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Le 9 Av …

--> "Vous, nos frères, la Maison d'Israël, écoutez!
Aujourd'hui, voici 1946 années que fut détruit notre saint et splendide Temple ;
elle est tombée, la couronne de notre tête ;
malheur à nous, car nous avons fauté."

 

--> "A cause de la dévastation de Tsion, je demeure dans la nuit" (Michlé 7;8)

 

--> "Pour cela notre cœur est malade ; pour cela s'obscurcirent nos yeux.

Pour la dévastation de notre ville sainte, en cette nuit nous sommes affligés.
Ils se sont transformés en pleurs, nos chants.
Pour cela s'obscurcirent nos yeux (Eikha 5,17)

Pour la cité merveilleuse, transformée en ruine ;
A la Torah et à ses préceptes nous avons fermé nos oreilles.
Pour cela s'obscurcirent nos yeux ..."

 

--> Souvenir de toutes les souffrances collectives du peuple juif => sur la Shoa par le rav Chimon ben Yéhouda (extrait) ...

"Souviens-toi de leurs gémissements, du tumulte de leurs clameurs, quand ils furent menés à la mort!
Les fleuves de leurs sangs, les larmes de leurs visages jamais ne seront oubliés!

Chaque douleur, chaque plainte, chaque pleur, chaque hurlement de ces êtres saccagés par les hordes de chiens,
Souviens-toi, compte-les, conserve-les dans ton sac, jusqu'au moment de la vengeance des affronts!"

Acquérir la crainte de la faute :

+ Acquérir la crainte de la faute :

-> Pour faire face à la capacité d'imagination du yétser ara (qui sait si bien nous vendre du vide), le Sabba de Kelm parle de la "la sagesse de la visualisation".
Il explique que toute la différence entre le tsadik et le racha réside dans la force de visualisation.
Le tsadik se représente dans son imagination ce qu'il adviendra dans le futur, essaye de visionner les terribles punitions qui sévissent en enfer, et grâce à tout ce travail, il parvient à la crainte de la faute.
En revanche, le racha n'utilise pas du tout cette force de visualisation, car il ne vit que dans le moment présent. Il n'a pas peur de commettre une transgression, car il n'arrive pas à se projeter dans le futur et à réaliser que son acte risque de lui faire perdre le monde futur.

La qualité qui consiste à "percevoir les conséquences", est donc la base permettant d'acquérir la crainte de la faute.

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[nos Sages nous conseillent de prendre ce petit temps pour s'interroger froidement : qu'est-ce que gagne - qu'est-ce que je perds? ]

Nos Sages disent que la Torah est un remède contre le mauvais penchant (Kidouchin 30b), mais cela ne fonctionne que pour celui qui s'efforce de l'étudier.
Le 'Hazon Ich (Iguéret 1,37) explique que le labeur/efforts dans l'étude de la Torah nous amène à la pureté du cœur et nous permet de nous détacher des désirs vides du mauvais penchant.

"Faire des efforts dans la Torah" semble s'appliquer aux jeunes étudiants de yéchiva. Cependant, le rav Dessler souligne que cela est à la portée de chaque juif. Lorsque l'on étudie, on doit y consacrer toute son énergie. Même si l'on doit arrêter d'étudier pour aller travailler, on doit le faire avec l'attitude qu'une tâche différente lui est demandée, et que l'on reviendra à l'étude dès qu'on le pourra.
Celui qui adopte cette attitude ne s'arrête vraiment pas, car tout ce qu'il fait dans l'intervalle est aussi dans l'intérêt de la Torah qu'il étudiera lorsqu'il aura terminé.
Par exemple, il gagne sa vie pour que ses enfants puissent étudier la Torah dans des institutions de Torah.
La Torah d'un juif qui vit de cette manière, même s'il n'étudie pas toute la journée, l'aidera à vaincre son mauvais penchant (voir Tossafot, Béra'hot 11a).

Le Gaon de Vilna (Aderes Eliyahu, Shoftim) affirme que l'effort dans l'étude de la Torah peut changer la nature même d'une personne. Les désirs basiques, et même les désirs fauteurs, sont redirigés vers des voies bonnes et appropriées.

"Les scientifiques laïques ont essayé de trouver un endroit dans le monde pour l'existence d'Hachem.
Les Sages de la Torah ont essayé de trouver un endroit dans Hachem pour l'existence de l'univers!"
[rav Its'hak Hutner]

En d'autres termes, celui qui pense que le monde est dirigé par la nature ne trouvera pas Hachem dans l'univers. Par contre, celui qui comprend qu'il n'existe rien dans l'univers à part Hachem ne comprendra pas comment la "nature" peut faire quoi que ce soit.

Le respect des parents est indispensable au respect de D. …

+ Le respect des parents est indispensable au respect de D. ...

"Il est impossible de reconnaître D., même dans son sens le plus simple, si nous ne passons pas par l'obligation de respecter notre père et notre mère.
Car si nous n'apprécions pas et nous ne réalisons pas tout ce que nous devons à nos parents, alors nous ne pourrons pas connaître qui est D., car Hachem est abstrait.

Ce n'est que si nous passons par l'étape de comprendre et de respecter nos parents, nos seconds géniteurs, que nous pouvons comprendre et apprécier notre premier Géniteur."

[le Kéli Yakar]

[ Il est écrit dans le Séfer ha'Hinoukh :
"Bien qu'elle soit logique, nous devons réaliser cette mitsva essentiellement parce que D. l'a décrété sur nous.
C'est un décret du Roi, avant d'être une marque de bienséance." ]

Travaillons notre émouna …

+ Travaillons notre émouna ...

Le Rav Sim'ha Zissel (l'Alter de Kelm) propose 3 exercices mentaux visant à renforcer notre émouna :
1°/ Retracez la cause de chaque effet, et la cause de cette cause, jusqu'à ce que vous réalisez que D. est la Cause de toutes les causes ;
2°/ Réfléchissez au fait que la "nature" n'est rien d'autre qu'un miracle, masqué par l'habitude ;
3°/ Apprenez à reconnaître les miracles dont nous bénéficions tous les jours, les miracles dévoilés et les extraordinaires coïncidences qui ne cessent de nous arriver, à nous en tant qu'individus, ainsi qu'au monde entier.

-> Il est écrit dans les Téhilim (16;8) : "Chiviti Hachem lénégdi tamid" = Je place Hachem toujours devant moi
= nous pouvons détecter la présence de D. dans les animaux, les arbres, et dans tout ce qui nous entoure.
En effet, nous sommes entourés, en permanence, de preuves de la puissance de D., de Sa sagesse et de Sa bonté.

Nos yeux en sont témoins et nos coeurs s'en imprègnent, ce sont les instruments que D. nous donne pour renforcer notre émouna, nous permettre de nous rapprocher davantage de Lui.

Tâchons b"h d'en faire bon usage ... afin de pouvoir centimètre par centimètre construire une belle et solide relation de confiance avec D.

 

Comme des abeilles …

+ Comme des abeilles ...

"Ils m'entoureront comme des abeilles, comme un feu de brousailles." (Téhilim 118;12)

Voyons plus en profondeur ce verset ...

-> "Ils m'entoureront comme des abeilles ..."

Dans la paracha Dévarim (1;44), il est écrit : "ils vous ont poursuivis comme l'auraient fait les abeilles."
Rachi commente : de même qu'une abeille pique et meurt tout de suite après, de même ils mourront immédiatement après vous avoir frappés.

Le Rav Yits'hak Zéev Soloveitchik (le rav de Brisk) a expliqué ce verset après la 2e guerre mondiale en disant :
"Le jour viendra où les enfants de Yichmaël se lèveront et seront prêts à mourir (comme des abeilles) afin de nous faire périr nous aussi.
[on peut noter que la valeur numérique du mot : 'dvorim' = les abeilles, est la même que celle de : 'ben Hagar' = fils d'Hagar, c'est-à-dire Yichamël]

Le danger sera bien plus grand qu'à n'importe quelle autre époque : il sera impossible d'intimider nos ennemis ou de les menacer, puisqu'ils n'auront même pas peur de mourir."

-> "... comme un feu de brousailles."

Selon Rachi (sur ce Téhilim 118;12) : cette situation est comparable à un homme pris au piège au milieu d'un champ de brousailles dévoré par le feu.
Le feu gagne rapidement du terrain, se rapproche de plus en plus et il est impossible à cet homme de sortir sain et sauf de cette situation inextricable par des moyens naturels.

==> Cependant, le roi David poursuit : "Ils me poussent violemment pour me faire tomber, mais D. me prêtera assistance.
D. est ma force et l'objet de mon chant, et D. sera pour moi un sauveur!"

Source (b"h) : compilation personnelle du "Matsmia'h Yéchou'a" du Rav Aryé Mandelbaum

La soif d’étudier la Torah …

+ La soif d'étudier la Torah ...

"Aux temps prémessianiques ... la sagesse des érudits déclinera." (guémara Sota 49a)

Même si l'étude de la Torah dans notre génération semble avoir augmenté en quantité, sa grandeur et sa qualité sont terriblement amoindries.
Rares sont les véritables érudits, connaissant entièrement la Torah et menant une vie de Torah authentique avec un dévouement total.

Ce qui manque à notre génération, c'est une véritable soif de Torah.
Ce déclin est principalement dû à l'infiltration de toutes sortes de valeurs non juives qui méprisent la force de la Torah et la grandeur des Sages.

Le Rav Yéhochoua Cohen (dans son Kérem Yéhochoua) montre que dans les générations qui nous ont précédés, même les gens simples avaient une vraie soif de connaitre la Torah.
Il y écrit également :
"Pourquoi accordaient-ils une place prépondérante à la maison d'étude, n'accordant à leurs demeures qu'une place secondaire?

Parce qu'ils brûlaient d'amour pour la Torah [...] ils savaient que la Torah, c'est la force de vie dans ce monde et que pour conserver cette force de vie, il importe de peiner et d'investir toutes ses forces ...
Nous n'avons plus le même amour de la Torah, et c'est pourquoi les érudits de la trempe de ceux qui ont vécu dans les générations précédentes sont devenus si peu nombreux ..."

Source (b"h) : compilation personnelle du "Matsmia’h Yéchou’a" du Rav Aryé Mandelbaum

La plus grande marque d’honneur à faire à ses parents …

+ "Quelle est la plus grande marque d'honneur que l'on peut apporter à ses parents?
C'est étudier la Torah, de peiner pour elle et de donner des enfants qui peinent pour elle."

[Zohar hakadoch - paracha Yitro]

---> Le 'Hafets 'Haïm a écrit :
"Plus l'étude de la Torah est répandue, plus on s'évite des temps difficiles et plus on annule les accusations portées contre Israël."
[Chèm Olam I - chapitre 22]

 

+ "Faire du bien à ses parents n'est pas une générosité de la part de l'enfant, c'est son obligation."

[Réchit 'Hochma - dans la partie : Dérékh Erets]

=> Il existe la halakha suivante :
"Il est interdit aux enfants de rappeler à leurs parents les bienfaits qu'ils leur ont prodigué."
[Réchit 'Hochma - Dérékh Erets - page 267]