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Les mistvot = donner de la joie, de la fierté à Hachem

+++ Les mistvot = donner de la joie, de la fierté à Hachem :

+ Hachem est fier de nous à chaque pas que nous faisons vers Lui :

-> Chaque juif doit constamment s'attacher à un comportement vertueux et droit afin de satisfaire D.
L'intention est que nous devons suivre le droit chemin afin que Hachem soit fier de nous.

Mais en réalité, cela semble difficile à comprendre. Quelle est l'importance du culte humain pour D.? N'a-t-il pas de nombreux anges célestes qui le louent? Leur service n'est-il pas supérieur au nôtre?

La réponse est que oui, c'est vrai, mais c'est en fait la raison principale pour laquelle D. choisit la nation juive : bien qu'ils soient au niveau le plus bas de la conscience divine, ils surmontent néanmoins ce handicap et persistent à Le servir.
Bien qu'une personne puisse être la plus petite des petites (même le plus grand tsadik ne connaît rien en rapport à l'infinité divine), elle sert néanmoins D., ... et notre conduite droite est une source de fierté pour Hachem.
Lorsqu'une personne garde cela à l'esprit et sert D. dans ce but, elle fait plaisir à D. et précipite un flot de bontés divines vers tous les mondes.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Béréchit 2,10]

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=> Nous devons constamment avoir en tête que Hachem prend plaisir à l'accomplissement des mitsvot de chaque juif, et ce plaisir suscite de Sa part une génération de flux de bontés dans les mondes.
[nous ne devons pas croire notre yétser ara en pensant que nous ne valons rien, que nous n'avons pas tant d'importance aux yeux d'Hachem, car au contraire si nous sommes bas spirituellement et que malgré tout nous faisons de notre mieux pour D., alors cela a encore plus de valeur et est encore plus apprécié pour Hachem.
Nous devons être certain que : Hachem prend du plaisir et est tellement fier de moi! (à l'image d'un enfant qui tombe souvent, malgré tout ses parents sont tellement fiers et heureux de le voir marcher de SON mieux qu'il peut.) ]

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-> La raison pour laquelle Hachem tire plus de plaisir du service de l'homme que des milliers et des milliers de groupes d'anges qui Le servent est que "l'inclination du cœur de l'homme est mauvaise dès la jeunesse"(Noa'h 8,21), et "la faute est tapi à ta porte" = dès notre naissance, "à la sortie du ventre de la mère, le fait de vouloir fauter est à l'affût" (guémara Sanhédrin 91b).
Néanmoins, lorsqu'une personne fait abstraction de toutes ses préoccupations et commence à servir D. avec joie et sincérité afin de satisfaire son Créateur, et surmonte son penchant à satisfaire les désirs de son cœur, alors Hachem tire un immense plaisir de cette personne qui subjugue son mauvais penchant pour Le servir de tout cœur.

Telle était l'intention de nos Sages lorsqu'ils disent : "À la place des baalé téchouva, même les complétement justes ne peuvent s'y tenir"" (guémara Sanhédrin 99a).
Hachem tire plus de plaisir du pénitent (baal téchouva) que du complétement tsadik, car le complètement tsadik ne possède plus de mauvais penchant et sert D. facilement, alors que le penchant du baalé téchouva l'a dominé jusqu'à ce point. Maintenant, il l'a brisé et l'a complètement soumis, ce qui procure à D. un grand plaisir.
[...]

Une personne peut apporter de la fierté à Hachem. Pourquoi D. s'enorgueillit-il d'une telle personne, et non des anges et des séraphins?
Parce que le service Divin vient "de l'homme", d'un être mortel qui, bien que revêtu d'un corps physique, surmonte son mauvais penchant et sert D. de tout son cœur. De cette manière, Hachem est glorifié par les êtres humains plus que par tous les anges et séraphins qui Le servent.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chémini 9,3-4]

=> à l'inverse de ce que veut nous faire croire notre yétser ara, nos faiblesses sont justement ce qui donnent une valeur phénoménale à nos actions, c'est ce qui donne davantage de plaisir et de fierté à Hachem.
Ainsi, le juif le plus simple, le plus fauteur, lorsqu'il va mettre de côté (même une fois) ses attirances pour ses désirs de ce monde et faire la volonté de D., alors il entraîne une énorme satisfaction à Hachem.
Cette conscience d'à quel point chacun de nos actes dans notre service Divin est apprécié par Hachem, cela nous donne également une grande satisfaction de le faire.

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-> "Le peuple juif assure la subsistance de leur Père céleste" [Zohar 3:7b]

-> La subsistance que le peuple juif fournit à Hachem est le plaisir, car comme on le sait, D. reçoit du plaisir du service du peuple juif.
Hachem aspire constamment à éprouver du plaisir par le service du peuple juif.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Toldot 27,28]

[nous disons : "donner de la force à D." (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35) = de même que chaque juif est unique, de même chaque juif doit se sentir responsable d'apporter une "nourriture" unique de plaisir à son papa Hachem.
Du plus grand tsadik au plus grand racha, nous avons tous une façon unique de préparer de la subsistance pour D., pour Lui donner de la force et de la joie. Toute pensée contraire est l'œuvre de notre yétser ara.
Précision importante : évidemment que Hachem est infini, hors du temps et n'a besoin de rien. Ce n'est qu'une réalité avec notre perception limitée (bien que reçue de façon 'prophétique' par nos Sages), pour appréhender la relation si particulière qu'il y a entre Hachem et chaque juif. Cela doit nous remplir de fierté et de joie d'être juif(ve), et conscients de cet amour infini de D. à notre égard, nous pousser à agir au mieux selon Sa volonté. ]

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-> "Le peuple juif fait vivre son Père qui est aux cieux" (Zohar 3:7b).
Mon maître, le Maggid de Mézéritch explique :
Le plaisir est appelé "subsistance", et Hachem reçoit du plaisir du service divin du peuple juif, qui donne ainsi du plaisir à Son Père céleste.

Cette idée est évoquée dans le verset "et il produira des mets royaux" (Vayé'hi 49,20).
Celui qui mérite de servir Hachem avec un amour total, un amour de plaisirs, "produira des délices royaux", c'est-à-dire qu'il fera plaisir à D., qui "se réjouira de Son œuvre" (yisma'h Hachem bémaassav - Téhilim 104,31).
[il "nourrira" ainsi D., pour ainsi dire. ]
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi 49,20]

=> Hachem se réjouit à chaque fois qu'une juif fait Sa volonté!
En ce sens, nous pouvons nous réjouir de faire les mitsvot car par cela on fait plaisir à papa Hachem!

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-> Il y a 2 formes d'éveil : un éveil d'en bas, c'est-à-dire l'initiative de l'homme pour s'approcher du Divin, et un éveil d'en haut. L'éveil d'en haut signifie que D. éveille ses créatures pour qu'elles fassent Sa volonté. Mais l'homme n'est pas éveillé par lui-même. C'est plutôt Hachem, dans Sa bonté, qui éveille ses créatures.
Cette notion, que D. réveille l'homme, n'est pas comprise. Où l'homme a-t-il le mérite d'être réveillé d'en haut alors qu'il n'a pris aucune initiative?

Le principe est le suivant : chaque fois qu'une personne accomplit une mitsva avec un véritable désir et une grande excitation, elle glorifie D.
D. est glorifié par l'homme devant les anges, parce que l'homme a montré comment il chérit une mitsva et l'accomplit avec une grande joie. Hachem en est donc fier.
À son tour, D. veut accorder Sa bonté à l'homme, en lui accordant une plus grande perspicacité intellectuelle.
[...]

Certains justes (tsadikim), ceux qui ont une haute stature, voient clairement comment ils font plaisir à Hachem par la réalisation de bonnes actions. C'est l'explication de la déclaration : "Hevel a regardé la Chékhina". [Tikouné Zohar 69 - 102a]
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayétsé 28,11]

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-> Il existe deux types de service divin.
Le premier consiste à tirer une leçon de tout ce que l'on voit pendant la journée et à en déduire la grandeur d'Hachem. En apprenant une telle leçon, une personne se renforce dans l'adoration de D., et en raison de sa grande ardeur et de son enthousiasme, elle se réjouit, comme nous l'avons vu chez de nombreuses personnes. Une telle personne en retire un immense plaisir, et lorsqu'elle se rend compte qu'elle en retire autant, elle veut toujours être enthousiaste dans son service divin, afin d'éprouver un plaisir supplémentaire. Elle se concentre alors sur le plaisir qu'elle éprouve à servir D.
Avec un tel service, elle suscite une ample bienveillance divine pour tous les mondes spirituels, pour toutes les âmes saintes, tous les esprits saints, et pour notre monde inférieur également.

Mais il existe un type supérieur de service divin, dans lequel une personne se concentre uniquement sur le plaisir qu'elle donnera à D., pour ainsi dire, afin que Son nom soit sanctifié dans tous les mondes.
Un tel service attire également la générosité d'Hachem dans tous les mondes.

La différence entre les deux types de service divin est que le premier est un mouvement descendant : il adore D. parce qu'il reçoit du plaisir en Le servant, attirant le plaisir vers le bas sur lui-même.
Le but du second type de service divin est que D. reçoive du plaisir ; le plaisir monte donc de la personne vers D.
Dans ce dernier cas, la générosité/bonté vient d'elle-même, et non parce que la personne la suscite intentionnellement. L'intention principale de la personne est de donner du plaisir à Hachem.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi 49,8]

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-> Lorsqu'un tsadik accomplit une mitsva, son principal plaisir réside dans le fait que D. lui-même prend plaisir à son accomplissement.
[Kédouchat Lévi - Noa'h 6,9]

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-> Le plaisir des tsadikim, qui sont les érudits de la Torah de D., est de faire la volonté de leur Créateur, afin que D. puisse ensuite leur faire du bien.
Car D. se réjouit de pouvoir, grâce au service divin du tsadik, conférer beaucoup de bonté, de tranquillité et de vie à la nation juive, son peuple, puisque, comme le disent nos Sages : "Plus que le veau ne désire téter, le mouton désire allaiter".
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayéra 21,8]

=> Cela est valable pour chaque juif. Chaque fois que nous accomplissons la volonté de D., nous devrions nous réjouir de Lui permettre de nous récompenser, individuellement et collectivement, pour nos efforts.

On sait que "dans chacune de leur douleur, Il en souffrance [également]" (bé'hol tsarotam lo tsaar - Yéchayahou 63,9) = la moindre de notre peine/chagrin, douleur, atteint également Hachem. Ainsi, nous pouvons imaginons la souffrance de la Chékhina dans l'exil actuel.
Par ailleurs, nous disons : "donner de la force à D." (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35).
On peut éventuellement expliquer que chaque mitsva qu'un juif peut faire, c'est comme une personne crevée qui gagne le jackpot au loto, alors elle va retrouver un maximum d'énergie et va se réjouir grandement.
De même Hachem connaît l'impact infini et phénoménal d'une seule mitsva, et en plus Il se réjouit de pouvoir nous déverser des bontés en conséquence. Nous donnons alors du plaisir, de la force à D.

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+ Notre joie ultime = apporter de la joie à Hachem :

-> Lorsqu'une personne reçoit la bonté d'Hachem, son principal plaisir doit provenir du fait que D. se réjouit que la personne reçoive cette bonté.
[...]
Lorsqu'une personne reçoit une bonté, elle produira alors des délices royaux ...
Le plaisir principal d'une personne, auquel fait allusion le mot "délices", devrait être "royal", c'est-à-dire que son plaisir devrait provenir du fait de donner du plaisir à D., le Roi de l'univers.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi 49,20]

=> Notre véritable joie/plaisir devrait être sur le plaisir d'Hachem à nous accorder Sa bienveillance.
[ "Plus que le maître de maison ne fait pour l'indigent, l'indigent fait pour le maître de maison" (midrach Vayikra rabba 34:8). Hachem nous aime infiniment, Il n'aspire qu'à notre proximité, qu'à nous combler du meilleur, mais cela est dépendant de nos prières, de nos mérites, ... Lorsqu'Il a la capacité de nous donner de belles choses, (si l'on peut dire) Hachem est infiniment plus joyeux que nous ne pouvons l'être. Ainsi, nous devons nous réjouir de la joie qu'on peut Lui apporter de par nos prières, de par nos mitsvot, notre comportement, ... ]

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+ Générer une odeur agréable à Hachem :

-> "Hachem a senti l'odeur agréable" (Noa'h 8,21)

=> Qu'est-ce qui rendait ce parfum agréable?
Le fait que l'homme possède une mauvaise impulsion (yétser ara), mais qu'il la surmonte et sert D., comme l'indique l'offrande d'animaux de Noa'h, qui exprime l'élévation du côté animal de l'homme au service d'Hachem. C'est pourquoi "D. dit : Je ne maudirai plus jamais la terre à cause de l'homme, car le penchant de l'homme est mauvais dès sa jeunesse".
En effet, D. se réjouit de notre maîtrise du mauvais penchant (yétser ara).

De plus, parce que le peuple juif réprime son mauvais penchant, D. "revêt" Lui-même d'eux, comme il est dit : "Israël en qui Je me glorifierai" (Yéchayahou 49,3) et le Maggid de Mézéritch, a interprété le verbe "je me glorifierai" (étpaar) comme signifiant "Je m'habillerai moi-même", selon les versets suivants "et ils se revêtirent (vayitpérou) des feuilles de figuier pour s'en faire des pagnes" (Béréchit 3,7).
[cette interprétation est possible parce que la lettre muette alef est parfois omise.
L'expression "D. se revêt" du peuple juif signifie qu'Il en est fier, tout comme un roi mortel exhibe ses vêtements royaux exquis en les portant en public. Hachem considère que le peuple juif est beau parce qu'il a vaincu son mauvais penchant. ]

Ainsi, D. se revêt du peuple juif, plutôt que des anges célestes, en raison de l'immense plaisir que lui procure le peuple juif, un plaisir qu'il ne reçoit de personne d'autre, précisément parce qu'il possède un mauvais penchant et qu'il le conquiert malgré tout.
[comme les anges n'ont pas de mauvais penchant, leur service de D. n'est pas aussi louable que celui du peuple juif.]

C'est la signification de l'expression "Hachem a senti le parfum agréable" (Noa'h 8,21) = Il a senti, c'est-à-dire anticipé, le plaisir qu'Il tirerait du service de l'homme.

C'est également le sens profond du verset "Il sentit le parfum de ses vêtements" (Toldot 27,27), qui implique que D. sentit, c'est-à-dire anticipa, que l'humanité agirait comme Ses vêtements dans lesquels Il se vêtit Lui-même. Et parce qu'Il anticipait le plaisir qu'Il tirerait de leur service, Il eut pitié d'eux et jura de ne plus jamais les exterminer.

[ainsi, l'offrande de Noa'h (après être sortie de l'Arche du Déluge), exprimant la volonté et la capacité de l'humanité à soumettre sa nature animale, a incité D. (pour ainsi dire) à avoir pitié de l'humanité, promettant de ne plus jamais l'exterminer en dépit de sa propension à se rebeller contre Lui.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Béréchit 8,21]

=> Notre capacité et notre volonté de maîtriser notre nature animale font tellement plaisir à D. qu'en raison de ce mérite, il a pitié de nous et pardonne nos méfaits.

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-> Lorsqu'une personne parle, même lorsqu'elle converse avec d'autres, et qu'elle a des pensées saintes au cours de la conversation, elle élève ainsi les étincelles divines inhérentes à cette conversation.
Cette élévation des étincelles divines rend D. joyeux.
[Maggid de Mézéritch - rapporté par son élève le Kédouchat Lévi ('Hayé Sarah 24,63)]

J’aime Hachem, car Hachem m’aime

+ J'aime Hachem, car Hachem m'aime :

"Il m'embrassera avec les baisers de Sa bouche, car Son amour est meilleur que le vin" (Chir haChirim 1,2)

-> Le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi - Vayé'hi 49,20) enseigne :
Il y a deux niveaux dans le service D.
Certains aiment D. parce qu'Il montre son amour en acceptant volontiers notre service divin et en récompensant chaque personne, en fonction de ses actes, par d'abondantes bontés. Il nous récompense généreusement, nous donnant une récompense que "nul œil ne peut prévoir" (guémara Béra'hot 34b).
En raison de la récompense qu'une personne reçoit pour son service, elle va aimer D. d'un amour total.

Mais il existe un niveau plus élevé de service à D.
Il y a ceux qui aiment D. simplement parce que Hachem les aime, même s'ils ne reçoivent aucune récompense pour Le servir.
L'amour de D. est si cher, si précieux et si délicieux qu'en raison de cet amour lui-même, nous l'aimons d'un amour consommé.
L'amour qu'Il a manifesté en nous choisissant comme Son peuple nous est plus précieux que toute autre chose.
[chaque mitsva, témoigne qu'Il nous a choisi parmi toutes les autres nations, et sont un signe de Son amour infini pour chaque juif (ex: "Hachem a voulu donner des mérites (énormes) aux juifs, et pour cela Il leur a multiplié la Torah et les mitsvot")]

[ Ailleurs, sur le verset "qu'Il m'embrasse avec [littéralement, 'de'] les baisers de Sa bouche", le rabbi de Berditchev (Chir haChirim 3) commente :
nous déclarons que notre amour et nos baisers pour Lui ne sont que le résultat des baisers de Sa bouche, c'est-à-dire uniquement en raison de Son amour pour nous, et non parce que Son amour pour nous nous profitera d'une manière ou d'une autre.
Nous l'aimons d'un amour total simplement à cause de son amour pour nous ...

C'est le sens de la phrase "Car Ton amour vaut mieux que le vin" = "Ton amitié et Ton amour pour nous, comme le dit le verset : "Je t'aime", dit Hachem" (Mala'hi 1,2), valent mieux pour nous que le vin.
Le "vin" fait ici référence au plaisir spirituel avec lequel Il nous récompensera bien, d'un royaume si sublime que "nul œil ne l'a jamais vu".
Notre amour pour Lui n'est pas motivé par l'attente de cette bonne récompense, mais exclusivement par Son amour pour nous, la seule chose qui soit vraiment précieuse, chère et agréable pour nous.
C'est pourquoi nous l'aimons d'un amour total, parfait. ]

L’impact de l’humilité sur nos prières

+ L'impact de l'humilité sur nos prières :

-> "Plus que le maître de maison ne fait pour l'indigent, l'indigent fait pour le maître de maison" (midrach Vayikra rabba 34:8).
Lorsqu'une personne prie, elle doit se considérer comme appauvrie, comme si elle n'était rien, ainsi qu'il est dit : "Une prière pour le pauvre" (téfila léani ki yaatof - Téhilim 102,1).
[cette phrase peut être comprise comme signifiant : "La prière est quelque chose que l'on doit aborder comme si l'on était un pauvre" (en mérite, que l'on dépend pour tout à 100% d'Hachem, sans aucun plan B) ]

Lorsqu'une personne se considère comme importante (par son orgueil), une accusation est portée contre elle d'en haut.
De plus, les seules klipot (forces d'impureté/du mal) qu'une telle personne est capable de couper de leur source de force vitale, sont ceux qui correspondent à sa stature actuelle, mais pas celles qui sont soit plus élevées que son niveau, soit plus bas, puisqu'elle n'a aucun lien avec eux.
Mais lorsqu'une personne est humble, se considérant comme un pauvre, alors elle est capable de couper [toutes les klipot] même celles qui existent aux niveaux inférieurs.
[en se sentant "néant" (face à la grandeur infinie d'Hachem), nous réduisons à néant les anges Accusateurs qui pourraient empêcher nos prières d'être exaucées. ]

En se considérant comme pauvre et humble, et en priant, on accorde en fait de la bonté à D., car, comme nous l'avons mentionné plus haut, "plus que le maître de maison ne fait pour le pauvre, le pauvre fait pour le maître de maison."

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi 49,19]

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=> L'humilité nous permet d'affaiblir les forces du mal.
Nos prières étant plus exaucées, nous faisons davantage plaisir à Hachem car Il pourra davantage nous combler de belles bénédictions.

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-> Hachem écoute avec attention les paroles du pauvre, ouvre les fenêtres du ciel et accepte sa prière avant toutes les autres, parce qu'il s'adresse à Lui, seul à seul, comme le laisse entendre le verset : "Devant Hachem, il répand sa plainte" (Téhilim 102,1).
A ce moment-là, les anges demandent les uns aux autres : "Que fait Hachem?"
On leur répond : Il s'occupe avec amour de Ses ustensiles cassés, c'est-à-dire des pauvres au cœur brisé. Car le pauvre aspire à verser des larmes en adressant sa plainte devant le Roi, et Hachem aspire à les recevoir, alors que même Moché dut attendre longtemps (40 jours) avant d'être agréé.
[Zohar - Balak 195a]

Pourquoi souffrons nous? (selon le rabbi de Berditchev)

+ Pourquoi souffrons nous? (selon le rabbi de Berditchev) :

-> Lorsqu'un juif souffre, à D. ne plaise, les bontés éventuelles précèdent en fait la souffrance, car l'intention d'Hachem en administrant la souffrance n'est pas la souffrance elle-même, mais les bontés qui en résultent, qui la précèdent donc dans les plans de D.
La seule raison pour laquelle D. fait souffrir une personne est qu'à travers la maladie (douleur physique/mentale), la personne devient un récipient pour recevoir la générosité de D., tout comme nous constatons que lorsqu'une personne souhaite transformer un petit ustensile en un plus grand, elle doit d'abord le briser.
De même, lorsque Hachem désire conférer plus que ce qu'une personne peut recevoir, il lui envoie d'abord une souffrance ou une maladie, que D. nous en protège, ce qui revient à briser le petit récipient pour l'agrandir par la suite.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi 48,20]

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=> Lorsque Dieu nous inflige des souffrances, c'est toujours pour nous permettre d'être mieux préparés à recevoir les bienfaits qu'il nous accordera par la suite.

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-> Il existe un principe selon lequel lorsque D. accorde des bienfaits aux nations [non juives], Il le fait pour les récompenser du bien qu'elles ont fait en ce monde, afin de pouvoir les punir de leurs fautes dans le monde à Venir.
Pour le peuple juif, c'est l'inverse qui est vrai. Afin d'augmenter notre récompense dans le Monde à Venir [éternel], Il nous punit dans ce monde [éphémère].

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi 49,9]

[dans ce monde, une petite souffrance dans ce monde, équivaut à énormément de souffrances dans le monde à Venir.
On ne les demande pas, c'est douloureux, mais si on en a eu il faut savoir que la valeur des souffrances est énorme pour notre éternité! ]

Tout ce qui se passe a pour but la délivrance [personnelle et/ou collective].
Les mauvaises choses n'arrivent que pour servir de cause à la bonté qui s'ensuit.
(ki araa ou assiba latova)

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayigach 45,27]

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=> Tous les événements [qui nous semblent] négatifs sont en fin de compte inévitablement destinés à produire des résultats positifs.
[gam zou létova (cela aussi est pour le bien) = ce n'est pas que de belles paroles, mais au-delà de transformer la rigueur en miséricorde, cela est le constat qu'on aura dans le monde de Vérité. ]

Mon maître, le Maggid de Mézéritch, enseigne : "Tout comme il y a de la lumière et de l'obscurité dans le monde, il y a aussi de la lumière et de l'obscurité dans l'esprit de l'homme".
Cependant, lorsque l'on entend les paroles d'un tsadik, l'intellect/l'esprit d'une personne est purifié et ses yeux sont illuminés.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayigach 45,12]

L’importance de servir D. de façon désintéressée

+ L'importance de servir D. de façon désintéressée :

-> Certaines personnes servent Hachem en étant motivées par une récompense.
D'autres servent Hachem pour une raison plus noble, simplement parce que D. est leur Maître, sans penser aux bénéfices qui en résulteraient.
Ce deuxième type de service est appelé servir D. "face à face", car la personne sert D. uniquement parce qu'Il est son Maître et son Dirigeant, et donc Hachem se tourne vers la personne, pour ainsi dire, et la regarde face à face.
Le premier type de service est appelé servir D. "face à dos", car bien que D. tourne son visage vers la personne, cette dernière sert Hachem pour les avantages qui en résultent.
Son "visage", c'est-à-dire son intérêt, est donc dirigé vers ces avantages, et non vers D. lui-même. Au sens figuré, il tourne le dos à D. afin de faire face à la récompense du service divin.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayichla'h 32,31]

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=> Servir Hachem de manière désintéressée, c'est avoir une relation directe avec lui (en face à face), tandis que le servir pour obtenir une récompense, c'est avoir une relation indirecte avec lui (face à dos).

L’importance de désirer faire les mitsvot

+ L'importance de désirer faire les mitsvot :

-> Le sentiment de sainteté engendré par l'observance des mitsvot a besoin d'une "maison", d'un lieu où résider. Cette maison est créée par les préparatifs de l'homme, en préparant son cœur et en orientant ses intentions vers l'accomplissement de la mitsva avant qu'il ne la réalise réellement.
Cette préparation sert de foyer dans lequel la sainteté des mitsvot peut résider.
La quantité [de sainteté] reçue est proportionnelle à la taille du récipient fabriqué.
[ ainsi, le plus nous avons de l'aspiration, du désir, de la joie, de la fierté, ... dans la réalisation de nos mitsvot, le plus grand sera la quantité de sainteté que nous pouvons garder suite à leur accomplissement. ]

C'est ce que le roi David a voulu dire lorsqu'il a déclaré : "Mon âme aspire et se languit des parvis de D. Mon cœur et ma chair se réjouissent du D. vivant." (Téhilim 84,3). Le sens profond est que les parvis sont construits à partir des aspirations et des languissement de son âme pour Hachem. Ces émotions construisent la maison de D.
Le verset continue en disant : "Mon cœur et ma chair se réjouissent dans le D. vivant", ce qui signifie qu'ils se réjouissent parce que D. est effectivement venu habiter là, parce que je lui ai fait des parvis à partir de mon désir/aspiration pour lui.

Or, le désir de D. a une autre qualité. Lorsqu'une personne se contente de l'acte, elle se limite à l'acte lui-même. Par exemple, si une personne met des téfillin, seule sa main bénéficie du fait d'avoir mis des téfillin.
Mais lorsqu'une personne désire ardemment une mitsva, afin de faire plaisir à D., l'accomplissement de cette mitsva particulière inclut toutes les mitsvot, et c'est comme si elle avait accompli toutes les mitsvot.
Comme le disent nos Sages : "Lorsqu'une personne qui avait l'intention d'accomplir une mitsva a été accidentellement empêchée de le faire ... on considère qu'elle a accompli la mitzva" (guémara Kidouchin 40a).
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayétsé 31,13]

Les mitsvot qui affinent et purifient notre corps, le rendant semblable à l’âme

+ Les mitsvot qui affinent et purifient notre corps, le rendant semblable à l'âme :

-> Hachem a donné au peuple juif la Torah et les mitsvot, et les mitsvot se divisent en 2 catégories.
La première catégorie comprend les mitsvot qui n'impliquent aucune jouissance physique/matérielle, puisqu'elles sont dirigées uniquement vers D., et qui sont totalement spirituelles, comme par exemple les tsitsit et les tefillin. Nous n'en tirons aucun plaisir physique ; ces mitzvos sont accomplies strictement pour D.
Cependant, il existe une autre catégorie de mitsvot, par exemple la mitsva de manger à Shabbath et à Yom Tov, ou la mitsva de la procréation, qui impliquent un plaisir physique.
Néanmoins, lorsqu'elle accomplit ces mitsvot, une personne doit être motivée non par le plaisir, mais par le désir d'accomplir les commandements d'Hachem.

Pourquoi Hachem nous a-t-il donné de telles mitsvot qui peuvent être accomplies pour notre propre satisfaction physique et non pas simplement pour accomplir la volonté de D.?
La réponse est que l'âme éprouve du plaisir lorsqu'elle accomplit une mitsva pour l'amour de D., et ce faisant, elle est purifiée, ce qui permet à la personne de voir le bien caché pour les justes et de contempler l'agrément de D. dans l'avenir, dans le Gan Eden, et de mériter l'entrée dans le monde à Venir.

Or, l'homme est composé d'une matière et d'une forme ; la forme est son âme, qui se manifeste d'abord dans l'intellect. Comment l'homme peut-il affiner sa matière afin de pouvoir participer aux biens cachés pour les justes et aux autres biens spirituels?
À cette fin, D. a donné les mitsvot dont le corps jouit également, de sorte que lorsqu'une personne soumet son plaisir et accomplit ces mitsvot avec la seule intention d'accomplir la volonté de D., et non pour son propre plaisir, elle purifie et raffine le corps afin qu'il puisse atteindre le même niveau que l'âme.

Nous pouvons maintenant comprendre la michna qui dit : "D. a voulu augmenter le mérite du peuple juif, c'est pourquoi Il a augmenté la Torah et les mitsvot pour eux" (ratsa Hachem lézakot ét Israël léfi'hakh irba lahém Torah oumisvot - Makot 23b).
Le mot pour "augmenter le mérite" (lézakot) est lié au mot pour "purification" et "raffinement" (izdak'hout - הזדככות).
Hachem a voulu raffiner le corps du juif, qui est un membre de Sa sainte nation, afin qu'il puisse lui aussi s'élever vers un lieu dont la bonté est telle qu'elle ne peut être comprise par l'homme mortel.
C'est pour cette raison que la michna dit : "Il a augmenté pour eux" (irba lahém) = Il leur a donné, c'est-à-dire aux corps physiques, de nombreuses mitsvot, en particulier des mitsvot qui leur procurent un plaisir physique, à nos corps physiques.
Une personne qui soumet ses plaisirs physiques/matériels tout en observant ces mitsvot qui impliquent un plaisir corporel, en les accomplissant uniquement pour le Ciel, en raffinant son corps, est rendue "méritante". C'est pourquoi la Michna dit "à eux".
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayétsé 30,14-18]

Hachem a créé tous les mondes pour le peuple juif, alors que les autres nations, [relativement parlant], sont comme des animaux (véa'oumot én kmo béémot), comme il est dit : "Toutes les nations sont comme rien devant Lui" (Yéchayahou 40,17).
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Toldot 27,38]

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-> L'intention originelle de D. en créant le monde ... le fondement de tous les mondes est Knesset Israël, c'est-à-dire l'âme collective du peuple juif.

"Le peuple juif est apparu en premier dans Sa pensée" (midrach Béréchit rabba 1:4).
La Torah commence par "Au commencement, D. créa", ce qui implique que D. a créé le monde pour le peuple juif, qui est ailleurs, appelé "le commencement" (réchit) .
[le mot pour "au commencement" (béréchit) peut être interprété comme signifiant "à cause de [ce qui est appelé] 'le commencement' (les juifs ... D. créa ...)". ]

[Les juifs] sont également appelés "le rocher de fondation" (Zé'haria 4,7) à partir duquel le monde a été fondé, car ils sont le fondement de tous les mondes supérieurs et inférieurs.
[selon la guémara (Yoma 54b), la pierre située dans le Kodech HaKodachim du Temple était le rocher primordial à partir duquel le reste du monde a été créé. Allégoriquement, ce rocher est synonyme du peuple juif, qui est le fondement du monde au sens spirituel. ]
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayétsé 28,10-22]