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La manne = l’ancêtre de nos bons gâteaux à l’huile et au miel …

+ La manne = l'ancêtre de nos bons gâteaux à l'huile et au miel ...

"Qui n'est pas un lieu de semence, ni de figue, de vigne et de grenade." ('Houkat 20,5)

Pourquoi n'ont-ils pas mentionné l'olive à l'huile et le miel [de dattes] (qui sont aussi des fruits d'Israël) ?

Le Méchékh 'Hokhma explique qu'ils ne sont pas cités parce que les saveurs de l'huile d'olive et du miel se trouvaient dans la manne, ainsi qu'il est écrit :
- "comme un beignet dans du miel" (Chémot 16,31) ;
- "et son goût était comme le goût d'une patisserie à l'huile" (Bamidbar 11,8).

C'est pourquoi, en revenant de la terre d'Israël, les explorateurs n'avaient rapporté que des raisins, des figues et des grenades.
Ils n'avaient pris ni olives, ni dattes, dont les enfants d'Israël connaissaient les goûts.

Source (b"h) : le "talelé Oroth" du rav Yissa’har Dov Rubin

"Celle-ci est la loi (la Torah) [s'appliquant à] un homme, lorsqu'il mourra dans une tente." ('Houkat 19,14)

On va expliquer (b"h) ce verset de 2 façons différentes, au travers 2 guémarot ...

1°/ Dans la Guémara Shabbath 83b, il est écrit :
Rabbi Yonathan a enseigné : "On ne doit jamais s'abstenir de paroles de Torah, pas même à l'heure de la mort, comme il est écrit : Celle-ci est la Torah, un homme, lorsqu'il mourra dans la tente."

C'est ainsi, quelques semaines avant sa mort, à la fin de l'année 1797, le Gaon de Vilna était alité, en proie à sa dernière maladie.
Devant l'insistance de sa famille et de ses disciples, le Gaon finit par accepter de faire venir le célèbre médecin d'alors, Reb Yaakov Lubaschitz pour l'examiner.

Après l'auscultation, les membres de la maisonnée interrogèrent anxieusement le médecin.
"Où en est-il?", lui demandèrent-ils, en voulant parler évidemment de l'état de santé du vénérable malade.

Le spécialiste répondit : "Il en est au traité Kélim."
En effet, quand il avait posé son oreille sur la poitrine du Gaon pour écouter ses battements de son coeur, il avait entendu sa faible voix énoncer cette partie du Talmud.
Jusque dans ses derniers instants, il n'a cessé d'étudier ...

2°/ Dans la guémara Béra'hot 63b, il est écrit :
Reich Lakich a enseigné : "D'où sait-on que les paroles de la Torah se maintiennent chez celui qui se mortifie pour elle?
De ce qu'il est écrit [littéralement] : Celle-ci est la Torah, un homme, lorsqu'il mourra dans la tente [sous-entendu : de l'étude]."

Lorsque quelqu'un étudie, il doit considérer qu'il est mort.
Les "soucis", tentations, ... des vivants n'ayant plus aucun intérêt à ses yeux (puisqu'il est mort!), il peut alors s'adonner pleinement à la Torah.

Le 'Hafets 'Haïm avait l'habitude de dire que l'homme doit se figurer 3 choses :

-------> 1ere = On n'a plus qu'un jour à vivre.
=> en pensant que nous avons qu'un seul jour à vivre, nous faisons tout ce qui en notre pouvoir pour se repentir, pour opérer une téchouva authentique et sincère, et pour observer les mitsvot sans rien remettre au lendemain.

---------> 2e = Seul existe le chapitre de la michna ou la page de la guémara que l'on est en train d'étudier.
=> en s'imaginant, que nous n'avons en tout et pour tout qu'un chapitre ou qu'une page à étudier, nous ne succombons pas à la paresse, ni ne se laissons séduire par l'argument du yétser ara, selon lequel nous devons nous épuiser encore longtemps pour pouvoir terminer ce traité.

---------> 3e = On est le seul Juif au monde auquel D. ordonne d'observer la Torah, et de lui dépend le maintien de la Création entière.
=>en pensant que la Création tient sur nos seules épaules, nous nous renforcerons et empresserons d'agir, et nous ne prêterons pas attention aux objections du yétser ara, nous soufflant qu'il se trouve suffisamment de gens observant la Torah, grâce auxquels le monde continuera d'exister ...

Source (b"h) : compilation personnelle issue du : "talelé Oroth" du rav Yissa’har Dov Rubin
[Datan et Aviram ont dit à Moché : ] "Crèveras-tu les yeux de ces hommes?
Nous ne monterons pas!" (Kora'h 16,14)

Rachi interprète ces paroles ainsi : "Même si tu nous fais crever les yeux au cas où nous ne monterons pas vers toi, nous ne monterons pas!"

Le 'Hafets 'Haïm s'exclamait à ce sujet : "Observons jusqu'où peut aller la dispute!
Datan et Aviram étaient tellement pris par le feu de la querelle qu'ils ne se rendaient plus compte de ce que leur bouche disait, au point qu'ils ont osé émettre ces mots terrifiants : "Même si on nous crevait les yeux, nous ne monterions pas!".

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-> Pourquoi ont-ils parlé particulièrement d’aveugler leurs yeux ?

En fait, on peut se demander comment ont-ils pu penser que Moché était leur égal. N’avaient-ils pas remarqué que son visage dégageait une grande lumière ? Il n’était bien sûr pas comme tout le monde ! Seulement,

Moché portait un voile pour cacher la lumière de son visage, et on ne pouvait ainsi pas remarquer la grande lumière qu'il dégageait.
Dathan et Aviram dirent que même si Moché enlevait son voile et que l’éclat de lumière qui émanait de son visage aveuglerait ainsi leurs yeux, ce qui leur prouverait la supériorité spirituelle de Moché, et bien malgré cela ils n’y prêteraient pas attention et n’accepteraient pas de revenir en arrière de leur projet.
C’est que les réchaïm, même s’ils voient la vérité devant leurs yeux, ils ne sont pas prêts à se repentir et ils persistent dans leurs erreurs.
[le Sfat Emet]

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-> "Moché fit quérir Datan et Aviram, les fils d'Eliav. Ils répondirent : "Nous ne viendrons pas!"" (Kora’h 16,12)

-> Lorsque Moché convoquant Datan et Aviram dans l'espoir de les convaincre, ils lui répondirent : "Nous ne viendrons pas" (lo naalé = litt. Nous ne monterons pas).
N'auraient-ils pas dû dire : "lo nélé'h" (nous n'irons pas) plutôt que "lo naalé" (nous ne monterons pas)?
Tous se trouvaient au même endroit ; il n'y avait donc pas où "monter".
C'est là un des exemples où les réchaïm se trahissent par leurs paroles. Datan et Aviram disaient, en d'autres termes : "Nous n'avons aucun espoir de monter ; nous descendrons au Guéhinam".

Selon une autre interprétation, ils dirent au messager de Moché : "Dis à Moché que s'il nous avait convoqués en nous promettant une haute fonction d'Israël, nous aurions accepté de venir à lui. Mais nous savons bien que nous ne monterons jamais en terre d'Israël car nous sommes destinés à mourir ici dans le désert. Pourquoi viendrions-nous?"
[Méam Loez - Kora'h 16,12]

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+ BONUS :
-> Guémara Erouvin 19a = "Même lorsqu'ils se tiennent à la porte du Guéhinam (l'enfer), les réchaïm ne se repentent pas."
Le rabbi Naftali de Ropshitz dit que les réchaïm pensent qu'ils n'ont fait que de bonnes actions, du coup il n'est pas nécessaire de faire téchouva.
Le 'Hozé de Lublin commente qu'aux portes du Guéhinam les réchaïm pensent qu'ils y entrent afin de libérer de pauvres âmes qui y sont déjà. [ils se voient tellement beaux, que c'est forcément qu'on a besoin d'eux pour libérer des gens de l'enfer!]

[ainsi, même au regard d'une vérité éclatante, comme le visage de Moché qui dégageait une lumière spirituelle, ils ne reconnaissent pas leur erreur!]

-> Guémara Yoma 87b = "A celui qui dit : "Je pécherai, et le jour de Kippour me procurera le pardon!", Yom Kippour ne procurera pas de pardon."
[ce jour ne peut être à l'origine de la faute, et en même temps la pardonner!]

Le pays est très, très bon!!

+ [Yéhochoua et Calev] dirent ... "Le pays dans lequel nous sommes passés pour le visiter, le pays est très, très bon!!" (Chéla'h Lé'ha 14;7)

Un Rav américain se trouvait pour un séjour en Erèts Israël, et profita de cette occasion pour aller voir le 'Hazon Ich, auquel il raconta comment il avait visité le pays, et il énuméra tous les endroits où il s'était rendu.

L'ayant écouté, le Maître lui dit : "Alors que pensez-vous?
Yéhochoua et Calev n'avaient-ils pas raison ? ..."

Pour beaucoup, les vacances d'été approchent, et pour certains, c'est direction Israël ===> S'il vous plaît, évitez tout jugement négatif, et au contraire développer/abonder au maximum sur les qualités/beautés du pays.

Source (b"h) : issu du livre "talelei Oroth" du Rav Yissa’har Dov Rubin

Une des conséquences actuelles du rapport calomnieux des explorateurs …

+ "Ils (les explorateurs) émirent un rapport calomnieux sur le pays." (Chéla'h lé'ha 13;32)

Dans l'année 1884, un membre honorable de la communauté de Robzvitz (province de Minsk) désireux de se rendre en terre d'Israël, alla trouver le 'Hafets 'Haïm pour lui soumettre son projet et recueillir ses conseils.

Le 'Hafets 'Haïm lui dit :
"Sachez bien, que l'emprise maligne de la "calomnie" continue malheureusement de régner là-bas, comme une étincelle jamais éteinte, et ce vraisemblablement par suite du "rapport calomnieux" rendu par les explorateurs.

Voilà pourquoi, si vous avez le mérite de monter en Erèts Israël, il vous incombe de multiplier vos efforts, et de redoubler d'attention pour vous préserver de la médisance ..."

Source (b"h) : issu du livre "talelei Oroth" du Rav Yissa’har Dov Rubin

Marche après marche …

"Un cordon d'azur" (Chéla'h Lé'ha 15;38)

-> Il est écrit dans la guémara (Ména'hot 43b) :
"[Telle est la couleur imposée par la Torah], parce que l'azur ressemble à la mer, la mer au firmament, et le firmament au Trône de la Gloire."

-> Le Rav Moché Feinstein note que cette explication est étonnante.
Pourquoi D. n'a-t-il pas désigné directement la couleur qui ressemble au Trône de Gloire?De là, nous apprenons que pour nous élever véritablement dans la spiritualité, nous devons progresser graduellement, gravir marche après marche, jusqu'à ce que nous arrivions au "Trône de Gloire".

Un objectif spirituel ne peut être atteint "d'un coup", sans un effort intense et continu.Seul ce que l'être humain recueille par un labeur soutenu devient une part de lui-même, une composante intrinsèque et permanente.
Telle est la seule et unique façon d'atteindre "le Trône de Gloire".

Source (b"h) : issu du livre "talelei Oroth" du Rav Yissa’har Dov Rubin

Quelle valeur donnons-nous à la Torah par nos actes?

+ "Car il a méprisé la parole de D." (Chéla'h Lé'ha 15;31)
Il est écrit dans la guémara Sanhédrin (99a) : "Rabbi Nehoraï a enseigné :
les mots : "car il a méprisé la parole de la Torah" s'appliquent à quiconque pourrait étudier la Torah et ne le fait pas."

==> Le Gaon de Vilna explique :
"Combien est méprisable le fait de s'abstenir d'étudier la Torah."

Comme l'affirment nos Sages (avot 6,2) : "Chaque jour, une voix céleste se fait entendre depuis le mont 'Horev, et proclame : "Malheur aux hommes pour la honte causée à la Torah" [par le fait qu'ils ne l'ont pas étudiée!]

Quelle est-elle, cette "honte" que les hommes lui infligent?

== Bien qu'elle leur assure une immense récompense, ils ont l'impertinence de la laisser dans un coin, et de ne pas s'y intéresser.

C'est bien le signe qu'elle est méprisable à leurs yeux, raison pour laquelle il est écrit : "car il a méprisé la parole de D."

Source (b"h) : issu du livre "talelei Oroth" du Rav Yissa’har Dov Rubin

Le bita’hon de Yossef

+ Le bita'hon de Yossef :

"Pharaon envoya quérir Yossef et on le pressa hors du cachot. Il se rasa et changea ses vêtements" (Mikets 41,14)

-> Le séfer Agra déKallah demande pourquoi il est nécessaire de mentionner qu'ils se sont dépêchés ou que Yossef s'est fait couper les cheveux.Qu'est-ce que la Torah veut nous enseigner à travers cela?

Il répond que cela nous enseigne l'immense droiture de Yossef et le bita'hon qu'il avait en Hachem.
Il est dit que Pharaon "appela Yossef" (vayikra). Rachi (début de Vayikra) dit que le mot "kriya" indique toujours l'importance et l'affection.
Ainsi, Pharaon appelait à honorer Yossef.

Cependant, ses assistants étaient des gens racha qui ne firent pas ce qu'il leur demandait. Au contraire, ils l'ont précipité hors de la geôle et l'ont traité avec manque de respect alors qu'ils le pressaient d'aller voir Pharaon.

Cela aurait dû effrayer Yossef. Lorsque quelqu'un est précipité devant le roi, c'est généralement parce qu'il est sur le point d'être traité durement. Yossef aurait dû penser qu'il allait être jugé pour son crime supposé et qu'il allait être puni. [ex: il avait été dans des conditions de détention horribles jusqu'à maintenant, et on le sortait pour le juger et lui appliquer une peine encore pire! ]
On pourrait imaginer qu'une personne dans cette situation soit terrifiée. Mais Yossef n'a pas eu peur. Il était même assez calme pour se faire couper les cheveux et changer de vêtements parce qu'il avait pleinement confiance en Hachem et qu'il était persuadé qu'Il l'aiderait de manière miraculeuse.

"Ce fut au bout de 2 années entières, Pharaon eut un rêve" (Mikets 41,1)

-> La guémara (Méguilla 10b) dit que le mot "vayéhi" (ce fut - וַיְהִי), dénote toujours de la douleur et de la souffrance.
Le séfer Divré Israël se demande pourquoi ce mot est utilisé dans cette paracha : "Et ce fut au bout de deux ans" (vayéhi mikets chénatayim yamim). De quelle souffrance s'agit-il?
Il s'interroge également : pourquoi le verset utilise le mot "chénatayim" pour deux, plutôt que le mot plus courant "chté".

Le Divré Israël répond que le mot "chénatayim" peut indiquer "hichtanout", le changement.
Il est dit (séfer Tséma'h David) que le mot "mikets" (מקץ) peut être un acronyme pour "tsom, kol, mamon" (le jeûne, la "voix" (la prière) et l'argent (tsédaka)).
Cela fait donc allusion à la téchouva et aux bonnes actions. Nos Sages (Sanhédrin 37b) disent que même si tous les temps de salut sont passés, la rédemption (guéoula) ne dépend que de ces choses.

Par conséquent, les mots "vayéhi mikets" peuvent être compris comme signifiant que c'est "la fin" et que tous les temps de salut semblent être passés. [d'où l'emploi de "vayéhi" qui est lié à la douleur. ]
Cela peut faire perdre espoir à une personne. Cela peut créer une situation de souffrance.
Cependant, les mots "vayéhi mikets" signifient également que la téchouva, la téfila et la tsédaka peuvent faire un "hichtanout". Ils peuvent changer une situation pour le mieux.

Celui qui prie pour son ami reçoit aussi ce dont il a besoin

Celui qui prie pour son ami reçoit aussi ce dont il a besoin :

-> Le séfer miZékénim Etbonen cite le Saba Kadicha de Lechovitch qui utilise cette idée pour expliquer le verset (Vayéchev 40,124) où Yossef dit au maître échanson : "Si tu te souviens de moi".
Nous apprenons ainsi que si l'on se souvient de son prochain et que l'on prie pour lui, on se souviendra également de nous au Ciel et on subviendra à nos besoins.