Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Pessa’h = un accélérateur du machia’h

+ Le Séder de Pessa'h = un accélérateur de la venue du machia'h :

-> Chaque nuit du Séder de Pessa'h rapproche l'arrivée du machia'h.
La venue du machia'h est un processus. L'exil (galout) a plusieurs épaisses "couches d'impureté" qui ont besoin d'être "coupées" afin que la guéoula puisse arriver.
Cela est semblable au fait de découper un morceau de viande. Il ne peut pas l'être en un seul mouvement, on doit faire plusieurs fois des allers-retours avec le couteau afin de pour le couper complètement.

Chaque année, pendant la nuit du Séder de Pessa'h, c'est comme si on faisait une autre entaille dans la viande et la coupure devient plus profonde.
Au final, nous couperons tout et le machia'h viendra.
C'est pour cela que chaque année, le Séder de Pessa'h se termine par les mots : "léShana aba'a béYérouchalayim" (à l'année prochaine à Jérusalem [avec le Temple reconstruit]) : nous affirmons qu'avec l'entaille de cette année dans la gualout, nous sommes pratiquement arrivés à obtenir le machia'h.
[d'après le Ram'hal - maamar haa'Hokhma - Inyan Séder lél Pessa'h]

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-> Le midrach (Téhilim 18) dit que le machia'h et Eliyahou "grandissent" pendant la nuit du Séder de Pessa'h.
Cela signifie que la réelle "venue du machia'h" est une réalité en constante évolution qui se développe par étapes, dans le temps.

-> Dans la Amida, nous disons : "oumévi go'él livné vénéhem" (Il amène le sauveur aux enfants de leurs enfants [des Patriarches]).
Pourquoi le terme "Il amène" (oumévi) est-il au présent? N'aurait-il pas été plus approprié d'employer : "Il amènera le sauveur"?
Selon de nombreux commentateurs, cela témoigne du fait que la guéoula est un processus permanent, qu'elle se développe par étapes.

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-> Le rav Moché David Valle cite le Ram'hal ci-dessus, affirmant qu'à chaque Pessa'h, Hachem rapproche le machia'h encore davantage.
C'est un processus sur plusieurs années, faisant que chaque Pessa'h rapproche automatiquement la guéoula.

Le rav Valle ajoute : les préparations pour la guéoula se passent principalement au Ciel. Ainsi, nous ne pouvons pas voir ce que nous sommes en train d'accomplir dans le processus de la guéoula.
Ce n'est qu'à la fin, une fois que la guéoula sera apparue, qu'on pourra prendre conscience de tout ce qui a pu être fait.
Il est possible qu'au Ciel les préparations pour la venue du machia'h se terminent en Nissan ou Tichri, mais ensuite que le machia'h ne se révèlera à nous qu'ensuite. Et c'est pour cela qu'on doit l'attendre à tout moment (a'haké lo bé'hol yom chéyavo), il peut arriver d'une façon soudaine (pitom), inattendue pour notre intellect.

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-> En se basant sur le Gaon de Vilna, le 'Hafets 'Haïm explique que l'exil (galout) est comparé à une grossesse, et la guéoula à une naissance.
Le moment fixé pour que l'exil se termine est comme la date prévue pour une naissance.
De même qu'un bébé peut naître quelques semaines avant ou après la date prévue, l'exil peut se terminer à n'importe quel moment dans un délai raisonnable autour de son moment de fin fixé.
Ainsi, la guéoula qui est comparée à une naissance, est un processus d'une durée indéterminée.

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-> Selon la guémara (Sanhédrin 97a) : "Le monde a une duré de 6 000 ans : 2 000 années de tohou (de vide, de chaos), [ensuite] 2 000 années de Torah, et [enfin] 2 000 années qui sont la période [de l'arrivée] du machia'h (yémot hamachia'h)."

=> Il en découle que depuis 1 782 ans nous sommes engagés dans cette période de l'arrivée du machia'h.

[plus on avance dans le temps, plus nos Sages disent que la guéoula devient une réalité encore plus tangible.
Le 'Hafets 'Haïm a écrit qu'à son époque on était déjà entré dans l'ère de : "ikvéta déMechikha" (on entend les pas du machia'h qui arrive).
Le rav 'Haïm Kanievsky enseigne qu'on est actuellement arrivé à une partie bien plus avancée de cette ère (ikvéta déMechikha), on est déjà dans le : "keits mégoulé" (ex: les signes annoncées il y a des milliers d'années, se sont accomplis).

Un exemple de cela est dans la guémara (Sanhédrin 98a) : "Rabbi Abba a dit : Il n’y a pas de signe de la fin des Temps plus évident ('Kéts Mégoulé' - קץ מגולה) que ce verset : ‘Et vous, montagnes d’Israël, vous donnerez vos branches et vous porterez vos fruits pour Mon Peuple Israël, car ils sont près de revenir’ (Yé'hezkiel 36,8)."
Rachi commente : Lorsque la terre d’Israël donnera ses fruits avec générosité alors la fin des temps sera proche". ]

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-> Le temps de la guéoula :
La Torah raconte qu'Avraham et Lot ont tous deux mangé des matzot à Pessa'h (voir Bereishis
19:3 avec Rachi, et Rabbeinu Bachya sur Bereishis 18:8). Cela semble étrange.
La Torah nous dit que nous mangeons des matsot pour commémorer les événements qui se sont produits lors de la sortie d'Égypte, quelques centaines d'années plus tard (Bo 13,8 avec Rachi).
Pourquoi mangeaient-ils des matsot? Que commémoraient-ils?

En réalité, le pouvoir de la rédemption a été imprégné dans les jours de Pessah depuis le temps de la création et n'a porté ses fruits d'une manière si immensément reconnaissable que lors de la rédemption du peuple juif d'Égypte.
Avraham et Lot ont ressenti l'énergie intrinsèque de la libération au cours de ces journées. Ils savaient que la force intrinsèque de l'époque était la liberté et que manger de la matsa en était l'expression.
Il convient de noter que le 15 Nissan est une période de libération et que c'est pour cette raison que la sortie d'Egypte a eu lieu ce jour-là, et non l'inverse.

Cela ne se limite pas à ce qui s'est passé à Pessa'h, explique rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou - vol.1), mais chaque fête a son propre pouvoir spirituel. En fait, le rav Dessler explique qu'il n'est pas exact de dire que le temps passe à côté de nous, mais plutôt que c'est nous qui passons à côté du temps.
Cela signifie que le temps fonctionne comme une bobine qui se déplace vers le haut, chaque année formant une nouvelle courbe dans la bobine. La force spirituelle intégrée à chaque période est la même que celle dont nous faisons l'expérience chaque année.
Par conséquent, lorsque nous vivons Pessah, nous faisons l'expérience de la même force de liberté que le peuple juif a connue à l'époque.

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-> Le mot matsa (מצה) avec les lettres écrites pleinement (bémilouï) : מם צדי הא , a pour valeur numérique 190, celle du mot : "kéts" (קץ - la "fin" de l’exil).
[si l'on réalise les mitsvot liées à la matsa, comme il faut, alors on peut être méritant de voir la guéoula. ]
[Ora'h 'Haïm ]

L’importance d’attendre constamment le machia’h

+ Lorsqu'une âme quitte ce monde pour celui de Vérité, elle se tient devant le Tribunal d'en haut, et on va lui poser 6 questions qui vont définir à quel point elle aura réussi sa mission sur terre.
La guémara (Shabbath 31a) rapporte que la 4e question est : "tsipita léyéchoua?" (est-ce que tu as attendu le machia'h?).

=> Ainsi, indépendamment de ce qui se passe dans le monde, nous devons avoir conscience de l'importance vitale d'attendre à chaque instant la venue du machia'h.

-> Le rav Eliyahou Dessler illustre à quel point nous devons attendre le machia'h :
Imaginez la scène d'une maison d'il y a 100 ans, dont l'enfant est très sérieusement malade.
Les parents ont appelé le médecin de famille et attendent avec impatience son arrivée.
Au début, chaque coup sur la porte et chaque bruit dehors dans la rue, va précipiter les membres de la famille et les amis à la porte d'entrée pour voir si le médecin est en train d'arriver.
Au fur et à mesure que le temps passe sans que le médecin n'arrive, tout le monde abandonne l'idée que le médecin arrivera à temps pour aider l'enfant. Tout le monde, à l'exception de ses parents ...
Ils sont prêts à tout pour sauver leur enfant, et ainsi ils ne perdent jamais espoir. Ils continuent à courir à la porte, pleins d'espoir que le médecin puissent arriver à tout moment.

[plus nous avons conscience de ce qu'il nous manque en étant en exil, plus nous réalisons à quel point notre situation est mauvaise par rapport à ce qu'elle serait avec la venue du machia'h, alors plus nous l'attendons avec impatience.
Dans Sa bonté infinie, Hachem fait en sorte que notre exil soit agréable, au point où l'on peut penser que l'on est pas si mal. Mais la réalité est que sans le machia'h c'est le jour et la nuit.]

-> Dans le "Ani Maamim", nous disons : "véaf al pi chéyitmaméa'h im kol zé akhaké lo" (et même s'il tarde, attende-le!).
Selon le Rambam, la partie de notre émouna dans la venue du machia'h, réside dans le fait d'attendre le machia'h.

[si quelqu'un attend avec une émouna complète la venue du machia'h, si on y croit à 100%, alors on y aspire de tout notre être, on s'y prépare.
Si à nos yeux le machia'h est tellement proche, alors on doit dès maintenant tendre à vivre selon la réalité spirituelle qui sera celle lors de la venue du machia'h.
Ainsi, la question n'est pas : est-ce qu'on attend le machia'h (comme un concept théorique), mais plutôt est-ce qu'on croit réellement au machia'h? (avec ce que cela implique concrètement). ]

[à chaque fois où nous attendons le machia'h, même s'il ne vient pas, nous réalisons un nouvelle mitsva avec les récompenses qui vont avec, et donc cela active la venue du machia'h grâce au mérite de cette émouna de toujours espérer en sa venue imminente.]

-> Le 'Hafets 'Haïm (se basant sur un Yalkout) écrit qu'attendre le machia'h n'est pas uniquement une obligation, mais c'est également un moyen de mériter le machia'h.

[attendre la guéoula, ce n'est pas qu'une mitsva, c'est également de devenir méritant et d'ainsi l'amener encore plus vite!]

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-> Le rav Israël Moché Sorotskin enseigne :
Bien que les douleurs et les limitations physiques vont disparaître lorsque le machia'h arrivera, il est certain que le changement ne se limitera pas à la matérialité.
L'époque du machia'h, nous offrira la capacité d'attendre des niveaux spirituels extrêmement élevés.
Nous aurons la possibilité de vivre avec une approche centrée sur la Vérité à chaque instant.
Nous atteindrons la proximité ultime de l'esprit et du cœur avec Hachem, Sa précieuse Torah et les mitsvot.

=> Ainsi, c'est pourquoi notre attente du machia'h est un moyen de mesurer notre aspiration pour le service d'Hachem. (et donc notre amour pour Hachem)
Si quelqu'un apprécie vraiment de servir Hachem, alors c'est impossible qu'il n'aspire pas ardemment au machia'h, car sa venue nous offrira des opportunités spirituelles si incroyables pour agir au mieux et au plus près d'Hachem.

-> En ce sens, la guémara (Taanit 30b) affirme : "Quiconque s'endeuille pour la destruction de Jérusalem méritera de vivre la joie de sa restauration" (et l'inverse est également vrai, que D. nous en préserve).
Pourquoi est-ce si important de prendre le deuil?

Le rav Aharon Kotler explique qu'en s'endeuillant de l'absence du Temple, c'est un signe qu'on apprécie de servir Hachem.
Si l'on se languit vraiment d'être connecté à la spiritualité, alors on va certainement prendre le deuil de la perte du Temple et aspirer à la venue du machia'h, le moment où il nous sera alors pleinement possible de le servir et être proche d'Hachem, sans en être entravé par le yétser ara, par ceux qui cherchent à nous détruire, ...

[ => Le fait d'attendre le machia'h n'est pas un concept théorique, un échappatoire aux difficultés matérielles de notre vie, mais c'est quelque chose qui doit être à nos yeux palpable, vécu, avec une émouna à 100%.
Il s'agit d'un thermomètre de notre désir de servir Hachem de la meilleure façon possible, d'être au plus proches de papa Hachem, sans avoir les limitations propres à notre monde matériel.
(c'est d'une certaine façon un thermomètre de notre amour pour Hachem, d'à quel point on aspire à une réalité où l'on pourra encore mieux faire sa volonté, mieux le connaître, être beaucoup plus être proches de Lui, ...)

Cela est important au point que c'est une des 6 questions qu'on nous posera après notre mort, et cela témoigne que nous devons constamment nous travailler sur ce sujet pour muscler et entretenir cette aspiration au machia'h. (si cela aurait été naturel on aurait pas à en rendre des comptes!)

Plus que de passer son temps à rechercher des signes annonciateurs de la venue du machia'h, on doit plutôt investir son temps et son énergie à être prêt à l'accueillir, à avoir un état d'esprit où sincèrement on aspire à être à l'époque du machia'h avec ce que cela implique spirituellement parlant.

Et nous : pourquoi souhaitons-nous la venue du machia'h? Est-ce que c'est quelque chose qu'on marmonne par habitude ou bien parce qu'on le désire du plus profond de notre être?
Est-ce qu'on souhaite le machia'h comme une sorte de "père noël" qui va améliorer notre vie, pour avoir en finir avec les galères financières, les soucis du quotidien, les guerres, ... ou bien est-ce pour un but plus élevé, moins égoïste et matérielle?
(est-ce qu'on attend le machia'h pour mieux rendre un culte à notre "égo matériel" (moi je veux) ou bien pour avoir une existence purement spirituelle centrée sur la volonté d'Hachem?)
Est-ce qu'on attend un machia'h qu'on s'est imaginé dans notre tête, ou bien on attend le vrai machia'h comme décrit par nos Sages? ]

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+ Le niveau le plus élevé d'attente du machia'h :

-> "Hachem dit aux tsadikim : "Vous avez aimé la Torah [et attendu le machia'h pour être capable d'apprendre la Torah au plus haut niveau], mais vous n'avez pas attendu [le machia'h au nom de] Ma Malkhout (Royauté)". [Pessikta Rabbati - maamar גילי]

En effet, en exil la Royauté d'Hachem est compromise. Il y a tellement de 'hilloul Hachem.
Il est vrai que Hachem règne sur le monde, mais est-ce que le monde Le reconnaît comme Roi?

-> Certaines personnes ont fait part de leurs hésitations au 'Hafets 'Haïm : "Nous avons peur. Qui peut dire que nous serons méritants [une fois le machia'h arrivé]?"
Le 'Hafets 'Haïm leur a répondu : "Il peut sembler que ce n'est pas avantageux pour vous [que le machia'h vienne maintenant], mais vous devez espérer le machia'h en l'honneur de l'honneur d'Hachem (kévod chamayim)".

[en effet, qui dit venue du machia'h, implique de devoir rendre des comptes, d'être jugé, et également la notion qu'ensuite il n'est plus possible de faire téchouva, ni de véritablement pouvoir acquérir de mérites (car le yétser ara, le libre arbitre, n'existe plus vraiment, Hachem étant tellement clairement perceptible, il n'y a alors plus de récompense puisque cela est tellement évident).]

=> Ceci est le plus haut niveau de l'attente du machia'h, auquel nous devons tenter d'atteindre.
D'ailleurs, la majorité de nos prières pendant les Yamim Noraïm sont pour l'honneur de la Royauté d'Hachem (Malkhout Chamayim).
[plus on va développer de l'amour pour Hachem, plus on va développer en parallèle le désir que son honneur soit le plus manifeste, et le 'hilloul Hachem qu'implique notre exil, nous est de plus en plus dur à accepter : nous voulons le machia'h afin que la grandeur d'Hachem puisse pleinement être révélée. ]

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Nos Sages comparent la délivrance d'Egypte avec la délivrance finale (guéoula) :

-> Selon le midrach (Yalkout Chimoni - Ochéa 519) :
"Les juifs n'ont été sauvés d'Egypte que par le mérite de leur émouna en Hachem" (biz'hout aémouna nigalou avoténou miMitsrayim)

-> Le 'Hatam Sofer nous enseigne :
Pendant la 9e plaie, celle de l'obscurité, nos Sages nous rapportent que les 4/5e des juifs sont morts en raison d'un manque de croyance totale en la délivrance imminente, promise par Hachem.

-> Pourquoi les 2 réchaïm Datan et Aviram ne sont-ils pas morts durant la plaie des ténèbres avec les 4/5e du peuple?
Le Roch répond que c'est parce qu'ils n'ont jamais perdu espoir en une guéoula imminente.

=> On voit donc que le fait de constamment espérer en la venue imminente du machia'h, est une garantie qui va nous permettre de mériter de vivre cet incroyable moment qu'est la guéoula.

-> Une seule personne faisant téchouva avec sincérité peut amener la guéoula [pour tout le monde].
[Pélé Yoets - ערך ציוי]

-> Une seule personne priant avec sincérité peut amener la guéoula [pour tout le monde].
[Targoum - Yéchayahou 59,16 ; 63,5]

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[Hachem demande la sincérité, les profondeurs de notre cœur.
Ainsi, chaque juif doit se dire : ma téchouva, ma prière, a le pouvoir d'amener la guéoula pour tout le monde! ]

L’aspect spirituel de la guerre de gog et magog

+ L'aspect spirituel de la guerre de gog et magog :

-> Au-delà de l'aspect d'une bataille physique, Gog et Magog sera un combat spirituel royal entre l'impureté et la pureté.
[ à l'image d'une flamme qui fait un dernier sursaut de lumière avant de s'éteindre, les forces d'impureté vont se déchaîner juste avant leur fin avec la venue du machia'h.
Nos Sages enseignent que lorsqu'il y a une bataille, bien qu'elle a lieu dans ce monde terrestre, en réalité l'essentiel se déroule au Ciel. En ce sens, lors de Gog et Magog, Hachem va détruire au Ciel l'ange responsable de chaque nation, et cela va permettre qu'elles soient détruites dans ce monde.]

-> Le rav Chatzkel Levenstein a répété une fois les paroles du 'Hafets 'Haïm au sujet d'à quel point sera terrifiante la 3e partie de la guerre de Gog et Magog : elle sera bien pire que les horreurs de l'holocauste, car selon le 'Hafets 'Haïm : la 2e partie sera comme un jeu d'enfant en comparaison de la 3e partie.
[selon le midrach (Téhilim 118), il y a 3 parties dans la guerre de Gog et Magog. Le Hafets 'Haïm les met en lien avec les guerres mondiales)]

Le rabbi Shalom Schwadron était là à ce moment, et il a remarqué que les auditeurs étaient vraiment terrifiés. Il a alors demandé au rav Levenstein : quel est le but de révéler cela? Quel avantage pouvait-il y avoir à effrayer si terriblement les auditeurs?

Le rav Chatzkel Levenstein a répondu qu'il a été mal compris :
le 'Hafets 'Haïm voulait signifier que la 3e guerre allait être très largement pire dans un sens spirituel.
[parmi toutes les batailles spirituelles, il donna l'exemple de celles liées à la émouna.
(en ce sens le rabbi Ezriel Tauber fait remarque que notre période précédant la venue du machia'h est appelée : 'hévlé machia'h (חבלי משיח), qui vient du mot : 'hévél (une corde - חבל).
En effet, juste avant l'arrivée du machia'h, Hachem va "secouer le monde", à l'image d'une corde (symbolisant la émouna, notre liaison à D.), et uniquement ceux qui y resteront attachés mériteront d'être sauvés.]

Le rav Chatzkel Levenstein explique que la raison pour laquelle il (ainsi que le 'Hafets 'Haïm) mentionne cela n'est pas pour semer la peur, mais plutôt pour nous faire prendre conscience des grands combats spirituels dont les juifs serons confrontés, afin que nous nous protégeons autant que possible.
[ex: à l'image du capitaine de l'avion de l'avion qui avertit de quelques turbulences avant l'arrivée à destination.
Cela doit nous faire dédramatiser les secousses, et toujours nous permettre de garder à l'esprit que c'est notre papa Hachem qui est aux commandes pour notre bien ultime.]

Le rav Levenstein concluait que cette seule connaissance doit nous motiver à faire téchouva, et à supplier pour une arriver rapide du machia'h.

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-> Nos Sages rapportent qu'il y aura 2 machia'h : machia'h ben Yossef et machia'h ben David, et que le machia'h ben Yossef pourra être tué.
[en ce sens, le Arizal dit que lorsque nous disons dans le "véliYérouchalayim Irkha", les mots "vékissé David avdékha mééra létokha takhin", nous sommes supposés avoir à l'esprit que le machia'h ben Yossef ne se fasse pas tuer.]

=> Pourquoi Hachem va-t-il faire qu'un machia'h se fasse tuer?

-> Le rav 'Haï Gaon et le rav Saadia Gaon répondent :
"Hachem veut nous donner une épreuve de émouna à l'époque du machia'h. Si le machia'h ben Yossef est tué, alors les gens se diront : "Vous voyez, le machia'h, que nous attendons depuis si longtemps a été tué!", et alors de nombreuses personnes ne surmonteront pas ce challenge."

=> Ceci est un exemple des épreuves que Hachem peut nous donner sur notre émouna à la venue du machia'h. Ainsi, lorsque nous avons des périodes de déception, où nous perdons espoir sur une guéoula proche, cela peut être un des tous derniers tests avant que le machia'h arrive.

Les 4 délivrances relatives aux 4 exils du peuple juif s'accompliront chacune par le mérite de nos Patriarches : la première délivrance eut lieu par le mérite d'Avraham, la 2e par le mérite d'Its'hak, la 3e par le mérite de Yaakov.
La 4e et dernière délivrance, celle orchestrée par le machia'h lui-même, aura lieu par le mérite de l'étude de la Torah.
[Zohar Béréchit 12]

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-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Vayé'hi) explique d'après ce Zohar que l'âme de Moché s'unira avec celle du machia'h ben David, et que l'allongement de notre exil est dû au manque d'investissement dans l'étude de la Torah et des commandements.
En effet, Moché ne peut délivrer un peuple qui ne s'affaire pas à l'étude de la Torah.

Le monde à Venir nous est actuellement incompréhensible

+ Le monde à Venir nous est actuellement incompréhensible :

-> Le Séfer haYachar (chap.12) nous explique cela par le biais d'une parabole :
Ce monde-ci peut être comparé à une caverne creusée profondément sous le sol et coupée de tout contact avec la surface. Les hommes qui habitent cette grotte souterraine ne connaissent que leurs murs et leurs sombres tunnels. Leur concept de réalité est fondé sur leur environnement restreint.

Imaginez la stupéfaction et le bouleversement de ces habitants des grottes s'ils sortaient de leur confinement pour apercevoir de vastes étendues de terre, les montagnes et les flots agités de la mer, toutes ces innombrables merveilles de la nature. Comme ils seraient éblouis par l'éclat du soleil, des étoiles et du ciel infini.

Les humains confinés sur cette terre sont ainsi comparables à ces hommes des cavernes qui ne conçoivent pas la réalité.
Ce n'est que lorsqu'il meurt que l'homme sort de sa caverne terrestre pour apercevoir la splendeur éternelle du Vrai monde : le monde à Venir.

+ A la fin des temps, lors de la guerre de Gog et Magog, la totalité des oppresseurs du peuple juif durant l'histoire sera réincarnée pour effectuer la réparation des dommages commis à son encontre.
Depuis Pharaon, en passant par Nabuchodonosor Haman, les empereurs romains jusqu'à Hitler, tous les tyrans de ces dernières décennies qui oppressèrent Israël, se réincarneront durant la dernière génération et accéderont au pouvoir de leurs nations afin de préparer leur propre chute et glorifier ainsi majestueusement le Nom de D.
[Tsor ha'Haïm - Béchala'h]

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-> "Les eaux se retournèrent, elles couvrirent les chars et les cavaliers, toute l'armée de Pharaon qui était entrée derrière eux dans la mer, il n'en resta pas un seul" (Béchala'h 14,28)

-> Le midrach (Mékhilta Béchala'h 6) enseigne :
Il ne resta pas un survivant à l'exception de Pharaon au sujet duquel il est écrit : "Mais voici pourquoi Je t'ai laissé vivre, pour te faire voir Ma puissance dans le monde".

-> Au sujet de Hillel l'Ancien : "Même lui vit un crâne flotter sur l'eau. Il lui dit : c'est parce que tu as noyé que l'on t'a noyé, et ceux qui t'ont noyé seront noyés à leur tour" (Pirké Avot 2,7).

-> Selon le Arizal (Chaar haGuilgoulim), l'âme Moché et celle d'Hillel provenaient d'une même racine.

-> Par ailleurs, selon Zohar haKadoch (A'haré Mot 76a) :
"Viens et constate, concernant celui qui transgresse les commandements de la Torah, que ses transgressions montent et descendent, et laissent des traces sur son visage afin que les êtres des mondes supérieurs et du monde d'en-bas le regardent et déversent des malédictions à son encontre".

-> Le rav Pin'has Friedman (Shvilei Pinhas) commente :
Lorsqu'Hillel vit le crâne, il put lire ce qui était inscrit sur le crâne et il sut qu'il s'agissait de celui de Pharaon le racha. C'est pourquoi il déclara avec certitude que ce dernier était mort noyé car il avait lui-même noyé.
Les mots de la michna des Pirké Avot : "même lui vit un crâne" font allusion au fait qu'Hillel n'était autre que la réincarnation de Moché, qui "vit" lui aussi le crâne en question et "comprit" qu'il appartenait à la réincarnation de Pharaon puni, dans cette génération, mesure pour mesure pour avoir noyé les Bné Israël, comme il est écrit : "Tout mâle nouveau-né, jetez le dans le fleuve" (Chémot 1,22).

Hillel s'adressa ensuite au peuple d'Israël et non plus au crâne en disant : "Non seulement Pharaon a été noyé parce qu'il t'a noyé, mais il en sera de même pour toutes les autres nations du monde qui te nuiront. Elles seront aussi punies, comme Pharaon. C'est le sens des paroles d'Hillel : "Et ceux qui t'ont noyé, seront à leur tour noyés".

[Dans les Pirké Avot, lorsqu'il est dit que Hillel vit un crâne (golgolet - גלגלת), l'étymologie est la même que le mot : réincarnation (guilgoul - גלגול).]

Moché savait que Pharaon fut épargné afin de témoigner auprès des nations du monde de la grandeur d'Hachem et sanctifier ainsi Son Nom en racontant la sortie d'Egypte. Cependant, la justice Divine ne dépend ni de l'espace et ni du temps et Pharaon devra revenir en réincarnation pour subir son châtiment.

Hillel souhaitait renforcer les juifs de sa génération dans la foi en la justice Divine, dans la notion de récompense/punition. [et qui est au-delà de l'espace et du temps]
En effet, à l'époque d'Hillel, ses contemporains souffraient des persécutions romaines. Ainsi Hillel rassura le peuple juif en lui expliquant qu'à l'avenir, Hachem vengera Son peuple.
De la même façon que Pharaon fut puni des générations plus tard à travers une réincarnation qui endura mesure pour mesure son lot de réparation, de même tous les oppresseurs du peuple juif devront rendre des comptes, mesure pour mesure, que ce soit dans cette vie ou dans une autre, car chacun sera réincarné pour effectuer sa réparation, mesure pour mesure, en fonction du mal qu'il aura commis.
[à notre niveau nous ne pouvons pas appréhender les actions d'Hachem, surtout en se détachant de la notion de temps.]

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-> Si nous souhaitons juger les actes d'Hachem, nous devons prendre en considération que Sa justice [s'étend] sur plusieurs générations et peut ne devenir compréhensible que dans une seule génération ...
Ainsi, mieux vaut ne pas se poser trop de questions.
[Moussar Israël]

"Dans les temps à venir, les Bné Israël auront le mérite de voir la Présence Divine, œil contre œil, car ils verront de leurs propres yeux Hachem entrer dans Sion."
[Rabbi Chimon bar Yo'haï
- Mékhilta - sur Yéchayahou 52,8 : "ils voient, de leurs propres yeux, Hachem rentrer dans Sion"]

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-> "Ton Maître ne se dérobera plus à ton regard, tes yeux pourront voir ton Guide et tes oreilles entendre Ses paroles" (Yéchayahou 30,20).
Rachi explique que Hachem ne Se recouvrira pas de Ses vêtements et ne détournera pas Sa Face de nous.
[à la guéoula, D. se dévoilera à nous sans que rien ne fasse abstraction!]

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-> "Oui, comme à l'époque de ta sortie d'Egypte, Je te ferai voir des prodiges. Les nations en seront témoins et elles auront honte en dépit de toute leur puissance ; elles poseront la main sur leur bouche, leurs oreilles seront frappées de surdité" (Mikha 7,15).

De la même façon que les Bné Israël aperçurent, durant la sortie d'Egypte, la lumière redoutable du Nom d'Hachem (יהוה) qui se dévoila pleinement sans aucune obstruction, dans le futur également, Hachem sortira le soleil de son écrin.
Ainsi, les tsadikim s'en réjouiront, tandis que les ennemis d'Israël périront.
[rav Pin'has Friedman - Shvilei Pin'has]

"A cette époque [du machia'h], il n’y aura plus ni famine ni guerre, ni jalousie, ni rivalité, car les bienfaits seront distribués en abondance, et les délices trouvés comme la poussière.
Le monde entier ne s’occupera que de la seule Connaissance de D."
[Rambam - Hilkhot Méla'him 12,5]

+ "Je construirai tes murailles en pierre précieuse (kadkod - כַּדְכֹד)" (Yéchayahou 54,12)
Selon rabbi Chmouël bar Na'hmani, il y eut dans le Ciel une controverse entre 2 anges : Mikhaël et Gavriel, et sur terre entre 2 Sages : Yéhouda et 'Hezkia, fils de rabbi 'Hiya : l'un soutenait que le "kadkod" désigne l'onyx (ou pierre de "choham") et l'autre soutenait que "kadkod" désigne le jaspe.
Hachem leur dit : "Comme l'un et comme l'autre" : Je construirai [mes murailles de Jérusalem] avec l'onyx et le jaspe.

"Et Je construirai tes portes en escarboucles (pierres précieuses rouge-grenat)" (Yéchayahou 54,12)
Rabbi Yo'hanan était assis et exposait une leçon : Hachem fera venir (à l'époque messianique) des pierres précieuses et des perles de dimensions 30 coudées sur 30 coudées, dans un creux de 10 coudées de large et de hauteur 20 coudées, et les établira comme portes de la ville de Jérusalem.
Un élève de rabbi Yo'hanan se moqua de son maître : "N'est-ce pas qu'on ne trouve pas de pierres précieuses de la taille d'un œuf d'une petite colombe, comment pourrions-nous en trouver d'aussi grandes?"
Plus tard, cet élève fit un voyage en bateau et il vit (dans la mer) des anges qui taillaient des pierres précieuses et des perles de dimensions 30, 30 et 20 coudées avec un creux de 10 coudées de large.
L'élève demanda : "A quoi ces joyaux sont-ils destinés?"
Les anges répondirent : "Dans le futur, Hachem les installera aux portes de Jérusalem".
A son retour, ce élève retrouva rabbi Yo'hanan et lui dit : "Rabbi, continue ta leçon! Tu enseignes bien, car ce que tu avais décrit, je l'ai vu (de mes propres yeux)!"
Rabbi Yo'hanan répondit : "Homme vide! Si tu ne l'avais pas vu, tu ne m'aurais pas cru? Tu tournes en dérision les paroles des Sages!"
Rabbi Yo'hanan (irrité) porta son regard sur cet élève qui devint un amas d'os (qui mourut).
[guémara Baba Batra 75a]

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=> A quoi font allusion l'onyx et le jaspe dans les futures murailles de Jérusalem?

-> Le Ben Ich 'Haï enseigne :
Les 2 pierres précieuses enchâssées dans de l'or, sur le pectoral du Cohen Gadol, étaient au nombre de 12.
Les 2 premières citées dans Chémot (28,2) : l'onyx (choam) et le jaspe (yachfé), correspondaient respectivement aux tribus de Yossef et de Binyamin, car selon Rachi, ces pierres étaient citées dans l'ordre de naissance.
Or Yossef associé à l'onyx, est le fondement (yessod) "masculin", et son frère Binyamin associé au jaspe, est le fondement "féminin".
Ces 2 fondements sont en allusion dans le mot : kadkod (כדכד) du verset de Yéchayahou (54,12).
En effet, les lettres כד de ce mot donnent par multiplication 4*20 = 80, qui est la guématria de : yessod (fondement - יסוד).
Les 2 fois כד font allusion à ces 2 fondements.

L'onyx (le choam - שהם) fait allusion à l'existence de 2 atouts à l'époque du machia'h : la malkhout (royauté) et la Tiférét (gloire et magnificence).
En effet, le mot "choam" a pour initiale la lettre ש qui s'écrit pleinement שין et possède les mêmes lettres que le mot שני (chéni : 2), en allusion aux 2 atouts signalés.
Les lettres restantes du mot "choam" (שהם) sont donc מ et ה, initiales de l'expression : mélé'h haMachia'h (le Roi machia'h - מלך המשיח).
Ainsi, la pierre de choam fait allusion à la Royauté et à la Magnificence à l'époque du roi machi'ah.

Le jaspe (yachfé - ישפה) peut être décomposé en 2 mots : יש (yech) et פה (pé), en allusion au fait que la force du peuple d'Israël est essentiellement sa bouche (פה) à travers la prière et l'étude de la Torah.
Ainsi à l'époque messianique, les portes de la prière s'ouvriront largement, elles qui étaient pratiquement fermées durant la période d'exil.

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=> Comment justifier les dimensions (30*30*20 amot) des pierres précieuses dans la construction des portes de Jérusalem (soit environ 15 mètres par 15 mètres par 10 mètres)?

-> Le Ben Ich 'Haï enseigne :
Du fait que la guématria de la lettre ל est 30, la base des pierres précieuses de dimensions 30 amot sur 30 amot fait allusion à 2 lettres ל, donc aux mérites de 2 types de limoud (étude - לימוד) : l'étude de la Torah révélée et l'étude de la Torah cachée.

La hauteur de 20 amot et le creux de 10 amot (coudées) font allusion au mérite de la tsédaka.
En effet, c'est la paume de la main (kaf) associé à la lettre hébraïque (kaf - כ) de guématria 20, qui donne la tsédaka, ne serait-ce la plus petite pièce d'une prouta associée à la lettre youd (י) de guématria 10. [la plus petite lettre de l'alphabet hébraïque]

=> Ainsi les mérites de l'étude [de la Torah] et de la tsédaka sont à l'origine de ces grandes pierres précieuses à Jérusalem dans le futur.
[d'une certaine façon par nos actions (étude & tsédaka) nous avons la possibilité d'embellir notre Jérusalem pour l'éternité.]

Les dimensions indiquées 30 amot, 30 amot, 10 amot et 20 amot font allusion aux lettres respectives : lamed (ל) et lamed (ל) de guématria 30 chacune, youd (י) de guématria 10, et kaf (כ) de guématria 20, qui forment le mot : kalil (parfait, complet - כליל) qui caractérise la perfection de cette œuvre purement Divine.

A l'époque du machia'h, le Nom Divin (יהוה) de guématria 26, sera remplacé par le Nom Divin : יהיה de guématria 30, selon rabbi Chimon bar Yo'haï.
C'est à ce nom (révélé à Moché en Egypte) que font allusion les dimension 30 amot par 30 amot, de la base des pierres précieuses.
Il y aura ainsi la transformation du vav en youd, de guématria simple 10 et de guématria pleine : יוד qui est : 20, en allusion au creux de 10 amot sur une hauteur de 20 amot.

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=> L'obligation de faire confiance aux Sages de la Torah :

-> Le Ran écrit :
De même que l'on doit respecter les décisions de justice des juges rabbiniques (dayanim), nous apprenons de notre guémara (ci-dessus), l'obligation d'accepter les opinions de nos Sages et leurs interprétations des versets de la Torah.
Quiconque s'oppose aux enseignements des Sages est considéré comme s'il s'oppose aux fondements de la Torah, et donc il est un hérétique (apikoros) qui perd sa part dans le monde futur.

-> Le Bné Yissa'har ('Hodech Sivan 5,19) enseigne à ce sujet :
Après que nos ancêtres aient manifesté leur confiance en Hachem et en Ses Sages, nous avons l'obligation de croire en leurs paroles d'un cœur entier, sans avoir besoin d'enquêter, comme si nous avions assisté réellement à l'événement.
C'est pourquoi, rabbi Yo'hanan a qualifié son élève de moqueur, pour n'avoir pas eu confiance en son enseignement avant d'avoir vu.
S'il en est ainsi pour une dracha, qui n'est pas un principe de foi, à fortiori est appelé : moqueur, celui qui nie les grands principes de foi ou qui en doute, comme : l'existence d'Hachem, Son unicité, Son intervention dans la récompense et les sanctions.
Il est inutile d'enquêter, même si la motivation de cette enquête est pour l'honneur du Ciel (léchem chamayim), afin de renforcer sa foi.
Il s'agit donc de faire confiance totalement à nos pères et à nos Sages.