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Terre d’Israël = un lien vivant, un lien divin

-> Les enseignements ci-dessous sont une compilation et traduction personnelle issues du livre "Kim'a Kim'a" du rav 'Haïm Drukman.

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+ Un lien divin :

-> Le lien sacré qui unit le peuple juif à sa terre n’a rien à voir avec le lien naturel qui relie toutes les autres nations à leur terre.
[rav Avraham Kook - Olat Ré'iya - vol.1, p.203 ]

-> Le rav Kook explique l'essence d’un lien naturel :
"Un lien naturel se développe au fil du temps, sur la base des expériences partagées par un vaste groupe de personnes qui vivent en permanence sur cette terre. Cela se transforme en un lien historique, fondé sur l’accoutumance à la situation, qui bat dans le cœur des générations futures. C’est ainsi qu’un lien spirituel se développe entre la nation et la terre."

=> Un lien naturel prend du temps à se former, lorsqu’une grande communauté humaine vit en permanence en un seul endroit et partage une histoire commune. Cela peut conduire à un lien particulier entre le peuple et la terre.
Après que de nombreuses générations y ont vécu, le peuple développe un sentiment d’amour. Il s’agit là du type de lien naturel qui unit les gens à leur terre.

-> Le rav Kook poursuit :
"Mais cela ne vaut pas pour un lien divin, qui provient d’une source sacrée et qui explique comment la Knesset Yisrael (toutes les âmes juives) s'est liée à la Terre convoitée."

=> Le lien entre le peuple juif et la terre d'Israël est un phénomène sacré, établi par un décret divin et non par un processus de développement naturel.

-> Le rav Kook :
"[Notre attachement avec la terre d'Israël] est dû à une influence divine ...
Aucun facteur ancré dans des processus naturels n’est nécessaire pour former ce lien, qui est apparu comme une création d'Hachem, une manifestation de Sa parole et de Son alliance sacrée, ainsi qu’un engagement éternel.
[rav Avraham Kook - Olat Ré'iya - vol.1, p.203 ]

=> Le lien entre la terre d'Israël et le peuple juif n’a pas été créé à notre initiative, après que nous nous sommes familiarisés avec le pays. Notre amour pour la Terre n’est pas né du fait d’y avoir vécu pendant de nombreuses générations.
C’est un lien divin établi d’en-Haut par Celui qui a créé l’humanité et le monde entier (Hachem).

[à la différence des autres nations qui ont au mieux un lien naturel avec une terre, notre âme (partie Divine) a un lien divin avec la terre d'Israël.
Puisque notre intériorité aspire à Israël, nous devons éveiller et entretenir cet attachement d'amour. Israël, que je t'aime! ]

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-> Bien que des milliers d’années se soient écoulées, génération après génération, les juifs du monde entier continuent de se considérer comme appartenant à la terre d'Israël.
Un juif sent que son âme est liée à la terre d'Israël même si ses ancêtres n’y ont pas mis les pieds depuis des générations. Ce n’est pas un lien naturel. Il découle de quelque chose qui dépasse la nature, un lien inné entre le peuple juif et sa Terre.

On pourrait s’attendre à ce que tout le monde ne ressente pas ce lien avec la Terre avec la même intensité. Pour certains, ce lien est visible, tandis que pour d’autres, il est caché.
Mais au plus profond du cœur de chaque juif se trouvent des liens qui le rattachent à la Terre ("Tant qu’au plus profond du cœur, une âme juive continue de se languir" - dans la Tikva : kol od balevav cham pénima, néfesh Yéhoudi homiya).
La seule question est de savoir quand ils se révéleront. En cas de crise, le lien avec la Terre est souvent réactivé et se manifeste clairement et avec une grande intensité, même chez ceux qui se sont éloignés de notre peuple.
Cependant, en vérité, une étincelle de ce sentiment existe dans le cœur de chaque juif, tout le temps, à chaque heure de la journée.
Le désir de retourner en terre d'Israël est bien plus qu’une recherche d’un refuge contre les épreuves de la Diaspora ou d’un lieu où nous pourrions établir notre propre indépendance politique et notre souveraineté. Il va bien au-delà de telles considérations.

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+ Un lien réciproque :

-> On a pu voir le lien entre un juif et la terre d'Israël, mais cette loyauté entre le peuple juif et sa Terre est un lien réciproque.
La Terre a démontré son dévouement envers les Juifs tout au long de l’histoire.

-> Le Ramban, qui vécut plus de mille ans après la destruction du Temple, se rendit en terre d'Israël et constata sa désolation. Il en parle dans son commentaire sur Bé'houkotaï 26,32) :
"Ce qui est écrit ici "Tes ennemis qui y habitent seront désolés" est une bonne nouvelle. Tout au long de nos exils, notre Terre n’accueillera pas nos ennemis. C’est une grande vision et une promesse qui nous est faite.
Nulle part ailleurs sur Terre il n’y a jamais eu de terre aussi bonne, vaste et bien peuplée, qui soit devenue aussi désolée que celle-ci. Tout le monde essaie de s’y installer, mais tous échouent."

Regardez attentivement les paroles du Ramban : "Notre Terre n’accueillera pas nos ennemis". Il traite la terre d'Israël comme si elle avait une personnalité, décidant d’elle-même qui accueillir et qui ne pas accepter. La terre d'Israël n’accueille pas chaleureusement les "invités". Ils peuvent venir s’ils le souhaitent, mais ils ne seront pas accueillis de manière positive et ne pourront pas profiter de ses fruits. [elle est fidèle aux juifs! ]

-> Rabbénou Béhayé était l’élève d’un des disciples du Ramban. Il y a environ 700 ans, il écrit (sur Bé'houkotaï 26,32) :
"Même ceux qui y vivent mèneront une existence désolée. Ils n’y construiront ni murs ni tours ; toutes les autres nations tenteront d’y bâtir, mais elles n’auront pas la force de le faire.
C’est un signe formidable pour Israël : depuis le jour où la Terre a été détruite, aucune autre nation ni aucun autre peuple n’a pu s’y installer. Elle n’acceptera personne d’autre jusqu’à ce que ses propres enfants reviennent."

C’est une façon remarquable de décrire la Terre : elle attend le retour de sa progéniture. Dans la nature, certains oiseaux sont fidèles à leur nid, mais il n’existe pas de nid qui reste fidèle à ses oiseaux.
La terre d'Israël est un nid d’un genre particulier ; elle reste fidèle à ses "oisillons" (les juifs).

Comme nous pouvons en témoigner, la Terre est restée fidèle au peuple juif pendant des milliers d’années, mais maintenant que nous sommes revenus, elle est à nouveau abondante et fertile.
Ce lien réciproque entre les juifs et la terre d'Israël est merveilleux, unique et tout à fait extraordinaire. C’est en effet un lien divin !

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+ Une union innée entre la nation juive et la Terre :

-> "La terre d’Israël n’est pas un élément physique extérieur dont la nation dispose pour permettre au peuple de s’unir ou pour soutenir son existence physique ou spirituelle.
Au contraire, la terre d'Israël est une entité indépendante liée au peuple juif par un lien vivant (kécher 'haïm), intimement liée à l’existence de la nation par ses propres traits uniques.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Eretz Yisrael 1 ]

-> Chaque nation a besoin d’une terre pour relier ses membres entre eux et former une entité nationale. Cependant, il s’agit là d’un besoin externe et accessoire. Des personnes rassemblées sur un bout de terre auraient tout aussi bien pu former une nation ailleurs.

La relation entre les juifs et leur Terre est toutefois différente.
La terre d'Israël n’est pas un moyen de nous unir ou de nous assurer une existence physique. Ce n’est pas non plus que nous ayons besoin de la terre d'Israël pour préserver notre singularité spirituelle et nous protéger de l’assimilation. Ce ne serait là qu’une autre forme de lien externe.

Mais plutôt, il existe une correspondance interne et innée entre la Terre et le peuple juif. Comme l'écrit le rav Kook : "La terre d'Israël ... est liée au peuple juif par un lien vivant".

Il existe deux ensembles de traits intrinsèquement uniques : les traits d’Am Israël (peuple juif) et les traits de la terre d'Israël. Ces deux ensembles sont intrinsèquement assortis.
Rabbi Shimon bar Yochai nous enseigne : "Hachem a examiné toutes les terres et n’a trouvé aucune terre convenant à Israël en dehors de la terre d'Israël" (midrach Vayikra raba 13,2).

Il s’agit d’une relation très particulière. La Terre ne nous appartient pas par hasard ou en raison de facteurs externes. Au contraire, le peuple juif et la Terre sont liés d’une manière interne, intrinsèque et sans pareille.

-> Selon le midrach (Tan'houma Bamidbar 17) :
"Hachem a créé de nombreuses terres et en a choisi une comme étant spéciale, la terre d’Israël, comme il est écrit : "Une terre dont ton D. prend soin. Les yeux de ton D. sont toujours tournés vers elle" (Ekev 11,12). Et Il l’a appelée "Ma Terre", comme il est écrit : "Ils ont partagé Ma Terre" (Yoël 4,2).
Il a créé 70 nations et en a choisi une, comme il est écrit : "Ton D. t’a choisi pour être une nation unique parmi toutes les autres nations de la surface de la terre" (Vaét'hanan 7,6)."

-> De même, selon le midrach (Bamidbar raba 23,7) :
Hachem dit à Moché : "J’aime la Terre [d'Israël] ... Et j’aime Israël (les juifs) ... Je placerai Israël, que J’aime, sur la Terre que J’aime."

-> Nous avons vu ci-dessus l'expression du rav Kook : "La terre d'Israël est liée à la nation [juive] par un lien vivant (kécher 'haïm)."
Le rav Avraham Kook écrit ailleurs (introduction au Shabbath haAretz) :
"La valeur intrinsèque de la Terre et la valeur intrinsèque du peuple juif se correspondent. Tout comme la nation est unique par son caractère divin exalté au plus profond de sa vie, ainsi la Terre d'Hachem ... correspond parfaitement à la nation qu'Hachem a choisie pour son caractère unique.
Les âmes de la nation [juive] et de la Terre [d'Israël] œuvrent ensemble sur le fondement de leur être et s’attachent à remplir le rôle qui leur est assigné, afin de réaliser leur potentiel sacré."

-> Ainsi, il existe un lien inné entre le peuple juif et la terre d’Israël.
Tout comme le peuple juif est unique dans sa capacité à s’élever vers le Divin, la Terre est prête à devenir sainte. Chaque fois qu'Hachem promet de protéger la descendance des Patriarches, on comprend clairement pourquoi Il promet également de leur donner la Terre.
Il s’agit d’un lien vivant, d’un lien inné et indestructible. La descendance des Patriarches ne pourra mener une vie pleinement accomplie dans son essence même que lorsqu’elle se trouvera sur la Terre.

Pour clarifier davantage le concept de "lien vivant", nous examinerons plusieurs exemples tirés de la nature.
Parfois, nous découvrons des racines dans le sol sans aucun signe d’arbres.
Cependant, si nous creusons et suivons les racines dans une direction, nous atteindrons un arbre, et si nous creusons le long de la racine dans la direction opposée, nous atteindrons une source d’eau. De par leur nature même, les racines d’un arbre poussent vers une source d’eau. Cela est nécessaire à la poursuite de sa vie, même si cela n’est pas évident à première vue.
De même, certaines plantes survivent en tournant instinctivement leurs feuilles vers le soleil. Ce trait fait partie de leur essence même.

De même que les plantes s'efforcent d'obtenir de l'eau et de la lumière du soleil, le désir ardent du peuple juif pour Israël fait partie intégrante de sa vie ...
Le Créateur du monde et de l’humanité a décrété que nous sommes liés à cette Terre par notre essence même. C’est notre place naturelle. Nous sommes liés à la Terre par un lien vivant. Ce n’est qu’ici que nous pouvons accomplir notre mission dans le monde.

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+ Pars pour ton propre bien (lé'h lé'ha) ... vers la Terre :

-> Le premier commandement d'Hachem à Avraham est :
"Pars pour ton propre bien de ta Terre, de ta ville natale et de la maison de ton père, vers la Terre que je te montrerai. Et je ferai de toi une grande nation, je te bénirai et je rendrai ton nom grand. Et tu seras une source de bénédiction" (Lé'h lé'ha 12,1).

-> Rachi commente ce qui semble être une expression redondante :
"Pour ton bien" (lé'h lé'ha) = pour ton bénéfice et ton avantage. Et là-bas, je ferai de toi une grande nation. Tant que tu seras ici, tu n’auras pas d’enfants, mais là-bas, je ferai connaître ton caractère (ta nature) au monde entier.

Ainsi en d’autres termes, selon Rachi, le mot "lé'ha" (pour toi), implique que le voyage d’Avraham est pour son propre bénéfice.

-> Le Alchikh hakadoch (dans son commentaire sur la Torah) aborde "lé'ha" différemment :
"Sache que tant que tu es hors de la Terre [d'Israël], tu n’es pas attaché à tes racines et tu n’es pas complet. C’est plutôt comme si certaines parties de toi étaient séparées des autres, car tu es séparé de ton essence et de tes racines.

Cependant, lorsque tu te rends en Terre [d'Israël], tu te connectes, pour ainsi dire, à toi-même et à tes racines. Et c’est ce que signifie "lé'h lé'ha" : tu vas vers toi-même, vers la racine qui est attachée à ton D., en ce sens que ta valeur est rehaussée et sanctifiée.
Ainsi, lorsque tu es hors de la Terre [d'Israël], tu n’as pas la même identité que lorsque tu es dans la Terre [d'Israël]."

-> Selon Rachi, le mot "lé'ha" fait référence à la raison du voyage, pour ton bien. Le Alchikh laisse entendre qu’il fait référence à la direction du voyage, "vers ta propre identité et tes racines".
Les deux commentaires se complètent en réalité. La terre d'Israël est la racine de notre âme. Va, pour ton propre bien, vers la racine de ton âme, ton habitat naturel, un lieu qui ne peut être détaché de toi, là où se trouvent tes racines.
C’est certainement pour ton bien. Tu ne peux pas t’épanouir lorsque tu n’es pas à ta place ; tu ne porteras aucun fruit sans racines. Cependant, dans la Terre, lorsque tu arriveras chez toi et que tu te connecteras aux racines de ton âme, je ferai de toi une grande nation et tu seras capable d’accomplir ta mission dans ce monde.

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-> "Et Je me souviendrai de mon alliance avec Yaakov, de mon alliance avec Its'hak, et Je me souviendrai même de mon alliance avec Avraham ; Je me souviendrai aussi de la Terre [d'Israël]" (Bé'houkotaï 26,42).

-> "Pourquoi, lorsqu’on énumère les mérites des Patriarches, le verset mentionne-t-il également les mérites de la Terre?
Reich Lakich répond :
On peut comparer cela à un roi qui avait trois fils élevés par sa servante. Chaque fois qu’il voulait avoir des nouvelles de ses fils, il disait aussi : "Demandez des nouvelles de la nourrice qui les élève".
De la même manière, chaque fois qu'Hachem mentionne les Patriarches, Il mentionne aussi la Terre [d'Israël]."
[midrach Vayikra raba 35,5]

-> À première vue, il semble que Reich Lakich explique le verset par association. Puisque les Patriarches sont mentionnés, Hachem mentionne également la terre d'Israël, qui est comparée à une "nourrice" qui élève les enfants.

Cependant, le Maharal (Déré'h 'Haïm 5,9) explique cela à un niveau plus profond :
"C’est parce que le statut exalté (très élevé) des Patriarches trouve son origine dans la Terre [d'Israël].
Si la Terre n’avait pas existé, les Patriarches n’auraient pas atteint le plus haut degré de sainteté. Et c’est ainsi que la Terre [d'Israël] les aide à grandir."

-> Une nourrice qui élève des enfants n’est pas une simple spectatrice, mentionnée en passant.
Au contraire, c’est une figure très importante dans l’éducation des enfants et le façonnement de leur personnalité. Sans elle, les enfants ne deviendraient pas ce qu’ils sont. Elle joue clairement un rôle central et significatif au sein de la famille.
Il en va de même pour les Patriarches. Sans la Terre, ils n’auraient pas atteint leur plein potentiel spirituel.

En fin de compte, deux traits précieux se complètent : les caractéristiques uniques du peuple juif et celles de la Terre [d'Israël]. La Terre prépare le chemin et aide le peuple juif à révéler ses mérites.
On peut comparer cela à un arbre qui ne poussera correctement que dans un sol adapté et dans son environnement particulier.

Comme l’écrit Rabbi Yéhouda Halévi (Kouzari 2,14) :
"Voyez comment Avraham a dû quitter sa terre d’origine pour réussir, et comment le nouvel endroit lui était plus propice pour se rapprocher d'Hachem.
Le cœur de ce mérite unique impliquait qu’Avraham devait se rendre à l’endroit où il pourrait atteindre la pleine perfection.
Si un agriculteur trouve dans le désert un arbre capable de porter de bons fruits, il le transplantera dans un sol labouré : il est naturel que cette racine s’épanouisse et devienne une plante cultivée plutôt qu’une plante sauvage."

=> L’existence du peuple juif est inextricablement liée à la terre d'Israël, et le peuple juif ne peut accomplir sa mission qu’au sein et à travers la Terre. Ce n’est qu’alors que nous pourrons véritablement accomplir la grande tâche que le Créateur de l’Univers nous a réservée : "Vous serez un royaume de prêtres et une nation sainte" (Yitro 19,6).

[nous avons un principe que les actes de nos ancêtres les Patriarches sont un signe, un enseignement, pour leur descendance. Ainsi, de même qu'Avraham n'aurait jamais pu devenir ce qu'il a été s'il avait vécu en dehors d'Israël, de même nous devon prendre à coeur d'aspirer à y vivre pour que nous puisons fleurir au meilleur de nos potentialités, grâce au mérite de la terre d'Israël.
Un juif ne pourra jamais être pleinement lui-même s'il vit en dehors d'Israël (et s'il n'en a pas les possibilités actuellement il doit y aspirer fortement, et aimer la Terre de là où il se trouve). ]

Explorateurs & Notre amour d’Israël amène la guéoula

+ Explorateurs & Notre amour d'Israël amène la guéoula :

1°/ Selon le rav Avraham Its'hak haCohen Kook :

-> La faute des explorateurs (méraglim) qui ont calomnié la terre d’Israël est une tache sur l’âme juive dont le rav Kook (qui a vécu de 1865 à 1935) estime que toutes les générations doivent s’efforcer de réparer.
Même celui qui n’a pas encore émigré en Israël peut réparer la faute des explorateurs en aspirant et en priant pour pouvoir s’installer en Israël, et en élevant ses enfants dans le désir de faire leur alya. ​

-> Il écrit (dans Eretz 'Heifetz - 48) :
"Nous vivons l’exil et la médiocrité parce que nous ne proclamons pas (suffisamment) la valeur et la sagesse de la terre d’Israël. Nous n’avons pas réparé la faute des explorateurs bibliques qui ont calomnié le pays.
Nous devons donc faire le contraire de ce qu’ils ont fait : nous devons raconter et proclamer au monde entier la gloire et la beauté de cette terre, sa sainteté et son honneur.
Alors, après toutes ces louanges, espérons avoir exprimé au moins un dix millième (1/10 000e) de la beauté de cette terre si sublime (physiquement, mais surtout spirituellement) : la beauté de la lumière de sa Torah, la nature exaltée de la lumière de sa sagesse, et l’esprit saint qui bouillonne en son sein."

-> De même (dans Eretz 'Heifetz - 38) :
"L’exil et la dégradation s’abattent sur le monde parce que nous ne proclamons pas (suffisamment) la valeur et la sagesse de la terre d’Israël.
Nous ne réparons pas la fauteexplorateurs qui ont calomnié la Terre.
Mesure pour mesure, nous devons raconter et proclamer, à travers le monde entier, sa splendeur et sa magnificence, sa sainteté et sa gloire."

-> Le rav Kook enseigne (dans Moadé Harayah - 419-420) :
"Nous avons le devoir impérieux de réveiller l’amour ancestral de Sion : un amour qui est éternel et qui brûle d’une flamme de feu sacré dans le cœur du peuple juif, où qu’il se trouve.

Nous devons lutter de toutes nos forces contre toute haine envers notre Terre Sainte, qui a commencé à affecter certains d’entre nous.
Avec un bras puissant de l’esprit et avec la sainteté éternelle de la Terre bien-aimée, nous devons détruire la contamination (souillure spirituelle) des explorateurs, une souillure qui a commencé à se propager au moment même où la rédemption (guéoula) était possible.

"La parole de notre D. subsistera à jamais". La sainteté de la terre et sa beauté n’ont jamais changé et ne changeront jamais. Toutes les circonstances amères, physiques et spirituelles, qui ont affecté la Terre Sainte ne la vaincront pas.
Tout comme aucune destruction physique ne peut détruire notre amour pour la terre bien-aimée, aucune désolation spirituelle ne peut réduire notre amour saint et profond pour cette Terre de vie.

Le lien profond entre l’âme du juif et Sion, avec tout ce qui s’y passe, reste ferme pour toujours. Et la lumière de cet amour s’intensifiera sept fois plus. Elle enflammera chaque cœur et exaltera chaque esprit, sanctifiant et encourageant chacun."

-> b'h, voir également : https://todahm.com/2026/06/09/faire-son-aliya-reparer-la-faute-des-explorateurs

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=> Les réflexions du rav Kook sur la faute des explorateurs et l’importance de parler positivement d’Israël restent un message puissant pour les Juifs d’aujourd’hui, qu’ils vivent en Israël ou dans la diaspora.
[à la différence de la faute du Veau d'or, celle des explorateurs était si grave que les juifs sont restés 40 ans dans le désert avant de rentrer en Israël, et tous les hommes juifs ayant plus de 20 ans y sont morts dans le désert.
Selon nos Sages de même que nous avons pleuré suite aux rapports négatifs des explorateurs sur Israël, alors de même nous pleurons chaque année pour la non reconstruction du Temple.
Plus nous aimons et partageons notre amour pour la terre d'Israël, plus nous réparons cette faute, et plus nous pouvons prétendre à ne plus avoir besoin de pleurer sur une absence du Temple, et donc par cela on provoque la guéoula! ]

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En renforçant le yichouv et en augmentant le nombre de juifs en terre Sainte d'Israël, la guéoula arrivera plus tôt.
Car il est clair que la Délivrance (guéoula) dépend de l'augmentation du nombre de juifs en Terre sainte ... Plus les exilés (en dehors d'Israël) reviendront, plus nous recevrons de bénédictions suprêmes pour hâter la Délivrance.
[rav Avraham Kook - Michpat Cohen - sec.63,p.129]

=> Chaque juif qui vient résider en Israël rapproche la guéoula, apportant de nombreuses bénédictions en ce sens.

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2°/ Selon le rabbi Yissa'har Shlomo Teichtal :

-> Il est né en Hongrie en 1885 dans une famille de rabbanim et de dirigeants juifs renommés.
Il a suivi leurs traces, devenant rabbin et Av Beit Din de Pishtian, en Tchécoslovaquie, en 1921. Il a occupé ce poste pendant 20 ans.
Le point de vue de rabbi Teichtal sur l’aliyah était à l’origine similaire à celui de la plupart des juifs hongrois de l’époque : il décourageait tout mouvement massif d’immigration juive vers Israël et attendait qu'Hachem ramène le peuple juif dans sa patrie.
Cependant, l’expérience de l’Holocauste a radicalement changé la perspective de rabbi Teichtal. Il a consigné dans son livre Eim Habanim Sémékha les arguments en faveur de sa nouvelle conviction quant à la reconstruction de la terre d’Israël, à savoir que nous devons œuvrer activement pour hâter la guéoula en faisant notre aliyah.

Il a écrit ce livre, publié pour la première fois en 1943, alors qu’il fuyait et se cachait des nazis. Il y a également inclus une critique des rabbanim religieux pour ne pas avoir encouragé l’aliyah ; la nécessité de rectifier la faute des explorateurs par l’aliyah ; la nature particulière de la terre d’Israël et son lien unique avec le peuple juif ; et comment l’exil a conduit le peuple juif à perdre de vue l’importance de vivre en Terre d’Israël.
[b'h, ci-dessous nous allons uniquement des passages (issus du Eim Habanim Sémékha) d'abord montrant que notre amour d'Israël amène la guéoula (en liant avec les enseignements du rav Kook), et ensuite l'impact de la faute des explorateurs. ]

-> "Nous ne devons pas tarder. Nous devons rejoindre ceux qui ont entrepris la tâche sacrée de construire le pays. Ce n’est que là, en terre d’Israël, que nous pourrons devenir une seule nation.
Les juifs qui aspirent sincèrement à servir le Créateur doivent monter en grand nombre pour s’installer sur cette terre et la bâtir.
Ainsi, le peuple, la terre et la Torah ne feront plus qu’un, et la guéoula aura lieu."

-> "La Tossefta (Avoda Zara 5:4) commente le verset : "Et Je les implanterai véritablement dans cette Terre de tout Mon cœur et de toute Mon âme" (Yirmiyahou 32,41) : "S’ils ne sont pas sur la Terre (d'Israël), ils ne sont pas véritablement implantés devant Moi, ni de tout mon cœur ni de toute mon âme".
Il est frappant qu'Hachem dise que lorsque le peuple d’Israël n’est pas en terre d’Israël, il ne s’attache pas à Son cœur et à Son âme ... lorsque nous nous efforcerons de retourner en terre d’Israël, nous nous accrocherons immédiatement à tout Son cœur et à toute Son âme.
Le point essentiel est qu'Hachem attend que nous prenions l’initiative, que nous désirions et aspirions au retour en terre d'Israël.
Il ne veut pas que nous attendions qu’Il nous y amène. Il nous a donc dit : "Et Je les implanterai véritablement dans cette Terre". C’est-à-dire que lorsque nous, de notre propre gré, sincèrement et de toutes nos forces, désirons et nous efforçons [de retourner dans la terre d'Israël], alors Hachem mènera notre œuvre à bonne fin."

-> "La guéoula dépend uniquement de notre amour pour la Terre Sainte. Plus nous la chérissons, plus la rédemption se rapproche. Le Gaon de Vilna (dans Even Shéléma 11,9) écrit que la guéoula future dépend du mérite des Patriarches, et non de la repentance (téchouva).
C’est pourquoi nous disons trois fois par jour : "Qui se souvient des bienfaits des Patriarches et qui envoie un rédempteur aux enfants de leurs enfants". Ainsi, la guéoula dépend du mérite des Patriarches, qui dépend à son tour de l’amour que nous portons à la Terre (d'Israël). "

-> "Nous vivons à la fin de l’exil. Il ne suffit pas de simplement désirer retourner sur la terre de nos ancêtres, tout en attendant un réveil de la part d'Hachem. Nous devons prendre la résolution de retourner sur notre Terre (d'Israël) et commencer réellement à y retourner, tout comme l’a fait Yaakov Avinou.
Alors, nous recevrons l’aide divine, et la Terre (d'Israël) viendra à notre rencontre ...
Si toutefois nous n’agissons pas en la matière, mais attendons des miracles et des prodiges, alors nos espoirs seront vains. Hachem attend que nous initions le processus (de retour en Israël, ou à défaut de le désirer ardemment), tout comme Il a attendu Yaakov Avinou, de mémoire bénie."

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+ Le rav Teichtal critique les rabbins religieux de la Diaspora pour ne pas encourager l’aliyah.

-> "Les juifs orthodoxes ont fait du silence leur vertu et se sont accrochés au principe selon lequel "il vaut mieux rester assis (ici en diaspora) et ne rien faire (ne pas aller en terre d'Israël)", comme cela a toujours été leur politique.
Les extrémistes non religieux ont été influencés par la nouvelle ère qui a apporté la liberté au monde. Ils ont dit : "C’est ici que j’habiterai, car je l’ai désiré". Ils s’attendaient à trouver la tranquillité ici, dans les terres de l’exil, voyant qu’ils avaient obtenu les mêmes droits que tous les autres citoyens.

Pendant ce temps, ils ont laissé notre mère sacrée [la terre d’Israël] se vautrer dans la boue et rester en ruines. Ils ont laissé ses yeux devenir une fontaine de larmes, pour pleurer et se lamenter sur nous parce que nous restons en exil et n’envisageons pas de retourner dans son giron et de rétablir son foyer.
[...]
La terre d’Israël, notre mère (patrie), n’est-elle pas déshonorée et outragée par cela? Ses fils l’outragent cruellement en s’opposant à quiconque souhaite élever la voix et inspirer les masses pour la fortifier et la relever de la poussière, comme Hachem, nous l’a ordonné.
Les pseudo-saints d’aujourd’hui la diffament et la dégradent à tel point qu’il est interdit de parler en public pour le bien de l'importance d'habiter en terre d'Israël.
Et si, par hasard, quelqu’un énonce courageusement et sans crainte la vérité telle qu’elle est, ils disent qu’il est interdit d’écouter son sermon.
De mes propres oreilles, j’ai entendu non pas une, mais de nombreuses personnes dire que des milliers et des dizaines de milliers de juifs ont été punis parce qu’ils se sont engagés dans le fait de résider et de reconstrir la terre d'Israël.
N’est-ce pas là un blasphème, une insulte à notre sainte Torah? Cela ne cause-t-il pas chagrin et douleur à la sainte Présence divine, qui est la Royauté, et à la Terre d’Israël, la mère d’Israël, qui est aussi la Royauté?
Malheur aux oreilles qui ont entendu cela. C’est manifestement une faute grave que de prononcer de telles choses.

Toute personne intelligente dotée d’un cerveau se rendra compte que c’est exactement ce qui s’est passé avec Yéhochoua et Calev (avec les explorateurs dans le désert). Ils n’ont pas eu peur de proclamer la vérité en public, s’opposant à toute la communauté (du peuple juif), y compris aux princes (nési'im) qui se "sanctifiaient" en perturbant et en empêchant les Bné Israël d’entrer en terre d’Israël. "

-> "Cela explique les paroles de notre maître, le Ohr Ha'Haïm hakadoch. Il écrit (Béhar 25,25) que les dirigeants d’Israël à travers les générations seront tenus pour responsables du fait que nous sommes toujours en exil, car ils auraient dû inspirer les enfants d’Israël à aimer la terre d’Israël.

Le brillant prince de la Torah de Dvinsk abonde dans ce sens dans son fascicule (intitulé Yéchivat Eretz Israël - 85a) : "Les gaonim qui siègent dans les tentes de la Torah et de la sagesse et sur les sièges du rabbinat (que D. leur accorde une longue vie) ont pour obligation première de faire connaître cette mitsva bien-aimée, noble et profonde, qui touche à l’existence et au caractère mêmes de notre nation. Car la longue durée de l’exil a fait que beaucoup de gens ont pratiquement oublié cette mitsva (d'habiter en terre d'Israël). Il y en a même qui sont assez obstinés pour s’y opposer publiquement. Cette erreur ne peut être facilement éradiquée à moins que nos brillants rabbins, qui siègent en jugement, ne se mobilisent pour réformer ces personnes obstinées."

Ces fanatiques ont répandu la haine et l’animosité dans tout le monde orthodoxe contre le groupe qui s’était consacré à redonner à notre terre d'Israël sa gloire d’antan.
En conséquence, ils ont également fait en sorte que cette Terre tant convoitée soit méprisée. Ils se sont laissés piéger par la faute des explorateurs, à propos desquels il est dit : "Ils murmuraient dans leurs tentes ... Ils méprisaient la Terre tant convoitée" (Téhilim 106,24-25).
Quel fut le résultat de l’action des explorateurs? Ils ont causé un chagrin éternel.
Les "explorateurs" d’aujourd’hui, eux aussi, ont ajouté la douleur à la douleur, nous conduisant à notre situation actuelle où nous voyons horreur après horreur et pleurs après pleurs dans la Maison d’Israël.
Tout cela s’est produit parce que nous avons méprisé la terre désirable. "

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+ Le faute des explorateurs est une faute que nous devons rectifier par l'aliyah :

-> "Le Tana déBé Eliyahou (1:2) nous dit de ne pas […] suivre les voies des explorateurs qui ont méprisé le terre d'Israël.
Ils ont dit que la Torah précédait la terre d’Israël, c’est pourquoi ils ne voulaient pas entrer dans le pays. Ils préféraient rester dans le désert et étudier la Torah avec Moché Rabénou, car la Torah n’était donnée qu’à ceux qui mangeaient la manne.
Ainsi, Eliyahou nous dit que "la voie de la Terre" = c’est-à-dire la voie qui mène à la terre d’Israël, précède la Torah.
Par conséquent, le midrach (Sifré - Réé 28, Dévarim 12,29) déclare : "Habiter en terre d’Israël l’emporte sur toute la Torah".

Le rabbi Akiva Yossef Schlesinger (1838-1922) écrit également que la raison pour laquelle les explorateurs ont échoué et n’ont pas voulu entrer en terre d’Israël est qu’ils craignaient le fait que les fautes commises là-bas, sont plus graves que celles commises en dehors de la Terre. [Tossafot Ben Yé'hiel - Eliyahou raba 1,1]
C’était une faute de leur part, car ils étaient comme les nations païennes qui refusent d’accepter le joug de la Torah pour la même raison. Le peuple juif, en revanche, a dit : "Nous ferons et nous comprendrons" (naassé vénichma - Michpatim 24,7), car il avait une grande confiance en Hachem ; et Hachem aide ceux qui viennent pour se purifier (Shabbath 104a)."
[ Hachem déclare : "Si seulement Mes enfants étaient auprès de Moi en terre d'Israël, quand bien même, ils souilleraient le pays" (midrach Yalkout Chimoni 2,1038 ; Eikha rabba 3,7) - cela témoigne de l'importance aux yeux d'Hachem de notre présence en Israël, même par rapport aux mitsvot. ]

-> "Tout comme à l’époque des explorateurs, tous les Bné Israël s’étaient unis pour le mal, pour s’opposer à la terre d’Israël ; aujourd’hui aussi, nous devons unir tous les juifs pour le bien, pour soutenir la terre d’Israël.
Ainsi, nous rembourserons notre dette, nous déchirerons notre registre de responsabilités, et nous ferons briller sur nous la gloire d'Hachem avec la guéoula complète, rapidement, de nos jours."

-> "Sachez que tous ceux qui s’opposent à (la nécessité de faire son) aliyah, de construire et d'habiter la terre d'Israël appartiennent au camp des explorateurs.
Mais tous ceux qui choisissent l’aliyah appartiennent au camp de Yéhochoua et de Calev."

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+ L'exil conduit le peuple juif à perdre de vue l'importance de vivre en terre d'Israël :

-> Le Chlah hakadoch et le 'Hatam Sofer ont déploré le fait que certains juifs sont complètement absorbés par leur terre en diaspora ... Ils ne se soucient et ne souhaitent qu'y gagner honorablement leur vie et construire une grande maison avec une cour en pierres taillées (de même avec un très bel appartement, au-delà du nécessaire). Ils la construisent pour qu’elle dure de nombreuses années, afin de pouvoir la léguer à leurs enfants et petits-enfants, qui naîtront sur une terre étrangère, car ils espèrent avoir une nombreuse descendance et vivre longtemps en exil.
C’est ainsi que nous avons perdu des centaines et des milliers d’années en exil et donné toute notre force et notre richesse à notre belle-mère (la terre en dehors d'Israël) ...
Au contraire, nous devons nous lever et monter vers notre véritable mère (terre d'Israël) et lui consacrer toutes nos forces, dès maintenant et pour toujours, afin de construire ses murs et de réparer ses ruines."

-> "Par conséquent, ceux qui ont un parti pris sur ce sujet (d'habiter en Israël) ne verront pas la vérité et ne se laisseront pas convaincre par nos paroles. Toutes les preuves du monde ne les toucheront pas, car ils sont frappés d’aveuglement, et leurs préjugés intérieurs les poussent à nier même des choses qui sont claires comme le jour.
Qui parmi nous est plus grand que les explorateurs? La Torah atteste qu’ils étaient des hommes intègres (les meilleurs chefs spirituels du peuple). Néanmoins, influencés par leur soif de pouvoir, ils ont rejeté la terre promise et ont égaré les autres, provoquant ainsi cet exil amer (comme l’expliquent nos Sages).
Yéhochoua et Calev se mirent à discuter avec eux et tentèrent de prouver l’authenticité de Moché et de sa Torah. Ils proclamèrent : "Montons sans tarder" (Lé'h Lé'ha 13,30). Ils avancèrent même de longs arguments et des preuves pour montrer que les Bné Israël réussiraient [à entrer dans la Terre], comme le dit Rachi. Néanmoins, ils ne parvinrent pas à les convaincre [les explorateurs], car ceux-ci étaient aveuglés par des motivations cachées. (les explorateurs pensaient bien faire, être dans le émet!)

Il en va de même à notre époque, même parmi les rabbins. Celui-ci occupe un poste rabbinique prestigieux ; celui-là est un admour renommé ; et celui-ci possède une entreprise ou une usine rentable, ou un emploi prestigieux qui lui procure une grande satisfaction.
Ils craignent que leur statut ne décline s’ils se rendent en terre d’Israël.
Les personnes de ce genre sont influencées par leurs motivations égoïstes profondément enracinées à tel point qu’elles ne se rendent pas compte elles-mêmes que leurs préjugés parlent en leur faveur.

Le Zohar (III,158a) et le Chlah hakadoch expliquent que les explorateurs craignaient de perdre leurs positions de dirgieants (spirituels) en entrant en Israël.
Rachi (commentaire sur Kidouchin 69b), indique que les juifs qui vivaient confortablement en exil ne sont pas montés avec Ezra en terre d’Israël.
Seules les âmes pauvres et abattues (découragées) sont montées avec lui.
De plus, le Séder HaDorot cite notre maître, le S’ma, qui a lu ce qui suit dans Maassé Nissim (du Rokéa'h - rabbi Eliézer de Worms) :
Ezra envoya des lettres à toutes les communautés de la diaspora pour les exhorter à monter avec lui en terre d’Israël. L’une de ces lettres parvint à la ville de Worms, en Allemagne. Les juifs qui y résidaient répondirent : "Tu peux habiter dans la grande Jérusalem, nous habiterons ici dans la petite Jérusalem".
Ils dirent cela parce qu’ils étaient très importants aux yeux des ministres et des non juifs. Ils étaient extrêmement riches et vivaient paisiblement en exil ...
Ils (ces juifs de Worms) s’étaient installés là-bas au moment de la destruction du premier Temple, mais quand Ezra leur demanda de revenir à la fin des 70 ans, ils refusèrent ...

Il en a toujours été ainsi ; quand les juifs vivent confortablement en exil, ils ne veulent pas entendre parler d'aliyah vers la Terre d’Israël. '
[si Hachem décide que c'est le moment de revenir en Israël (pour permettre au processus de guéoula de se finaliser), alors soit on y va de nous-même (faisant un kidouch Hachem qu'on quitte un confortable exil par vrai amour de la mitsva de résider en Israël, où le divin est beaucoup plus présent), soit Hachem doit nous y pousser par des coup de bâton, des malheurs, que D. préserve. ]

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3°/ Selon le Gaon de Vilna :

-> La faute des explorateurs (méraglim) ... plane sur la nation d’Israël à chaque génération ...
beaucoup de ceux qui se sont rendus coupables de cette grande faute consistant à "mépriser la terre [d'Israël] tant chérie", ainsi que de nombreux gardiens de la Torah, ne sauront ni ne comprendront qu’ils sont pris au piège de la faute des explorateurs, qu’ils ont été entraînés dans la faute des explorateurs par de nombreuses idées fausses et des affirmations creuses.
Et ils dissimulent leurs idées derrière l’erreur déjà démontrée selon laquelle la mitsva de résider en Israël ne s’applique plus de nos jours, une opinion qui a déjà été réfutée par les géants du monde, les Richonim et les Achronim, qui ont établi que "qu'habiter en terre d’Israël équivaut à toutes les mitsvot de la Torah".
[le Gaon de Vilna - rapporté par rabbi Hillel de Shklov (qui était un disciple et un petit-neveu du Gaon de Vilna) - dans son Kol Hator - chap.5]

=> Le Gaon de Vilna critique vivement les chefs spirituels (les gardiens de la Torah) qui n’encouragent pas l’aliyah, ainsi que ceux qui n’apprécient pas et ne reconnaissent pas le cadeau de la terre d’Israël qu'Hachem avait fait au peuple juif (dont on bénéficie en y résidant, ou à défaut en aspirer sincèrement y vivre).

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4°/ Autres :

-> "En vérité, Jérusalem sera reconstruite quand les juifs en auront une nostalgie extrême, à tel point, qu’ils chériront ses pierres et sa poussière."
[Rabbi Yéhouda haLévi (1075-1141) – le Kouzari 5,27]
[d'une certaine façon peu importe notre niveau spirituel, peu importe ce qu'on a pu faire de mal dans notre vie, ce qui compte pour amener le machia'h qui reconstruira le Temple, c'est notre amour pour Israël, dont la ville de Jérusalem.
ainsi d'une certaine façon en proclamant : "l'année prochaine à Jérusalem", nous développons de l'aspiration pour elle, et par ce mérite nous provoquons le fait qu'elle sera reconstruite et que tous les juifs s'y retrouveront! ]

-> Le Sforno (1470-1550) explique que les juifs furent exilés parce qu'ils méprisaient le pays d'Israël, et la délivrance viendra à travers la réparation de cette faute.

-> Le Maharcha (guémara Taanit 15a) écrit que lorsque les habitants d'Israël chérissent les pierres et la poussière de la terre d'Israël, ils hâtent d'autant le moment fixé pour la Délivrance (guéoula).
[le Maharcha a vécu de 1555 à 1631. ]

-> Le rabbi Yissa'har Shlomo Teichtal, qu'on a pu voir précédemment, écrit (dans Ein haBanim Sémé’ha) :
"La guéoula dépend uniquement de l'amour que les juifs témoignent à la terre d'Israël.
Le plus ils la chérissent, le plus vite la guéoula arrivera."

-> La terre d'Israël (erets Israël - ארץ ישראל) possède la même valeur numérique que : "tét lev" (prendre à cœur - תת לב).
Si tous les juifs prennent à cœur de [vouloir] monter en terre d'Israël, le machia'h viendra.
['Hida (1724-1806) - Na'hal Kédoumim]

-> Lorsque le 'Hafets 'Haïm a entendu que des implantations ont été créés en Israël : à Ré'hovot, à Richon léTsion et à Guédéra, il a dit en yiddish : "Voici! la chose (guéoula) a déjà commencé".

-> "Tant que Sion est en ruines, le Rédempteur n'est pas encore venu" (Rachi - Yéchayahou 54,20)
[ainsi en bâtissant le pays d'Israël, on hâte la rédemption]

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-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Béhar 25,25) écrit que les leaders (spirituels) d'Israël, à travers les générations, seront tenus pour responsables de ce que nous nous trouvons toujours en exil, car ils auraient dû inspirer aux Bné Israël l'amour pour la terre d'Israël.
[il a vécu de 1696 à 1743
d'une certaine façon, on peut dire que de même que des leaders spirituels (ex: nessi'im) ont participé à la faute en tant qu'explorateurs, ou n'ont pas réagi suite au récit des explorateurs, de même ils doivent réparé cette erreurs en étant des moteurs pour réveiller un amour puissant pour la terre d'Israël, et l'importance incroyable pour tout juif d'y vivre. ]

-> Le Yaavets (Sidour Beit Yaakov - Soulam beit El) écrit que lorsque les juifs négligent la terre d'Israël, de cruelles persécutions viennent les frapper.
[il a vécu de 1697 à 1776 ]

-> " Toutes les souffrances qui arrivent aux juifs le sont car ils ne désirent pas ardemment la terre d'Israël"
[midrach Téhilim 17,1]
[on a pu voir que la faute des explorateurs où l'on a pleuré en écoutant le lachon ara sur la terre d'Israël, conduit au fait que nous pleurons chaque année sur la perte du Temple, on peut ajouter qu'en réalité tous nos malheurs viennent du fait qu'on a pas réparer cela en développant de l'amour fou pour notre Terre. ]

(b'h, également à ce sujet : https://todahm.com/2018/05/30/6452-2 )

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-> Nos Sages (cf. Pessikta rabbati 27-32) affirment que notre mère Sion pleure et se lamente sur nous lorsque nous sommes en exil et qu'elle attend que nous retournions en son sein.
[on peut ajouter à cela la notion que nous avions un lien de vie avec Israël, d'où les émotions fortes en cas d'éloignement : https://todahm.com/2026/06/11/terre-disrael-un-lien-vivant-un-lien-divin ]

-> Hachem déclare : "Si seulement Mes enfants étaient auprès de Moi en terre d'Israël, quand bien même, ils souilleraient le pays"
[midrach Yalkout Chimoni 2,1038 ; Eikha rabba 3,7]

-> Hachem dit : "Un petit groupe dans la terre d'Israël m'est plus cher [à Mes yeux] qu'un Sanhédrin entier en dehors de la terre [d'Israël]."
[guémara Yérouchalmi Sanhédrin 86]

[papa Hachem nous supplie de Le retrouver en terre d'Israël, le palais du Roi, lieu où Il se trouve d'une façon beaucoup beaucoup plus présente qu'ailleurs. Est-ce que notre but dans la vie c'est d'être proche de Lui, de Lui faire plaisir en étant à Ses côtés, ou bien préférons-nous aspirer à faire ce que JE préfère, ce qui m'arrange, ...  (laissons Hachem loin de nous, Son enfant adoré!)
(si sincèrement on ne peut pas vivre actuellement en Israël, néanmoins on doit le désirer plus que tout, on doit considérer la terre d'Israël plus belle et importante à nos yeux que tout autre endroit dans le monde, ... )]

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-> Rabbi Chimon bar Yo'haï enseigne : "les Bné Israël ont méprisé 3 choses : le royaume des Cieux, le royaume de la Maison de David et le Temple."
Rabbi Chimon ben Ménassia dit : "Il ne sera pas montré à Israël de signe favorable avant qu'il ne se repente et ne se mette en quête de ces 3 choses"."
[Yalkout Chimoni 2,106]

-> Le rav Alcalaï (Min'hat Yéhouda - section 18) commente :
"Puisqu'il est dit qu'Israël ne verra pas de signe favorable avant de se mettre en quête de ces 3 choses, nous avons certainement un grand devoir de nous y consacrer.
- le royaume des Cieux = le Zohar (III, 276a) affirme : "Hachem n'est appelé "Roi" qu'en terre d'Israël".
Ainsi, le premier acte de repentir d'Israël à la fin des temps sera de se mettre en quête du royaume des Cieux. Autrement dit, ils retourneront en terre d'Israël de sorte que Hachem puisse être appelé "Roi" ...
en effet : "Celui qui demeure en dehors du pays [d'Israël] est comme celui qui n'a pas de D." (guémara Kétoubot 110b).

Le rav Yéhouda Bibas explique le verset : "Revenez à Moi, et Je reviendrai à vous" (Mala'hi 3,7) = Israël reviendra s'abriter auprès de D. en terre d'Israël, ensuite de quoi, Hachem fera résider Sa Présence Divine au milieu de nous.

Le Zohar (II,17a) écrit : Rabbi Yossé a dit : "Si les juifs sont asservis davantage [en exil], ce ne sera pas à cause du décret du Roi, mais parce qu'ils refusent d'aller à Sa rencontre".
Il me semble que les mots "aller à Sa rencontre" sous-entendent que les juifs retourneront en terre d'Israël, comme l'affirme le rav Yéhouda Bibas. En effet, il n'est pas dit "revenir dans le repentir", selon l'expression [usuelle] de nos Sages."

-> Le rav Yissa'har Teichtal en conclut que le fait même que les juifs aspirent à retourner en terre d'Israël, qui est une mitsva de premier plan, constitue leur repentir (puisque cela permet que s'accomplisse le verset : "Revenez vers Moi"), et cela les rend alors dignes d'être témoins de la délivrance finale.
Il écrit aussi : "Fort de cela, on réalisera également que la rédemption ne dépend que de notre amour pour la terre sainte [d'Israël]. Plus nous la chérirons, plus nous hâterons la rédemption."

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+ Faute des explorateurs & ne pas critiquer la terre d'Israël :

-> "Et puissiez-vous voir le bonheur de Jérusalem" (Téhilim 128,5)
Le rav Yossef 'Haïm Sonnenfeld commente : on ne doit voir que le bonheur de la terre d'Israël, autrement dit, tous les aspects heureux de Jérusalem.
On doit prendre garde à ne pas être un "explorateur", à D. ne plaise.
Les explorateurs furent punis pour avoir proféré des calomnies sur la terre d'Israël à un moment où il ne s'y trouvait aucun juif.

-> La guémara (Kétoubot 112) rapporte : "Rabbi Ami et Rabbi Assi avait l'habitude [avec leurs élèves] de les faire se lever [et se déplacer] d'un endroit en plein soleil à un endroit à l'ombre, et d'un endroit à l'ombre à un endroit au soleil."

Rachi explique : "Quand le soleil arrivait à l’endroit où ils étaient assis et tapait sur eux, ils se levaient pour aller s’asseoir à l’ombre, et en hiver ils évitaient l’ombre et s’asseyaient au soleil, pour qu’on ne puisse pas protester contre Erets Israël".

Le Saba de Slabodka dit : Cela nous enseigne combien il faut faire attention à ne pas dire du mal de la terre d'Israël, même quelque chose de vrai que tout le monde sait. En effet, la chaleur en été et le froid en hiver sont véritablement pénibles. Et malgré tout, comme cette souffrance risque de provoquer une protestation contre le pays, ce qui est interdit, les Amoraïm faisaient attention à ne pas en arriver là. C’est pourquoi ils changeaient de place selon la position du soleil et de l’ombre.

Le Ben Ich 'Haï commente également :
"cela était afin qu'aucun élève ne puisse en venir à dire à propos du lieu où ils étaient : "cela n'est pas bien", et par là en venir à parler mal d'une partie de la terre d'Israël.
De là, nous devons tous apprendre une leçon : il faut garder notre bouche et notre langue de prononcer quelque chose de négatif, de condamner, même une simple coudée de la terre d'Israël, ou sur ses constructions ; et même à un moment où la terre est abandonnée et entre les mains des non-juifs, et que les maisons appartiennent à des non-juifs."

-> Toute la Torah est remplie de louanges de la terre d'Israël. Comment un juif craignant D. peut-il dire l'opposé de ce qui est écrit dans la Torah?
[rav Shmouël Mohliver]

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b'h, voir également :
-> La guéoula viendra par notre appréciation de la terre d'Israël : https://todahm.com/2025/06/17/la-gueoula-viendra-par-notre-appreciation-de-la-terre-disrael

-> Venir vivre en Israël = sonner le plus beau shofar du machia'h : https://todahm.com/2026/02/04/venir-vivre-en-israel-sonner-le-plus-beau-shofar-du-machiah

-> également : https://todahm.com/2023/04/13/38905

La terre d'Israël est comme le cœur du monde. Tout comme le cœur est le centre du corps et pompe le sang vers tous les membres, la terre d'Israël est la source de nourriture pour toutes les autres terres.
C'est pourquoi, expliquait le Gaon de Vilna, même ceux qui vivent en dehors de la terre d'Israël prient pour être rassasiés de ses bienfaits (ex: vénichba mitouva), car les produits de toutes les autres terres tirent leur subsistance de la terre d'Israël.
[rav Moché Sternbuch - dans la Haggada chel Pessa'h à son nom]

Etre parmi ceux qui sanctifie la terre d’Israël

-> La terre d'Israël est sanctifiée pour l’éternité, mais sa sainteté n’est pas la même en tout temps. Lorsque le peuple juif observe la Torah, la terre d’Israël est très sainte, mais s’il transgresse, sa sainteté est profanée, comme l'affirme le verset : "mais vous êtes venus souiller Ma terre et faire de Mon héritage une abomination" (Yirmiyahou 2,7).

Depuis que les laïcs sont venus en terre d'Israël, ils ont diminué sa sainteté. En revanche, lorsque les gens étudient la Torah dans la sainteté en terre d'Israël et y accomplissent les mitsvot, ils sanctifient la terre d'Israël.
C’est pourquoi nous disons dans la lecture du Shéma : "aarets atova achèr Hachem notèn la'hem" (la belle terre que Hachem vous donne), Hachem, nous le disons au présent (notèn), car la sainteté de la terre d'Israël fluctue à chaque instant en fonction des actes de ses habitants.

Heureux ceux qui méritent de sanctifier la terre d'Israël par leurs actions, détournant ainsi la colère de Hachem du peuple juif.
Veillons à faire partie de ceux qui sanctifient la terre d'Israël, et non de ceux qui la souillent."
[le gaon de Rogatchov]

La triste réalité de ceux qui auront choisi de ne pas vivre en Israël

+ La triste réalité de ceux qui auront choisi de ne pas vivre en Israël :

-> Le Yalkout Réouvéni est écrit par le rav Avraham haCohen Sofer (1605-1673). Dans véZot haBéra'ha (p.141), il cite le rav 'Haïm Vital :
"Sachez que selon notre tradition, le jour où le machia'h arrivera avec les exilés rassemblés en terre d'Israël, ils trouveront des juifs [là-bas]. Ce jour-là, les morts ressusciteront en terre d'Israël, le mur de feu sera retiré de Jérusalem, le Temple sera construit à partir de pierres précieuses et de perles, et ceux qui sont morts en terre d'Israël deviendront de nouveaux êtres spirituels.
De plus, les personnes qui s'y trouveront vivantes deviendront toutes de nouveaux êtres, corps et esprit, [avec] des corps semblables à celui d'Adam avant qu'il ne faute, comme le corps de Moché.
Tous voleront dans les airs, planant comme des aigles. Tout cela se passera sous les yeux des exilés rassemblés, et lorsqu'ils verront que leurs frères sont devenus de nouveaux êtres, volant dans les airs pour aller vivre dans le gan Eden inférieur, afin d'étudier la Torah de la bouche d'Hachem, les exilés rassemblés deviendront inquiets et découragés.
Ils se plaindront au Roi machia'h et diront : "Ne sommes-nous pas les enfants d'Israël comme eux? Comment ont-ils mérité de devenir spirituels dans leur corps et leur âme, contrairement à nous?"

Le roi machia'h répondra : "Il est déjà bien connu que D. agit toujours [selon le principe] "mesure pour mesure". [Par conséquent], ceux (les juifs) qui étaient en dehors de la terre d'Israël et qui se sont efforcés de venir en terre d'Israël afin d'obtenir une âme pure, et qui n'ont pas eu pitié de leur argent ou de leur corps, voyageant par mer et par terre sans se soucier de se noyer en mer ou d'être capturés par des maîtres sévères, puisqu'ils ont mis l'accent sur leur esprit et leur âme, et non sur leur corps et leur argent, leur spiritualité leur est revenue lorsqu'ils ont été ressuscités, mesure pour mesure.
Cependant, vous qui auriez pu venir en terre d'Israël comme eux, mais qui avez négligé de le faire à cause de votre amour de l'argent, et vous vous êtes souciés de votre argent et de votre corps (de la matérialité en de hors d'Israël), en les mettant en avant et en minimisant votre esprit (spiritualité) et votre âme, c'est pourquoi vous êtes restés physiques, mesure pour mesure.
A cause de votre amour de l'argent, Hachem vous donnera de l'argent.""

=> Il semble qu'il existe de nombreuses façons pour une personne de démontrer que son objectif dans la vie est la spiritualité et non le matérialisme. Elle peut passer ses journées à étudier la Torah, tout en se privant du confort matériel. Elle peut donner la majeure partie de son argent aux pauvres, ne gardant que le strict nécessaire pour survivre. Elle peut se mettre en danger pour aider à sauver la vie d'autres juifs, ...
Cependant, cette source enseigne que la meilleure façon de prouver que la croissance spirituelle est notre objectif principal dans la vie est de s'installer en terre d'Israël.
[le principe est que nos actes et nos aspirations avant la venue du machia'h détermineront notre réalité du monde à Venir. ]

[puisqu'avant le machia'h vous avez donné prédominance à la matérialité sur la spiritualité (qui est beaucoup plus présente au Israël), alors de même avec la venue du machia'h vous serez dans un état spirituel moins élevé que ceux en Israël.
Quel honte cela sera dans l'éternité du monde à Venir qui dépend des valeurs spirituelles.
On pourrait éventuellement dire : que ceux qui ont préféré le confort de 'houts laAretz seront alors comme des juifs de second rang, qui d'une certaine façon seront mis à l'écart d'Hachem par rapport aux autres, n'auront pas autant accès aux trésors spirituels que les autres, ...

Nos Sages (guémara Béra'hot 5a) disent : "Hachem a donné 3 cadeaux aux Bné Israël, et Il ne les leur a donnés qu'à travers la souffrance. Ce sont : la Torah, la terre d'Israël et le monde à Venir".
Certes c'est un choix pas toujours facile à faire (la récompense étant énorme), mais Hachem ne demande pas l'impossible, et si sincèrement, individuellement cela ne nous est pas possible d'aller vivre en Israël pour le moment, alors nous devons au moins y aspirer très fortement, et prier Hachem d'en avoir le mérite. (il nous sera alors compté comme si nous y étions) ]

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-> Le passage du Yalkout Réouvéni continue :
"Après tout, la mer est tenue par serment d'apporter tout l'argent, l'or, les pierres précieuses et les perles qui coulent en mer à la mer de Yaffo dans les deux jours suivant leur naufrage. La mer de Yaffo a [déjà] rejeté sur la terre ferme tout ce qui avait coulé depuis les six jours de la création jusqu'à l'époque du roi Salomon, et le roi Salomon est devenu riche grâce à cela. Et tout ce qui a coulé depuis l'époque de Salomon jusqu'à l'ère du rassemblement des exilés sera finalement rejeté sur la terre ferme par la mer de Yaffo, et le roi machia'h le répartira entre les justes (tsadikim), donnant à chacun sa part appropriée.
C'est le sens du verset "Car ils suceront l'abondance de la mer" (Devarim 33:19). Il en va de même pour les [trésors] cachés sous terre. Des tunnels se formeront sous terre afin d'apporter tous les trésors des rois en terre d'Israël, comme il est dit : "Et les trésors cachés dans le sable" (ibid.).
Tout sera révélé au roi machia'h en terre d'Israël, et il le distribuera aux personnes qui ont été rassemblées de l'exil, chacune recevant sa part [méritée], et elles seront rassasiées d'une abondance d'argent.

Ceux qui se sont souciés de leur argent et de leur corps resteront physiques (matériel) et seront rassasiés d'argent, tandis que ceux qui ne se sont pas souciés de leur corps ou de leur argent, [se souciant] uniquement de leur esprit (spiritualité), [Hachem] les rendra comme des êtres nouveaux et les escortera vers le gan Eden inférieur, comme décrit ci-dessus.
Ainsi s'achèvent les paroles de notre maître, le rav 'Haïm Vital (Touv HaAretz)."

=> Il ressort clairement de la première phrase soulignée que nous parlons d'individus vertueux, probablement des personnes qui se sont consacrées à la Torah et à la bonté ('hessed).
Néanmoins, comme ils n'ont pas fait leur aliyah, leur récompense sera uniquement monétaire. Et à ce moment-là, personne ne se souciera de l'argent (car il sera si abondant et parce que la vérité sera si évidente). La seule chose que ces tsadikim voudront faire sera de s'envoler vers gan Eden et d'écouter la Torah de Dieu. Mais il sera trop tard ...

La souffrance de quitter Israël

-> "Je suis choqué par votre conseil de quitter Israël pour la diaspora afin d'obtenir un poste rabbinique.
En vérité, si quelqu'un m'offrait tous les "trésors secrets du monde" (Baba Métsia 49a) en échange d'un seul instant où je pourrais respirer l'air sacré de la terre d'Israël ; ou, à l'inverse, si quelqu'un m'offrait tout l'argent et tout l'or du monde en échange d'un seul instant où je pourrais respirer l'air impur de la diaspora, je mépriserais les deux (paraphrase de Shir HaShirim 8,7).

La seule exception serait s'il y avait un grand besoin pour le bien d'une certaine sainteté communautaire.
Dans une telle situation, les saints spirituels nous ont promis que lorsque nous quittons Israël pour la diaspora afin d'y retourner, comme le commande la Torah, alors l'air d'Israël suit une telle personne qui est profondément attachée à la sainteté de la terre.
De plus, il est compris d'un point de vue spirituel que l'endroit où se trouve cette personne dans la diaspora contient une petite dimension de la sainteté d'Israël.

D'un autre côté, j'ai été choqué lorsque j'ai lu ce conseil, surtout venant d'un homme aussi éminent que vous. En effet, quitter notre lieu de vie (Israël) et notre foyer pour aller dans la diaspora revient à "adorer une idole" (guémara Kétouvot 110b)."
[rav Avraham Kook - Igrot haRaaya 2, p.154 - lettre au Ridvaz, rabbi Yaakov David Wilovsky - le 28 mars 1913 ]

Lorsqu'un véritable tsadik vit et s'enracine dans la terre d'Israël, il perd le type d'amour qu'il avait pour la terre d'Israël lorsqu'il vivait dans la diaspora.
A la place de cet ancien amour, un nouvel amour émotionnel et intellectuel se développe : il sent que son lieu de naissance ne peut être que la terre d'Israël.
[rav Avraham Kook - Kévatsim Yad Kadcho 2, Pinkas 5:149 ]

+ Israël – Ne réfléchissez pas trop :

+ Israël - Ne réfléchissez pas trop :

-> Un jour, un touriste juif de la diaspora est venu voir le rav Kook pour lui demander conseil sur la possibilité de vivre en Israël. Tout au long de la conversation, le touriste a fait différents calculs sous tous les angles pour déterminer s'il valait la peine de vivre en terre d'Israël.
Le rav Kook lui dit : "Avant que le peuple juif n'entre en terre d'Israël, il tua Si'hon, le roi de 'Hechbon » ('Houkat 21,24).
Cela nous enseigne qu'une personne doit venir en terre d'Israël sans " 'hechbon", qui signifie littéralement "calculs".
[rav Avraham Kook - Shiv'hé haRaaya - p.270 ]

[certes on doit faire une alya intelligente pour qu'elle réussisse (hichtadlout oblige), mais on ne doit pas faire trop de calculs (plus que vraiment nécessaires).
L'alya est un acte d'amour de notre âme pour retrouver pleinement Hachem (qui y est beaucoup plus présent), et y faire à chaque seconde Sa volonté de la Torah d'y résider. ]

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-> Un jour, quelqu'un a dit au rav Kook : "Si D. le veut, nous ferons l'Aliya vers la terre d'Israël".
Le rav Kook a répondu : "D. le veut certainement. L'essentiel est que vous le vouliez (sincèrement)".
[rav Avraham Kook - Shiv'hé haRaaya - p.270 ]

Faire son aliya = réparer la faute des explorateurs

+ Faire son aliya = réparer la faute des explorateurs :

-> "Un petit groupe en terre d'Israël est plus précieux qu'un grand Sanhédrin en dehors d'Israël" (Yérouchalmi Nédarim 6,8).
La racine de l'exil et de la négativité qui en résulte dans le monde est que nous ne proclamons pas la valeur et la sagesse de la terre d'Israël.
En effet, nous n'avons pas réparé la faute des explorateurs qui ont parlé négativement de la terre. Pour y remédier, nous devons faire le contraire : proclamer au monde entier la gloire et la beauté de la terre, sa sainteté et son honneur.
Espérons qu'après toutes nos louanges, nous ayons peut-être réussi à exprimer ne serait-ce qu'un dix-millième de l'incroyable beauté de la terre, de la lumière glorieuse de sa Torah, de l'illumination [spirituelle] élevée de sa sagesse et de l'esprit saint qui palpite à l'intérieur de la terre.

Il existe certes de nombreux niveaux en matière de sainteté (kédoucha) et de 'hol.
"Chacun est consumé par la proximité de son ami" (Baba Batra 75b). Néanmoins, il existe en Terre d'Israël une lumière et un bonheur sacrés qui n'existent véritablement nulle part ailleurs en diaspora. [Hachem y est infiniment plus présent! ]
Cela est particulièrement vrai pour les érudits de la Torah qui recherchent activement Hachem. Même dans ma petitesse, je sais que ce principe est vrai pour moi.
[rav Avraham Kook - Igrot haRaaya 1, p.102 - Lettre au rabbin Dr Moché Seidel le 1er janvier 1905 ]

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+ Aliya pour chaque individu ou pour toute une communauté :

-> Le rav Kook a un jour fait la distinction suivante. Si un individu vient vous demander s'il doit faire son Aliya et vivre en Israël, vous devez lui répondre en fonction de sa situation personnelle.
Cependant, toute personne qui dissuade toute une communauté de vivre en terre d'Israël est considérée comme l'un des "explorateurs" qui parlent négativement de la terre d'Israël.
[rav Avraham Kook - Shiv'hé haRaaya - p.271 ]

-> "Heureux celui qui mérite, au cours de sa vie, d’établir sa résidence en Terre Sainte".
[Zohar III,72b]

-> "Il n’y a de [véritable] joie que dans le fait d’habiter en terre d’Israël."
[Ohr ha'Haïm hakadoch - Ki Tavo 26,1]

-> "Ce n’est qu’en terre d’Israël que la joie peut être complète"
[rav Elimélé'h de Lizensk]

-> "Lorsque vous habiterez la Terre (d'Israël), vous vivez une vraie vie, comme la vie au Ciel."
[Haktav véHakala - Ekev 11,21 ]

[ une vie au Ciel est une union avec Hachem au plus haut niveau. Vivre une vie avec ce type de connexion avec le divin imprègne l’individu du plus grand sens et de la plus grande joie. Et selon la tradition juive, dans ce monde, cet attachement avec le divin ne peut être vécue dans son sens le plus authentique que lorsqu’on vit en terre d’Israël.
Plus on est proche d'Hachem (le divin) plus on est vraiment joyeux, ce qui est le cas en Israël. ]

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-> "C'est parce que (ékev) vous écouterez ces lois, que vous les respecterez et les mettrez en pratique, qu'Hachem vous garantira l'alliance et la bonté qu'il a jurées à vos Patriarches" (Ekev 7,12-13)

Rachi commente l’utilisation du mot "ekev" (talon) et enseigne que le verset signifie : "Si vous écoutez les mitsvot mineures qu’une personne piétine de son talon [et qui sont souvent considérées comme d’une importance secondaire], alors le Seigneur tiendra Sa promesse envers vous."

Le rabbi de Kotzk s’interroge sur ce que Rachi appelle les commandements (mitsvot) qu’une personne "piétine de son talon". Il enseigne (Parera'ot laTorah - vol.5,63) :
"Quelle mitsva une personne piétine-t-elle littéralement avec ses talons pour l’accomplir?
Il ne peut s’agir que de la mitsva de vivre en terre d’Israël.
Marcher sur le sol de la Terre Sainte et y résider est une mitsva ordonnée par la Torah. Cependant, de nombreux juifs considèrent cela comme une mitsva mineure qui peut être ignorée.
C’est pourquoi la Torah dit : si vous observez la mitsva que l’on accomplit avec son talon, marcher sur le sol de la terre d’Israël, alors Hachem tiendra Sa promesse de vous faire du bien (matériellement et spirituellement)."