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Le jour du mariage = jour des expiations

+ Le jour du mariage = jour des expiations

-> "On pardonne au 'Hatan toutes ses fautes"
[guémara Yérouchalmi - Bikourim - Chap.3,2]

-> "Etant donné qu'un homme a épousé une femme, ses fautes sont pardonnées"
[guémara Yébamot 63b]

-> "On pardonne à 3 personnes leurs fautes : un converti, celui qui s'élève à la grandeur et à celui qui épouse une femme"
[Rachi - Béréchit 36,3]

-> "La Kalla voit également toutes ses fautes pardonnées"
[Tachbets 465]

-> "Etant donné que l'on pardonne au 'Hatan ses fautes, il en est de même bien entendu pour la Kalla"
[Rav Lévi Yts'hak de Berditchev]

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+ Mais aussi :

-> "De même que le roi ne passe pas seul, mais joint son escort, ainsi en est-il du 'Hatan le jour de son mariage, il joint à lui les accompagnateurs et ses proches et on leur pardonne aussi"
[l'Admour de Gour - le Beth Israël]

-> "Celui qui se trouve à un repas de mariage est sauvé du jugement du Guéhinam"
[guémara Pessa'him 114a]

=> Ainsi, ce pardon élevé des fautes, les accompagnateurs et les proches du 'Hatan et de la Kalla, y ont également droit.
Dans tous les cas, la condition préalable est de passer par toutes les étapes de la téchouva, dans notre relation avec D. et avec autrui.

[Certains disent que les fautes sont comme mises de côté, en attente de voir si on est honnête dans notre démarche de téchouva, si on fait de notre mieux pour changer, pour la mettre en pratique]

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-> L'utilisation d'une bague renvoie à l'apparence de la lettre hébraïque samé'h : ס
Ecrite pleinement, cette lettre est : ס-מ-ך (samé'h mém kaf), ce qui est l'acronyme de : "séli'ha, mé'hila et kappara", car le 'hatan et la kalla voient leurs fautes pardonnées, le jour de leur mariage.

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-> On peut citer les paroles de l'Admour de Ropshitz (Bichouroun Mélé'h) :
"Sache qu'à 3 reprises, on [a coutume ] d'allumer des bougies pour l'homme : lors de sa brit mila, de sa 'Houpa et de sa mort.
La 1ere fois, il ne peut pas faire téchouva, car il n'est pas apte à cela, et il n'a pas de faute qu'il doit regretter.
La 3e fois et dernière fois, au moment de la mort, il est déjà trop tard pour faire téchouva.

C'est seulement ici, la 2e fois, le jour de la 'Houpa, un moment de téchouva, que les portes des opportunités illimitées sont ouvertes pour le 'Hatan et la Kalla, et si ce n'est pas maintenant, alors quand?"

-> "Les anges et les séraphins regardent et nous jalousent de la manière dont l'homme se sanctifie et se purifie avant le mariage"
[le grand-père du Min'hat Eliezer avant sa 'Houpa]

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+ Le jour du mariage, c'est également :

-> "Le 'Hatan, le jour du mariage, fait en un pas ce qu'une personne forte qui conquiert son pendant actionne par de nombreuses mortifications et des supplices pendant un long moment ... on lui facilite la voie pour courir dans les voies d'Hachem, à savoir comme une nouvelle créature"
[Roua'h 'Haïm léNissouim]

-> "Le mariage, c'est une occasion de s'élever.
En ce jour, il est possible de s'élever et de demander des enfants et une subsistance et que soient agréées toutes nos demandes"
[Koupat Béssamim]

=> Le jour du mariage est un jour qui influe sur toute notre existence.

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+ Mais encore :

-> "En ce grand jour pur, dans chaque mariage juif casher, on sort une âme [souffrant dans le] Guéhinam"
['Hidouch du Rim - Beth émet]

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-> Sur ce sujet, voir également : https://todahm.com/2017/07/18/5477-2

"Les femmes sont un peuple à part entière"

[guémara Shabbath 62a - Nachim, am bifné atsman ém]

Le rav Yaakov Galinsky fait remarquer qu'une paire de chaussures n'est véritablement fonctionnelle que si les 2 ne sont pas identiques.
Une seule chaussure n'est valable que pour le pied droit, et une seule que pour le pied gauche, et l'on ne peut pas les changer, sous peine d'avoir beaucoup de souffrances, d'en être torturé.

A l'image de nos chaussures, qui ont chacune leur place, dans un couple chacun doit être à sa place afin que tout marche (!) pour le mieux.

Un homme et une femme doivent comprendre qu'ils sont des "espèces" différentes.
Chacun ayant des besoins qui lui sont propres, un langage unique, ... lorsque chacun apprend à reconnaître les attentes uniques de l'autre, ils vont pouvoir mettre en place une maison forte et solide.

[Par exemple, une femme est généralement plus émotive qu'un homme (cf.guémara Baba Métsia 59a). ]

Dans le birkat hamazone, un homme marié dit : "Que le Miséricordieux (Hachem) puisse me bénir, ainsi que ma femme" (hara'haman ou yévaré'h oti vé'ét ichti).

-> "ma femme" = j'ai besoin de choses, elle a besoin de choses. => D., accorde-lui les bénédictions dont elle a besoin.

-> "moi" = en plus de cela, le mari demande à Hachem de l'aider à bien comprendre ce qui est important à ces yeux, afin de pouvoir satisfaire à ses besoins.

=> Le mari doit avoir conscience que sa femme est "un peuple à part entière", en souhaitant que Hachem la comble de ses bénédictions spécifiques, et il se doit d'être à sa place afin d'agir en fonction de ses besoins uniques (son besoin, devient mon besoin!).

Ceci est la base d'un bon mariage.

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-> Une différence est qu'une femme incarne le trait de caractère du changement.
Par conséquent, selon la guémara (Shabbath 33b) : "nassim da'tan kalla além'én", c'est-à-dire qu'elles sont plus émotives, qu'elles sont capables de faire plusieurs choses à la fois, ...
L'homme quant à lui, incarne la constance. Par conséquent, il se concentre sur une seule tâche à la fois, il peut se concentrer sur une pensée pendant un certain temps et ainsi de suite.

Ces traits peuvent être classés sous les appellations de : lév et de moa'h.
Une femme est symbolisée par le "lév" : le coeur, l'émotion.
Elle est comme la lune qui change constamment tout au long du mois. En effet, Roch 'Hodech est le Yom Tov spécifique au femme (Tour - Ora'h 'Haïm 417).
[elle change à l'image des 4 saisons de l'année, et c'est pour cela qu'on parle de : "mère nature". ]
En regardant de plus près le mot : lévana (lune - לְבֵנָה), nous voyons qu'il est la contraction de : lév (לב) et bina (בינה), qui sont les traits d'une femme.
[selon la guémara (Nida 45b), la femme a "une bina yétéra" (une compréhension/intelligence supplémentaire). ]

D'autre part, le soleil est constant. C'est la qualité masculine.
En hébreu le soleil peut se dire : 'hama (חַמָה), et en inversant ces lettres on obtient : hamoa'h (המח) : l'esprit.
[le couple est comparé à un soleil et à une lune. Les 2 sont nécessaires, tout aussi important, pour permettre de parvenir à un fonctionnement global idéal. ]
[rav Yéhochoua Alt]

-> Le Méam Loez (Béréchit 2,21-22) enseigne :
On doit réaliser que la femme fut créée à partir d'un os, et elle est donc dure et inflexible.
L'homme, quant à lui, fut créé avec de la terre et est donc plus souple.

-> Il est à noter que lorsque nous parlons de masculin et de féminin, nous parlons de caractéristiques générales. Cependant, chaque personne contient des traits masculins et féminins. Tout le monde a des émotions, mais les femmes sont dominantes sur le plan émotionnel.
Il y a des femmes qui sont plus intellectuelles, mais en général l'homme est plus dominant intellectuellement.

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Il est intéressant de noter que :
-> les bénédictions de la famille proviennent par le biais du chef de famille (cf. guémara Béra'hot 51a) ;
-> Un homme ne peut profiter des bénédictions dans sa maison que grâce à sa femme (cf. guémara Baba Métsia 59a) ;
-> "Lorsqu’un homme et une femme vivent en harmonie, ils méritent que la présence divine réside parmi eux" (guémara Sota 17a).

Ainsi, chacun à un rôle unique à remplir afin que l'ensemble puisse en profiter.
L'homme fait tomber la pluie de bénédictions, et la femme agit comme un récipient qui va permettre qu'elles résident dans le foyer.
Lorsque malgré les différences, chacun s'emploie à faire régner l'harmonie dans le couple, cela est tellement énorme, que Hachem réside parmi eux.
Quel bonheur!!! 🙂

"Le mariage est à l'image de la création du monde : de même que le monde a été créé en 10 paroles, de même les Sages ont prescrit que les bénédictions soient récitées en présence de 10 hommes, en s'appuyant sur le verset : "Boaz prit 10 hommes" (Ruth 2,10), et ils ont institué dans la 7e bénédiction 10 expressions de joie.

De même que la création du monde a duré 7 jours en comptant le Shabbath, de même ils ont institué 7 bénédictions, l'une d'elles étant prononcée sur le vin en regard du Shabbat, qui doit être sanctifié avec du vin en son début (kidouch) et à sa fin (havdala)."

[Rabbénou Bé'hayé]

+ "Rien de ce que l'on donne à autrui n'est perdu ; c'est un prolongement de soi dans l'autre, et c'est cela qu'on appelle "l'amour".
[...]
Cet amour vient du fait que les époux se complètent l'un l'autre. L'homme seul n'est pas entier, parce qu'il ne peut mener à bien sa mission ; aussi chacun apportant à l'autre sa plénitude, mari et femme s'aiment puisque, nous venons de le voir, celui qui donne aime.
[...]
C'est ce que je dis toujours aux jeunes couples au moment de leur mariage : "Veuillez à toujours satisfaire les besoins de l'autre avec autant d'ardeur que maintenant, et sachez que lorsque vous commencerez à avoir des exigences l'un vis-à-vis de l'autre, cela marquera la fin de votre bonheur."
[...]
Le lien idéal entre un homme et son épouse pourra s'établir lorsqu'ils parviendront tous les 2 au niveau du don ; alors leur amour ne cessera jamais et leur vie sera pleine de bonheur et de satisfaction, tous les jours de leur existence."

[Rav Dessler - Mikhtav Mééliyahou]

-> "Si tu veux aimer ton prochain, cherche à lui faire du bien"
[Dérekh Erets Zouta - chap.2]

-> Une femme déclara au Rabbi de Loubavitch qu'elle avait la nostalgie de sa 1ere année de mariage : "A cette époque-là, nous nous aimions..."
Avec un sourire le Rabbi lui répondit : "A cette époque, ce que vous avez ressenti n'était qu'un transfert de ce que vous avez peut-être vu dans un film ou lu dans un livre. Pour forger un amour véritable, de nombreuses années d'efforts sont nécessaires."

"Dans le judaïsme, le mariage n'est pas le couronnement, mais la racine de l'amour"

[Rabbi Shimshon Raphaël Hirsch - Béréchit 24,67]

A l'image de Its'hak avec Rivka, qui plus ils vivaient ensemble, plus son amour pour elle grandissait!

De la manière dont une personne se comporte envers le Créateur (Hachem), de cette même manière son épouse se comporte envers lui.
[rav Avraham Azoulaï (1570-1643) - 'Hessed léAvraham - Maayan 4 Nahar 48 ]

Ceux dont l’âme s’est réincarnée (c’est-à-dire que ce n’est pas leur première vie) peuvent attirer plus rapidement leur âme sœur par la prière.
[Zohar - Lé'h Lé'ha 32]

+ "Ne jamais te dérober à ceux qui sont comme ta propre chair" (Yéchayahou 58,7)

Rabbénou 'Haïm Vital dit que dans le monde de Vérité, on interroge l'homme sur ses actes et ses occupations dans ce monde-ci, et l'une des questions qu'on lui pose est celle-ci : t'es-tu occupé de 'hessed?

Lorsqu'il répond par la positive, on vérifie la situation à la maison, s'il y a aussi fait du 'hessed, dans sa vie conjugale.

Si c'est le cas, le 'hessed qu'il a fait à d'autres personnes est valable et en règle, et il a du poids au Tribunal céleste.
Et s'il s'avère que dans son foyer, il n'a pas fait de 'hessed, cela est considéré comme s'il n'en avait pas du tout fait!

C'est ce qu'ont affirmé nos Sages : "Les pierres et les murs de sa maison sont les témoins pour lui" (guémara 'Haguiga 16a).

"Il rendra heureuse la femme qu'il a épousée"  (Dévarim 24,5 - véchima'h ét ichto achèr laka'h)

-> Le rav Chlomo Zalman Auerbach disait avant chaque mariage au 'hatan, que cette obligation de la Torah est valable à tout moment de la vie du couple.

-> A chaque fois que nous rendons heureuse notre femme, nous accomplissons une mitsva de la Torah, et en plus de cela nous permettons (par exemple) :

1°/ d'amener sur nous la présence divine, comme il est écrit : "Lorsqu’un homme et une femme vivent en harmonie, ils méritent que la présence divine réside parmi eux" (guémara Sota 17a).

En ce sens, le géant en Torah : le Steïpler, a dit :
"Si tu sais passer un moment avec ta femme autour d'une bonne glace, tu peux être sûr que D. sera à vos côtés"

2°/ d'attirer sur nous un torrent de bénédictions, comme nos Sages l'enseignent : "Un homme doit toujours faire très attention au respect de son épouse car la bénédiction ne règne dans la maison que grâce à elle" (guémara Baba métsia 59a).

A l'image d'un ustensile qui va garder la pluie qui tombe, la femme heureuse permet à l'homme d'éviter que les bénédictions lui filent entre les mains ...

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-> "Nos Sages ont enseigné : "La femme, c'est son mari qui doit la réjouir" (guémara Kidouchin 34b) : c'est au mari d'utiliser sa sagesse et son intelligence pour faire régner la paix et la joie dans son foyer.

Il ne doit pas attendre de sa femme qu'elle le réjouisse par ses actes ou ses paroles, car c'est son rôle essentiel à lui d'être l'investigateur et le vecteur de la joie et de la paix. Sa femme, quant à elle, doit en être le réceptacle"

[Rabbi Na'hman de Breslev]

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-> "La force d'un homme ne se mesure pas à la taille de ses muscles, mais à l'éclat du sourire de sa femme"

[Rabbi Ména'hem Mendel de Loubavitch]

 

"Ainsi, avons-nous reçu de nos Maîtres : on chasse du jardin d'Eden les ancêtres du 'Hatan et de la Kalla, et on leur dit : Sortez et réjouissez-vous de la joie de vos descendants"

[Zohar - Pin'has 219a]

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-> Le Toldot Kol Aryeh fait remarquer que nos ancêtres décédés, bénéficiant d'une grande proximité avec D., ne veulent pas venir dans ce bas monde, même pour les moments de grandes joies de leurs descendants.
C'est pour cela que le Zohar s'exprime : "on [les] chasse du gan Eden" ...

-> Rabbi Yossef Yits'hak Schneerson (le 6e Rabbi de Loubavitch) et le Gaon rav Yitsikel de Pacheversk affirment que les ancêtres jusqu'à la 3e génération viennent participer à la fête du mariage, comme il est écrit : "Moi, mon arrière-petit-fils et mon petit-fils" (Béréchit 21,23).
Certains affirment que d'autres générations antérieures y participent également.

Nos Sages nous enseignent que les âmes de nos ancêtres descendant depuis le gan Eden, dans ce monde, pour participer à la joie de leurs descendants, et les descendants doivent les inviter (Chout Maharach Anguil - chap.7).

=> Nous devons avoir conscience que des âmes saintes, que nous ne voyons pas avec nos yeux matériels, viennent et se réjouissent en ce jour de joie!

-> Le Dégel Ma'hané Ephraïm enseigne que les mariés et tous ceux qui les accompagnent ont leurs fautes qui sont pardonnées.
Une des raisons est le fait que l'on souhaite éviter aux ancêtres d'avoir honte en arrivant au mariage.
Hachem souhaite qu'ils se réjouissent pleinement, qu'ils irradient de joie, déversant alors les plus belles bénédictions.

-> D'après le Zohar (Térouma 169), au moment de la 'Houpa, la présence divine vient et se dévoile.
Ceci explique que l'on prépare une belle 'Houpa et que l'on est obligé de se tenir debout, par respect.

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-> Selon le Séfer haMinhagim (p.75), si un 'hatan et une kalla est un orphelin, il est de coutume qu'ils visitent la tombe de leurs parents avant le mariage afin d'inviter l'âme au mariage.

-> Le midrach rabba, cité par le Lévouché Michloul (siman 18), dit que le roi David est venu à l'inauguration du Temple (qui a eu lieu après sa mort).