Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Le pays que nous avons parcouru au cours de notre exploration est une terre excellente.
Si D. est satisfait de nous et nous conduit dans ce pays, Il peut nous le livrer ... Mais ne vous rebellez pas contre D." (Chéla'h Lé'ha 14,7-9)

Le Rabbi Moché Tsvi de Svern de nous enseigner :
"La terre d'Israël peut aider l'homme à s'élever dans la sainteté et à atteindre un haut niveau seulement lorsque l'homme, mû par un réel désir d'être meilleur, fait des efforts sur lui-même.

S'il se laisse aller, le mauvais penchant, qui est bien plus fort en terre d'Israël qu'ailleurs, peut le faire tomber très bas.

Certes, "la terre est excellente" mais souvenez-vous : "ne vous rebellez pas contre D." "

"[La terre] est-elle bonne ou (im) mauvaise" (Chéla'h Lé'ha 12,19)

-> La terre d'Israël est bonne même si (im) vous voyez qu'elle est mauvaise.
Sa sainteté existe toujours mais elle est cachée.
Sous le "mal" superficiel se cache le "bien.
(Séfer haZé'hout)

-> Le Rabbi Yossef 'Haïm Sonnenfeld rapporte à ce sujet : "Vois le bien de Jérusalem" (Téhilim 128,5), et de commenter : l"homme doit s'efforcer de voir seulement le côté positif de Jérusalem".

La faute des explorateurs et le 9 av …

+ La faute des explorateurs et le 9 av ...

->"Ils rapportèrent de mauvaises choses sur la terre qu'ils avaient exploré... toute l'assemblé leva la voix et cria cette nuit la [parce qu'ils ne voulaient pas entrer sur cette terre" (Chéla'h Lé'ha 13,32)

-> Le midrach (Bamidbar rabba 16,12) dit qu'au moment où le peuple juif a accepté le rapport des explorateurs, Hachem a décrété que le Temple sera détruit et que les juifs iront en exil.

-> La guémara (Shabbath 31a et Yoma 9b) rapporte plusieurs raisons qui ont conduit à la destruction du Temple, mais aucune mention n'est faite de la faute des explorateurs.
Comment comprendre cela?

Le Maharal répond que s'il n'y avait pas eu la faute des explorateurs, le peuple juif aurait été attaché pour toujours à Hachem et à la terre d'Israël.
Même s'ils avaient commis ultérieurement de graves fautes, D. leur aurait infligé différents types de punition, mais ils seraient toujours restés en Israël et le Temple n'aurait pas été détruit.
En dénigrant la terre d'Israël, ils ont rompu le lien les liant ensemble, et ils ont alors rendu possible une punition future sous la forme de l'exil et de la destruction du Temple.
[Péninim méChoulkhan Gavoa - Bamidar 14,1]

-> Dans le livre de Eikha, on peut remarquer que la 1ere lettre de chacun des versets au sein de chaque chapitre suit l'ordre alphabétique.
Cependant, il y a une exception : dans le 2e chapitre, le verset commençant par la lettre pé (v.2,16) vient avant celui débutant par la lettre : ayin (v.2,17).
La guémara (Sanhédrin 104b) explique : c'est en raison de la faute des explorateurs qui ont utilisé leur bouche (en hébreu se dit : pé) contre la terre d'Israël, à propos de choses qu'ils n'avaient pas vu de leurs yeux (en hébreu : ayin).

-> "[Après la faute des explorateurs], Vous êtes revenus et avez pleuré devant Hachem, mais Hachem n'a pas écouté votre voix, et ne vous a pas prêté oreille" (Dévarim 1,45)
Pourquoi n'a-t-Il pas accepté leurs prières et leur téchouva?

Le Sforno apportent 2 réponses : leur faute contenait du 'hilloul Hachem, pour lequel une téchouva seule ne suffit pas, seule la mort permet d'arriver à un pardon total ; et également car ils étaient motivés par la peur de la punition décrétée, et ce niveau de téchouva (téchouva méyira) n'est pas suffisant pour annuler un décret.

-> Il est écrit dans la guémara (Taanit 29a) :
"[D. dit : ] Vous avez pleuré sans raison ; J'établirai pour vous une raison de pleurer [ce jour là] pour les générations à venir."

La nuit du rapport des explorateurs était celle du 9 av, et c'est ce jour là que les 2 Temples ont été détruits et que beaucoup d'autres tragédies touchèrent le peuple juif à travers l'histoire.

-> Le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou) :
"Pleurer est une expression de souffrance intérieure.
Qu'est ce qui est considéré comme "pleurer sans raison"?
Ca découle seulement d'un manque de confiance en D.

Quand le peuple juif se tenait à la frontière de la terre d'Israël, ils n'ont pas voulu entrer en disant : "Pourquoi D. nous a-t-Il amené sur cette terre pour succomber à l'épée" [Bamidbar 14]
"C'est parce qu'Il nous déteste qu'Il nous a sorti d'Egypte pour nous donner aux Amoraïm pour qu'ils nous détruisent" [Devarim 1].

La cause de ce manque de confiance en D. est un manque intérieur (à se lier à D.).
Le seul moyen de rectifier ceci est le fait de pleurer à travers les générations."

[dans le cas des explorateurs, D. ayant promis de nous donner la terre d'Israël, peut importe ce qu'il s'y trouve (des géants, ...), on doit avoir une confiance totale dans sa réalisation]

-> Le rav Mordechai Becher de nous dire :
"Par essence, toutes les tragédies de l'exil sont des produits de notre séparation de la Torah et de la sainteté de la terre d'Israël. [...]
Toutes les punitions qui ont affecté le peuple juif portent en elles une toute petite mesure de punition de la faute du Veau d'or et de celle des Explorateurs qui eurent lieu à ces dates là."

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+ Veau d'or & faute des explorateur :

-> Le rav David Pinto (la voie à suivre n°1190) enseigne :
"Lorsque le peuple juif commit le péché du veau d’or, Hachem lui pardonna, alors qu’Il se montra beaucoup plus intransigeant concernant celui des explorateurs, sanctionné par 40 ans d’errance dans le désert. Pourquoi donc?

Tout d’abord, le péché du veau d’or se situait avant le don de la Torah, tandis que celui des explorateurs lui était postérieur. En outre, la Terre Sainte est étroitement liée aux paroles de la Torah, par les mitsvot lui étant spécifiques qui s’y trouvent mentionnées. La rigueur de la punition divine venue sanctionner le péché des explorateurs visait à prouver au peuple juif que dénigrer la sainteté de la terre d’Israël revient à porter atteinte à la sainteté de la Torah, péché considérable.

Par conséquent, du fait que les enfants d’Israël médirent de la Terre Sainte, ils endommagèrent la sainteté de ce pays, directement liée à celle de la Torah, qui fut donc elle aussi atteinte. Aussi, mesure pour mesure, D. leur retira le privilège d’étudier la Torah le 9 Av et de se réjouir par ce biais, les obligeant au contraire à se lamenter à cette date, de sorte à éveiller en eux une nouvelle aspiration à raffermir leur lien avec elle."

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-> Sur ce même sujet, rabbi Mendel de Kotzk écrit :
"Pourquoi Hachem a-t-il pardonné le péché Veau d'or bien que les juifs ne s'en soient pas explicitement repentis alors que, d'un autre côté, le péché commis lors de l'épisode des explorateurs n'a pas été pardonné?
C'est que dans la tentative du Veau d'or, il y avait malgré tout une recherche spirituelle, l'aspiration à une force supérieure, tandis que les explorateurs, eux, ne pensaient qu'à des choses bassement matérielles."

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Il se mirent à décrier le pays qu'ils avaient exploré en disant aux juifs : "Le pays que nous avons parcouru pour l'explorer est un pays qui dévore ses habitants! Tous les hommes que nous y avons vus sont gigantesques!" (Chéla'h Lé'ha 13,32)

-> Lorsque les explorateurs se rendirent compte que dès qu'ils prenaient la parole, Yéhochoua, Kélev ou Moché intervenaient pour les empêcher de dénigrer la terre d'Israël, ils décidèrent de ne rien dire en leur présence.
Ils choisirent plutôt de marcher parmi le peuple et sans personne pour les contredire, de raconter tout ce qu'ils désiraient. Ils se dispersèrent parmi la foule et se mirent à critiquer la terre.

Le verset indique cette tactique par les mots : "Ils se mirent à décrier le pays qu'ils avaient exploré, en disant aux juifs". Après avoir parlé devant Moché, Yéhochoua et Kalev, qui tentèrent de les interrompre, les 10 explorateurs se précipitèrent vers leurs tentes. Là, ils commencèrent à se tourner et à se retourner en gémissant comme s'ils étaient pris de convulsions.
Les membres de leur famille les supplièrent de leur dire ce qui s'était passé mais ils gardèrent le silence.
Ils geignirent, se lamentèrent et prétendirent que malgré tous leurs efforts, ils ne parvenaient pas à se lever.

Il s'écrièrent : "Malheur à mes fils, mes filles et à mes belles-filles! Les Amorréens nous vaincront sans aucun doute, et une fois que vous serez entre leurs mains, ils agiront à leur guise! Vous ne pouvez pas vous imaginer tout ce que nous avons vu!
Même si nous acceptions les dires de Kalev et marchions pour occuper le pays, en admettant que nous en soyons capables, nous en gagnerons rien en l'occupant. L'air est si nocif que même ses résidents qui y sont habitués meurent d'empoisonnement. Qu'en sera-t-il de nous qui n'y sommes pas accoutumés? Cet air nous tuera dès que nous pénétrons dans le pays.
Bien qu'on ne puisse connaître la qualité de l'air d'un pays sans y avoir vécu un certain temps, nous avons pu nous en rendre compte simplement en le traversant. D'ailleurs, en entrant dans le pays, nous les avons vu enterrer leurs morts!"

Tel est le sens du verset : "Le pays que nous avons parcouru pour l'explorer est un pays qui dévore ses habitants".

-> Ils continuèrent en développant l'idée du verset suivant (v.33) : "Là-bas, nous avons même vu les titans (néfilim), les fils du géant, qui descendent des titans. Nous nous sommes sentis comme de minuscules sauterelles! C'est tout ce que nous étions à leur yeux" ...

Lorsque les familles des explorateurs entendirent ce récit, elles se mirent à crier et à pleurer.
Leurs voisins les entendirent, et à leur tour, ils gémirent jusqu'à ce qu'une immense lamentation s'élève dans le camp.

[Méam Loez - Chéla'h Lé'ha 13,32 & 33]

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-> "Touts les juifs se lamentèrent devant Moché et Aharon. La communauté entière leur dit : "Nous aurions préféré mourir en Egypte! Que ne mourons-nous dans ce désert!" (Chéla'h Lé'ha 14,2)

Le Méam Loez commente : Les moyens détournés que les explorateurs utilisèrent pour répondre leurs calomnies parmi le peuple atteignirent leur but. Tous les juifs, y compris le Sanhédrin, se plaignirent à Moché et à Aharon.
Ils gémirent : "Nous aurions préféré mourir en Egypte ou dans ce désert ...
Certes, si nous retournons en Egypte, nous, nos femmes et nos enfants redeviendrons esclaves, mais au moins nous ne mourrons pas."

Ayant pris cette décision, ils se dirent l'un à l'autre : "Nommons un nouveau chef et retournons en Egypte. Nommons Dathan à la place de Moché et Aviram à la place d'Aharon. Tous 2 seront de bons dirigeants."

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-> "Je vais les frapper d'une épidémie et les anéantir. Je te ferai devenir un peuple plus grand et plus puissant que celui-ci" (Chéla'h Lé'ha 14,12)

Le Méam Loez rapporte les paroles de Hachem :
"J'agirai envers eux mesure pour mesure. Je les anéantirai par une épidémie car ils ont dit : "Nous aurions préféré mourir en Egypte. Que ne mourons-nous dans ce désert!"
Ils ont affirmé qu'ils préféraient mourir en Egypte ou dans ce désert plutôt que d'entrer en terre d'Israël et d'y périr aux mains de l'ennemi. Je les frapperai donc d'un épidémie pour avoir manqué de confiance en Moi.

Quant au serment que J'ai prêté à leurs ancêtres de multiplier leurs descendants comme le sable sur le rivage et de leur donner la terre de Canaan, ce serment n'est pas annulé. [Moché,] Je veux accroître tes descendants et faire de toi un grand peuple".

"Ils dirent : "Nous sommes venus vers le pays où tu nous as envoyés, et aussi il est ruisselant de lait et de miel ..." (Chéla'h Lé'ha 13,27)

Rachi d'expliquer : "Tout mensonge qui ne comporte pas à son début une parcelle de vérité ne se maintiendra pas à sa fin [c'est-à-dire qu'il ne sera pas cru]."

Pour rendre crédible le mensonge qu'ils s'apprêtaient à livrer, les explorateurs ont, dans leur réponse, changé l'ordre des questions de Moché (cf.13,18-20) de manière à l'introduire par une affirmation véridique.

-> Rabbi Heschel de Varsovie disait :
"Combien il est ironique de constater à quel point un menteur a besoin de compter sur une vérité de qualité. [En effet,] Si les gens ne croyaient pas en la véracité de sa parole, quel intérêt aurait alors son mensonge?"

-> Nos Sages disent que : "les méchants sont pleins de regrets ..."
Conscient de sa malignité, l'imposteur se sent coupable, et de ce fait, il manque d'assurance.
C'est pourquoi, il préfère livrer d'abord un élément de vérité et remettre ses mensonges à plus tard.

-> Au nom de D., le prophète Yirmiyahou réprimande le peuple d'Israël en disant que : "Leur langue est une flèche acérée et il n'y a que tromperie dans sa bouche ; on parle amicalement à son prochain, mais au fond de soi, on lui tend un piège." (Yirmiyahou 9,7)

Pour quelle raison a-t-il comparé la langue des enfants d'Israël à une flèche?

Le Gaon de Vilna explique que l'archer commence par tirer la flèche vers lui avant de le lâcher pour la lancer au loin.

Plus il la tire préalablement vers lui, plus grande est la force qu'il lui confère et plus ample sera son déplacement.
Ainsi, l'intensité de sa propulsion lui vient précisément de son contraire, à savoir sa traction préparatoire.

=> Il en va ainsi de ceux qui profèrent du lachon ara : ils commencent par émettre un compliment, une parole positive, après quoi ils se mettent à dénigrer et à calomnier.

Et plus, il se seront répandus en éloges sur leur cible, plus la médisance qu'ils proféreront ensuite à son sujet sera vraisemblable et crédible.

La nécessité du besoin …

"Pourquoi les matriarches (Sarah, Rivka et Ra'hel) étaient-elles stériles?
Parce que D. aspirait à leurs prières.

Il dit : "Elles sont riches, elles sont belles, ...
Si Je leur donne [également] des enfants, elles ne prieront pas devant Moi." "

[Midrach Tan'houma - paracha Toldot]

Si D. comblait d'avance tous les besoins d'une personne, elle ne s'attacherait à nul autre qu'à elle-même.

=> Le besoin constitue un moyen de liaison.
Ce n'est pas une faiblesse mais une "ancre de connexion", qui relie l'être humain à son D. et à son entourage.

La Torah nous dit : "Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; Je vais lui faire une aide face à lui."

= Voulant que l'être humain se lie à D., à la société qui l'entoure et à son conjoint, le Créateur l'a conçu de telle manière qu'il se sente mal dans la solitude, afin que sa conscience d'un manque l'incite à établir une relation avec ces 3 "composantes".

."Yits'hak supplia D. en face de sa femme, car elle était stérile. D. l'exauça, et Rivka, conçut." (Toldot 25,21)

L'ordre chronologique semble ici avoir été inversé. Pourquoi nous dire d'abord qu'ils ont prié, puis que la raison de leur prière était la stérilité de Rivka? N'aurait-il pas était plus logique que la Torah s'exprime en sens inverse, en indiquant d'abord que Rivka était stérile, puis qu'elle et son mari ont prié?

Le rav Chlomo Ganzfried nous explique que la progression suivie par le verset est en réalité tout à fait correcte.

La guémara (Yebamot 64a) nous apprend que Rivka était stérile parce que D. prend plaisir aux prières des justes. Il sait que ceux-ci réagissent à la souffrance par des requêtes et suppliques, raison pour laquelle Il les soumet à des épreuves.

=> C'est donc bien Son désir de voir Yits'hak prier qui était la cause de la stérilité de sa femme.

Combien de livres comporte la Torah écrite?

+ Combien de livres comporte la Torah écrite?

Il est écrit au tout début de notre paracha : "c'est vis-à-vis de la face du Candélabre que les 7 lampes doivent projeter la lumière." (Béha'aloté'ha 8,2)

=> Le Candélabre se composait de 7 lampes tout comme la Torah (la sagesse de D.) est composée de 7 livres.

En apparence, la Torah écrite semble être composée de 5 livres (Béréchit, Chémot, Vayikra, Bamidbar et Dévarim).
Pourtant, en réalité, elle en comprend 7 au total.

En effet, certains signes particuliers employés par D. indiquent que le livre de Bamidbar se subdivise en 3 livres.
C'est dans cette même paracha de Béha'aloté'ha que nous retrouvons cette singularité.
En effet, 2 versets (Bamidbar 10,35-36) ont la particularité d'être entourés de 2 noun (נ) renversés, jouant, en quelque sorte, le rôle de parenthèse.

Selon le Sod (niveau d'explication élevé nommé : secret), nos Sages expliquent que ces versets correspondent à un livre entier : malgré sa quantité infime de mots, son contenu est incommensurable.

=> En créant cette séparation, D. établit donc 7 livres, qui représentent l'entité profonde de la sagesse de la Torah.

-> En correspondance avec ce chiffre 7, nous remarquons que le 1er verset de la Torah, traitant de la Création du monde, contient 7 mots introduisant les 7 jours de la Création.

-> Les 7 jours de la Création donnèrent naissance à l'Histoire humaine qui, selon une tradition de nos Sages, doit s'étaler durant 7 millénaires.

"Sur l'ordre de D., ils camperont, sur l'ordre de D., ils partiront." (Béha'aloté'ha 9,20)

-> Le Chlah haKadoch nous dit que ce verset est porteur d'une règle morale.

Avant d'accomplir une action ou de se déplacer, que l'homme dise toujours : "avec l'aide de D.", ou "si D. le veut".

Par exemple, s'il s'apprête à se mettre en route, qu'il dise : "Je me dispose à voyager, avec l'aide de D., et j'ai l'intention de faire une halte à tel endroit, si D. le veut."

Son Nom se trouvera ainsi constamment sur ses lèvres, au moment où il conçoit son projet et lorsqu'il le met en application, pour chacun de ses actions.

-> Le Chla haKadoch de conclure : "En agissant ainsi, une personne internalisera et fixera dans son cœur les notions de base de la émouna, et cela amènera de la bénédiction dans sa vie."

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-> On doit faire attention à prier avant de faire quoi que ce soit, car plus on s’y prend tôt plus il est facile d’annuler un mauvais décret, comme l’ont dit les Sages : il faut toujours prier avant que le malheur arrive.
[rabbi Tsadok haCohen de Lublin - dans son Ressissé Laïla]

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-> Le Chla haKadoch enseigne également :
Les Sages ont dit que c’est cela la grandeur de Yossef dans la maison de Potiphar, ainsi qu’il est écrit : "Son maître vit que D. était avec lui".
Rachi explique que le Nom de Hachem était sans cesse dans sa bouche, car à chaque occasion il disait "avec l’aide de Hachem", "si Hachem le veut", c’est pourquoi il est dit ensuite "et dans tout ce qu’il fait, Hachem le fait réussir".

On en a une allusion dans le verset que nous disons dans la prière tous les matins : "Rabot Ma'hachavot Bélèv Ich Va'atsat Hachem Hi Takoum" (Nombreux sont les projets de l'homme ; ce que D. veut se réalisera - Michlé 19,21).
Le mot hi (הִיא) dans cette phrase, est formé des initiales de : "Im Yirtsé Hachem" (si Hachem le veut - אם ירצה השם).
Il faut donc s’efforcer d’avoir toujours le nom du Ciel à la bouche pour demander son aide.
Il y a un proverbe qui dit : "Sans Hachem, il est impossible de franchir le seuil de la porte, et avec Hachem, il est possible de traverser l'océan".

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-> b'h, divré Torah similaire : https://todahm.com/2021/11/07/33608

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-> Il est écrit : "Parfois la Nuée (qui planait au dessus du Michkan) ne restait qu’un certain nombre de jours sur le Tabernacle : Sur l’ordre d'Hachem ils (les Bné Israël) faisaient halte (עַל פִּי יְהוָה יַחֲנוּ), et sur l’ordre d'Hachem ils voyageaient(וְעַל פִּי יְהוָה יִסָּעוּ) (lorsque la Nuée s’élevait au dessus de la Tente)" (Béha'aloté'ha 9,20).

-> Du fait de leur attachement avec la Chékhina (al pi Hachem -עַל פִּי יְהוָה), les Bné Israël ressentaient un état de repos (ya'hanou - יַחֲנוּ), même durant leurs déplacements (yissa'ou - יִסָּעוּ). [Sfat Emet]

-> La Sainteté qui accompagnait les Bné Israël dans le désert était celle de la terre d'Israël. [Divré Yoël]

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+ "Sur l'ordre d'Hachem" : se reposer avec confiance en Hachem comme un bébé dans les bras de sa mère :

-> "Sur l'ordre d'Hachem ils campaient et sur l'ordre d'Hachem ils se déplaçaient" (Béha'aloté'ha 9,20)

-> La guémara (Shabbath 31b) déduit de ce verset de notre paracha une loi concernant l'interdit de détruire pendant Shabbath : n'est coupable de cette transgression que celui qui détruit dans le but de reconstruire au même endroit.
=> Dès lors, une question se pose : tous les travaux prohibés pendant le Shabbath sont déduits de ceux qui étaient nécessaire à la confection du Sanctuaire. Cela étant, comment l'interdit de détruire est-il conditionné par l'exigence de reconstruire au même endroit, alors que le sanctuaire était systématiquement démonté pour être reconstruit à un endroit différent (lors du périple des Bné Israël dans le désert)?
La Guémara elle-même répond à cette contradiction apparente en disant : c'est différent (en ce qui concerne le Sanctuaire). Dans la mesure où il est écrit "Sur l'ordre d'Hachem ils campaient et sur l'ordre d'Hachem ils se déplaçaient", cela est considéré comme s'ils le démontaient dans le but de le reconstruire au même endroit.

-> Le rav 'Haïm Chmoulévitch (Si'hot Moussar 5773) explique la signification profonde de cette réponse de la manière suivante : les Bné Israël ne se déplaçant dans le désert que sur l'ordre d'Hachem et se reposant exclusivement sur Lui pour les protéger de tout danger (serpents, scorpions, ...) avec une confiance totale, ils étaient donc comme placés "dans les mains d'Hachem" tant lors de leurs stationnements que lors de leurs déplacements.
Dès lors, leur périple dans le désert n'était pas considéré comme un changement d'étape systématique (de Ramsès à Souccot, de Souccot à Etam, ...) puisqu'ils se sentaient en permanence au même endroit du début à la fin : à l'ombre du Créateur. De cette manière, toutes les étapes géographiques sont secondaires et il ne reste plus qu'un seul et long périple sous les ailes de la Protection Divine.
Ainsi, la reconstruction et le démontage du Sanctuaire (symbolisant cette Providence) étaient constamment considérés comme effectués au même endroit, car si lors de l'étape précédente, ils étaient sous les ailes du Très-Haut, il en était de même lors de l'étape suivante.

Cette idée trouve son illustration dans la parabole suivante : un homme est en chemin pour un long voyage.
Parfois sur sa route, les gens lui demandent : "Où avez-vous établi votre gîte?", question à laquelle il répond : "Je me trouve actuellement à tel endroit".
Plus tard, il apportera une réponse différente à la même question, puisqu'il aura progressé dans son itinéraire. En revanche, si l'on posait une question semblable à propos du nouveau-né qui se tient dans les bras de sa mère, on y répondrait systématiquement : "Il est dans les bras de sa mère", quel que soit l'endroit où se trouve cette dernière.

Il en est de même de celui qui place sa confiance uniquement en Hachem dans Lequel il trouve refuge et espoir. Où qu’il soit, il se sentira "dans les bras d'Hachem".
Cet enseignement constitue une leçon valable pour toutes les générations : la meilleure façon de servir Hachem est de se placer systématiquement sous Sa Protection sans imaginer le moins du monde que nous sommes aussi dans les mains de celui qui nous aide par exemple à obtenir un prêt, à trouver un bon parti pour notre fils ou fait jouer ses relations en notre faveur.
Au contraire, nous sommes (si l'on peut dire) dans les deux mains d'Hachem, notre Père bienveillant.

-> Le Rambam (Guide des égarés 3ème partie, chap. 51) écrit à ce sujet :
"Lorsque l'homme se libèrera de toute pensée autre que celle concernant le Très-Haut, il ressentira la joie intense que procure une émouna solide et il est impossible qu'il arrive à cette personne le moindre dommage car il réside avec Hachem et Hachem réside avec lui. C'est seulement s'il détourne sa pensée de Lui qu'il se détachera par cela d'Hachem et qu'Hachem se détachera de lui, l'exposant ainsi à l'influence du mal qui pourra alors l'atteindre ...
Tu comprends donc que la raison pour laquelle certaines personnes sont en proie à tous les maux est qu'ils se détachent d'Hachem car celui qui (en revanche) vit constamment avec Hachem ne sera jamais atteint par le mal".

-> Ce sont des paroles pratiquement semblables à celles-ci qui constituent la (célèbre) formule de Rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 3, 12) qui suit :
"Il existe un remède extraordinaire pour repousser et annuler tous les décrets rigoureux et afin que les volontés extérieures ne puissent avoir d'influence sur nous ni même nous faire le moindre mal : lorsque l'homme enracinera dans son coeur qu'Hachem est le D. véritable et qu'il n'existe en dehors de Lui aucune autre force dans le monde, que tous les mondes ne sont remplis que de Son Unicité à l'état pur, en annulant entièrement dans son coeur sans plus s'en soucier le moins du monde toute autre force ou volonté existante et en soumettant entièrement et uniquement sa pensée au D. unique, Hachem l'exaucera alors en réduisant à néant toutes les forces et volontés extérieures du monde afin qu'elles n'aient aucune influence sur lui".

"Or Moché était très humble, plus qu'aucun homme se trouvant sur la terre" (Béha'aloté'ha 12,3)

Nous allons voir (b"h) un commentaire du rav Chakh.

Qui a écrit cette phrase dans la Torah?
Moché lui-même!

N'est-ce pas stupéfiant?

Après l'avoir écrite, Moché est pourtant resté le plus humble des hommes.
Si cette phrase l'avait rendu orgueilleux, il n'aurait pas pu l'écrire car il aurait perdu son humilité et cela n'aurait pas figuré dans la Torah pour l'éternité car cela aurait été faux.

Ici, la Torah nous révèle le niveau extraordinaire qu'un homme peut atteindre.

Ce dernier peut accéder à un haut niveau lui permettant de parler de ses propres qualités sans en éprouver le moindre sentiment de supériorité, comme s'il parlait de celles d'un autre homme, et sans que cela ne lui procure le moindre sentiment de supériorité.

Le rav Chakh de conclure : Ces capacités dont D. nous a doté, nous ne les exploitons pas suffisamment ...

"D. dit soudain à Moché et à Aharon" (Béha'aloté'ha 12,4)

Nous allons voir (b"h) un commentaire du 'Hafets 'Haïm à ce sujet.

Selon Rachi, lorsque D. appela soudainement Aharon et Myriam, ils crièrent : "De l'eau, de l'eau pour une immersion", car ils s'étaient rendus impurs par des relations intimes avec leurs conjoints.
D. voulait leur faire comprendre de la sorte que Moché avait eu raison de ne plus cohabiter avec sa femme ; il devait en effet rester en état de pureté rituelle car D. pouvait lui parler à tout moment.

De même, il est dit à propos de la délivrance finale, tant attendue (Mala'hi 3,1) : "Il entrera soudain dans son Sanctuaire, le Maître dont vous souhaitez la venue."

Puisque la délivrance va arriver soudainement, nous devons nous préparer dès maintenant au culte des sacrifices, en étudiant ses lois pendant des années, à l'exemple des Lévites, dont l'apprentissage durait 5 ans (guémara 'Houlin 24a).

Cette obligation incombe tout particulièrement aux Cohanim qui doivent connaître les règles relatives aux choses sacrées et au Temple.
De la sorte, nous devons être prêts à Le servir au moment voulu.

D'après un passage de la guémara (Sanhédrin 22b), aucun Cohen résidant en terre d'Israël n'a le droit de boire du vin, afin d'être apte au service en cas de reconstruction soudaine du Temple.

De même, celui qui dit : "Je serai nazir le jour de la venue du Machia'h", n'a pas le droit de boire du vin les jours non fériés, parce que le Machia'h peut arriver à tout moment (guémara Erouvin 43b).

Puisque les signes avant-coureurs des temps messianiques mentionnés à la fin des traités Sota et Sanhédrin (pages 97 et 98) sont déjà apparus, on peut certainement espérer une délivrance prochaine et il faut donc se préparer rapidement au culte des sacrifices.

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Dans sa yéchiva, à Radin, le 'Hafets 'Haïm fonda un Collel où l'on apprenait les traités talmudiques se rapportant aux sacrifices.
Il avait l'habitude de dire : "Cette étude prépare à la délivrance et a le pouvoir de la précipiter."

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-> "Sortez vous trois" (Béha'aloté'ha 12,4)

-> Suite à la parole négative qu'ont prononcée Miryam et Aharon sur Moché, Hachem les appela tous les trois pour se présenter au Michkan. Rachi explique qu'Hachem les appela tous les trois dans une seule et même parole, chose qui est naturellement impossible.
=> Mais pourquoi avoir ici besoin d'un tel miracle?

Quand juste après, Miryam fut punie de lèpre pour sa médisance, Moché pria pour elle. Le rav Mordé'haï Miller remarque que par cette attitude, Moché se démarqua du comportement de sa soeur. Alors qu'elle venait quelque part de lui manquer de respect, voilà qu'à contrario, lui s'épanche en prière avec tant de bienveillance, pour qu'Hachem la guérisse. Ce décalage risquait d'éveiller une accusation contre elle et d'aggraver sa faute et même sa punition.
Car quand une personne se comporte mal, le fait de mettre en évidence en parallèle le bon comportement d'un homme Juste (tsadik) peut aggraver l'accusation pour la faute du premier.
Pour permettre à Moché de prier pour sa soeur sans que cela n'éveille de désagrément, Hachem les appela tous les trois en même temps, comme s'il s'agissait d'une seule personne. Par cela, Hachem les constitua tous les trois comme trois membres d'un même corps. Dès lors, cela évitera cette accusation. Car dans un même corps, on comprend bien qu'un membre ne peut accuser sur un autre membre, car tous les membres ne forment qu'une seule entité.
L'accusation de l'un serait accusateur aussi pour l'autre. C'est de cette façon qu'Hachem dans Sa Miséricorde a permis à Moché de prier pour Miryam sans que ce lui soit dommageable.
=> Combien un homme doit veiller à ses actions. Même quand il fait du bien, il convient de réfléchir si ce bien ne risque pas de causer un dommage aux autres, par le fait de mettre en évidence ce bien en opposition aux manquements des autres. Et dans ce cas, il est préférable de réaliser ce bienfait plutôt discrètement, pour ne pas éveiller d'accusation. Combien doit-on réfléchir à chacun de nos actes.
[rapporté par le rav Mikaël Mouyal]

"Passé l'âge de 50 ans, il se retirera du service actif et ne travaillera plus" (Béha'aloté'ha 8,25)

-> Les Lévi'im servaient dans le Michkan de 30 ans à 50 ans.
Dans les Pirké Avot (5,21) nous apprenons : "50 ans est l’âge où l’on donne des conseils".
Rabbi Ovadia Bartenora explique : car il est dit à propos des Lévi'im : "a partir de 50 ans il reviendra du service, ne travaillera plus dans le Sanctuaire et servira ses frères".
Comment les servira-t-il? En leur donnant des conseils.

-> Le ‘Hafets ‘Haïm enseigne :
Quand l’homme a 50 ans, il a acquis beaucoup de sagesse et d’expérience, et il est capable de donner des conseils aux autres. Par conséquent, à plus forte raison doit-il se donner des conseils à lui-même.
Et quel est le conseil le meilleur et le plus droit ? De se préparer des provisions pour la route vers le monde qui est entièrement bon.

[Le 'Hafets 'Haïm nous dit que ce verset exhorte tous les quinquagénaires à réduire leurs activités profanes et à consacrer plus de temps à l'étude de la Torah et aux bonnes actions, afin de les avoir toutes prêtes pour l'au-delà.]

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-> Le Imré ‘Haïm de Vizhnitz dit que chaque envie a son moment : dans l’enfance, on aime les friandises, les jouets, ... En grandissant, on est attiré par l’argent, mais lorsqu’arrive la vieillesse, toutes les envies disparaissent, si ce n’est celle des honneurs, qui tire sa source dans l’orgueil.

C’est ce qu’indique une lecture originale de notre verset : "mais, passé l’âge de 50 ans [les années de vieillesse], il se retirera du service actif" = il n’a alors plus tellement besoin de travailler durement pour maîtriser son penchant comme dans sa jeunesse.
Mais "il ne travaillera pas encore" (traduction littérale du verset) : pour parvenir à l’humilité, à la conscience de sa nullité (sens de "pas"), il devra "encore" travailler et rester sur ses gardes.