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Le verset dit : "Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur" (Kédochim 19,17).

Celui qui haït un juif, même si c'est uniquement en son cœur, même si sa haine n'entraîne aucune nuisance à autrui, et même s'il ne parle pas en mal de lui, et bien par cela (haïr en pensée un juif) il transgresse un commandement négatif [de la Torah].

[le Baal Chem Tov]

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-> "Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur ... tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,17-18).

On demanda à Rabbi Tsvi de Lomz : Pourquoi la Torah a-t-elle mis en garde envers un juif étranger "tu aimeras", alors qu’envers un frère, elle se contente de "tu ne haïras pas"?

Rabbi Tsvi répondit : Parce que l’amour ne veut pas dire uniquement "ne pas haïr", dans le sens négatif, mais aimer véritablement, de la même façon que l’humilité, par exemple, ne s’arrête pas à "ne pas s’enorgueillir" mais il faut être vraiment humble.
C’est pourquoi quand il s’agit de ton frère, le fils des mêmes parents, il suffit de ne pas le détester, et alors de toutes façons l’amour régnera entre eux de façon naturelle.
Alors qu’en ce qui concerne un étranger, il est possible de ne pas le détester mais sans non plus l’aimer, et la Torah met en garde : "tu aimeras".

"La 1ere mitsva de la Torah est le commandement : "fructifiez et multipliez-vous" (pérou ourvou - Béréchit 1,28).

De là nous apprenons que la 1ere responsabilité d'un juif est d'assurer l'existence d'un autre juif dans ce monde (ex: matériellement, émotionnellement, spirituellement), et d'essayer d'influencer [par de l'amour, de l'exemplarité, ...] d'autres juifs à devenir "davantage juif"."

[le Baal haTanya - Rabbi Shnéour Zalman de Liadi]

La Torah Écrite et la Torah Orale sont comparables à la différence entre une carte du monde et un plan des rues.

Sur l'immense carte du monde, même une grande ville apparaît comme un point minuscule.
Avec une telle carte, il est impossible de retrouver un bâtiment en particulier au sein de cette ville. Pour cela, il est nécessaire d'avoir un plan détaillé.

De même, une grande carte du monde : la Torah Écrite, [nous] a été donnée par Hachem, et grâce aux plans détaillés : la Torah Orale, il est possible d'évoluer avec précision.

[Rabbi Aharon Kotler]

Le fait d'honorer un être humain revient à honorer Hachem Lui-même, puisque chaque personne est créée à l'image de D. (tsélem Elokim).
Si quelqu'un possède un véritable respect de Hachem, alors naturellement il ne fera aucun mal à ceux qui sont créés à Son image.

[Rav Yéhouda Zev Segal
-> "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18)]

=> En réalité, lorsque nous fautons envers notre prochain (mitsva ben adam la'havéro), nous fautons également envers Hachem, en portant directement offense à l'honneur Divin, à la partie Divine se trouvant en chacun!
Et inversement ...

"Tu veux savoir ce qu'est la véritable 'Grandeur'?

Le fait d'arriver à pleinement ressentir ce que vit autrui (au point de s'unir émotionnellement à elle), que ce soit joyeux ou bien triste, est le signe d'une énorme sensibilité et d'une réelle grandeur."

[Rabbi Yissa'har Dov de Belz]

"Regardez à quel point la force de l'amour entre les hommes est grande.
Le mot : "aava" (amour - אהבה) a une guématria de 13.
Lorsque 2 personnes se témoignent l'une l'autre un véritable amour, cela est doublé pour atteindre 26, qui est équivalent à la guématria du Nom de Hachem (יהוה).

Ainsi, il est évident que lorsque des gens partagent un amour réel l'un pour l'autre, alors Hachem fait résider Sa Présence Divine entre eux!"

[Rabbi 'Haïm Vital]

[se disputer avec autrui, c'est dire à D. : je préfère que Tu partes et avoir le dernier mot, plutôt que Tu restes avec moi!]

-> Dans la Torah, il y a 304 805 lettres.
Quelles sont les 3 le plus fréquemment utilisées?

Il s'agit du youd (י), du vav (ו) et du hé (ה), qui sont les lettres formant le nom de D. (le Tétragramme - יהוה), qui représente Son Attribut de miséricorde.

"Ne te réjouis pas mon ennemi, car si je suis tombé, je me lève, si je suis assis dans les ténèbres Hachem est une lumière pour moi" (Mikha 7,8)

-> Le midrach (Téhilim 22) explique que l'un mène à l'autre : si je n'étais pas tombé alors je n'aurais pas pu m'élever, et si je n'avais pas été assis dans l'obscurité alors je n'aurais pas pu bénéficier de la grande lumière de Hachem.

-> Rabbénou Yona (Chaaré Téchouva 2,5) écrit qu'une personne qui a une solide émouna en Hachem, doit avoir conscience que dans ses moments les plus difficiles, l'obscurité qui est sur elle va lui permettre d'atteindre la plus grande lumière possible.
Ceci fait partie des plans Divin qui échappent à notre compréhension (nous ne sommes pas D.!).

[chez les juifs une journée commence le soir. En effet, pour un juif une période d'obscurité est le chemin nécessaire pour atteindre la plus grande des illuminations (le plein jour!)
A l'image d'une plante qui doit être dans la terre (souvent noire) pour pouvoir s'épanouir au grand jour.]

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-> [Hachem dit à Yaakov: ] "Ta descendance sera comme la poussière de la terre ; et tu déborderas, à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ; et toutes les familles de la terre seront bénies par toi et par ta prospérité." (Vayétsé, 28,13-14)

-> Lorsque Yaakov se met en route et quitte la terre d’Israël pour l’exil, long et démoralisant, Hachem lui apparaît et le rassure quant à l’avenir de ses descendants. Cette promesse, prise au sens simple, signifie que le peuple juif sera aussi nombreux que la poussière de la terre, et s’étendra donc sur tout le pays d’Israël.
Le "problème" de cette interprétation est la comparaison du peuple juif à la poussière que l’on piétine et qui n’est donc pas la substance la plus respectable et respectée.
=> Si la Torah veut faire allusion à la grandeur future que connaîtra le peuple juif, pourquoi ne pas employer une métaphore plus positive (les étoiles par exemple, comme ce fut le cas lors de la promesse d’Hachem à Avraham)?

Le Sforno explique que la Torah utilisa délibérément le terme "poussière", pour évoquer l’époque où le peuple juif atteindra le niveau le plus bas aux yeux des autres nations ; alors, seulement, le peuple juif "débordera" sur la terre d’Israël.

Il ajoute que la Délivrance Finale n’aura lieu que lorsque les Juifs seront perçus comme des "moins que rien" par les non-juifs.
Cette idée est exprimée dans la guemara (Sanhédrin 98a) qui affirme : "Si tu vois une génération où les souffrances débordent comme une rivière, alors garde espoir, comme dit le prophète Isaïe : "Quand cela deviendra comme un fleuve étroit… Le Rédempteur viendra à Tsion" (Yéchayahou chap.59)".
La guémara nous apprend que le Machia’h ne viendra qu’à la suite de terribles épreuves, quand les choses ne pourront plus empirer.

[ainsi plutôt que de désespérer de notre dure situation, on doit au contraire se réjouir que c'est le signe de notre Délivrance imminente! ]

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2018/12/08/7616

Lorsqu'une personne sauve son âme des griffes du yétser ara, elle hâte alors la Délivrance finale de tout le peuple juif.

[Baal Chem Tov - commentaire sur Téhilim 69,19 - rapporté dans le Toldot Yaakov Yossef (Chémini)]

"[Le peuple d'] Israël ne peut pas être délivré tant qu'il ne forme pas un ensemble unifié."

[midrach Tan'houma - Nitsavim 1]

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-> "Toute âme louera Hachem" (Téhilim 150,6)
Le rav Moché Sherer fait remarquer que ce dernier verset des Téhilim utilise la forme au singulier (âme - néchama), et non pas plurielle (néchamot).

=> L'élément principal qui empêche la venue du machia'h est notre manque d'unité.
Si nous voulons véritablement le machia'h, alors dans chacune de nos interactions avec autrui, nous devons agir de telle façon à se rapprocher, et non pas à s'éloigner l'un de l'autre.

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-> b'h, voir également la partie : "L'unité & la venue du machia'h" : https://todahm.com/2021/05/23/limportance-de-lunite