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Lorsque nous essayons d’atteindre le niveau supérieur en matière de sainteté et de service d'Hachem, nous rencontrons très souvent des obstacles qui semblent insurmontables.
Cependant, nous devons nous rappeler qu’en réalité, ces obstacles ne sont que des illusions. Il existe toujours un moyen de les contourner.
Il nous suffit d’être patients, de rester fidèles à notre volonté et de continuer à chercher le chemin jusqu’à ce que Hachem nous le révèle.

L’erreur des explorateurs (méraglim) fut que, lorsqu’ils virent les géants imposants et les villes fortifiées, ils se découragèrent immédiatement et abandonnèrent, au lieu de poursuivre leur voyage vers la terre d'Israël (le niveau supérieur de sainteté) avec la émouna que Moché pourrait les aider à vaincre leurs ennemis (quelqu'ils soient).
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,46 ]

Explorateurs & Notre amour d’Israël amène la guéoula

+ Explorateurs & Notre amour d'Israël amène la guéoula :

1°/ Selon le rav Avraham Its'hak haCohen Kook :

-> La faute des explorateurs (méraglim) qui ont calomnié la terre d’Israël est une tache sur l’âme juive dont le rav Kook (qui a vécu de 1865 à 1935) estime que toutes les générations doivent s’efforcer de réparer.
Même celui qui n’a pas encore émigré en Israël peut réparer la faute des explorateurs en aspirant et en priant pour pouvoir s’installer en Israël, et en élevant ses enfants dans le désir de faire leur alya. ​

-> Il écrit (dans Eretz 'Heifetz - 48) :
"Nous vivons l’exil et la médiocrité parce que nous ne proclamons pas (suffisamment) la valeur et la sagesse de la terre d’Israël. Nous n’avons pas réparé la faute des explorateurs bibliques qui ont calomnié le pays.
Nous devons donc faire le contraire de ce qu’ils ont fait : nous devons raconter et proclamer au monde entier la gloire et la beauté de cette terre, sa sainteté et son honneur.
Alors, après toutes ces louanges, espérons avoir exprimé au moins un dix millième (1/10 000e) de la beauté de cette terre si sublime (physiquement, mais surtout spirituellement) : la beauté de la lumière de sa Torah, la nature exaltée de la lumière de sa sagesse, et l’esprit saint qui bouillonne en son sein."

-> De même (dans Eretz 'Heifetz - 38) :
"L’exil et la dégradation s’abattent sur le monde parce que nous ne proclamons pas (suffisamment) la valeur et la sagesse de la terre d’Israël.
Nous ne réparons pas la fauteexplorateurs qui ont calomnié la Terre.
Mesure pour mesure, nous devons raconter et proclamer, à travers le monde entier, sa splendeur et sa magnificence, sa sainteté et sa gloire."

-> Le rav Kook enseigne (dans Moadé Harayah - 419-420) :
"Nous avons le devoir impérieux de réveiller l’amour ancestral de Sion : un amour qui est éternel et qui brûle d’une flamme de feu sacré dans le cœur du peuple juif, où qu’il se trouve.

Nous devons lutter de toutes nos forces contre toute haine envers notre Terre Sainte, qui a commencé à affecter certains d’entre nous.
Avec un bras puissant de l’esprit et avec la sainteté éternelle de la Terre bien-aimée, nous devons détruire la contamination (souillure spirituelle) des explorateurs, une souillure qui a commencé à se propager au moment même où la rédemption (guéoula) était possible.

"La parole de notre D. subsistera à jamais". La sainteté de la terre et sa beauté n’ont jamais changé et ne changeront jamais. Toutes les circonstances amères, physiques et spirituelles, qui ont affecté la Terre Sainte ne la vaincront pas.
Tout comme aucune destruction physique ne peut détruire notre amour pour la terre bien-aimée, aucune désolation spirituelle ne peut réduire notre amour saint et profond pour cette Terre de vie.

Le lien profond entre l’âme du juif et Sion, avec tout ce qui s’y passe, reste ferme pour toujours. Et la lumière de cet amour s’intensifiera sept fois plus. Elle enflammera chaque cœur et exaltera chaque esprit, sanctifiant et encourageant chacun."

-> b'h, voir également : https://todahm.com/2026/06/09/faire-son-aliya-reparer-la-faute-des-explorateurs

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=> Les réflexions du rav Kook sur la faute des explorateurs et l’importance de parler positivement d’Israël restent un message puissant pour les Juifs d’aujourd’hui, qu’ils vivent en Israël ou dans la diaspora.
[à la différence de la faute du Veau d'or, celle des explorateurs était si grave que les juifs sont restés 40 ans dans le désert avant de rentrer en Israël, et tous les hommes juifs ayant plus de 20 ans y sont morts dans le désert.
Selon nos Sages de même que nous avons pleuré suite aux rapports négatifs des explorateurs sur Israël, alors de même nous pleurons chaque année pour la non reconstruction du Temple.
Plus nous aimons et partageons notre amour pour la terre d'Israël, plus nous réparons cette faute, et plus nous pouvons prétendre à ne plus avoir besoin de pleurer sur une absence du Temple, et donc par cela on provoque la guéoula! ]

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En renforçant le yichouv et en augmentant le nombre de juifs en terre Sainte d'Israël, la guéoula arrivera plus tôt.
Car il est clair que la Délivrance (guéoula) dépend de l'augmentation du nombre de juifs en Terre sainte ... Plus les exilés (en dehors d'Israël) reviendront, plus nous recevrons de bénédictions suprêmes pour hâter la Délivrance.
[rav Avraham Kook - Michpat Cohen - sec.63,p.129]

=> Chaque juif qui vient résider en Israël rapproche la guéoula, apportant de nombreuses bénédictions en ce sens.

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2°/ Selon le rabbi Yissa'har Shlomo Teichtal :

-> Il est né en Hongrie en 1885 dans une famille de rabbanim et de dirigeants juifs renommés.
Il a suivi leurs traces, devenant rabbin et Av Beit Din de Pishtian, en Tchécoslovaquie, en 1921. Il a occupé ce poste pendant 20 ans.
Le point de vue de rabbi Teichtal sur l’aliyah était à l’origine similaire à celui de la plupart des juifs hongrois de l’époque : il décourageait tout mouvement massif d’immigration juive vers Israël et attendait qu'Hachem ramène le peuple juif dans sa patrie.
Cependant, l’expérience de l’Holocauste a radicalement changé la perspective de rabbi Teichtal. Il a consigné dans son livre Eim Habanim Sémékha les arguments en faveur de sa nouvelle conviction quant à la reconstruction de la terre d’Israël, à savoir que nous devons œuvrer activement pour hâter la guéoula en faisant notre aliyah.

Il a écrit ce livre, publié pour la première fois en 1943, alors qu’il fuyait et se cachait des nazis. Il y a également inclus une critique des rabbanim religieux pour ne pas avoir encouragé l’aliyah ; la nécessité de rectifier la faute des explorateurs par l’aliyah ; la nature particulière de la terre d’Israël et son lien unique avec le peuple juif ; et comment l’exil a conduit le peuple juif à perdre de vue l’importance de vivre en Terre d’Israël.
[b'h, ci-dessous nous allons uniquement des passages (issus du Eim Habanim Sémékha) d'abord montrant que notre amour d'Israël amène la guéoula (en liant avec les enseignements du rav Kook), et ensuite l'impact de la faute des explorateurs. ]

-> "Nous ne devons pas tarder. Nous devons rejoindre ceux qui ont entrepris la tâche sacrée de construire le pays. Ce n’est que là, en terre d’Israël, que nous pourrons devenir une seule nation.
Les juifs qui aspirent sincèrement à servir le Créateur doivent monter en grand nombre pour s’installer sur cette terre et la bâtir.
Ainsi, le peuple, la terre et la Torah ne feront plus qu’un, et la guéoula aura lieu."

-> "La Tossefta (Avoda Zara 5:4) commente le verset : "Et Je les implanterai véritablement dans cette Terre de tout Mon cœur et de toute Mon âme" (Yirmiyahou 32,41) : "S’ils ne sont pas sur la Terre (d'Israël), ils ne sont pas véritablement implantés devant Moi, ni de tout mon cœur ni de toute mon âme".
Il est frappant qu'Hachem dise que lorsque le peuple d’Israël n’est pas en terre d’Israël, il ne s’attache pas à Son cœur et à Son âme ... lorsque nous nous efforcerons de retourner en terre d’Israël, nous nous accrocherons immédiatement à tout Son cœur et à toute Son âme.
Le point essentiel est qu'Hachem attend que nous prenions l’initiative, que nous désirions et aspirions au retour en terre d'Israël.
Il ne veut pas que nous attendions qu’Il nous y amène. Il nous a donc dit : "Et Je les implanterai véritablement dans cette Terre". C’est-à-dire que lorsque nous, de notre propre gré, sincèrement et de toutes nos forces, désirons et nous efforçons [de retourner dans la terre d'Israël], alors Hachem mènera notre œuvre à bonne fin."

-> "La guéoula dépend uniquement de notre amour pour la Terre Sainte. Plus nous la chérissons, plus la rédemption se rapproche. Le Gaon de Vilna (dans Even Shéléma 11,9) écrit que la guéoula future dépend du mérite des Patriarches, et non de la repentance (téchouva).
C’est pourquoi nous disons trois fois par jour : "Qui se souvient des bienfaits des Patriarches et qui envoie un rédempteur aux enfants de leurs enfants". Ainsi, la guéoula dépend du mérite des Patriarches, qui dépend à son tour de l’amour que nous portons à la Terre (d'Israël). "

-> "Nous vivons à la fin de l’exil. Il ne suffit pas de simplement désirer retourner sur la terre de nos ancêtres, tout en attendant un réveil de la part d'Hachem. Nous devons prendre la résolution de retourner sur notre Terre (d'Israël) et commencer réellement à y retourner, tout comme l’a fait Yaakov Avinou.
Alors, nous recevrons l’aide divine, et la Terre (d'Israël) viendra à notre rencontre ...
Si toutefois nous n’agissons pas en la matière, mais attendons des miracles et des prodiges, alors nos espoirs seront vains. Hachem attend que nous initions le processus (de retour en Israël, ou à défaut de le désirer ardemment), tout comme Il a attendu Yaakov Avinou, de mémoire bénie."

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+ Le rav Teichtal critique les rabbins religieux de la Diaspora pour ne pas encourager l’aliyah.

-> "Les juifs orthodoxes ont fait du silence leur vertu et se sont accrochés au principe selon lequel "il vaut mieux rester assis (ici en diaspora) et ne rien faire (ne pas aller en terre d'Israël)", comme cela a toujours été leur politique.
Les extrémistes non religieux ont été influencés par la nouvelle ère qui a apporté la liberté au monde. Ils ont dit : "C’est ici que j’habiterai, car je l’ai désiré". Ils s’attendaient à trouver la tranquillité ici, dans les terres de l’exil, voyant qu’ils avaient obtenu les mêmes droits que tous les autres citoyens.

Pendant ce temps, ils ont laissé notre mère sacrée [la terre d’Israël] se vautrer dans la boue et rester en ruines. Ils ont laissé ses yeux devenir une fontaine de larmes, pour pleurer et se lamenter sur nous parce que nous restons en exil et n’envisageons pas de retourner dans son giron et de rétablir son foyer.
[...]
La terre d’Israël, notre mère (patrie), n’est-elle pas déshonorée et outragée par cela? Ses fils l’outragent cruellement en s’opposant à quiconque souhaite élever la voix et inspirer les masses pour la fortifier et la relever de la poussière, comme Hachem, nous l’a ordonné.
Les pseudo-saints d’aujourd’hui la diffament et la dégradent à tel point qu’il est interdit de parler en public pour le bien de l'importance d'habiter en terre d'Israël.
Et si, par hasard, quelqu’un énonce courageusement et sans crainte la vérité telle qu’elle est, ils disent qu’il est interdit d’écouter son sermon.
De mes propres oreilles, j’ai entendu non pas une, mais de nombreuses personnes dire que des milliers et des dizaines de milliers de juifs ont été punis parce qu’ils se sont engagés dans le fait de résider et de reconstrir la terre d'Israël.
N’est-ce pas là un blasphème, une insulte à notre sainte Torah? Cela ne cause-t-il pas chagrin et douleur à la sainte Présence divine, qui est la Royauté, et à la Terre d’Israël, la mère d’Israël, qui est aussi la Royauté?
Malheur aux oreilles qui ont entendu cela. C’est manifestement une faute grave que de prononcer de telles choses.

Toute personne intelligente dotée d’un cerveau se rendra compte que c’est exactement ce qui s’est passé avec Yéhochoua et Calev (avec les explorateurs dans le désert). Ils n’ont pas eu peur de proclamer la vérité en public, s’opposant à toute la communauté (du peuple juif), y compris aux princes (nési'im) qui se "sanctifiaient" en perturbant et en empêchant les Bné Israël d’entrer en terre d’Israël. "

-> "Cela explique les paroles de notre maître, le Ohr Ha'Haïm hakadoch. Il écrit (Béhar 25,25) que les dirigeants d’Israël à travers les générations seront tenus pour responsables du fait que nous sommes toujours en exil, car ils auraient dû inspirer les enfants d’Israël à aimer la terre d’Israël.

Le brillant prince de la Torah de Dvinsk abonde dans ce sens dans son fascicule (intitulé Yéchivat Eretz Israël - 85a) : "Les gaonim qui siègent dans les tentes de la Torah et de la sagesse et sur les sièges du rabbinat (que D. leur accorde une longue vie) ont pour obligation première de faire connaître cette mitsva bien-aimée, noble et profonde, qui touche à l’existence et au caractère mêmes de notre nation. Car la longue durée de l’exil a fait que beaucoup de gens ont pratiquement oublié cette mitsva (d'habiter en terre d'Israël). Il y en a même qui sont assez obstinés pour s’y opposer publiquement. Cette erreur ne peut être facilement éradiquée à moins que nos brillants rabbins, qui siègent en jugement, ne se mobilisent pour réformer ces personnes obstinées."

Ces fanatiques ont répandu la haine et l’animosité dans tout le monde orthodoxe contre le groupe qui s’était consacré à redonner à notre terre d'Israël sa gloire d’antan.
En conséquence, ils ont également fait en sorte que cette Terre tant convoitée soit méprisée. Ils se sont laissés piéger par la faute des explorateurs, à propos desquels il est dit : "Ils murmuraient dans leurs tentes ... Ils méprisaient la Terre tant convoitée" (Téhilim 106,24-25).
Quel fut le résultat de l’action des explorateurs? Ils ont causé un chagrin éternel.
Les "explorateurs" d’aujourd’hui, eux aussi, ont ajouté la douleur à la douleur, nous conduisant à notre situation actuelle où nous voyons horreur après horreur et pleurs après pleurs dans la Maison d’Israël.
Tout cela s’est produit parce que nous avons méprisé la terre désirable. "

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+ Le faute des explorateurs est une faute que nous devons rectifier par l'aliyah :

-> "Le Tana déBé Eliyahou (1:2) nous dit de ne pas […] suivre les voies des explorateurs qui ont méprisé le terre d'Israël.
Ils ont dit que la Torah précédait la terre d’Israël, c’est pourquoi ils ne voulaient pas entrer dans le pays. Ils préféraient rester dans le désert et étudier la Torah avec Moché Rabénou, car la Torah n’était donnée qu’à ceux qui mangeaient la manne.
Ainsi, Eliyahou nous dit que "la voie de la Terre" = c’est-à-dire la voie qui mène à la terre d’Israël, précède la Torah.
Par conséquent, le midrach (Sifré - Réé 28, Dévarim 12,29) déclare : "Habiter en terre d’Israël l’emporte sur toute la Torah".

Le rabbi Akiva Yossef Schlesinger (1838-1922) écrit également que la raison pour laquelle les explorateurs ont échoué et n’ont pas voulu entrer en terre d’Israël est qu’ils craignaient le fait que les fautes commises là-bas, sont plus graves que celles commises en dehors de la Terre. [Tossafot Ben Yé'hiel - Eliyahou raba 1,1]
C’était une faute de leur part, car ils étaient comme les nations païennes qui refusent d’accepter le joug de la Torah pour la même raison. Le peuple juif, en revanche, a dit : "Nous ferons et nous comprendrons" (naassé vénichma - Michpatim 24,7), car il avait une grande confiance en Hachem ; et Hachem aide ceux qui viennent pour se purifier (Shabbath 104a)."
[ Hachem déclare : "Si seulement Mes enfants étaient auprès de Moi en terre d'Israël, quand bien même, ils souilleraient le pays" (midrach Yalkout Chimoni 2,1038 ; Eikha rabba 3,7) - cela témoigne de l'importance aux yeux d'Hachem de notre présence en Israël, même par rapport aux mitsvot. ]

-> "Tout comme à l’époque des explorateurs, tous les Bné Israël s’étaient unis pour le mal, pour s’opposer à la terre d’Israël ; aujourd’hui aussi, nous devons unir tous les juifs pour le bien, pour soutenir la terre d’Israël.
Ainsi, nous rembourserons notre dette, nous déchirerons notre registre de responsabilités, et nous ferons briller sur nous la gloire d'Hachem avec la guéoula complète, rapidement, de nos jours."

-> "Sachez que tous ceux qui s’opposent à (la nécessité de faire son) aliyah, de construire et d'habiter la terre d'Israël appartiennent au camp des explorateurs.
Mais tous ceux qui choisissent l’aliyah appartiennent au camp de Yéhochoua et de Calev."

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+ L'exil conduit le peuple juif à perdre de vue l'importance de vivre en terre d'Israël :

-> Le Chlah hakadoch et le 'Hatam Sofer ont déploré le fait que certains juifs sont complètement absorbés par leur terre en diaspora ... Ils ne se soucient et ne souhaitent qu'y gagner honorablement leur vie et construire une grande maison avec une cour en pierres taillées (de même avec un très bel appartement, au-delà du nécessaire). Ils la construisent pour qu’elle dure de nombreuses années, afin de pouvoir la léguer à leurs enfants et petits-enfants, qui naîtront sur une terre étrangère, car ils espèrent avoir une nombreuse descendance et vivre longtemps en exil.
C’est ainsi que nous avons perdu des centaines et des milliers d’années en exil et donné toute notre force et notre richesse à notre belle-mère (la terre en dehors d'Israël) ...
Au contraire, nous devons nous lever et monter vers notre véritable mère (terre d'Israël) et lui consacrer toutes nos forces, dès maintenant et pour toujours, afin de construire ses murs et de réparer ses ruines."

-> "Par conséquent, ceux qui ont un parti pris sur ce sujet (d'habiter en Israël) ne verront pas la vérité et ne se laisseront pas convaincre par nos paroles. Toutes les preuves du monde ne les toucheront pas, car ils sont frappés d’aveuglement, et leurs préjugés intérieurs les poussent à nier même des choses qui sont claires comme le jour.
Qui parmi nous est plus grand que les explorateurs? La Torah atteste qu’ils étaient des hommes intègres (les meilleurs chefs spirituels du peuple). Néanmoins, influencés par leur soif de pouvoir, ils ont rejeté la terre promise et ont égaré les autres, provoquant ainsi cet exil amer (comme l’expliquent nos Sages).
Yéhochoua et Calev se mirent à discuter avec eux et tentèrent de prouver l’authenticité de Moché et de sa Torah. Ils proclamèrent : "Montons sans tarder" (Lé'h Lé'ha 13,30). Ils avancèrent même de longs arguments et des preuves pour montrer que les Bné Israël réussiraient [à entrer dans la Terre], comme le dit Rachi. Néanmoins, ils ne parvinrent pas à les convaincre [les explorateurs], car ceux-ci étaient aveuglés par des motivations cachées. (les explorateurs pensaient bien faire, être dans le émet!)

Il en va de même à notre époque, même parmi les rabbins. Celui-ci occupe un poste rabbinique prestigieux ; celui-là est un admour renommé ; et celui-ci possède une entreprise ou une usine rentable, ou un emploi prestigieux qui lui procure une grande satisfaction.
Ils craignent que leur statut ne décline s’ils se rendent en terre d’Israël.
Les personnes de ce genre sont influencées par leurs motivations égoïstes profondément enracinées à tel point qu’elles ne se rendent pas compte elles-mêmes que leurs préjugés parlent en leur faveur.

Le Zohar (III,158a) et le Chlah hakadoch expliquent que les explorateurs craignaient de perdre leurs positions de dirgieants (spirituels) en entrant en Israël.
Rachi (commentaire sur Kidouchin 69b), indique que les juifs qui vivaient confortablement en exil ne sont pas montés avec Ezra en terre d’Israël.
Seules les âmes pauvres et abattues (découragées) sont montées avec lui.
De plus, le Séder HaDorot cite notre maître, le S’ma, qui a lu ce qui suit dans Maassé Nissim (du Rokéa'h - rabbi Eliézer de Worms) :
Ezra envoya des lettres à toutes les communautés de la diaspora pour les exhorter à monter avec lui en terre d’Israël. L’une de ces lettres parvint à la ville de Worms, en Allemagne. Les juifs qui y résidaient répondirent : "Tu peux habiter dans la grande Jérusalem, nous habiterons ici dans la petite Jérusalem".
Ils dirent cela parce qu’ils étaient très importants aux yeux des ministres et des non juifs. Ils étaient extrêmement riches et vivaient paisiblement en exil ...
Ils (ces juifs de Worms) s’étaient installés là-bas au moment de la destruction du premier Temple, mais quand Ezra leur demanda de revenir à la fin des 70 ans, ils refusèrent ...

Il en a toujours été ainsi ; quand les juifs vivent confortablement en exil, ils ne veulent pas entendre parler d'aliyah vers la Terre d’Israël. '
[si Hachem décide que c'est le moment de revenir en Israël (pour permettre au processus de guéoula de se finaliser), alors soit on y va de nous-même (faisant un kidouch Hachem qu'on quitte un confortable exil par vrai amour de la mitsva de résider en Israël, où le divin est beaucoup plus présent), soit Hachem doit nous y pousser par des coup de bâton, des malheurs, que D. préserve. ]

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3°/ Selon le Gaon de Vilna :

-> La faute des explorateurs (méraglim) ... plane sur la nation d’Israël à chaque génération ...
beaucoup de ceux qui se sont rendus coupables de cette grande faute consistant à "mépriser la terre [d'Israël] tant chérie", ainsi que de nombreux gardiens de la Torah, ne sauront ni ne comprendront qu’ils sont pris au piège de la faute des explorateurs, qu’ils ont été entraînés dans la faute des explorateurs par de nombreuses idées fausses et des affirmations creuses.
Et ils dissimulent leurs idées derrière l’erreur déjà démontrée selon laquelle la mitsva de résider en Israël ne s’applique plus de nos jours, une opinion qui a déjà été réfutée par les géants du monde, les Richonim et les Achronim, qui ont établi que "qu'habiter en terre d’Israël équivaut à toutes les mitsvot de la Torah".
[le Gaon de Vilna - rapporté par rabbi Hillel de Shklov (qui était un disciple et un petit-neveu du Gaon de Vilna) - dans son Kol Hator - chap.5]

=> Le Gaon de Vilna critique vivement les chefs spirituels (les gardiens de la Torah) qui n’encouragent pas l’aliyah, ainsi que ceux qui n’apprécient pas et ne reconnaissent pas le cadeau de la terre d’Israël qu'Hachem avait fait au peuple juif (dont on bénéficie en y résidant, ou à défaut en aspirer sincèrement y vivre).

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4°/ Autres :

-> "En vérité, Jérusalem sera reconstruite quand les juifs en auront une nostalgie extrême, à tel point, qu’ils chériront ses pierres et sa poussière."
[Rabbi Yéhouda haLévi (1075-1141) – le Kouzari 5,27]
[d'une certaine façon peu importe notre niveau spirituel, peu importe ce qu'on a pu faire de mal dans notre vie, ce qui compte pour amener le machia'h qui reconstruira le Temple, c'est notre amour pour Israël, dont la ville de Jérusalem.
ainsi d'une certaine façon en proclamant : "l'année prochaine à Jérusalem", nous développons de l'aspiration pour elle, et par ce mérite nous provoquons le fait qu'elle sera reconstruite et que tous les juifs s'y retrouveront! ]

-> Le Sforno (1470-1550) explique que les juifs furent exilés parce qu'ils méprisaient le pays d'Israël, et la délivrance viendra à travers la réparation de cette faute.

-> Le Maharcha (guémara Taanit 15a) écrit que lorsque les habitants d'Israël chérissent les pierres et la poussière de la terre d'Israël, ils hâtent d'autant le moment fixé pour la Délivrance (guéoula).
[le Maharcha a vécu de 1555 à 1631. ]

-> Le rabbi Yissa'har Shlomo Teichtal, qu'on a pu voir précédemment, écrit (dans Ein haBanim Sémé’ha) :
"La guéoula dépend uniquement de l'amour que les juifs témoignent à la terre d'Israël.
Le plus ils la chérissent, le plus vite la guéoula arrivera."

-> La terre d'Israël (erets Israël - ארץ ישראל) possède la même valeur numérique que : "tét lev" (prendre à cœur - תת לב).
Si tous les juifs prennent à cœur de [vouloir] monter en terre d'Israël, le machia'h viendra.
['Hida (1724-1806) - Na'hal Kédoumim]

-> Lorsque le 'Hafets 'Haïm a entendu que des implantations ont été créés en Israël : à Ré'hovot, à Richon léTsion et à Guédéra, il a dit en yiddish : "Voici! la chose (guéoula) a déjà commencé".

-> "Tant que Sion est en ruines, le Rédempteur n'est pas encore venu" (Rachi - Yéchayahou 54,20)
[ainsi en bâtissant le pays d'Israël, on hâte la rédemption]

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-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Béhar 25,25) écrit que les leaders (spirituels) d'Israël, à travers les générations, seront tenus pour responsables de ce que nous nous trouvons toujours en exil, car ils auraient dû inspirer aux Bné Israël l'amour pour la terre d'Israël.
[il a vécu de 1696 à 1743
d'une certaine façon, on peut dire que de même que des leaders spirituels (ex: nessi'im) ont participé à la faute en tant qu'explorateurs, ou n'ont pas réagi suite au récit des explorateurs, de même ils doivent réparé cette erreurs en étant des moteurs pour réveiller un amour puissant pour la terre d'Israël, et l'importance incroyable pour tout juif d'y vivre. ]

-> Le Yaavets (Sidour Beit Yaakov - Soulam beit El) écrit que lorsque les juifs négligent la terre d'Israël, de cruelles persécutions viennent les frapper.
[il a vécu de 1697 à 1776 ]

-> " Toutes les souffrances qui arrivent aux juifs le sont car ils ne désirent pas ardemment la terre d'Israël"
[midrach Téhilim 17,1]
[on a pu voir que la faute des explorateurs où l'on a pleuré en écoutant le lachon ara sur la terre d'Israël, conduit au fait que nous pleurons chaque année sur la perte du Temple, on peut ajouter qu'en réalité tous nos malheurs viennent du fait qu'on a pas réparer cela en développant de l'amour fou pour notre Terre. ]

(b'h, également à ce sujet : https://todahm.com/2018/05/30/6452-2 )

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-> Nos Sages (cf. Pessikta rabbati 27-32) affirment que notre mère Sion pleure et se lamente sur nous lorsque nous sommes en exil et qu'elle attend que nous retournions en son sein.
[on peut ajouter à cela la notion que nous avions un lien de vie avec Israël, d'où les émotions fortes en cas d'éloignement : https://todahm.com/2026/06/11/terre-disrael-un-lien-vivant-un-lien-divin ]

-> Hachem déclare : "Si seulement Mes enfants étaient auprès de Moi en terre d'Israël, quand bien même, ils souilleraient le pays"
[midrach Yalkout Chimoni 2,1038 ; Eikha rabba 3,7]

-> Hachem dit : "Un petit groupe dans la terre d'Israël m'est plus cher [à Mes yeux] qu'un Sanhédrin entier en dehors de la terre [d'Israël]."
[guémara Yérouchalmi Sanhédrin 86]

[papa Hachem nous supplie de Le retrouver en terre d'Israël, le palais du Roi, lieu où Il se trouve d'une façon beaucoup beaucoup plus présente qu'ailleurs. Est-ce que notre but dans la vie c'est d'être proche de Lui, de Lui faire plaisir en étant à Ses côtés, ou bien préférons-nous aspirer à faire ce que JE préfère, ce qui m'arrange, ...  (laissons Hachem loin de nous, Son enfant adoré!)
(si sincèrement on ne peut pas vivre actuellement en Israël, néanmoins on doit le désirer plus que tout, on doit considérer la terre d'Israël plus belle et importante à nos yeux que tout autre endroit dans le monde, ... )]

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-> Rabbi Chimon bar Yo'haï enseigne : "les Bné Israël ont méprisé 3 choses : le royaume des Cieux, le royaume de la Maison de David et le Temple."
Rabbi Chimon ben Ménassia dit : "Il ne sera pas montré à Israël de signe favorable avant qu'il ne se repente et ne se mette en quête de ces 3 choses"."
[Yalkout Chimoni 2,106]

-> Le rav Alcalaï (Min'hat Yéhouda - section 18) commente :
"Puisqu'il est dit qu'Israël ne verra pas de signe favorable avant de se mettre en quête de ces 3 choses, nous avons certainement un grand devoir de nous y consacrer.
- le royaume des Cieux = le Zohar (III, 276a) affirme : "Hachem n'est appelé "Roi" qu'en terre d'Israël".
Ainsi, le premier acte de repentir d'Israël à la fin des temps sera de se mettre en quête du royaume des Cieux. Autrement dit, ils retourneront en terre d'Israël de sorte que Hachem puisse être appelé "Roi" ...
en effet : "Celui qui demeure en dehors du pays [d'Israël] est comme celui qui n'a pas de D." (guémara Kétoubot 110b).

Le rav Yéhouda Bibas explique le verset : "Revenez à Moi, et Je reviendrai à vous" (Mala'hi 3,7) = Israël reviendra s'abriter auprès de D. en terre d'Israël, ensuite de quoi, Hachem fera résider Sa Présence Divine au milieu de nous.

Le Zohar (II,17a) écrit : Rabbi Yossé a dit : "Si les juifs sont asservis davantage [en exil], ce ne sera pas à cause du décret du Roi, mais parce qu'ils refusent d'aller à Sa rencontre".
Il me semble que les mots "aller à Sa rencontre" sous-entendent que les juifs retourneront en terre d'Israël, comme l'affirme le rav Yéhouda Bibas. En effet, il n'est pas dit "revenir dans le repentir", selon l'expression [usuelle] de nos Sages."

-> Le rav Yissa'har Teichtal en conclut que le fait même que les juifs aspirent à retourner en terre d'Israël, qui est une mitsva de premier plan, constitue leur repentir (puisque cela permet que s'accomplisse le verset : "Revenez vers Moi"), et cela les rend alors dignes d'être témoins de la délivrance finale.
Il écrit aussi : "Fort de cela, on réalisera également que la rédemption ne dépend que de notre amour pour la terre sainte [d'Israël]. Plus nous la chérirons, plus nous hâterons la rédemption."

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+ Faute des explorateurs & ne pas critiquer la terre d'Israël :

-> "Et puissiez-vous voir le bonheur de Jérusalem" (Téhilim 128,5)
Le rav Yossef 'Haïm Sonnenfeld commente : on ne doit voir que le bonheur de la terre d'Israël, autrement dit, tous les aspects heureux de Jérusalem.
On doit prendre garde à ne pas être un "explorateur", à D. ne plaise.
Les explorateurs furent punis pour avoir proféré des calomnies sur la terre d'Israël à un moment où il ne s'y trouvait aucun juif.

-> La guémara (Kétoubot 112) rapporte : "Rabbi Ami et Rabbi Assi avait l'habitude [avec leurs élèves] de les faire se lever [et se déplacer] d'un endroit en plein soleil à un endroit à l'ombre, et d'un endroit à l'ombre à un endroit au soleil."

Rachi explique : "Quand le soleil arrivait à l’endroit où ils étaient assis et tapait sur eux, ils se levaient pour aller s’asseoir à l’ombre, et en hiver ils évitaient l’ombre et s’asseyaient au soleil, pour qu’on ne puisse pas protester contre Erets Israël".

Le Saba de Slabodka dit : Cela nous enseigne combien il faut faire attention à ne pas dire du mal de la terre d'Israël, même quelque chose de vrai que tout le monde sait. En effet, la chaleur en été et le froid en hiver sont véritablement pénibles. Et malgré tout, comme cette souffrance risque de provoquer une protestation contre le pays, ce qui est interdit, les Amoraïm faisaient attention à ne pas en arriver là. C’est pourquoi ils changeaient de place selon la position du soleil et de l’ombre.

Le Ben Ich 'Haï commente également :
"cela était afin qu'aucun élève ne puisse en venir à dire à propos du lieu où ils étaient : "cela n'est pas bien", et par là en venir à parler mal d'une partie de la terre d'Israël.
De là, nous devons tous apprendre une leçon : il faut garder notre bouche et notre langue de prononcer quelque chose de négatif, de condamner, même une simple coudée de la terre d'Israël, ou sur ses constructions ; et même à un moment où la terre est abandonnée et entre les mains des non-juifs, et que les maisons appartiennent à des non-juifs."

-> Toute la Torah est remplie de louanges de la terre d'Israël. Comment un juif craignant D. peut-il dire l'opposé de ce qui est écrit dans la Torah?
[rav Shmouël Mohliver]

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b'h, voir également :
-> La guéoula viendra par notre appréciation de la terre d'Israël : https://todahm.com/2025/06/17/la-gueoula-viendra-par-notre-appreciation-de-la-terre-disrael

-> Venir vivre en Israël = sonner le plus beau shofar du machia'h : https://todahm.com/2026/02/04/venir-vivre-en-israel-sonner-le-plus-beau-shofar-du-machiah

-> également : https://todahm.com/2023/04/13/38905

Faire son aliya = réparer la faute des explorateurs

+ Faire son aliya = réparer la faute des explorateurs :

-> "Un petit groupe en terre d'Israël est plus précieux qu'un grand Sanhédrin en dehors d'Israël" (Yérouchalmi Nédarim 6,8).
La racine de l'exil et de la négativité qui en résulte dans le monde est que nous ne proclamons pas la valeur et la sagesse de la terre d'Israël.
En effet, nous n'avons pas réparé la faute des explorateurs qui ont parlé négativement de la terre. Pour y remédier, nous devons faire le contraire : proclamer au monde entier la gloire et la beauté de la terre, sa sainteté et son honneur.
Espérons qu'après toutes nos louanges, nous ayons peut-être réussi à exprimer ne serait-ce qu'un dix-millième de l'incroyable beauté de la terre, de la lumière glorieuse de sa Torah, de l'illumination [spirituelle] élevée de sa sagesse et de l'esprit saint qui palpite à l'intérieur de la terre.

Il existe certes de nombreux niveaux en matière de sainteté (kédoucha) et de 'hol.
"Chacun est consumé par la proximité de son ami" (Baba Batra 75b). Néanmoins, il existe en Terre d'Israël une lumière et un bonheur sacrés qui n'existent véritablement nulle part ailleurs en diaspora. [Hachem y est infiniment plus présent! ]
Cela est particulièrement vrai pour les érudits de la Torah qui recherchent activement Hachem. Même dans ma petitesse, je sais que ce principe est vrai pour moi.
[rav Avraham Kook - Igrot haRaaya 1, p.102 - Lettre au rabbin Dr Moché Seidel le 1er janvier 1905 ]

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+ Aliya pour chaque individu ou pour toute une communauté :

-> Le rav Kook a un jour fait la distinction suivante. Si un individu vient vous demander s'il doit faire son Aliya et vivre en Israël, vous devez lui répondre en fonction de sa situation personnelle.
Cependant, toute personne qui dissuade toute une communauté de vivre en terre d'Israël est considérée comme l'un des "explorateurs" qui parlent négativement de la terre d'Israël.
[rav Avraham Kook - Shiv'hé haRaaya - p.271 ]

"Envoie pour toi des hommes" (Chéla'h Lé'ha 13,2)

Le principe mystique sous-jacent est le suivant : Lorsqu'un juif arrive dans un lieu et sert Hachem, toutes les étincelles de ce lieu s'effacent devant lui, car il révèle leur racine et le but de leur création.
Comme le disent nos Sages (guémara Shabbath 31b) : "Hachem a créé Son monde uniquement pour que les hommes Le craignent". Il est alors facile pour cette personne de les "conquérir", c'est-à-dire de les élever.

C'était le but de l'envoi des espions, à savoir que leur seule présence dans le pays "gênerait" et donc affaiblirait ses habitants, les rendant ainsi plus faciles à conquérir.
Cependant, une personne doit se dépouiller de son physique pour que toutes les étincelles qu'elle rencontre soient embarrassées devant elle. Ce n'est qu'alors qu'il pourra les conquérir.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chéla'h Lé'ha 13,2 ]

=> En envoyant les espions explorer le pays, Moché cherchait à priver ses habitants de tout pouvoir spirituel (étincelles de sainteté) susceptible de résister à la mission sacrée du peuple juif de conquérir le pays.

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-> Un principe mystique est le suivant : Tout endroit où l'étincelle [de sainteté] peut être élevée est facile à conquérir. Or, il est impossible de conquérir un lieu où il est impossible d'élever l'étincelle, à moins de se dépouiller de son physique/matérialité ...

Ainsi, nous voyons qu'en général, il n'était pas naturellement possible d'élever les étincelles enfouies dans les habitants de la terre d'Israël. Puisque Moshé a envoyé des espions dans un pays où il était impossible d'élever une étincelle, il leur a demandé de se dépouiller de leur physique.
C'est le sens profond du terme "envoyer" (chéla'h), qui dénote le "dessaisissement", le "rejet" de la matérialité.
C'est le sens profond de la phrase "Envoyez pour vous des hommes" (chéla'h lé'ha anachim).
[ "Ils dépouillèrent (vayafchifou) Yossef de sa tunique" (37,23), le Targoum traduit le mot "ils dépouollèrent" en araméen en utilisant la racine qui signifie "envoyer" (véachla'hou). (d'où le lien avec "chéla'h) ]
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chéla'h Lé'ha 13,2 ]

=> Pour que les espions puissent mener à bien leur difficile mission, il était nécessaire qu'ils se dépouillent de toute trace de matérialité (se liant entièrement à la spiritualité, non à leur égo mais 100% à la volonté d'Hachem).

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-> "Envoie pour toi pour toi-même ... qui exploreront le pays de Canaan que je donne aux Bné Israël" (Chéla'h Lé'ha 13,2)

-> De nombreux commentateurs (comme Rachi) ont noté la difficulté flagrante à comprendre la portée des mots " pour toi-même" (lé'ha).

Il me semble que l'objectif premier d'Hachem était d'envoyer des hommes craignant D. et parfaitement justes (tsadikim), dont tout le but dans la vie était de servir D.
Leur mission n'était pas, à D. ne plaise, d'inspecter la qualité physique de la terre. Au contraire, Hachem a ordonné à Moché d'envoyer des serviteurs de D. en avant afin d'avoir un impact sur la terre par leur service Divin, leur étude de la Torah et leurs prières, et d'attirer ainsi la vitalité et la bonté Divines de la "terre au Ciel (céleste)" d'Israël vers la "terre inférieure (ici-bas)" d'Israël.
De cette manière, la terre ici-bas elle-même souhaiterait l'arrivée de la progéniture d'Avraham, d'Its'hak et de Yaakov.

Tel est donc le sens profond du mot "envoyer" (chéla'h), qui signifie "tirer" ou "étendre", comme dans le verset : "et elle envoya (vatichla'h) sa servante" (Chémot 2,5). Nos Sages (guémara Sotah 12b) interprètent ce verset comme signifiant que la fille de Pharaon a miraculeusement allongé son bras à une longueur anormale.
En d'autres termes, Hachem voulait faire sortir des espions la matérialité naturelle de leur humanité, afin qu'ils puissent atteindre le niveau de Moché.

Tel est donc le sens profond du passage "Envoyez (chéla'h) pour vous des hommes (anachim)", qui implique que leur humanité (énochoutam) doit être retirée (chéla'h) d'eux, ils doivent être dépouillés de leur corporalité jusqu'à ce qu'ils atteignent "vous-mêmes" = le niveau de Moché, un niveau spirituel auquel leur entrée dans le pays de Canaan ne se fera pas dans le but de vérifier ses propriétés physiques/matérielles, à D. ne plaise, mais dans le but, dès leur arrivée, d'étudier la Torah et de s'engager dans l'adoration Divine.
C'est ce à quoi fait allusion l'expression suivante du verset : "et ils exploreront" (vayatourou), qui est phonétiquement similaire au mot "Torah".

Le point essentiel est que lorsque le peuple juif s'implique dans l'étude de la Torah et l'observance des mitsvot, il acquiert pour lui-même une part de la terre d'Israël en plus de celle qu'il hérite de ses ancêtres, car il gagne en outre une part de la terre en raison de l'effet spirituel qu'il exerce sur elle grâce à la Torah qu'il étudie et aux mitsvot qu'il accomplit.

Telle est la signification profonde des mots suivants du verset : "Que je donne aux Bné Israël" (ano notèn liBné Israël), en utilisant le verbe au présent. Cela suggère que lorsque le peuple juif s'engage dans l'étude de la Torah et l'observance des mitzvos, D. donne continuellement la terre Sainte au peuple juif.

Ce n'était cependant pas la perspective des imbéciles qui pensaient que Moché avait envoyé les espions pour découvrir les propriétés physiques/matérielles de la terre. C'est pourquoi Moché a prié, en ce qui concerne Yéhochoua : "que D. te préserve du conseil des [autres] espions" (guémara Sotah 34b), ce qui signifie que Yéhochoua ne doit pas se joindre aux espions dans leur mission matérialiste.
Au contraire, son objectif doit rester principalement "et ils exploreront" (vayatourou), qui est phonétiquement similaire au mot "Torah".
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chéla'h Lé'ha 13,2 ]

=> Nous méritons le don de la terre d'Israël par l'étude de la Torah et l'observation des mitsvot.

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-> Le midrach (Kohélet rabba 1,4) explique que, de même qu'une personne a 248 membres et 365 nerfs (Makot 23b), la terre d'Israël a des membres et des nerfs correspondants.
Comme le dit la Torah, "la nudité de la terre" (Mikets 42,9 - ceci est dit pour l'Egypte, mais logiquement le même peut s'appliquer à la terre d'Israël) , "le cœur de la terre" (Yéchayahou 40,2), "le nombril de la terre" (Yé'hezkel 38,12), et "les yeux de la terre" (Balak 22,5).
Les 248 membres d'une personne correspondent aux 248 commandements positifs ; les 365 nerfs correspondent aux 365 commandements négatifs. (Zohar 1,170b)
Chaque nerf/tendon est tenu d'observer le précepte négatif qui lui correspond.
Il en va de même pour la terre d'Israël. Ses membres figuratifs et ses tendons sont tenus d'observer les 613 mitsvot auxquelles ils correspondent.
Lorsque le peuple juif accomplit les commandements sur la terre d'Israël, celle-ci aspire à ce que le peuple juif y vive afin qu'il puisse accomplir les 613 mitsvot de la Torah.

En conséquence, Moché envoya les 12 hommes, leur ordonnant d'explorer (vayatourou), en utilisant un mot qui est lié au mot "Torah".
À un niveau plus profond, cela implique que les espions ont été envoyés dans le but d'étudier la Torah et d'accomplir des mitsvot dans le pays.
L'étude de la Torah et l'accomplissement des mitzvos dans le pays le rendraient plus facile à conquérir. Le peuple juif aurait alors infusé la spiritualité dans le pays, le transformant en récepteur.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chéla'h Lé'ha 13,16 ]

"Hachem est lent à la colère" (Hachem éré'h apayim - Chéla'h Lé'ha 14,18)

-> Lorsque le peuple juif a fauté en fabriquant le Veau d'or, il a transgressé D.
Ici, lorsque Moché a envoyé les espions, la faute des espions a violé la stature même du peuple juif, car elle a montré un manque de croyance qu'ils avaient le pouvoir de tout renverser, même l'affaire la plus difficile, grâce à leurs prières.

En réalité, l'attribut de compassion/miséricorde d'Hachem est basé sur Son empathie avec les mondes inférieurs, de la même manière qu'une personne riche, lorsqu'elle fait preuve de compassion envers une personne pauvre, doit d'abord compatir à la détresse de la personne pauvre afin de pouvoir ensuite lui témoigner de la compassion. Il en va de même pour l'attribut de compassion de D.

De même, l'attribut de bonté de D. consiste à nous faire trouver la faveur, la grâce, aux yeux de D.

La faute des espions reflétait un manque de croyance en cet attribut de la compassion, selon lequel D. compatit à la situation critique/difficile du peuple juif.
Il exprime également une incroyance à l'égard de Son attribut de bonté, puisque leurs actions ont été motivées par leur non croyance à l'égard du fait que nous trouvons grâce aux yeux d'Hachem.
C'est pourquoi, dans ce verset, Moché n'a pas essayé d'évoquer le trait Divin de la compassion ou celui de la bonté.

Lorsque D. a proclamé ses 13 attributs de miséricorde (Ki Tissa 34,6), il a énuméré les attributs de la compassion et de la bonté avant l'attribut de la lenteur à la colère.
A la place, Moché commença par l'attribut "lent à la colère".
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

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=> L'empathie d'Hachem à l'égard de la situation difficile des juifs l'amène à faire preuve de compassion et de grâce à notre égard. Les espions ne croyaient pas à l'empathie d'Hachem.
C'est pourquoi, lorsque Moché plaide pour le pardon de D., il saute ces 2 attributs et commence plutôt par le suivant : "lent à la colère" (éré'h apayim).

L’impact de la parole d’un tsadik

+ L'impact de la parole :

Hachem dit : "Je leur ai pardonné selon ta parole" (Chéla'h Lé'ha 14,20)

-> Rachi commente : "À cause de ce que tu [c'est-à-dire Moché] as dit : 'De peur que le peuple du pays d'où tu nous as fait sortir ne dise : 'C'est à cause de l'incapacité de D. à les faire entrer dans le pays ...'" (Ekev 9,28).
Qu'est-ce que Rachi essaie de nous dire exactement?

Il semblerait que Rachi ait à l'esprit ce qui suit :
Moché a prié Hachem au nom du peuple juif, arguant que la destruction du peuple juif entraînerait une profanation de Son Nom, comme le dit le verset : "Et l'Egypte entendra" (Chéla'h Lé'ha 14,13).
Cet argument est problématique. Toutes les pensées et les voies de l'homme sont entre les mains de D., qui peut les influencer à Sa guise. S'il en est ainsi, Il peut facilement modifier les pensées des nations, afin qu'elles ne pensent pas que D. a détruit le peuple juif parce qu'Il était incapable de le faire entrer dans la terre d'Israël, et de cette façon il n'y aurait pas de profanation de Son Nom.

L'explication est la suivante : La parole du tsadik a un impact à la fois en-Haut et en bas, comme il est dit : "Tu prendras une décision, et elle s'accomplira pour toi" (Iyov 22,28). [guémara Taanit 23a]
Cela étant, lorsque Moché a dit dans sa prière à Hachem qu'il y aurait, à D. ne plaise, une profanation de Son Nom si D. détruisait le peuple juif, sa déclaration même a assuré qu'il y aurait une profanation de Son Nom.

C'est à cela que Rachi fait allusion lorsqu'il dit : "A cause de ce que tu as dit".
D. dit à Moché : "Tes paroles auront certainement un impact, et les nations diront certainement ce que tu craignais qu'elles disent. Mais si tu n'avais pas dit : "De peur que les habitants du pays d'où tu nous as fait sortir ne disent : "C'est à cause de l'incapacité de D. à les faire venir dans le pays", les non-juifs n'auraient pas dit cela. Mais dès que tu as dit qu'ils diraient cela, ils le diront certainement", comme il est dit : "Tu prendras une décision, et elle s'accomplira pour toi."
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

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=> Une fois que Moché a parlé, même D., pour ainsi dire, a estimé qu'il était impossible d'aller à l'encontre de la parole de Moché.
En effet, Hachem lui-même a déclaré à propos des paroles d'un tsadik : "Tu prendras une décision, et elle s'accomplira pour toi" (Taanit 23a), indiquant ainsi qu'il s'agit bien de Sa volonté divine.

La ville de ‘Hévron

+++ La ville de 'Hévron :

"Il vint jusqu'à 'Hevron" (Chéla'h Lé'ha 13,22)

-> Lorsque Kalev est venu à Hévron [à Méarat haMakhpéla] : "Il alla se prosterner sur les tombes des Patriarches. Il dit : Pères du monde, priez pour moi afin que je sois sauvé du mauvais conseil des autres explorateurs." (guémara Sota 34b).

-> Le Ramban ('Hayé Sarah 23,19) écrit que l'acquisition du Méarat haMakhpéla est écrite dans la Torah pour faire connaître le lieu de sépulture des Patriarches (Avot) puisque nous sommes obligés de l'honorer.
Le Min'hat Elazar (dans son shu"t 1:68) écrit qu'honorer les tsadikim et nos Patriarches consistent à aller prier sur leurs lieux de sépulture.

-> Rabbénou Bé'hayé ('Hayé Sarah 23:2) écrit à propos de Kiryat Arba, appelée aussi 'Hévron, que quiconque y est enterré est relié en haut, dans la ville d'Hachem, aux 4 camps de la Ché'hina ('Hevron, a pour racine 'hibour, qui signifie relier). Ce n'est pas pour rien que les Avos l'ont désiré.
De là, les âmes méritent d'être connectées à leur racine qui est le Kissé haKavod (le "Trône Divin de Gloire").

-> Le Zohar (Béréchit 38b) nous informe que les portes du Gan Eden se trouvent près de l'entrée du Méarat haMakhpéla.

-> Le Zohar (1;127a) nous enseigne que "l'entrée du paradis (Gan Eden)" correspond à la caverne de la Ma'hpéla, située à 'Hévron, et tous les êtres humains passent à travers cette caverne lorsqu'ils quittent ce monde.
Le Zohar fait également mention du fait qu'après qu'Avraham soit entré dans la caverne pour l'inspecter, il aperçut "une porte ouverte vers le paradis", et "de plus, il vit une lumière brillante qui éclairait la caverne".
[En hébreu, la racine à l'origine du mot 'Hévron, signifie : "joindre" ('hibour). C'est un lieu de jonction entre le Ciel et la terre. Il en ressort une notion de perception d'une lumière, et d'un lieu de passage entre 2 domaines (la terre et le Ciel). ]

-> Le Zohar (paracha Lé'h Lé'ha - p.81a) nous explique que le nom : 'Hevron vient du mot : 'Hibour, car dans la grotte de Makhpéla se trouve l'ouverture du Gan Éden, le monde d'ici-bas et le monde futur étant reliés.

-> Le Zohar ('Houkat 183a) nous dit que le lieu de l'enterrement de Moché et la caverne où sont enterrés Aharon et Myriam sont tous reliés.
Rabbi 'Haïm Vital (Hagahot 4) explique ces cavernes (où ils sont enterrés) sont liés entre eux, mais également avec Méarat haMakhpéla pour les relier aux Patriarches.

-> Le Mégalé Amoukot (Bé'houkotaï 25) rapporte que toutes nos prières montent par le Méarat haMakhpéla.

Nombreux sont ceux qui ont prié dans cet endroit spécial. Qui fut le premier à y prier?
Au-delà des odeurs spirituelles élevées qui s'y trouvent, Avraham a également vu une lumière émerger au milieu de la grotte. C'est là qu'il priait et c'est là qu'Hachem lui parlait. C'est pourquoi il désirait cet endroit.

-> Le midrach (Eikha Pessikhta Rabbati 24) raconte que Yirmiyahou y a prié au moment de la destruction du 1er Temple, lorsque les ennemis sont entrés dans le heichal et l'ont brûlé.

-> Plus tard dans l'histoire, nous avons une lettre du Rambam, dans laquelle il raconte qu'il est allé de Jérusalem à 'Hevron, où il a prié à la Méarat haMakhpéla. Il écrit que ces 2 jours (le 6 et le 9 mar'hechvan) : "j'ai fait le vœu que ce soit pour moi comme un Yom Tov avec prière, joie, nourriture et boisson." [rapporté dans le Séfer 'Harédim - mitsva hatéchouva - fin chap.3]

-> Le Bartenoura écrit dans une lettre :
"Je n'étais pas encore dans la ville sainte de Jérusalem car je suis allé à 'Hevron et j'y ai habité pendant de nombreux jours jusqu'à ce que le fait d'y vivre me soit tellement cher, presque plus que Jérusalem (kim'at yoter mi' Yérouchalayim)".
Il existe également une tradition selon laquelle l'enterrement à 'Hévron est préférable à celui de Jérusalem". [Darké Tsion - p. 52]

Dans une lettre que le Ramban (fin de son Torat haAdam) adresse à son fils, Rabbi Na'hman, il fait part de son projet de se rendre à 'Hevron pour prier là où les Avot sont enterrés et pour se faire une sépulture à proximité.

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-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada - Erouvin 19a) compare la Méarat HaMa'hpéla aux organes du corps d'une femme qui permettent le développement d'un bébé en elle.
Il écrit que tout comme le corps d'une femme contient de nombreuses veines et organes qui mènent à son utérus, où un fœtus se développe, de même, notre monde contient des "artères" qui mènent au Gan Eden.
Ces artères se trouvent dans la ville de 'Hevron, plus précisément à la Méarat HaMa'hpéla.

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-> "S'il te plaît, ne m'enterre pas en Egypte" (Vayé'hi 47,29)

Une des 3 explications de Rachi est : les morts ensevelis hors de la terre d'Israël "vivent" dans la souffrance des migrations souterraines.
[Ils sont obligés d'endurer la souffrance de rouler à travers des tunnels pour atteindre la terre d'Israël pour la résurrection des morts]

Par ailleurs, la guémara (Kétoubot 111b) enseigne qu'au moment de la résurrection des morts, les tsadikim vont jaillir et se lever à Jérusalem.

=> Quel est l'intérêt de l'enterrer à 'Hevron, si Yaakov devra quand même subir des souffrances pour atteindre Jérusalem?

-> Le Mérafsin Igri répond que ceux qui sont enterrés en dehors d'Israël devront rouler dans le sol jusqu'à atteindre Jérusalem, et là ils ressusciterons.
Par contre, ceux qui sont enterrés ailleurs qu'à Jérusalem, vont d'abord revenir à la vie là où ils sont enterrés, et ensuite ils pourront marcher normalement jusqu'à Jérusalem.
Cette cette première douleur (rouler dans le sol) que Yaakov voulait éviter.

-> Le Arizal écrit qu'il existe une cavité souterraine qui relit directement la grotte de Ma'hpéla ('Hebron) au Kotel. D'ailleurs, c'est par ce trajet que chaque veille de Shabbath, après le midi juif, nos Patriarches vont au Kotel.
On comprend mieux pourquoi, Yaakov ne s'est pas préoccupé d'être enterré à 'Hebron.

-> Le rav David Twerski (le premier Rabbi de Tolna) rapporte les paroles de nos Sages que si une personne est méritante, des anges Célestes vont amener sont cercueil jusqu'en terre d'Israël, au moment de la résurrection des morts, lui évitant ainsi les douleurs liées au déplacement.
De même, les anges vont retirer d'Israël ceux qui ne méritent absolument pas d'y être ressusciter.
C'est pourquoi, Yaakov a insisté pour être enterré en terre d'Israël, car dans son énorme humilité, il ne se considérait pas comme un tsadik, ne méritant pas que les anges viennent l'apporter en Israël.

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-> Nos Sages disent que lorsque les morts ressusciteront, ils seront transportés à la Méarat HaMa'hpéla, et se lèveront de là.
[Maharal - Gour Ayré - Vayé'hi (47,30) - se basant sur le Zohar]

-> Lorsque les morts ressusciteront, Hachem "secouera" la terre d'Israël (pour ainsi dire) et les réchaïm en seront chassés, ne laissant que les justes (tsadikim).
[midrach Michlé chap.17]

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-> b'h, voir également la grandeur de nos tsadikim après leur mort : https://todahm.com/2020/07/20/14197-2

12 explorateurs accompagnés de l’âme de leur chef de tribu

+++ 12 explorateurs accompagnés de l'âme de leur chef de tribu :

"Envoie pour toi des hommes pour explorer le pays... vous enverrez un homme, un homme par tribu paternelle, tous princes parmi eux" (Chéla'h Lé'ha 13,2)

-> Selon Rabbi Akiva, la redondance présente dans l'expression "un homme, un homme" (ich é'had ich é'had) indique qu'ils n'étaient pas 12 espions mais 24 en réalité.

-> Rachi explique au nom de la guémara (Sota 34b) que Moché pria pour Yéhochoua : "Que Hachem te sauve du complot des explorateurs".
L'épreuve à laquelle il allait être confronté était si grande, que Moché jugea nécessaire de prier pour son fidèle disciple afin qu'il ne trébuche pas.

=> Pourquoi Moché a-t-il jugé bon de prier uniquement pour son disciple Yéhochoua et non pour tous les autres explorateurs ?

-> Le Arizal (chaar hapessoukim) explique :
"D'après le sens littéral, Moché pria uniquement pour Yéhochoua car tout le peuple connaissait la prophétie d'Eldad et Medad, selon laquelle Moché allait mourir dans le désert et Yéhochoua ferait entrer le peuple en terre promise. Moché redouta que les explorateurs ne s'en prennent à Yéhochoua. Peut-être allaient-t-ils projeter de le tuer en chemin. Moché pria pour lui en ces termes : "Que Hachem te sauve du complot des explorateurs".
En d'autres termes, qu'ils ne projettent pas de te tuer."

[ainsi Moché ne pria pas dans le but que Yéhochoua ne soit pas influencé par les explorateurs mais plutôt pour le sauver du complot visant à le tuer. ]

[ rabbi Chmouel Vital dans ses annotations sur les paroles du Ari écrit : "on peut juger les explorateurs favorablement. En effet, ils ont parlé de la Terre [d'Israël] en termes négatifs afin que le peuple n'y entre pas parce qu'ils connaissaient la prophétie d'Eldad et Medad. Selon eux, il était préférable de tuer Yéhochoua afin d'empêcher le peuple d'entrer en terre d'Israël et éviter ainsi la mort de
Moché". ]

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=> On vient de voir le sens simple, quand est-il au niveau du sod?

-> Le Arizal (chaar hapessoukim) nous apporte une explication tout à fait surprenante concernant la mission des explorateurs. En effet, il attire notre attention sur un détail dans la Torah concernant la liste détaillée des noms des princes d'Israël : "Pour la tribu d'Efraïm : Hochéa fils de Noun" (Chéla'h Lé'ha 13,8).
Nous pouvons constater que le nom de Yossef n'est pas mentionné alors que pour la tribu de Ménaché il est écrit : "Pour la tribu de Yossef, pour la tribu de Ménaché : Gadi fils de Soussi" (Chéla'h Lé'ha 13,11).
Puisque Yossef a 2 enfants : Efraïm et Ménaché, pourquoi le nom de Yossef n'est-il pas mentionné également pour la tribu Efraïm?

Le Arizal explique que lorsque le Créateur vit que les espions seraient amenés à fauter, Il décréta que les néchamot (âmes) des tribus elles-mêmes, c'est-à-dire des fils de Yaakov, s'associent aux espions/explorateurs afin de les aider à ne pas tomber dans la faute.
Malgré cette aide providentielle, ils succombèrent ... et c'est le secret du verset : "Ils étaient tous des hommes, chefs des Bné Israël" (Chéla'h Lé'ha 13,3). Ce sont les tribus elles-mêmes qui sont ici appelées "les chefs des Bné Israël".

=> Nous comprenons les paroles de Rabbi Akiva qui explique que la Torah évoque 12 espions supplémentaires. Il fait allusion aux 12 tribus, c'est-à-dire les 12 fils de Yaakov qui se joignirent aux 12 chefs de tribus de cette génération pour les soutenir dans leur mission difficile.

==> À partir de cet enseignement, le Arizal explique pourquoi Moché pria uniquement pour Yéhochoua et non pour les autres explorateurs. En effet, chaque espion bénéficiait de l'aide de l'âme d'une tribu d'Israël afin de sortir victorieux de l'épreuve qui les attendait.
Cependant, Yéhochoua qui était le prince de la tribu d'Efraim, le fils de Yossef, n'avait pas bénéficié de l'aide providentiel de la néchama (âme) de Yossef car celle-ci s'était déjà attachée au prince de la tribu de Ménaché qui était son premier-né et c'est la raison pour laquelle le nom de Yossef est mentionné uniquement ave la tribu de Ménaché comme il est écrit : "Pour la tribu de Yossef, pour la tribu de Ménaché : Gadi fils de Soussi" (Chéla'h Lé'ha 13,11).
Aussi, Moché pria spécialement pour Yéhochoua dont l'âme suppléante lui faisait défaut.

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+ Différence entre la réincarnation & venir comme supplément d'âme :

-> Le Arizal (chaar haguilgoulim - hakdama 5) explique qu'il y a une grande différence entre la réincarnation d'une âme que l'on appelle "guilgoul", et l'attachement d'une âme à une autre que l'on appelle "ibour". [ibour néchama]

Le guilgoul vise à corriger un dommage réalisé lors d'une incarnation antérieure. Cette âme entre dans le corps d'une personne au jour de sa naissance et ne peut pas la quitter avant le jour de sa mort. Elle ressent les afflictions subies par le corps physique, y compris les souffrances associées à la mort.

Cependant, parfois l'âme d'un juste descend dans ce monde et s'attache à une personne pour l'aider à traverser une épreuve difficile; elle ne vient pas pour rectifier ses propres imperfections. Elle n'entre pas en cette personne le jour de sa naissance, mais simplement s'attache à elle pour l'aider momentanément en cas de besoin.
Par conséquent, elle n'est pas obligée de supporter la souffrance du corps. Ainsi, cette âme profite des bonnes actions de l'individu qui l'accueille. Mais si ce dernier vient à fauter, l'âme du juste abandonne le corps avant qu'elle ne soit entachée par les transgressions de la personne, comme il est dit : "Retirez-vous, de grâce, d'auprès des tentes de ces réchaïm" (Kora'h 16,26).

Ainsi, les âmes des tribus ne se sont pas réincarnées au sein des explorateurs à proprement parler, mais se sont attachées et unies aux âmes des explorateurs temporairement pour les aider à surmonter l'épreuve difficile qui les attendait.
Par conséquent, lorsque les explorateurs décidèrent de dire du mal de la terre d'Israël, les âmes des fils de Yaakov les quittèrent avant même qu'ils n'aient fauté afin de se préserver des klipot créées par ces transgressions.

Et c'est le sens du verset : "Ils allèrent, ils vinrent vers Moché et Aharon" (Chéla'h Lé'ha 13,26).
Il convient d'être attentif aux mots précis du verset : pourquoi est-il écrit : "Ils allèrent"? Or ils venaient tout juste de rentrer, comme il est écrit : "Ils revinrent de l'exploration du pays au bout de 40 jours" (Chéla'h Lé'ha 13,25). Par conséquent, il aurait dû être écrit : "Ils vinrent vers Moché et Aharon".
Il faut donc comprendre que les mots "ils allèrent" se rapportent aux âmes des tribus qui quittèrent les explorateurs et qui retournèrent au Gan Éden.
Les mots "ils vinrent vers Moché et Aharon" se rapportent aux explorateurs qui revinrent de leur mission avec une mauvaise intention.

-> "Israël servit Hachem tout au long de la vie de Yéhochoua et tout le temps que vécurent après lui les Anciens, témoins de tout ce que l'Eternel avait fait pour Israël" (Chéla'h Lé'ha 13,1).
Le midrach explique : "Qui étaient ces Anciens? Rabbi Yéhouda Halévi dit au nom de ses Maîtres qu'il s'agissait des descendants de Lévi."
Les descendants de la tribu de Lévi ont soutenu et accompagné Yéhochoua fils de Noun de jusqu'à sa mort, car n'ayant pas fauté durant sa mission d'exploration de la terre d'Israël, la néchama de Lévi fils de Yaakov ne le quitta pas tout au long de sa vie, à la différence des âmes des autres tribus, fils de Yaakov, qui se détachèrent des explorateurs avant qu'ils ne succombent à la faute.
Par ce mérite, tous les membres de la tribu de Lévi, qui vécurent à l'époque de Yéhochoua et des Anciens, ne fautèrent pas contre Hachem et bénéficièrent d'un flux d'abondance des mondes supérieurs sans la moindre obstruction.
[Svhilé Pin'has]

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=> Quelle prière Moché prononça-t-il pour sauver Yéhochoua?

-> Le Arizal (chaar hapessoukim) explique l'importance du changement de nom introduit par Moché.
En effet, il changea le nom de son disciple Hochéa (הושע) en Yéhochoua (יהושע) conformément à sa prière qui signifie : "Que le Nom divin יה puisse te sauver (ושיעך)".
En réalité, Moché pria pour que la néchama de Lévi, fils de Yaakov et fondateur de la tribu de Lévi puisse accompagner Yéhochoua dans sa mission.
En effet, la tribu de Lévi ne fit pas partie de la mission des explorateurs puisqu'aucune portion de la terre d'Israël ne leur était destinée. Par conséquent, en nommant son élève Yéhochoua, Moché pria pour que Hachem envoie l'âme de Lévi qui aurait dû s'attacher à lui, afin qu'elle s'attache à la place à son fidèle disciple qui était comme un fils

Renforcer sa émouna sans se plaindre, c’est hâter notre délivrance

+ En se renforçant dans sa émouna sans se plaindre, l’homme hâte sa délivrance :

-> Rabbi Kalonimus Shapira de Piaseczna (dans son Aish Kodech) enseigne :
"Dans notre paracha (Chéla'h Lé'ha 13,28-30), il est longuement décrit comment les Bné Israël se plaignirent et pleurèrent de frayeur en prétendant qu’ils n’avaient pas la force nécessaire pour mener une guerre contre les puissantes peuplades, les "géants" habitant la terre de Canaan.
Face à eux, se dressa Calev Ben Yéfouné, qui proclama tout haut : "alo naalé" ( עָלֹה נַעֲלֶה - v.13,30 - litt. "monter, nous montrons"), et Rachi d’expliquer : "Monter, nous montrons = même jusqu’aux cieux, et même s’Il nous dit : ‘Faites des échelles et montez-y’, nous réussirons dans tout ce qu’Il nous dira de faire."
A priori, cela semble étonnant : était-ce une réponse à leurs plaintes, alors qu’ils avancèrent des arguments rationnels (les habitants de cette terre sont des géants, ils sont très puissants ...)? Pourquoi Calev ne débattit-il pas pour réfuter leurs arguments et se contenta-t-il simplement de leur dire "alo naalé"?
Apparemment, cela ressemble à un dialogue de sourds.

Le rabbi de Piaseczna explique :
"En fait, la émouna d’un juif doit être telle qu’il n’ait pas seulement confiance en Hachem lorsqu’il voit un dénouement rationnel à ses épreuves. Mais même lorsqu’il ne voit aucune issue d’après la raison et les lois naturelles, il devra être convaincu que Hachem le délivrera, et aussi se renforcer dans sa émouna et son bita’hon.
Bien au contraire, il est préférable qu’à un pareil moment, il ne cherche pas à trouver une voie rationnelle pour sortir de son malheur. Car, comme il est clair qu’il n’en trouvera pas, sa foi risquerait d’en être ébranlée, et ce relâchement dans sa émouna pourrait alors empêcher sa délivrance .

Il faudra seulement qu’il dise : "Il est vrai que les habitants du pays sont forts ; il est aussi vrai que leurs villes sont fortifiées ; néanmoins, j’ai foi qu’Hachem, qui est au dessus de toute limite et de toute contingence matérielle, nous sauvera (Monter, nous monterons et nous en prendrons possession - עָלֹה נַעֲלֶה וְיָרַשְׁנוּ אֹתָהּ), sans comprendre ni sonder comment.
=> Une telle émouna et un tel bita’hon hâtent la délivrance.

Cela permet d’expliquer l’attitude de Calev : "Certes, leur dit-il, par des voies naturelles, nous ne sommes pas en mesure de conquérir la terre, car : ‘Son peuple est puissant ... et ses villes sont grandes et fortifiées’. Cependant, sans le comprendre rationnellement, renforçons-nous dans notre émouna et, même si la victoire est ‘dans les cieux’ et qu’Il nous ordonne de prendre des échelles pour y monter, nous réussirons dans tout ce qu’Il nous dit de faire!’’ "

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-> Le Sfat Emet (Chela Lé'ha - 5631) va encore plus loin :
les explorateurs virent par prophétie qu’il leur serait impossible d’entrer en terre d'Israël par des voies naturelles. Seulement, s’ils avaient affermi leur foi en Hachem pour qu’elle soit intègre, ils auraient échappé aux limitations de la nature et auraient ainsi mérité d’y entrer.
Car la émouna est tellement puissante qu’elle annule toutes les forces de la nature.

Pour reprendre ses propres mots :
"En vérité, même la faute des explorateurs provenait d’un manque de émouna, comme l’a expliqué mon père (le ‘Hidouché Harim).
Car, certainement, il leur était apparu, selon leur compréhension, qu’ils n’étaient pas en mesure, puisque dans les faits, ils n’y entrèrent pas [ : ils comprirent par esprit prophétique, que les Bné Israël ne pouvaient entrer en terre d'Israël, comme ce fut finalement le cas].
Mais s’ils avaient eu la émouna, et qu’ils avaient annulé leur compréhension personnelle devant la volonté d'Hachem, cela, en soi, les aurait aidé à sortir des limitations imposées par la nature, comme lorsque Hachem dit à Avraham : "Sors de ton astrologie" (midrach rabba Béréchit 44,12), et que la Torah témoigne (Lé'h Lé'ha 15,6) : "Et il eut foi en Hachem" ( = grâce au fait qu’Avraham eut foi en Hachem, il fut en mesure de sortir des limitations de la nature et de l’influence des astres)."

-> En effet, Hachem est qualifié de "yotser améorot oumatsmia'h yéchouot" (Crée les luminaires et fait germer la Délivrance - יוצר המאורות ומצמיח ישועות) = Hachem éclaire chaque juif de Sa lumière, chacun dans ses épreuves personnelles. Et même s’il semble à ce dernier que les ténèbres l’entourent jour et nuit, qu’il sache qu’il ne s’agit en réalité que d’une lumière dissimulée sous une épaisse couverture, et qu’il lui incombe juste d’ouvrir les yeux.
C’est alors qu’il dévoilera devant lui ce grand éclat, car Hachem est : "atov ki lo tamou ra'hamav ouméra'hem ki lo tamouo 'hassadav" (Il est bon car Sa miséricorde ne tarit jamais, Il est miséricorde ne tarit jamais, Il est miséricordieux, car Ses bontés ne tarissent jamais - rituel de prière).
Dès lors, il est certain que cette épreuve sera bénéfique et source de bénédiction (même si cela ne se voit pas immédiatement, il se réjouira cependant en étant convaincu que sa délivrance est proche. Même lorsqu’il ne voit pas de délivrance possible selon les lois de la nature, il s’abstiendra de chercher "d’où pourrait venir le salut".
Ainsi, il verra que celui-ci est déjà "en route" vers lui.

Le syndrome de la sauterelle

+ Le syndrome de la sauterelle :

-> La Torah (Chéla'h Lé'ha 13-14) rapporte l'histoire très déroutante des Méraglim, les espions envoyés par le peuple juif pour examiner la terre d'Israël.
Le peuple juif venait de quitter l'esclavage d'Egypte et de traverser la mer Rouge, et Hachem voulait l'emmener en Terre promise le plus rapidement possible. Mais le peuple s'inquiéta de la manière dont il allait conquérir la terre, et il envoya 12 espions pour l'explorer.
Nos Sages nous disent que ces espions étaient parmi les plus grands tsadikim de la nation. Ils revinrent de leur mission en emportant des fruits incroyablement gros qui poussaient en terre d'Israël.
La Torah nous raconte comment ils ont calomnié le pays en disant qu'il mangeait ses habitants et qu'il était peuplé de géants et de guerriers que même Hachem serait incapable de vaincre.

Le 'Hafet 'Haïm (Shemirat haLachon - pt.2, ch.19) explique qu'il s'agissait certainement de grands tsaddikim qui connaissaient très bien les qualités remarquables et les avantages de la Terre promise. Cependant, ces mêmes hommes étaient également terrifiés à l'idée d'entrer dans la Terre. Ils croyaient fermement qu'Hachem pourrait facilement vaincre les 31 rois et les puissants géants qui occupaient le pays, tout comme Il avait détruit le puissant empire égyptien.

Cependant, ils pensaient également que pour qu'Hachem y intervienne pour eux, ils devaient être des tsadikim méritant des miracles. Et ils pensaient que dans leur état actuel, ils n'étaient plus en mesure de mériter de tels miracles.
En effet, les juifs avaient récemment commis l'une des plus grandes fautes de toute l'histoire, le Veau d'or, et ils s'étaient amèrement plaints à Hachem du manque de nourriture et d'eau dans le désert, et ne cessaient de demander de retourner en Egypte et de ne pas suivre Moché en terre d'Israël.

Les espions (méraglim) racontent qu'en traversant le pays, "nous étions comme des sauterelles à nos yeux". À leurs propres yeux, ils se sentaient comme de petites sauterelles insignifiantes.
Ils pensaient que des gens qui avaient tant fauté contre Hachem étaient petits et indignes de vaincre des géants. Ils se sentaient incapables de maintenir la grandeur nécessaire dans la avodat Hachem qui leur permettrait de mériter l'aide d'Hachem pour vaincre leurs ennemis.

Le peuple entendit cette affirmation, et avec le souvenir du Veau d'or et des autres péchés encore frais à l'esprit, fut convaincu de sa véracité.
Ils s'effondrèrent dans un grand désespoir, terrifiés par ce qui leur arriverait s'ils essayaient de combattre ces puissants géants sans l'aide d'Hachem.

[ le 'Hafets 'Haïm ajoute que no Sages disent que les membres du Sanhédrin ont pleuré. En particulier parce qu'ils faisaient partie des plus grands membres de la nation, ils comprenaient mieux que quiconque à quel point ils étaient impuissants sans l'aide d'Hachem et à quel point ils ne méritaient pas de la recevoir. ]

Les gens se sont tragiquement trompés.
Yéhochoua et Calev ont protesté contre le reste des espions et ont averti le peuple : "Ne vous rebellez pas contre Hachem".
Le 'Hafet 'Haïm explique que Calev et Yéhochoua leur disaient : "Vous prétendez que la promesse d'Hachem de nous donner la terre dépend de notre capacité à être des tsadikim. C'est totalement faux! Hachem ne dit jamais à une personne : "Je ne te sauverai que si tu es un tsadik".
Il dit plutôt : "Je ne te sauverai pas si tu te rebelles contre Moi". Tant qu'une personne ne se rebelle pas volontairement contre Hachem en déracinant délibérément Ses mitsvot, elle peut aspirer à recevoir toute la bonté d'Hachem.

Le 'Hafet 'Haïm poursuit en disant qu'aujourd'hui encore, nous sommes en proie à la même crainte que les espions (méraglim). Tout le monde croit de tout cœur à la récompense du monde à Venir (olam aba) et sait qu'une personne qui consacre sa vie à la Torah, aux mitsvot et à l'avodat Hachem recevra un plaisir et un bonheur infinis et éternel.
Pourtant, les gens ne sont toujours pas disposés à mener leur vie de cette manière. Qui est capable de mener un tel style de vie, avec Hachem à l'esprit en permanence pensent-ils? Seuls les grands tsadikim. Ils peuvent vivre dans leur bulle et gagner leur récompense, mais moi je dois vivre dans le monde réel. J'aimerais être comme eux, mais en pratique, ce n'est pas possible.

Le 'Hafet 'Haïm dit :
C'est une erreur! Il s'agit simplement d'un stratagème du yéter ara, qui tente de nous détruire et de nous empêcher de vivre une vie proche d'Hachem. Tant qu'une personne fait tout ce qu'elle peut pour observer la Torah et les mitvot et ne se rebelle pas volontairement contre Lui, Hachem est heureux avec elle et est prêt à la couvrir du bonheur et de la bonté infinis qu'Il a en réserve pour Ses tsadikim loyaux.

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[ainsi les méraglim avaient confiance en Hachem, mais pas en eux-mêmes et en particulier dans l'amour immuable qu'a Hachem pour chaque juif, Ses enfants adorés. Les conséquences dramatiques doivent nous inciter à constamment se renforcer dans ce sujet.
voir : la grandeur d'être juif(ve) : https://todahm.com/category/moussar-pensee-juive/divers-divers/la-grandeur-detre-juifve ]