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Les prières = message d’amour envers D., envers son prochain …

+ Les prières = message d'amour envers D., envers son prochain ...

Nous allons voir qu'au delà de l'expression de notre reconnaissance/gratitude envers D., la récitation de nos prières transmet un autre message fondamental.

Dans la amida, nous disons : "Accorde-nous la sagesse ('honénou) ... Fais-nous retourner vers Toi (achivénou) ... Guéris-nous (shéla'h lanou) ... Bénis-nous ... "

Toutes nos prières sont au pluriel.
Nous ne disons pas : pardonne-moi, guéris-moi, bénis-moi.
C'est toujours le pronom "nous" qui est utilisé.

Aucune personne n'est une île déserte, nous dépendons tous les uns des autres.
Une épreuve pour une personne est un épreuve pour l'humanité, un triomphe pour une personne est un triomphe pour l'humanité.

L'idée que nous pouvons tirer du profit aux dépens des autres est l'oeuvre du yétser ara, le mauvais penchant, dont l'objectif est d'entraîner la destruction du monde.
Toutefois, comme il est plutôt difficile de nous amener à nous autodétruire, il empoie des moyens détournés pour y parvenir, en nous faisant croire que nous gagnerons à détruire les autres.

Nos prières nous rappellent à quel point c'est faux ...

 

Source (b"h) : issu de pensées du Rav Avraham Twerski

"Lorsqu'une personne parvient à son monde éternel, toutes ses actions terrestres sont énumérées devant elle."
[guémara Taanit 11a]

Rabbi Zoussia disait : "Si l'on me demande au jour du jugement :
Pourquoi n'as-tu pas été aussi grand que Moïse, que les prophètes, que les Sages du Talmud ou que le Baal Chem Tov?
Je ne me sentirai pas menacé.

Mais si l'on me dit : Zoussia, pourquoi n'as-tu pas été Zoussia?
Malheur à moi! Je n'aurai rien à répondre."

Toute personne est dotée d'un potentiel qui lui est propre.
Nous avons l'obligation de développer au maximum ce potentiel et sommes en mesure de le faire.

Il nous manque peut-être quelques atouts particuliers que possèdent certains et D. ne nous reprochera jamais de n'avoir pas réussi à réaliser ce que d'autres ont accompli.

Toutefois, nous serons tenus pour responsables de la non-réalisation de notre potentiel personnel.

La connaissance de soi est fondamentale, elle seule nous permet de nous épanouir pleinement.

++ Supplément :
Rabbi Zoussia disait aussi : "Si je pouvais faire en sorte d'être Avraham et qu'Avraham soit Zoussia, je ne le ferais pas.
Qu'aurait D. à gagner dans cela?
Il n'y aurait encore, de toute façon, qu'un seul Avraham et un seul Zoussia."

L'homme a été créé pour la gloire de D. et non pour la sienne.
Le rav Twerski pose la question suivante :
A quoi ressemblerai notre vie si tout ce que nous faisions n'était sincèrement motivé que par le seul souhait d'apporter plus de gloire à D., plutôt que par la recherche d'intérêts personnels?

Une bonne partie du stress et des pressions qui pèsent si lourdement sur nous, tant sur le plan émotionnel que sur le plan physique, serait grandement diminuée puisque notre sensibilité et notre amour-propre ne seraient pas en jeu.

=> L'ironie de la chose est qu'en détournant notre attention de notre intérêt personnel, nous atteindrons en fait le niveau ultime de ce que nous recherchons à titre personnel : la santé et le bonheur.

"Maître de l'univers, ouvre la bouche de celui qui est aussi muet que moi et illumine mes paroles.
Aide-moi à m'expliquer de sorte que je puisse Te déverser tout ce qui est dans mon cœur."
[une prière du Rabbi Na'hman de Breslev]

Rabbi Na'hman insistait sur l'importance d'ajouter des prières personnelles aux prières quotidiennes obligatoires.
Il disait que le yétser ara, le mauvais penchant, essaye d'empêcher nos prières d'atteindre le Ciel et qu'il est, par conséquent, nécessaire de déjouer ses plans.

Si quelqu'un craint que des bandits de grand chemin lui dérobent ses biens, il pourra écarter ce danger en évitant les routes principales et en empruntant un itinéraire différent, à l'écart des grandes routes où les voleurs attendent leurs victimes.

De manière similaire, le yétser ara attaque durant les prières prévues à un horaire fixe.
Si l'on prend un autre chemin, une route privée, le yétser ara ne s'y attendra pas et l'on pourra passer tranquillement.

Il est donc important, en plus de la prière normale, de prier de nombreuses fois durant la journée, quelle que soit la langue utilisée, et déverser à D. les sentiments que l'on a dans le cœur.

Le yétser ara est ainsi pris par surprise et ne fait pas obstacle à ces prières.

 

Source (b"h) : issu d'un dvar Torah du rav Avraham Twerski

Aucune prière n’est vaine …

+ Aucune prière n’est vaine …  (paracha vayéra - par le rav Pinkous)

Avant de détruire la ville de Sodome, D. dit à Avraham ce qu’Il s’apprêtait à faire.
Pourquoi D. l’en a-t-il informé ?

= Afin qu’Avraham prie pour eux, ce qu’il a effectivement fait.

D. savait que les prières d’Avraham n’allait rien changer du tout.
Alors, pourquoi D. l’en a-t-il prévenu ?

= D. savait que les prières d’Avraham n’allaient pas sauver Sodome, mais elles étaient néanmoins nécessaires.
Si D. ne voulait pas les utiliser à ce moment, Il les conserva pour le futur, en les utilisant afin de construire le peuple juif.

=> Le rav Pinkous de conclure, qu’on doit savoir que chacune de nos prières est efficace.
Aucun mot de Téhilim, aucune prière venant du coeur ne sera rejetée/refusée.

==> Aucune prière ne revient à vide.
Chacune de nos prières va faire tomber/ramener une pluie de bénédictions du Ciel !!

Source (b"h) : traduction personnelle issue du Néfech 'Haya du rav Pinkous

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+ "Hachem dit : vais-Je cacher à Avraham ce que Je fais? Or Avraham sera un grand peuple" (Vayéra 18,17-18)

-> Le Maguid de Doubno enseigne :
Hachem voulait détruire Sodome, mais il ne voulait pas le cacher à Avraham, car il désirait qu'il prie pour eux.
Bien que Hachem ait su que sa prière serait inutile, puisqu'ils étaient allés trop loin, malgré tout la prière d'Avraham n'a pas été vaine.
En effet, l'action de sa prière sera utile aux générations suivantes.

C'est ce que nous retrouvons dans le verset :
- vais-Je cacher à Avraham ce que Je fais? = Hachem dit à Avraham qu'Il voulait détruire Sodome, afin que celui-ci prie pour eux.
- "Avraham sera un grand peuple" = c'est-à-dire qu'il engendrera de nombreux fils et que sa prière les aidera dans les générations à venir!

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+ [Hachem dit :] "Vais-je cacher à Avraham ce que Je fais? Avraham va devenir une nation grande et puissante, par laquelle tous les peuples de la terre seront bénis. Je l’ai aimé, parce qu’il a ordonné à ses enfants et à sa maison après lui d’observer la voie d’Hachem, de pratiquer la charité et la justice ; afin qu’Hachem apporte sur Avraham ce qu’Il avait déclaré à son égard." (Vayéra 18,17-19)

=> Avant de détruire la ville de Sodome, Hachem "décide" d’informer Avraham de Ses projets. La Torah explique la raison de cette démarche : Avraham avait énormément œuvré pour enseigner à ses enfants et à sa maisonnée les voies d’Hachem. Cependant, la fin du verset est très énigmatique ; que signifient les mots "Afin qu’Hachem apporte sur Avraham ce qu’Il avait déclaré à son égard"?

-> Le Maharil Diskin (Vayéra p.46) nous éclaircit sur cet épisode de la Torah.
Il pose d’abord une autre question : nous savons qu’Avraham réagit au projet d’Hachem en priant avec insistance pour qu’Il annule Son décret de détruire Sodome, avec l’espoir qu’il y ait au moins 10 personnes vertueuses dans la ville. Nous savons également que ces prières furent infructueuses : Sodome fut finalement décimée.
D’où l’interrogation concernant les invocations d’Avraham : ont-elles toutes été infertiles?

Le Maharil Diskin répond que les prières d’Avraham n’ont bien sûr pas été perdues, mais elles furent mises de côté pour servir de mérite à ses descendants.
Et dès lors que le peuple juif faute, Hachem se "souvient" (si l’on peut s’exprimer de la sorte) des prières d’Avraham et fait preuve de clémence envers ses descendants, et ce, à jamais.

Il explique ensuite que c’est pour cette raison qu’Hachem prévint Avraham : Il désirait qu’Avraham s’épanche en supplications, même s’Il savait que cela n’aiderait pas à sauver Sodome. En effet, grâce aux prières d’Avraham, une quantité incroyable de mérites va "planer" sur ses enfants, et ils assureront leur survie future, même quand de graves fautes seront commises.

Ainsi, le Maharil Diskin clarifie les termes expliquant pourquoi Hachem informe Avraham de Son projet concernant Sodome. Il voulait qu’Avraham prie pour la miséricorde, afin que cette bienveillance soit accordée à ses descendants et non aux habitants de Sodome.
Les mots "ce qu’Il avait déclaré" font référence aux prières d’Avraham pour la clémence et "à son égard" indique que les prières reviendront sur lui.

=> C’est une leçon fondamentale sur la prière. Aucune prière n’est inutile, même si l’objectif spécifique de cette prière n’a pas été atteint [en apparence actuellement].

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-> "Or, Hachem avait dit: ‘Tairai-Je à Avraham ce que je veux faire? Avraham ne doit-il pas devenir une Nation grande et puissante et une cause de bonheur pour toutes les Nations de la terre?’" (Vayéra 18,17-19)

=> Il nous faut comprendre l’enchaînement de ces deux versets.

Rabbi Yéhochoua de Belz explique qu’il y avait matière à penser qu’Hachem devait taire Son projet à Avraham (d’où Son refus, sur le moment, d’exaucer la prière du Patriarche), mais qu’Il a décidé qu’il n’était pas convenable de lui cacher cela, car il allait devenir une grande Nation (et faire ainsi profiter à sa descendance cette même prière).
[L'Admour de Belz poursuit: ] Ainsi, nos livres saints expliquent : Quand un juif prie, dans un moment de souffrance, devant Hachem, même s’il constate que sa prière n’a pas immédiatement porté ses fruits et qu’il n’a pas été exhaussé, il doit croire sincèrement et être convaincu que cette prière est conservée par Hachem dans le "trésor des prières", pour l’éternité.
S’il arrive que par la suite, lui ou ses enfants, doivent être sauvés de la même souffrance, mais ne prient pas comme il se doit, alors Hachem réveille pour eux cette prière non exhaussée afin que Sa miséricorde s'éveille et les sauve de ce malheur.

Nous pouvons alors mieux comprendre pourquoi Hachem choisit d’informer au préalable Avraham de son projet de destruction de Sodome et de ses habitants qui étaient des réchaïm.
Il le fait afin qu'Avraham s'efforce de prier pour eux dans le but de les sauver grâce au mérite des 10 tsadikim qui se trouveraient dans chacun des villes, voir 9 seulement, auquel cas Hachem compléterait le quorum de 10.

Quoi qu’il en soit, Avraham a gagné ainsi : sa prière a été conservée éternellement pour tous ses descendants.
Dès lors, quand Israël aura besoin d’éveiller la miséricorde céleste de telle sorte qu’Hachem s’associe avec les tsaddikim, Hachem réveillera la prière d’Avraham faite pour les gens de Sodome et sauvera ainsi le peuple juif.
C'est là l'explication du verset : "Tairai-Je à Avraham ce que Je veux faire?" : en d’autres termes, certes, il est vrai que l’on aurait pu concevoir qu’Hachem ne révèle pas à Avraham Son projet de destruction de la ville de Sodome, afin qu'Avraham n'ait pas à prier pour eux, attendu qu'en final sa prière s'éavérera vaine.
Mais, malgré tout, Hachem ne veux pas taire ce qu’Il va faire car, "Avraham ne doit-il pas devenir une Nation grande et puissante?" = Sa prière ne sera pas vaine, car Hachem extraira un jour cette prière du trésor des prières afin de sauver sa descendance jusqu'à la fin des temps.

Il convient de comprendre pourquoi Avraham se dirigea de bon matin vers l’endroit où il s’était tenu pour prier devant Hachem ("Avraham se dirigea de bon matin vers l’endroit où il s’était tenu devant Hachem - Vayéra 19,27).
Par ailleurs, nos Sages enseignent qu’Avraham s’est rendu tôt le matin vers l’endroit où il avait préalablement prié afin d’instituer la prière du matin (Cha'harit) [voir guémara Bérakhot 26b].
=> Or, de prime abord, on peut s’étonner : pourquoi Avraham décide-t-il d’instituer la prière du matin spécifiquement à cet endroit et au moment où sa prière pour sauver les habitants de Sodome n'a pas été acceptée?

Toutefois, considérant ce que nous avons exposé, nous apprenons une grande leçon concernant la grande foi d'Avraham.
Bien qu’Hachem n’ait pas accepté la prière d’Avraham pour sauver les gens de Sodome, malgré tout, il était sincèrement convaincu que sa prière n’avait pas été vaine.
=> Ainsi, il est retourné au même endroit où il s’était tenu pour prier vers Hachem pour les gens de Sodome. Il pria et institua la prière du matin pour toutes les générations à venir, afin que nous, ses enfants, soyons persuadés qu'aucune prière n'est vaine, et que même si la prière n'est pas acceptée immédiatement, Hachem la conserve dans le trésor des prières afin de nous sauver ou de savuer nos enfants après nous.

[d'après un dvar Torah du feuillet de la communauté de Sarcelles de 5780 (n°56)]

Une des prières personnelles de Rabbi Na’hman de Breslev …

+ Une  des prières personnelles de Rabbi Na'hman de Breslev était :

"De grâce, Ô D., aie pitié de moi afin que je ne vive pas une existence de futilité.
Que je mérite de toujours méditer sur cette question : Que suis-je en train de faire dans ce monde? "

"Accoutume ta langue à dire : Je ne sais pas."
[guémara Béra'hot 4a]

Si quelqu'un "sait tout" déjà, il n'a aucune chance d'apprendre, si nous "savons tout" nous n'avons pas besoin de changer.

C'est une bonne chose chaque soir de réfléchir sur la journée qui vient de s'écouler.
"Ai-je appris quelque chose de nouveau aujourd'hui?"
Si la réponse à cette question est négative, nous devons admettre que nous avons laissé passer une opportunité

Prendre conscience de tout ce que nous ne savons pas constitue la voie royale qui mène à la connaissance et à la sagesse.

 

Source (b"h) : issu d'un dvar torah du rav Avraham Twerski

Une synagogue est belle car …

+ Une synagogue est belle car ...

"Qu’elles sont belles tes tentes, Ô Yaakov, tes demeures, Ô Israël."  (Bamidbar 24 ;5)

Le Talmud dit : "Tes tentes", fait référence aux maisons de culte.

Elles sont magnifiques lorsqu’elles sont des "demeures", des lieux habités par les fidèles.
Cependant, si elles ne sont que de grands édifices dépourvus de fidèles, elles n’ont que peu de valeur.
[Rabbi Yaakov Yossef de Polnoah]

L’objectif principal d’une synagogue n’est pas d’être un chef d’œuvre architectural qui ravira les touristes ou fera la gloire de la communauté.

Pour qu’une synagogue ait de la valeur, elle doit être un lieu de résidence, habitée de manière régulière par les fidèles qui y prient et qui cherchent à se rapprocher de D.
Elle doit être une maison d’étude, où la parole de D. est recherchée et enseignée en permanence.

Il existe une relation de réciprocité entre l’homme et D.
Si nous résidons dans Sa maison, Il résidera dans la nôtre.

La synagogue doit être un lieu vivant, un endroit avec lequel nous nous identifions, un lieu de vie.

=> Se sont ses fidèles qui font la beauté d'une synagogue, et non son architecture ...

 

Source (b"h) : issu d'un dvar Torah du rav Avraham Twerski

"L’esprit divin ne repose sur une personne que si c’est dans la joie. "
(guémara Shabbath 30b)

Repasser le passé et craindre pour son avenir font obstacle.

Rabbi Na’hman de Breslev disait que certaines personnes ont peur de se réjouir du présent parce qu’elles anticipent la fin de leur bonheur au moment où elles le vivent.
Elles créent leur propre malheur en se tourmentant avec le passé ou en s’inquiétant pour ce que leur réserve le futur.

Elles perdent toute chance d’être heureuses en ne vivant pas pleinement le moment de bonheur qui leur est donné et en se projetant sur les périodes, passées et futures, sur lesquelles elles n’ont aucune emprise.

=> Apprenons à nous réjouir chaque jour, puisque la joie est l’élément essentiel du bien-être physique et spirituel.

 

Source (b"h) : paroles du rav Avraham Twerski

La Torah par le Rabbi ‘Haïm de Volozhin …

+++ La Torah par le Rabbi 'Haïm de Volozhin ...

+ "La source principale de vie, de lumière et d’existence de tous les mondes dépend uniquement de l’implication du peuple juif dans l’étude de la Torah. "

" Et c’est pour cela que nos Sages enseignent que celui qui étudie la Torah de manière désintéressée est appelé "compagnon".
Cela signifie qu’il est un compagnon, un collègue de D., si l’on peut s’exprimer ainsi, en maintenant l’existence du monde à travers son étude de la Torah
[De même que D. a créé le monde et le maintient à travers la Torah, ainsi en est-il de l’individu qui étudie la Torah.] "

+ "Si nous maintenons la sainte Torah de toute notre force comme il se doit, nous apporterons une abondance de sainteté, de bénédiction et de lumière [spirituelle] dans tous les mondes. "
[Rabbi ‘Haïm de Volozhin, Nefech Ha'Haïm 4 : 11]

+ "Tout endroit que la Torah a éclairé de sa lumière et de sa sainteté, ne serait ce qu’une seule fois, sera éternellement empreint de sainteté et restera constamment saint. "
[Rabbi ‘Haïm de Volozhin, Nefech Ha'Haïm 4 : 30]

+++ Supplément : la Torah = plan du monde

-> Lorsque D. créa le monde, Il consulta la Torah et créa [basé sur ce qui y est écrit].
C’est à travers la Torah que le monde a été créé. "
[Zohar, Terouma 161a ]

->  Michna - Pirké Avot 5,22 : "Approfondis la Torah car tout y est contenu."

" Ceci nécessite une explication : Que signifie "tout y est contenu" - comment est-ce possible que [la Torah] contienne tout ?
Le Midrach y fait allusion : "D. consulta la Torah et créa le monde" (Béréchit Rabah, Chapitre 1)
D. mit en place le monde selon l’ordre de la Torah, de sorte que tout ce qui se passe dans le monde suive l’ordre de la Torah…
C’est la signification [du Midrach], à savoir que D. regarda dans la Torah et créa le monde, car l’ordre du monde suit l’ordre de la Torah.

C’est le sens [de la Michna - pirké avot 5,22] : "Approfondis la Torah car tout y est contenu", qui signifie que lorsque quelqu’un explore les sens profonds de la Torah, il peut être amené à la compréhension de l’univers tout entier ; tout ce qui s’y passe prend racine dans la Torah.
En d’autres termes, tout vient de la Torah, qui est le programme de  l’humanité. "
[le Maharal dans Déré’h ha’Haïm]

"Lorsqu’une personne réalise une mitsva, elle ne doit pas voir la mitsva comme un fardeau dont elle cherche à se débarrasser au plus vite.
Mais, elle doit s’imaginer qu’en réalisant cette mitsva, elle va recevoir des millions et des millions de dollars/euros      [dans le texte original = dinaré za'av].

[Pour chaque mitsva,] On doit se réjouir d’une joie sans limite, comme si on recevait pour de vrai des millions de dollars/euros, en récompense d'avoir réalisé cette mitsva."

[Rabbi ‘Haïm Vital  - Cha’ar haMitsvot ]

C'est sûr que le salaire d'une mitsva est infini.
L'idée est d'essayer de s'en rendre compte concrétement (autant que possible) en transposant à une somme, une émotion concrète.
Par exemple, faire une mitsva = ma réaction si je gagne au loto ...
Faisons parler/vivre l'infini dans le fini ...