Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"La halakha est qu'à la fin de la amida, nous devons faire 3 pas en arrière avant de pouvoir dire : "shalom".
En effet, pour la paix (shalom), cela vaut la peine de faire quelques pas en arrière."

[rav 'Haïm de Brisk]

=> les disputes éclatent souvent parce que notre égo (le "moi je"), se met tellement en avant qu'il empiète sur autrui.
A l'inverse, en prenant un peu de recul, nous donnons davantage de place pour permettre à notre prochain d'exister, de se sentir quelqu'un d'important.
Ainsi, parfois il est nécessaire de se mettre en arrière pour le shalom, avant de revenir ensuite à sa place.

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-> Par ailleurs, nos Sages expliquent que nos 3 pas en arrière au moment de la amida, représentent le fait que nous nous éloignons de Hachem.

Éloignés de D. nous prenons alors conscience de notre petitesse, de notre total dépendance à Lui. Cela est la préparation indispensable avant de s'avancer et démarrer notre prière de tout cœur.

[Plus nous développons notre conscience d'avoir un besoin vital de D. pour toute chose de notre vie, plus nous nous investissons pleinement dans notre prière!]

[A un certain niveau, il en est de même avec autrui. Nous prenons recul de nos proches (3 pas en arrière), et par cela nous réalisons à quel point nous avons besoin d'eux, à quel point ils nous apportent du positif dans notre vie. On peut alors s'avancer vers eux, prêt à laisser passer leurs quelques défauts, qui sont maintenant si minimes en comparaison!]

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-> b'h, divré Torah sur la notion de shalom : https://todahm.com/2019/07/08/la-paix

"Tu ne te vengeras pas et ne garderas pas rancune" (Kédochim 19,18)

-> Cette mitsva est destinée à faire prendre conscience à l'homme que tout événement, bon ou mauvais, est une réponse de D. à ses propres agissements.

Si quelque le blesse ou l'insulte, il doit savoir que ce sont ses fautes qu'il faut incriminer et que c'est Là-Haut que tout ce qui lui arrive à été décidé.
Il est donc absolument vain de se venger de l'homme qui n'est qu'un agent de D.

[Séfer ha'Hinoukh - mistva 241]

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-> A Chimi ben Guéra qui l'avait insulté avec insolence et l'avait maudit, le roi David a répondu : "S'il m'insulte ainsi, c'est que D. lui aura inspiré d'insulter" (Chmouël II 16,10).

[Chimi était un descendant de la famille de Chaoul, persuadé que David avait usurpé le trône, et régnait illégalement]

[même si l'agent de nos souffrances devra rendre des comptes à D., la source de nos ennuis se trouvent en nous-même, et accuser autrui c'est se focaliser sur le bâton et non celui qui le tient (Hachem), et ce pour notre plus grand bien ultime.]

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-> Le Méam Loez (Kédochim 19,18) enseigne qu'il faut tirer un enseignement de la conduite du roi David.
Souvent, lorsqu'un individu fait du mal à son prochain et se met à le maudire, l'autre se lamente : "Comme cet homme m'a fait du mal!"
Ils ne savent pas que personne ne peut porter atteinte à leur argent ou à leur personne si ce n'était pas décrété en Haut.
Plutôt que de maudire qui les a offensés, ils devraient se blâmer eux-mêmes pour leurs fautes.

Ainsi, un homme sensé victime d'un préjudice pensera : "Ce sont certainement mes fautes qui ont causé cet incident. Je dois me repentir. Hachem est miséricordieux, et si je m'amende, Il comblera ma perte d'une façon imprévue et celui qui m'a causé du tort sera puni".

Bien que tout soit décidé en Haut, les incidents pénibles ne sont pas causés par des personnes innocentes.
Le châtiment vient par l'intermédiaire des fauteurs (mégalguélin 'hov al yédé 'hayav). En effet, Chimi ben Guéra fut puni en fin de compte pour avoir maudit le roi David (cf. Méla'him I 2,46).

Haïr un autre juif équivaut à haïr Hachem, puisque l'âme de chaque juif est une parcelle de l'âme du Créateur.

[De plus, comme tous les juifs descendent des Patriarches, celui qui hait un autre juif dénigre ses ancêtres, diminuant par conséquent son propre mérite de ses ancêtres (zé'hout avot).]

[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha II,4]

Au mont Sinaï, les juifs pouvaient véritablement visualiser les paroles de Hachem.
De même, un parent doit s'assurer que son enfant puisse observer et véritablement visualiser chaque mot qu'il lui enseigne.
Parfois, les actions ont plus de poids que toutes les paroles [du monde].

[Rabbi S.A. Rubin]

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-> "Tout ce qui se passe chez soi est du 'hessed.
Les gens pensent qu'ils ne font qu'élever des enfants, et rien de plus.
Mais nourrir des enfants en Torah et en crainte du Ciel, c'est du 'hessed! C'est la Torah!
[...]
Je me demande souvent pourquoi les gens trouvent nécessaire de s’enfuir de chez eux pour rendre service?

Le ‘hessed commence à la maison!
Il y a tant d’occasions pour un mari, pour une épouse ou même pour des enfants de se rendre chaque jour mutuellement service.
Et cependant, ces mêmes gens qui s’enorgueillissent de leur gentillesse et de leur considération envers autrui à l’extérieur, laissent beaucoup à désirer en ce qui concerne leur comportement une fois les portes refermées."
[Rav Shalom Schwardron – le Maguid de Jérusalem]

=> on a tendance à penser que nos actes de bonté et la Torah se font essentiellement à l'extérieur, et non dans l'intimité de notre foyer.
Mais en réalité, le lieu principal où l'on peut acquérir des mérites se trouve en nous et chez nous (ex: chaque fois que je donne un sourire à ma femme je réalise la mitsva de la réjouir!)

==> Profitons du don de la Torah pour renforcer en nous l'importance primordiale de la transmettre et de la vivre au quotidien au sein de notre cellule familiale.

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-> "Ne jamais te dérober à ceux qui sont comme ta propre chair" (Yéchayahou 58,7)

Rabbénou ‘Haïm Vital dit que dans le monde de Vérité, on interroge l’homme sur ses actes et ses occupations dans ce monde-ci, et l’une des questions qu’on lui pose est celle-ci : t’es-tu occupé de 'hessed?

Lorsqu’il répond par la positive, on vérifie alors la situation à la maison, s’il y a aussi fait du ‘hessed dans sa vie conjugale.
Si c’est le cas, le 'hessed qu’il a fait à d’autres personnes est valable et en règle, et il a du poids au Tribunal céleste.
Et s’il s’avère que dans son foyer, il n’a pas fait de 'hessed, cela est considéré comme s’il n’en avait pas du tout fait!

-> Comble le manque de ton prochain et D. comblera le tien.
[Rabbi Maharach - le 4e Rabbi de 'Habad]

-> "C'est en aimant son prochain que l'on attire sur nous la présence divine"
[Rabbi Ména'hem Mendel de Kotsk]

-> "Aimez-vous et recherchez le bien des uns et des autres. Ainsi, la lumière supérieure de D. vous éclairera en dressant un bouclier de protection autour de vous."
[Rabbi Rayats - le 6e Rabbi de 'Habad]

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-> Pour le Ciel, la bénédiction d'un ami vaut bien plus que celle d'un ange.
[Rabbi Pin'has de Korets]

-> La bénédiction d'un ami a une grande importante au ciel : elle peut agir plus efficacement que l'ange Mikhaël lui-même.
[rabbi Dov Ber de Mézéritch]

-> Si une personne te demande aide et assistance, ne lui dis pas : "Aie confiance en D."
Mais agis comme s'il n'y avait que toi sur Terre pour l'aider.
[Rabbi de Sassov]

-> L'amour que l'on doit éprouver envers D. se reconnait à travers l'amour que nous portons à autrui.
[Baal Chem Tov]

-> La preuve qu'un homme aime D. est dans l'amour qu'il porte aux autres.
[Rabbi Lévi Its'hak de Berditchev]

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-> Aimer son prochain, c'est autant participer à sa joie que ressentir ses souffrances.
[Rabbi Moché de Sassaov]

-> Pour aimer son prochain, il faut lui laisser sa place.
Mais, cela ne signifie pas pour autant qu'il faille cesser d'exister.
[Rabbi Rayats - le 6e Rabbi de 'Habad]

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-> Une fois le médecin demanda au rav Shalom Zalman Auerbach de lui montrer sa langue. Le rav lui a répondit alors : "Comment puis-je tirer la langue à un juif?"
Cela témoigne de l'amour de ce géant en Torah envers son prochain juif.

"Qui est le véritable héro?
Celui qui transforme son ennemi en ami."

[Avot déRabbi Nathan - chap.23]

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-> "Tu aimeras ton prochain comme toi-même, Je suis Hachem" (Kédochim 19,18)

Peut-on vraiment ordonner à une personne d'aimer une autre personne?
Si la Torah fait suivre ce commandement par les mots : "Je suis Hachem", c'est parce que Hachem est prêt et désire [ardemment] nous aider à réaliser cette mitsva, à l'unique condition que notre désir soit sincère.
[Sfat Emet]

[de plus, tous les juifs sont liés les uns les autres. En remplissant son cœur d'amour pour un autre juif, alors à l'image de l'eau qui reflète notre visage, le cœur d'autrui va être affecté positivement par notre amour à son égard.]

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["Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur" (Kédochim 19,17)]

Le rav 'Haïm Kanievsky (Or'hot Yocher) dit que lorsque l'on voit son prochain mal se comporter, plutôt que par ses fautes il devienne un ennemi, nous devons plutôt faire de lui une personne aimée aux yeux de Hachem et des autres, [en agissant avec amour ou priant pour qu'il quitte son mauvais chemin.]

Il est impossible de séparer les bonnes vertus humanistes de la foi et de la crainte de Hachem.
Il est faux de se dire : "Moi je ne suis pas croyant, mais je respecte les hommes" ...

Car sans crainte du Ciel, l’homme pourra en venir à justifier les pires méfaits et les pires crimes.

[Rabbi Moché Feinstein - Darach Moché - Emor (24,16-17)]

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-> Les réchaïm placent leur propre personne au-dessus d’Hachem, alors que les tsadikim placent Hachem au-dessus de leur personne.
Lorsque les réchaïm servent Hachem, ils L'utilisent pour qu'Il fasse leur volonté à eux!
[selon le midrach]

[A tout moment : "Est-ce que je fais la volonté de Hachem ou bien la mienne?"
En tuant mes désirs personnels, pour ceux de D., je contribue chaque fois davantage à développer mon amour, mon attachement pour Lui. ]

"Hachem est droit et ne supporte pas les tsadikim qui se comportent de manière impropre ou tordue envers les autres.
Et même s’ils estiment agir au nom du Ciel, cela entraîne la destruction de la Création et la remise en cause de notre droit à la terre d’Israël."

[le Netsiv – Haémek Davar – Introduction au Séfer Béréchit]

En effet :
"De même que nous attendons davantage de ceux qui sont bénis par des richesses matérielles, de même nous attendons davantage de ceux qui sont riches en connaissances/spiritualité."
['Hafets 'Haïm]

Le verset dit : "Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur" (Kédochim 19,17).

Celui qui haït un juif, même si c'est uniquement en son cœur, même si sa haine n'entraîne aucune nuisance à autrui, et même s'il ne parle pas en mal de lui, et bien par cela (haïr en pensée un juif) il transgresse un commandement négatif [de la Torah].

[le Baal Chem Tov]

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-> "Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur ... tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,17-18).

On demanda à Rabbi Tsvi de Lomz : Pourquoi la Torah a-t-elle mis en garde envers un juif étranger "tu aimeras", alors qu’envers un frère, elle se contente de "tu ne haïras pas"?

Rabbi Tsvi répondit : Parce que l’amour ne veut pas dire uniquement "ne pas haïr", dans le sens négatif, mais aimer véritablement, de la même façon que l’humilité, par exemple, ne s’arrête pas à "ne pas s’enorgueillir" mais il faut être vraiment humble.
C’est pourquoi quand il s’agit de ton frère, le fils des mêmes parents, il suffit de ne pas le détester, et alors de toutes façons l’amour régnera entre eux de façon naturelle.
Alors qu’en ce qui concerne un étranger, il est possible de ne pas le détester mais sans non plus l’aimer, et la Torah met en garde : "tu aimeras".