bienfaits. Il a créé le monde afin de nous combler de Ses bienfaits. Cependant, Il veut s'assurer qu'Il donne au maximum, ce qui signifie que le bénéficiaire repart avec le meilleur sentiment possible.
C'est pourquoi Hachem nous supplie : "S'il vous plaît, suivez mes ordres afin de mériter la récompense que Je suis prêt à vous donner. Je veux vous donner le meilleur bienfait possible et j'ai besoin que vous me le permettiez."

=> Il s'agit là d'une pensée vraiment stupéfiante. Hachem, en quelque sorte, a besoin que nous l'aidions!
Nous avons la capacité de permettre à Hachem de réaliser Son plus grand désir : être le Bien ultime. C'est ce que veut dire le Zohar lorsqu'il affirme : "Qui est un 'hassid (un homme pieux)? Celui qui fait du 'hessed avec son Créateur".
Nous faisons 'hessed avec Hachem en Lui permettant de réaliser le summum de la bonté, un privilège incroyable et une responsabilité redoutable.

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+ Le but de la création

-> Selon le Ramban, le but de la Création du monde est pour permettre à l'homme de reconnaître et proclamer que Hachem a créé le monde (rien ne peut exister une seconde sans qu'Il le permette) et qu'Il contrôle ce qui s'y passe, à la fois le monde en général mais également chaque petit détail de la vie d'une personne (sans ne peut se faire sans un décret Divin le permettant).

=> Pourquoi le but de la création est-il de reconnaître Hachem?
Quelqu'un qui voit la bonté et la gentillesse infinies d'Hachem dans le monde et qui réalise qu'Hachem contrôle personnellement chaque partie de sa vie, alors il s'est élevé au-dessus du reste de l'humanité.
Cependant, cette reconnaissance n'est pas le point final.
Certes mais comme nous l'avons expliqué, elle a pour but de le propulser à partir de sentiments de pure gratitude et de s'efforcer de rendre à Hachem tout ce qu'il peut en observant tous les commandements d'Hachem et en menant sa vie uniquement en fonction de la volonté d'Hachem.
Nos sentiments de pure gratitude doivent nous propulser à rendre à Hachem en observant ses commandements, en vivant sa vie selon les désirs d'Hachem, et ce faisant, on se rendra digne de recevoir davantage de bonté de la part d'Hachem.
On atteint alors le véritable objectif de la création : qu'Hachem ait la possibilité de nous couvrir à juste titre d'une bonté infinie.
[faire des efforts pour prier avec kavana, faire les mitsva avec joie, ... cela permet de donner de la force à Hachem (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35) pour qu'Il nous comble de belles choses, et nous retire le sentiment de "pain de la honte". Tout cela permet de générer un maximum de plaisir à Hachem, car Il a pu nous faire plaisir au mieux. ]
Il s'agit là de l'accomplissement ultime du commandement d'Hachem à Avraham : "Deviens une bera'ha", une personne qui engendre la bénédiction dans le monde en se rendant agréable aux yeux d'Hachem.

[c'est une grande responsabilité que d'être juif, car parfois on a envie de se laisser aller dans nos mitsvot (j'ai envie de kiffer à rien faire comme les non-juifs), mais de ce fait nous retirons à Hachem de la joie, la capacité de donner des bontés. ]

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+ Apporter de la satisfaction à Hachem :

-> En réalisant les mitsvot, nous apportons de la satisfaction (na'hat roua'h) à Hachem.
La source de ceci est Vayikra 1,9, qui nous dit que si l'on apporte une offrande à Hachem, c'est "un parfum agréable à Hachem".
Rachi, citant un midrach, explique le terme "agréable" comme signifiant "c'est une source de satisfaction devant Moi, car J'ai dit [d'apporter une offrande] et Ma volonté a été faite".

=> Qu'est-ce que cela signifie que nous donnons à Hachem de la satisfaction en accomplissant Sa volonté? A-t-il vraiment besoin que nous l'écoutions pour le rendre heureux?

-> Le rav Israël Nadjara, l'un des plus proches élèves du Arizal, donne une explication fondamentale basée sur le principe précédent. Il est évident qu'Hachem n'a besoin de rien de notre part. Son plus grand désir est de nous combler de Ses dons et de Sa bonté sans fin, mais Il ne le fera que si nous méritons de les recevoir.
Lorsque nous accomplissons les commandements (mitsvot) d'Hachem, nous nous rendons plus dignes, ce qui donne à Hachem l'occasion de nous offrir Ses dons inépuisables.
Hachem dit qu'Il a de la satisfaction (na'hat roua'h) que Sa volonté a été faite, parce qu'Il peut alors nous inonder de Sa bonté.
Loin de nous l'idée de Lui donner, c'est au contraire une autre possibilité pour Lui de nous donner.

-> En utilisant cette idée, le Rachba explique la déclaration de nos Sages selon laquelle Hachem prie chaque jour pour que son Attribut de Miséricorde l'emporte sur Sa colère contre ceux qui vont à l'encontre de Sa volonté et pour qu'il traite le peuple juif avec grâce.
Il suggère que, pour ainsi dire, Hachem prie pour que nous nous améliorions et que nous agissions conformément à sa volonté afin que sa miséricorde puisse se manifester et qu'Il puisse nous accorder toutes Ses bénédictions.

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-> Le rav Shimshon Raphael Hirsch (sur Yitro 18,11) dit : "en prononçant "barou'h (béni) un homme exprime son renoncement à ses pouvoirs d'action totalement libres pour ne faire que ce qui plaira et donnera satisfaction à Hachem".
Cet abandon de son libre arbitre pour ne faire que ce qu'Hachem désire est le niveau le plus élevé d'acceptation du joug Divin (kabbalat ol malkhout chamayim
L'apogée a été atteint au mont Sinaï lorsque le peuple juif a accepté la Torah. Chaque fois qu'une personne dit : "barou'h", il répète la plus grande déclaration de tous les temps : "naassé vénichma".

[un sens des bénédictions qui commencent par "barou'h", est que c'est nous qui bénissons Hachem en faisant Sa volonté, car grâce à cela Il pourra nous combler du meilleur et Il se réjouira.
Le principal : permettre à D. de réaliser son désir de nous faire du bien. Le secondaire : nous profiterons de ce bien. ]

Le résultat d'une bénédiction est qu'Hachem continuera à nous inonder de bénédictions, et de cette manière, le monde entier verra qu'Il est la source de tout bien et de toute bonté dans le monde.
À leur tour, les autres souhaiteront vivre leur vie selon Sa volonté, ce qui engendrera encore plus de bénédictions dans le monde.
Finalement, cela conduira au grand jour où "Hachem sera Roi sur le monde entier ; ce jour-là, Hachem sera Un et Son Nom sera Un" (Zé'haria 14,9).

[rav Avraham Tabor]

L’orgueil est non seulement le pire de tous les mauvais traits de caractère, mais aussi la racine de tous.
[Or'hot Tsadikim - chaar 1]

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-> Être humble ne signifie pas que l'on pense que l'on ne vaut rien et que l'on n'a pas de talents ou la capacité d'atteindre la grandeur.
Une telle pensée est décrite par le 'Hovot haLévavot (chaar anava - chap.2) comme de la folie.
La véritable humilité signifie que la personne connaît exactement toutes ses forces et tous ses points forts, sans pour autant prétendre avoir atteint sa grandeur par elle-même, mais plutôt en attribuant tout cela à Hachem, qui lui a donné ces qualités afin d'accomplir son propre but dans la vie.
Plus on est conscient que "Hachem Elokénou", plus on devient humble.

-> Le Dayan Abramsky fut un jour convoqué pour témoigner devant un tribunal non juif. Alors qu'il se levait, le juge lui demanda : "Est-il vrai que vous êtes la plus grande et la plus respectée autorité en matière de droit juif (halakha) dans toute l'Europe?
"Oui, Votre Honneur", répond le Dayan.
Le juge lui lance un regard surpris. "Les juifs ne sont-ils pas censés être des gens humbles et ne pas se vanter?"
Le Dayan Abramsky a souri et a répondu sur-le-champ : "En effet, Votre Honneur. Cependant, je suis sous serment et je dois dire la vérité".
En fait, il était connu pour son extrême humilité, ce qui ne contredit pas la conscience qu'il avait de ses talents.

-> On demanda un jour au 'Hazon Ich s'il était convenable pour un homme de sa stature d'accorder autant d'honneur aux gens les plus simples qui venaient lui rendre visite.
Il répondit : "Je sais que je fais partie des Guédolim, mais je sais aussi que si ces personnes avaient les mêmes forces et les mêmes capacités que celles qu'Hachem m'a données, elles deviendraient elles aussi de grands Guédolim".

[ Hachem a donné à chacun ce dont il a besoin pour son travail dans la vie. Chaque personne est jugée en fonction de la manière dont elle a utilisé les dons qui lui ont été accordés au mieux de ses capacités au service d'Hachem. ]

-> Le 'Hovot haLévavot (chaar anava - chap.10) écrit qu'il n'a jamais rencontré quelqu'un qu'il jugeait inférieur à lui, car il s'est toujours dit qu'à son niveau, avec ses talents et ses circonstances particulières, il est très possible qu'il aurait accomplit la volonté d'Hachem mieux que lui avec ses capacités "meilleures".

Réflexions sur les souffrances

+ Réflexions sur les souffrances :

-> Le 'Hafets 'Haïm (Chem Olam - note fin chap.3), cite l'explication du Gaon de Vilna :
Après la mort d'une personne, celle-ci sera jugée au Ciel pour évaluer ses mitsvot et ses avérot (fautes).
Si, au cours de sa vie, elle a accompli plus de mitsvot que de fautes, une personne est déclarée tsadik et gagne son entrée dans le monde à Venir ; mais si, à D. ne plaise, les fautes sont majoritaires, elle sera condamnée à un terrible châtiment dans le Guéhinam.
Le défunt assiste au chargement de la balance et est saisi d'une crainte terrifiante lorsqu'il constate que les fautes l'emportent largement sur les mitsvot.
Soudain, Hachem convoque tous les souffrances que le défunt a endurées au cours de sa vie et les empile sur le côté des mitsvot, car toute forme de souffrance (même la plus minime) que le défunt a endurée agit comme une expiation pour ses fautes.
C'est avec joie qu'il voit les mitsvot l'emporter sur les fautes et qu'il est déclaré tsadik et autorisé à entrer dans le monde à Venir. À ce moment-là, il chante les louanges d'Hachem et Le remercie chaleureusement pour tout ce qu'il a enduré tout au long de sa vie.

Pourquoi devrions-nous attendre ce moment pour remercier Hachem pour les souffrances que nous recevons?
Idéalement, chaque fois que nous subissons le moindre désagrément, comme le fait de sortir la mauvaise monnaie de notre poche ou tout autre petit désagrément, nous devrions remercier Hachem de tout cœur de nous avoir accordé ce formidable cadeau grâce auquel nous pouvons annuler certains des fautes que nous avons commises.

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-> Le 'Hafets 'Haïm (Ahavat 'Hessed - 2e partie, chap.13) développe un thème similaire dans :
Chaque soir, au moment de s'endormir, notre âme monte au ciel et signe la reconnaissance de tout ce qu'elle a fait au cours de la journée. Étant donné qu'il est impossible de ne pas avoir commis une faute quelconque, le décret est adopté pour que la personne soit punie en conséquence, et la permission est donnée aux anges chargés d'exécuter la punition de procéder.
Cependant, Hachem, dans Son infinie miséricorde pour Ses enfants bien-aimés, permet que le décret soit annulé par une douleur plus légère ou une perte financière.
[ l'amour d'Hachem est si grand qu'Il permet même que l'argent que l'on donne pour une mitsva annule le décret sévère qui aurait dû être appliqué. ]
Sur cette base, le 'Hafets 'Haïm exhorte les gens à donner gracieusement à la tsédaka, car chaque centime donné peut sauver une personne de terribles souffrances, tout en lui procurant, dans le même temps, une énorme récompense pour la grande mitsva de la tsédaka.

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[en ce sens, la prochaine fois qu'un objet coûteux ou précieux se casse ou se perd, ou même qu'un objet apparemment insignifiant est abîmé, arrêtons-nous un instant et pensons : Comment une telle chose a-t-elle pu se produire? Hachem m'a-t-il oublié? Me déteste-t-Il et laisse-t-Il donc cela se produire, ou peut-être s'agit-il d'une expression de Son amour illimité pour moi?
La personne qui a intériorisé que "Hachem Elokénou" (même dans Sa Rigueur Il agit pour mon bien ultime), est capable de vivre une vie de joie et de proximité avec Hachem, même à travers ses souffrances. ]

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-> "Les jugements d'Hachem sont vérité : ils sont parfaits tous ensemble" (Téhilim 19,10).
Quelle est la signification de "tous ensemble"?

-> Le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Dévarim 32,4) décrit une fois de plus le tribunal céleste après le décès d'une personne. Cependant, dans le cas présent, la personne avait embarrassé ou endommagé quelqu'un et ne lui a pas demandé pardon.
Nos Sages nous disent qu'il est impossible d'obtenir l'expiation de nos fautes commises à l'égard d'autrui s'il n'a pas été pardonné, et il a donc été décrété qu'il devait revenir dans ce monde pour réparer les dommages qu'il avait causés à son prochain.
Terrifié à l'idée de devoir retourner dans ce monde, il se met à implorer désespérément Hachem d'avoir pitié de lui.
"Ce n'était pas ma faute", affirme-t-il. "Tu as fait de moi un homme riche et, à cause de ma richesse, je suis devenu arrogant et j'ai donc humilié cet indigent. Si j'avais été créé pauvre, je n'aurais jamais fait une chose pareille".

Cependant, son excuse est rejetée et il est décidé qu'il doit retourner dans ce monde. En désespoir de cause, il s'adresse au tribunal céleste et supplie : "Laissez-moi au moins y retourner en tant qu'homme pauvre, afin que je n'aie même pas la moindre tentation d'humilier ou de blesser quelqu'un".
L'ange Accusateur rejette son argument, affirmant que ce sera un test injuste lorsqu'il retournera dans ce monde car il n'aura pas les mêmes tentations qu'auparavant. Pourtant, après de nombreuses supplications, l'homme trouve suffisamment de mérites qu'il a gagnés au cours de sa vie pour que son souhait soit exaucé.
L'homme renaît et entre dans la vie en étant destiné à être un pauvre. Lorsqu'il grandit et que la vie est très difficile, il se plaint amèrement de sa situation difficile.
Mais, écrit le 'Hafets 'Haïm, il a oublié qu'il a lui-même demandé à se trouver dans cette situation et que, de surcroît, il a travaillé très dur pour que son souhait de naître ainsi soit exaucé.

C'est le sens de l'expression "ils sont parfaits tous ensemble". Lorsque quelqu'un est conscient non seulement de ce qu'il endure maintenant, mais aussi de tout ce qui s'est passé avant sa naissance, il est en mesure de déclarer qu'Hachem est juste et droit.
[ selon le 'Hafets 'Haïm ('Homat haDaat - chap.18), la clarté ultime de toutes les actions d'Hachem au cours de l'histoire ne sera visible qu'au moment de la résurrection des morts, lorsque le jugement final de l'humanité sera rendu. ]

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-> Une autre méthode pour considérer les souffrances sous un jour plus positif est basée sur la guémara (Yébamot 64a). Nos Sages nous disent que nos Patriarches, Avraham, Its'hak et Yaakov, et leurs épouses, Sarah, Rivka, Rachel et Léa, étaient stériles et, par nature, physiquement incapables d'avoir des enfants. La Guemara explique que cela est dû au fait que "Hachem désire entendre les prières des justes."

Il s'agit d'une déclaration très difficile à comprendre : parce qu'Hachem veut entendre les justes prier, ils doivent endurer des années de douleur et de chagrin d'amour, qui ont atteint un tel niveau que Ra'hel a plaidé qu'elle préférait mourir plutôt que de rester sans enfant (Vayétsé 30,1).

Le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou) propose l'explication suivante :
Hachem est la source de toute bonté dans le monde, et Son seul désir est d'accomplir des bontés pour Ses enfants bien-aimés. La plus grande forme de bonté est l'opportunité de permettre à l'homme de se rapprocher d'Hachem et de créer une relation plus claire et plus profonde avec Lui.
Pour y parvenir, Hachem a contraint nos Patriarches à prier du plus profond de leur grand âmes, ce qui leur a permis, même à leur niveau élevé, de faire un petit pas vers Lui.

Parfois, les souffrances qu'Hachem nous envoie sont conçus uniquement pour nous forcer à nous rapprocher de Lui. Il peut être difficile pour nous d'en apprécier les avantages à l'heure actuelle.
Cependant, plus on se rapproche d'Hachem, plus on se rend compte qu'il s'agit en effet du cadeau le plus beau et le plus précieux.
Avec cet état d'esprit, il est possible de commencer à comprendre une halakha très difficile. Le Choul'han Aroukh (Ora'h 'Haïm 222:2) écrit qu'à l'annonce d'une mauvaise nouvelle, il faut réciter une bénédiction : "Béni soit celui qui est bon et qui fait le bien". Cette bénédiction doit être récitée de tout cœur et avec la même joie que lorsqu'on récite la bénédiction à l'annonce d'une bonne nouvelle, "car une mauvaise nouvelle pour un serviteur d'Hachem est une joie pour lui et est bonne pour lui, parce qu'il accepte avec amour tout ce qu'Hachem a décrété pour lui, et par conséquent, avec cette acceptation, il sert Hachem, et le service d'Hachem est une source de joie".

Une fois, pendant la guerre des 6 Jours en Israël en 1967, rabbi 'Haïm Chmouelevitz est sorti de l'abri antiatomique souterrain dans lequel lui et d'autres s'étaient abrités pendant plusieurs heures de combats intenses.
Il a déclaré : "Je ne souhaite de souffrances à personne. Cependant, les sommets que j'ai pu atteindre dans mon service d'Hachem et la proximité avec Hachem, je ne les échangerais pour rien au monde!" [à postériori, il apprécie ce que ses souffrances on pu lui apporter]

Réflexions sur la yirat Chamayim

+ Réflexions sur la yirat Chamayim :

-> Le rav Eliyahou Lopian enseigne que le but ultime qu'une personne doit s'efforcer d'atteindre est la yirat Chamayim (crainte du Ciel). Seule une personne dotée de bonnes midot peut atteindre une telle grandeur.

La racine des bonnes midot et de notre relation avec autrui est le 'hessed, qui signifie voir et ressentir la situation dans laquelle se trouve une autre personne.
Nos Sages enseignent que cette caractéristique est la clé pour atteindre la yirat Chamayim.

-> Le rav Wolbe (Alé Shour) explique cela par une analogie simple.
Un homme est assis dans sa chambre, les rideaux fermés. Il regarde autour de lui et ne voit que ses propres possessions et ses propres besoins. Il est complètement absorbé par son propre mode de vie. Il ne voit rien au-delà des murs de son monde privé. Soudain, quelqu'un tire les rideaux et ses yeux s'ouvrent sur un monde immense à l'extérieur. Il y a d'autres maisons, des gens qui marchent, des voitures sur la route et des avions qui volent au-dessus.
En un instant, il prend conscience de tout ce qui se trouve à l'extérieur.

Une personne qui vit dans l'état d'esprit "il y a Moi-même, et en dehors de moi il n'y a rien" (Yéchayahou 47,8), ne voit rien d'autre que lui-même et ses propres besoins. Il ne peut pas voir les autres. Il ne peut certainement pas voir Hachem.

Comme l'a dit un jour le rav Avigdor Miller : "Si vous ne pouvez pas remercier votre mère qui se tient devant vous pour le repas qu'elle vient de vous servir, alors vous pouvez être sûr que vous ne remerciez pas Hachem pour tout ce qu'Il fait pour vous, même si vous faites une très longue prière de la Amida et que vous vous prosternez très bas à Modim".

Comme le disent nos Sages (midrach haGadol) : "quelqu'un qui nie la faveur que son ami a faite pour lui finira par nier le bien qu'Hachem fait pour lui".

Mais quelqu'un qui pratique le 'hessed a ouvert ses rideaux au monde, et est capable de voir et de sentir les autres. Une fois ses yeux ouverts, il verra également Hachem dans le monde. Il verra la grande sagesse d'Hachem visible dans toute la nature. Il prendra conscience de l'infinie bonté avec laquelle Hachem fournit nourriture et subsistance à des milliards d'êtres humains et à l'ensemble des animaux, des poissons, des oiseaux et des insectes. Il observera la main d'Hachem qui guide sa vie personnelle et l'ensemble de l'histoire.

Cette prise de conscience est appelée yirat Chamayim.
Bien que yirat Chamayim soit généralement traduit par "crainte d'Hachem", les commentaires expliquent que la racine de yirat Chamayim est : réé, ce qui signifie "voir".
Il ne s'agit pas d'avoir peur d'Hachem, mais plutôt d'en être conscient.

Selon le rav Shimshon Raphael Hirsch ('Horev - chap.8) : "la pensée de Sa grandeur ne vous quitte jamais, et partout, toujours et en toute chose, vous voyez le D. tout-puissant, grand, créatif, omniprésent, qui gouverne tout ... la yirat Hachem signifie, strictement, voir D. partout et sentir notre propre petitesse dans Sa grandeur"
[ le résultat d'une telle prise de conscience est d'avoir peur d'Hachem, et de ne pas Lui désobéir ou de faire quoi que ce soit qui ne soit pas en accord avec Sa volonté. ]

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-> La guémara (Béra'hot 12b) nous enseigne que le verset : "Ne vous égarez pas après vos ... yeux" (lo tatouru a'haré ... éné'hem - Chéla'h Lé'ha 15,39) est une mise en garde contre la négation de l'existence d'Hachem.
C'est curieux. Nous associons normalement le fait de suivre ses yeux à la poursuite de désirs et de convoitises, alors que l'existence d'Hachem est un concept philosophique et idéologique. Comment comprendre alors l'affirmation de la guémara?

Le rav El'hanan Wasserman (Aggadeta - Kovets Maamarim) se demande comment il est possible de nier l'existence du Créateur. Les preuves qui attestent de la présence d'un Créateur sont tellement indéniables qu'elles sont écrasantes. [comment avec toute la perfection et les miracles du corps humain, de la nature, ... on peut affirmer que tout cela est le fruit du hasard.]
Le midrach rapporte que Rabbi Akiva a dit à un moqueur, que de la même manière qu'un vêtement tissé témoigne de l'existence d'un tisserand et qu'un livre témoigne de l'intelligence de son auteur, l'éclat insondable de tout ce qui existe dans le monde témoigne de l'intelligence d'un Être qui les a fait naître.

Rav El'hanan Wasserman conclut que c'est un trait inaltérable de la nature humaine que les désirs d'une personne influencent sa pensée.

Le plus grand désir des gens est de profiter des plaisirs de ce monde et de vivre une vie de "liberté", faire ce qu'ils veulent sans rendre de comptes à personne. Leur devise est "mangez, buvez et soyez joyeux car demain nous mourrons" (d'après Yéchayahou 22,13 et Kohélet 8,15).

Cette pulsion extrêmement puissante est le plus grand de tous les pots-de-vin qui aveugle et ridiculise les personnes les plus intelligentes. Pour satisfaire cette soif ardente de plaisir, ils doivent éliminer Hachem du tableau.
La reconnaissance d'un Créateur, qui a construit le monde dans un but précis et exige que nous contrôlions nos désirs et que nous nous soumettions à Sa volonté, limite fortement une vie de frivolité insouciante et de fautes.

Le seul moyen de vivre comme ils le souhaitent est d'en venir à nier l'existence d'Hachem. C'est pourquoi ils créent des théories et des hypothèses absurdes et ridicules pour calmer leur conscience et leur permettre de poursuivre leurs désirs.
Pour reprendre les termes du rav Wasserman, ils deviennent comme des ivrognes ; sous l'influence de l'alcool, même le plus grand des esprits est incapable de penser correctement.

C'est pourquoi nos Sages ont enseigné que l'interdiction de suivre ses yeux est une mise en garde contre le refus d'Hachem.
La véritable source de l'athéisme n'est pas une perspective philosophique, mais plutôt l'envie de l'homme de suivre ses désirs et ses envies. [on est aveuglé! ]
En revanche, une personne qui contrôle ses pulsions physiques conserve son intelligence humaine pure et intacte, et peut ainsi voir clairement la vérité la plus évidente et la plus indéniable, à savoir qu'Hachem a créé le monde et contrôle chaque chose qui s'y passe.
[un juif doit tendre vers : "chiviti Hachem lénegdi tamid (Téhilim 16,8 = à l'image du roi David : placer constamment face à nous Hachem ]

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-> La racine du mal :
-> Le rav Eliyahou Dessler (Kountress ha'Hessed - Mikhtav méEliyahou, vol.1) développe l'idée fondamentale qu'il existe 2 types de personnes dans le monde : les donneurs et les preneurs.
Un donneur est quelqu'un qui se consacre à aider les autres dans la mesure de ses capacités, alors qu'un preneur est totalement égocentrique et fait tout ce qu'il peut pour prendre aux autres et au monde tout ce qui peut améliorer son confort et son bonheur personnels.

Ce qui pousse un homme à suivre ses désirs et ses envies, c'est d'être un preneur.
Il veut tout ce qui lui permet de se sentir bien, et il est prêt à toutes les extrémités pour atteindre ce but. Plus il est tourmenté par ce trait de caractère, plus il courra après tous ses désirs.

Le rav Dessler conclut que, comme l'a expliqué le rav Wasserman, il finira par nier la présence d'Hachem dans le monde, car c'est le seul moyen pour lui de poursuivre sa course aveugle vers l'autosatisfaction.

Quel est le remède à cela? Comment retrouver la foi en Hachem?
Le seul moyen est de cesser d'être un preneur. Cela nous libérera de notre insatiable désir humain/animal d'autosatisfaction, ce qui à son tour, ramènera notre esprit à notre état pur et naturel (lié à notre source spirituelle divine élevée), un état dans lequel on voit clairement Hachem dans le monde.

Comment éliminer la tendance à prendre? En donnant !
Chaque acte de 'hessed (bonté), qui consiste à sortir de sa zone de confort pour penser à quelqu'un d'autre et l'aider, inculque lentement à l'individu le sens du don, tout en détruisant simultanément lentement notre désir de prendre.

Selon la guémara (Baba Batra 10a) : "Si quelqu'un donne ne serait-ce qu'une prouta [une petite pièce de monnaie] à un pauvre, il mérite de voir la Chékhina.
Par ailleurs, Rabbénu Yona (Béra'hot 21a, dans les pages du Rif) explique que même si Hachem n'est pas visible à l'œil humain, Sa présence et Son implication dans le monde peuvent être perçues en étudiant les merveilles du soleil, de la lune et des constellations. Être mekabel pnei Shechinah signifie acquérir une conscience accrue d'Hachem.
Une personne peut également acquérir cette conscience accrue d'Hachem en donnant de la tzedakah, car son esprit est désormais plus apte à comprendre Hachem dans le monde. [on se débarrasse de couches d'égo, on éveille notre sensibilité au divin (qui est présent dans autrui - âme)]

L'un des moments forts de la prière de Rosh Hachana et de Yom Kippour est la déclaration : "La téchouva, la téfilla et la tsédaka éliminent tous les mauvais décrets".
Ceci est basé sur la guémara (Yérouchalmi Taanis 2) qui cite comme source de la tsédaka le verset dans lequel Hachem exhorte les juifs : "Cherchez Ma présence" (Téhilim 27,8). Nos Sages ont compris que si Hachem nous supplie de Le trouver, c'est-à-dire de devenir plus conscients de Sa Présence, cela doit signifier qu'Il nous demande de faire du 'hessed, car c'est le moyen de s'éclaircir l'esprit pour pouvoir le faire (mieux le percevoir).

Cela explique la coutume répandue, citée dans le Choulkhan Aroukh (Ora'h 'Haïm 92:10), qui consiste à donner la tsédaka avant la prière. Le but de la prière est de prendre conscience et de comprendre la présence d'Hachem et son contrôle total sur le monde. Donner la tsédaka nous donne une plus grande capacité à atteindre ce but.
Le rav Shlomo Zalman Auerbach (Halikhot Chlomo) note que la guémara ne parle pas exclusivement de tsédaka ; tout acte de 'hessed accompli avant la prière remplit cette exigence.

=> C'est la profondeur de ce que le rav Wolbe écrit : "Si vous ouvrez les yeux pour voir les autres, vous verrez aussi Hachem".
Lorsque l'on ouvre les yeux pour voir les autres et que l'on devient un baal 'hessed, on restaure son esprit à son état naturel et non altéré. Il en résulte la clarté qu'Hachem a créé le monde et qu'il contrôle tout ce qui s'y trouve.

[en faisant du 'hessed, on ressent davantage la grandeur Hachem, et on peut donc davantage avoir de yirat chamayim. ]

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-> Nos Sages nous racontent qu'Avraham était en train de recevoir une prophétie lorsqu'il aperçut trois arabes sans prétention qui voyageaient dans le désert. Il demanda à Hachem d'attendre pendant qu'il allait accueillir les invités, et ce n'est qu'après leur départ qu'Avraham revint à sa conversation avec Hachem.
Nos Sages en déduisent qu'accueillir des invités est encore plus important que de rencontrer la Chékhina (présence Divine).
Le rav Eliyahou Dessler explique que la prophétie est le plus haut niveau de communication avec Hachem, un don d'Hachem au prophète. Et comme il s'agit d'un don d'Hachem, il n'est qu'occasionnel et ne dure que peu de temps.

Cependant, Avraham voulait devenir une personne qui voyait et était connectée à Hachem à tout moment. C'est pourquoi il cessa de parler à Hachem pour faire du 'hessed, car faire 'hessed est un acte de croyance en Hachem. Le fait d'agir comme un donneur élimine dans une certaine mesure le trait de caractère d'un preneur.
Cela a libéré l'intelligence d'Avraham pour qu'il parvienne à une clarté encore plus grande d'Hachem dans le monde. Il atteignit ainsi un niveau de grandeur qui le transforma en une personne qui voit Hachem à tout moment, et pas seulement pendant la prophétie.

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-> Ce n'est pas une coïncidence si Avraham a excellé dans le 'hessed et dans sa émouna totale en Hachem.
Jeune garçon, il commença à remettre en question les idolâtres et à chercher qui avait réellement créé le monde. Il vit un monde avec un plan et un but et fut convaincu qu'il devait y avoir un Créateur.

Il vit également que le monde était plein de bonté et réalisa que cet Être suprême avait construit le monde pour faire du bien à ses créations.
Afin d'imiter ce trait de caractère, Avraham commença lui aussi à pratiquer le 'hessed.
En conséquence, ce 'hessed purifia davantage son esprit en éliminant la corruption et l'aveuglement liés à l'habitude de prendre, ce qui lui permit d'atteindre une conscience encore plus grande d'Hachem et de Sa bonté.
Bien sûr, cela l'a poussé à faire encore plus de 'hessed pour imiter Hachem, éradiquant ainsi encore plus le trait de caractère de la prise et raffinant encore plus son esprit pur.

C'est ainsi que commença une spirale de grandeur. Plus il faisait de 'hessed, plus il prenait conscience de la présence d'Hachem dans le monde. Plus il se consacrait à la 'hessed dans son désir d'imiter Hachem, plus il découvrait la clarté d'Hachem.
Le résultat final fut un géant du 'hessed et de émouna, des caractéristiques qu'Avraham utilisa pour construire le peuple juif.

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-> Le rav 'Haïm Friedlander (Sifté 'Haïm - midot et Avodat Hachem - vol.1) approfondit cette idée.
Une personne qui reçoit du 'hessed acquiert une certaine conscience de ce qu'est le 'hessed.
Cependant, quelqu'un qui accomplit du 'hessed aura une bien meilleure appréciation du 'hessed accompli par d'autres. Il saura désormais ce que signifie penser aux besoins des autres. Il comprendra combien de réflexion, de temps et d'énergie ont été investis dans le 'hessed, comme il l'a fait lui-même lorsqu'il a aidé les autres. Son œil expérimenté remarquera désormais chaque détail que la plupart des gens ignorent complètement.

Le rav Friedlander illustre cette idée par une analogie simple.
Imaginez un artiste professionnel qui montre ses meilleures peintures à un groupe de visiteurs. Il explique chaque tableau et l'idée qui le sous-tend, en soulignant les différentes couleurs et nuances. La plupart des membres du groupe se montrent intéressés et impressionnés, mais sont rapidement prêts à passer à autre chose. Cependant, l'un des spectateurs est également un artiste. Son expérience est complètement différente de celle des autres. Il se délecte des nuances de chaque coup de pinceau.
Il admire le mélange subtil de couleurs et les ombres délicates que personne d'autre n'a remarquées. Il est impressionné par l'immense talent qui ne peut être remarqué que par l'œil expert et expérimenté d'un autre professionnel.

De la même manière, une personne qui ne pratique pas le 'hessed n'a pas les outils nécessaires pour voir tout le 'hessed qu'Hachem accomplit dans le monde. En revanche, celui qui pratique le 'hessed a tout ce qu'il faut pour apprécier les moindres détails et l'étendue incommensurable du 'hessed qu'Hachem accomplit constamment pour Ses créations.

Les nombreux actes de 'hessed d'Avraham ont non seulement éliminé toute trace d'une attitude de preneur, mais ont également élargi et approfondi sa capacité à comprendre l'étendue du 'hessed d'Hachem.
C'est l'une des raisons pour lesquelles nous sommes invités à suivre les traces d'Avraham afin d'accroître et de perfectionner notre 'hessed.
Voici une pensée forte à considérer : à cet égard, nous avons un avantage sur les anges, même les plus saints. Les anges sont les bénéficiaires de l'infinie bonté et du 'hessed d'Hachem, et ils louent Hachem sans cesse pour cela. Un juif, cependant, est capable d'accomplir le 'hessed lui-même.
Cela lui permet d'apprécier encore davantage la bonté d'Hachem envers Ses créations.

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-> Le rav Shlomo Wolbe ajoute une autre explication au fait que l'incroyable émouna d'Avraham s'est accompagnée d'un formidable 'hessed.
L'objectif ultime d'Avraham était d'enseigner au monde l'existence d'Hachem, de démontrer tout le 'hessed qu'Hachem fait pour tout ce qui existe dans le monde, et de prouver que l'octroi du 'hessed était la raison pour laquelle Hachem a créé le monde.
Pour atteindre cet objectif, Avraham doit d'abord présenter au monde le concept de 'hessed en général. Les gens devaient voir et ressentir par eux-mêmes l'énorme 'hessed qu'Avraham avait fait pour eux. Ce n'est qu'une fois qu'ils furent familiarisés avec le concept et l'étendue du 'hessed qu'un être humain peut accomplir qu'Avraham fut en mesure de leur enseigner le 'hessed d'Hachem.

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-> Le Séfer ha'Hinoukh (mitsva 33) explique qu'il s'agit là de l'une des idées fondamentales de la mitsva d'honorer ses parents. L'enfant doit reconnaître tout ce que ses parents ont fait pour lui, et par gratitude, il doit les honorer au mieux de ses capacités.
Il sera alors capable de reconnaître tout le bien qu'Hachem fait pour lui, et développera le désir d'honorer Hachem et d'accomplir Ses commandements.

[rav Avraham Tabor]

Même lorsqu'un homme est dominé par quelqu'un qui lui fait du mal, il doit comprendre que tout vient d'Hachem, et l'homme qui lui fait du mal n'est que le bâton par lequel [D.] punit les coupables ...
Donc, lorsqu'un homme battu cherche ensuite des stratégies et supplie son poursuiveur d'avoir pitié, sans penser à rechercher l'aide d'Hachem, il est comparable à un homme frappé par un bâton ou une canne qui pleure et supplie abondamment le bâton et la canne au lieu de supplier la personne qui brandit ces armes" et il n'y a pas de plus grande sottise.

La demande adressée au bâton ne sert à rien ; au contraire, elle cause du tort car cette requête mal dirigée montre qu'on ne reconnaît pas qu'Hachem est la cause du malheur ; elle suscitera donc une punition supplémentaire.
[Beit haLévi - maamar haBita'hon]

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-> Nos Sages (Sota 49b) enseignent que l'une des calamités qui surviendront à l'ère prémessianique sera : "la face de la génération sera comme la face d'un chien".
Le 'Hafets 'Haïm (Kovets Maamarim, Vol.1, p.301) explique au nom du rav Its'hak de Volozhin que si quelqu'un lance une pierre sur un chien, celui-ci se jette sur la pierre pour la mordre. Le chien ne comprend pas que ce n'est pas la pierre qui l'a frappé, mais la personne qui a jeté la pierre.
De même, à l'ère prémessianique, l'émouna des juifs faiblira et ils attribueront leurs malheurs à diverses causes sans comprendre que tout vient d'Hachem.

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-> Dans le Réchit 'Hokhma (Chaar HaAnava, Chap. 3), il est dit qu'il faut être content lorsque quelqu'un nous humilie. C'est Hachem, en réalité, qui nous envoie cette petite punition pour nous purifier de nos fautes et nous épargner un châtiment bien plus important dans le monde futur.

-> Rabbénou Yona (Michlé 3,26) écrit que les difficultés qu'un homme connait dans ce monde sont souvent une expiation pour ses fautes. Comme la punition pour la faute est beaucoup plus forte dans le monde futur que dans celui-ci, il faut être content d'avoir des difficultés ici-bas, car elles nous évitent une souffrance bien plus grande.

Le corps et l’âme

+ Le corps et l'âme :

-> Le Tour explique les mots "oumafli laassot" (et agit merveilleusement - bénédiction de acher yatsar) en se basant sur le midrash (Béréchit rabba 81:3) : "Car Tu es grand et Tu fais des merveilles" :
"L'homme est comme un ballon rempli d'air. Si le moindre trou était fait dans un ballon, tout l'air s'échapperait. L'homme est couvert de trous, mais tout l'air reste à l'intérieur. Il s'agit là d'un acte merveilleux d'Hachem."

-> Le Darké Moché explique que la merveille de la création de l'homme est l'union du corps et de l'âme :
"Il me semble que "oumafli laassot" fait référence à l'âme qui est placée dans le corps. C'est une merveille étonnante qu'un être spirituel du Ciel puisse exister sous la forme physique du corps, qui est fabriqué à partir du monde inférieur.
Si une partie du corps est malade, l'âme ne peut pas remplir sa fonction, qui est de s'engager dans des questions spirituelles et intellectuelles. La douleur du corps la distrait.
C'est pourquoi nous disons : "rofé 'holé kol bassar" (Hachem guérit la maladie de toute chair) et par conséquent, "oumafli laassot" (Il maintient le lien merveilleux entre le corps et l'âme).
C'est dans cet esprit que nos Sages ont placé la bénédiction "Elokaï néchama" (qui fait référence à la descente de l'âme) immédiatement après acher yatsar (qui fait référence à l'union du corps et de l'âme)."

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-> L'âme spirituelle a été jointe au corps physique, afin de guider le corps dans le service d'Hachem, comme nous le voyons dans le Zohar ('hadach 35b,40b) :
"L'âme vient d'un lieu saint afin d'illuminer le corps sombre, de le guider sur le droit chemin pour servir le Créateur et accomplir Sa volonté. Ainsi, elle pourra venir demain (dans le monde à venir) et réclamer sa récompense.

Venez et voyez. Le verset dit à propos de l'homme : "Il n'est pas bon pour l'homme d'être seul. Je lui ferai une aide à côté de lui" (Béréchit 2,8).
Rabbi dit que cela fait référence à l'âme, qui l'aide en le guidant sur les voies de son Créateur. Il est écrit à ce sujet : "Celui qui vient se purifier est assisté" (Shabbath 104a ; Yoma 38b).
Rabbi Yaakov bar Idi dit : Toutes les âmes des justes sont taillées sous le Trône de gloire, afin de guider leur corps comme un père guide son fils. Sans l'aide de l'âme, le corps serait incapable de connaître ou d'accomplir la volonté du Créateur.
Comme le dit Rabbi Abahu, l'âme enseigne et guide l'homme sur le droit chemin."

-> Le Ramban (Torat haAdam - fin chcar haguémoul) explique :
"L'aspiration principale de tous ceux qui espèrent en Hachem est le monde à Venir, dans lequel le corps deviendra comme l'âme, et l'âme embrassera la sagesse surnaturelle comme elle le faisait dans le Gan Eden, qui est le monde des âmes.
Elle dépassera ce niveau et atteindra un niveau de sagesse encore plus élevé, qui perdurera pour l'éternité."

-> Selon le Zohar (I, 113b-114a) :
"Rabbi Pin'has déclare qu'à l'avenir, Hachem accordera la beauté aux corps des justes, comme la beauté d'Adam dans le Gan Eden, comme il est écrit : "Hachem te guidera à tout moment ... et tu seras comme un jardin saturé" (Yéchayahou 58,11).
Rabbi Lévi dit que pendant que l'âme attend dans les hauteurs (suite au décès), elle est nourrie par la lumière d'En-Haut et s'y habille.
Lorsqu'elle réintègrera le corps dans le futur, elle le fera avec cette même lumière. Alors le corps brillera de l'éclat du firmament, comme il est écrit : "Les sages brilleront de l'éclat du firmament" (Daniel 12,3).
L'humanité atteindra alors la connaissance parfaite."

-> Le Aboudraham (Birkot haChakhar) cite la Riva selon laquelle c'est pour cette raison que les bénédictions s'adressent à Hachem à la fois à la 2e et à la 3e personne :
"Hachem est à la fois révélé et caché. Il est révélé par Ses actes, mais sa divinité est cachée.
Il en va de même pour l'âme, qui est à la fois révélée et cachée. C'est pourquoi l'âme bénit Hachem en termes directs ("Vous") et indirects ("Il").
Une bénédiction est dite avec les mots de la bouche et les pensées du cœur. Les pensées sont cachées, mais la voix est entendue. L'homme est une combinaison de corps et d'âme.
Dans son âme, il est digne d'être attaché à son Créateur et de se tenir devant Lui à tout moment.
Cependant, son corps l'en empêche. C'est pourquoi les bénédictions sont dites en utilisant à la fois des termes directs (2e personne) et cachés (3e personne).

Les juifs – la nation bien-aimée d’Hachem

+ Les juifs - la nation bien-aimée d'Hachem :

-> Esther dit : "Tu es le Saint, trônant au milieu des prières d’Israël. " (ata kadoch yochev téhilot Israël - Téhilim 22,4).
Elle voulait ainsi rappeler la bonté dont Hachem a fait preuve à l'égard des Bné Israël depuis qu'il nous a choisis comme Sa nation préférée et qu'Il nous a élevés au-dessus des autres peuples.

Le choix des mots qu'elle utilise pour qualifier Hachem de "Saint" et de "trônant au milieu des prières d'Israël" peut être compris sur la base de la guémara ('Houlin 91b), qui affirme que les anges prononcent le nom d'Hachem après trois mots, comme il est écrit : "Les anges s'appellent l'un l'autre et disent : "Saint, saint, saint, Hachem des armées "(Yéchayahou 6,3), alors que les juifs prononcent Son Nom après seulement deux mots, comme il est écrit : "Shéma Israël, Hachem est notre D., Hachem est Un" (Vaét'hanan 6,4).
De plus, lorsque nous faisons des bénédictions, nous nous adressons directement à Hachem : "Béni sois-Tu" (barou'h ata), alors que les anges s'adressent à Lui à la troisième personne : "Bénie soit la gloire d'Hachem depuis son lieu" (barou'h chem kévod Mal'houto).
Cela aussi est un signe de l'amour particulier qu'Hachem porte aux Bné Israël, qui transcende son amour pour toute autre création.

Le midrach (Bamidbar rabba 12:3) affirme également que Hachem a choisi d'habiter parmi les juifs, alors que "les Cieux et les Cieux supérieurs au-dessus des Cieux ne peuvent Te contenir" (achamayim ouchémé achamayim lo yé'halkélouhou - Divré haYamim II 2,5).
Hachem a, pour ainsi dire, "contracté" Sa gloire afin d'habiter parmi les juifs, dont il est écrit : "Il habite dans l'abri caché du Suprême" (Téhilim 91,1).

Nos Sages (Yérouchalmi Taanit 2:6) nous disent également que les descendants d'Avraham, d'Its'hak et de Yaakov sont appelés "Israël", car Hachem voulait que nous ayons un nom dans lequel Son propre Nom, Kél, apparaisse.
Il a ainsi montré que, tout comme Il est éternel, le peuple juif l'est aussi. Nous ne serons jamais détruits.

Nos Sages expliquent cela par la parabole d'un roi qui possédait de nombreux coffres remplis de ses biens. Pour tous ses grands coffres, il avait de grandes clés. Cependant, le plus petit coffre de tous contenait ses bijoux les plus précieux. La clé de ce coffre était également petite et le roi avait peur de la perdre. C'est pourquoi, plutôt que de la laisser avec ses autres grandes clés, il la suspendit à une corde autour de son cou.

De même, le peuple juif est le joyau le plus précieux d'Hachem. Il a confié les autres nations à leurs divers Anges Gardiens/Tutélaires, mais en raison de Son amour pour le peuple juif et de Sa crainte de voir ce minuscule trésor se perdre parmi les nations géantes, Il nous a attachés à Lui-même, comme il est écrit : "Vous qui êtes attachés à Hachem, votre Dieu, vous êtes tous vivants aujourd'hui" (Vaét'hanan 4,4).
[d'après rabbi Yaakov Abou'hatséra - le Abir Yaakov]

Il est expliqué dans le Réchit 'Hokhma (chaar haYira 7:12) que lorsqu'une personne faute, elle endommage une partie de son âme, en fonction de la faute et du membre avec lequel elle a fauté.
En effet, de même qu'il y a 248 membres et 365 nerfs physiques, il y a un nombre similaire de "membres" et de "nerfs" dans l'âme spirituelle, correspondant aux 613 commandements. [Chaaré Kédoucha 1:1]
C'est la raison pour laquelle le résultat d'une faute est appelé un "vide" dans l'âme (midrach Téhilim 51), car ce membre spirituel particulier devient vide de sa sainteté, et le vide qui s'ensuit est occupé par une force extérieure racha (mauvaise/impure), qui demeure jusqu'à ce que l'âme soit purifiée dans le guéhinam, si la personne ne s'est pas repentie [de son vivant].

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi 49,28]

Servir Hachem pour Lui donner du plaisir, c’est mériter Ses bontés infinies, et non limitées

+ Servir Hachem pour Lui donner du plaisir, c'est mériter Ses bontés infinies, et non limitées :

-> Au sujet de la gloire future du peuple juif, il est écrit : " la reine se tient à ta droite, parée de l’or d’Ophir" (Téhilim 45,10)

Nos Sages (guémara Roch Hachana 4a) disent : "Parce que la Torah est aussi chère au peuple juif que les relations intimes le sont aux nations du monde, vous avez mérité comme récompense l'or d'Ophir".
Ce passage du Talmud est difficile à comprendre. Pourquoi le peuple juif devrait-il être récompensé de cette manière spécifique? Les nations non juives recherchent également d'autres types de plaisir (que celui des relations intimes).

Lorsqu'une personne pense à certains désirs, qu'il s'agisse de relations intimes ou de tout autre plaisir physique, elle devrait réfléchir à ce qui suit : Ce plaisir particulier a été créé par D., et tout ce que D. a créé, Il l'a créé pour Sa gloire (Pirké Avot 6,11). C'est son objectif et sa raison d'être.
Pour toute chose, son but et son objectif sont toujours plus grands qu'elle-même.

Si c'est le cas, la personne doit penser : "Pourquoi devrais-je désirer quelque chose d'insignifiant, qui est éphémère et disparaît? Ne serait-il pas préférable pour moi de servir Hachem, de L'aimer, Lui qui est la raison d'être de toutes choses?
De plus, même si j'obtiens le plaisir que je désire, je ne pourrai en jouir qu'une seule fois à la fois. Mais lorsque je sers D. avec ardeur et exubérance, je peux en un instant goûter à tous les plaisirs, car Il est le plaisir qui englobe tout".

C'est ainsi qu'une personne peut maîtriser son penchant et s'élever du plus bas au plus haut des niveaux.

Bien que cette technique soit efficace, ce n'est pas la façon idéale de servir Hachem. En effet, la personne qui agit ainsi se sert elle-même d'une certaine manière, en considérant son propre plaisir et le bonheur qu'elle tire du service de D.
La meilleure façon de servir Hachem est de lui faire plaisir : que D. se réjouisse de son œuvre, qu'Il se réjouisse du service de ses enfants, tout comme un père se réjouit de son fils intelligent.
Comme le dit le verset : "Mon fils, si ton cœur est devenu sage, mon cœur aussi se réjouir" (Michlé 23,15).
Il dit aussi : "Réjouis toi, D., de ton œuvre" (Téhilim 104,31).

Normalement, les désirs physiques/matériel sont généralement des choses qui procurent du plaisir à une personne, faisant d'elle un bénéficiaire de ce plaisir.
Tous les plaisirs physiques sont temporaires et finissent par disparaître, montrant ainsi leur inutilité.
Le plaisir que procurent les relations intimes, en revanche, est exactement l'inverse.
Dans ce cas, c'est l'homme qui donne et la femme qui reçoit. L'homme tire son plaisir de ce qu'il donne à la femme, et malgré le fait qu'il soit celui qui donne, il reçoit du plaisir.

Telle est l'intention du passage talmudique susmentionné : "Parce que la Torah est aussi chère au peuple juif que les relations intimes le sont aux nations du monde, vous avez mérité comme récompense l'or d'Ophir".
Dans les relations intimes, celui qui donne éprouve du plaisir à donner. De même, l'étude de la Torah et le service d'Hachem, sont précieux pour le peuple juif, car leur principale façon de servir D. est de donner, d'accorder le bonheur et le plaisir à D.

Lorsque l'on sert D. de la première manière, nous recevons facilement l'aide divine.
En revanche, lorsqu'on sert D. de la seconde manière, l'aide divine lui nous parvient plus difficilement, au prix d'efforts considérables.

[ => ainsi, lorsque nous servons Hachem dans un but de recevoir Sa bienveillance/bontés, la bienveillance que nous recevons est limitée.
En revanche, lorsque nous servons Hachem pour Lui donner du plaisir, la bienveillance/bontés que nous recevons de D. à ce titre est infinie. ]

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-> Une personne peut recevoir une récompense proportionnelle à sa capacité de recevoir et à sa stature. Dans ce cas, chacun reçoit différemment de l'autre, car la capacité de recevoir de chacun dépend de sa préparation.
Cependant, il arrive que D. donne de manière disproportionnée par rapport à la préparation, selon Son désir inné, qui dépasse la capacité de réception de la personne.

Or, lorsqu'une personne saisit le niveau supérieur du service divin, c'est-à-dire qu'elle sert Hachem uniquement pour accomplir la volonté de D. (pour Lui donner du plaisir), elle peut obtenir une bienveillance/bonté illimitée de la part d'Hachem. [et non limité à ses actes]
De même que D. est infini, de même Sa volonté est infinie ...
Mais pour atteindre ce niveau élevé, il faut d'abord commencer par le niveau le plus bas, celui de la foi (émouna) de base. Ensuite, on peut compléter cette foi par une compréhension intellectuelle, en vertu de laquelle on réalise qu'il ne doit servir Hachem que pour Lui plaire [Lui faire plaisir].

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi 49,28]

La émouna est le cœur du corps spirituel, injectant la vie dans toutes les autres mitsvot.
[Maharcha]