Dans la mesure avec laquelle nous ne supportons pas l'atmosphère qui règne en dehors d'Israël, dans la mesure avec laquelle nous ressentons l'esprit d'impureté sur une terre impure (celles hors d'Israël), c'est dans cette mesure que nous avons assimilé la sainteté de la terre d'Israël.
[rav Avraham Kook - Orot - Eretz Israel 6 ]
Catégorie : Terre d’Israël
La charité en faveur de la terre d’Israël
-> Le Choul'han Aroukh (Yoré Déah 251:3) explique que l'on doit donner en priorité à la famille plutôt qu'aux étrangers, et la charité pour sa propre communauté doit précéder les dons à des communautés éloignées.
Certains commentateurs soutiennent néanmoins que les pauvres de la Terre Sainte [d'Israël] ont priorité sur tout.
-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 37,4) enseigne :
"La charité en faveur de la Terre Sainte est de loin plus importante que celle donnée pour des juifs de la Diaspora. Offrir une contribution en faveur de la terre d'Israël permet à l'individu d'être inclus dans l' "air" de la Terre Sainte. [on a alors l'air qui nous entoure qui est purifié, dans ce sens qu'on respire l'air de sainteté dont la source se trouve en Terre Sainte].
Cette sainteté aide à révéler le mérite des Patriarches et apporte la miséricorde dans le monde."
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-> Le Noam haEl'yon (le Délice Supérieur) constitue la source de tout ce qui est plaisant et agréable dans le monde. Tout sentiment de délice que nous éprouvons a sa source en cette qualité d'Hachem.
Un flux en descend quotidiennement sur la terre, apportant la rectification et la réparation du niveau inférieur de l'Intellect, connu sous le nom de l'Intellect de la Diaspora, en l'élevant au niveau connu sous le nom de l'Intellect de la Terre Sainte.
Ce dernier implique une plus grande connaissance, une plus grande compréhension d'Hachem. Mais il faut un récipient pour recevoir ce Délice Suprême. On crée un tel récipient en donnant (à la charité) pour la Terre Sainte. [Likouté Moharan II, 71 ]
Quiconque a les yeux ouverts peut voir que le sionisme est la main d'Hachem qui délivre Son peuple ...
le sionisme est enraciné dans notre sainte religion.
[rav Avraham Kook - Maamaré haRéiya - p.482 ]
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+ Pourquoi l’état d’Israël est-il si laïc? (par le rav Kook) :
-> Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur le manque d’influence du judaïsme sur le mouvement sioniste. Cela vaut tant pour ses aspects spirituels et moraux, tels que l’éducation et la littérature, que pour ses aspects pratiques et concrets.
Nous devons admettre que la principale raison de cet échec réside dans le fait que la communauté religieuse n’a pas joué un rôle suffisamment important au sein du mouvement sioniste. Et ce, malgré le fait que certains des tout premiers sionistes étaient religieux, par exemple, le Gaon de Vilna (1720-1797) et le rabbin Tzvi Hirsch Kalischer (1795-1874), et qu’il y eut certainement des chefs religieux par la suite, lors de la création officielle du mouvement sioniste [le rabbin Shmuel Mohilever (1824-1898) et le rabbin Yaacov Reines (1839-1915)].
Quiconque a les yeux ouverts peut voir que le sionisme est la main d'Hachem qui délivre Son peuple.
Malheureusement, ce sont précisément les plus religieux qui n’ont pas ouvert les yeux. Cela les a rendus indifférents et apathiques, et ils n’ont joué qu’un rôle insignifiant dans la construction du pays et la renaissance de la nation.
Aujourd’hui, en conséquence de tout cela, il n’y a pas d’influence religieuse puissante sur le mouvement sioniste, alors qu’elle aurait naturellement dû être énorme, puisque le sionisme est enraciné dans notre sainte religion.
Loin de moi l’idée de dire que nos chefs religieux manquent de foi en général, mais malheureusement, lorsqu’il s’agit de questions de rédemption (guéoula) et de retour en Terre Sainte, dont les rabbins nous disent qu’il se fera progressivement (Yérouchalmi Béra'hot 1a), il existe un type de foi qui fait effectivement défaut chez les chefs spirituels de notre génération.
Le mouvement Mizrachi doit prendre ses responsabilités et remédier à cette faiblesse de foi, et ce faisant, raviver le grand esprit de sainteté qui n’attend que d’influencer le mouvement sioniste.
[rav Avraham Kook - Maamaré haRéiya - p.482 ]
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+ Être sioniste est-il un déshonneur pour la Torah ?
-> Quant à la critique que vous m’adresse, selon laquelle je serais devenu sioniste dans ma vieillesse, en orientant mon âme vers la voie de l’implantation du peuple juif en terre d’Israël : Mon cher ami, si tous les sionistes aimaient la terre d’Israël et aspiraient à s’y installer avec l’intention et le but sacré que j’ai à l’esprit, parce que c’est la terre d'Hachem qu’Il a choisie et chérie plus que l’univers tout entier, et parce qu’elle possède la qualité ineffable de la prophétie et de l’Esprit Saint, et pour mériter, en la parcourant, d’accéder au Olam aba (le monde à Venir), si tous les sionistes pensaient ainsi, ce serait assurément un immense honneur pour chaque gaon et tsadik (toute grande personnalité du peuple juif) d’être qualifié de sioniste.
[rav Avraham Kook - Igrot haRéiya 2, p.194 ]
[lettre adressée au rav Yaakov Dovid Wilovsky, connu sous l’acronyme Ridvaz, le 29 juin 1913]
Le simple fait de prononcer "la terre d’Israël" apporte la sainteté dans le cœur de celui qui écoute.
Tout comme le verset dit de ne pas prononcer les noms des faux dieux, l’inverse est également vrai : mentionner quelque chose de saint apporte la sainteté.
['Hatam Sofer - (1762-1839) - Vaét'hanan - sur "véchamata" ]
[azé'hirat aérets amékoudech molid kédoucha bélev achoméa ...]
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=> la terre d'Israël est une réalité si Sainte (kadoch) que rien que le fait de dire son nom génère de la sainteté à celui qui l'entend!
[à plus forte raison d'y vivre, ou à défaut d'aspirer véritablement à y résider]
Le désir ardent de venir en terre d’Israël attire une grande prospérité (parnassa guédola) sur une personne.
[rabbi Na'hman de Breslev - séfer HaMidot - Eretz Israël 2,3 ]
[al yédé ichtokékout chéadam michtokék léviat érets Israël, al yédé zé nichpa parnassa guédola]
Le monde est comme un cercle, et la terre d’Israël en est le centre.
Depuis ce centre, la bénédiction se répand vers le reste du monde, tout comme le cœur insuffle la vie au reste du corps, et tout comme le jour du Shabbat est la source de force pour les six autres jours de la semaine.
[rav Moché David Valle - (1697-1776) - séfer HaLikoutim - Notim Shonim - p.363 ]
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-> La terre d’Israël est régie de manière unique par des miracles.
[rav Avraham Kook - Midbar Shour 32,4 ]
[érets Israël hi méyou'hédet al han'agat aness]
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-> Aucun autre esprit ni ange ne veille sur la terre d'Israël ; uniquement Hachem veille sur elle directement.
[Zohar - Béréchit 61a]
[être en Israël c'est se mettre à 100% dans les mains d'Hachem, pour recevoir les bénédictions, alors qu'ailleurs on traite avec un intermédiaire, l'ange Tutélaire de la nation où l'on se trouve.
Hachem peut tout, Il aime inconditionnellement chaque juif à la folie, et sachant que Sa présence se trouve principalement en terre d'Israël, Il prend beaucoup de plaisir de nous avoir proche de Lui.
A partir de là, Il nous comble de belles bénédictions (gratuitement, sans mérite, par amour de nous avoir à Ses côtés), et qui peut dire que cela est le cas en dehors d'Israël où l'ange de la nation impure s'occupe de nous, et non papa Hachem.
Etre en Israël, c'est être dans le palais du Rois des rois, en totale proximité avec Lui. ]
Le Gan Eden resplendit vraiment sur la terre d'Israël.
[Ram'hal - Yi'houd HaYirah]
[Gan Eden méir mamach al érets Israël]
La première génération de la venue du machia'h, qui commencera à s’établir en terre d’Israël, préparera les besoins matériels du peuple juif ... Et lorsque la force matérielle de la nation sera établie, les qualités spirituelles intérieures se révéleront, et la Torah reviendra avec toute sa puissante lumière.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 1:88 ]
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-> Certains se demandent : qu’a fait notre génération pour mériter la rédemption?
La réponse est simple. Son mérite est d’avoir pris part à la plus grande de toutes les mitsvot, une mitsva qui équivaut à toute la Torah (le fait de résider en terre d'Israël). Elle a pris part à la rédemption du peuple juif.
En réalité, non seulement elle y a participé, mais elle y participe encore, et continuera d’y participer, sans un instant de répit, à la rédemption du peuple juif. C’est cette force divine qui l’élève et la conduit vers le salut.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 7:201 ]
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+ Qui possède la plus grande âme ?
-> Le néfech (l’élément physique de l’âme) des juifs non pratiquants qui sont profondément attachés aux affaires de la nation juive, à la terre d’Israël et au renouveau de son peuple, est plus accomplie que celle des juifs religieux qui ne partagent pas cette profonde préoccupation pour le peuple juif et pour l’édification de la terre d’Israël.
En revanche, le roua'h (l’élément spirituel de l’âme) de ceux qui sont religieux et suivent la Torah et les mitsvot est plus accompli.
La solution ne viendra que par le machia'h, qui unifiera le peuple juif. Le néfech des religieux sera réparée grâce au néfech accomplie que l’on trouve chez les non pratiquants, en ce qui concerne les questions relatives à la nation et à la dimension physique, comprises par l’intellect et les émotions humaines.
D’autre part, le roua'h des non pratiquants sera réparée grâce à l’influence de ceux qui sont religieux, observants de la Torah et forts dans la foi.
À la suite de tout cela, une grande lumière se répandra sur les deux groupes, et une transformation spirituelle holistique émergera dans le monde. Le peuple juif sera alors prêt pour la rédemption (guéoula).
Les plus grands justes, les âmes les plus profondes, agiront comme un canal unificateur par lequel passera la lumière d’une néfech corrigée de gauche à droite et la lumière d’un roua'h corrigé de droite à gauche. Ce n’est qu’alors qu’il y aura un grand bonheur.
[rav Avraham Kook - Orot - Hatékhiya 43]
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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2026/09/15/52016
Vivre en Israël pour provoquer la guéoula
-> Le 'Hatam Sofer (1762-1839) déduit du Rambam (Sanhédrin 1:3) que le peuple juif se rassemblera en terre d'Israël avant la venue du machia'h, même si le Temple n’aura pas encore été reconstruit. [Drachot 'Hatam Sofer sur le 27e jour d’Elloul en 1820).
-> Dans l’ouvrage Shevili Emouna (Nétiv 10, chap.1), du petit-fils du Roch, il cite un midrach qui dit que de nombreux juifs venus des quatre coins du monde se porteront volontaires pour vivre et s’installer en terre d'Israël avant la rédemption finale (guéoula).
Lorsque de nombreuses personnes habiteront ici et prieront avec ferveur sur la Montagne Sainte, Hachem écoutera leurs prières et hâtera la guéoula.
-> Rabbi Hillel Kolmoya (Beit Hillel, 31) cite cela dans ses responsa. En conséquence, il écrivit une lettre très enthousiaste à rabbi Zalman Spitzer de Vienne, l’exhortant à convaincre le baron Rothschild de s’impliquer dans cette affaire et de la financer avec son propre capital. Rabbi Hillel y écrit : "Qui, parmi le peuple juif, la nation d'Hachem, ne souhaiterait pas prendre part à cette mitsva?"
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+ Embellir Israël = déclencher la guéoula :
-> Le rav Yissa'har Shlomo Teichtal écrit :
"Dans son Hon Achir (fin de Sotah), le Michnat 'Hassidim commente la michna (Sotah 9:15) qui dit que le Gallil sera dévasté et ses maisons détruites. [il s'agit de Raphael Immanuel ben Abraham Hai Ricchi (1688–1743)]
Il y écrit :
"Lorsque Hachem m’a accordé le privilège de me rendre en terre d'Israël, à Tsfat, j’ai vu de mes propres yeux comment cette malédiction s’était réalisée. En raison de nos nombreuses fautes, elle est remplie de maisons en ruines. Cependant, au cours des deux années que j’y ai passées, j’ai eu la joie de voir qu’elle se reconstruisait jour après jour.
J’affirme que c’est là un signe de l’arrivée imminente du Rédempteur (machia'h), car s’il venait alors que la terre d'Israël est en ruines, il n’y aurait aucun endroit où les exilés rassemblés pourraient s’établir.
La même chose s’est produite la première fois que nous sommes entrés dans la Terre. Nos rabbanim affirment qu'Hachem a retenu le peuple juif dans le désert pendant 40 ans afin que la Terre [d'Israël] puisse retrouver sa vigueur d’origine. Lorsque les juifs ont quitté l'Egypte, les Amorites ont détruit et déraciné les arbres et les bâtiments, pensant que le peuple juif entrerait immédiatement dans la Terre et la trouverait dévasté. Hachem les y a fait entrer lorsque la Terre fut enfin régénéré (midrach Chémot raba 20,16 ; Rachi sur Téhilim 40,6).
Il en sera de même lorsque le machia'h viendra."
Cela démontre que la terre doit être aménagée avec des maisons et des arbres avant la venue du machia'h. Sinon, l’entrée du peuple juif en terre d'Israël et la rédemption finale seront retardées.
En revanche, si la terre est aménagée, c’est un signe prometteur de la rédemption (guéoula) imminente.
Sachez que l’auteur de ces paroles (le Michnat 'Hassidim) était l’un des plus grands, des plus saints et des plus redoutables kabbalistes des dernières générations. Il a reçu des révélations d’Éliyahou Hanavi et toutes ses paroles ont été prononcées sous l’inspiration du Roua'h Hakodech.
Qui, dans notre génération, est assez noble pour le contredire?"
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=> Chaque juif qui vient vivre en Israël, participe à son niveau à bâtir et rendre plus jolie la terre d'Israël, ce qui la rend plus jolie et propice pour recevoir le machia'h, cela hâte donc la venue du machia'h.
[Imaginons la joie et le plaisir qu'on apporte à Hachem en étant parmi ceux qui activent le fait qu'Il pourra se dévoiler à Ses enfants adorés! ]
La taille d’Israël ne sera dévoilée qu’après la venue du machia’h
-> Le midrach (Dévarim raba 4,11) commente l’expression "ki yar'hiv Hachem Elokékha" (quand Hachem élargira tes frontières" (Réé 12,20) :
Rabbi Its'hak dit que lorsqu’un rouleau est enroulé, on ne sait ni quelle est sa longueur ni quelle est sa largeur, mais lorsqu’il est déroulé et ouvert, on découvre alors son étendue.
De même, la terre d’Israël est principalement constituée de montagnes et de collines (voir Ekev 11,11).
Lorsque Hachem l’aura aplanie (c’est-à-dire nivelée) à l’époque du machia'h (voir Yéchayahou 40,4), on connaîtra alors la véritable étendue de la terre d’Israël.
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-> La terre d'Israël est unique, tant d'un point de vue matériel que spirituel.
La guémara (Kétoubot 112a) rapporte que certaines villes d'Israël avaient une population extrêmement nombreuse. Nos Sages s'interrogent en soulignant que la taille de ces villes était relativement petite et qu'ils se demandaient comment elles pouvaient accueillir un si grand nombre d'habitants.
La guémara répond que la terre d'Israël est appelée la terre des cerfs.
Quelle est la particularité du cerf pour qu'il soit comparé à la terre d'Israël?
Tout comme la peau du cerf s'étire au-delà de sa taille réelle pour s'adapter à son corps, il en va de même pour la terre d'Israël. Lorsque les juifs y vivaient, elle était spacieuse et pouvait accueillir un grand nombre de personnes, et lorsque nous avons été exilés, elle s'est contractée et sa nouvelle taille ne pouvait abriter qu'une population beaucoup plus réduite.
Physiquement, la Terre d'Israël est exceptionnelle en ce qu'elle est capable de s'étendre et de se contracter.
D'un point de vue spirituel, le caractère unique de la terre d'Israël réside dans le fait qu'en plus de la terre physique, matérielle (ce que nous voyons), il existe une terre d'Israël spirituelle, céleste.
Et lorsque la guémara parle d'un grand nombre de personnes vivant dans un espace très restreint, elle fait référence à la terre d'Israël au Ciel.
Ainsi, lorsque nous parlons de la terre d'Israël, nous parlons en réalité de deux terres : une terre physique et une terre spirituelle.
[puisque la venue du machia'h impliquera un dévoilement d'Hachem (du divin), il y aura ainsi un dévoilement de ces 2 réalités d'Israël. Ce n'est qu'alors qu'on pourra mesurer sa grandeur non seulement physique, mais surtout spirituelle. ]
[ rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonathan ]