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Le maaser crée la richesse

"Tu prélèveras un dixième de toutes tes récoltes ... des champs, chaque année" (Réé 14,22)

-> La guémara (Taanit 9b) déclare : "Asser téasser" (donne le maaser afin de devenir riche".
-> Tossafot cite le Sifri qui dit : "Tu prélèveras un dixième de toutes les récoltes de ton champ".
Nous voyons seulement qu'il faut donner le maasser sur les récoltes. Comment savons-nous qu'il faut également donner sur les affaires et tous les autres profits?
Cela s'apprend du mot "toutes" (kol). Il aurait pu être dit de donner "sur tes récoltes". Pourquoi est-il dit "toutes tes récoltes"?
Cela signifie que toutes les sources de profits sont incluses.
Tossafot dit que nous voyons à partir de cela que l'on obtient également la garantie de devenir riche si l'on donne le maaser kessafim.

-> Cela apparaît également dans le midrach Tan'houma (18) qui dit : "Asser téasser".(donne le maasser afin de devenir riche) = donnez le maasser afin de ne pas perdre. C'est une allusion au fait que ceux qui voyagent par mer (les hommes d'affaires) devraient donner un dixième de leurs profits à ceux qui travaillent dur dans la Torah.

"Si quelqu'un veut apporter aujourd'hui des nessa'him de vin sur le Mizbéa'h (Autel), il doit remplir de vin la gorge des érudits de la Torah."
[guémara Yoma 71a]

"Atarot, et Divon, Yazer, Nimra, 'Hechbon et El'alé, Sévam, Névo et Béôn" (Mattot 32,3)

-> La guémara (Béra'hot 8a-b) discute de la mitsva d'étudier la paracha de la semaine 2 fois avec le targoum. La guémara dit que l'on doit suivre cette pratique même avec le verset de la paracha Mattot qui mentionne les villes de Si'hon et Og (Mattot 32,3).
Les Tossafot demande : Qu'y a-t-il d'unique dans ce verset pour que la guémara l'utilise comme exemple?

-> Rabbénou Bé'hayé (Mattot 32,3) explique que la guémara souligne que cette mitsva doit être accomplie avec chaque verset du 'houmach, même celui qui énumère les noms de villes non juives.
La Torah entière nous a été donnée par Hachem comme une seule unité. Ce verset doit donc être considéré comme tout aussi important que les versets des 10 Commandements.

-> La guémara (Baba Métsia 85b) raconte qu'à l'époque de la destruction du Temple, les néviim (prophètes) et les 'hakhamim (sages) étaient incapables d'expliquer ce qui l'avait provoqué, et finalement Hachem lui-même leur révéla que c'était le résultat du fait que le peuple juif n'étudiait pas la Torah.
La guémara explique que le peuple juif n'avait pas littéralement cessé d'étudier la Torah, mais qu'il avait plutôt cessé de faire des bénédictions sur son étude de la Torah.
Pourquoi le fait de ne pas faire les bénédictions sur leur étude de la Torah a-t-il été considéré comme une fuat aussi grave?
Le Ba'h (Choul'han Aroukh - Ora'h 'Haïm 47,2) explique que le peuple juif avait cessé de faire des bénédictions sur la Torah parce qu'il abordait l'étude de la Torah comme on aborde n'importe quel type de connaissance, et c'est ce qui a conduit à la destruction du Temple.
Etudier la Torah sans apprécier sa grande importance en tant que don d'Hachem a conduit la Chékhina à s'éloigner du peuple juif, ce qui a finalement conduit à la destruction du Temple.

Pour contrer cette erreur, nous devons garder à l'esprit l'approche correcte de tous les aspects de l'étude de la Torah, et c'est ainsi que nous mériterons la reconstruction du Temple.

Tout les juifs sont liés entre eux

+ Tout les juifs sont liés entre eux (kol Israël arévim) :

La Torah nous dit qu'une personne qui a assassiné accidentellement quelqu'un quittera la ville de refuge (la ir miklat) à la mort du Cohen Gadol (Massé 35,25).
=> Quelle est le lien entre la mort du Cohen Gadol et une personne qui a tué accidentellement?

-> Rachi (Massé 35,25) affirme que le meurtre accidentel n'a pu se produire que parce que le Cohen Gadol n'avait pas suffisamment prié pour le peuple juif.
De même, le Ibn Ezra affirme que, puisque les actions du Cohen Gadol servent à expier sa génération, le fait que quelqu'un ait pu tuer quelqu'un d'autre accidentellement reflète un manque dans sa avoda (service d'Hachem).

Non seulement l'avoda du Cohen Gadol affecte les autres, mais comme l'explique le Ibn Ezra à propos de la mitsva de la égla aroufa (Choftim 21,7), cela est également vrai pour toute personne du peuple juif.
Lorsqu'un cadavre est trouvé à l'extérieur d'une ville, la ville la plus proche du cadavre est partiellement tenue pour responsable de la mort, car celle-ci n'a pu se produire qu'en raison d'une déficience de sa part.
Nous voyons ici que toutes les mitsvot que nous faisons et la manière dont nous les faisons ont des répercussions sur tout le peuple juif.

-> Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 1,2-3) explique que le nom Elokim signifie "avoir tous les ko'hot (forces)". Lorsque Adam a été créé bétselem Elokim (l'image d'Hachem), il a également reçu tous les ko'hot du monde.
Par conséquent, les ramifications de nos actions affectent le monde entier.

Le Ram'hal (Mesillat Yécharim - chap.19) affirme que, pour cette raison, lorsqu'une personne accomplit une mitsva, elle doit avoir l'intention que son action profite à la génération toute entière et sert à la protéger.

Les Cohanim imitent Hachem

+++ Les Cohanim imitent Hachem :

Hachem dit à Moché : "Parle à Aharon et à ses fils, et dis-leur : "C'est ainsi que vous bénirez les enfants d'Israël, en leur disant" (Nasso 6,22-23).

-> Le principe mystique sous-jacent est le suivant :
Le Baal Chem Tov réprimandait souvent les gens en se référant au verset "Hachem est ton ombre" (Téhilim 121,5). Tout comme une ombre reflète les mouvements d'une personne, de même, Hachem, pour ainsi dire, reflète la conduite d'une personne.
Par conséquent, une personne doit s'efforcer d'accomplir continuellement les mitsvot, de donner la tsédaka et d'être miséricordieuse envers les pauvres, afin que Hachem accorde Ses faveurs à Sa nation.

la Mishna dit "si tu as appris beaucoup de Torah, ne sois pas fier, car tu as été créé pour cela". Cette directive implique que toutes nos actions doivent être accomplies non pas pour se gratifier par orgueil, mais uniquement pour plaire à notre Créateur, qui nous a créés pour cette raison spécifique.

C'est pourquoi, lors de la Birkat Cohanim, appelée "l'élévation des mains" (nessi'at kapayim), les Cohanim positionnent le dos de leurs mains vers leur visage, indiquant ainsi leur désir de donner.
Telle est donc la signification profonde du verset "Vous bénirez ainsi les Bné Israël". Les Cohanim reçoivent l'instruction de bénir le peuple juif d'une manière "ainsi" (ko) afin de plaire à Hachem (D. désire plus que tout combler de bontés les juifs, Sa nation).
Ce faisant, les Cohanim deviennent en quelque sorte des donateurs pour Hachem.
En retour, Hachem accorde toutes sortes de bontés et de bénédictions au peuple juif.
Cette réciprocité est désignée par le terme "ainsi" (ko). D. imite en quelque sorte le comportement du peuple juif, lui accordant faveurs, bénédictions, vie et paix. Amen.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Nasso 6,22-23]

=> Notre motivation pour servir Hachem devrait être uniquement de Lui faire plaisir.
Il nous rend la pareille en comblant Son désir de nous donner du plaisir.

"Et vous compterez pour vous-mêmes" (Emor 23,15)

-> À Pessah, la Divinité d'Hachem a été révélée par des miracles et des prodiges, et nous avons pris conscience qu'il convenait de L'adorer.
Cependant, même si Hachem nous réveille d'en-Haut pour que nous prenions conscience qu'il est approprié de Le servir, D. voulait que nous désirions ce réveil.

Tel est donc le secret sous-jacent du compte du Omer. En effet, au cours de la première semaine, nous exprimons notre désir de L'aimer ; au cours de la deuxième semaine, nous exprimons notre désir de L'admirer ; au cours de la troisième semaine, nous désirons qu'Il puisse être fier de nous, comme un père est fier de son enfant ; au cours des quatrième et cinquième semaines, nous exprimons notre désir d'avoir une foi consommée en Dieu ; au cours de la sixième semaine, nous devons nous attacher et être attachés à Son service ; au cours de la septième semaine, nous devons Le couronner en tant que Roi du monde entier et de nous-mêmes également.
[le rabbi de Berditchev aligne les 7 semaines du Omer avec les expériences internes des 7 séfirot d'émotion : 'hessed-> amour, guévoura-> crainte, tiféret-> fierté, nétsa'h et od -> foi (émouna), yessod-> lien, connexion, mal'hout-> souveraineté. ]

Par conséquent, étant donné que les attributs susmentionnés émanent de D. pendant les jours de séfira, une personne doit s'isoler pendant ces jours et servir Hachem, car c'est pendant ces jours que ces qualités vertueuses sont attirées et mises à la disposition de la nation juive.
En particulier pendant cette période de séfira (compte du Omer), une personne doit se réjouir et s'attacher à ces caractéristiques vertueuses, car lorsqu'une personne désire ces qualités louables, elles seront attirées vers elle, comme le déclarent nos Sages (guémaraMakot 10a) : "Sur le chemin qu'une personne désire emprunter, elle sera guidée".

À Pessah, Hachem a révélé et éveillé en nous des qualités émotionnelles et intellectuelles élevées. Mais pendant les jours du compte du Omer (séfira), nous prenons l'initiative. En d'autres termes, nous désirons et exprimons notre attente de l'éveil Divin qui s'est manifesté à Pessah.
En conséquence, nos émotions bénéficient d'une plus grande illumination et d'un plus grand raffinement de la part d'En-Haut, en réponse à notre désir et à notre volonté exprimés.

C'est pourquoi nous devons compter le Omer avec amour et crainte, et être prêts et désireux d'utiliser correctement le flux Divin d'en-Haut qui en découle pendant ces jours de séfira.
[ une partie de la liturgie qui accompagne le compte de l'Omer consiste à demander que l'émotion spécifique sur laquelle nous avons mis l'accent au cours de cette semaine soit raffinée. ]

Telle est donc la signification du commentaire du Zohar (3,97b) sur le verset "Et vous compterez pour vous-mêmes" (Emor 23,15), c'est tout spécialement pour vous-mêmes. En d'autres termes, les efforts investis dans l'éveil de ces bons traits de caractère au cours de la séfira sont "pour vous", c'est-à-dire pour notre propre bénéfice.
À Pessah, il y a eu un éveil d'en-Haut, et pendant le compte du Omer, nous exprimons notre désir de cet éveil (l'éveil est d'en-bas, c'est nous qui initions le premier pas).

=> C'est le sens profond de l'expression "comptez pour vous-mêmes" = pour vous-mêmes explicitement, c'est-à-dire pour votre propre bénéfice. Ainsi, pendant les jours du Omer, un flux est provoqué d'en-Haut, comparable à celui qui a été suscité à Pessah ; mais pendant les jours du Omer, le flux que nous suscitons est plus raffiné et beaucoup plus lumineux (car nous en sommes à l'initiative, par notre éveil d'en-bas).

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Emor 23,15 ]

Faire son alya spirituelle …

+ "Celles-là sont les étapes des enfants d'Israël qui sont sortis du pays d'Egypte." (Mass'é 33;1)

Le Malbim pose la question suivante :
Ne devrait-on pas avoir plutôt : Celles-là sont les étapes des enfants d'Israël, dans leur marche vers le pays d'Israël (en place de : 'sortis pays d'Egypte')?
En effet, il semble plus logique de considérer un déplacement en fonction de son objectif que par rapport à son point de départ.

Ce Maître de répondre ...

Pour pouvoir entrer en terre sainte, les enfants d'Israël devaient d'abord passer par ces étapes et ces haltes de durées inégales, qui étaient destinées à les éloigner progressivement de l'impureté de l'Egypte et de ses moeurs païennes.

=> L'objectif principal est l'éloignement vis-à-vis des valeurs propres à l'Egypte, et plus on les relégue loin de nous, plus nous pouvons alors être digne de rentrer en Israël, la terre sainte.

Sortir d'Egypte est la condition préalable à entrer en Israël ...

Dans notre vie aussi (où que l'on habite physiquement), nous pouvons habiter spirituellement en Israël, si nous cherchons en permanence à nous éloigner des valeurs égyptiennes, les valeurs environnantes contraires à la Torah.

Bonne alya spirituelle !!

Source (b"h) : adaptation personnelle d'un dvar Torah issu du livre "Talelei Oroth" du rav Yissa'har Dov Rubin

Les étapes de campement dans le désert des bnei Israël …

+ Paracha Mass'é : les étapes de campement dans le désert des bnei Israël ...

Le saviez-vous?

On retrouve dans les 42 noms des étapes de campement la totalité des lettres de l'alphabet hormis la lettre zaïn (7e lettre de alphabet), signifiant ainsi qu'aucun déplacement n'était entrepris le 7e jour.
Ils campaient sur place et se reposaient ce jour-là, observant ainsi le shabbath.

Trop belle la Torah ...

 

Source (b"h) : le livre "guévourot aTorah" du rav Gabriel Cohen

 

Vision de la Torah sur nos ennemis : leur objectif sera …

+ "Ils vous harcèleront sur le territoire que vous occuperez." (Paracha Mass'é 33;55)

Rabbi Haïm ben Attar (le Or ha'Haïm haKadoch) a écrit il y a 300 ans un commentaire sur ce verset, qui est d'une actualité brûlante!!

En effet, il explique ce verset comme signifiant :
"Nos ennemis ne se contenteront pas de revendiquer les territoires qui n'étaient pas sous notre domination, mais même ceux sur lesquels nous sommes installés.
Ils nous harcellerons pour les conquérir et exigeront que nous quittions la région.
Leur revendication ne se limitera pas aux lieux de peuplement, ni aux territoires qui sont déserts ; leur objectif sera d'effacer Israël de la carte."

Précision : Le Or ha'Haïm haKadoch (1696-1743) est un rabbin très très grand, énormément saint (l'un des 3 rabbins auxquels on a rajouté le terme : haKadoch - Saint).
Le Baal Chem Tov considérait qu'il avait toutes les qualités requises pour être le Machia'h.
L’un de ses élèves les plus éminents fut le 'Hida (Rav Yossef Haïm Azoulay).

Source (b"h) : le livre "guévourot aTorah" du rav Gabriel Cohen

Réflexions sur la différence entre Amalek et le peuple juif …

+ Réflexions sur la différence entre Amalek et le peuple juif ...

Quelle force spirituelle représentons-nous, nous peuple juif?
=On est le peuple qui doit révéler la présence de D. dans le monde.

Il est écrit à notre propos vis-à-vis de D. : "Atem édaï" (=vous êtes Mes témoins).
Les témoins attestent de ce qui ne peut être vu : si une chose est présente et évidente, les témoins n'ont aucune utilité.
Ce n'est que lorsque l'objet ou l'événement ne peuvent être perçus directement que les témoins sont convoqués.

La présence de D. n'est pas directement identifiable dans le monde ; c'est avec nos vies et avec toute notre histoire comme peuple que nous apportons ce témoignage.

Amalek est éternellement voué à effacer ce témoignage à tout prix (même à se sacrifier lui-même), pour supprimer toute preuve de D., pour maintenir un écart entre ce monde et D.
En effet, Amalek est cet écart, cette distance entre le physique et le spirituel, et si cette brèche venait à être comblée, il cesserait d'exister.

=> C'est la bataille entre Amalek et le peuple juif!
La fin d'Amalek, c'est la suppression de la faille qui sépare D. du monde, la restauration de cette proximité révèle que tout est Un.

La Torah décrit la rencontre entre Amalek et le peuple juif en ces termes : "achèr kar'ha badéré'h" (= qui t'est arrivé en chemin).
Le mot kar'ha (arrivé), désignant cette rencontre, est construit sur la racine 'kar', qui veut dire "froid", et se décline aussi dans les mots "mikré" (hasard/coïncidence) et "kéri" (impureté dans la zone intime).

Le mot clé (kar'ha) de cette rencontre, va nous permettre de définir la frontière, la différence entre Amalek et le peuple juif, au travers ces 3 racines :

--> froid (kar) = ils ont refroidi le peuple juif et l'émerveillement du monde devant le don de la Torah.
Le monde vit alors qu'il était possible d'attaquer les juifs, qu'en fin de compte il ne s'agissait que d'hommes, qu'ils étaient au moins potentiellement vulnérables, et les nations firent marche arrière, s'éloignèrent de l'expérience du Sinaï.

Rachi propose l'analogie avec un homme qui saute dans un chaudron d'eau bouillante : il est gravement brûlé, mais il a refroidi l'eau.

Le peuple juif était tout feu tout flamme dans sa dévotion à D. (suite au don de la Torah), et ce feu aurait pu enflammer le monde entier.
Amalek a refroidi les flammes.

=> C'est cela Amalek : il va tout faire pour refroidir, réduire notre ardeur à la faire la volonté de D.

--> Coïncidence (mikré) = l'idéologie d'Amalek est que tout est coïncidence.
Les choses arrivent parce qu'elles arrivent, rien n'a réellement d'importance.
Ce qui peut paraître une évidence (l'implication directe de D. dans les affaires humaines), n'est qu'une coïncidence (car il n'y a aucune preuve du contraire!).

Toute preuve est douteuse (le mot amalek a la même valeur numérique que le mot hébreu 'safék' : le doute), toute évidence est tirée par les cheveux.

=> C'est cela Amalek : doute et distance.

--> Impureté (kéri) = nous sommes les représentants de la loyauté des relations homme-femme, et nous devons en faire la démonstration dans notre mariage avec le Créateur.

Amalek cherche à briser un tel lien, il clame que cette loyauté n'a pas d'objet, que rien ne doit suivre un processus de maturation, que rien n'a de but.
Au contraire, selon lui, les choses n'ont pas de sens, rien n'est significatif, et il n'existe pas d'intimité.

Nous représentons le brit (l'alliance => l'intimité d'une relation exclusive, sans chercher à voir ailleurs).
Amalek représente toutes les ruptures d'alliance.

=> C'est cela Amalek : créer des occasions, des sujets d'occupation pour rompre/réduire nos moments d'intimité avec D., et nous empêcher de développer à chaque instant les liens nous unissant.

===> Amalek vient masquer la réalité, nous luttons pour la dévoiler.

Source (b"h) : compilation personnelle issue d'un divré Torah du rav Akiva Tatz

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+ "Va livrer bataille à Amalek demain" (Béchala'h 17,9)

-> Selon le rav Gamliel Rabinowitz, dans ce verset, Moché dit au peuple d'aller en guerre contre Amalek avec la force de son arme : le "demain" (ma'har - מחר).
De la même façon, que le yétser ara/Amalek déclare : "Bien sûr que tu dois étudier la Torah et faire des mitsvot, mais pas immédiatement, rien ne presse, demain!", de même nous devons lui dire : "Juste aujourd'hui je fais une belle prière, juste aujourd'hui j'étudie la Torah, ... demain on verra!"

La différence entre : מחר (demain - ma'har) et מהר (vite - maér), réside dans une minuscule partie manquante, qui symbolise le fait que notre yétser ara va nous attaquer sur de petites choses, jusqu'à terme nous faire chuter au plus bas.
Il faut savoir faire preuve de rapidité (maér) pour faire la volonté de D., sans toujours remettre à demain (ma'har).