Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"La bonté que l'homme manifeste à sa femme et aux habitants de sa maison est la plus grande bonté possible, de première qualité."

[Saba de Slobodka - Ohr haTsafoun]

[en effet, il explique que plus on présente un acte de bonté de façon à ce que le bénéficiaire ne ressente pas le "pain de la honte" (d'avoir à "s'abaisser" à recourir à l'aide d'autrui), et qu'il se sente bien qu'on l'aide, alors plus la bonté est grande, parfaite.
Plus le bénéficiaire se sent proche de celui qui donne, moins il a le sentiment de dépendre d'autrui. Ainsi, la bonté envers sa femme, qui est comme notre propre corps, est la plus proche de la bonté de Hachem envers l'homme, qui ne sent pas le "pain de honte".]

"Le mariage juif est à l'image du lien forgé entre D. et le peuple juif au mont Sinaï.
De même que les mariés restent ensemble au même endroit pendant un an, de même les juifs n'ont pas quitté le mont Sinaï pendant un an après le don de la Torah."

[Rabbénou Bé'hayé]

-> b'h, cf. Shavouot : le jour de notre mariage : https://todahm.com/2018/05/30/6537

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+ "Lorsqu'un homme prend une nouvelle épouse ... il doit rester disponible pour sa famille pendant un an et se réjouir avec son épouse" (Ki Tétsé 24,5)

-> Cette mitsva a pour but de développer l'amour et l'harmonie entre les époux.
Ils peuvent ainsi se familiariser l'un à l'autre et mieux se connaître, ce qui amènera une affection et une stabilité plus grande dans le couple."
[Séfer ha'Hinoukh]

"On doit ressentir que nous ne pourrons jamais retrouver un autre [femme] comme elle, qu'elle est la partie la plus précieuse de notre maison.
De même que les singes sont éloignés d'un être humain, de même l'est [notre femme] en comparaison des autres femmes."

[Zohar haKadoch I,p.49]

[une fois que nous nous sommes mariés, il faut être certain que Hachem a donné Son accord, qu'il n'y aucune autre femme qui peut mieux nous convenir.
Nous devons en permanence se focaliser sur ses qualités (minimisant ses défauts : elle est humaine comme nous!), au point que selon le Zohar les autres femmes deviennent à nos yeux comme des animaux (singes)! ]

"La bonne température dans une maison est maintenue par des cœurs plein de chaleur, et non par des têtes-brûlées."

[rabbi Paysach Krohn]

L'homme doit toujours avoir soin d'honorer convenablement son épouse, parce que toutes les bénédictions résident dans le foyer par le seul mérite de la femme.
C'est pourquoi Rava exhortait les habitants de Mé'houza en leur disant : "Honorez vos épouses afin de prospérer!"

[rav 'Helbo - guémara Baba Métsia 59a]

-> Selon nos Sages, suite à la faute de l'Arbre de la Connaissance, l'homme a été maudit : "C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain" (Béréchit 3,19) = l'homme doit travailler dur pour avoir sa subsistance (parnassa).
De son côté, la malédiction de la femme était : "[le mari] dominera sur elle" (Béréchit 3,16).

Ainsi, lorsque le mari honore sa femme, il l'a libère de sa malédiction [puisqu'il ne la domine pas], et par conséquence du Ciel on dit : "Puisqu'il est indulgent concernant la malédiction de sa femme, nous [au Ciel] serons indulgents avec sa malédiction, et il gagnera sa subsistance avec facilité."

-> Dans le Dorech Tsion, il est également écrit cette idée :
Si l'homme se comporte avec sa femme (en dominant et rabaissant son honneur) en justifiant son attitude par la Torah, alors Hachem se conduira envers l'homme mesure pour mesure et accomplira pleinement sa malédiction, à savoir : "à la sueur de ton front, tu mangeras du pain".
Par contre, s'il agit avec bonté et miséricorde avec sa femme sans la dominer, il méritera également que Hachem assouplisse envers lui sa malédiction sur la subsistance et lui évitera d'avoir à suer et à affronter avec tant de difficulté sa malédiction.
Il s'enrichira, et ce, très facilement. C'est dans ce sens que nos Sages (guémara Baba Métsia 59a) ont enseigné : "Honore ta femme plus que toi-même".

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-> Pour retenir la bénédiction, qu'il s'agisse de la richesse ou de tout autre bénédiction, il faut un récipient approprié pour la recevoir.
Dans un foyer, c'est l'épouse qui représente ce récipient.
[Maharal - 'Hidouché Aggadot - guémara Baba Métsia 59a]

Le Maharal enseigne également que plus celui qui reçoit sera proche de celui qui donne, plus complètement la bénédiction lui sera transmise.
[Plus un homme renforce le lien l'attachement à son épouse, réceptacle apte à préserver la bénédiction, plus abondant se fera le flot de la bénédiction.
Et inversement, que D. nous en préserve!]

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-> "Le Maître de l'univers ne pouvait trouver de récipient plus adéquat que la paix pour contenir les bénédictions" (Ouktsin 3,12)
Le réceptacle le plus approprié pour conserver les bénédictions Divines est la paix.
D'une manière générale dans nos relations avec autrui, et en particulier avec notre conjoint(e), en menaçant la paix c'est d'une certaine façon faire des trous dans notre récipient qui reçoit les bénédictions.
Bien souvent on se prend la tête sur des broutilles, par orgueil (c'est MOI qui est raison, c'est MOI qui aura le dernier mot, c'est MOI qui suis le plus fort, ...), mais combien de bénédictions sommes-nous prêts à perdre pour un sentiment aussi futile, qui va percer notre réceptacle à bénédictions?

-> Le Ram'hal (Pardes Rimonim 5,8) explique également qu'il ne suffit pas qu'un homme soit juste et digne de la bénédiction de D. pour la recevoir. La bénédiction ne peut descendre dans ce monde si on ne dispose pas d'un contenant adéquat pour la recevoir.

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-> Le Chla haKadoch (Chné Lou'hot haBrit) explique que les différends, les désaccords et les disputes sont à bannir. Tout celui qui s'investira dans la recherche de la paix avec son prochain générera des bénéfices inestimables, sa subsistance augmentera jusqu'à 100 fois.

-> Rabbi Chimon bar Yo'haï enseigne : Rien n'est plus grand que la paix, car elle inclut toutes les bénédictions.
[midrach Vayikra rabba 96,9]

-> b'h, par exemple, également sur la paix : https://todahm.com/2019/07/08/la-paix

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-> "On doit honorer sa femme pour devenir riche" (Baba Métsia 59a)

Le séfer Mei haChiloa'h dit que cela est suggéré par le verset (Beréchit 3,20) qui dit que Adam a nommé sa femme 'Hava, et Hachem leur a fait des vêtements de peau et ils les ont portés.
Il explique le verset en disant que bien qu'ils aient perdu une grande partie de l'abondance d'Hachem à cause de la faute qu'ils avaient pu commettre, parce qu'Adam a honoré sa femme et l'a appelée "la mère de tous les êtres vivants" (ém kol 'haï - Béréchit 3,20), Hachem a pourvu à leurs besoins.

De même, lorsque Avraham est descendu en Egypte, il a dit que Sarah était "sa sœur", une expression d'honneur, et il a alors été béni avec des richesses.
De même, Its'hak a trouvé 100 puits après avoir dit que Rivka était sa sœur (Toldot 26,2).

"Si un mari utilise le temps qu'il doit consacrer à sa femme pour à la place étudier la Torah, cela n'est pas une façon d'acquérir la Torah, et ni la Torah, ni rien de positif ne sera gagné ainsi"

[Rabbi Michal Yéhouda Lefkowitz]

"Toute personne a des qualités et des défauts.
Si l'on se focalise sur les qualités de sa femme, on vit le gan Eden sur terre.
Mais si l'on se focalise sur les défauts de sa femme, on a l'enfer sur terre.

C'est uniquement un fou qui pense que son rôle dans le mariage est de changer sa femme et de la rééduquer."

[Rabbi Mordé'haï Mann - roch Yéchiva de Beit Hillel]

[ Notre bonheur ne doit pas dépendre du fait d'avoir autrui exactement en fonction de ce que l'on voudrait, mais plutôt du fait de voir autrui briller et s'épanouir en fonction de ses potentialités et envies qui lui sont propres.
L'amour se construit en se focalisant en permanence sur le positif de l'autre, car sinon il se fane, se détruit.
Personne n'est parfait, mais toujours se convaincre que notre femme est la plus parfaite des parfaites pour nous, c'est indispensable! ]

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-> "La définition de l’amour : c’est le plaisir que l’on trouve à voir les qualités de son prochain."
[Rav Noah Weinberg]

"Tu désireras ton mari, mais c'est lui qui dominera" (Béréchit 3,16)

=> En quoi consiste exactement cette malédiction pour 'Hava?

-> Le Nétsiv (haEmek Davar) explique la malédiction d'une manière qui nous éclaire sur la dynamique d'une femme. Les hommes ont le sens de l'indépendance. Ils peuvent continuer à vivre même s'il y a des gens avec qui ils ne peuvent pas s'entendre. Ils peuvent toujours garder leur propre estime de soi.
Ils peuvent être indépendants. Même en ce qui concerne la relation d'un homme avec sa femme, lorsqu'il est insulté, il peut encore rebondir, parce qu'il connaît sa valeur personnelle.

Cependant, Hachem a créé les femmes différemment. Hachem a maudit 'Hava pour qu'elle cherche toujours à trouver grâce aux yeux de son mari. Si elle ne se sent pas valorisée aux yeux de son mari, son estime de soi s'effritera. Elle ne peut pas créer sa propre valeur. Le respect de son mari à son égard est essentiel.
Elle doit se sentir désirée et respectée.
Existe-t-il une plus grande malédiction que celle-là, ne pas avoir de valeur personnelle indépendante, voir sa valeur personnelle dépendre de la façon dont les autres la perçoivent?

-> Le Steipler écrit dans une lettre aux avré'him que les femmes deviennent physiquement malades si elles ne se sentent pas dignes. Certains hommes ne comprennent pas pourquoi leur femme ne semble pas être dans son assiette ou se sent toujours malade. Il est possible qu'il ne s'agisse pas d'une maladie physique, mais d'une maladie émotionnelle.

-> Le rav Don Segal a été interrogé au sujet d'une femme qui ne pouvait pas se lever du lit. Il a dit au mari de commencer à complimenter sa femme sur de petites choses tout au long de la journée. En peu de temps, sa femme est redevenue normale. Quel est le secret? Il n'y a pas de secret. Depuis le début, sa maladie était due à un sentiment d'abattement, et non à une affection physique.

-> Ra'hel a appelé son premier fils Yosef. Rachi explique (Vayétsé 30,23) qu'avant qu'elle n'ait un enfant, son mari la blâmait pour tout incident survenu dans la maison, et que maintenant, avec Yosef à ses côtés, elle pouvait lui reprocher certains incidents.
Est-ce la raison pour laquelle Ra'hel attendait si longtemps un enfant, afin de lui faire porter le chapeau?
En gardant à l'esprit l'explication selon laquelle une femme dépend tellement du respect de son mari que, sans lui, elle a l'impression de ne rien valoir, nous pouvons comprendre Rachi. Elle a besoin de ce respect plus que tout, et si quelque chose venait à le menacer, elle se sentirait inutile.

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[par ailleurs, selon nos Sages, si tu décharges ta femme de sa malédiction : "mais c'est lui qui dominera", elle la respectant et l'honorant comme une reine, alors Hachem te déchargera de ta malédiction : "tu mangeras à la sueur de ton front", en te donnant plus facilement ta subsistance, ainsi que pleins d'autres bénédictions. ]

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+ La compassion :

-> Le fait qu'un homme sache que sa femme dépend de lui devrait lui inspirer de la compassion. Puisqu'elle dépend de son mari, il ne peut pas la laisser tomber. De la même manière, nous disons souvent dans la prière que nous dépendons d'Hachem, et seulement d'Hachem, pour notre salut.
Lorsque nous montrons à Hachem que nous dépendons de Lui, et de Lui seul, Hachem se sent obligé de prendre soin de nous. Un homme devrait ressentir la même chose pour sa femme.

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+ Mauvaises épouses :

-> Le rav Its'hak Sher dit : Nous constatons souvent que certains hommes ont ce que l'on pourrait appeler de "mauvaises" épouses.
Il a demandé : "Qui a fait en sorte que ces femmes soient comme ça? Leurs maris."

Ils ne connaissent pas le Rambam (Hilkhot Ichout 15,19) qui dit qu'un mari doit respecter sa femme plus qu'il ne se respecte lui-même et l'aimer comme il s'aime lui-même.
Parfois, un mari peut se sentir victime. Il peut s'apitoyer sur son sort et sa situation, alors qu'en réalité, c'est lui le coupable. Il ne traite pas sa femme comme elle a besoin d'être traitée.

-> En réalité, ce Rambam nécessite des explications supplémentaires.
Qu'un homme aime sa femme comme il s'aime lui-même est compréhensible, surtout si l'on se réfère au fait qu'elle est une partie de son mari ; par conséquent, il doit l'aimer de la même manière qu'il s'aime lui-même. Mais qu'est-ce que cela signifie qu'un mari doit respecter sa femme plus qu'il ne se respecte lui-même?
Le Maharcha (guémara Yébamot 62b) explique que cela signifie qu'il devrait lui acheter des vêtements plus beaux que ceux qu'il s'achèterait à lui-même.
La plupart d'entre nous ont la mentalité suivante : "Ce qui est bon pour moi est bon pour toi". Nous jugeons ce dont les autres ont besoin en fonction de nos propres besoins.
Ce n'est pas le cas dans le mariage. Un mari doit juger ce dont sa femme a besoin en fonction de ses besoins à elle et non en fonction des siens.

Aimer

+ L'amour véritable :

-> Le Tanya (ch.32) développe l'idée suivante. En vérité, la seule façon d'aimer vraiment quelqu'un d'autre est de l'aimer pour son âme.
L'amour véritable ne peut exister que dans quelque chose qui est une seule entité, où toutes les parties sont essentiellement une. Quelque chose composé de différentes parties qui ont été combinées aura toujours une séparation intrinsèque qui empêche le niveau ultime d'unité.
Au niveau de l'âme, nous sommes tous unis et entièrement connectés, et nous pouvons donc éprouver de véritables sentiments d'amour les uns pour les autres.
Dans le monde physique/matériel, cependant, nous sommes divisés en différents corps, avec des apparences, des idéaux et des possessions différents.
Par définition, notre physique nous différencie les uns des autres, et donc si j'aime quelqu'un pour tout ce qu'il a de physique, il est impossible qu'il s'agisse d'un véritable amour.

-> Le Baal HaTanya ajoute que c'est la raison pour laquelle Hillel a dit au non-juif que toute la Torah est basée sur "tu aimera ton prochain comme toi-même", même s'il semble qu'elle ne concerne que les mitsvot avec son prochain (ben adam la'havéro) mais pas avec D. (ben adam laMakom).
Pour vraiment aimer quelqu'un, il faut comprendre la grandeur de l'âme, et combien elle est plus significative et spéciale que le corps physique qui nous sépare. Dès que l'on contemple cela, on est automatiquement inspiré à suivre les désirs de l'âme d'accomplir les mitsvot et d'ignorer les tentations du yéter ara de s'adonner au plaisir physique.

-> L'Alter de Kelm ('Hokhma Ou'Moussar 1) écrit :
"Il est impossible d'aimer son ami comme soi-même tant que l'on n'a pas éliminé toutes les traces de matérialité (gachmiout) le concernant et que l'on ne se retrouve pas dans une pureté dépourvue de barrières physiques.
Alors, les parties de l'âme peuvent se réunir pour ne faire qu'un, car dans la spiritualité (rou'hniyout), il n'y a pas de séparation ou de division, contrairement à la matérialité dans laquelle il n'y a pas de véritable unisson puisqu'elle est composée de différents matériaux."

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+ Donner, c'est aimer :

-> Le rav Eliyahou Dessler (Kountres ha'Hessed - ch.4)explique qu'il y a 2 types de personnes dans le monde, celles qui donnent et celles qui prennent. Naturellement, les gens sont des preneurs.
Le mot pour l'amour dans la Torah est ahava, dont la racine (hé et bét - הב) signifie "donner".
Contrairement à ce que les gens pensent, on aime quelqu'un à qui l'on donne, et non pas quelqu'un qui nous donne.
C'est la véritable raison pour laquelle les parents aiment leurs enfants plus que ces derniers ne les aiment. Les parents se donnent corps et âme pour tout donner à leurs enfants, et ces années de don constant génèrent un amour profond pour leurs enfants qui ne pourra jamais être égalé.
Le rav Dessler cite nos Sages : "Si tu veux développer l'amour pour ton ami, implique-toi dans des actions qui lui sont bénéfiques".
Pourquoi est-ce vrai

Le rav Dessler nous donne un aperçu de la psychologie humaine :
"Une personne aime les fruits de ses actions parce qu'elle y sent une partie d'elle-même. Qu'il s'agisse d'un enfant qu'il a mis au monde ou recueilli, d'un animal qu'il a élevé, d'un arbre qu'il a planté, ou même de quelque chose d'inanimé comme une maison qu'il a construite. Dans tous ces cas, il est lié par l'amour à l'œuvre de ses mains, car c'est en elle qu'il se retrouve.
En résumé, ce qu'une personne donne à une autre n'est jamais perdu, il s'agit plutôt d'une extension de son propre être. Il peut voir une partie de lui-même dans son prochain à qui il a donné. C'est à cet attachement entre l'homme et son semblable que l'on donne le nom d'amour".

Il est impossible d'aimer quelqu'un d'autre comme soi-même. Mais en donnant aux autres, on peut s'élargir et les intégrer comme une partie de soi.

-> Le rav Shimon Shkop (Intro à Chaaré Yosher) écrit :
"À première vue, l'amour de soi et l'amour des autres semblent être deux concepts différents. Mais nous devons aller plus loin et clarifier ce qu'est le véritable moi d'une personne, car c'est à cette aune que nous pouvons mesurer la grandeur de chacun.
Chez une personne humble et peu raffinée, son "moi" se limite à son moi physique et à son corps. Une personne plus élevée se rend compte qu'elle possède à la fois un corps et une âme.
Plus haut encore, une personne intègre dans son "moi" son foyer et sa famille. Une personne vivant selon la Torah inclut dans son "moi" l'ensemble du peuple juif, puisqu'en vérité chaque Juif est un membre du corps appelé le peuple juif.
Le véritable grand homme réalise que le monde entier fait partie de son "moi" et qu'il n'est qu'une petite partie de l'ensemble de la Création. Dans cet esprit, le sentiment d'amour de soi qu'il éprouve l'aidera à aimer chaque juif et le monde entier."

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+ L'amour véritable :

-> C'est la compréhension profonde du mot ahava. Hav (הב) signifie "donner". La lettre alef au début de ahavah signifie "je". L'amour véritable signifie que nous nous donnons entièrement à l'autre personne, que vous donnez et faites tout ce que vous pouvez pour son bien.

-> La même idée est mentionnée par le rav Shimshon Rafael Hirsch ('Horev - chap.9) à propos de l'amour d'Hachem :
"Aimer signifie ressentir son propre être uniquement à travers et dans l'être d'un autre. Aimer Hachem signifie donc sentir que sa propre existence et sa propre activité ne sont rendues possibles et n'acquièrent de valeur et de signification que par Hachem et en Hachem".

-> Lorsque quelqu'un se donne vraiment et de tout cœur à quelqu'un d'autre, cela crée le plus grand lien et la plus grande connexion possibles. En vous donnant, je m'agrandis et je vous incorpore en moi. Notre âme est absorbée et fusionnée avec la mienne. Le sentiment qui en résulte, celui d'une unité totale et d'un ensemble, celui de faire partie de l'autre et de vivre comme s'il s'agissait d'une seule et même personne, est cette émotion mystérieuse et indescriptible que l'on appelle l'amour.
L'amour est peut-être la plus profonde et la plus intense de toutes les émotions. Il est si puissant que "l'amour couvre toutes les offenses" (Michlé 10,12) et que "de nombreuses eaux ne peuvent éteindre l'amour, ni des rivières le laver" (Chir HaChirim 8,7).

-> Le monde occidental présente l'idéal du "coup de foudre".
Le "coup de foudre" est tout au plus un engouement. Il découle généralement de la convoitise, qui, dans en hébreu, est taava.
Le rav Hirsch (sur Béréchit 3,6) explique que la racine de la taava est d'essayer de prendre pour soi tout ce que l'on n'a pas. C'est l'antithèse exacte de la ahavah, où l'on se donne aux autres.

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-> issu du divré Torah : https://todahm.com/2023/08/22/aimer-son-prochain

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+ Le 'hessed dans un couple :

-> Le verset (Michpatim 21,3) écrit qu'à la fin de ses 7 années d'esclavage, l'esclave hébreu (l'éved ivri) est libéré et sa femme l'est également. ["s'il était marié, sa femme sortira avec lui" ]
Cela laisse perplexe, car sa femme n'a jamais été esclave.

Le rav Yonathan Eibshitz (Tiféret Yonathan) donne l'explication suivante :
"La Torah nous enseigne qu'un mari et sa femme sont comme une seule et même personne, et que s'il souffre, elle ressentira également cette douleur. Même si elle n'a pas été vendue et n'a pas servi d'esclave, néanmoins, puisqu'ils sont comme une seule personne, et qu'il souffre d'être esclave, c'est comme si elle était également esclave avec lui.
C'est pourquoi la Torah écrit que sa femme est libérée avec lui, parce qu'elle était aussi esclave"

-> L'expression ultime du 'hessed, qui est le fait de ressentir les sentiments d'une autre personne comme s'il s'agissait des siens, est pleinement possible dans le cadre du mariage. La Torah considère comme acquis qu'une femme est si profondément en contact avec les émotions et les expériences de son mari qu'elle les reflétera exactement et les vivra elle-même.
C'est le modèle que la Torah attend pour toutes les relations ben adam la'havéro (une personne avec son prochain).

-> Un jour, alors que sa femme avait mal à la jambe, le rav Arié Lévine répondit au médecin demandant la raison de leur visite : "Nous avons mal à la jambe".

Plus une personne prépare son cœur à aimer autrui, plus ce cœur s’éveille pour l’aimer en retour.
[Ohr Ha'Haïm haKadoch - Ki Tissa 33,11 ]