Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Le fait de donner de l’argent aux pauvres prime sur le fait de donner de l’argent pour construire le Temple.
C'est la raison pour laquelle le roi David n’a pas mérité de construire le premier Temple.
Du vivant du roi David, une terrible famine sévissait sur le pays. Le roi David avait mis de côté une importante somme d’argent pour la construction du Temple, et il n’a pas utilisé suffisamment de ces fonds pour soulager les souffrances des pauvres.
C'est pourquoi l'honneur de construire le Temple ne lui fut pas accordé. Et cet honneur fut conféré à son fils, le roi Salomon.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Shékalim]

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-> Lorsque nous faisons la charité (tsédaka), c’est comme si nous avions apporté un sacrifice au Temple.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach]

Les synagogues

-> Le peuple juif a été choisi par Hachem pour Le servir, se levant tôt chaque matin pour passer du temps dans les synagogues et les baté midrach (lieux d'étude), comme nous le disons dans nos prières : "Quelle chance nous avons, combien notre part est bonne, et combien notre sort est agréable ... nous avons de la chance car nous nous levons tôt", pour nous rendre aux synagogues et aux baté midrach, "et nous y restons jusque tard dans la nuit".

Celui qui aspire constamment à être à la synagogue et au beit midrach, et qui y passe son temps, mérite une part à la fois du Gan Eden inférieur et supérieur, qui sont les synagogues et les baté midrach du monde à Venir.
C'est le mesure pour mesure : dans ce monde, celui qui a vécu principalement dans les synagogues et les baté midrach ; par conséquent, il méritera de résider dans les synagogues et les baté midrach de le monde à Venir.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,13]

Payer en réincarnation nos fautes actuelles envers autrui

-> Selon le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Haazinou 32,4) :
"Nous savons que les transgressions de l'homme vis-à-vis de son prochain ne sont pas expiées, même le jour de Yom Kippour, à moins d'avoir apaisé son prochain. [guémara Yoma 85b]
Ainsi, lorsqu'une personne a créé un dommage à son prochain en le maltraitant, par des paroles ou par des coups, et n'a pas demandé pardon pour cela, étant donné qu'il n'a pas effectué de réparation, il devra revenir dans le monde ici-bas, en réincarnation, afin de consoler son prochain envers qui il a fauté.
Lorsque l'homme arrive dans les mondes supérieurs et qu'il apprend la punition qui a été décrétée de redescendre à nouveau dans ce monde, une fois de plus, il se met immédiatement à pleurer et pousse des cris amers pour la faute qu'il a commise.
Il implore alors le Maître de l'univers, quant à sa première réincarnation : s'il était riche, il dira : "Le riche répond avec effronterie" (Michlé 18,23), puis déclare : si j'avais été crée, dès la première fois, pauvre, je n'aurais jamais été effronté de cette manière. Il supplie donc le Créateur de ne pas le renvoyer de nouveau dans ce monde-ci.
Lorsqu'il constate que le verdict du Jugement céleste est irrévocable et qu'il doit revenir à nouveau en réincarnation dans le monde, il supplie de pouvoir, cette fois-ci, être créé pauvre ou bien de naître avec un défaut, comme par exemple de naitre sans main, afin qu'il ne puisse plus frapper personne et ne plus s'enorgueillir.
Cependant, les accusateurs objectent et s'opposent à cette requête en affirmant que ceci ne saurait constituer un repentir digne de ce nom. Au contraire, ils souhaitent qu'il revienne de nouveau dans ce monde en étant riche, avec ses deux mains.
Ce n'est qu'au terme de nombreuses prières et de nombreuses supplications, avec l'appui et le soutien de ceux qui le défendent, qu'il pourra avoir le mérite que le Tribunal céleste accède à sa demande et le crée avec un défaut.
Ainsi, certains hommes se plaignent d'avoir hérité ici-bas d'une destinée difficile ou de défauts corporels, en ayant complètement oublié que c'est, en réalité, au prix de grandes difficultés qu'ils ont pu être créés avec des défauts afin qu'ils ne soient plus en mesure de recommencer a nuire a leurs prochains. "

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[la nature humaine fait que nous aimons avoir le dernier mot, ressortir supérieur dans notre confrontation avec autrui (notre honneur, notre égo, devant être défendu à tout prix), mais si nous savions le prix à payer pour cela, plutôt que de suivre la volonté d'Hachem, où l'on doit rechercher la paix avec autrui. ]

Honorer ses parents

-> D’un point de vue kabbalistique, le fait d'honorer ses parents accomplit de grands tikounim au Ciel, unifiant Hachem avec la Chékhina (présence Divine en ce monde).

Le Chla hakadoch (Massé'het Shavouot - Torah Ohr 168) explique ce point en se basant sur le Zohar (III,119a) :
"Que ton père et ta mère se réjouissent ; qu'elle jubile, celle qui t'a enfanté" (yisma'h avi'ha vé'imékha, vétaguel yoladté'ha - Michlé 23,25).
Si le verset dit déjà que "ta mère se réjouira", pourquoi faut-il ajouter : "qu'elle jubile, celle qui t'a enfanté"?
En réalité, "ton Père" fait référence à Hachem. "Ta mère" fait référence à la Knesset Israël (toutes les âmes juives). "Celle qui t’a enfanté" fait référence à ta mère biologique.
[rav David Abou'hatséra]

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-> La Guémara (Kidouchin 30b) explique que trois partenaires participent à la création de chaque personne : son père, sa mère et Hachem.
Si un enfant honore ses parents, Hachem considère que c’est comme s’Il résidait Lui-même parmi eux et que l’enfant L’honorait également.
[rav David Abou'hatséra]

-> L'honneur dû aux parents est égal à l'honneur que nous devons à Hachem.
[rav Yaakov Abou'hatséra - Bidgé Hasrad - Haggada chel Pessa'h]

-> Concernant la place de l’honneur des parents parmi les 10 Commandements, Rabbénou Bé'hayé (Yitro 20,12) écrit ce qui suit :
"Après nous avoir prescrit l’honneur dû à notre premier Père d’en-Haut (Hachem), la première Table de la Loi se termine par l’honneur dû au dernier père d’ici-bas (notre père biologique).
Cela revient donc à dire : "Tout comme je vous ai prescrit concernant Mon honneur, de même je vous prescris concernant l’honneur de votre père et de votre mère, qui ont été Mes partenaires dans votre création"."

Plutôt l’exil que le lachon ara

Au moment de la destruction du 2e Temple, il y avait deux fois plus de juifs vivant en Egypte et dans d’autres régions de la diaspora qu’il n’y en avait en Israël. Pourquoi en était-il ainsi?
A cette époque, le lachon ara à l’égard d’un autre juif et la haine indésirable entre juifs étaient monnaie courante. De nombreux juifs ne supportaient pas de vivre dans un tel environnement, ils ont donc fui la Terre Sainte [d'Israël].
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1 ]

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-> L'une des expériences les plus stressantes que l'on puisse vivre est de devoir déménager, surtout si cela implique de s'installer dans un autre pays. Si c'est stressant dans le monde d'aujourd'hui, où nous disposons de toutes les commodités imaginables, y compris des déménageurs en gants blancs, à quel point l'était-ce davantage dans les temps anciens?
Pourtant, de nombreux juifs étaient prêts à renoncer à tout et à endurer les difficultés du déménagement afin d'éviter d'être entraînés dans un monde de haine gratuite d'un juif envers un autre.

Certains facteurs peuvent contribuer à ce qu’une personne ait un seuil de tolérance à la souffrance plus élevé, notamment la génétique, l’âge et le sexe, pour n’en citer que quelques-uns.
Le peuple juif, puisqu’il possède une étincelle de divinité, est capable de supporter un niveau de souffrance plus intense pendant une période plus longue que le reste de l’humanité.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Vayichla'h ]

Être saint, c’est concentrer et orienter toutes nos actions vers le bien d’autrui ; cela doit être le but suprême de notre vie.
Tout comme les actions d'Hachem, pour ainsi dire, visent toutes le bien de Ses créatures, nous devons nous efforcer de L’imiter pour venir en aide à nos semblables.
[rav Shimon Shkop - Shaaré Yocher ]

Les mitsvot

-> Selon le Zohar (vol.II,210b), les mitsvot qu’une personne accomplit tout au long de sa vie deviennent un vêtement pour son âme lorsqu’elle quitte ce monde ...
Si une personne faute, elle entache ce vêtement et celui-ci est déchiré en lambeaux.

Nous savons également que la Chékhina (présence Divine dans ce monde) se trouve au-dessus de la tête d’une personne (Zohar vol.III,187a), comme le dit le verset : "Ton front ne manquera jamais d’huile" (Kohélet 9,8).
[la lumière de la Chékhina au-dessus de la tête d’une personne nécessite une abondance spirituelle appelée "huile". Ainsi, une personne doit accomplir de nombreuses mitsvot afin de ne pas manquer d’huile au-dessus de sa tête (voir Binat ha'Hotam). ]

De plus, nous savons (Tikounim - tikoun 10) que tant qu’une personne s’accroche à ses mauvaises voies et reste impure, ses prières ne sont pas acceptées, et toute étude de la Torah ou toute mitsva qu’elle a pu réaliser alors qu’elle était mauvaise sont tous livrés aux forces de l’impureté, D. nous en préserve. (d'où l'importance de faire une téchouva sincère)
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,45-46 ]

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-> Lorsqu’une personne faute, cela laisse une marque sur elle, et cette marque se trouve sur la partie du corps qui a commis la faute, qu’il s’agisse de ses yeux, de son cœur ou de tout autre organe.
Une marque est également laissée sur le vêtement spirituel extérieur de son âme.
De plus, le rav 'Haïm Vital écrit que le nom d’une personne correspond à ce vêtement spirituel extérieur de son âme (Shaar haGuilgoulim - début de la hakdamah 1).
[...]

Lorsqu’une personne se repent pleinement (téchouva chéléma) et répare sérieusement tous les dommages qu’elle a causés, elle est dotée de pureté et de sainteté provenant des mondes spirituels supérieurs, ce qui la purifie complètement ... la marque de ma faute la quitte, et aucune trace de faute ne subsiste.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,55-58 ]

Comme nous le savons (guémara Shabbat 101b et commentaire de Rachi), toute personne vertueuse, c'est-à-dire celle qui étudie la Torah avec des intentions pures et accomplit de bonnes actions (mitsvot) pour l’amour d'Hachem, porte en elle une étincelle de l’âme de Moché Rabbénou.
Par exemple, nous trouvons dans la guémara (Shabbat 101b) qu’un sage dit à un autre : "Moché, tu as bien parlé", même si son nom n’était pas Moché Rabbénou. Cela signifie plutôt qu’il porte en lui une étincelle de Moché.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tétsavé 27,20 ]

La prière est si puissante que l'unification des mondes supérieurs, et l'influence qui en découle et qui se répand sur les mondes inférieurs, s'opère principalement pendant la prière.
[...]

La prière s’élève vers le haut, unifie les mondes supérieurs et fait descendre l’abondance sur tous les mondes, du plus haut au plus bas.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayikra 2,7-13]