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Notre plus grande bénédiction = être proche de D. !!

---> Notre plus grande bénédiction = être proche de D. !!

Le rav Yé’hézkel Levenstein a dit : "l’objectif essentiel de la création de l’homme est de se rapprocher de D. en brisant les barrières qui le séparent de Lui
Ce but n’est pas simplement, comme certaines personnes le pensent, de profiter des bienfaits de ce monde."

Un homme posa un jour au rav Bounim de Pchis’ha la question suivante :
"Comment une personne qui ne porte pas de téfiline, qui profane le Shabbath et qui ne respecte pas les lois et les coutumes d’un juif intègre, peut-elle être riche et avoir du succès en tout ? "

Le rav répondit en citant le verset : "Et Hachem, D., dit au serpent : Parce que tu as fait cela [tu as entraîné la femme à manger le fruit], tu es davantage maudit que tout le bétail et les bêtes des champs ; sur ton ventre, tu te déplaceras et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie."

= Bien que la poussière ne puisse être considérée comme un aliment savoureux, elle se trouve en abondance et est toujours facilement accessible.
D. semble donc avoir "béni" le serpent avec la promesse qu’il ne souffrirait jamais de la faim.

Rav Bounim explique qu’en réalité, il s’agit de la malédiction suprême.
En effet, les 2 "malédictions" de l’homme et de la femme (Tu mangeras à la sueur de ton front + Tu enfanteras dans la douleur) sont un moyen d’assurer le fait que l’homme aura toujours la motivation de se forger un lien avec D., en déversant son cœur en prières.

Le serpent, par contre, voit tous ses besoins satisfaits.
De ce fait, il n’a jamais aucune raison de demander quoi que ce soit à D., et donc de se forger un lien avec lui.

=> De la même manière, D. accorde parfois la santé et la richesse à une personne qui ne prie pas.
Avec tous ses besoins matériels satisfaits, cette personne ne voit aucune raison de se tourner vers D. pour prier, ce qui, évidemment, ne peut être considéré comme une bénédiction

==> A travers la prière, nos besoins et nos désirs deviennent la source de notre plus grande bénédiction : être proche de D.

[Selon le rav Dessler : certaines personnes rejettent avec tellement de force le fait que D. dirige le monde qu’elles en deviennent indignes d’être réveillées par D.]

 Source (b"h) : compilation personnelle du livre : "Prier avec feu" du rav Heshy Kleinman

La prière ne fait pas changer D. d’avis, elle …

+ La prière ne fait pas changer D. d’avis, elle …

On demanda à Rav Bibi bar Abaye : « Que signifie l’expression : "kéroum zoulout aux gens ?"
Il répondit : "Ce sont les choses qui se tiennent au sommet du monde, mais que les gens traitent avec légèreté."
Rachi affirme à ce sujet : "Par exemple, la prière qui s’élève jusqu’au ciel."
=> dans cette guémara (Béra’hot 6b), nos Sages nous enseignent que la prière fait partie des choses les plus élevées/importantes de ce monde, et que malgré cela, elle est très négligée.

[Le rav Moché Sternbuch dit que le fait que tant de personnes ont de si grandes difficultés à prier avec ferveur/concentration est la preuve de son importance.

-> "Nos Sages enseignent qu'il existe 4 domaines qui nécessitent d'être constamment renforcés, et il s'agit de : la Torah, les bonnes actions, la prière et le déré'h érets." (guémara Béra'hot 32b)
Si nous avions conscience de ce que nos prières peuvent réellement accomplir, nous ne nous arrêterions jamais de prier. Mais nous la considérons avec légèreté, car sans renforcement permanent elle perd forcément toute sa valeur.]

Le Néfech ha’Haïm explique que dans le monde futur, les gens prendront conscience de tout ce qui aurait pu être à eux si seulement, ils avaient cru en le pouvoir de la prière, et en avait fait usage.

Le rav Pam dit à ce sujet : "On montrera aux personnes (ayant négligées l’importance de la prière) l’effet que leurs prières auraient pu avoir si elles les avaient dites avec une concentration venant du cœur.
Le malade aurait pu guérir, le couple sans enfants aurait pu en avoir et la personne à la recherche d’un conjoint aurait pu le trouver."
=> Faisons de notre mieux, pour ne pas avoir de remords sur notre vie.

---> En priant, nous disons : "Toi, et Toi Seul peut m’aider".

Le Maharal = lorsqu’un personne prie avec sincérité, elle renonce en faveur de D. au propre fait d’exister, en reconnaissant humblement sa propre insuffisance et en affirmant sa confiance en le pouvoir universel de D.
=> La finalité intrinsèque de la prière est d’amener une personne au plus haut degré possible de proximité avec D.

Le rav Yossef Albo explique que la prière ne change pas un mauvais décret, ni ne modifie un mazal défavorable.
En fait c’est plutôt la personne qui se trouve changée grâce à la prière.
En atteignant un niveau spirituel plus élevé, elle développe une plus grande capacité à recevoir les bénédictions de D., les bénédictions qu’elle mérite effectivement de recevoir.

=> Plus nous prions, plus nous intégrons dans notre psychique, notre totale dépendance à chaque instant en D., la conviction que D. est la source de toutes les bénédictions …

Chaque événement de la vie peut être une occasion de prier avec ferveur/conscience, et aucune prière (même la plus banale) ne restera veine (à l’image de l’eau qui va goutte après goutte faire un trou dans une pierre dure, notre esprit rigide va grâce à la succession de nos prières permettre à D. de faire une place à D. pour qu'Il puisse résider avec un maximum de proximité avec nous).

==> La prière ne fait pas changer D. d’avis, elle nous change, nous, et c’est cela qui change tout !!

Avant d’entrer dans une synagogue …

+ Le rav Elimémelh de Lizhensk prononçait les mots suivants avant d'entrer dans la synagogue pour prier :
"Sache où tu entres, ce que tu vas y faire, Qui se trouve dans cette maison, à Qui est cette maison et Qui t'a donné la capacité d'y entrer."

 

Parler pendant la prière …

+ Parler pendant la prière ...

Selon le Rokéa’h = celui qui parle durant la prière est coupable de “massig gvoul”, de voler la sainteté de la synagogue.

Selon le Kaf ha’Haïm = une personne qui a l’habitude de parler pendant la prière devrait rester chez elle, et prier seule.

Celui qui vient à la synagogue et bavarde avec les autres est appelé un “ ‘hoté ouma’hti ét harabim”, un pécheur qui fait pécher les autres, qui perd sa part dans le monde futur.

Selon le Arou’h haChoul’han = celui qui bavarde durant la prière est coupable de la plus grave des transgressions, le “ ‘hiloul Hachem”.

On a tous de l'influence sur autrui, et notre comportement peut les conduire à négliger D. ou bien à l'honorer davantage.
=> Imaginons la responsabilité qu’on peut potentiellement avoir si on a incité des amis, des inconnus, ses enfants, … à parler pendant la prière , et qu’eux-mêmes vont diffuser ce virus.
=> Nous serons coupable d’avoir été à l’origine de la propagation du virus, et donc responsable des dégâts causés …
[b"h, tâchons d'être des propagateurs de virus positifs par notre comportement exemplaire!]

---> Parler pendant la répétition de la Amida :

Selon le Rambam = ceux qui parlent pendant la répétition de la Amida, commettent un grand péché, parce qu’ils affichent du dédain en l’honneur de D.

Selon le Choul’han Arou’h haRav = celui qui parle dans la synagogue quand la communauté est occupée à louer D. (durant la répétition de la Amida), montre qu’il n’a pas de part dans le D. d’Israël.”

Selon le Rav Chlomo Zalman Auerbach = c’est une profanation du nom de D., car ceux qui agissent de cette manière, “s’assoient dans le Temple du Roi et humilient Son Nom.”

Le Choul’han Arou’h utilise les termes les plus sévères, tels qu’on en voit dans aucun autre commentaire sur une transgression. En effet, il y est écrit :
“On doit s’abstenir de prononcer des paroles profanes durant le moment où le ‘hazan répète la Amida.
Et si l’on parle, c’est un péché, et le péché est trop lourd à porter.”

Nulle part ailleurs, dans la loi juive, l’expression : “et le péché est trop lourd à porter” n’est employée.
La seule similitude concerne celui qui parle durant la lecture de la Torah, et qui est décrit comme : “un pécheur dont le péché est trop grand pour être pardonné” (selon le Biour Hala’ha).

==> Le rav Mattitiahou Salomon explique que le niveau de condamnation reflète le message exprimé par la personne qui est engagée dans une conversation.
En effet, elle démontre son manque de respect considérable pour la prière, et son sentiment profond que cette dernière ne signifie rien à ses yeux, puisqu’elle accorde davantage d’importance à une conversation avec un ami.

==> Il est vraiment dommage de faire des efforts pour venir à la synagogue, maison de D., et d'y cracher à la "figure" de D., en lui témoignant du dédain, de l'irrespect et surtout en incitant (directement ou indirectement) les autres à faire de même ...

Chacun à notre niveau, tâchons d'agir en toute honnêteté, vérité ... prenons conscience de la sainteté de la synagogue (c'est pas un lieu comme les autres!!) et du fait qu'on a l'immense chance de pouvoir converser en face à face avec D., D. dont tout ce qui arrive dans notre vie en dépend ...

Il y a un temps pour tout, un lieu pour tout, et la synagogue, c'est notre lieu privilégié d'intimité avec D. ...

Source (b"h) : adaptation et compilation personnelle issue du livre : "Prier avec feu" du Rav Heshy Kleinman

La prière, c’est …

+ La prière, prise de conscience que nous dépendons à chaque instant totalement de la bienveillance et de la protection de D.

Rabbi Na'hman de Breslev (Si'hot haRan 117) illustre l'investissement émotionnel dont l'homme doit faire preuve pendant la prière :
"Imaginez que vous vous trouver en pleine mer et qu'éclate un violent orage.
Vous êtes cramponnés à un fil très mince, et vous ne savez pas comment échapper au danger [...]
La seule chose que vous puissiez faire est de lever les yeux vers D. et de Lui ouvrir votre coeur."

 

+ Lorsque le 'Hazon Ich apprenait des mauvaises nouvelles ou faisait face à une situation difficile, il affirmait souvent :
"Nou, Hachem doit avoir très envie que nous priions!"

 

 

La prière …

+ La prière ...
Le Choul'han Arou'h dit, à propos de la prière, que celle-ci "doit être récitée comme une supplication, tel un pauvre qui mendie aux portes, et non comme une charge dont on cherche à s'acquitter." (Hil'hot téfila 98,3)Le Michna Béroura écrit : "cela signifie que même, s'il la récite sous forme de supplication, s'il ne réfléchit pas qu'il vient solliciter le Roi pour ses besoins, mais qu'il prie seulement pour s'acquitter de son devoir, ce n'est pas correct, et il faut y faire très attention."

=> Le Rav Pinkous dit :
On doit se rendre à l'office exactement pour les mêmes raisons qu'on se rend dans un supermarché.
On n'y entre pas parce que cela fait partie de notre emploi de temps, mais parce qu'on a besoin de pain, de lait, ...

Le Michna Béroura traduit les paroles des Sages : "Ne fais pas de ta prière une obligation fixe, mais un moment de miséricorde et de supplication" (Avot 2,13), de façon littérale :
== on doit entrer dans une synagogue, et prier parce qu'on a besoin de D.
On vient Le solliciter, Le supplier!

Sans cette intention, et si on prie simplement "parce qu'il le faut", certains A'haronim pensent qu'on n'est pas quitte.
Néanmoins, à postériori, le Michna Béroura tranche qu'il n'est pas nécessaire de recommencer à prier une seconde fois.

C'est ce qu'on appelle vivre avec D. ; et ce lien/ ce fait de "marcher" avec D. est totalement dissimulé aux autres humains, c'est de l'ordre de l'intimité.

Source (b"h) : le "néféch Chimchon" du Rav Chimchon David Pinkous

L’interdiction de bavarder pendant la prière et à la synagogue

+ L'interdiction de bavarder pendant la prière et à la synagogue :

-> Il est interdit de bavarder à la synagogue (sauf pour une mitsva). Cela est énoncé clairement dans le Choul'han Aroukh (Ora'h 'Haïm 151.1; voir Michna Beroura qui souligne la gravité de cette conduite).
C'est particulièrement grave pendant la prière, la répétition de l'Amida par l'officiant (pendant laquelle si l'on parle, la faute est "trop lourde à porter"; Choul'han Aroukh Ora'h 'Haïm 124,7), la lecture de la Torah, le Kaddich et à tout autre endroit de la prière où le Choul'han Aroukh interdit de parler.

-> L'incident suivant est raconté dans la Massékhet Dérekh Erets (citée par Beit Yossef - Ora'h 'Haïm 125) : Rabbi 'Hama bar 'Hanina rencontra Eliahou Hanavi qui marchait avec des chameaux chargés.
"Que portent ces chameaux?" demanda Rabbi 'Hama bar 'Hanina.
Il répondit que ces chameaux portaient la Colère et la Fureur pour ceux qui parlent entre Kadoch Kadoch et Baroukh Kevod (dans la Kédoucha), entre Yehé Cheméh Rabba et Yichtaba'h, et entre les bénédictions. A propos de celui qui parle à ces moments-là, Hachem dit : "Mais Tu ne M'as pas appelé, Yaacov" (Yechayahou 43,22).

-> Un autre récit est raconté dans un midrach (cité par les poskim ; voir Michna Beroura 56,1) :
un érudit apparut en rêve à son élève avec une tache sur son front, et il expliqua que c'était une punition parce qu'il parlait pendant le Kaddich.
Le Michna Beroura (ibid.) cite aussi le Séfer 'Hassidim : un homme pieux remarqua qu'un autre homme pieux [au monde futur] avait le visage blême. Il expliqua que c'était parce qu'il parlait pendant que l'officiant disait Vayé'houlou et Maguen Avot [dans la prière du vendredi soir après l'Amida] et pendant le Kaddich.

-> Les poskim citent Kol Bo (voir Michna Beroura 124.27) : "Malheur à ceux qui bavardent ou plaisantent pendant la prière, car de nombreuses synagogues ont été détruites à cause de la légèreté d'esprit".

-> Selon le Midrach (Yalkout Chimoni - Tehillim 623) : "Lorsqu'un homme est debout en prière, il doit être heureux d'avoir l'occasion de servir le D. suprême. Il ne faut pas agir avec légèreté d'esprit devant Lui mais Le servir avec crainte."

-> "Il ne faut pas quitter la synagogue avant la fin de toute la prière, sauf pour faire ses besoins ou vomir".
[ séfer 'Hassidim 779 ]

On raconte qu'une vieille dame allait prier tôt et faisait de bonnes actions. Après sa mort, elle est apparue à des justes dans un rêve.
"Quel est ton lot dans ce monde-là? lui demandèrent-ils. On me frappe de grandes punitions. Lorsque les autres hommes et femmes justes sont joyeux, on me chasse de parmi eux. C'est parce que, lorsque j'étais en vie, je sortais de la synagogue pendant la Kédoucha sans attendre que toute la congrégation sorte."
[ voir Séfer 'Hassidim où il raconte un incident semblable.]

La terre d'Israël est appelée "la bonne terre" (arets atova - Ekev 8,10), parce que le monde entier est nourri grâce à elle, même après que les Bné Israël en ont été chassés.
Celui qui se délecte des plaisirs de la table doit rappeler avec nostalgie dans la Birkate Hamazone (les bénédictions après le repas) la Terre sainte et le Palais du Roi, qui est détruit ; Hachem le lui comptera comme s'il avait reconstruit les ruines du Temple.
[Zohar - Térouma 157a]