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"Tu n'iras pas en colporteur parmi ton peuple" (Kédochim 19,16)

-> Le Maharal a écrit (Nétivos Olam - Nétiv Halashon - chap.9) :
"Si toutes les personnes du monde se mettaient à écrire, elles ne pourraient pas décrire suffisamment à quel point le lashon hara est condamnable."

-> Le 'Hafets 'Haïm liste qu'un total de 31 commandements de la Torah (17 interdictions et 14 commandements positifs) sont impactés directement ou indirectement par le lachon hara.

-> Le 'Hafets 'Haïm a dit :
"Mon livre n'est pas un livre contre la parole.
Au contraire, il donne la permission de parler.

Avant de connaître les lois, comment pouvez-vous parler?
Vous pouvez transgresser une interdiction de la Torah.
Cependant, une fois que vous avez étudié les lois, vous savez ce qu'il est permis de dire."

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+ Bonus :

-> Le 'Hafets 'Haïm comparait le fait de parler au fait d'écrire un télégramme, où l'on faisait très attention à chaque mot que l'on choisissait d'écrire.

-> Le fait d'éviter de dire du lachon hara, même une seule fois, est tellement important que Rabbi Yisraël Salanter disait : "Cela vaut la peine, pour une personne, d'étudier le moussar durant toute sa vie, si cela va la sauver de dire du lachon hara, même une seule fois."

"Ne profane pas ta fille ... afin que le pays ne se débauche pas" (Kédochim 19,29)

-> Rachi dit que la terre se prostituerait en faisant produire ses fruits ailleurs.

-> Le Mélits Yochèr nous explique que :
"Nous voyons de là que la productivité de la terre d'Israël ne disparaît jamais.
Même quand il est décrété sur ce pays qu'il ne donnera pas de fruits, son rendement est transféré ailleurs.

Toute la bénédiction et l'opulence qui s'épanchent sur le monde émanent en réalité du pays d'Israël."

 

Source (b"h) : dvar Torah du rav Yissakhar Rubin (Talelé Oroth)

"Ne commettez pas d'iniquité en fait de jugements, de poids et de mesures. 36 Ayez des balances exactes, des poids exacts" (Kédochim 19,35-36)

-> Comme nous le savons (Eitz 'Haïm - cha'ar 33, chap.1), si une personne triche avec ses poids et ses mesures, la faute cause une tache sur les Noms d'Hachem.
Tout sur terre correspond à quelque chose dans les mondes supérieurs ; chaque action accomplie [par un juif(ve)] sur terre aura un effet sur ce qui lui est parallèle dans les mondes supérieurs, que ce soit pour le bien ou pour le mal.
C’est pourquoi une personne doit se soucier profondément de son âme et garder à l’esprit les paroles de la michna : "Sache ce qui est au-dessus de toi : un Œil vigilant, une Oreille attentive, et toutes tes actions sont inscrites dans un livre" (Pirké Avot 2,1).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Kédochim 19,35-36]

Une réprimande constructive

+ Une réprimande constructive :

"Tu réprimanderas ton prochain" (Kédochim 19,17)

-> A partir de la double formulation du verset, "o'héakh to'héa'kh (ét amité'ha)" [ הוֹכֵחַ תּוֹכִיחַ], la guémara en déduit (Baba Métsia 31a) qu’une personne est tenue de réprimander une autre personne, même jusqu’à 100 fois.

Le Zéra Shimshon explique la formulation de ce commandement d’une autre manière.
La plupart du temps, un fauteur qui est réprimandé n’abandonne pas immédiatement ses mauvaises habitudes. Au contraire, la première réprimande qu’il entend émeut un peu son âme et le pousse à réfléchir à la manière d’améliorer sa conduite. Finalement, après avoir été réprimandé à de nombreuses reprises, il finit par changer ses habitudes.

Cependant, la manière dont le fauteur accepte la réprimande est un indicateur de la façon dont il acceptera les réprimandes futures et, par ailleurs, de la nécessité pour la personne de continuer à le réprimander jusqu’à ce qu’il change de comportement.

La différence réside dans l’attitude du fauteur envers celui qui le réprimande. Si la réprimande n’a fait que créer de l’animosité entre les deux, alors celui qui réprimande doit cesser de donner davantage de moussar, car il a désormais l’obligation de se taire et de ne pas dire quelque chose qui sera simplement ignoré (Yébamot 65b).

Cependant, si le fauteur comprend que la réprimande est motivée par l’amour (ce qui dépend souvent à la fois de la personne qui réprimande, et de la manière dont elle le fait, et également du caractère de celui qui est réprimandé), qu’il l’apprécie mais reste incapable de vaincre son yétser ara, alors celui qui réprimande doit continuer à le réprimander jusqu’à ce qu’il se repente.

Il semble que le Zéra Shimshon relise le verset comme suit : o'héakh (הוֹכֵחַ) = tu dois réprimander, mais pour décider si tu dois continuer à réprimander, cela dépend de "to'héa'kh ét amité'ha" (תּוֹכִיחַ אֶת-עֲמִיתֶךָ), tu dois réprimander ton prochain (quelqu'un que tu considère comme proche, importante, aimée, ... dans ton cœur), et si malgré la réprimande elle reste ton prochain, alors tu peux continuer à la réprimander.
[il ne suffit pas de vider son cœur en disant des réprimandes (c'est bon j'ai fait mon devoir!), nous devons être vigilant à l'état de l'autre, et s'assurer que notre réprimande ne lui est pas mal perçue, trop douloureuse, contre productive, ... ]

Sur cette base, le Zéra Shimshon explique un verset de Michlé d’une manière pédagogique et perspicace.
Le verset dit :"Celui qui méprise la réprimande hait son âme, et celui qui y prête attention acquiert un cœur" (Michlé 15,32).
Le Zéra Shimshon dit que la première partie du verset se comprend simplement : celui qui méprise la réprimande hait son âme.
Cependant, la deuxième partie fait référence à celui qui est disposé à écouter et à intérioriser le moussar (d’où le mot "prêter attention" dans le verset), même s’il ne peut pas se repentir immédiatement. Lorsque vous avez affaire à une telle personne, le Zéra Shimshon dit de ne pas perdre espoir et de ne pas abandonner, même s’il n’y a pas de changement immédiat, car tant que vous voyez que le moussar est accepté, sachez qu’un jour cette personne se repentira sans aucun doute. En attendant, chaque élément de moussar accepté l’aide à retrouver son cœur.

Parlez à toute l'assemblée des Bné Israël et dites-leur : "Vous serez saints, car Je suis saint, moi, Hachem, votre D." (Kédochim 19,2)

-> Rachi commente :
"Parlez à toute l'assemblée des Bné Israël" = cela nous apprend que cette paracha a été prononcé en assemblée, étant donné que la plupart des principes fondamentaux de la Torah en dépendent (Torat Cohanim).
"Soyez saints" = tenez-vous complètement à l’écart de la débauche et des fautes. Car toutes les fois que l’on trouve une mise en garde contre la débauche, on trouve mention de la sainteté.

-> Le Maharal (Gour Ariyé) commente :
Cela concerne également toutes les indulgences dans la matérialité. Le Ramban écrit même que l'on ne doit pas se livrer à des excès physiques/matériel, même si cela n'enfreint en rien la halakha.
Il s'agit également de sanctifier nos paroles en s'abstenant de tout propos déplacé. En effet, la Torah appelle un nazir kadoch pour cette raison, car il s'abstient de certains actes qui seraient autrement permis.

Néanmoins, l'essence de la kédoucha est l'abstinence de relations interdites. En effet, les relations interdites ne sont pas de simples complaisances physiques, mais plutôt des actes animales. C'est pourquoi la Torah oblige une sotah, une personne soupçonnée de relations interdites, à apporter un sacrifice dit "Min'ha d'orge", un aliment normalement utilisé comme fourrage pour les animaux.
L'essence de ce qui fait de nous des êtres humains est notre âme, et lorsque nous nous engageons dans des relations interdites, nous donnons la priorité à notre corps physique et nuisons à notre âme, nous transformant en créatures animales.
Ainsi, celui qui s'abstient de relations interdites est un kadoch. Cependant, s'il ne se sanctifie pas également en s'abstenant de manger à l'excès et de parler de manière inappropriée, la kédoucha (sainteté) s'avérera finalement non durable.

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=> L'essence de la sainteté est l'abstinence de relations interdites. Cependant, elle inclut également l'évitement de toute indulgence physique, car il faut s'abstenir de toute matérialité excessive pour être considéré comme saint.

"Vous serez saints pour Moi car Moi-même D., Je suis saint ; Je vous ai distingués d'entre les peuples pour que vous soyez à Moi." (Kédochim 20,26)

Rabbi 'Haïm de Volozhin avait coutume de dire :

"Ce verset promet que si nous nous sanctifions, D. nous séparera des autres peuples pour être à Lui.
Mais que se passera-t-il si nous ne nous sanctifions pas?

Ce sont les nations qui nous imposeront cette séparation par des persécutions et des expulsions, que D. nous en préserve!"

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-> Rabbi 'Haïm de Volozhin enseigne cette "loi" inévitable que Hachem a mis en place pour notre bien :
Les juifs doivent mener un mode de vie saint, basé sur la Thora et les mitsvot, et se séparer ainsi des comportements des autres nations.
Mais si les juifs ne se sanctifient pas par eux-mêmes, alors Hachem provoquera que les nations les sépareront et leur rappelleront qu’ils sont différents. Même si un juif cherche à s’assimiler et à se fondre avec les non-Juifs, ces derniers finiront par leur rappeler leur différence.

Ainsi, à priori : "vous serez saints", mais si vous ne vous sanctifiez pas et vous souhaitez vous assimiler, alors c’est Moi (Hachem) Qui "vous séparerez des nations" = Je mettrai dans leur cœur la volonté de vous écarter.

Arbre fruitier & érudits en Torah

-> Le verset (Kédochim 19,23) dit à propos de la mitsva de la orlah : "Lorsque vous arrivez dans le pays et que vous plantez un arbre fruitier".

-> Le Ohr ha'Haïm HaKadoch explique que ce verset peut être interprété comme faisant référence aux érudits en Torah, car nous constatons qu'un érudit en Torah est parfois comparé à un jeune arbre ou à un arbre.
Ce verset nous dit qu'en entrant en terre d'Israël, nous devrions avoir pour objectif principal de planter et d'élever des érudits en Torah. L'air de la terre d'Israël rend sage et purifie l'âme, ce qui permet d'atteindre des niveaux élevés dans l'étude de la Torah.

"Vous craindrez, chacun, son père et sa mère, vous observez Mes Shabbath." (Kédochim 19,3)

Shabbath est appelé : "mariée" (kala : comme dans le chant : lé'ha dodi likrat kala : Va, mon bien-aimé, à la rencontre de la mariée), et le marié : c'est la communauté d'Israël.

Le 'Hafets 'Haïm de dire : Un marié qui est plein d'égards envers la mariée reçoit des cadeaux de choix de la part de son beau père.
C'est pourquoi : "D. bénit le 7e jour ..." (Béréchit 2,3)

"Aime ton prochain comme tu le fais pour toi-même. " (Kédochim 19 ;18)

Rabbi Yaakov Yits’hak de Pchis’ha disait que "tout comme vous pouvez accorder plus de valeur à l’une des parties de votre corps plutôt qu’à une autre, ainsi votre cœur a plus de valeur que votre main, vos yeux en ont plus que vos pieds, vous faites, néanmoins, extrêmement attention à ce qu’aucune partie de vous-même ne soit blessée.
Il doit en être de même de votre prochain.
Même la personne que vous estimez le moins a droit au plus grand respect. "

Bien que notre cœur ou nos yeux nous paraissent plus importants que nos orteils ou nos doigts, nous sommes, au demeurant, extrêmement vigilants en ce qui concerne la bonne santé de ces derniers.

Aimer son prochain comme soi-même signifie accorder au plus insignifiant des hommes le même respect que celui que l’on accorde à la partie la plus insignifiante de soi-même.

On est différents, pas indifférents … 🙂

Le reproche …

+++ Le reproche ...

--> Le Rabbi Yossef Its'hak de Loubavitch disait :
"Avant d'opérer un malade, D. nous en préserve, on anesthésie le membre afin de réduire au maximum la douleur.
Et bien, il en va de même pour l'opération de l'âme - le reproche : il faut épargner autant que possible la souffrance."

Le Rabbi a aussi écrit :
"Le reproche, c'est une injection.
Avant de l'administrer, il faut stériliser soigneusement la seringue, l'aiguille et la région à piquer.
Et après l'avoir administré, effacer toute trace de blessure.
Mesures vitales, faute de quoi on risque d'introduire un microbe ou un corps étranger et provoquer d'autres maladies."

--> "L'art du reproche, c'est feindre de l'adresser à la mauvaise personne (qui ne s'en formalisera pas) en présence de celui qu'il vise réellement.
Ainsi, on aura atteint sa cible sans humilier qui que ce soit."
[Le Tséma'h Tsédék]

--> "Tu vois ton ami pécher?
Assure-toi d'abord que tu ne commets pas toi-même ce péché."
[Rabbi Yaakov de Polnau]

--> "Il est difficile de réprimander, mais bien plus de se taire."
[Rabbi Yossef Its'hak de Loubavitch]

--> "Aime la critique, car elle te ramène à ton juste rang."
[Rabbi Chalom Dov Ber de Loubavitch]