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La ville de Sodome

+ La ville de Sodome : 

-> Sodome était une ville très riche, exportant de l'or et des pierres précieuses.
La région dans laquelle elle se trouvait recelait d'immenses ressources et sa population n'avait aucun soucis d'argent. Aucune autre ville n'était bénie comme Sodome.

Pourtant, ses habitants étaient profondément méchants. Sodome s'est distinguée par 4 péchés :
1°/ Ses habitants avaient un comportement sexuel immoral.
A 6 heures de Sodome, il y avait une oasis composé d'agréables sources et d'arbres fruitiers magnifiques.
Aux mois d'été, les habitants des 5 cités : Sodome, Gomorrhe, Adma, Tsévoyim et Tsoar, s'y réunissaient et célébraient un carnaval.
Pendant 4 jours et 4 nuits, ils mangeant, buvaient et s'offraient mille plaisirs.
Hommes et femmes se mélangeaient sans tenir compte des liens maritaux ou familiaux. Ils s'adonnaient ainsi à l'adultère, l'inceste et à l'homosexualité.

[Le Ohr ha'Haïm hakadoch (Vayéra 18,16-22) rapporte en se basant sur le midrach (Béréchit rabba 50,5), que les habitants de Sodome avaient des instincts homosexuels, et c'est la raison pour laquelle ils ont couru après les anges qui avaient un aspect humain afin de satisfaire leurs instants abominables.]

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2°/ Ils interdisaient aux voyageurs de traverser leur ville.
La règle établie voulait que personne n'accorde l'hospitalité, et que tout visiteur devait passer la nuit dehors.
Même les arbres avaient été coupés afin d'empêcher les oiseaux d'y trouver refuge.
Quiconque transgressait cette loi devait être brûlé vif.
[...]

Les sodomites détestaient l'idée de l'hospitalité. Ils avaient conçu des lits très "spéciaux" qu'ils proposaient aux visiteurs désireux de se reposer.
Dès lors que le voyageur épuisé s'était confortablement installé, son repos était brutalement interrompu.
- S'il avait une grande taille, on lui donnait un lit court et ses pieds étaient coupés pour qu'ils ne dépassent pas.
- Les individus petits, quant à eux, étaient mis dans de grands lits. Trois hommes tiraient alors ses bras, tandis que 3 autres lui écartelaient les jambes afin qu'il ait la taille requise.
Ils riaient des cris de souffrance de leurs victimes.
[...]

Loth avait une fille, Plétit, mariée à un sodomite.
Un jour, un pauvre lui demanda l'aumône car tout le monde lui refusait la moindre nourriture.
Plétit eut pitié de lui, et en secret lui apporta à manger.

Chaque fois qu'elle se rendait au puits, elle cachait une miche de pain qu'elle laissait pour le pauvre homme. Ce manège ne dura qu'un temps.
En effet, les autorités surveillaient cet indigent et attendaient qu'il meure de faim.
Voyant qu'il restait en bonne santé, ils suspectèrent qu'on lui venait en aide. Ils décidèrent de mener une enquête.
Trois sodomites suivirent les faits et gestes du pauvre, et découvrirent rapidement le manège de la fille de Loth.
Elle fut arrêtée et condamnée à être brûlée vive.
On dressa un bûcher et toute la population fut invitée à assister à ce "spectacle".

Un jour, une jeune fille fut accusé d'un "crime" identique. Elle fut condamnée à être recouverte de miel de la tête aux pieds, et fut ensuite jetée dans une fourmilière.
Lorsque les fourmis commencèrent à manger sa peau, ses cris déchirants auraient figé de terreur qui que ce soi. Pourtant, aucun des monstres de Sodome n'eut pitié d'elle.

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3°/ La corruption régnait dans Sodome.
[Au-delà de favoriser l'appropriation finale des biens des voyageurs,] les lois de Sodome étaient injustes et favorisaient toujours les riches.
Par exemple, un homme qui possédait une vache devait s'occuper de tout le bétail de la ville un jour par an. Par contre, celui qui n'en avait pas devait le faire 2 jours par an.
[...]

4°/ Le meurtre était chose courante à Sodome. La justice dévoyée de ces villes provoqua la mort de nombreux innocents, puisque favorable aux criminels.

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-> Les sodomites étaient si réchaïm (impies) et si corrompus qu'ils méritaient d'être détruits jusqu'au dernier. Même s'ils s'étaient repentis, ils n'auraient pas pu être pardonnés. Pourtant, Hachem eut pitié d'eux et leur donna la possibilité de changer leur voie.

Ces villes existaient depuis 52 ans. Or, 25 années avant leur destruction, Hachem leur envoya des présages les avertissant du destin qui les attendait : des tremblements de terre secouèrent toute la région, et après chacun d'eux, un arc en ciel apparaissait.
Des pluies diluviennes tombèrent également, les prêtes virent dans ces signes une catastrophes imminente. Malgré tout, ils ne modifient pas leur comportement.
[...]

Selon certains commentateurs, le cri de la jeune fille dévorée vivante par les fourmis, aurait incité la justice Divine à mettre au banc des accusés ces 2 villes.
[...]

En général, Hachem châtie ceux qui ont le cœur dur face à un pauvre.
La plainte de l'indigent monte aux cieux. Il ne faut jamais donner la possibilité à un pauvre de nous maudire. Hachem entend ses cris même lorsqu'ils sont sans motif.

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+ La destruction de Sodome :

-> Les 2 anges qui se rendaient à Sodome étaient Michaël et Gabriel.
Michaël pour sauver Loth, et Gabriel pour détruire la ville.
Michaël a la capacité de parcourir le monde en un battement d'aile, tandis que l'ange Gabriel, en a besoin de 2.

=> Dans ce cas, pourquoi leur fallut-il si longtemps pour aller de Hébron à Sodome, alors qu'ils auraient pu parcourir la distance en un instant?
[ils avaient rendu visite à Avraham tard dans la matinée, et "arrivèrent à Sodome le soir" (Vayéra 19,1)]

Gabriel avait pour mission de détruire Sodome, mais quand il vit Avraham débout priant pour la ville, il attendit, espérant que celui-ci pourrait faire annuler ce décret.
Comme Avraham passa toute la journée à intercéder en faveur des Sodomites, ils n'arrivèrent à Sodome que le soir.
[...]

La Torah dit : "Loth était assis à la porte de Sodome" (Vayéra 19,1) = Loth venait justement, ce jour-là, d'être nommé juge suprême de la ville.
[...]

"Ne regarde pas en arrière ... de crainte de périr" (Vayéra 19,17)
L'ange dit : "Ne regarde pas derrière toi! Parce que tu n'es pas saint, tu es indigne de voir la destruction de tes voisins.

Les péchés d'un homme sont inscrits sur son front. Si l'ange de la destruction rencontre un pêcheur, il doit le tuer. C'est pourquoi Noa'h se réfugia (caché) dans l'Arche."

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-> Hachem, entouré de Son tribunal céleste, a décrété sur Sodome les 6 châtiment suivants :

1°/ Une pluie brûlante s'abattit pareille à celle du Déluge ;

2°/ Le feu descendit des cieux. Au début, pour inciter la population au repentir, une pluie intense mais normale tomba.
Comme ils continuèrent à se rebeller contre D., la pluie se transforma en feu et en soufre.
Ils périrent engloutis et brûlés.

3°/ A l'origine, ces 4 villes se trouvaient sur une montagne. L'ange étendit la main et renversa la montagne sur elles.

4°/ Il fut décrété que la terre et toute chose poussant dans la région, deviendraient très nocives.

5°/Lorsque les nuages passent au-dessus de Sodome, la pluie devient toxique et brûle sol. Rien ne peut croître dans la région de Sodome.

5°/ Les Sodomites furent aussi dépravés durant leur vie qu'après leur mort. C'est pourquoi, ils n'ont pas part au monde futur, et ne ressusciteront pas.
[...]

Mesure pour mesure : les sodomites n'accordèrent jamais la charité qui est la vie même des pauvres, la vie leur fut retirée dans ce monde comme dans le monde futur.

Ils fermèrent leurs chemins afin d'interdire la traversée de leurs terres aux étrangers : aussi, les portes du Ciel se fermèrent devant eux, leur refusant la miséricorde.

=> La Torah relate dans le détail tous ces événements, pour que nous n'imitons pas le comportement des Sodomites.

[ b'h, compilation personnelle issue du Méam Loez]

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[en effet, le Zohar commente :
Les habitants de Sodome et Amora ne se lèveront pas au jour du jugement [ils ne participeront pas à la résurrection des morts] ...
De même que leur terre a disparu à jamais, eux aussi ont été anéantis pour toujours.

Constatons que D. juge "mesure pour mesure" :
De même qu'ils ne ranimaient pas les mendiants en les nourrissant, de même Hachem ne rendra pas la vie à leur âme dans le monde futur.
Puisqu'ils se sont dérobés de la charité appelée "'haïm" (la vie), D. leur a retiré la vie dans ce monde-ci et dans le monde à venir.
Enfin, ils ont privé leurs contemporains de certaines voies, alors D. les privera des voies de la miséricorde : Hachem ne les prendra en pitié ni dans ce monde, ni dans le monde à venir. ]

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-> "La femme de Loth, ayant regardé en arrière, devint une statue de sel" (Vayéra 19,26)

De même que le sel conserve la viande, l'empêchant de pourrir, la charité protège nos biens.
Si une personne cherche à sauvegarder ses biens, elle devra les employer à des fins charitables, prenant en pitié les pauvres.

[selon la guémara (Kétoubot 66b) : "la tsédaka est le sel de l'argent".
Ainsi, parce que la femme de Loth (Irith) n'était pas charitable, elle fut transformé en colonne de sel, lorsqu'elle s'est retournée pour regarder la ville, malgré l'avertissement de Gabriel.
De même qu'elle a refusé de donner du sel lorsque Loth en avait demandé pour les invités, de même elle fut transformée en statue de sel.]

Selon certains, la femme de Loth comprit que ses richesses avaient disparues (avec la ville de Sodome) et qu'elle n'aurait aucun héritage de son mari. Elle en fut extrêmement attristée.
Ainsi, elle regarda "derrière lui", et non pas "derrière elle".

[Littéralement, le mot a'harav peut aussi être traduit "après lui", c'est-à-dire au-delà de sa mort : celle de Loth]

Hachem dit : "Non seulement elle n'a pas "salé" ses biens avec la charité, et elle n'a pas permis à Loth de recevoir des invités, mais maintenant elle s'inquiète pour son héritage, au lieu de se repentir. Qu'elle soit changée en statue de sel!"

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-> Il est écrit: "Lorsqu’ils les eurent conduits dehors, l’un d’eux (les anges) lui dit (à Loth): “Songe à sauver ta vie ; ne regarde pas en arrière et ne t’arrête pas dans toute cette région ; fuis vers la montagne, de crainte de périr”." (Vayéra 19,17).

Rachi commente: "Ne regarde pas en arrière : Tu as fait le mal comme eux, et c’est par le mérite d’Abraham que tu es sauvé. Tu ne mérites pas de voir leur châtiment, alors que toi tu as été épargné."

Cependant: "La femme de Loth, ayant regardé en arrière, devint une statue de sel" (v.26).
=> Pourquoi est-elle devenue une "statue de Sel"?

On peut citer les réponses suivantes :
1°/ Rachi rapporte le midrach (Béréchit Rabba 50,4) : "C’est par le sel qu’elle avait péché, c’est par le sel qu’elle a été punie. Loth lui avait dit: ‘Donne un peu de sel à nos invités (les anges)!’, ce à quoi elle avait rétorqué: ‘Cette vilaine coutume, tu viens la pratiquer ici aussi!’"
[C’était Pessa’h et Loth leur "fit cuire des matsot et ils mangèrent" (v.3).
Cependant, les matsot étaient cuites sans sel, ainsi la coutume voulait-elle qu’on les trempe dans le sel avant de les manger. Elle a donc fauté par le sel, et "mesure pour mesure" elle fut punie.]

Un autre midrach (Béréchit Rabba 51,5) enseigne : "La nuit où les anges sont venus chez Loth, elle partit chez ses voisines leur dire : ‘donnez-moi du sel car nous avons des invités’ Son intention était que les gens de la ville les ‘connaissent’ (les abusent). C’est pourquoi, elle devint une ‘statue de Sel’."

2°/ La femme de Loth était surnommée "Méla’h" (sel). Elle était appelée ainsi par les pauvres car au lieu de leur donner du pain qu’ils réclamaient, elle leur donnait du sel. Ainsi, les pauvres ont-ils priés Hachem qu’elle se transforme en tas de sel
[midrach Yalkout Réouvéni]

3°/ La femme de Loth a vu la Présence Divine (Chékhina) lorsqu’elle s’est retournée. [selon le Zohar]
Or la Chékhina est appelée "Méla’h", car comme le sel conserve les aliments, l’Attribut divin de Malkhout (Royauté - appellation de la Chékhina) maintient le Monde dans son existence.
Ainsi, puisqu’elle a transgressé la parole de l’ange: "Ne regarde pas en arrière", elle fut punie "mesure pour mesure" : elle mourut et devint une ‘statue de Sel’
[Séfer Péliya]

4°/ Le midrach [Pirké déRabbi Eliezer 25] explique qu’en regardant derrière elle? dans l’espoir de voir ses filles mariées les rejoindre, la femme de Loth fut touchée par le fléau de la Maguéfa (du soufre et du feu), par la simple contemplation du désastre. [le Ramban développe ce sujet du fait que la vision d’une infection dans l’air peut contaminer la personne]
Le cataclysme comportait 3 éléments, comme le rapporte le verset: "Terre de soufre et de sel, partout calcinée (feu), ruinée comme Sodome et Gomorrhe" (Dévarim 29,22).
Cependant, par respect pour Loth, seul le sel s’abattit sur sa femme.
[Alchikh haKadoch]

5°/ Il est écrit littéralement: "La femme de Loth, ayant regardé derrière lui (après lui)", c’est-à-dire qu’elle regarda ce qui allait advenir d’elle, après que son mari eut perdu toute sa fortune.
Son inquiétude n’était pas temps au sujet de la privation de charité réservée aux pauvres mais plutôt relative à sa condition de pauvreté. Ainsi, l’Attribut de Justice l’accusa-t-elle en disant: "Tu t’inquiètes maintenant pour ton argent, alors que tu n’as fait aucun geste pour soulager la misère des pauvres".
Elle fut ainsi punie par le sel, conformément au principe de "mesure pour mesure". En effet, l’argent est comparé au "sel", comme l’enseigne la guémara (Kétoubot 66b) : "A Jérusalem [on disait le dicton] : Sel, argent, manque", c’est-à-dire, explique Rachi: "Celui qui veut ‘saler’ son argent – c’est-à-dire le conserver, doit le restreindre constamment au profit de la Tsédaka. Sa diminution sera alors sa conservation."
En privant les pauvres de son "sel" (argent), elle devint elle-même une statue (de sel)
[Kli Yakar]

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-> Le midrach (Beréchit Raba 50,4 ; 51,7) raconte en détail sa réaction cruelle en ce qui concerne le sel. Quand Loth invita les anges chez lui, sa femme n’apprécia pas sa générosité. Elle décida de le rendre coupable aux yeux des habitants de Sodome ; lorsque Loth lui demanda si elle avait du sel à ajouter au repas qu’il servait, elle alla chez ses voisines et leur demanda du sel "pour des invités".

-> Le "regard" de la femme de Loth ne résultait pas d’une quelconque bienveillance, comme le prouva son attitude cruelle quand on lui demanda du sel. Pourquoi regarda-t-elle la destruction de la ville? C’était peut-être par pure curiosité et non par pitié pour les personnes disparues, elle voulait juste voir ce qui leur arrivait.
Ceci méritait en soi une sanction, mais la nature étrange de sa mort fut le résultat de son insensibilité concernant le sel. C’était une preuve de son manque total de bienveillance et l'on en déduit que son regard vers la destruction de Sodome ne provenait pas d’un quelconque souci pour autrui (ah les peuples qu'est-ce qu'ils leur arrivent), mais qu’il était plutôt le résultat de sa curiosité.

Ainsi la curiosité avide de la femme de Loth fut la cause de sa disparition. On apprend de là une leçon importante sur l’attitude à développer envers la curiosité. On peut penser que c’est un trait de caractère neutre, mais comme tout "trait de caractère neutre", elle peut être appliquée de manière positive ou négative. Il est vrai que la curiosité incite la personne à s’intéresser au monde et à élargir ses horizons.

Le ‘Hazon Ich disait qu’on peut lire les gros titres des journaux afin de savoir ce qui se passe dans le monde. Cependant, si la curiosité est mal utilisée, elle est préjudiciable. Si elle est un but en soi, elle peut, au mieux, entraîner une perte de temps. Elle risque également, ce qui est bien plus regrettable, d’entraîner beaucoup de lachon hara et d’impliquer la personne dans des affaires peu recommandables.

Le rav Steinman dans son commentaire sur l’histoire de la femme de Loth, note qu’il est courant, de nos jours, de s’intéresser à chaque détail des tragédies qui surviennent. Apprendre trop de choses sur les événements difficiles peut avoir des conséquences négatives, comme une peur excessive, voire une paranoïa.

=> Quelle est l’opinion de la Thora sur les gens qui passent leur temps à enquêter et à discuter de ce qui se passe autour d’eux ?

Dans la paracha Massé, la Torah parle du cas du meurtrier involontaire. Il risque d’être tué par le goel hadam (un membre de la famille du défunt qui voudrait venger le sang de son proche), jusqu’à ce qu’il s’exile dans une ville de refuge, dans laquelle il est en sécurité. Les Sages nous informent que plusieurs panneaux indiquaient les villes de refuge, afin que le meurtrier puisse y accéder rapidement. En revanche, quand les gens allaient au Temple pour les 3 Fêtes de Pèlerinage, Jérusalem n’était pas indiquée / pourquoi aucun panneau ne signalait cette ville sainte?
C’est parce qu’Hachem veut que les gens se demandent quelle route prendre pour arriver au Temple, Il veut que les discussions soient axées sur un sujet de sainteté. Par contre, Hachem ne souhaite pas que le tueur involontaire demande aux gens son chemin, parce que ces derniers risquent de parler d’incidents déplaisants.

Ceci nous enseigne que bien qu’il soit correct d’écouter ou de lire les informations, il convient de faire attention à ne pas dépasser la limite entre la connaissance et l’intérêt excessif pour les faits déplorables. Ainsi, l'histoire de la femme de Loth nous indique comment et quand l’intérêt porté à autrui est opportun.
[d'après un enseignement du rav Yehonathan Geffen]

[soit tu prends ta curiosité afin de construire l'essentiel, à l'image du sel en petite quantité qui va donner un meilleur goût, qui va sublimer un plat (le principal).
Soit tu vois la curiosité comme une finalité en soi, tu t'y identifies tellement que c'est à tes yeux l'essentiel, mais alors ta vie est au mieux totalement infertile (comme une statue), mais bien souvent tu gâche ta vie en disant du lachon ara, en développant pour rien des peurs (ex: j'ai vu aux infos que), ... (à l'image d'un surplus de sel dans un sublime plat qui le gâche complétement = notre vie devient amer, avec un mauvais goût par excès de curiosité!). ]

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=> Pour promouvoir leurs croyances, les habitants de Sodome instaurèrent un code de lois visant à renforcer leur méchanceté. Sur quoi se basait leur doctrine?

Le rav Its'hak Berkovits explique que d’après ces gens, le fait de prodiguer un bienfait à autrui était cruel. En effet, en donnant à l’autre ce dont il a besoin, alors qu’il ne le mérite pas, on l’encourage à devenir dépendant et ainsi à ne jamais être un membre productif de la société.
Ils mirent donc en place un code de lois et des sanctions pour empêcher le ’Hessed de "détruire" la société. Par ailleurs, les punitions n’étaient pas arbitraires, mais étaient infligées mesure pour mesure pour le "dommage" causé à la "victime" du ’hessed.

Par exemple, la guémara (Sanhédrin 109a) raconte que lorsqu’une jeune fille donnait à manger à un indigent, on la recouvrait de miel afin que les abeilles attirées sucent le miel et la piquent à mort.
Selon eux, en aidant le pauvre, elle le détruisait, car elle le rendait faible et tributaire des autres. Par conséquent, elle était punie en étant obligée de faire du "’hessed" avec les abeilles. Sa bonté fut "destructrice", elle devait donc être détruite par un acte de bonté.

La ville de Sodome fut aussi détruite mesure pour mesure, à cause de leur fausse conception du ’hessed.
Rachi (Vayéra 19,24) nous informe qu’au début, une fine pluie tomba sur Sodome et qu’ensuite, elle se transforma en sulfate et en feu.
C’était tout d’abord pour leur donner une dernière chance de se repentir. Mais cela nous montre également qu’ils furent punis par un acte de bonté qui devint un acte de destruction. À l’instar de leur raisonnement quant aux sanctions appliquées aux bienfaiteurs, à savoir que le ’hessed est dévastateur.

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+ "L'aînée dit à la plus jeune : "Notre père est âgé, et il n'y a plus d'homme dans le monde pour s'unir à nous selon l'usage de toute la terre. Et bien! Enivrons de vin notre père, partageons sa couche, et par notre père nous obtiendrons une postérité"." (Vayéra 19,31-32)

-> Quand les filles de Loth assistèrent à la destruction de Sodome, elles supposèrent que le monde entier avait été détruit, comme à l'époque du Déluge.
Cachées dans une grotte, elles crurent qu'elles et leur père étaient les seuls survivants.
[...]

On peut se demander comment obtinrent-ils ce vin?

Les habitants de Sodome utilisaient des grottes pour entreposer le vin. La terre était si généreuse et le vin si abondant, qu'il n'y avait pas suffisamment de place chez eux dans leurs celliers
Ils stockaient les barils dans les cavernes des montagnes sans crainte de vol, puisque le vin ne manquait pas.

Selon une autre opinion, le vin avait été miraculeusement placé par Hachem dans la caverne.

[Il est important d'avoir à l'esprit] que les filles de Loth étaient animées de mobiles élevés, et étaient dignes d'avoir le machia'h pour descendant.
En effet, le fils de la 1ere fut Moav ; et Ruth, l'arrière grand-mère du roi David était Moavite.

[Source : b'h, compilation personnelle issue du Méam Loez]

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-> "Hachem me dit : N'attaque pas Moav et ne lui déclare pas la guerre. Je ne t'accorderai pas leur pays en patrimoine car J'ai déjà donné Ar en héritage aux descendants de Loth" (Dévarim 2,9)

-> Le Méam Loez commente :
Nous voyons plus loin que D. a ordonné aux Bné Israël de ne pas provoquer Ammon non plus, comme il est écrit : "Tu vas t'approcher des Ammonites mais ne les attaque pas et ne les provoque pas" (Dévarim 2,19).
Le verset ne dit pas : ne les provoque pas au combat pour nous enseigner que toutes formes de provocation étaient interdites envers Ammon, y compris la levée d'un impôt. Cette mesure n'était permise qu'envers Moav.

La raison remonte à l'époque où D. a détruit Sodome et sauvé Loth et ses filles.
Lorsque ses filles ont vu que personne n'avait survécu, à part leur père et elles, elles ont pensé que D. avait anéanti le monde comme au temps du Déluge. La fille aînée a fait boire son père et est devenue enceinte de lui ; elle a donné naissance à un fils qu'elle a nommé Moav. Le mot Moav veut dire : mé-av (du père).

La cadette a fait la même chose et est devenue enceinte de son père.
Elle a appelé son fils Ben Ami, ce qui veut dire : le fils de mon peuple.
Elle a respecté l'honneur de son père en ne mentionnant pas explicitement l'origine de son fils.

Hachem l'a récompensée en interdisant aux Bné Israël de provoquer Ammon, serait-ce pour leur imposer un impôt.
Par contre, il était permis de provoquer Moav autrement qu'au combat. Ainsi, lorsque les Bné Israël ont rencontré les descendants d'Ammon, ils ont revêtu leurs manteaux pour dissimuler leurs armes afin de ne pas les effrayer.

Il s'agissait d'une rétribution mesure pour mesure. De même que la fille aînée de Loth avait fait preuve d'effronterie envers son père, les Bné Israël ont été effrontés envers ses descendants les Moavites.
De même que la cadette avait respecté son père et dissimulé son acte humiliant, les Bné Israël ont reçu l'ordre de dissimuler leurs armes lorsqu'ils se sont approchés d'Ammon, les descendants de Ben Ami.
[...]

Hachem a donc ordonné à Moché de ne pas provoquer Ammon et Moav.
"Ce n'est pas comme tu le crois, lui dit Hachem. 2 justes seront issues d'Ammon et Moav. L'une est Ruth la Moavite, de laquelle descendra le roi David. La 2e est Naama l'Ammonéenne, qui épousera le roi Salomon et donna naissance à Réhoboam. Comme toutes 2 seront issues d'Ammon et de Moav, il est interdit de combattre ces peuples avant la naissance du roi David, descendant de Ruth, la fille d'Eglone, descendant de Balak.
C'est à cette époque que les Bné Israël ont pris leur revanche contre les Moavites qui les avaient fait fauter à Baal Péor. Ruth étant déjà née, Moav n'avait plus de raison d'être."

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-> Pour sauver Sodome, il fallait 10 tsadikim au moins. Mais pour détruire le monde, il suffit d'un fou.
[rabbi Mendel de Kotzk]

Paracha Lé’h Lé’ha – Le saviez-vous?

+ Paracha Lé'h Lé'ha - Le saviez-vous? :

-> "Sarah était stérile, elle n'avait point d'enfant" (Noa'h 11,30)
Sarah est né sans matrice, et c'est le sens des mots : "elle n'avait point d'enfant", car elle ne pouvait porter un enfant.
Il s'avère qu'Avraham et Sarah naquirent sans organes de reproduction.
[Méam Loez]

-> Avraham était un astrologue éminent. Il se sentait extrêmement triste car tous les signes indiquaient qu'il ne procréerait pas.
Hachem envoya 3 anges, l'un après l'autre, pour lui assurer que Loth ne serait pas son héritier.

Puis D. lui-même s'adressa à Avraham en disant : "Ne te repose pas sur l'astrologie. Le pouvoir des astres n'a aucune prise sur Israël (én mazal léIsraël)
[...]

Laisse l'astrologie aux païens qui croient que rien ne peut supplanter l'influence des étoiles.
Celui qui croit en Moi ne doit pas tenir compte de ces choses.
Je t'annonce que je vais renverser ton étoile afin que tu puisses engendrer des enfants. Ne crains rien."
[Méam Loez - Lé'h Lé'ha 15,2-5]

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-> Avraham a été emprisonné à Kouta et Kardo, durant 10 années, pour s'être opposé publiquement à l’idolâtrie.

Avraham a débattu avec eux, et il a démoli leurs théories, mais ils étaient si insensés, qu'ils ont préféré punir [en l'emprisonnant] celui qui disait la vérité.
[Séfer haDorot]

[nous devons faire attention dans notre vie, à ne pas emprisonner notre voix de la Vérité, lorsqu'elle nous conseille quoi faire, même si cela va à l'encontre de ce que l'on aimerait bien faire!]

-> Pendant l'Alliance des morceaux (brit ben haBétarim), où Hachem a promis à Avraham que sa descendance serait nombreuse comme les étoiles, Hachem a fait scintiller les étoiles en plein jour.
[Békhor Chor ; Chaaré Aharon]

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-> Avraham fut [considéré] comme le roi de toute la civilisation ... il était si important qu'il fit même frapper une monnaie universellement acceptée pour les transactions commerciales.
Elle était pareille à celles émises par les rois sur lesquelles étaient gravés leur nom.
A l'égal des rois, seuls 4 hommes disposèrent d'une telle monnaie : Avraham, Yéhochoua, le roi David et Mordé'haï.

La monnaie d'Avraham comportait un couple de vieillards sur une face, et sur l'autre un couple de nouveaux mariés.
Le couple âgé représentait Avraham et Sara, tandis que le couple jeune correspondait à Its'hak et Rivka.
Cette monnaie se référait au miracle de la naissance d'Its'hak, alors qu'Avraham et Sarah étaient déjà vieux.
Lorsque Avraham atteignit l'âge de 100 ans, il retrouva la vigueur d'un jeune homme, quand Sarah eut 90 ans, elle devint pareille à une jeune femme.
[Méam Loez - Lé'h Lé'ha 12,4]

-> Lorsqu'Avraham fut circoncis, il maîtrisa tout son corps. Il ne regardait et n'entendait que ce qu'il voulait.
Personne n'a jamais atteint ce degré de perfection dans la maîtrise des 248 organes.
[la valeur numérique du nom d'Avraham est de 248.]
[...]

Avraham portait une pierre précieuse pendue à son cou.
Chaque fois qu'une personne alitée a regardait, elle recouvrait la santé.
Lorsqu'Avraham mourut, Hachem prit cette pierre et la posa sur le soleil.
C'est pourquoi, nous constatons souvent qu'un individu souffrant la nuit ressent une amélioration dès les premiers rayons du soleil.
Ainsi, il est préférable de ne pas rendre visite à un malade le matin. A ce moment-là, la personne semble mieux se porter et le visiteur pensant qu'elle est guérie ne priera pas pour elle.
[Méam Loez - Lé'h Lé'ha 12,4]

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-> Rabbi Ami bar Abba dit : Il est appelé (avant la mila) : Avram (אברם) de valeur numérique 243, puis (après la mila) : Avraham (אברהם) de valeur numérique : 248.
C'est pour nous enseigner qu'au début Hachem a donné à Avraham le pouvoir sur 243 membres de son corps, et par la suite, Il lui a donné le pouvoir sur 248 membres de son corps, donc sur 5 organes de plus : les 2 yeux, les oreilles et le membre génital.
[guémara Nédarim 32a-32b]

=> Comment s'est opéré le changement d'Avraham avant et après la mila (circoncision)?

-> Avant la circoncision, Avram ne pouvait gérer que les 243 membres qu'il avait le pouvoir de maîtriser pour prévenir une transgression, mais il ne maîtrisait ni ses yeux qui voyaient contre son gré, ni ses oreilles qui entendaient contre son gré.
Après le changement de son nom par adjonction de la lettre ה (hé), et après la circoncision, il put gérer même ses yeux et ses oreilles qu'il avait habitués à ne voir que des choses permises et à n'entendre que des paroles de Torah et de mitsva.
[Ran]

-> Selon le midrach Tan'houma (paracha Lé'h Lé'ha), avant d'être circoncis, Avram n'avait pas le pouvoir de "voir" la Présence Divine ni d'entendre la Voix Divine ; lorsque Hachem se révélait à lui, il tombait sur sa face, car il était incirconcis.
Après la circoncision, Avraham acquit le pouvoir de voir la Présence Divine, d'entendre la Voix Divine et il ne tombait plus face à terre, car il dominait les 5 autres membres signalés.
[Iyoun Yaakov]

-> Avant le changement de son nom et la circoncision, Avraham, grâce à son niveau élevé, n'avait pas eu besoin de lutter contre le yétser ara de ses 243 membres, mais il avait dû lutter, avec succès, afin de maîtriser le yétser ara de ses 5 autres membres (yeux, oreilles et membres de la mila).
Après la circoncision, il a pu maîtriser facilement, sans devoir lutter pour cela, le yétser ara des 5 membres cités et il a pu transformer ainsi ce yétser ara en yétser atov.
[Ben Ich 'Haï]

-> Alors que les 3 sens de l'odorat, du goût et du toucher sont essentiellement utilisés dans le domaine matériel, les 2 autres sens de la vision et de l'ouïe ont une fonction essentiellement spirituelle.
Ce n'est qu'après la circoncision qui a le pouvoir de perfectionner l'homme dans ses midot, qu'Avraham a pu maîtriser les 2 sens spirituels : la vision et l'ouïe à des niveaux spirituels élevés, devenant ainsi entier (chalem) et intègre (tam) pour gérer tous ses 248 membres.
[Maharcha]

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-> "Hachem affligea des plaies terribles à Pharaon et sa maison, à cause de Sarah" (Lé'h Lé'ha 12,17)

Chaque fois que Pharaon essayait de s'approcher de Sarah, l'ange Gabriel survenait et le frappait sans pitié. Ses esclaves et ses courtisans subirent le même sort.

Leurs souffrances furent telles qu'ils gémirent et pleurèrent toute la nuit, mais ils ignoraient qui les frappait. [puisque tous étaient punis, il devenait clair que l'origine provenait du fait d'avoir enlever Sarah]
[Méam Loez]

-> Selon le Sifté Cohen (Vayéchev), Sarah a créé un démon pour dormir avec Pharaon à sa place.

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-> Sarah avait une servante nommée Hagar, qui était la fille de Pharaon et la petite-fille de Nimrod.
[Targoum Yonathan]

-> En effet, suite à leur passage, Pharaon confia sa fille à Sarah afin qu'elle serve dans la maison d'Avraham, et il lui dit : "Ma fille, il est préférable que tu sois une servante dans la maison d'Avraham, car il est béni, plutôt que d'être une princesse dans mon palais."
[Séfar haYachar ; Pirké rabbi Eliézer - Méam Loez (Lé'h Lé'ha 12,20)]

Comment Yaakov a-t-il pu épouser 2 sœurs?

Il est écrit : "N'épouse pas une femme avec sa sœur ... de son vivant" (A'haré Mot 18,18).

=> Comment Yaakov a-t-il pu épouser 2 sœurs (Ra'hél et Léa)?

-> Les Patriarches n'accomplissaient les préceptes de la Torah que lorsqu'ils séjournaient en terre sainte.
Quand ils en sortaient, ils n'en observaient aucun, excepté les 7 lois universelles. Puisque le don de la Torah n'était pas encore intervenu, cette rigueur était inutile.
[...]

Ra'hél est morte sur le chemin, à l'entrée de la terre d'Israël. Par son mérite, elle n'est pas morte dans un pays étranger, et par son mérite à lui il n'est pas resté en terre d'Israël avec 2 sœurs, or c'est elle qui avait été épousée alors qu'elle était interdite en tant que sœur.
[Ramban]

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-> Selon une autre opinion, seul Avraham observa toute la Torah.
Par son statut du plus grand des Patriarches, D. lui en donna la permission.
Néanmoins, les autres Patriarches furent enjoints de respecter au moins les 7 commandements universels.

D. désirait l'accomplissement de la Torah que lorsqu'elle serait donnée en présence de 600 000 témoins, afin que le monde tout entier reconnaisse sa gloire.

[le Yéfé Toar - rapporté dans le Méam Loez - Vayétsé 29,28-30]

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-> Avant le don de la Torah, les Patriarches ont observé toute la Torah, mais chacun devait prendre la Torah sur lui à la façon d'un converti.
Or, nous savons qu'un converti est semblable à un enfant qui vient de naître.
[le Réem - rabbi Eliyahou Mizra'hi]

=> Quand Yaakov a épousé 2 sœurs, il les a certainement converties avant de les épouser, et comme elles étaient converties elles n'étaient plus considérées comme 2 sœurs, et n'étaient pas du tout interdites à Yaakov.

-> Le 'Hatam Sofer transmet la même idée, en expliquant le fait que Yaakov consulte ses épouses avant de s'enfuir de la maison de Lavan d'après l'ordre de Hachem.
En effet, dans ces circonstances, qu'avait-il besoin de consulter ses épouses?

Mais il a voulu leur faire connaître l'interdiction d'avoir 2 épouses sœurs en terre d'Israël, et elles lui ont répondu : "Avons-nous encore une part et un héritage à la maison de notre père" = c'est-à-dire "un converti est semblable à un enfant qui vient de naître", par conséquent tu auras le droit de nous garder toutes les 2 même en pays de Canaan.

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-> De même le Maharcha (guémara Yoma 28b) enseigne
Lorsque Léa et Ra'hel, les filles de Lavan, ont épousé Yaakov, elles se sont converties.
Elles ont ainsi rompu leur lien familial et n'étaient donc plus considérées comme 2 sœurs. Bien que plus tard, nos Sages interdiront également le mariage avec 2 sœurs converties, cette loi ne s'appliquera que dans le cas où elles ont la même mère. Or Ra'hel et Léa avaient certes le même père Lavan, mais n'avaient pas la même mère.
Pour toutes ces raisons, Yaakov avait la permission de les épouser toutes deux.

-> Selon le commentateur Torat haOlam, il n'y avait aucun interdit d'épouser 2 sœurs à l'époque de Yaakov. Mais, en conséquence de ces 2 mariages et de la rivalité entre les enfants des 2 sœurs, la famille de Yaakov a dû descendre en Egypte. C'est pour cette raison que la Torah interdira dorénavant d'épouser 2 sœurs de leur vivant, mais Yaakov lui-même n'a commis aucune transgression.

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-> Hachem organisera pour les tsadikim dans le futur un banquet, le jour où Il comblera de bienfaits les enfants d'Its'hak.
Après avoir mangé et bu, les participants donneront à Avraham la coupe de vin pour le birkat hamazone ; Avraham répondra : "Je ne suis pas digne de bénir, car j'ai eu un fils (indigne) comme Ichmaël.
On présentera alors la coupe à Its'hak qui répondra : "Je ne suis pas digne de bénir, car j'ai eu un fils (indigne) comme Essav".
On présentera ensuite la coupe à Yaakov qui répondra : "Je ne suis pas digne de bénir, car j'ai épousé 2 sœurs (Léa et Ra'hel) de leur vivant, ce qui plus tard sera interdit par la Torah."
On dira alors à Moché : "Prends la coupe et bénis!" ; Moché répondra : "Je ne suis pas digne de bénir, car je n'ai pas eu le mérite d'entrer en Terre d'Israël, ni vivant ni mort".
Ils diront alors à Yéhochoua [bin Noun] : "Prends la coupe et bénis!" ; Yéhochoua répondra : "Je ne suis pas digne de bénir, car je n'ai pas eu le mérite d'avoir un fils"
[d'après la guémara (Méguila 14b), il n'a eu que des filles. En effet, d'après la guémara (Erouvin 63b), rabbi Abba bar Papa dit qu'il n'a pas eu de fils parce qu'il a empêché tout Israël de procréer durant une nuit, lors du siège de la ville de Yéricho.] ...
On dira enfin à David : "Prends la coupe et bénis!". David répondra : "Oui, je bénirai, et il convient que ce soit moi", comme il est dit : "Je lèverai la coupe des délivrances et je proclamerai le Nom de Hachem" (Téhilim 116,13).
[guémara Pessa'him 119b]

=> Pourquoi Yaakov refuse-t-il la coupe de vin pour bénir?

-> Bien que Yaakov ait épousé 2 sœurs converties de mères différentes, et qu'à ce titre il n'ait commis aucune transgression, il a quand même refusé de bénir sur la coupe pour éviter des apparences trompeuses (mar'it ayin), car aux yeux du public, il s'agissait bien de 2 sœurs.
[Pirouch rabbi 'Haïm Paltiel]

-> L'esprit prophétique (roua'h hakodech) de Yaakov l'a autorisé à épouser Ra'hel après Léa. Cependant, du fait que lorsque la Torah sera donnée plus tard, l'interdiction d'épouser 2 sœurs sera absolue (sans aucune dérogation), ce double mariage constituait pour Yaakov un déshonneur.
C'est pourquoi, malgré la permission suggéré par son esprit prophétique, il a refusé de lever la coupe de la délivrance, car il s'en est senti indigne à son niveau de Patriarche.
[Maharal - Gour Arié - Béréchit 46,10]

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-> Selon le Oh ha'Haïm haKadoch, avant le don de la Torah, les Patriaches n'avaient l'obligation que des 7 mitsvot des bné Noa'h, mais ils recevaient une récompense pour toutes les mitsvot qu'ils prenaient sur eux, sans être punis du tout pour celles qu'ils n'observaient pas.

Cependant, il souligne que là où les Patriarches voyaient quelque chose d'utile pour eux qui réussissait, comme Yaakov a connu la réussite en épousant 2 sœurs, alors il renonçait à la récompense qu'il aurait eue s'il avait observé cette mitsva, parce qu'il n'était pas puni de ne pas l'accomplir.

=> Ce qu'il a fait suivait un ordre de Hachem, et il n'a pas transgressé l'interdiction d'épouser 2 sœurs, c'était une mesure temporaire d'un prophète.

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-> "Son père l'appela Binyamin" (Vayichla'h 35,18)

La traduction de ce prénom Binyamin est : "Le fils de la droite".
Le Ramban explique que cela signifie : "Le fils de la force", car la droite fait référence à la force.
=> Mais de quelle force est-il ici question ?

-> En fait, le Ramban explique par ailleurs que les Patriarches respectaient toutes les mitsvot en terre d'Israël, mais pas en dehors de ce pays. Or, il est interdit par la Torah d'épouser deux soeurs. Certes Yaakov était marié à deux soeurs, mais cela n'était pas problématique car il habitait alors à 'Haran, hors de la Terre Sainte.
Mais quand il était sur le point d'entrer en Israël, il ne pouvait plus vivre avec 2 sœurs. C'est pourquoi Ra'hel mourut. D'autre part, si Yaakov a pu se marier avec Léa sans s'en apercevoir, c'était du fait de la grandeur d'âme de Ra'hel qui transmit à sa soeur les signes que Yaakov lui avait donné, pour ne pas qu'elle ait honte.
Cela permit le mariage de Yaakov avec Léa et provoqua, quand Yaakov épousa ensuite Ra'hel, que Yaakov était marié à deux soeurs. Et c'est cela qui engendra la mort de Ra'hel, qui rendit l'âme à la naissance de Binyamin.
Yaakov appela donc l'enfant ainsi, en référence à la force morale de Ra'hel, qui révéla les signes à sa soeur permettant le mariage de celle-ci avec Yaacov, ce qui entraîna à présent la mort de Ra'hel à l'entrée de la Terre Sainte, en enfantant justement cet enfant.
[le 'Hatam Sofer]

Une guéoula par Moché et grâce à la Torah

"Le peuple juif a été délivré de chacun de leurs 3 exils par un mérite spécifique de : Avraham, Its'hak et Yaakov.
Cependant, le 4e et exil actuel se terminera par le mérite de Moché rabbénou, qui est le dévouement à l'étude de la Torah.

Aussi longtemps que nous ne nous engageons pas suffisamment dans l'étude de la Torah, Moché de son côté ne veut pas invoquer son mérite [auprès de Hachem] pour libérer le peuple juif, qui continue à négliger l'étude de la Torah [sinon cela serait une accusation!].

C'est pour cela que : "Quant à toi, ordonne (tétsavé) aux enfants d’Israël" (Tétsavé 27,20) = cela fait allusion que la guéoula dépend du fait que Moché voit que son mérite peut être invoqué afin d'orchestrer la délivrance finale."

[Ohr ha'Haïm haKadoch]

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-> Le Zohar ‘Hadach (Béréchit) :
"Rabbi Yossi Ben ‘Halafta était assis devant Rabbi Its’hak et lui dit : ‘Peut-être as-tu entendu dire pourquoi le machia’h tarde à venir dans notre Exil?’
Rabbi Its’hak lui répondit : ‘J’ai entendu de Rav Hamnouna l’Ancien : Israël a connu trois Exils et en a été délivré par le mérite des trois Patriarches ; toutefois, du quatrième Exil, Israël sera délivré par le mérite de Moché. Je vais te démontrer que l’Exil est dû à l’abandon de la Torah, car il est dit : ‘Hachem l’a dit : C’est parce qu’ils ont abandonné Ma Torah’ (Yirmiyahou 9,12).
Hachem a dit : ‘ils sont revenus des premiers Exils par le mérite d’Abraham, Its’hak et Yaacov. Maintenant, ils ont failli dans la Torah que J’avais donnée à Moché, aussi, lorsqu’ils se repentiront et l’étudieront, alors, par le mérite de Moché, Je les délivrerai.’"

-> Le Ohr Ha’haïm haKadoch déduit des paroles du Zohar:
"C’est pour cela que l’Exil se prolonge, car tant qu’ils n’étudient pas la Torah et n’accomplissement pas les Commandements, Moché refusera de délivrer des fainéants en Torah".

Cela rejoint ce qu’il rapporte dans son Commentaire sur la paracha (Vayé’hi 49,11) :
"Ne connais-tu pas les paroles du Zohar (II 120a) qui stipulent que Moché est le Rédempteur, lui qui a délivré nos pères, il nous délivrera et ramènera les fils dans leurs frontières comme il est écrit: "Ce qui a été c’est ce qui sera (מה שהיה הוא שיהיה - Ma Chéhaya Hou ChéHiyé - Kohélet 1,9)" [les premières lettres de מה שהיה הוא (ce qui a été c’est ce – qui sera) forment le nom משה Moché].

-> C’est là l’allusion du verset : "Tu ordonneras (Tétsavé - תצוה) aux Bné Israël" (Tétsavé 27,20) = tu seras lié aux Bné Israël lors de la Délivrance future, le mot "Tetsavé" (תצוה) se rapprochant du mot de la même famille "Tsavata" (ensemble).
Mais la condition à cela (suite du verset), c’est qu’il faudra : "te choisir une huile pure d’olives" = il faudra qu’ils étudient la Torah qui est comparée à l’huile qui éclaire, dépourvue de dépôt, à savoir une Torah étudiée de façon désintéressée (לשמה - lichma), et non pour s’en glorifier.
Le verset poursuit : "concassée, pour le luminaire" = il faut livrer toute notre énergie dans l’étude de la Torah, comme cela est expliqué dans la guémara (Béra'hot 63b) au sujet du verset : "Voici la règle, lorsqu’il se trouve un mort dans une tente" ('Houkat 19,14) : "La Torah ne se réalise que par celui qui est prêt à mourir pour elle."

-> La Guémara enseigne (Sanhédrin 106a) :
"‘Amalek vint et attaqua Israël à Réfidim’ (Béchala'h 17,8). Que veut dire le mot ‘Réfidim’?
Rabbi Elièzer dit : le nom de l’endroit est Réfidim. Rabbi Yéhochoua dit : ils se sont affaiblis dans la Torah."
Rachi commente : "Réfidim (רפידים) [signifie] ‘Relâchement des mains’ (רפיון ידים - Rifione Yadayim), ainsi du fait qu’ils se sont affaiblis dans la Torah, Amalek a-t-il surgi contre eux."

L’Ange tutélaire d’Amalek est Samaël. La guémara (Baba Bathra 16a) dit à son propos : "C’est le Satan, c’est le Mauvais Penchant, c’est l’Ange de la Mort". Or, la guémara (Kédouchin 30b) rapporte : "Mes fils, J’ai créé le yétser Hara, et J’ai créé la Torah comme remède. Si vous étudiez la Torah, vous n’y succomberez pas."
Aussi, comprenons-nous pourquoi Moché ne veut pas libérer les paresseux dans l’étude de la Torah, car l’essence du concept de la Délivrance est l’annihilation de la Klipa (écorce du Mal) d’Amalek, comme il est écrit : "Et il dit : Puisque sa main s’attaque au Trône (כס - Kess) d'Hachem (י־ה - Y-H), guerre à Amalek de par Hachem, de génération en génération" (Béchala'h 17,16).
Rachi explique : "Hachem a juré que Son Nom (י־ה־ו־ה) ne sera complet et Son trône (כסא - Kissé) complet que lorsque le nom d’Amalek aura été entièrement effacé".
Ainsi, tant qu’Amalek existe, le Nom d’Hachem sera privé de deux lettres, le Vav et le Hé, ne laissant que les lettres י־ה Y-H (Youd-Hé).
=> Aussi, l’étude de la Torah désintéressée, tant écrite (les cinq ‘Houmachim – Hé [5]) qu’orale (les six Ordres de la Michna – Vav [6]), contribue-t-elle à l’émergence de Délivrance finale avec l’anéantissement d’Amalek et le rétablissement des lettres Vav-Hé.

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-> "Souvenez-vous de la Torah de Moché (Zikhrou Torat Moché), Mon serviteur, Auquel J’ai prescrit au ‘Horeb [mont Sinaï], pour tout Israël, des préceptes et des ordonnances. Voici, Je vous enverrai Elie, le Prophète, avant que le jour d'Hachem arrive, ce jour grand et redoutable. Il ramènera le coeur des pères à leurs enfants, Et le coeur des enfants à leurs pères, De peur que Je ne vienne frapper le Pays d’interdit" (Mala'hi 3,22-24)

[ceci est la conclusion de la haftara de Shabbath haGadol, Shabbath précédent Pessa'h, et donc la sortie d'Egypte.
On voit un lien entre la Torah et la Délivrance. De même que nous sommes sortis d'Egypte par le mérite de la Torah qui allait être donné au Sinaï, de même nous sortirons de l'exil actuel par le mérite de notre étude de la Torah. ]

=> Pourquoi la Torah est-elle appelée : la Torah de Moché?

On peut citer :

1°/ La Modestie de Moché Rabbénou :
La guémara (Shabbath 89a) enseigne : "Rabbi Yéhochoua Ben Lévi a dit : Lorsque Moché eut quitté Hachem, et fut redescendu sur Terre, Satan vint trouver le Seigneur et lui dit : ‘Maître de l’Univers, où est la Torah?’ ‘Je l’ai offerte à la Terre.’ Satan vint alors voir la Terre et lui dit: ‘Où est la Torah?’ ‘C’est D. qui en sait le chemin’ (Iyov 28,23). Il alla voir la Mer, qui lui dit: ‘Elle n’est pas avec moi.’ Il alla voir l’Abîme, qui lui dit: ‘Elle n’est pas en moi’ ...
Satan revint alors vers Hachem, et lui dit: ‘Souverain du Monde, je l’ai cherchée sur toute la Terre et je ne l’ai pas trouvée’ ‘Va voir le fils d’Amram (Moché)’ répondit le Seigneur. Il se rendit donc chez Moché : ‘La Torah que t’a donnée Hachem, où est-elle?’ ‘Qui suis-je pour que Hachem m’ait donné la Torah?
Hachem dit alors à Moché : ‘Moché, tu es un menteur!’ ‘Souverain du Monde, ce trésor précieux dont Tu fais chaque jour Tes délices, puis-Je me déclarer Seul possesseur de ses bienfaits?’ ‘Puisque tu es si modeste, le nom de la Torah sera attaché au tien’. En effet, il est dit: ‘Souvenez-vous de la Torah de Moché Mon serviteur’."

2°/ Le don de soi de Moché Rabbénou pour la Torah :
Au sujet du verset : "C’est la Loi de la Torah : lorsqu’un homme meurt dans la tente" ('Houkat 19,14), la guémara (Bérakhot 63b) apprend : "La Torah ne perdure que chez celui qui se tue à son étude".
Moché, plus que tout autre homme, a donné sa vie pour la Torah, aussi, mérita-t-il que la Torah soit appelée en son nom [voir Mékhilta – Béchala’h].

La même idée se trouve dans le verset: «Car s’il trouve son plaisir dans la Torah d'Hachem בְּתוֹרַת ה׳ , Et qui, dans sa Torah ,ובְּתוֹרָתוֹ médite jour et nuit, il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point: Tout ce qu’il fait lui réussit» (Téhilim 1,2-3). En effet, Rachi explique qu’au début, la Torah est appelée la "Torah d'Hachem", cependant, lorsque l’homme se fatigue dans son étude, elle est aussi appelée "sa Torah" - la Torah de l’érudit.
De même, à propos du verset : "La Torah d'Hachem est parfaite תּורַֹת יְ־ה־וָ־ה תְּמִימָה , elle restaure l’âme" (Téhilim 19,8), le midrach Téhilim explique que lorsque Moché est monté au Ciel (pour aller chercher la Torah), il y est resté quarante jours et quarante nuits (sans manger et sans boire), ce qui lui a valu d’être considéré comme s’il avait donné sa vie pour la Torah.
Ainsi, fut-elle appelée en son nom, comme il est dit: "Souviens-toi de la Torah de Moché Mon serviteur" (Mala'hi 3,21).

3°/ La Délivrance finale par l’intermédiaire de Moché Rabbénou uniquement par le mérite de l’étude de la Torah :
La faute du Veau d’Or eut donc pour conséquence d’ancrer l’oubli au sein du peuple juif.
C’est pourquoi, jusqu’à ce qu’advienne la Délivrance finale (et la réparation définitive de la faute du Veau d’Or), annoncée par le Prophète Elie (mentionné dans notre Haftara), chaque Juif devra s’efforcer de se souvenir de la "Torah de Moché", afin de l’étudier et inciter ainsi Moché Rabbénou à venir délivrer son Peuple, comme l’enseigne le Ohr Ha’Haïm haKadoch (Tetsavé) : "C’est pour cela que l’Exil se prolonge, car tant qu’ils n’étudient pas la Torah et n’accomplissent pas les Commandements, Moché refusera de délivrer des fainéants en Torah" [voir Likouté Moharan 217].

Ainsi, la Haftara de Chabbath Hagadol nous révèle le secret de notre Guéoula, annoncée en ce mois de Nissan et similaire à la Sortie d’Egypte : L’étude assidue et désintéressée de la Torah, à l’instar de Moché Rabbénou, entraine la venue d’Eliyahou Hanavi, annonciateur du "jour grand (Hagadol) et redoutable", la Délivrance finale.

"D. dit : Faisons l'homme" (Béréchit 1,26)

-> Du fait que Hachem consulta les anges au sujet de la Création de l'homme, alors qu'Il créa la femme de Sa seule initiative, les femmes prononcent tous les jours la bénédiction : "Qui m'a créée selon Sa volonté", autrement dit mû par Sa volonté exclusive.

[Yéchouot Yaakov]

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[en effet, le midrach (Béréchit rabba 8,8) enseigne que quand Hachem a voulu créer l'homme, il a pris conseil auprès des anges du Service.]

"Comme il (Avraham) levait les yeux et regardait, il vit 3 personnages debout près de lui. En les voyant, il courut à eux du seuil de la tente et se prosterna contre terre" (Vayéra 18,2)

-> Le Ohr ha'Haïm enseigne :
Par les mots : "il regardait", la Torah nous indique que lorsque Avraham les vit, il fut guéri de ses maux et courut à leur rencontre. Car l'ange était visible de loin, mais sur le plan spirituel, ceci ne représente pas un obstacle pour empêcher la guérison.

Immédiatement, [l'ange] Raphaël remplit sa mission et le guérit.
Sentant qu'il était guéri, Avraham se prosterna à terre devant ces envoyés célestes."

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-> D'une façon similaire, le Ohr ha'Haïm explique : "réé ano'hi", dans le sens de : "regardez-moi et vous comprendrez et accepterez [le bien absolu du monde futur]".
En d'autre termes, ce verset fait allusion à l'idée selon laquelle la seule observation du visage de Moché allait conduire le peuple à choisir la voie de la bénédiction et du salut.

=> Il en découle que la simple vue d'un ange ou d'un tsadik nous apporte la guérison!

"Pour toi, sois fidèle à Mon alliance, toi et ta postérité après toi" (Lé'h Lé'ha 17,9)

-> Rabbi Shablom de Belz s'interroge sur la redondance du pronom : "toi".

Il explique que nous avons le devoir d'accomplir toute mitsva de manière parfaite, c'est-à-dire : par la pensée, par la parole et par l'acte.

Or, celle de la circoncision ne peut être accomplie simultanément à ces 3 niveaux, puisque c'est le père qui la fait pratiquer sur le corps du nourrisson.
Lorsque cet enfant grandira et circoncira, à son tour, son propre fils, il complétera l'aspect manquant de cette mitsva, celui de la pensée.

=> Tel est le sens implicite de notre verset : "Pour toi ... toi et ta postérité" = c'est seulement lorsque l'homme circoncit son fils, il parvient à un accomplissement parfait de la mitsva de la circoncision.

"Yaakov dit en les voyant : "Ceci est la légion de Hachem!" Et il appela cet endroit : Ma'hanayim" (Vayétsé 32,3)

-> Les voyant arrivés au loin, Yaakov rassura ses gens et dit : "Ce ne sont pas les troupes d'Essav ou de Lavan qui viennent nous attaquer. Ce sont les camps (ma'hanayim) des anges que D. envoie pour nous protéger de nos ennemis.

Au début de la paracha, Yaakov a quitté 'Hebron, et la ville avait ressenti son départ comme une immense perte. Maintenant qu'il était de retour, les anges étaient extrêmement heureux. En effet, 600 000 anges vinrent l'accompagner lorsqu'il revint en terre d'Israël.

De plus, chaque fois qu'un individu accomplit une bonne action, un ange est créé.
Yaakov avait donc sa propre suite d'anges le protégeant de tout danger.

Quand il revint chez ses parents, D. l'honora en lui envoyant des cieux une autre escorte d'anges.
Quand Yaakov les vit, il dit : "C'est là le camp de Hachem. Ces anges ont été envoyés par D., et ce ne sont pas ceux créés par mes bonnes actions."
Ainsi, il nomma l'endroit : "ma'hanayim" (les 2 camps) = il y avait les anges créés par ces bonnes actions, et également ceux envoyés par D.

[Méam Loez - Vayétsé 32,3]

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-> "Yaakov dit en les voyant : "Ceci est la légion de Hachem!" Et il appela cet endroit Ma'hanayim" (Vayétsé 32,3)

"Yaakov dit en les voyant" = vayomer Yaakov kaacher ra'am (וַיֹּאמֶר יַעֲקֹב כַּאֲשֶׁר רָאָם).
Les initiales de ces mots forment : "véyakiram" (il les a reconnus), pour dire que Yaakov a reconnu que c’étaient les mêmes anges qu’il avait vus dans son rêve et qui montaient et descendaient de l’échelle.
- "Raam" (רָאָם) est un acrostiche de "Raphaël, Ouriel, Mikhaël".
- "Ma'hanayim" (מַחֲנָיִם) est un acrostiche de "Méotam ‘hayalim natal Yaakov malakhim" (de ces guerriers Yaakov a pris des anges).
[Ahavat ‘Haïm]

"Les messagers revinrent auprès de Yaakov, disant : "Nous sommes allés trouver ton frère Essav. Lui-même vient à ta rencontre, et 400 hommes l'accompagnent" (Vayichla'h 32,7)

-> Certains affirment qu'Essav avait 400 généraux, chacun à la tête de 400 hommes, soit un total de 160 000 soldats.
Les "400 hommes" cités par la Torah se réfèrent aux généraux.

Selon une autre opinion, chacun des hommes d'Essav était capable de se battre contre 400 guerriers.

D'autres commentateurs disent qu'Essav avait acquis le droit de réclamer les douanes à la frontière.
Essav pensait : "Si mes hommes arrivent à vaincre Yaakov, parfait. Mais si ses hommes sont plus nombreux que les miens, je lui présenterai mes références et j'exigerai d'inspecter ses biens, afin de vérifier si certains ne tombent pas sous le coup d'une taxe. Pendant qu'il sera occupé à préparer ses biens pour l'inspection, je le tuerai."
Puisqu'Essav préparait ce plan il n'emmena que 400 hommes, il n'en avait pas besoin de plus ...

Un commentaire explique qu'Essav avait acquis les droits de douane car il avait appris que Yaakov avait caché sa fille Dina dans un coffre. Il avait pris cette mesure à cause de la très grande beauté de sa fille, et il redoutait qu'Essav ne désire la prendre pour femme.
Essav dit : "Maintenant, je dispose d'un plan excellent pour le tuer. Je demanderai qu'il ouvre chaque coffre pour voir les produits visés par l'impôt douanier. Quand il refusera d'ouvrir le coffre où se trouve sa fille, j'utiliserai cela comme une excuse pour le tuer."

[Méam Loez - Vayichla'h 32,7]

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-> "Les messagers revinrent à Yaakov, en disant : "Nous sommes allés trouver ton frère Essav" (Vayichla'h 32,7)

-> Le rav Pin'has de Koritz (Imré Pin'has) note que les premières lettres des mots "vayachouvou hamala'him él Yaakov lémor" (les messagers revinrent à Yaakov, en disant - וַיָּשֻׁבוּ הַמַּלְאָכִים אֶל יַעֲקֹב לֵאמֹר), forment le nom "Eliyahou" (אליהו).
Cela indique qu'Eliyahou haNavi était impliqué dans cette mission, même s'il n'était pas encore né.
Bien qu'il n'ait pas encore existé en tant que personne, le concept d'Eliyahou haNavi, l'ange de feu d'Hachem, existait déjà et faisait partie de cette mission.

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+ "Sauve-moi, de grâce, de la main de mon frère, de la main d'Essav" (Vayichla'h 32,12)

=> Pourquoi Yaakov eut-il peur uniquement de son frère Essav, et non des 400 hommes qui l'accompagnaient?

-> Reich Lakich (Yalkout Chimoni 32,7) sur "400 hommes avec lui [Essav]" (Vayichla'h 32,7) = c'est-à-dire comme lui, de la même façon qu'Essav était à la tête de 400 hommes, ainsi chacun de ces hommes était à la tête de 400 autres hommes.

Il en découle qu'il y avait un total de 160 000 hommes (400*400), ce qui représente 16 myriades (16*10 000), sans compter Essav lui-même.

-> Rabbi Méïr Yé'hiel d'Ostrovitch enseigne :
Essav connaissait le principe écrit dans les Téhilim (91,7) : "Qu'à tes côtés il en tombe 1 000 (côté gauche), et une myriade à ta droite (10 000) ; toi, le mal ne t'atteindra pas".
Essav avait compris que chacun des Bné Israël possédait la force de soumettre une myriade, soit 10 000 ennemis.

Si l'on compte bien, Yaakov, ses 11 enfants (Binyamin n'était pas encore né), et ses 4 femmes, nous obtenons alors 16 personnes constituant la famille d'Israël. Ils étaient donc aptes à faire la guerre aux 16 myriades conduites par Essav.

Ainsi Essav a-t-il amené avec lui 160 000 hommes, car il avait l'intention d'éliminer toute opposition afin de se retrouver en face à face avec Yaakov.
C'est pour cela que Yaakov a prié vers Hachem en disant : "Sauve-moi, de grâce, de la main de mon frère, de la main d'Essav, car je le crains".
Yaakov fut très précis dans sa demande en disant : "car je LE crains" : Il ne craignait que lui en effet, car face aux 160 000 hommes qu'Essav avait emmenés avec lui, il avait la force potentielle de les vaincre.

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"Yaakov fut fort effrayé et inquiet. Il partagea son monde, ainsi que le menu, le gros bétail et les chameaux, en 2 camps. Il se dit : Ce sera, si Essav s'approche du 1er camp et l'attaque, le 2e camp sera épargné " (Vayichla'h 32,8-9)

-> Même si Hachem avait promis à Yaakov de le protéger, malgré tout Yaakov craignait avoir commis une faute qui lui ferait perdre cette protection Divine. [cf. b'h, également : https://todahm.com/2018/12/09/7701 ]
Il craignait donc qu'Essav puisse malgré tout lui faire du mal et se prépara à cela, en divisant son camp en deux, de sorte à préserver tout au moins le 2 camp.

=> Mais on peut se demander comment Yaakov pouvait-il être aussi sûr que le 2e camp sera épargné? Comment savait-il que Essav n'allait pas attaquer les deux camps?

Nous allons voir, b'h, différentes explications :

-> 1°/ Le Na'halat Yaacov explique que Yaakov se trouverait dans le 1er camp, le plus proche de Essav.
- Quand celui-ci rencontrerait Yaakov, s'il accepterait de faire la paix avec son frère, alors tout se finira bien. Mais s'il voulait encore le tuer, alors Yaakov lui fera la guerre.
- Quand tout le reste de la famille (et des biens) de Yaakov qui se trouvaient dans le 2e camp, verraient que Yaakov et Essav se battent, ils en concluraient que Essav cherche toujours à leur faire du mal. Et alors, pour se protéger, pendant ce temps où Yaakov et Essav se battent, ils s'enfuiraient et auront ainsi la vie sauve. Ce 2e camp sera donc, de cette façon, épargné.

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-> 2°/ "Pourquoi vous perdrai-je tous les deux le même jour" (Toldot 27,45)
Rachi de commenter : Elle (Rivka) était inspirée par l’esprit saint et a prophétisé qu’ils (Yaakov et Essav) mourraient le même jour, comme il est expliqué dans la guemara (Sotah 13a).
En se basant sur cette prophétie le 'Hanoukat haTorah écrit que Yaakov éloigna les 2 camps d'une distance d'un jour de marche. Yaakov se trouvait seul dans le camp le plus proche de Essav.
Ainsi, quand ce dernier le rencontrera, si dans le pire des cas il réussit à le tuer, alors il lui faudra un jour de marche pour se rendre dans le 2e camp et le combattre. Mais alors, conformément à la prophétie de Rivka, il mourra avant d'atteindre le deuxième camp. Celui-ci sera donc forcément sauvé.

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-> 3°/ Le rabbi méïr Yé'hiel d'Ostrovtsa explique que toute la force qu'Essav disposait pour nuire à Yaakov, il l'a obtenue de par son grand mérite du respect de son père. En effet, nos Sages rapportent qu'Essav honorait son père de façon exemplaire. C'est ce mérite qui lui donna toute sa force.

C'est pourquoi Yaakov divisa son camp en deux, et dans le camp le plus proche d'Essav, il n'y avait que lui. Quand Essav s'approchera, s'il décide de combattre Yaakov et arrive à le tuer, alors de ce fait, leur père Its'hak souffrira énormément de la mort de son fils.
Dès lors, Essav qui aura causé cette profonde peine à son père, en tuant Yaakov, perdra automatiquement tout son mérite lui venant du respect de son père, car il n'y a pas de peine plus grande que l'on peut causer à un père que de tuer un de ses enfants.
[combien il est dur à un parent de voir ses enfants se disputer entre eux, et à plus forte raison d'en arriver à se tuer (physiquement, par les mots, en s'ignorant, ...)!]

Et lorsque Essav aura perdu son mérite du respect de son père, il ne lui restera plus de force pour faire du mal à la famille de Yaakov, car toute sa force ne lui venait que de ce mérite.
Dès lors, le 2e camp sera automatiquement préservé, car Essav, dépourvu de son mérite, n'aura plus la force de leur nuire.

-> Rabbi Nissim Yaguen (Nétivé Or) rapporte un exemple : lorsqu'Essav se rendait honorer son père, il portait un costume en soie. Il ne portait pas cet habit particulier lorsqu'il se trouvait à la maison, non plus dans la rue, uniquement lorsqu'il honorait ses parents.

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-> Le 4°/ Ramban affirme que ce passage de la division du camp en deux, est annonciateur de ce qui se passera pendant toute la période de l'exil.
Tout au long de l'Histoire, à chaque fois que les ennemis d'Israël se lèveront et leur feront du mal, alors même s'ils arrivent à causer des dégâts sur une partie du peuple, malgré tout : "le 2e camp sera préservé", et le peuple juif restera épargné.

=> Jamais aucun ennemi n'arrivera à vaincre tout le peuple juif dans son ensemble.

Ainsi, selon nos Sages, Hachem a réalisé une bonté avec Son peuple, de l'avoir dispersé de par le monde, car même si des persécuteurs causent des dégâts sur le peuple juif dans un coin du monde, les juifs des autres coins resteront saufs.
Jamais aucun ennemi n'arrivera à faire disparaître le peuple juif dans sa totalité.

=> La démarche de Yaakov était donc précurseur de ce qui arrivera à Israël tout au long de son histoire

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-> 5°/ Le 'Hatam Sofer se base sur un enseignement de nos Sages qui dit que la prière permet d'obtenir au moins la moitié de ce que l'on cherche.

Yaakov pria pour être sauvé des mains de Essav.
Ainsi, Yaakov divisa le camp en deux pour que même si Essav attaque le 1er camp et obtient la victoire, le 2e camp sera forcément sauvé par le mérite de sa prière, qui sera au moins exaucé à moitié, de façon à ce que le 2e camp soit sauvé.

"Il (Essav) tomba à son cou et l'embrassa" (Vayichla'h 33,4)

-> Essav le racha, a gardé en son cœur de la rancune à Yaakov pendant ces 36 années, à chaque occasion il cherchait le moyen de le tuer.

Nos Sages nous racontent que Yaakov a envoyé des messagers, qui sont revenus en racontant qu'Essav avait gardé de la haine contre lui, et que rien n'avait changé. Et pourtant, dès qu'il s'est humblement prosterné devant Essav en l'appelant "mon seigneur", celui-ci s'est immédiatement adouci et sa haine a disparu, au point qu'il est tombé au cou de Yaakov et l'a embrassé.

Le Séfer Mélits Yocher en déduit la puissance de la corruption des honneurs, c'est cela la faiblesse de l'homme.

-> Selon le midrach : "Rabbi Chimon bar Yo'haï a enseigné : c'est une halakha connu qu'Essav déteste Yaakov, mais à ce moment là, sa pitié l'a emporté et il l'a embrassé de tout son cœur".

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-> Selon une autre opinion, Essav tenta de mordre Yaakov au cou. Mais le cou de ce dernier devint dur comme du marbre, et les dents d'Essav s'y brisèrent.
Ils se mirent alors à pleurer de douleur : l'un pour son cou, l'autre pour ses dents ...

Essav pensa : "Je ne vais pas tuer Yaakov avec mon glaive ou avec une autre arme, mais avec mes dents. Je vais trancher sa jugulaire et le saigner à mort." ...
Yaakov pleura à cause du danger, et Essav pleura parce qu'il ne pouvait le mordre.

En réalité, Essav hésitait à attenter à la vie de son frère. Its'hak vivait encore, et Essav ne voulait pas causer de chagrin [à son père]. Quand il vit le miracle dont bénéficia son frère, il adopta un comportement amical à l'égard de Yaakov, et l'embrassa sincèrement.

Yaakov méritait cette douleur, car il avait provoqué Essav en lui envoyant des cadeaux et en s'adressant à lui avec désinvolture. Or,telle n'était pas la volonté de D.
[Selon cette opinion,] Essav ne pensait aucunement à Yaakov et celui-ci n'avait pas à l'aborder.
Yaakov n'avait aucune raison de craindre Essav, car en quittant Lavan, D. lui avait dit : "Retourne aux pays de tes pères, et je serai avec toi" (Vayétsé 31,3).

D'après d'autres commentaires, quand Yaakov préleva la dîme de ses troupeaux, il l'envoya à Essav.
Hachem lui dit : "Ce que tu fais n'est pas juste. La dîme est sanctifiée, mais tu l'utilises dans un but profane."
Yaakov répondit : "Mais cela est nécessaire, je dois le flatter, sinon il me tuera."
D. dit : "Non seulement tu lui offres la dîme, mais tu violes aussi Ma parole : "Le plus grand sera le serviteur du plus jeune" (Toldot 25,23). Au lieu de te comporter en maître à l'égard d'Essav, tu te présentes à lui comme son serviteur ("Ainsi parle ton serviteur Yaakov" - Vayichla'h 32,5). Par ta vie, tu seras sous son joug en ce monde."

Les actes de Yaakov sont surprenants.
La Torah dit : "Tu ne te prosterneras pas devant un autre dieu" (Chémot 34,14). Puisque Essav s'était érigé en divinité, comment Yaakov put-il s'incliner devant lui?

En réalité, Yaakov ne se prosterna pas devant Essav. Il le fit devant la présence Divine qui était venue à son secours. Cependant, Essav supposa qu'il agissait ainsi envers lui.

[le Zohar - rapporté dans le Méam Loez (Vayichla'h 33,4)]