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Celui qui prie pour son ami reçoit aussi ce dont il a besoin

Celui qui prie pour son ami reçoit aussi ce dont il a besoin :

-> Le séfer miZékénim Etbonen cite le Saba Kadicha de Lechovitch qui utilise cette idée pour expliquer le verset (Vayéchev 40,124) où Yossef dit au maître échanson : "Si tu te souviens de moi".
Nous apprenons ainsi que si l'on se souvient de son prochain et que l'on prie pour lui, on se souviendra également de nous au Ciel et on subviendra à nos besoins.

"Yossef trouva grâce à ses yeux et il le servit ; il le nomma sur sa maison" (Vayéchev 39,4)

-> Le midrach (Chir haChirim rabbah 1,1) déclare : "Rav Pin'has a dit au nom de Rav Shmouel bar Abba : Quiconque sert correctement son maître sera libéré. D'où cela nous vient-il? De Yossef. Puisqu'il a servi son maître correctement, il a été libéré."

-> Le séfer Beit Its'hak cite le rav Ména'hem Mendel de Vork qui explique que Yossef croyait que tout ce qu'il faisait pour Potiphar était la volonté d'Hachem.
Le midrach dit que nous apprenons de cela que chaque fois qu'une personne sert Hachem avec une émouna complète que tout ce qui se produit est Sa volonté, elle méritera la vraie liberté.

"Quand Avram fut âgé de 99 ans ... marche devant Moi et sois parfait" (Lé'h Lé'ha 17,1)

-> Il y a une divergence d'opinion dans le midrach (Béréchit rabba 30,8) quant à l'âge d'Avraham lorsqu'il prit conscience de l'existence d'Hachem : 3 ans ou 48 ans.
Le Imré Emet (5691) est d'avis que les deux sont vrais : la connaissance d'Hachem n'est pas binaire, et tout au long de sa vie, Avraham a grandi dans sa conscience du Créateur, discernant constamment de nouveaux angles de Sa manifestation dans le monde qui l'entourait.

Quelle est la signification de ces deux nombres, 3 et 48 ?
Ils correspondent à 2 étapes importantes dans la croissance personnelle d'Avraham.
Trois fait allusion aux 3 qualités personnelles exceptionnelles qui distinguaient Avraham et ses disciples : la générosité, l'humilité et le contentement (Pirké Avot 5,22).
Ces qualités constituent le développement le plus fondamental du caractère nécessaire pour permettre la réceptivité à la Torah.
Le second chiffre fait allusion aux 48 qualités par lesquelles la Torah est acquise (Pirké Avot 6,6).

Après les 3 années initiales et deux séries de 48 ans, Avraham a atteint l'âge de 99 ans, âge auquel il a été soumis à la mitsva de la mila (circoncision), ce qui indique un niveau unique de perfection.

Its’hak pria pour la richesse des générations juives futures

+++ Its'hak pria pour la richesse des générations juives futures :

"Its'hak pria en face de sa femme parce qu'elle était stérile, et Hachem l'exauça" (Toldot 25,21)

-> Le midrach (Béréchit rabba 63,5) dit que "Its'hak a versé des prières avec 'osher' ".

Le séfer Divré Israël explique le mot "osher" comme signifiant qu'il priait beaucoup.

Le rabbi de Modzhitz dit que nous pouvons expliquer le mot "osher" comme signifiant "richesse".
Si nous le traduisons ainsi, le midrach dit que Its'hak a prié pour la richesse. Le fait qu'il ait mérité la richesse est illustré par le midrach (Béréchit rabba 64,7) qui dit que "l'engrais produit par les mules d'Its'hak valait plus que tout l'or et l'argent d'Avimélé'h".

Nos Sages (Béra'hot 7a) disent que les prières d'Its'hak ont été exaucées parce qu'il était tsadik, le fils d'un tsadik, et que les prières de quelqu'un qui est à la fois un tsadik et le fils d'un tsadik sont facilement exaucées. Comme ses prières ont été acceptées, il a été récompensé par la richesse.

Le rabbi de Modzhitz pose la question suivante : Pourquoi Its'hak prierait-il pour de l'argent? Bien sûr, il est inimaginable que Its'hak Avinou ait désiré la richesse (matérialité). Quel était le but de cette prière?
Il répond en citant le midrach (Tan'houma - Lé'h Lé'ha 9) qui dit : "maassé avot siman la'banim". Les actions des Patriarches (Avot) ont eu un impact sur leurs enfants.
Par conséquent, lorsque Its'hak a prié pour la richesse, il l'a fait au nom de ses descendants, et non pour lui-même. Il priait pour que ses enfants aient des moyens de subsistance pendant leur période d'exil.

Pour expliquer cela davantage, le rabbi de Modzhitz cite le midrach (Béréchit rabba 44,21) qui dit qu'Hachem a donné un choix à Avraham : soit ses enfants partaient en exil (galout), soit ils allaient au Guéhinam. Il choisit l'exil.
Its'hak le savait. C'est pourquoi il a prié pour qu'ils aient de la richesse. Il a prié pour qu'ils aient au moins de l'argent pendant qu'ils sont en exil afin qu'ils restent droits et ne se rebellent pas contre Hachem, ce qui les conduirait forcément au Guéhinam. Ceci était important car nous savons que "la pauvreté conduit les gens à transgresser la volonté d'Hachem" (guémara Erouvin 41b).
[en un sens, Its'hak a prié de toutes ses forces pour que ses descendants (les juifs) aient suffisamment de ressources pour ne pas en venir à se rebeller contre Hachem, malgré la difficulté de l'exil. ]

Cela explique également la guémara (Shabbath 89b) qui dit : "Dans le futur, Hachem dira à Avraham : 'Tes enfants ont fauté' ... Hachem dira à Its'hak : "Tes enfants ont fauté". Its'hak répondra : "Sont-ils mes enfants et non Tes enfants? Par ailleurs, quelle est la durée de vie d'une personne? 70 ans. Soustrayez (dal) les 20 premières années de sa vie. (On n'est pas puni pour les fautes commis alors). Il leur reste 50 ans. Soustrayez 25 ans de sommeil, et il leur reste 25 ans. Soustrayez 12,5 ans pendant lesquels on prie, on mange et on va aux toilettes, et il leur reste douze ans et demi. (Ce qui montre qu'ils ont très peu de temps pour fauter)."

Le mot utilisé par la guémara pour "soustraire" est "dal", qui peut également signifier "pauvre".
La guémara peut être lue comme signifiant que Its'hak défendra le peuple juif en disant qu'ils étaient pauvres, et que c'est ce qui les a conduits à fauter. Its'hak dira qu'Avraham a choisi que le peuple juif soit exilé, mais pas qu'il soit pauvre. Ils ne peuvent donc pas être punis pour les fautes qu'ils ont commis à cause de la pauvreté.

Un attribut spirituel en apporte un autre

+++ Un attribut spirituel en apporte un autre :

"Et ce fut, lorsque les chameaux eurent terminé de boire, que l'homme prit une boucle nasale en or, d'un poids d'un béka, et deux bracelets sur ses bras, dix shékels d'or était leur poids" ('Hayé Sarah 24,22)

-> Rachi commente que l'anneau nasal en or fait référence aux shékalim d'Israël (à raison d'un béka par tête), les 2 bracelets constituaient une allusion aux 2 Tables de la Loi, et le poids de 10 pièces d'or aux 10 Commandements gravés sur elles.

-> Le Maharal (Gour Aryé) commente :
Eliézer faisait allusion à la mitsva pour chaque juif de donner un demi-shekel pour la avoda dans le Temple. Pourquoi Eliézer a-t-il fait allusion à cette mitsva en particulier?
La réponse est que Rivka s'est engagée dans le 'hessed (bonté), l'amour bienveillant. Ceci, associé à la Torah et à l'avoda, le service d'Hachem, sont les piliers qui soutiennent le monde (Pirké Avot 1,2).
Eliezer a fait comprendre à Rivka que l'attribut du 'hessed entraînerait dans son sillage la Torah et la avoda.

En effet, ces 3 piliers sont interconnectés, et en tant que tel, celui qui incarne l'une de ces qualités finira par incarner les autres.
L'anneau, qui pesait un béka, faisait allusion aux demi-shekalim utilisés pour la avoda.
Les deux bracelets, un pour chaque main, font allusion aux deux Lou'hot qui étaient tenus dans les deux mains de Moché, comme le dit la Torah : "et les deux Lou'hot sur mes deux mains" (Ekev 9,15).
Lorsque Eliézer a offert ce bijou à Rivka, il lui a laissé entendre que l'attribut de 'hessed dont elle faisait preuve lui apporterait éventuellement les autres piliers : la Torah et la avoda.
[en l'absence du Temple, la avoda correspond à la prière. ]

Le concept selon lequel l'un des 3 piliers du monde entraîne les autres dans son sillage est démontré par nos Patriarches.
Avraham est un exemple de 'hessed, comme le montre le midrach qui dit qu'Avraham a planté un verger pour que ses invités en apprécient les fruits (selon une autre opinion, il a établi une auberge pour ses invités) [Sotah 10a].
Par ce mérite, il eut un fils et un petit-fils, Its'hak et Yaakov, qui illustrèrent respectivement l'avoda et la Torah.
Its'hak personnifie la avoda, puisque nous constatons qu'il s'est volontairement laissé élever en sacrifice à Hachem.
La avodah d'Its'hak a apporté la Torah dans son sillage, et il a mérité un fils, Yaakov, qui a passé 14 années ininterrompues à étudier la Torah dans les tentes de Chem et Ever.

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=> Les 3 attributs : la Torah, la avoda et le 'hessed sont interconnectés, et celui qui illustre l'un de ces attributs finira par mériter les autres.
Rivka était remarquable dans le 'hessed, et elle a finalement mérité les attributs de la avoda et de la Torah grâce à son mari Its'hak et à son fils Yaakov.

"Yaakov perçut qu'il y avait du blé (chéver - שֶׁבֶר) en Egypte" (Mikets 42,1)

Un juif au cœur brisé en Egypte :
-> Le séfer miZékénim Et'bonen écrit que le rav Mordé'haï 'Haïm de Slonim rapporte que le rav Yé'hezkel Hazaken de Kobrin dit ce qui suit au nom du Yessod ha'Avoda de Slonim :
Le verset qui dit que Yaakov a vu qu'il y avait du "chéver" en Egypte peut être traduit comme signifiant que Yaakov a vu qu'il y avait un juif au cœur brisé en Égypte.
[ le verbe : "lichbor" (לשבור), signifie littéralement : "casser"]

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Ne pas permettre à l'impureté d'affecter Eretz Yisroel :
-> Le rav Mordchele de Nadvorna (maamar Mordé'haï) explique ce verset comme suit : "Et Yaakov vit (vayar) qu'il y avait du chéver en Egypte".
Cela signifie que lorsque les enfants de Yaakov ont vu la dépravation en Egypte, ils ont eu très peur qu'elle ne s'étende à la terre d'Israël, mais Yaakov a vu qu'il y avait du "chéver" en Égypte.
Il vit qu'il y avait quelqu'un qui pouvait "briser" (le mot "chéver" peut signifier "briser") l'impureté et l'empêcher de se répandre.

Dans la suite de ce verset, Yaakov dit alors à ses fils : "lama tit'raou", ce qui peut se traduire par : "Pourquoi avez-vous peur?"
Il leur dit qu'il n'y a aucune raison d'avoir peur car l'impureté ne se répandra pas en terre d'Israël.

Surmonter le pouvoir du yétser ara

+ Surmonter le pouvoir du yétser ara :

"Quand à Yossef, il était le gouverneur du pays, c'est lui qui fournissait toute la population du pays (ou amachbir lé'hol am aarets)" (Mikets 42,6)

-> Le rav Tsvi Hirsh de Rimanov (séfer Béerot haMayim) affirme qu'en disant que Yossef était le dirigeant de tout le pays d'Égypte et qu'il a fourni des céréales à toute la population, la Torah nous enseigne que la façon dont on mérite d'être un gouverneur, dirigeant, est de briser (le mot "machbir" peut également signifier : briser) les cœurs des "amé haarets" (les personnes ignorantes du pays) et de les convaincre de revenir dans le droit chemin.

-> Le séfer Zéra Kodech écrit également que le midrach (Tan'houma - Nasso 28) dit que Yossef a mérité de devenir le dirigeant parce qu'il a surmonté l'épreuve de la femme de Potiphar et n'a pas cédé à son yétser ara. Il explique le midrach comme signifiant que parce que Yossef a "brisé" (machbir) son yétser ara, il a mérité de devenir le dirigeant.

Cela nous enseigne que lorsqu'une personne surmonte son yétser ara, elle élimine tous les obstacles à son développement dans la spiritualité.
Chaque jour, Hachem "ouvre les portes et les fenêtres des Cieux ( 'haloné rokéa'h)" et met à notre disposition une abondance de sainteté divine.
Le mot 'halon (fenêtre - חלן), peut être un acronyme pour "notser 'hessed la'alafim", ce qui signifie qu'Hachem envoie la bonté céleste aux myriades à travers cette "fenêtre" vers le Ciel.
Cependant, les fautes causés par le yétser ara font obstacle et créent une séparation entre nous et ces portes (au Ciel). Si nous surmontons notre yétser ara, nous sommess alors en mesure de recevoir les plus grandes influences divines.

Nous pouvons relier cette idée à 'Hanoucca en notant que 'halon peut également être un acronyme pour "lé'hadlik ner 'Hanoucca", pour allumer la lumière de 'Hanoucca.
Cela indique que les jours de 'Hanoucca sont une période propice pour franchir les obstacles et recevoir l'abondance de la bonté céleste qu'Hachem envoie par Sa "fenêtre".
[rav Méïr Rosenbaum ]

"Im bé'houkotaï télé'hou" (Si vous marchez selon Mes statuts - Bé'houkotaï ch.26 ; v.3) :

Rachi = donnez-vous de la peine dans l'étude de la Torah.

Dans la guémara Avoda Zara (5a), on trouve le commentaire suivant :
"Nos maîtres ont enseigné : "si (im) vous marchez selon Mes statuts".
La conjonction "im", exprime ici une idée d'imploration (lou - si seulement), comme nous le trouvons :
- dans le Téhilim : "si seulement (lou) mon peuple M'écoutait un peu, tandis que J'accable son ennemi!" (Téhilim 81,14) ;
- dans le livre de Yéshayahou : "si seulement (lou), tu avais observé Mes mitsvot, ta paix aurait été comme une rivière!" (Yéshayahou XLVIII,18)."

==> Au travers ce verset, D. nous dit en quelque sorte : "Je vous en prie, étudiez Ma Torah, et accomplissez les mitsvot, afin que Je puisse vous accorder Mes bénédictions ... car c'est pour cela que Je vous ai créé ... pour vous donner du Bien!"

"Im bé'houkotaï télé'hou" (Si vous marchez selon Mes statuts - Bé'houkotaï ch.26 ; v.3) 

Le terme "im" (אִם) fait allusion aux personnages qui ont pour mission de délivrer Israël, lors des exils passés et futurs.

En effet, les 2 lettres du mot "im" sont les initiales de :
- Aharon (אהרן) et Moshé (משה) qui ont sauvé les enfants d'Israël d'Egypte ;
- Esther (אסתר) et Mordé'haï (מרדכי) qui ont délivré le peuple du décret d'Haman ;
- Eliahou (אליהו) et Mashia'h (מש'ח) qui délivreront le peuple dans l'avenir.

Ainsi, ce verset vient nous dire que l'observance de la Torah nous ménera, comme elle l'a déjà fait, à la délivrance.

 

Source (b"h) : issu du livre "Guévourot aTorah" de Gabriel Cohen

+ "Et si ton frère devient pauvre auprès de toi" (Béhar 25;39)

Ci-dessous un commentaire du 'Hafets 'Haïm, qui comme à chaque fois, nous éblouit par ses paroles ...
b"h, que ses mérites nous protègent ...

-> Le 'Hafets 'Haïm a dit :
"Les gens en viennent facilement à critiquer les riches qui renâclent à pratiquer la bienfaisance, tout en affirmant que s'ils étaient à leur place, et étaient aussi nantis qu'eux, ils ne resteraient pas insensibles à la misère humaine, et donneraient généreusement aux oeuvres charitables.

Ce que ces personnes ignorent, c'est que si elles devenaient elles-mêmes riches, leurs coeurs s'endurciraient aussi, et deviendraient des "coeurs de riches".

A quoi cela ressemble-t-il?
A un ivrogne, qui se vautre sur la chaussée, et se salit de la tête aux pieds.
Vient à passer un passant qui, pointant un doigt accusateur vers l'alcoolique, lui dit : "Je suis étonné qu'un homme, comme vous ne sache pas les dégâts, que peut produire la boisson. Si je devais un jour m'enivrer, j'essaierais au moins de ne pas me donner en spectacle!"
Il en va ainsi de la richesse, qui a, elle aussi, des effets grisants!!"

-> A ce sujet, le 'Hafets 'Haïm a aussi dit :
"L'homme court après l'argent ; il est constamment en quête de richesse et de bien-être.
Malheureusement, il ne sait pas que plus il en acquiert d'un côté, plus se renforcent, de l'autre, les ressources du yétser ara à son encontre.

Un individu pauvre s'imagine que s'il avait de l'argent, il en serait le maître.
Or, dans la réalité, une fois qu'il en possède, c'est l'argent qui le domine!"

 

Source (b"h) : le "talelé Oroth" du rav Yissa'har Dov Rubin