Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Prends les Lévi'im du sein des Bné Israël" (Béaaloté'ha 8,6)

-> Lorsque nous écrivons le mot Israël (ישראל) de façon pleine, nous avons :
youd = יוד
chin = שין
réch = ריש
alef = אלף
lamed = למד.
Nous observons qu'en agençant les lettres centrales de chaque mot, nous retrouvons le mot Léviim (לויים).
Le sens du verset se révèle au sein même de la Torah. En effet, les Léviim se trouvent bien au milieu d'Israël.
[Tsor ha'Haïm]

La birkat Cohanim

+ La birkat Cohanim (Nasso 6,22-27) :

-> Le Zohar Hakadoch (Vayikra 8a) explique que le Cohen Gadol doit accomplir la bénédiction dans l'allégresse et de tout son cœur. Il doit être dans un état de joie, de propreté et de pureté supérieur à tous les autres membres de la communauté.

-> Si le Cohen ressent que ses mains sont lourdes ou engourdies au moment de la bénédiction, c'est un signe que des fautes ont été commises au sein de la communauté qu'il s'apprête à bénir ou bien qu'il a lui-même fauté.
[Yalkout Réouvéni Béchala'h]

-> Au moment de la bénédiction des Cohanim, les portes de la miséricorde et de la bonté s'ouvrent sur la totalité de l'univers et tout celui qui prie pour annuler ses souffrances sera recouvert de miséricorde.
[Zohar - Nasso 147b]

-> Il est rapporté dans la guémara (Sota 48a) : "Depuis la destruction du Temple il n'y a pas un seul jour où il n'y a pas de malédiction".
Il est également rapporté dans la guémara (Yérouchalmi Sota 9,14) : "D. fait ressentir Sa colère chaque jour" (Téhilim 7,12). La guémara demande : comment annule-t-on cette colère? Rabbi Avine répond au nom de Rabbi A'ha que la bénédiction des Cohanim annule toutes ses malédictions.

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-> Rabbi Éliézer Papo (dans son 'Hessed laAlafim) écrit que le Cohen doit avoir la kavana (intention) de bénir Israël par les sept bontés qu'il y a dans le monde.
Ces bontés sont mentionnées dans le séfer Yétsira (chap.4) : la vie, la paix, la sagesse, le bonheur, la grâce, la descendance, le gouvernement.

-> Rabbi Avraham Azoulaï (dans son 'Hessed léAvraham) écrit que les sept bontés du monde sont contenues en allusion dans la bénédiction des Cohanim et que chaque Cohen doit avoir la kavana de déverser ces sept bontés sur Israël.
Les Cohanim doivent connaître parfaitement les lois qui régissent leur service divin afin de l'accomplir au mieux, encore de nos jours. Ils devront étudier le sens des explications des bénédictions des Cohanim et réciteront les bénédictions avec sincérité et amour de leur prochain.
Il ajoute que même lorsqu'il n'y a pas de Cohen, l'officiant devra avoir cette intention lorsqu'il mentionnera la bénédiction des Cohanim.

-> Il est rapporté dans la halakha (Michna Broura siman 128;146) que la bénédiction des Cohanim est considérée comme étant la bénédiction de Hachem lui-même.

-> En effet, le Rambam écrit : Ne viens pas suspecter l'intérêt de la bénédiction d'un simple mortel car cette dernière ne dépend pas des hommes qui la récitent mais d'Hachem lui-même, comme il est écrit : "Ils placeront Mon Nom sur les Bné Israël et Moi Je les bénirai" (Nasso 6,22).
Les Cohanim accomplissent la mitsva qui leur a été donnée par le Maître du monde, et c'est Lui, dans Sa grande miséricorde, qui bénira Israël selon Son désir.

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-> Rabbi Éliézer Papo (dans son 'Hessed laAlafim) rapporte également que le peuple juif qui se trouve en exil encore de nos jours est sous l'emprise de l'attribut de rigueur. Toutefois, le Maître de l'univers qui est un Père miséricordieux nous a donné la bénédiction des Cohanim pour nous protéger de l'attribut de rigueur et de la colère divine journalière.
Il a même ordonné aux Cohanim de bénir Ses enfants. Le Créateur désire ardemment la bénédiction des Cohanim pour pouvoir annuler la rigueur car Il est miséricordieux dans toutes Ses œuvres.
Ainsi, les 60 lettres que contiennent les bénédictions des Cohanim représentent 60 anges protecteurs qui annulent la colère et la pleine mesure de rigueur qui empêche l'abondance de descendre des mondes supérieurs, qui affecte la subsistance et la paix dans les foyers, qui génère des souffrances corporelles comme spirituelles pour chaque homme et chaque femme.
C'est la raison pour laquelle nos Sages ont conseillé à tout celui qui se sent sous l'emprise de la rigueur de venir recevoir la bénédiction des Cohanim qui le préservera de toute mauvaise chose. Le mal deviendra du bien, la vie, la paix, la subsistance et le bonheur pourront en découler.

-> Le Zohar haKadoch (Nasso 147a) rapporte qu'au moment de la bénédiction des Cohanim, le peuple doit ressentir de la crainte car ce moment solennel est important non seulement dans ce monde ici-bas mais également dans les mondes supérieurs car chacun sera béni et aucune rigueur n'a d'emprise dans les mondes supérieurs à ce moment.
Par conséquent, l'homme devrait être très attentif à ne pas perdre ses précieuses bénédictions et ce moment solennel où il pourrait trouver la paix
, comme il est écrit : "et mette sur toi la paix" (Nasso 6,22).

-> Il est également écrit dans le Zohar haKadoch (Nasso 145a) que lorsque le Cohen étend ses mains et ses doigts pour bénir le peuple, la Ché'hina (Présence Divine) réside sur ses 10 doigts qui représentent les 10 séfirot par lesquelles le Maître de l'univers fait émaner Sa lumière et par lesquelles la totalité des mondes ont été créés.
Par conséquent, les 60 lettres des 3 versets de la bénédiction des Cohanim qui sortent de leur bouche s'envole dans les mondes supérieurs.

-> Rabbi Moché Cordovéro ainsi que le Gaon de Vilna expliquent ce passage du Zohar en disant qu'il existe 60 anges préposés à la bénédiction des Cohanim. Chacun d'entre eux est spécifique à une lettre de la bénédiction et chacun d'entre eux est associé à un Nom Saint avec lesquels Hachem bénit Israël.
Il est également rapporté dans le Zohar (Nasso 146a) que le Nom divin qui est relié à la bénédiction des Cohanim monte jusqu'à Son trône de gloire et la Présence divine qui s'y trouve est en accord avec la bénédiction. Ainsi, lorsque les Cohanim retirent leurs mains, une bonté céleste éclaire l'intériorité d'Israël et annule par conséquent la rigueur. C'est le sens du verset : "et ainsi vous bénirez les enfants d'Israël" = c'est-à-dire que c'est précisément les enfants d'Israël qui en bénéficieront car il s'agit de leur l'héritage et non de celui des autres peuples qui n'ont pas de part dans la sainteté (kédoucha).

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-> Le roi Chlomo lui-même avait inscrit les 3 versets de la bénédiction des Cohanim (Nasso 6,22-27) autour de son lit pour se protéger des mazikim (créatures spirituelles malfaisantes) et de toute sorte de rigueur et c'est le sens du verset : "Voici le lit de Chlomo, 60 guerriers parmi les guerriers d'Israël l'entouraient. Ils tenaient tous un glaive, habitués à la guerre, chacun avait son épée à son flanc en raison du danger de la nuit" (Chir haChirim המור נשה).
Ainsi, lorsque les Cohanim récitent leur bénédiction, 60 lettres s'élèvent dans les hauteurs célestes et au même moment 60 anges préposés à chaque lettre les apportent et les présentent devant le Trône céleste.
Et le Maître de l'univers déclare : "Ils placeront Mon Nom sur les enfants d'Israël et Moi Je les bénirai" (Nasso 6,22).

Nous apprenons de tous ces enseignements que les Cohanim endossent une responsabilité immense au sein du peuple car leur bénédiction est comme un bouclier protégeant les bné Israël.
Ainsi, le Maître de l'univers a transmis les clés de la miséricorde aux Cohanim, et à chaque fois qu'ils bénissent les bné Israël, les portes du Ciel s'ouvrent pour éveiller la miséricorde des mondes supérieurs.

[rav Beniahou - roch yéchiva de Ner Shalom]

"Six jours, le travail sera fait" (Vayakél 35,2)

=> La première loi que Moché a transmise au peuple, après être descendu de la montagne avec les 2e Tables, c'est le respect du Shabbat. Pour quelle raison?

-> En fait, après la faute du veau d'or, les Hébreux eurent peur que cette faute eut pour conséquence qu'ils perdent le mérite d'avoir le statut particulier de "fils d'Israël". Ils redoutèrent que Hachem les considère désormais uniquement comme "fils de Noa'h", à l'image de tous les autres peuples.
Ainsi, pour apaiser leurs craintes et leur faire savoir qu'ils n'ont pas perdu leur grandeur, Moché leur enseigna particulièrement la loi du respect du Chabbat. En effet, seul un fils d'Israël a le droit et le devoir de respecter Shabbat.
Le respect du Shabbat est interdit à un fils de Noa'h. En leur enseignant le respect du Shabbat, Moché leur fit savoir qu'ils continuent à bénéficier de rester des "fils d'Israël", lesquels toujours concernés par le Chabbat.
La faute du veau d'or leur a donc été pardonnée et ne leur a pas fait perdre cette dimension.
[rav Yossef Zonenfeld]

"Ils firent ... le Michkan" (Vayakél 36,8)

-> Dans toute la Torah, il est répété à 7 reprises les éléments de la fabrication du Michkan.
En effet, nos Sages enseignent qu'il existe 7 cieux. Le 7e ciel est le Lieu de la demeure de la Chékhina (Présence Divine). L'objectif de la fabrication du Michkan est de faire descendre la Chékhina pour qu'Elle réside au sein du peuple juif.
Pour cela, la Torah répète et réitère la fabrication du Michkan à 7 reprises. Chaque répétition permet à la Chékhina de descendre d'un niveau : du 7e ciel au 6e, du 6e au 5e ... Par la 7e reprise, la Chékhina put descendre du 1er ciel jusqu'à la terre. C'est ainsi que la Chékhina a pu résider dans le Michkan sur terre, parmi les juifs.
[Gaon de Vilna]

"Ils ont eu une envie et ils dirent : qui pourrait nous donner à manger de la viande?" (Béha'aloté'ha 11,4)

=> Littéralement, la Torah dit : "Ils eurent envie d'une envie". Que signifie cette expression?
D'autre part, que leur manquait-il? La Manne avait tous les goûts que les hommes souhaitaient consommer. Ils y trouvaient aussi le goût de la viande!

-> Le Sfat Emet explique :
En fait, les juifs dans le désert ont consommé de la Manne, un pain venant du Ciel, qui contenait une part infime de matérialité. C'était une nourriture spirituelle. Ce pain les raffinait et chassait de leur coeur tout désir matériel pour assouvir les plaisirs du monde.
Ces juifs, voyant qu'ils n'avaient plus de désirs physiques (du fait de la consommation de la Manne), en étaient venus à "avoir envie d'une envie". Ils avaient 'envie' de ressentir à nouveau des 'envies' matérielles.
C'est pourquoi, ils demandèrent à manger de la viande. Non pas pour avoir le goût de la viande en bouche. Ils l'avaient déjà trouvé dans la Manne. Mais pour consommer un aliment physique en vue de reconnecter leur âme aux envies matérielles.

=> Mais, étaient-ils lassés de nourriture spirituelle pour demander de ressentir à nouveau des envies physiques? Pourtant, un homme qui est épuré des désirs matériels, ressent le plaisir spirituel. Il atteint un niveau de satisfaction totale! Logiquement, il ne devrait plus rechercher de plaisirs physiques qui le ferait régresser!

En fait, les juifs trouvaient que leur Service Divin était trop simple. Sans plaisirs matériels, il n'y avait plus d'efforts à fournir pour Servir Hachem. Ils demandaient à se reconnecter aux plaisirs physiques pour fournir plus d'efforts et Servir Hachem. Ils voulaient ainsi se retrouver dans la situation de lutte contre des envies matérielles! Leur Service Divin serait plus élevé!

=> Mais alors, pourquoi ont-ils été punis? Leur intention n'était-elle pas louable?
Car Hachem attend que l'homme Le serve selon ce qu'Il attend de lui, et non selon ce qu'il souhaite faire de plus louable.
Hachem a donné de la Manne. Il attendait qu'ils Le serve en conséquence. L'erreur a consisté à imaginer ce qui serait mieux pour Servir Hachem.
L'homme doit s'habituer à accepter les situations que Hachem lui envoie et Le servir en fonction, sans chercher à y échapper, même par bonne volonté de servir Hachem encore mieux.

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"Et la foule qui était parmi eux exprima un désir ... Qui nous donnera à manger de la viande?" (Béaaloté'ha 11,4)

-> Le 'Hatam Sofer rapporte au nom du Arizal que les âmes des personnes qui sont mortes sans avoir accompli leur réparation seront réincarnées dans des animaux. Leur consommation par des juifs qui respectent les lois de la cacherout achèvera leur réparation. Durant la plaie des ténèbres, quatre cinquièmes du peuple juif mourut, comme le rapporte Rachi dans la paracha Béchala'h (v.13,18).

-> Moché voulut trouver un mérite au peuple qui désirait manger de la viande. Par cette consommation, le peuple pouvait apporter une réparation à tous ces hommes qui avaient péris durant la plaie de l'obscurité.
Cependant, Hachem qui sonde le cœur et les reins savait parfaitement que l'intention qui les animait était uniquement d'assouvir leurs envies et c'est la raison pour laquelle il est écrit ensuite : "La colère d'Hachem s'enflamma grandement, et cela se révéla mauvais aux yeux de Moché" (Béaaloté'ha 11,10), c'est-à-dire que Hachem se mit en colère contre eux tandis que Moché voulait leur trouver un mérite.

-> A ce sujet, le Chem miChmouël explique la raison pour laquelle nous ne consommons pas de poisson avec de la viande. En effet, il est écrit que les justes se réincarnent dans des poissons tandis que les réchaïm se réincarnent dans de la viande et il ne convient donc pas de les consommer ensemble.
[Tsor ha'Haïm]

La joie amène la guéoula

+ La joie amène la guéoula :

"Pour ne pas avoir servi Hachem ton D. dans la joie" (Ki Tavo 28,47)

-> Le Sfat Emet (Ki Tavo - 5643) commente :
"On peut apprendre de là, a fortiori dans le bien, que lorsque les Bné Israël servent, même en exil, Hachem dans la joie, alors qu’ils sont démunis de tout, que c’est précisément de cela que germera la délivrance.
C’est pourquoi cette raison de l’exil a été dévoilée dans la Torah, afin que nous puissions la corriger en nous conduisant à l’inverse, à savoir en nous efforçant de servir Hachem dans la joie même au milieu des épreuves."

Hachem est davantage proche de nous lors de nos moments difficiles

+ Hachem est davantage proche de nous lors de nos moments difficiles :

"Vous adorerez Hachem, votre D., et Il bénira votre nourriture et votre boisson, et Je retirerai la maladie de ton sein" (Michpatim 23,25).

-> On peut remarquer que dans ce verset, Hachem est appelé "Il" et "Je".
Le verset commence par "Il bénira ta nourriture" (ouvéra'h ét la'hmé'kha), puis il poursuit par "Je retirerai la maladie de ton sein" (va'assiroti ma'hala mikirbé'ha).

Le Beit Elokim (chaar HaTéfilah - chap.1) explique que la hachga'ha pratit (providence, intervention) d'Hachem est particulièrement proche et plus manifeste pour ceux qui souffrent.
La fin du verset fait référence à une personne malade, en déclarant : "J'éloignerai la maladie". Le début du verset traite de la réception des bénédictions d'Hachem. Lorsque tout va bien et que Hshem accorde Ses bénédictions, la hachga'ha d'Hachem sur un juif n'est pas aussi manifeste.

On peut comparer cela à une personne qui a plusieurs enfants et dont l'un est malade. L'esprit des parents est davantage concentré sur cet enfant. Hachem aussi est plus proche de ceux qui traversent des moments difficiles.

-> Dans les mots du Beit Elokim :
"Il est écrit וַהֲסִרֹתִי (va'assiroti - Je retirerai), et non והסיר (Il retirera) ... En effet, la hachga'ha (l'intervention) d'Hachem sur Ses créatures pour les sauver de leurs ennuis est d'un niveau plus élevé que Sa hachga'ha pour leur donner du bien.
Hachem fait preuve de bonté envers toutes Ses créatures, comme il est dit : "Hashem est bon envers tous" (tov Hachem lakol - Téhilim 145,9).
Mais pour les sauver lorsqu'elles sont dans une souffrance, il faut un niveau plus élevé de hachga'ha pratit et une plus grande compassion.
C'est pourquoi, en ce qui concerne les bénédictions, il est écrit : "Il bénira votre nourriture" (ouvéra'h ét la'hmékha), une expression cachée. Et pour le salut et la guérison, il est écrit : "J'ôterai la maladie" (va'assiroti) ... Tu sauras et tu comprendras ... que c'est moi qui sauve et guéris toute vie, grâce à ma hachga'ha pratit qui est sur eux."

-> Ainsi, la hachaga'ha pratit d'Hachem est moindre lorsque tout va bien : lorsqu'Il agit avec bonté (יהוה) il est perçu comme plus loin de nous.
A l'inverse, lorsque l'on traverse des moments difficiles : lorsqu'Il agit avec Rigueur (אלקים ), la hachaga'ha d'Hachem est importante, Il est très proche de nous.

-> "Car Hachem, Elokim, est un soleil et un bouclier" (ki chéméch oumaguen Hachem Elokim - Téhilim 84,12).
Le Baal Shem Tov (Kéter Shem Tov - vol.2, p.24) enseigne que le soleil est une allusion pour le nom d'Hachem יהוה, et que le bouclier du soleil est une allusion pour le nom d'Hachem אלקים .
Il est impossible de regarder le soleil sans bouclier (protecteur).
De même, l'attribut de bonté d'Hachem, représenté par le nom יהוה , serait trop intense pour être reçu sans un bouclier, représenté par le nom אלקים , qui représente les dinim (rigueurs).
Il est dit (guémara Avoda Zara 3b) qu'à l'avenir, Hachem retirera le soleil de son étui (נרתיקה) et les tsadikim seront guéris par sa lumière.
Cela signifie qu'à l'avenir, nous pourrons voir Hachem même à travers Sa bonté directe. Il ne sera plus nécessaire d'être protégé par l'Attribut divin de Rigeur (midat hadin).
Mais dans ce monde, la seule façon dont nous pouvons percevoir Hachem est à travers le bouclier et les épreuves de la vie.

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+ Le bel enseignement du Maharal :

-> "Venez voir combien le peuple juif est aimé par Hachem. Partout où il est allé en exil (galout), la Présence Divine (Chékhina) l'a accompagné.
Ils sont allés en Egypte, la Chékhina les a accompagnés ... ils ont été exilés à Eilam, et la Chékhina était avec eux ... ils furent exilés à Bavel, et la Chékhina était avec eux ... ils furent exilés à Édom, et la Chékhina était avec eux ...
Et de même lorsque les juifs seront délivrés dans le futur, la Chékhina sera avec eux (véaf [וְאַף] kéché'èn atidin ligaél Chékhina imaèn)".
[guémara Méguila 29a]

-> L'expression אף (af - de même) indique qu'il s'agit d'un 'hidouch, de quelque chose de nouveau.
Le Rachba s'interroge : pourtant à priori cela n'est pas un 'hidouch. Il semble évident qu'Hachem sera avec nous lors de la guéoula (rédemption).
Si Hachem était avec nous pendant les moments difficiles, en exil, il sera certainement avec nous au sommet de notre gloire.

Le Maharal (Nétsa'h Israël - chap.10) écrit : "J'affirme ... qu'il y a plus de raisons pour qu'Hachem soit avec le peuple juif lorsqu'il est en exil (galout) qu'au moment de la guéoula".

Ainsi, selon le Maharal, la guémara doit être lue littéralement. Il y a un plus grand 'hidouch dans le fait qu'Hachem sera avec nous au moment de la guéoula, car il est plus naturel pour Hachem d'être avec nous pendant les périodes de souffrance, de difficulté.
Il est écrit : "Hachem le soutiendra sur son lit de malade" (Téhilim 41,4). La guémara (Shabbath 12b) tire de ce verset qu'Hachem est au-dessus de la tête d'une personne malade. Il est davantage proche des malades et des souffrants que de ceux qui n'ont pas ces problèmes.

Le Maharal poursuit : "Il y a deux raisons à cela. Premièrement, quiconque a besoin d'être surveillé et soigné (physiquement comme moralement), bénéficie davantage de la Providence (hachga'ha) d'Hachem.
La deuxième raison est qu'il est écrit : "Je demeure avec ceux qui ont [le cœur] brisé et qui sont humbles d'esprit" (אשכון ואת דכא ושפל רוח - Yéchayahou 57,15).
C'est la manière d'agir d'Hachem, de demeurer avec les opprimés et ceux qui souffrent. Par conséquent, Hachem est particulièrement proche de la personne malade qui est דכא (daka - brisé, écrasé).

Pour ces deux raisons, il est plus raisonnable que la Chékhina soit avec nous en exil qu'au moment de la guéoula. En exil, nous devons être protégés afin que les non juifs (goyim) ne nous fassent pas de mal.
De plus, nous sommes opprimés et écrasés (moralement, spirituellement, physiquement) en exil, et Hachem demeure avec les "les opprimés et les humbles d'esprit".
On pourrait donc penser que lorsque nous serons délivrés de l'exil (que tout ira bien pour nous), la Chékhina ne sera plus avec nous.
C'est pourquoi la guémara vient nous donner une 'hidouch : la Chékhina restera avec nous même à ce moment-là.

=> On voit de là qu'à un niveau individuel ou collectif, plus il y a de l'obscurité, des moments durs, plus Hachem est présent à nos côtés.
Cette règle est telle? qu'il pourrait en résulter que la guéoula où l'on sera remplie de joie implique un retrait de la divinité par rapport à avant, dans les ténèbres de l'exil. Nos Sages ont dû faire un ajout spécifique pour dire que ce ne sera pas le cas.
Ainsi, un juif n'est jamais seul, et plus il est dans le noir de sa vie, plus la lumière de papa Hachem est puissante à ses côtés. (libre arbitre oblige, nous n'aurons conscience de cela que dans le monde de Vérité)

-> La question se pose : pourquoi la Chékhina restera-t-elle avec nous pendant notre guéoula?
Les deux raisons mentionnées ci-dessus ne s'appliquent pas. Nous n'aurons plus besoin d'une protection spéciale et ne serons plus opprimés.
Le Maharal explique qu'il existe une 3e raison pour laquelle Hachem est avec le peuple juif. C'est parce que Hachem et le peuple juif ont un lien et une connexion solides qui ne peuvent jamais être rompus.
Le peuple juif est appelé ישראל , qui contient le nom d'Hachem (le nom א"ל ), et c'est une chaîne qui nous relie à Hachem.
Par conséquent, même pendant la guéoula, Hachem sera avec nous, car Hachem et le peuple juif sont éternellement liés.

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-> Il est écrit : "Tu as créé le Léviatan pour jouer avec lui" (Liv'yatan zé yatsarta lécha'hék bo - Téhilim (104,26). Pourquoi le verset mentionne-t-il le Léviatan en particulier?
Nos Sages (Baba Batra 74b) affirme qu'Hachem a créé un Léviatan mâle et une Léviatan femelle. Mais lorsque Hachem a vu que le monde n'existerait plus s'ils se multipliaient et avaient des enfants (vu leur taille énorme), Hachem a tué la femelle et l'a salée pour les tsadikim du futur.
Le Léviatan mâle est resté seul. Hachem dit au Léviatan : "Tu n'es pas seul au monde. Hachem sera là avec toi, et si l'on peut dire jouera avec toi."
C'est une leçon pour tous ceux qui se sentent seuls au monde à cause de leurs souffrances et autres. Sachez que vous n'êtes pas seuls. Hachem est avec vous. Il vous attire près de Lui pour être avec Lui.
[rav Elimélé'h Biderman]

[on voit que dans notre exil les juifs se sentent seuls parmi les nations hostiles, et on pourrait croire qu'Hachem nous ayant chassé du Temple, Il est très loin de nous. Mais c'est l'inverse, justement comme nous sommes seuls, cela implique qu'Il doit être davantage à nos côtés. [à l'image du Léviatan ]
On peut éventuellement ajouter qu'avec la chute spirituelle, génération après génération (ex: moins de lien, de connaissance d'Hachem), on a un sentiment d'être toujours plus loin de la divinité, mais en réalité Hachem n'a jamais été aussi proche de chaque juif qu'à notre génération (justement du fait que nous sommes plus loin de lui par nos capacités spirituelles faibles). ]

"Racheter, tu rachèteras le premier-né de l'homme ... et ceux qui doivent être rachetés à partir de l'âge d'un mois, tu rachèteras selon la valeur de 5 shekels d'argent" (Kora'h 18,15-16)

=> Quel est le sens profond de ce commandement?
De plus, pour quelles raisons Hachem nous a-t-il ordonné de procéder au rachat précisément avec 5 shekels d'argent?

-> Selon le Zohar (Bo 42a) :
"Le premier-né sera racheté par un montant d'une valeur de cinq sélaïm d'argent qui a la même valeur que la lettre hé (ה) du nom d'Avraham (אברהם)".

=> Ce passage nécessite une explication : quel est le rapport entre la mitsva du rachat du premier-né et la lettre hé (ה) qui fut ajoutée à Avraham (passant de Avram à Avraham)?

-> Le Zohar (hakdama 14a) explique le commandement du rachat du premier-né.
Lorsque naît un fils premier-né dans le peuple d'Israël, immédiatement 2 anges se tiennent devant lui : l'ange de la vie et l'ange de la mort, qui combattent l'un contre l'autre.
L'ange de la vie fait tout ce qui est en son pouvoir pour transmettre la vie au nourrisson tandis que l'ange de la mort se bat pour le faire mourir, que D. nous en préserve.
Ainsi, lorsque l'homme accomplit la misva du rachat du premier-né, il le rachète concrètement des mains de l'ange de la mort pour qu'il ne puisse pas le dominer.
Et c'est le secret du verset : "D. vit tout ce qu'Il avait fait, et voici que c'était très bien (tov méod)" (Béréchit 1,31), le mot "tov" (bien - טוב) se rapporte à l'ange de la vie tandis que le terme "méod" (très - מאד) se rapporte à l'ange de la mort.
Ainsi, le rachat permet de renforcer l'ange de la vie et d'affaiblir l'ange de la mort. Par ce rachat, il lui
rachète la vie et l'ange du mal abandonne le combat.

[Les 2 anges cités ici sont les mêmes qui vont le surveiller dans ses actions durant toute sa vie, comme il est écrit : "Car à ces anges, Il a ordonné de te protéger dans toutes tes voies" (Téhilim 91,11). Le Arizal (Ets 'Haïm) écrit que les 2 anges qui accompagnent l'homme durant toute sa vie sont le bon et le mauvais penchant depuis qu'Adam le premier homme a mangé de l'arbre de la connaissance.

Ce passage du Zohar est le fondement de l'enseignement du Séfer 'Hassidim (siman 234) à propos d'un jeune homme qui était sur le point de mourir et criait dans l'agonie : "Rachetez-moi". Ceci fut rapporté à un sage qui leur a répondu : peut-être est-il un premier-né? Ils confirmèrent.
Il leur demanda de le racheter immédiatement pour qu'il puisse vivre. Ils donnèrent immédiatement le montant de cinq sélaim au Cohen et le jeune homme survécut.
Le 'Hida (Midbar Kedmot) écrit : "Nous avons reçu par transmission de nos Anciens, qui eux-mêmes l'ont reçu des premières générations, que lorsqu'un homme accomplit la mitsva de racheter son fils qui est premier-né selon la loi en donnant 5 sélaim au Cohen dans la joie, il peut être assuré que l'enfant vivra et sera préservé de tout dommage et des maladies infantiles. Il grandira pour devenir un homme." ]

-> Nous comprenons mieux pourquoi Hachem nous a ordonné de racheter le premier-né contre 5 pièces d'argent qui correspondent à la lettre hé (ה) que le Créateur a ajouté au nom d'Avraham (אברהם).
Le Zohar (Nasso 123a) nous explique qu'Hachem créa le monde avec la lettre hé (ה) qui est la source de toute la création, et sans qui le monde serait détruit.
La lettre hé (ה) est inscrite sur le corps et ne le quitte jamais afin qu'il puisse subsister.
Selon ce Zohar, lorsque celle-ci s'en va, le "parfum de la mort" arrive et réside sur le corps de l'homme et c'est à ce moment précis que le fils de l'homme est considéré comme mort.

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-> La mitsva du rachat du premier-né apparaît déjà explicitement dans la paracha Bo, comme il est écrit : "Tu rachèteras tout premier-né de l'homme parmi tes fils" (Bo 13,13). Cependant, la Torah n'explique pas comment s'effectue le rachat tandis qu'ici, il est expliqué que le rachat s'accomplit contre 5 shekels d'argent et c'est la raison pour laquelle nous expliquons également cette mitsva dans cette paracha.

-> b'h, rachat des premiers-nés -> les divré Torah sur Bo : https://todahm.com/2020/03/23/12860-2

12 explorateurs accompagnés de l’âme de leur chef de tribu

+++ 12 explorateurs accompagnés de l'âme de leur chef de tribu :

"Envoie pour toi des hommes pour explorer le pays... vous enverrez un homme, un homme par tribu paternelle, tous princes parmi eux" (Chéla'h Lé'ha 13,2)

-> Selon Rabbi Akiva, la redondance présente dans l'expression "un homme, un homme" (ich é'had ich é'had) indique qu'ils n'étaient pas 12 espions mais 24 en réalité.

-> Rachi explique au nom de la guémara (Sota 34b) que Moché pria pour Yéhochoua : "Que Hachem te sauve du complot des explorateurs".
L'épreuve à laquelle il allait être confronté était si grande, que Moché jugea nécessaire de prier pour son fidèle disciple afin qu'il ne trébuche pas.

=> Pourquoi Moché a-t-il jugé bon de prier uniquement pour son disciple Yéhochoua et non pour tous les autres explorateurs ?

-> Le Arizal (chaar hapessoukim) explique :
"D'après le sens littéral, Moché pria uniquement pour Yéhochoua car tout le peuple connaissait la prophétie d'Eldad et Medad, selon laquelle Moché allait mourir dans le désert et Yéhochoua ferait entrer le peuple en terre promise. Moché redouta que les explorateurs ne s'en prennent à Yéhochoua. Peut-être allaient-t-ils projeter de le tuer en chemin. Moché pria pour lui en ces termes : "Que Hachem te sauve du complot des explorateurs".
En d'autres termes, qu'ils ne projettent pas de te tuer."

[ainsi Moché ne pria pas dans le but que Yéhochoua ne soit pas influencé par les explorateurs mais plutôt pour le sauver du complot visant à le tuer. ]

[ rabbi Chmouel Vital dans ses annotations sur les paroles du Ari écrit : "on peut juger les explorateurs favorablement. En effet, ils ont parlé de la Terre [d'Israël] en termes négatifs afin que le peuple n'y entre pas parce qu'ils connaissaient la prophétie d'Eldad et Medad. Selon eux, il était préférable de tuer Yéhochoua afin d'empêcher le peuple d'entrer en terre d'Israël et éviter ainsi la mort de
Moché". ]

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=> On vient de voir le sens simple, quand est-il au niveau du sod?

-> Le Arizal (chaar hapessoukim) nous apporte une explication tout à fait surprenante concernant la mission des explorateurs. En effet, il attire notre attention sur un détail dans la Torah concernant la liste détaillée des noms des princes d'Israël : "Pour la tribu d'Efraïm : Hochéa fils de Noun" (Chéla'h Lé'ha 13,8).
Nous pouvons constater que le nom de Yossef n'est pas mentionné alors que pour la tribu de Ménaché il est écrit : "Pour la tribu de Yossef, pour la tribu de Ménaché : Gadi fils de Soussi" (Chéla'h Lé'ha 13,11).
Puisque Yossef a 2 enfants : Efraïm et Ménaché, pourquoi le nom de Yossef n'est-il pas mentionné également pour la tribu Efraïm?

Le Arizal explique que lorsque le Créateur vit que les espions seraient amenés à fauter, Il décréta que les néchamot (âmes) des tribus elles-mêmes, c'est-à-dire des fils de Yaakov, s'associent aux espions/explorateurs afin de les aider à ne pas tomber dans la faute.
Malgré cette aide providentielle, ils succombèrent ... et c'est le secret du verset : "Ils étaient tous des hommes, chefs des Bné Israël" (Chéla'h Lé'ha 13,3). Ce sont les tribus elles-mêmes qui sont ici appelées "les chefs des Bné Israël".

=> Nous comprenons les paroles de Rabbi Akiva qui explique que la Torah évoque 12 espions supplémentaires. Il fait allusion aux 12 tribus, c'est-à-dire les 12 fils de Yaakov qui se joignirent aux 12 chefs de tribus de cette génération pour les soutenir dans leur mission difficile.

==> À partir de cet enseignement, le Arizal explique pourquoi Moché pria uniquement pour Yéhochoua et non pour les autres explorateurs. En effet, chaque espion bénéficiait de l'aide de l'âme d'une tribu d'Israël afin de sortir victorieux de l'épreuve qui les attendait.
Cependant, Yéhochoua qui était le prince de la tribu d'Efraim, le fils de Yossef, n'avait pas bénéficié de l'aide providentiel de la néchama (âme) de Yossef car celle-ci s'était déjà attachée au prince de la tribu de Ménaché qui était son premier-né et c'est la raison pour laquelle le nom de Yossef est mentionné uniquement ave la tribu de Ménaché comme il est écrit : "Pour la tribu de Yossef, pour la tribu de Ménaché : Gadi fils de Soussi" (Chéla'h Lé'ha 13,11).
Aussi, Moché pria spécialement pour Yéhochoua dont l'âme suppléante lui faisait défaut.

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+ Différence entre la réincarnation & venir comme supplément d'âme :

-> Le Arizal (chaar haguilgoulim - hakdama 5) explique qu'il y a une grande différence entre la réincarnation d'une âme que l'on appelle "guilgoul", et l'attachement d'une âme à une autre que l'on appelle "ibour". [ibour néchama]

Le guilgoul vise à corriger un dommage réalisé lors d'une incarnation antérieure. Cette âme entre dans le corps d'une personne au jour de sa naissance et ne peut pas la quitter avant le jour de sa mort. Elle ressent les afflictions subies par le corps physique, y compris les souffrances associées à la mort.

Cependant, parfois l'âme d'un juste descend dans ce monde et s'attache à une personne pour l'aider à traverser une épreuve difficile; elle ne vient pas pour rectifier ses propres imperfections. Elle n'entre pas en cette personne le jour de sa naissance, mais simplement s'attache à elle pour l'aider momentanément en cas de besoin.
Par conséquent, elle n'est pas obligée de supporter la souffrance du corps. Ainsi, cette âme profite des bonnes actions de l'individu qui l'accueille. Mais si ce dernier vient à fauter, l'âme du juste abandonne le corps avant qu'elle ne soit entachée par les transgressions de la personne, comme il est dit : "Retirez-vous, de grâce, d'auprès des tentes de ces réchaïm" (Kora'h 16,26).

Ainsi, les âmes des tribus ne se sont pas réincarnées au sein des explorateurs à proprement parler, mais se sont attachées et unies aux âmes des explorateurs temporairement pour les aider à surmonter l'épreuve difficile qui les attendait.
Par conséquent, lorsque les explorateurs décidèrent de dire du mal de la terre d'Israël, les âmes des fils de Yaakov les quittèrent avant même qu'ils n'aient fauté afin de se préserver des klipot créées par ces transgressions.

Et c'est le sens du verset : "Ils allèrent, ils vinrent vers Moché et Aharon" (Chéla'h Lé'ha 13,26).
Il convient d'être attentif aux mots précis du verset : pourquoi est-il écrit : "Ils allèrent"? Or ils venaient tout juste de rentrer, comme il est écrit : "Ils revinrent de l'exploration du pays au bout de 40 jours" (Chéla'h Lé'ha 13,25). Par conséquent, il aurait dû être écrit : "Ils vinrent vers Moché et Aharon".
Il faut donc comprendre que les mots "ils allèrent" se rapportent aux âmes des tribus qui quittèrent les explorateurs et qui retournèrent au Gan Éden.
Les mots "ils vinrent vers Moché et Aharon" se rapportent aux explorateurs qui revinrent de leur mission avec une mauvaise intention.

-> "Israël servit Hachem tout au long de la vie de Yéhochoua et tout le temps que vécurent après lui les Anciens, témoins de tout ce que l'Eternel avait fait pour Israël" (Chéla'h Lé'ha 13,1).
Le midrach explique : "Qui étaient ces Anciens? Rabbi Yéhouda Halévi dit au nom de ses Maîtres qu'il s'agissait des descendants de Lévi."
Les descendants de la tribu de Lévi ont soutenu et accompagné Yéhochoua fils de Noun de jusqu'à sa mort, car n'ayant pas fauté durant sa mission d'exploration de la terre d'Israël, la néchama de Lévi fils de Yaakov ne le quitta pas tout au long de sa vie, à la différence des âmes des autres tribus, fils de Yaakov, qui se détachèrent des explorateurs avant qu'ils ne succombent à la faute.
Par ce mérite, tous les membres de la tribu de Lévi, qui vécurent à l'époque de Yéhochoua et des Anciens, ne fautèrent pas contre Hachem et bénéficièrent d'un flux d'abondance des mondes supérieurs sans la moindre obstruction.
[Svhilé Pin'has]

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=> Quelle prière Moché prononça-t-il pour sauver Yéhochoua?

-> Le Arizal (chaar hapessoukim) explique l'importance du changement de nom introduit par Moché.
En effet, il changea le nom de son disciple Hochéa (הושע) en Yéhochoua (יהושע) conformément à sa prière qui signifie : "Que le Nom divin יה puisse te sauver (ושיעך)".
En réalité, Moché pria pour que la néchama de Lévi, fils de Yaakov et fondateur de la tribu de Lévi puisse accompagner Yéhochoua dans sa mission.
En effet, la tribu de Lévi ne fit pas partie de la mission des explorateurs puisqu'aucune portion de la terre d'Israël ne leur était destinée. Par conséquent, en nommant son élève Yéhochoua, Moché pria pour que Hachem envoie l'âme de Lévi qui aurait dû s'attacher à lui, afin qu'elle s'attache à la place à son fidèle disciple qui était comme un fils

"Parle à Aharon et dit lui : quand tu allumeras les lumières vers la face de la Ménorah" (Béaaloté'ha 8,2)

-> Il est écrit dans le Zohar haKadoch (Vayikra 8a) que lorsque le Cohen Gadol s'apprêtait à allumer les lumières de la Ménorah dans ce monde ici-bas ou lorsqu'il préparait les encens, ce sont les lumières des mondes supérieurs qu'il ravivait et une joie profonde réunissait tous les mondes, comme il est écrit : "l'huile et les encens réjouissent le cœur" (Michlé 6,23).

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-> Selon le Zohar (Tikouné Zohar 'hadach ספרא תנינא) que la Ménorah symbolise l'homme.

-> À l'époque du Temple, nous avions encore la Ménorah. Elle attirait sur terre une lumière spirituelle très élevée, le "ohr haganouz". Cette lumière éclairait les âmes d'Israël et les sanctifiait.
De nos jours nous n'avons plus la Ménorah pour nous sanctifier et il est interdit de la reproduire comme il est écrit : "Sa formule, vous n'en ferez pas pour vous" (Ki Tissa 30,37).

-> Le Kéhilat Yaakov rapporte que l'homme possède 7 orifices dans le visage relatifs à ses 4 sens, qui correspondent aux 7 branches de la Ménorah par lesquels l'homme peut s'élever dans la sainteté.
La tige centrale du candélabre correspond à la bouche, les deux premières branches de part et d'autre de la tige centrale correspondent aux deux narines, les deux branches suivantes correspondent aux deux yeux et les branches aux extrémités de la Ménorah correspondent aux oreilles.
Toutes les branches puisent leur lumière de la branche centrale.
La vue, l'ouïe, l'odorat et la parole correspondent aux quatre lettres du Nom divin (יהוה), et lorsque l'homme sanctifie ses sens et les élève dans la sainteté, il unit les 4 lettres du Nom Divin. (renforçons sa présence et son dévoilement dans ce monde)
[d'une certaine façon de nos jours, le fait d'utiliser nos sens, nos traits de caractères comme il le faut, contribue à faire briller la lumière de la Ménorah (chaque juif a en lui un sanctuaire pour faire résider Hachem, et a donc une Ménorah interne.) ]

-> Le Chlah haKadoch écrit que la Ménorah symbolise l'homme qui est prêt à éclairer le monde par l'intermédiaire de la Torah, des commandements et des bonnes actions.
La Ménorah à une taille de 18 téfa'him (1,80 m) soit la taille moyenne d'un homme.
L'homme doit prendre conscience de l'importance de son rôle dans le monde, il doit savoir qu'il est précieux comme de l'or pur aux yeux du Créateur (à l'image de la Ménorah qui était tout en or).
Il doit toujours conserver sa pureté et ne pas être entaché par les fautes qui portent accusation et l'empêchent de recevoir de la lumière des mondes supérieurs.

-> Il est écrit dans la guémara (Baba Batra 25b) : celui qui souhaite la sagesse s'installera au sud, celui qui désire la richesse s'installera au nord.
En effet, la Ménorah est comparée à la sagesse de la Torah et les sept branches qui la constituent sont comparées aux sept livres de la Torah. [vayéhi binéssoa haAron ... - Béaaloté'ha 10,35-36 = comptant comme un livre de Torah à part entière]
Ainsi, celui qui s'affaire à l'étude de la Torah méritera de recevoir la sagesse des sept branches de la Ménorah qui représentent les sept piliers de la sagesse.

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-> Il est rapporté dans le midrach (Tan'houma) que les sept branches de la Ménorah correspondent aux sept planètes qui influencent directement la terre dont la branche centrale correspond au soleil et c'est la raison pour laquelle le 4e jour de la création, ou la quatrième branche de la Ménorah qui est la branche centrale, les astres furent créés.